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Quelle politique de transition démographique face au vieillissement de la population ?

  • Quelle  politique de transition démographique face au vieillissement de la population ?

 

Gabrielle Halpern, philosophe, s’inquiète de l’absence de politique de transition démographique liée en particulier au vieillissement de la population (chronique dans la Tribune)

En 2035, un tiers de la population française aura plus de 60 ans. C’est une véritable révolution qui nous attend et, pourtant, personne n’en parle. Silence de mort des politiques et de leurs programmes électoraux ou plans d’action, inaction du monde économique, qui préfère enfermer le sujet dans une case toute faite « silver economy », – comme s’il s’agissait d’un secteur d’activité -, alors que cette transition démographique concerne toutes les entreprises et tous les secteurs, ainsi que toutes les politiques publiques, sans exception. Comment expliquer un tel aveuglement ?

Le même processus que pour la transition numérique

En fait, si l’on étudie la situation de près, il semble se jouer le même processus que pour la transition numérique ; au départ, seuls quelques acteurs prenaient le sujet au sérieux, tandis que de nombreux autres secteurs d’activité pensaient qu’ils n’avaient absolument rien à voir avec tout cela et qu’il ne leur était par conséquent pas nécessaire de se poser la question du numérique. On pense à l’industrie lourde ou encore au BTP, mais aussi à l’édition et à l’éducation. De ce point de vue, il aura fallu une crise sanitaire pour les convaincre de s’interroger sur la manière dont ils pouvaient se réinventer à l’aune de cette transition et en tirer parti.

Progressivement, à tous les échelons de l’entreprise, chacun s’est rendu compte que le numérique ne devait plus être considéré comme un « département » ou un « service », mais qu’il devait irriguer toute l’entreprise : de l’administratif aux ressources humaines, en passant par la R&D, le marketing, la communication et le commercial. Ce n’est pas encore gagné, mais les choses avancent, de même que dans les politiques publiques.

Le signe « RSE » bien pratique

La transition écologique n’a pas suivi un chemin si différent. De nombreux secteurs ne se sentaient absolument pas concernés par le sujet ; elle devait être la préoccupation de certaines industries par exemple. Puis, elle est entrée progressivement au sein des entreprises, en étant enfermée dans une case bien pratique, en forme de sigle « RSE ».

Nous assistons aujourd’hui à la prise de conscience, à tous les échelons de l’entreprise, que cette transition ne peut pas se contenter d’une case, mais qu’elle doit emporter dans son sillage toute l’organisation. Il est à prévoir (et à espérer) que cette prise de conscience se fera également en matière de politiques publiques qui hybrideront la question écologique à tous les volets de leurs actions.

 Pas de « case » au sein des entreprises

La transition démographique, elle, est en retard : elle ne bénéficie pas encore d’une véritable « case » au sein des entreprises ni au sein des politiques publiques et le moment où elle irriguera tous nos plans d’action, à la manière des transitions numérique et écologique, n’est pas encore arrivé.

 

Et pourtant, il y a urgence : cette transition arrive à grands pas et elle va nous obliger à repenser les villes, les mobilités, les services, les produits, les usages, l’immobilier ; nous devrons tout réinventer pour permettre aux personnes plus âgées de continuer à faire partie de notre société. Le travail n’y échappera pas et il faudra inventer l’entreprise intergénérationnelle.

 

On entend sans cesse parler de mixité sociale, – alors que très souvent, malheureusement, ce qui est fait en ce sens relève plutôt de la « juxtaposition sociale », c’est-à-dire que les individus coexistent, mais ne se rencontrent pas -, il est grand temps de mettre également sur la table le sujet de l’hybridation générationnelle.

Il faudra redéfinir la notion de développement durable pour qu’elle englobe également les personnes âgées, sans quoi nous nous rendrons coupables, en ne préparant pas notre société pour elles, de les condamner à l’obsolescence programmée.

 

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Auteure de Tous centaures ! Eloge de l’hybridation, Le Pommier, 2020.

