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La faillite démocratique de la réforme territoriale

 La faillite  démocratique de la réforme territoriale

Non seulement on n’a pas allégé le millefeuilles territorial mais on l’a encore alourdi  avec des formes de supra communauté. Globalement, des financements se sont perdus  dans les sables des superstructures au détriment des communes . le maire de Sceaux, commune des Hauts-de-Seine, déplore dans une tribune au « Monde » la détérioration des relations entre les édiles et l’Etat. (tribune au Monde)

 

 

Tribune. 

 

Le 102congrès des maires s’ouvre le 18 novembre. Il s’agit d’un rendez-vous important. D’une part, c’est le dernier de la mandature des maires élus (ou réélus) en 2014, et donc le dernier pour nombre d’entre eux. D’autre part, il intervient en plein débat concernant de nombreux sujets : réforme fiscale, rôle des maires, relations avec l’Etat, décentralisation, etc. Enfin, il est porteur d’un enjeu majeur qui concerne tout simplement la République et ce que signifie réellement, aujourd’hui l’expression de « valeurs républicaines ».

Le mandat qui s’achève fut certainement le plus difficile à accomplir pour la plupart des maires. Et la violence sourde qu’ils subissent, et qui a éclaté au grand jour cet été [notamment la mort du maire de Signes, dans le Var, Jean-Mathieu Michel, le 5 août, renversé par une camionnette], n’en est pas, loin de là, la seule raison.

 

Le bouleversement institutionnel et bureaucratique résultant de la mise en œuvre de la loi NOTRe [Nouvelle organisation territoriale de la République] de 2015 a consacré le passage progressif d’une intercommunalité choisie à une intercommunalité quelquefois subie, voire à une forme de supra-communalité de fait. Les maires et leurs équipes en ont ressenti de la frustration et retiré un sentiment de gâchis. D’une part, l’Etat leur a imposé avec qui désormais travailler. D’autre part, des responsabilités parfaitement exercées, de longue date, au niveau communal se retrouvent obligatoirement exercées au niveau intercommunal, avec parfois une efficacité douteuse.

 

L’Association des maires de France (AMF) avait pourtant alerté à l’époque sur les dangers de cette intégration forcée. En vain : la détermination incompréhensible de l’appareil d’Etat à imposer partout la même organisation administrative a nié la diversité du territoire national, pourtant l’une des richesses de notre pays.

Parallèlement, les communes – comme toutes les collectivités locales – ont subi de plein fouet une diminution inédite de leurs moyens, qui n’avait même pas été annoncée lors des élections municipales de 2014. En 2017, les dotations de l’Etat étaient inférieures de plus de 11 milliards à ce qu’elles étaient trois ans plus tôt. Une telle ponction n’est pas sans conséquence : elle a provoqué une hausse de la fiscalité locale – entraînant le transfert de l’impopularité fiscale de l’Etat vers les communes – en même temps qu’une baisse inédite des investissements d’infrastructure que nous paierons cher, à terme. Déjà, les conséquences en sont visibles puisque la France a dégringolé en un an de la septième à la dix-huitième place dans le classement mondial de la qualité des infrastructures routières (selon un rapport du Forum économique mondial) !

 

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

Gilets jaunes: le grand gâchis social et démocratique

 

