Archive pour le Tag 'démographie'

Démographie : hors des métropoles point de salut !

Démographie : hors des métropoles point de salut !

Ce n’est pas une découverte mais une confirmation, la population augmente surtout dans les grandes métropoles et le département proche. Une exception toutefois Paris en raison essentiellement du prix exorbitant du logement. Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,362 millions d’habitants, soit une hausse de 0,4% par an depuis 2011, en recul par rapport à la période 2006-2011 (+0,5% par an). Parmi les 20 pôles urbains de 300.000 habitants ou plus en 2016, 12 ont vu leur croissance s’accélérer, notamment Nantes, Bordeaux, Montpellier et Rennes. La population du pôle Saint-Etienne augmente sur la période alors qu’elle accusait une baisse précédemment.

Comme au cours des trois dernières décennies, la population a crû le plus fortement (+0,8%) dans les couronnes des grands pôles urbains mais à un rythme bien moins soutenu qu’entre 2006 et 2011 (+1,2%). La proximité de grandes métropoles favorise la croissance de la population des départements où elles sont implantées et dix départements en ont particulièrement bénéficié sur la période : la Haute-Savoie, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Hérault, la Loire-Atlantique, l’Ain, l’Ille-et-Vilaine, le Rhône, l’Essonne et le Tarn-et-Garonne. A l’opposé, la population baisse d’au moins 0,1% par an dans 24 départements, dont Paris, contre 10 entre 2006 et 2011. En dehors de Paris, les départements en baisse se répartissent majoritairement le long d’une ligne allant des Ardennes au Lot, souvent qualifié de “diagonale du vide”, relève l’Insee. Au nord-est et au centre, ces départements souffrent d’un déficit migratoire qui tend à s’aggraver et qui est de moins en moins compensé par l’excédent naturel. A l’inverse, dans le Massif central (Allier, Lozère, Corrèze, Lot, Cantal, Creuse), les arrivées sont supérieures au départ et c’est le déficit naturel très défavorable, reflet d’une structure par âge vieillissante, qui explique la baisse de la population, selon l’Insee.

Sous l’effet des migrations avec les autres régions et l’étranger, les écarts de croissance sont importants entre les plus dynamiques -Corse (+1,0% par an), Occitanie (+0,8%), Pays de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes (+0,7%) et celles où la croissance démographique, uniquement portée par les excédents naturels, ne dépasse pas 0,2% par an (Normandie, Grand Est, Centre-Val de Loire et Hauts de France).

Les immigrés pour sauver la démographie européenne

Les immigrés pour sauver la démographie européenne

C’est sans doute la contradiction sociétale la plus fondamentale de la période. Le sujet de l’immigration constitue en effet aujourd’hui l’une des principales préoccupations de l’union européenne. Elle explique en partie la montée des populismes et des partis réactionnaires au point d’ailleurs que l’Europe est paralysée, l’Allemagne y compris. Le sentiment général un peu partout en Europe est que les immigrés sont trop nombreux par rapport aux populations locales. La crise de 2009 qui a fait exploser les économies et le chômage a encore amplifié ce phénomène nourri par le fantasme que des immigrés venaient prendre le travail et la protection sociale des locaux. S’ajoute à cela les ambiguïtés générales des pays de l’Europe et de l’union économique à affirmer clairement les valeurs de la laïcité qui seules peuvent permettre aux résidents de toute culture de vivre en harmonie. Enfin la politique européenne en matière d’immigration est caractérisée par une grande pauvreté voir par une insuffisance coupable. Voire par exemple l’indigence des moyens de contrôle, de la politique de développement ou de l’implication dans les conflits des pays qui nourrissent une partie de l’immigration. Par ailleurs l’évolution des volumes d’immigration est complètement erratique, elle n’est pas réellement voulue dans l’union européenne mais essentiellement subie. Reste que sans cette immigration la démographie de l’union européenne est inexorablement amenée à dépérir. Cette démographie n’est sauvée que par les migrants c’est-à-dire de ceux e qui vont contribuer à nos grands équilibres économiques financiers et sociaux de demain. Ce que la chancelière Angela Merkel a bien compris mais à réalisé de manière bien maladroite et trop brutale. Ce qui nourrit aujourd’hui la crise allemande.  L’immigration set nécessaire et même indispensable pour renouveler les générations. Autant l’admettre pour mieux l’organiser la rendre supportable tant au plan économique que sociétal. Dans le même temps, il est tout aussi indispensable de s’attaquer réellement à la mise en place d’une réelle politique de développement en Afrique qui va fournir les principaux contingents de migrants économiques dans les décades à venir

 

Démographie en Afrique : l’aide au développement favorise le mouvement migratoire (Stephen Smith)

Démographie en Afrique : l’aide au développement favorise le mouvement migratoire (Stephen Smith)