Le déclin démographique mondial

Le déclin démographique mondial

 

Dominique Boulbès , expert en démographie,  explique dans l’Opinion que: «La transition démographique a commencé à changer le monde. La moitié de ses habitants sont engagés dans le même processus : baisse du nombre de jeunes, augmentation des seniors, décroissance en cours ou à venir de la population»

 

 

« Qui sait que la population des moins de 60 ans de l’Europe géographique va baisser de 94 millions de personnes d’ici à 2050 ? Qu’un pays comme le Brésil va perdre 36 % de ses moins de 25 ans dans les cinquante prochaines années ? Que dans la même période, le continent asiatique comptera 420 millions de jeunes de moins de 30 ans ? Peu de gens en réalité.

Nous avons en effet une vision continue de l’accroissement de la population mondiale, largement héritée de notre histoire démographique récente. Nous étions environ 400 millions d’êtres humains quand Notre-Dame-de-Paris était en construction, 1,5 milliard en 1900, 2,5 milliards en 1950, 7,8 milliards aujourd’hui.

Peu de gens ont conscience de ce qui est en train de se jouer : à l’exception de l’Afrique, tous les continents sont engagés dans un processus de baisse de leur population, qui comprend uniformément deux aspects : baisse du nombre de jeunes, explosion du nombre de seniors. C’est la transition démographique, phénomène universellement observé, véritable logiciel unique, qui a commencé à toucher les pays européens il y a près de deux siècles. Ce processus est identique dans tous les pays du monde avec cependant des calendriers différents. Comment opère-t-il ?

Transition. Avant la transition démographique, les taux de natalité et de mortalité d’une société traditionnelle sont tous les deux élevés, si bien que la croissance démographique est très faible. Pendant des millénaires, l’humanité a ainsi connu un taux de fécondité de 6 à 7 enfants par femme, et un taux de mortalité d’un enfant sur 4 la première année, d’un sur deux avant dix ans.

La transition démographique démarre lorsque les conditions de vie s’améliorent. Dès que l’économie se développe, les progrès médicaux et sanitaires, une meilleure hygiène, l’assainissement des villes, font diminuer la mortalité infantile. De moins en moins d’enfants meurent précocement. Pourtant, les comportements natalistes ne changent pas encore. La conséquence ? Une explosion démographique, avec des taux annuels de croissance de 2 ou 3 %, qui doublent ou triplent la population en trente-cinq ans. L’Europe a commencé la première sa transition démographique, passant de 140 à 420 millions d’habitants entre 1750 et 1900.

De façon universelle, on constate que le taux de fécondité par femme ne se stabilise pas, mais commence à passer au-dessous de 2, qui est le seuil de renouvellement des générations. L’Europe était à ce stade en 1970, l’Asie en 2020, l’Amérique du Nord en 1970, l’Amérique du Sud vers 2010, l’Afrique l’atteindra entre 2060 et 2100

Fécondité. La deuxième phase de la transition démographique s’enclenche alors. Le taux de fécondité par femme commence à baisser, pour atteindre 2 en fin de phase. Le développement économique s’accompagne en effet d’une évolution des mentalités et des comportements : émancipation des femmes, contraception, montée en puissance des classes moyennes… Dans les pays développés, cette phase a été atteinte dans les années 1950.

A la fin de cette deuxième phase, le taux de croissance démographique est redevenu très faible, comme dans la période qui précédait, mais pour des raisons différentes : on est passé d’un taux de fécondité et de mortalité forts à un taux de fécondité et de mortalité faibles. La théorie de la transition démographique, telle qu’elle avait été formulée par le démographe américain Frank Notestein en 1945, devait s’arrêter là. La population mondiale devait atteindre un certain niveau et s’y tenir. Or, c’est un phénomène bien différent qui est apparu, qui n’avait pas été anticipé. Certains parlent de troisième phase de la transition démographique, d’autres de post-transition démographique.

De quoi s’agit-il ? De façon universelle, on constate que le taux de fécondité par femme ne se stabilise pas, mais commence à passer au-dessous de 2, qui est le seuil de renouvellement des générations. L’Europe était à ce stade en 1970, l’Asie en 2020, l’Amérique du Nord en 1970, l’Amérique du sud vers 2010, l’Afrique l’atteindra entre 2060 et 2100.