Rarement la France aura connu une protestation d’une telle ampleur notamment quant à sa durée mais rarement un mouvement se sera terminé dans une telle confusion au point qu’on peut parler de gâchis social et surtout démocratique. De ce point de vue, le refus des pouvoirs publics d’envisager une médiation sociale tout autant que l’aversion des gilets jaunes à désigner une représentation officielle auront contribué à faire durer la chienlit. Le mouvement des gilets jaunes restera forcément dans l’histoire compte tenu de l’ampleur et de sa durée. À l’échelle du temps cependant, il se réduira à une sorte de jacquerie qui s’est auto détruite elle-même. La responsabilité en incombe sans doute à des leaders gauchistes, anarchistes et populistes incapables de structurer  un mouvement national et donc aussi de surmonter les contradictions des revendications qui ont glissé sur le terrain politique. Des contradictions idéologiques de  leaders transformés du jour au lendemain en dirigeant d’un grand mouvement national et qui derrière leur radicalité tenaient des propos du café du commerce. Des leaders autoproclamés qui ont rapidement montré leurs limites, leurs connaissances et leurs compétences sociales. De leur côté, les pouvoirs publics n’ont rien fait à temps pour tenir compte à temps  des mécontentements incontestables. Au contraire, ils ont refusé en permanence la médiation par les corps intermédiaires et ne s’en sont tirés car que par la pirouette du grand débat dont on serait bien en peine de tirer des conclusions puisque la synthèse n’a même jamais été réalisée. La décomposition du mouvement  a grandement été facilitée par l’intrusion de casseurs qui ont répandu la peur chez les manifestants comme dans l’opinion publique. Cela a abouti à un grand gâchis et la plupart des participants de départ se sont retirés de l’action. Pour l’anniversaire moins de 30 000 personnes ont été  mobilisés et la scène a surtout été occupé par  de jeunes casseurs qui ont porté sans doute le coup définitif et fatal aux gilets jaunes.   Même si le mouvement des gilets jaunes est pratiquement mort, le mécontentement demeure y compris avec ses contradictions et les pouvoirs publics n’ont pas manifesté de réelle volonté d’ouvrir le dialogue  sur les grands enjeux du moment. Le moment est peut-être venu d’organiser ce Grenelle social car le mécontentement pourrait se réveiller sous d’autres formes plus ou moins contrôlables.

 

Moins de transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2 (Jean-Baptiste Fressoz, CNRS)

Moins de  transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2  (Jean-Baptiste Fressoz,  CNRS)

À juste titre, le chercheur Jean-Baptiste Fressoz. Du CNRS dénonce l’enflure sémantique des responsables vis-à-vis de l’environnement. Des discours en contradiction avec les pratiques et aussi des orientations erronées concernant par exemple les taxes CO2 alors que la régulation du transport permettrait d’éviter d’énormes gaspillages et serait beaucoup plus démocratique (extrait tribune du monde) »

 « Conseil de défense écologique » (Emmanuel Macron), « troisième guerre mondiale » (Joseph Stiglitz), « nouveau Pearl Harbor » (Bernie Sanders), « union nationale dans la guerre pour le climat » (Nicolas Hulot), « guerre contre l’effet de serre » (François de Rugy)… On assiste depuis quelques mois à une surenchère de déclarations martiales autour du climat. La guerre est devenue l’analogie évidente pour caractériser la mobilisation générale contre le réchauffement climatique.

On comprend la fonction de ces discours belliqueux : réactiver les rêves d’union sacrée et cacher la faiblesse des mesures actuelles. Mais hormis la rhétorique, une telle analogie entre guerre et climat est-elle pertinente ?

Une situation de guerre est définie par plusieurs éléments : un ennemi extérieur, une lutte entre nations et un état d’exception. La crise climatique présente des caractéristiques en tous points opposés : l’ennemi est intérieur, la coopération internationale est indispensable, et la mobilisation ne devra jamais prendre fin. Il n’y a ni bataille décisive ni armistice possible. La situation climatique ressemble moins à la guerre patriotique conjurée par nos dirigeants qu’à une guerre civile sans fin.

Pour être tout à fait juste, il y a néanmoins une expérience à retenir de la guerre qui est très pertinente dans le contexte climatique actuel : le rationnement. Si, en France, ce dernier rappelle les heures sombres de l’Occupation, si, en Allemagne et en Russie, il a servi à éliminer par la famine des populations entières, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni le rationnement est, en revanche, associé à un moment à la fois patriotique, égalitaire et surtout très efficace.

Par exemple, le rationnement de l’essence établi aux Etats-Unis en mai 1942, avec un système de coupons en fonction des besoins professionnels de chacun, divise soudainement par deux la consommation domestique de carburant sans interférer de manière catastrophique avec l’économie américaine pourtant déjà bien motorisée (35 millions de voitures en 1939).