Interview sur Europe  1

 

Point de vue intéressant mais qui fait l’impasse sur le développement conjoint de l’éducation et de l’économie locale, hypothèse envisageable avec la stabilité démocratique et la fin de la corruption

«  L’Europe sort à peine la tête de la crise migratoire qui l’a frappé en 2015, qu’elle pourrait très vite avoir un autre défi de taille à relever. Pour Stephen Smith, spécialiste de l’Afrique, l’explosion démographique du continent ne pourra pas être contenue par son développement économique, trop lent, et dans les prochaines décennies, un flux migratoire sans précédent pourrait déferler vers l’Europe. En effet, le rapport démographique entre l’Europe et l’Afrique sera dans trente ans de un à cinq, soit 450 millions d’Européens pour 2,5 milliards d’Africains. « C’est une fatalité, l’Afrique suit la courbe de toutes les autres régions. Quand je suis né [en 1956, ndlr], il y avait 180.000 habitants à Abidjan, aujourd’hui il y en a 4 millions. Il y avait 300 millions d’Africains au sud du Sahara, aujourd’hui ils sont 1,3 milliards, il y en aura 2,5 milliards en 2050″, souligne l’universitaire, invité mercredi de la matinale d’Europe 1, et qui publie chez Grasset, La Ruée vers l’Europe.

Une jeunesse qui regarde ailleurs. Stephen Smith insiste également sur la grande jeunesse du continent. « C’est une pyramide de l’âge qui fait que 40% de la population a moins de quinze ans ». Ainsi, jamais dans l’histoire les habitants d’une partie du monde n’ont été aussi jeunes que les africains sub-sahariens. Une jeunesse poussée à partir, notamment lorsqu’elle a pu avoir accès à une éducation. « La pression migratoire ne peut aller qu’en s’accroissant », explique le spécialiste, mais le phénomène des départs ne concerne « pas les gens les plus pauvres ». « Ce sont ceux qui sortent la tête de l’eau, qui ont une vue du monde, qui savent où aller, qui sont sur Facebook, qui ont un téléphone portable et les 2.000 ou 3.000 euros nécessaires pour se lancer dans le voyage », détaille-t-il. Selon une étude de 2016 réalisée par l’institut Gallup, 42% des jeunes africains (de 15 à 24 ans) et 32 % des diplômés du supérieur déclarent vouloir émigrer.  »Ils sont partis du village pour aller en ville, à la capitale, et maintenant c’est le débordement. Les gens vont partir à l’extérieur, pas forcément en Europe mais essentiellement en Europe ». De quoi constituer un véritable « défi » pour le vieux continent.

Les effets pervers de l’aide au développement ? Paradoxalement, c’est le co-développement, visant notamment à maintenir dans leur pays les populations défavorisées en leur donnant sur place accès à une éducation, qui favoriserait les phénomènes de déracinement, selon Stephen Smith. « C’est un paradoxe terrible », pointe-t-il. « Pendant trente ans le gens vont migrer, par la suite le pays va aussi atteindre un seuil où il sera plus intéressent, également pour des raisons affectives, de rentrer ou de rester chez soi, mais d’ici là il y a une période ou l’aide ou développement favorise l’immigration », estime l’enseignant.  »L’aide au développement, on l’essaye depuis près de 60 ans. Est-ce qu’il y a des succès ? Les partis du monde qui s’en sont sorties ne sont pas les parties les plus aidées », assure encore Stephen Smith qui cite en exemple l’essor économique de l’Asie. »

Démographie : 11 milliards à la fin du siècle

Démographie : 11 milliards à la fin du siècle

Selon une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) ce mercredi, la démographie de la planète a été multipliée par 7 au cours des derniers siècles et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre  »peut-être 11 milliards à la fin du XXIe siècle». A noter surtout l’accroissement de la population de l’Afrique ». Comptant 1,25 milliard d’habitants en 2017, les projections de l’Ined indiquent que le continent pourrait avoisiner les 2,5 milliards d’habitants en 2050, et la population pourrait être multipliée par plus de trois pour atteindre 4,4 milliards d’ici 2100. Le rythme de croissance de la population mondiale devrait ralentir dans les années à venir. La principale explication avancée par l’institut repose sur une diminution de la fécondité. Le nombre d’enfants par femme se situe actuellement à 2,5 contre 5 enfants en 1950.  Au niveau des pays, le classement mondial des pays les plus peuplés durant les trois prochaines décennies pourrait bien changer. Si la Chine (1,38 milliard d’habitants), l’Inde (1,352 milliard d’habitants) et les Etats-Unis (325 millions d’habitants) occupent les trois premières places du podium, l’Empire du Milieu pourrait bien être dépassé par le géant indien. D’après l’institut de recherches, l’Inde pourrait compter 1,67 milliard d’habitants d’ici 2050 dépassant largement la Chine avec 1,343 milliard la même année. Enfin pour la France, les prévisions sont plutôt optimistes. Les chercheurs de l’Ined ont ainsi prévu que la population passerait de 65 millions d’habitants (France métropolitaine) à 72 millions d’ici 2050. Ces chiffres indiquent que la récente baisse de la natalité mentionnée par l’Ined ne devrait pas se poursuivre dans les années à venir.