La vitesse du phénomène s’accélère sans cesse. La France a atteint ce stade en deux siècles, le Brésil en 55 ans, la Chine en 40 ans… Plusieurs explications : les anticipations pessimistes sur l’avenir – que la pandémie actuelle ne va pas améliorer –, le confort matériel qui amoindrit le désir d’enfant, la société post moderne qui nous fait entrer dans un monde de plus en plus virtuel…

Quoi qu’il en soit, le fait est là, massif : à un moment donné, une population arrête de se renouveler. Sur la période 2020-2025, les prévisions sur l’indice de fécondité sont de 1,62 en Europe, 1,76 en Amérique du Sud, 1,96 en Amérique du Nord, 1,70 en Chine… Les exemples du Japon (1,37) ou de la Corée du Sud (1,11) sont emblématiques. Contrairement à ce qu’on pourrait penser intuitivement, des populations entières d’Asie du sud-est (Bangladesh, Thaïlande, Malaisie…) sont désormais en deçà de 2.

Winter is coming. Voilà ce qu’est la post-transition démographique : les uns après les autres, les pays voient une baisse du nombre de naissances, suivie mécaniquement par la diminution du nombre de jeunes, puis de celui de l’ensemble de la population. C’est l’hiver démographique : Winter is coming…

Les conséquences sont insondables, et largement sous-estimées dans les projections politico-économiques.

Première conséquence, un constat fort : la croissance de la population mondiale s’arrêtera un jour. Les prévisions centrales de l’ONU étaient jusqu’à présent l’atteinte d’un pic de 10,8 milliards d’habitants en 2100. Une nouvelle étude, publiée en juillet 2020 dans The Lancet et réalisée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’université de Seattle, prédit 9,7 milliards d’habitants en 2064, suivi d’un déclin jusqu’à 8,8 milliards en 2100. Dans le scénario bas de l’ONU, qui semble se confirmer pour l’instant dans nombre de pays, on atteindrait 8,9 en 2050, et 7,3 en 2100, soit un niveau inférieur à 2020. Les enfants qui naissent connaîtront très probablement une planète moins peuplée.

En 2020, l’ensemble des seniors de plus de 65 ans dépasse le nombre des enfants de 0 à 5 ans dans le monde. En 2050, ils en représenteront… plus du double ! Les plus de 60 ans, qui constituent actuellement 13 % de la population, devraient en représenter 21 % en 2050, soit un passage de 1 à 2 milliards

Deuxième conséquence, les populations des pays développés, qui ont entamé plus tôt que les autres leur post-transition démographique, ont commencé à décroître ou vont bientôt le faire. Par exemple, en 2050, l’Italie aura perdu 6 millions d’habitants pour atteindre 54 millions, soit sa population de 1973, la Russie, 10 millions, pour atteindre 135 millions, soit son niveau de 1977, le Japon, 21 millions pour atteindre 105 millions, soit son niveau de 1970. Quasiment tous les pays développés sont entrés dans ce processus de baisse de leur population.

Vieillissement. Troisième conséquence : le vieillissement de la population. L’allongement de l’espérance de vie, associée à la baisse du nombre de naissance, fait mécaniquement augmenter la part des personnes âgées dans la population. En 2020, l’ensemble des seniors de plus de 65 ans dépasse le nombre des enfants de 0 à 5 ans dans le monde. En 2050, ils en représenteront… plus du double ! Les plus de 60 ans, qui constituent actuellement 13 % de la population, devraient en représenter 21 % en 2050, soit un passage de 1 à 2 milliards.

Pour ce qui concerne les plus de 80 ans, leur nombre progresse encore plus vite. Ils sont environ 145 millions aujourd’hui et atteindront les 426 millions de personnes d’ici à 2050, peut-être le double en 2100. Ces seniors compensent encore pour partie, et pour un temps qui n’est plus très long, la décroissance du nombre des jeunes. En Chine, entre 2 020 et 2070, la baisse de la population sera de 181 millions de personnes, dont une hausse de 204 millions des plus de 60 ans et une baisse de 385 millions des moins de 60 ans.