En Grande-Bretagne, le rationnement alimentaire a considérablement amélioré l’état de santé des classes populaires. Dans les années 1930, frappés par la crise économique et le chômage, les pauvres n’avaient plus accès aux produits laitiers, aux fruits et aux légumes. Les inégalités étaient criantes, avec une mortalité jusqu’à 50 % supérieure dans les villes industrielles du nord par rapport au sud de l’Angleterre. »

Un conseil national de l’écologie tiré au sort! une escroquerie intellectuelle et démocratique

Un conseil national de l’écologie tiré au sort! une escroquerie intellectuelle et démocratique 

Le ministre de l’environnement a confirmé la surprenante proposition de Macron de créer un conseil national de 150 citoyens tirés au sort pour redéfinir les désorientations écologiques. Une véritable fumisterie quand on sait déjà que dans nombre d’institutions nombre de participants sont incompétents pour articuler la problématique écologique avec la dimension économique, sociale, technologique. Nombre de conseils de tous poils traite de l’environnement tant au niveau national qu’au plan local et souvent dans la plus grande incohérence. Pour schématiser,  il y a les écolos purs et durs qui militent pour casser la croissance de manière brutale. De l’autre des productivistes (agriculteurs, industriels, financiers) qui considèrent les préoccupations environnementales comme une foutaise. Rares sont ceux qui sont  qui ont une réelle connaissance scientifique en matière d’environnement et encore plus rares sont ceux qui en plus de cette compétence possèdent également des connaissances économiques et techniques. Bref la plupart du temps les discussions sont proches de propos de bistrot avec parfois même des arrière-pensées politiques. Que penser d’une assemblée de 150 citoyens tirés au sort dont peut-être à peine 10 % parleront avec pertinence des problématiques posées. L’objectif est évidemment de contourner une nouvelle fois les organisations intermédiaires qui connaissent le sujet. C’est la confirmation du caractère autocratique de ce pouvoir qui en permanence veut établir un lien direct entre le monarque républicain et le peuple. Malheureusement c’est précisément cette pratique qui a conduit à l’émergence du mouvement des gilets jaunes. Notons aussi qu’on a pris la précaution de rattacher ce fameux conseil de 150 personnes tirées au sort au conseil économique et social et environnemental déjà ignoré par le pouvoir. Ce conseil de personnes tirées au sort est une véritable escroquerie intellectuelle et démocratique

Confiance dans la « transition démocratique » en Algérie

Confiance  dans la  « transition démocratique » en Algérie

 

Encore culturellement marqué par son passé colonial, la France marche sur des œufs pour commenter la situation en Algérie. Le ministre des affaires étrangères français s’est contenté de dire qu’il faisait confiance à l’Algérie pour gérer leur transition démocratique. Une manière cependant d’éviter de se positionner clairement. En effet, on sait que depuis des dizaines d’années ce sont des clans qui ont occupé le pouvoir et se sont répartis la manne pétrolière au détriment de l’avenir du pays. Ceci étant,  toute évolution démocratique est toujours difficile dans un pays arabe. Ce n’est sans doute pas un hasard si aucun pays arabe n’est réellement démocratique. Ce que souhaitent sans doute les Algériens c’est de passer d’un régime archaïque tout autant qu’un compétent à un régime démocratique et efficace sur le plan économique et social. L’atout majeur c’est sans doute maintenant la maturité politique d’une grande partie de la population par ailleurs particulièrement jeune et qui n’ignore rien de la problématique démocratique. Le problème est cependant de savoir si les caciques qui se sont approprié la richesse du pays vont enfin lâcher les rênes et confier la gestion du pays à des gestionnaires plus efficients. La question est de savoir si l’Algérie va pouvoir instaurer une république réellement transparente avec des citoyens actifs mais aussi conscients des réalités. De ce point de vue, le redressement économique constitue un énorme chantier, il constitue une voie de passage obligé pour résoudre les questions d’inégalité sociale et de chômage. Le problème est aussi de savoir si l’Algérie pourra faire l’économie d’une montée des extrémistes qui voudraient s’approprier la révolution démocratique. Bref la situation n’est pas simple mais présente un intérêt majeur compte tenu de l’impact que cela peut avoir au Maghreb en général voire plus largement. Si la France est sollicitée,  elle devra accompagner cette transition démocratique et non se limiter à une posture de spectateurs. Il y va aussi de l’évolution des mouvements migratoires entre les deux pays concernés

« Le malaise démocratique »

 « Le malaise démocratique »

C’est l’analyse  du  le politologue Luc Rouban dans une tribune au Monde (extraits)

« . Le macronisme est une redoutable machine politique, car il produit l’adversaire qui lui permet d’exister, alors qu’il a longtemps joué sur le même registre : la modernité des réseaux sociaux et la défiance à l’égard des corps intermédiaires. C’est dire qu’il risque aussi d’autoentretenir longtemps le malaise démocratique déjà bien présent lors de l’élection présidentielle de 2017. Le mouvement des « gilets jaunes » en offre la confirmation la plus claire.

