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Démographie–Natalité mondiale en baisse ?

Démographie–Natalité mondiale en baisse ?

 

La fertilité est insuffisante pour maintenir la population en l’état dans la majorité des pays, souligne une vaste étude publiée ce jeudi 21 mars, mettant en garde sur des déséquilibres qui s’annoncent de plus en plus marqués d’une région du monde à l’autre. « La fertilité décline à travers le monde », résume ce travail publié dans la revue scientifique The Lancet, constatant que plus de la moitié des pays observent déjà un taux de fertilité trop faible pour maintenir le niveau de leur population.
Les chercheurs ont non seulement évalué les taux actuels de fertilité dans ces pays, mais ont aussi cherché à calculer l’évolution à venir en fonction de nombreuses variables prédictives, comme les niveaux d’éducation ou la mortalité infantile.

Les chercheurs prévoient par ailleurs que la population de pays pauvres continuera longtemps à augmenter, notamment en Afrique subsaharienne, alors qu’elle baissera dans les pays développés. Ce déséquilibre risque, selon eux, d’avoir « des conséquences considérables sur les plans économique et sociétal ».
Ce travail s’inscrit dans un contexte où nombre de pays s’inquiètent de l’évolution de leur population comme la France, où le président Emmanuel Macron a appelé à un « réarmement démographique ».

Pour autant, les prévisions de l’étude du Lancet doivent être prises avec précaution, soulignent dans le même numéro des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils critiquent plusieurs choix de méthodologie, soulignant notamment la faiblesse des données actuellement disponibles dans nombre de pays pauvres. Et, sur le fond, « il faut privilégier la nuance et non le sensationnalisme quand on parle de la baisse des taux de fertilité », estiment-ils.

Selon l’ONU le monde compte 8 milliards d’individus . Selon les dernières estimations , la population mondiale devrait continuer de croître à 9,7 milliards d’individus en 2050, puis atteindre un pic de 10,4 milliards dans les années 2080 avant de diminuer légèrement d’ici à la fin du siècle.

Démographie : pourquoi la chute en France

Démographie : pourquoi la chute en France

Le 16 janvier dernier, l’Insee publiait le Bilan démographique de la France pour 2023 en titrant sur la « chute » de la fécondité. Le même jour, le président Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique » de la France lors de sa conférence de presse. Au-delà de la polémique que peut susciter l’expression employée par le président, la baisse de la fécondité est-elle aussi forte que ne laissent présager les indicateurs publiés ? L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a en effet connu une baisse de 6,8 % en un an, ce qui est inédit en France. Il atteint 1,68 enfant par femme en France entière et probablement 1,65 en France métropolitaine, soit le plus bas historique.

par Didier Breton
Professeur de démographie, Université de Strasbourg

John Tomkinson
Maitre de conférences en démographie, Université de Lille dans « The conversation
 »

Que nous apprend cette chute de 2023 ? La France est-elle encore une exception à l’échelle européenne ? Cette baisse est-elle ou non le signe d’une baisse durable ? Le niveau atteint en 2023 reflète-t-il le niveau réel de la fécondité en France ?

Les naissances de l’année 2023 correspondent aux conceptions des mois d’avril 2022 au mois de mars 2023, période durant laquelle la décision d’avoir un premier enfant ou un enfant de plus a probablement été compliquée pour de nombreux couples. Ils semblent avoir préféré renoncer temporairement ou définitivement à leur projet de parentalité face aux nombreuses incertitudes : inflation, blocage du marché immobilier, climat social difficile, crises internationales, accélération de la crise climatique, etc.

Or il faut préciser que l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’obtient en additionnant le nombre moyen d’enfants eu par les femmes à chaque âge (entre 15 ans et 50 ans) durant une année donnée. Autrement dit, l’ICF de 2023 (1,68) est le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme si tout au long de sa vie, elle avait les mêmes comportements féconds qu’observés chez les femmes durant l’année 2023.

Peut-on pour autant dire que la fécondité des prochaines années pourrait augmenter si les conditions redevenaient plus propices à des projets féconds ? Probablement en partie, mais en partie seulement. En effet, si la baisse de 2023 est en grande partie conjoncturelle, elle s’inscrit bien dans une tendance assez longue de baisse de la fécondité en France, à l’instar de ce que l’on observe de longue date ailleurs dans le monde, et tout particulièrement en Europe.

Au début des années 1990, la France n’était pas le pays avec la fécondité du moment la plus élevé en Europe, loin de là. Elle se démarque par une augmentation continue de son ICF de 1994 à 2010, avant d’amorcer une baisse continue à partir de 2014. Dans le contexte européen, cette baisse a également été observée dans les autres pays où la fécondité est relativement forte (ayant eu un ICF d’au moins 1,8 enfant par femme depuis 1990), mais 4 à 6 ans avant la France. Les pays scandinaves, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas ainsi que la France ont ainsi connu un déclin de leur fécondité du moment, allant jusqu’à atteindre un bas historique en 2019 comme dans le cas de la Finlande.