Contrairement à ses voisins, la France va voir augmenter sa population, qui va passer de 67,8 millions en 2020 à 76 millions en 2070. Mais cette progression masque un fait majeur : ces 8,2 millions de Français supplémentaires ne seront constitués que de personnes de plus de 60 ans. Les moins de 60 ans, de 50 millions actuellement, vont en effet rester à ce niveau.

Le vieillissement de la population est désormais intégré dans les perceptions. Ce qui est moins connu, c’est l’autre versant de la post transition démographique : les naissances ont commencé à baisser, suivi par le nombre de jeunes, puis par la population elle-même. A terme, dans une fenêtre comprise entre 2060 et 2100, la planète comptera chaque année moins d’habitants. Ce renversement de perspective reste pour une large part un impensé des réflexions sur les enjeux écologiques, géopolitiques, économiques, sociétaux, pourtant largement dépendants de la démographie.

Acteur de la silver économie

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’un DEA d’analyse industrielle, Dominique Boulbès est depuis 2007 président du groupe Indépendance Royale, un acteur majeur du maintien à domicile des personnes âgées. Vice-président de la filière silver économie chargé de la croissance des entreprises, il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages sur le vieillissement dont La Silver économie, 60 acteurs de l’économie des 60+, avec Serge Guérin (éditions La Charte, 2018).

Population mondiale : 2 milliards de moins (ONU) et redistribution démographique

Population mondiale : 2 milliards de moins (ONU) et redistribution démographique

Deux phénomènes majeurs dans les évolutions de population, d’une part une redistribution démographique avec notamment la Chine qui pourrait perdre la moitié de sa population aussi une nette diminution de la population mondiale par rapport à certaines prévisions. La population mondiale va décliner dès la deuxième moitié du siècle pour atteindre 8,8 milliards en 2100, soit 2 milliards de moins que les projections de l’Onu, selon une étude qui prédit des bouleversements dans l’équilibre mondial et au sein des sociétés. C’est «une bonne nouvelle pour l’environnement (moins de pression sur les systèmes de production alimentaire et moins d’émission de CO2)», indique à l’AFP Christopher Murray, directeur du respecté Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à Seattle, qui a mené cette étude publiée mercredi dans The Lancet.

Mais «l’inversion de la pyramide des âges aura des conséquences profondes et négatives sur l’économie et l’organisation des familles, des communautés et des sociétés», tempère-t-il. Même si ces projections ne sont pas «gravées dans le marbre» et que des changements de politiques pourraient modifier les trajectoires des différents pays.

Selon le dernier rapport de l’Onu sur la population mondiale, la Terre devrait porter 9,7 milliards d’habitants en 2050 et 10,9 milliards en 2100, contre 7,7 milliards actuellement. Mais la nouvelle étude remet en cause cette croissance continue au long du XXIe siècle. Les chercheurs de l’IHME, organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates, qui fait référence pour ses études mondiales en santé publique, prédisent un pic dès 2064, à 9,7 milliards de personnes, avant un déclin jusqu’à 8,8 milliards en 2100.

Ce déclin sera lié en grande partie au développement de l’éducation des filles et de l’accès à la contraception qui va faire baisser le taux de fécondité à 1,66 enfant par femme en 2100 contre 2,37 aujourd’hui, selon l’étude. Une chute de la fécondité beaucoup plus rapide que ce que prévoit l’Onu. Dans 183 pays sur les 195 étudiés, ce taux tomberait d’ici 2100 sous les 2,1 enfants par femme permettant de maintenir la population sans apport migratoire.

Ainsi, la Chine pourrait perdre près de la moitié de ses habitants (1,4 milliard aujourd’hui, 730 millions en 2100), avec un déclin du nombre de personnes en âge de travailler qui va «entraver» sa croissance économique. Les Etats-Unis, appelés à perdre prochainement leur place de première économie mondiale, pourraient ainsi repasser devant la Chine d’ici la fin du siècle, si l’immigration continue à pallier la fécondité en baisse, selon l’étude.