 

France : emplois insuffisants compte tenu de la démographie

France :  emplois insuffisants compte tenu de la démographie

 

Globalement la France crée des emplois depuis 2015 et le solde net est positif. Toutefois compte tenu de la démographie les 82 000 emplois créés l’an dernier dans le secteur privé sont insuffisants pour absorber les 150 000 personnes candidates à l’emploi. La France demeure toutefois à la traîne par rapport à des pays comme l’Espagne ou l’Italie, où le dynamisme des créations d’emploi est souvent attribué à des réformes du marché du travail que Paris peine à conduire. Entre le début 2014 et la fin 2015, la France a créé près de 200.000 emplois dont un peu moins de 60.000 dans le secteur privé, contre plus de 330.000 en Italie et près d’un million en Espagne. Mais si les pays du Sud font mieux, c’est aussi parce qu’ils ont massivement détruit des emplois pendant la crise. Et, en Espagne comme en Italie, l’emploi total reste inférieur au point haut d’avant la crise, de plus de 2,6 millions de postes en Espagne et de plus de 530.000 en Italie. En France, il est en revanche en hausse de près de 240.000 postes, ce qui a pu peser sur la dynamique de la productivité. Le rebond des créations d’emploi dans le secteur privé l’année dernière a été largement alimenté par la progression du travail temporaire, qui s’est accélérée avec un quatrième trimestre plus dynamique que le troisième. L’intérim, indicateur avancé de un à deux mois des variations du chômage, a toutefois fléchi en début d’année, sa croissance en glissement annuel s’établissant à +5,6% en janvier après +9,7% en décembre, selon les données publiées par Prism’emploi, la fédération des entreprises de l’intérim. L’emploi dans l’intérim aurait donc reculé entre décembre et janvier de près de 17.000, de quoi fragiliser l’amélioration enregistrée sur le front du chômage au mois de janvier, relève Alexandre Mirlicourtois de Xerfi. Pour Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas, il est possible que la baisse du chômage s’amorce véritablement en 2016 à la faveur d’un peu plus de croissance et du nouveau plan d’urgence pour l’emploi présenté en janvier, qui s’appuie sur de nouvelles facilités d’accès à l’apprentissage, une nouvelle prime à l’embauche dans les PME et un plan de formation de 500.000 chômeurs. « La baisse du taux de chômage resterait toutefois d’ampleur limitée, -0,1 point, faute d’une croissance plus forte et du fait du renforcement attendu des gains de productivité », prévient-elle dans une note publiée la semaine dernière.

(Avec Reuters)

Les migrants pour sauver la démographie en Allemagne

Les migrants pour sauver la démographie en Allemagne

 

 

C’est la grande contradiction de certains vieux pays en Europe, d’un côté émerge un sentiment de rejet vis-à-vis des migrants de l’autre cette migration permet de sauver la démographie, l’activité économique et les grands équilibres financier. La France par exemple comptera un habitant sur trois âgés de plus de 60 ans en 2050, ce qui va poser de redoutables problèmes de redistribution et de solidarité interne. La France n’ayant  pas en Europe la démographie la moins dynamique. Dans ces conditions il sera notamment impossible de sauver le système de retraite. Mais la situation est bien plus dramatique en Allemagne. Certes Le taux de natalité a augmenté en 2014 en Allemagne, atteignant son plus haut niveau en 12 ans, sans pour autant être assez élevé pour compenser le taux de mortalité, et la population a continué de ce fait de diminuer. L’afflux de migrants  en Allemagne a en partie compensé le différentiel. Toutefois en 2015 la venue  de migrants devrait nettement redresser la démographie puisqu’on n’en attend environ 800 000 pour l’année en cours. Une arrivée qui n’est pas perçue de manière négative par le gouvernement allemand même si ici ou là se manifeste des formes de populisme et de nationalisme. En effet  La population totale de l’Allemagne a diminué de 153.407 personnes en 2014 et s’est établie à 81,8 millions d’habitants, dont 8,6% d’étrangers. Le nombre de naissances a augmenté de 4,8% en 2014, dépassant le seuil des 700.000 pour la première fois depuis 2004, à 714.966, a fait savoir vendredi le Bureau des statistiques. Dans le même temps, on a dénombré 868.373 décès. Par comparaison, le nombre de naissances avait été de 906.000 en 1990, de 765.000 en 1995, pour tomber à 663.000 en 2011.




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