Pourrait-on observer, comme durant les années 2000, une remontée de la fécondité du moment dans la prochaine décennie, compensant la baisse observée ces 10 dernières années ? Cela semble peu probable compte tenu du fort recul de l’âge à la maternité : il était de 28,8 ans en 1994 contre 30,0 ans en 2010 et 31,0 ans aujourd’hui. Pour de nouveau atteindre un ICF à 2,0 enfants par femme, il faudrait que les taux de fécondité après 30 ans augmentent de 0,2 enfant par femme.

Dans les pays européens où la fécondité est ou a été relativement élevée, quand l’âge au premier enfant dépasse un certain niveau, que l’on pourrait appeler « point d’inflexion », la fécondité du moment ne fait que baisser. Ce point d’inflexion semble particulièrement précoce en France (28,0 ans comme en Belgique, contre 28,5 ans en Finlande ou 29 ans en Irlande, en Suède, au Danemark ou aux Pays-Bas). Si la corrélation entre recul de l’âge à la première naissance et la baisse de la fécondité est avérée depuis 2010, il est très difficile de juger du sens de la causalité : la fécondité baisse-t-elle parce que les femmes et les hommes ont leurs enfants plus tard, notamment pour des questions d’infertilité acquise au fil des âges, ou bien ont-ils leurs enfants plus tard, parce qu’ils en désirent moins ?

Pour juger de l’évolution de la fécondité, les démographes utilisent un autre indicateur que l’ICF : la descendance finale, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme d’une génération. Mais pour la calculer, il faut attendre que toutes les femmes d’une génération aient atteint l’âge de 50 ans, ou au moins 45 ans (compte tenu du nombre très faible de naissances de la part de mères de plus de 45 ans). Cet indicateur est nettement plus stable et évolue toujours plus lentement que l’ICF.

Durant le XXe siècle, la descendance finale a été au maximum de 2,6 enfants dans les générations 1930 et au minimum de 2 dans les générations 1972, un niveau légèrement inférieur au seuil de renouvellement des populations (2,1 enfants par femme). Les estimations récentes de la descendance finale pour les générations 1990 en France varie entre 1,9 et 2,1. Ces valeurs sont bien au-dessus de celles observées ailleurs en Europe : la descendance finale des générations 1972 est inférieure à 1,6 enfant par femme en Allemagne, en Grèce, en Italie ou encore en Espagne. Mais en France, comme dans tout le reste de l’Europe, la tendance est bien celle d’une baisse de la fécondité dans les générations futures.

La question du désir d’enfant est absolument centrale : une politique familiale à visée nataliste n’aura d’effets sur la fécondité que si elle est en adéquation avec le désir d’enfants d’une population. Les recherches montrent que si à l’échelle individuelle la fécondité désirée est un prédicteur assez volatil, à l’échelle agrégée c’est un bon indicateur de la descendance finale. Rares sont les grandes enquêtes permettant de mesurer ce désir, mais il est intéressant de regarder un peu dans le passé.

En 2005, seulement 4 % des personnes nées entre 1970–1974 (alors âgées de 30-34 ans) déclaraient ne pas vouloir d’enfants. Aujourd’hui, on connait la proportion de personnes restées sans enfant dans ces générations, elle est 3 fois plus importante (proche de 15 %). L’écart s’explique en partie par des problèmes d’infertilité, mais surtout par des trajectoires de vie et notamment conjugales différentes de celles escomptées. Dans ces mêmes générations (1970-74), les personnes souhaitant avoir des enfants en désiraient en moyenne 2,55. Cette valeur est assez proche du nombre moyen d’enfants eus par les personnes ayant eu au moins un enfant : 2,35 enfants.

Une nouvelle édition de cette enquête a été menée en 2023. Nous devrions bientôt avoir une bonne estimation de la descendance désirée chez celles et ceux nés dans les années 1990 voire 2000. Elle sera très certainement inférieure à 2,55.

En Europe, ces vingt dernières années, de nombreux États ont mis en place des dispositifs pour stimuler la fécondité : augmentation de la durée des congés maternité, introduction (voire obligation) du congé paternité, primes à la naissance, subsides pour la garde des enfants, etc. Mais de telles mesures, à l’instar de celles récemment mises en place en Europe centrale et Europe de l’Est, ont un effet généralement modeste et temporaire. Elles agissent davantage sur le moment où les couples décident d’avoir un enfant, plutôt que sur le nombre d’enfants qu’elles auront.

Le modèle de fécondité français s’est jusqu’ici caractérisé par la combinaison d’une proportion relativement faible d’hommes et de femmes sans enfant (environ un sur six) et une proportion relativement élevée de personnes passant de deux à trois enfants (environ 40 %).

Ces deux caractéristiques semblent être le fruit d’une pression sociale forte à la parentalité probablement en lien avec une politique familiale appuyée et continue dans le temps. Celle-ci incite à avoir un troisième enfant et permet plus qu’ailleurs en Europe de concilier vie professionnelle et familiale.

Il est très possible qu’actuellement la pression sociale à la parentalité diminue et rende plus facile l’acceptation d’un projet de vie sans enfant et qu’un peu plus d’hommes et de femmes ayant deux enfants décident de ne pas agrandir leur famille au-delà.