L’Asie et l’Europe devraient perdre des habitants. Elles abritent une grande partie des vingt-trois pays qui devraient voir leur population réduite au moins de moitié: Japon (128 à 60 millions), Thaïlande (71 à 35), Espagne (46 à 23), Italie (61 à 31), Portugal (11 à 4,5), Corée du Sud (53 à 27). Même si quelques pays comme la France y échappent (65 à 67 millions). A l’opposé, l’Afrique sub-saharienne pourrait voir tripler sa population (1 à 3 milliards), tirée notamment par le Nigeria (206 à 790 millions d’habitants), qui deviendrait en 2100 le deuxième pays le plus peuplé au monde derrière l’Inde mais devant la Chine.

Eoliennes: la condamnation économique et démographique pour 50 ans des territoires

Eoliennes: la condamnation  économique et démographique   pour 50 ans des territoires

 

Les éoliennes peuvent évidemment participer à la montée en charge des énergies renouvelables. Avec des limites toutefois compte tenu de leur caractère intermittent et de l’impossibilité de la stocker ( on peut l’utiliser par exemple pour la fabrication de l ‘hydrogène). La plupart du temps l’énergie est réinjectée dans le réseau général ( ou simplement perdue) et de toute façon doit être compensée par des sources souvent polluantes pour faire face à l’intermittence. Or au lieu de mettre en place un plan d’implantation des éoliennes à l’échelle nationale, on a choisi la stratégie du mitage du territoire. Un mitage qui dépend uniquement de la volonté des promoteurs ( qui savent être très persuasifs alors que la plupart revendront les éoliennes dès leur mise en exploitation sans aviser les propriétaires; ce qui changera les termes du contrat; sans parler de l’évolution du mode de tarification imposé de l’Etat comme on l’a vu pour le solaire); cela dépend aussi des élus locaux et surtout des propriétaires de terrains. La première priorité comme l’a déjà indiqué la ministre de l’écologie Élisabeth Bornes serait de définir une planification nationale avec des importations sur des zones suffisamment désertiques au lieu de les placer seulement à 500 m des habitations et de miner ainsi tout le territoire. Des territoires dont l’avenir économique sera  compromis pour une cinquantaine d’années. Première conséquence, celle de la valeur du patrimoine foncier qui va s’écrouler. En général, on considère que la perte de valeur se situe autour de 30 % d’emblée. Une perte qui peut évoluer en hausse  avec l’augmentation du dimensionnement du projet. Or quand des activités économiques s’implantent ,que des particuliers investissent dans des résidences, ils incluent évidemment la valeur de revente. Or cette valeur de revente et impactée dans un rayon de 10 à 15 km ( la hauteur des éoliennes peut varier de 100 à 180 m et donc affecter la valeur potentielle du foncier) . Or pour vivre, une localité a besoin d’activités économiques, de services et de résidents. Trois dimensions qui fonctionnent de manière systémique. Or le mitage actuel constitue une vraie machine à refouler activités économiques et résidences particulières. Cela pour une durée de 50 ans environ. Pendant 20 ans, l’éolienne pourra être en exploitation. Ensuite elle sera revendue à ce qu’on appelle des soldeurs qui tenteront d’en tirer encore parti avec un entretien minimum ou sans entretien du tout. Se posera après la question du démantèlement dont le coût sera au minimum de 500 000 €. Eu égard à ce montant, il est vraisemblable que les héritiers des anciens  propriétaires (qui auront profité de la manne) refuseront l’héritage et que la responsabilité et le coût du démantèlement reviendront à la collectivité. Contrairement à d’autre pays qui choisi d’implanter les éoliennes dans des zones très désertiques entre parenthèses (États-Unis, Afrique, Australie etc.). la France a choisi d’en mettre un peu partout surtout dans des territoires déjà économiquement défavorisés. Là où la perspective d’éolienne permet de trouver des pavillons pour 50 000 euros ! Pour faire bref , à terme ces territoires sont condamnés à devenir de véritables déserts économiques et humains et pour longtemps… à l’heure de la relocalisation .




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