Si la proportion de femmes et d’hommes sans enfant augmente de 5 points (passant de 14 % à 19 %) et que la proportion de celles et ceux qui ont un troisième enfant baisse de 10 points (de 40 % à 30 %), alors toutes choses égales par ailleurs la fécondité diminuerait de 0,2 enfant. La descendance finale serait alors de 1,8 enfant par femme. C’est suffisamment proche de la valeur seuil de 2,1 pour que le renouvellement de la population soit assuré par une contribution migratoire, même modeste.

Mais est-ce que cette tendance de recul de l’entrée à la maternité contribuera à un déclin continu de la fécondité en raison d’une augmentation de l’infertilité ?

D’abord, il faut souligner la différence entre l’infécondité et l’infertilité. Pour les démographes, l’infécondité désigne le fait d’être sans enfant. Cela concerne environ 14 % des femmes françaises à l’âge de 45 ans (les naissances après cet âge sont minimes : moins de 0,01 enfant par femme en 2023). L’infécondité est encore plus élevée chez les hommes, concernant plus d’un homme sur cinq. L’infécondité comprend une partie volontaire (les individus qui ne souhaitent pas avoir un enfant) et une part involontaire (les individus qui n’ont pas d’enfant même s’ils en veulent/voulaient).

L’infertilité entre dans la catégorie « infécondité involontaire » – comme le fait de ne pas avoir trouvé de partenaire, par exemple.

L’infertilité se réfère à l’incapacité biologique d’avoir un enfant. C’est cette dernière que viserait le plan national annoncé par Emmanuel Macron. L’infertilité n’est pas toujours définitive. L’efficacité des traitements de l’infertilité s’est améliorée. Ceux-ci ont contribué favorablement à la descendance finale, par exemple de 0,017 enfant par femme dans la génération 1975. En 2021, en France, 1 enfant sur 27 (soit 3,7 %) est né suite à la réalisation d’une assistance médicale à la procréation.

Selon des modèles de l’infertilité des couples, seul 1 couple sur 20 où la femme est âgée de 35 ans ne pourrait pas concevoir. Cependant il faut prendre en compte le fait qu’il existe un risque accru de fausses couches lorsque l’âge à la conception augmente (il est de 12 % par cycle à 25 ans, et de 50 % à 42 ans). En résulte qu’entre 15 et 20 % des couples ne pourrait plus avoir d’enfant une fois la femme âgée de 35 ans.

Toutefois à cet âge une partie importante de la descendance est déjà atteinte. Les générations ayant 35 ans aujourd’hui ont déjà eu en moyenne 1,6 enfant (niveau très proche de l’ICF actuel) et nombre d’entre elles ont déjà atteint le nombre d’enfants qu’elles souhaitaient et n’en auront pas d’autres.

Le recours à des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) n’est pas très répandu : on ne comptabilise que 162 000 tentatives d’AMP en 2021 en France où résident pourtant 4,3 millions de femmes âgées de 35 à 44 ans. Le nombre de femmes ayant recours à l’AMP est très loin donc de la proportion de femmes qui n’ont pas d’enfant (environ 14 %). Même avec le recul continu de l’âge à l’entrée dans la maternité, l’impact de l’infertilité sur le niveau de fécondité générale reste donc modeste.

En conclusion, si la chute de la fécondité de 2023 s’explique notamment par un report des projets de parenté en lien avec les multiples crises, elle s’inscrit néanmoins dans une baisse durable de la fécondité. Un plan de relance démographique pourrait seulement contrer cette baisse chez les couples ayant déjà un désir d’enfant (désir probablement moins vif dans les nouvelles générations). Un plan sur l’infertilité aurait des vertus évidentes pour les hommes et les femmes confrontés à de tels problèmes, mais son impact serait faible, voire très faible sur le niveau de fécondité générale.

Démographie : le déclin de la France

Démographie : le déclin de la France

La plus grande faiblesse structurelle de la France est sans doute la baisse tendancielle de sa natalité qui conduit à terme inévitablement vers le déclin. Notons par parenthèses que c’est aussi le même phénomène qui se produit en Chine. En cause évidemment des changements sociétaux notamment en matière d’égalité hommes femmes mais aussi et surtout des conditions économiques de plus en plus incertaines et lourdes qui découragent la perspective d’une grande famille. Une grande famille qui paye plus que les autres le coût de la crise économique notamment de l’inflation. À cela s’ajoute une absence totale de politique de la natalité depuis des dizaines et des dizaines d’années.

Dans son étude démographique dévoilée ce mardi 16 janvier, l’Insee a dressé un bilan particulièrement alarmant. « La fécondité en France s’établit à 1,68 enfant par femme. En 2022, ce taux était à 1,8 enfant par femme. C’est le niveau le plus faible jamais enregistré depuis 1993 », a déclaré Sylvie Le Minez, responsable de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’un point presse. « La fécondité baisse pour toutes les classes d’âge et même pour les trentenaires qui étaient moins concernées auparavant », ajoute la spécialiste. Au total, la France comptait 68,3 millions d’habitants en 2023 contre 68,1 millions en 2022. Il y a 40 ans, l’Hexagone avait recensé 55,5 millions d’habitants sur son territoire.

L’Hexagone a recensé 48.000 naissances de moins en seulement une année. C’est une diminution « importante ».« Entre 2005 et 20215, la France comptait autour de 800.000 naissances. Elles ne cessent de diminuer depuis hormis le rebond de 2021 », indique Sylvie Le Minez. Sur une longue période, il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis 1957 selon les fichiers fournis par l’institut de statistiques. Comment expliquer la chute des dernières années ? « La baisse de la fécondité pourrait renvoyer à un contexte économique moins favorable, l’inflation, la difficile conciliation vie familiale/vie professionnelle », a avancé Sylvie Le Minez.

Made with Flourish
Pressées par l’inflation, les familles avec enfants sont en première ligne face aux dépenses alimentaires. La semaine dernière, le Haut conseil à la famille a livré un rapport particulièrement préoccupant sur les répercussions de l’envolée des prix sur le budget des familles avec enfants. « Les privations ont augmenté pour les familles dans cette période d’inflation », a alerté l’économiste de l’OFCE Hélène Périvier, lors de la présentation du rapport.

Quant au solde naturel, c’est à dire la différence entre les naissances et les décès, il affiche un résultat positif en 2023 à 47.000. Mais c’est un plus bas depuis des décennies. « Depuis 2006, le solde naturel a tendance à baisser en raison d’une baisse des naissances et d’une hausse des décès. La génération du baby boom est arrivée à des niveaux d’âge élevé. C’est le solde naturel le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale », a résumé Sylvie Le Minez.

S’agissant du solde migratoire, c’est à dire la différence entre les arrivées et les départs de migrants, il s’établit à 183.000, soit un niveau relativement stable par rapport aux deux années précédentes et supérieur à 2019 (128.000). Reste à savoir si ce chiffre se maintiendra alors que le projet de loi sur l’immigration récemment voté à l’Assemblée nationale vise à serrer la vis sur les flux migratoires.

Démographie France : une crise sans précédent depuis 80 ans

Démographie France : une crise sans précédent depuis 80 ans

Jusque-là, c’était l’atout principal de la France en Europe à savoir une démographie dynamique permettant à terme d’assurer la prospérité du pays et l’équilibre des comptes. Les facteurs explicatifs de la baisse de la démographie ne sont pas nouveaux et concernent l’ensemble de la planète surtout dans les pays développés. En cause , les différentes conceptions du couple et leurs évolutions rapides, l’accès des femmes et notamment aux postes de responsabilité, les incertitudes quant à l’avenir économique des enfants. Surtout des changements de civilisation et de mode de vie. Enfin une politique de natalité insuffisamment valorisée et soutenue.

Un recul de 6,8% (45.000 naissances de moins) sur les onze premiers mois de 2023 par rapport à la même période de 2022… année pourtant historiquement faible. En effet, sur l’ensemble de l’année 2022, 726.000 bébés ont vu le jour, soit le plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Cette année-là, on a observé un recul des naissances dans toutes les régions françaises, sauf à Mayotte et en Corse.

En novembre 2023, 1.877 bébés sont nés en moyenne par jour. C’est 5,1 % de moins qu’en novembre 2022. Il s’agit du 17e mois consécutif de baisse par rapport au même mois un an auparavant. Une dynamique qui n’a rien de récent. Depuis 2011, le nombre de naissances a, en effet, reculé chaque année en France, à l’exception de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19.

Démographie: L’Inde premier pays du monde

Démographie: L’Inde premier pays du monde

Alors que la Chine connaît un grave problème de renouvellement démographique, la population de l’Inde ne cesse de progresser au point qu’elle sera dès cette année le pays le plus peuplé au monde.
La population indienne comptera 1,4286 milliard d’habitants d’ici le milieu de l’année 2023, contre 1,4257 milliard pour la population chinoise, selon le rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) sur l’état de la population mondiale publié ce mercredi 19 avril.

Selon le Pew Research Centre, centre de réflexion américain, la population indienne a augmenté de plus d’un milliard de personnes depuis 1950, année à partir de laquelle les Nations unies ont commencé à établir les données démographiques.

Une forte augmentation qu’a aussi connue la Chine. Sa population a doublé depuis les années 1960, pour dépasser 1,4 milliard aujourd’hui. En 2022, et pour la première fois en 60 ans, elle a toutefois baissé de 850 000 personnes, en raison d’un nombre de décès supérieur à celui des naissances. Selon les projections les plus pessimistes de ces démographes, la Chine pourrait n’avoir que 587 millions d’habitants en 2100, soit moins de la moitié qu’aujourd’hui.

Paradoxalement, cette baisse est intervenue malgré l’assouplissement de la politique de limitation des naissances ces dernières années. Il y a encore dix ans, les Chinois n’avaient le droit d’avoir qu’un enfant. Depuis 2021, ils peuvent en avoir trois.

Soit 12 ans après avoir franchi le seuil des 7 milliards d’habitants. Il faudra à peine un peu plus de temps, 15 ans, pour gagner un milliard d’habitants supplémentaires et atteindre les 9 milliards d’habitants en 2037. L’ONU projette un « pic » à 10,4 milliards dans les années 2080 et une stagnation jusqu’à la fin du siècle.

Démographie: l’emploi des seniors une opportunité ?

Démographie: l’emploi des seniors une opportunité ?

Pour le président du Cercle des économistes, «le choc [du vieillissement de la population] pour l’économie en général, et pour l’équilibre des comptes de la protection sociale en particulier, est potentiellement considérable» ( dans l’Opinion)

Un article intéressant mais un peu trop macro qui ne prend pas suffisamment en compte la pénibilité et l’état physique des intéressés. Sans parler du rapport au travail, de son sens et les relations humaines et hiérarchiques. Alors c’est peut-être le rapport au travail dans toutes ses dimensions qui constitue le plus gros handicap du pays NDLR

Le babyboom n’est en rien un choc ponctuel de naissances. A partir de 1946, le nombre de nouveaux nés en France va dépasser les 800 000 personnes par an – soit un niveau inégalé depuis le début des années 1920 – et se maintenir ainsi jusqu’en… 1974. Le boom a donc été la norme pendant près de trente ans, et concerne aussi les plus âgés de nos quarantenaires actuels… qui parfois se joignent aux critiques adressées aux boomers.

Maxime Sbaihi: «Les actifs et les nouvelles générations n’ont pas à subir seuls le fardeau du vieillissement démographique»
La conséquence de cette réalité démographique est que le papyboom va durer et que les rangs des retraités vont continuer de grossir pendant au moins quinze ans. Selon les projections de l’Insee, la part des plus de 60 ans dans la population, qui représente déjà un colossal 25 %, pourrait atteindre 31 % en 2040. Les conséquences de ce choc pour l’économie en général, et pour l’équilibre des comptes de la protection sociale en particulier, sont potentiellement considérables.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, la situation n’est pas désespérée et la France pourrait même tirer son épingle du jeu. Pour le comprendre, il faut se figurer que les ratios démographiques, tels que la part des plus de 60 ans, ne sont pas très utiles ni pour prévoir le dynamisme d’une économie ni pour l’améliorer. Ce qui est pertinent, c’est plutôt la part des personnes qui travaillent au sein de l’ensemble de la population. Plus elle est grande, plus on arrive à couvrir les besoins des ceux qui ne travaillent pas, et en particulier des plus jeunes et des plus âgés.

Si le taux d’emploi des seniors approchait celui des autres actifs, cela suffirait à compenser les effets du vieillissement et à enrayer la réduction du taux global d’activité.

Aujourd’hui en France, les actifs représentent moins de 45 % de la population. Si les taux d’activité par âge ne changent pas, cette part sera réduite de 2,5 points de pourcentage d’ici 2040 ; c’est considérable, et incompatible avec toutes les priorités d’investissement du moment que ce soit dans l’éducation, dans la santé, dans la transition énergétique, etc. Mais il y a une marge de manœuvre, à chercher du côté de l’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans, ceux que l’on appelle les travailleurs seniors. Leur taux d’emploi n’atteint que les deux tiers de celui des 25-54 ans, soit un des plus faibles ratios parmi les pays comparables. Or, si le taux d’emploi des seniors approchait celui des autres actifs, cela suffirait à compenser les effets du vieillissement et à enrayer la réduction du taux global d’activité.

La hausse du taux d’emploi des seniors doit être une priorité des politiques publiques, pour financer la protection sociale et les investissements conduisant à une économie prospère et soutenable. Les mécanismes visant à repousser l’âge de liquidation des droits à la retraite sont bienvenus mais, pour être efficaces, ils doivent s’accompagner de formations, de luttes contre les discriminations et les clichés, et de la prise en compte des souhaits des seniors en matière d’aménagement du travail.

La France est en retard mais, depuis le début des années 2000, l’emploi des seniors s’améliore. Ironiquement, c’est depuis que les premiers babyboomers ont atteint 55 ans que l’on constate des progrès. Ecoutons-les et révolutionnons avec eux le travail des seniors !

Hippolyte d’Albis est président du Cercle des économistes, auteur de « Les seniors et l’emploi » paru aux Presses de Sciences Po, 2022.

Démographie Japon : une chute vertigineuse

Démographie Japon : une chute vertigineuse

la situation démographique au Japon est encore pire que celle de la France. Le phénomène n’est pas nouveau il a commencé il y a une quinzaine d’années. Le Japon connaît à peu près le même nombre de naissances que la France pour un pays deux fois plus peuplé. En cause, comme la France, de graves inquiétudes sur l’avenir de la société.

«La société japonaise est au bord de la paralysie»: pour son discours de rentrée parlementaire, lundi, le premier ministre du Japon, Fumio Kishida, a sonné le tocsin. La raison d’un tel appel au sursaut: l’effondrement démographique du pays. L’an dernier, l’Archipel est probablement passé sous la barre des 800.000 naissances, soit un chiffre inédit depuis le XIX siècle. Entre janvier et octobre dernier, le ministère de la Santé a comptabilisé 669.871 naissances.

Comparaison stupéfiante: même en situation d’essoufflement démographique elle-même, la France, à la population presque deux fois moindre, a enregistré 606.996 naissances sur la même période. La perspective d’un nombre de naissances françaises supérieur à celui du Japon tient désormais moins de la science-fiction que du roman d’anticipation. En 2015 encore, le Japon comptait 1 million de bébés.

En France la baisse de la démographie traduit le sentiment général que le pays est engagé sur la voie du déclin. La richesse d’un pays se mesure notamment par l’importance de sa croissance, l’équilibre de ses comptes, l’état physique, social et psychologie de sa population mais surtout par l’évolution de sa démographie. De ce point de vue, la France qui faisait un peu exception en Europe rejoint les pays à faible croissance de la population. En cause en particulier des évolutions sociétales, des changements dans les modes de vie mais aussi de graves incertitudes sur l’avenir du pays. D’une certaine manière, la France est en manque d’espérance politique et sociétale.

Au 1er janvier 2023, la France compte 68 millions d’habitants, soit une augmentation de 0,3 %par rapport à l’année dernière. En 2022, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint «son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à + 56.000», indique l’Insee. 

Ce vieillissement touche toute l’Union européenne mais aussi d’autres pays développés comme le japon? En 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentent 20,8 % de la population des 27 États membres contre 17,8 % en 2011.

Démographie- tendance à la baisse de la population en France

Démographie- tendance à la baisse de la population en France 

 

 La baisse de la démographie traduit le sentiment général que le pays est engagé sur la voie du déclin.  La richesse d’un pays se mesure notamment par l’importance de sa croissance, l’équilibre de ses comptes, l’état physique, social et psychologie de sa population mais surtout par l’évolution de sa démographie. De ce point de vue, la France qui faisait un peu exception en Europe rejoint les pays à faible croissance de la population. En cause en particulier des évolutions sociétales, des changements dans les modes de vie mais aussi de graves incertitudes sur l’avenir du pays. D’une certaine manière, la France est en manque d’espérance politique et sociétale .

 

Au 1er janvier 2023, la France compte 68 millions d’habitants, soit une augmentation de 0,3 %par rapport à l’année dernière. En 2022, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint «son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à + 56.000», indique l’Insee. 

Le solde migratoire, soit la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année, est estimé à plus 161.000 personnes. Désormais largement supérieur au solde naturel, «il contribuerait ainsi pour près des trois quarts à la hausse de la population», notent les démographes. En 2022, l’espérance de vie à la naissance est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Un chiffre qui stagne pour les premières et connaît une très légère augmentation pour les seconds de 0,1 an. L’espérance de vie ne retrouve pas son niveau de 2019, avant l’arrivée du Covid. Au 1er janvier 2023, 21,3 % des habitants ont 65 ans ou plus. Un pourcentage qui se rapproche d’année en année du quart de la population. Ce vieillissement touche toute l’Union européenne. En 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentent 20,8 % de la population des 27 États membres contre 17,8 % en 2011.

 

Société-Démographie en baisse

Société-Démographie en baisse

 

  La richesse d’un pays se mesure notamment par l’importance de sa croissance, l’équilibre de ses comptes, l’état physique, social et psychologie de sa population mais surtout par l’évolution de sa démographie. De ce point de vue, la France qui faisait un peu exception en Europe rejoint les pays à faible croissance de la population. En cause en particulier des évolutions sociétales, des changements dans les modes de vie mais aussi de graves incertitudes sur l’avenir du pays. D’une certaine manière, la France est en manque d’espérance politique et sociétale .

 

Au 1er janvier 2023, la France compte 68 millions d’habitants, soit une augmentation de 0,3 % par rapport à l’année dernière. En 2022, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint «son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à + 56.000», indique l’Insee. 

Le solde migratoire, soit la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année, est estimé à plus 161.000 personnes. Désormais largement supérieur au solde naturel, «il contribuerait ainsi pour près des trois quarts à la hausse de la population», notent les démographes. En 2022, l’espérance de vie à la naissance est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Un chiffre qui stagne pour les premières et connaît une très légère augmentation pour les seconds de 0,1 an. L’espérance de vie ne retrouve pas son niveau de 2019, avant l’arrivée du Covid. Au 1er janvier 2023, 21,3 % des habitants ont 65 ans ou plus. Un pourcentage qui se rapproche d’année en année du quart de la population. Ce vieillissement touche toute l’Union européenne. En 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentent 20,8 % de la population des 27 États membres contre 17,8 % en 2011.

Démographie en baisse

Démographie en baisse

 

Au 1er janvier 2023, la France compte 68 millions d’habitants, soit une augmentation de 0,3 % par rapport à l’année dernière. En 2022, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint «son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à + 56.000», indique l’Insee.

 

Le solde migratoire, soit la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année, est estimé à plus 161.000 personnes. Désormais largement supérieur au solde naturel, «il contribuerait ainsi pour près des trois quarts à la hausse de la population», notent les démographes.

En 2022, l’espérance de vie à la naissance est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Un chiffre qui stagne pour les premières et connaît une très légère augmentation pour les seconds de 0,1 an. L’espérance de vie ne retrouve pas son niveau de 2019, avant l’arrivée du Covid.

Au 1er janvier 2023, 21,3 % des habitants ont 65 ans ou plus. Un pourcentage qui se rapproche d’année en année du quart de la population. Ce vieillissement touche toute l’Union européenne. En 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentent 20,8 % de la population des 27 États membres contre 17,8 % en 2011.

Société-Démographie: Une France de plus en plus vieillissante

Société-Démographie: Une France de plus en plus vieillissante

« 20 millions de personnes auraient 65 ans ou plus en 2070, soit 29 % de la population, contre 20 % en 2018. Ce vieillissement de la population toucherait tous les départements de France métropolitaine dans des proportions importantes », estime l’Insee.

Dans une étude dévoilée ce vendredi, l’Insee s’est penchée sur les dynamiques démographiques françaises attendues dans les prochaines décennies, s’intéressant aux particularités de chaque territoire. Et selon les conclusions avancées par l’institut de statistiques, c’est avant tout une diminution du nombre de Français présents sur le territoire national qui se dessine.

Selon les experts de l’Insee, l’Hexagone devrait connaître une augmentation de sa population jusqu’en 2044, année d’un possible pic démographique, avant que le nombre de Français présents sur le territoire national ne diminue, soit une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

« En 2018, la population en France était de 66,9 millions d’habitants. L’Insee a révisé fin 2021 le scénario central des projections de population: si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la population en 2044 atteindrait 69,3 millions d’habitants, puis diminuerait pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070″, écrivent les experts de l’Insee.

Alors que depuis 1995, l’ensemble des régions françaises connaissaient une augmentation de leur population, la situation a commencé à se détériorer dès 2018. Cette année-là, 38 départements avaient déjà atteint leur pic de population. D’ici 2070, ils seront 91.

D’ici 2070, une dynamique va cependant s’appliquer à tous le territoires sans distinction: celle de la recrudescence des seniors. Dans 50 ans, 62 départements auront dans leur population plus de 30% de plus de 65 ans, alors qu’en 2018, aucun département n’avait atteint ce seuil.

La démographie vieillissante hypothèque l’avenir de la création

La démographie vieillissante hypothèque l’avenir de la création

 

L’avenir de la création dépend moins de la place occupée par les écrans, les réseaux sociaux ou les jeux vidéo que du profil socioculturel de leurs utilisateurs, observe, dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».

 

Il s’est passé deux choses étonnantes au Théâtre de l’Athénée, à Paris, samedi 22 janvier, lors d’une représentation du Voyage de Gulliver. Sur scène, avec des jeux d’optiques fascinants, entre marionnettes et comédiens réels. Dans la salle aussi, formée de deux tiers d’adultes et d’un tiers d’enfants. Cette alchimie fait écho au problème sérieux de la culture dite classique : le vieillissement de son public, qui gagne depuis des années et que la pandémie a accéléré.

Pour mesurer l’enjeu, il existe une avalanche de livres, de spectacles, de films ou d’expositions destinés au « jeune public ». Mais rarissimes sont les œuvres dont les formes attirent grands et petits. Sur les sièges de l’Athénée, Stéphane Braunschweig, directeur du théâtre de l’Odéon, cohabitait avec des couples assis seuls ou à côté de gamins leur chuchotant des questions. Soit une salle un peu turbulente mais belle à voir.

Les artistes de ce Voyage de Gulliver, Valérie Lesort et Christian Hecq, martèlent qu’il est pour « tout public ». Même chose pour leurs autres créations, comme Vingt mille lieues sous les mers, Le Domino noir, La Mouche ou Le Bourgeois Gentilhomme. Pour y arriver, le tandem se frotte aux formats du théâtre ou de l’opéra, qu’ils bousculent au moyen de marionnettes, des arts plastiques, de la danse, de la musique, de l’émotion et du rire. Ce n’est pas de l’art pour les jeunes mais de l’art tout court qui a du style.

Lesort et Hecq forment le couple artistique le plus convoité du moment tant leurs spectacles triomphent tout en étant les agents involontaires d’un public élargi. Leur Voyage de Gulliver, achevé à Paris, commence une longue tournée avec pour première étape le théâtre des Célestins, à Lyon, le 1er février.

La priorité du ministère de la culture est d’attirer en ces lieux les gens d’origine modeste qui n’y vont pas. Or la question du vieillissement du public est presque plus grave : que les lieux culturels soient dominés par les gens aisés est problématique mais au moins ces derniers se reproduisent, alors que les seniors meurent et ne sont pas remplacés – si, à 18 ans, on ne va pas au spectacle, on ne le fera pas à 60 ans.

Ce vieillissement du public est pourtant repéré. Selon plusieurs études, l’âge médian au concert classique est passé de 36 ans en 1981, à 52 ans en 2008, à 61 ans aujourd’hui. La Philharmonie de Paris, en multipliant les actions depuis 2015, a un peu corrigé le tir mais la tendance de fond est là. C’est vrai aussi pour les musées, les théâtres ou les librairies, si on met de côté le public des scolaires (contraint de venir).

Société-Démographie : tassement de la croissance

Société-Démographie : tassement de la croissance

Le phénomène du tassement de la croissance démocratique est enregistré dans l’ensemble de l’union européenne.

Au 1er janvier 2021, l’Union européenne comptait plus de 447 millions d’habitants. Avec le départ du Royaume-Uni, qui avait un taux d’accroissement naturel parmi les plus élevés de l’UE et la troisième population européenne, l’Union est passée sous la barre des 500 millions d’habitants

. La population résidant à Malte (516 100 habitants) est la plus faible, suivie du Luxembourg, de Chypre, de l’Estonie et de la Lettonie. À l’inverse, l’Allemagne est l’Etat membre le plus peuplé (83,16 millions d’habitants), devant la France (67,44 millions), l’Italie (59,28 millions), l’Espagne (47,39 millions) et la Pologne (37,84 millions). Ces cinq pays représentent à eux-seuls les deux tiers de la population européenne. A titre de comparaison, le nombre de personnes habitant à Malte correspond à 0,1 % de la population de l’UE.

La croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d’un solde naturel (nombre de morts soustrait au nombre de naissances) moins important, selon des chiffres portant sur 2019 publiés mercredi par l’Insee.

La population française s’est accrue de 0,4% chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5% entre 2008 et 2013, selon cette étude. «C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé», explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3% par an entre 2013 et 2019. D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, «aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var», a détaillé auprès de l’AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

Démographie : tassement de la croissance

Démographie : tassement de la croissance

Le phénomène du tassement de la croissance démocratique est enregistré dans l’ensemble de l’union européenne.

Au 1er janvier 2021, l’Union européenne comptait plus de 447 millions d’habitants. Avec le départ du Royaume-Uni, qui avait un taux d’accroissement naturel parmi les plus élevés de l’UE et la troisième population européenne, l’Union est passée sous la barre des 500 millions d’habitants

. La population résidant à Malte (516 100 habitants) est la plus faible, suivie du Luxembourg, de Chypre, de l’Estonie et de la Lettonie. À l’inverse, l’Allemagne est l’Etat membre le plus peuplé (83,16 millions d’habitants), devant la France (67,44 millions), l’Italie (59,28 millions), l’Espagne (47,39 millions) et la Pologne (37,84 millions). Ces cinq pays représentent à eux-seuls les deux tiers de la population européenne. A titre de comparaison, le nombre de personnes habitant à Malte correspond à 0,1 % de la population de l’UE.

La croissance de la population française continue de faiblir, principalement à cause d’un solde naturel (nombre de morts soustrait au nombre de naissances) moins important, selon des chiffres portant sur 2019 publiés mercredi par l’Insee.

La population française s’est accrue de 0,4% chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5% entre 2008 et 2013, selon cette étude. «C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé», explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3% par an entre 2013 et 2019. D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, «aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var», a détaillé auprès de l’AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

 

Démographie : Bayrou propose un plan

Démographie : Bayrou propose un plan

Un plan démographique a été proposé par François Bayrou pour remédier à la baisse inquiétante de natalité en France.

  1. Évolution récente (2005 à 2016) du taux de fécondité par groupe d’âge.
    1. L’âge moyen des mères a augmenté de 0,8 ans, passant de 29,6 ans en 2005 à 30,4 ans en 2015.
    2. Diminution du taux pour les jeunes femmes : 100 femmes de 15 à 24 ans mettaient au monde 3,2 enfants en 2005 et 2,7 en 2015.
    3. Diminution également du taux pour les femmes ayant entre 25 et 29 ans : pour 100 femmes le nombre de naissances passe de 12,8 à 11,9 par an.
    4. À l’inverse, le taux augmente pour les trois autres groupes d’âge : pour celui de 30 à 34 ans, il passe de 12,3 à 12,9 ; pour les 35-39 ans de 5,7 à 7,9 et pour les 40-50 ans de 0,6 à 0,8.
    5. Au total l’indicateur conjoncturel de fécondité est assez stable, passant, pour 100 femmes, de 193,8 à 196,1.

L’INSEE estime en conséquence que « la fécondité française se maintient à un niveau élevé par rapport aux autres pays européens, même si l’indicateur conjoncturel de fécondité passe sous la barre des 2 enfants par femme. Il s’établit à 1,96 en 2015, retrouvant à peu près son niveau de 2005 ». En 2016, l’indicateur conjoncturel de fécondité diminue à nouveau et s’établit à 1,93 enfant par femme. En 2017, il continue de baisser pour atteindre 1,88 enfant par femme. En 2019, il atteint seulement un 1,83.

Le seuil de renouvellement (ou de remplacement) des générations, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour que chaque génération en engendre une suivante de même effectif, est au minimum de 2,05 enfants par femme, soit 205 enfants pour 100 femmes, parce que pour 105 garçons il naît 100 filles.

Le haut-commissaire au Plan, François Bayrou, plaide donc dans une note transmise à l’AFP pour un «pacte national pour la démographie», afin de sauver le modèle social français. «Assurer notre avenir démographique» passe par «deux voies: avoir plus d’enfants ou accueillir des personnes d’autres pays», écrit l’ancien ministre, pour qui «la France devra jouer des deux leviers dans des proportions raisonnables qui garantissent le maintien de la cohésion nationale».

 

 «La France a sans doute plus besoin encore que ses voisins d’une démographie dynamique car son modèle social repose, pour beaucoup, sur la solidarité entre les générations», notamment à travers le système de financement par répartition des retraites. Alors que la France connaissait depuis plusieurs années «une réelle dynamique démographique», des signes «très préoccupants» d’un «dérèglement de cette dynamique» apparaissent.

 

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«Pour 2020, le solde migratoire est estimé de manière provisoire (à) +87.000 personnes», un chiffre à comparer avec le solde naturel (les naissances moins les décès) qui était de 149.000 en 2018 et 140.000 en 2019. En 2020, année marquée par le Covid-19, le solde naturel est estimé à 67.000.

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