Né du rejet profond des élites et de la politique économique qu’elles défendent, il s’est constitué en révolte populiste qui partage avec le Mouvement 5 étoiles italien, mais aussi avec le macronisme, nombre de points communs : une certaine indétermination partisane, bien que les drapeaux tricolores soient bien plus présents sur les ronds-points que les drapeaux noirs ou rouges, une volonté de célébrer de manière communautaire le rejet d’un système social qui produit des normes venues « d’en haut » sans tenir compte des réalités du « bas », la déception face à des promesses de lendemains qui chantent toujours reportées à plus tard, la colère des petites classes moyennes en mobilité sociale descendante, le sentiment d’impuissance face à des mécanismes de décision qui échappent de plus en plus au citoyen ordinaire.

Il y a du 1789 dans le mouvement des « gilets jaunes », avec les cahiers de doléances ouverts par les municipalités, mais sans les leaders d’opinion qui existaient alors ni la volonté d’élire des représentants. Il y a aussi du juin 1848, avec la tentation insurrectionnelle des catégories populaires contre la république bourgeoise, mais sans que ce mouvement puisse s’appuyer sur le seul monde ouvrier. Mais il y a surtout le sentiment, exacerbé par l’horizontalité des réseaux sociaux, que l’on a oublié l’article 3 de la Constitution de 1958, qui dispose que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

Wauquiez condamné en justice pour insuffisance démocratique

Wauquiez condamné en justice pour insuffisance démocratique

Vauquiez condamné pour insuffisance démocratique lors du budget 2016 de la région Auvergne-Rhône-Alpes.  Le tribunal administratif de Lyon a annulé mardi la délibération approuvant le budget de la collectivité pour l’année 2016 de la région dirigée par le président des Républicains, Laurent Wauquiez. Le tribunal justifie sa décision par le fait que “l’information délivrée aux membres du conseil régional pour le vote du budget, notamment en ce qui concerne la répartition de l’enveloppe de 4,7 millions d’euros pour le projet de Center Parcs à Roybon (Isère), n’a pas été suffisante pour leur permettre d’exercer leurs attributions”.  Le premier vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Etienne Blanc a réagi mardi soir en précisant qu’à l’époque, “l’exécutif n’avait pas pu répondre aux questions du groupe écologiste sur les détails de l’affectation de ce budget car il s’agissait d’une autorisation de programme et que le dossier n’était pas finalisé”. Le groupe d’opposition socialiste et Démocrates souligne de son côté que cette annulation constitue “une première en France”. “Une nouvelle fois l’image de la deuxième région de France pâtit du comportement de son président” commente Jean-François Debat, président du groupe. Il estime que “c’est une sanction lourde à l’encontre du “corsetage” de la vie démocratique pratiquée par Laurent Wauquiez : déni de démocratie, mépris de l’opposition, et donc des électeurs, limitation du droit d’amendement, et absence totale de transparence dans le vote puis dans la répartition du budget régional”.  Myriam Laïdouni Denis, membre du groupe “Citoyens, écologistes et solidaires” qui avait porté le recours devant le tribunal estime que “Laurent Wauquiez doit faire voter à nouveau la délibération sur le budget et devra changer ses pratiques”.

Crise en Tunisie: «La transition démocratique ne donne pas à manger»

Crise en Tunisie: «La transition démocratique ne donne pas à manger»

Le politologue suisso-algérien Hasni Abidi, analyse  la situation tunisienne dans une interview à 20 Minutes.

Quels sont les principaux problèmes socio-économiques en Tunisie ?

Ils sont énormes. Le pays, depuis les événements de 2010-2011, n’a pas trouvé la parade aux difficultés économiques et sociales. La dégradation de la situation sécuritaire a laissé des traces sur l’attractivité économique de la Tunisie – on a constaté une forte baisse des investissements – ainsi que sur le tourisme, ressource importante de devises.

La situation très difficile de son voisin libyen, grand employeur de main-d’œuvre tunisienne, explique cela aussi. La situation s’est même inversée, la Tunisie est devenue une échappatoire pour de nombreux Libyens, qui sont environ un million en Tunisie. Enfin, il y a une certaine indifférence de l’Europe et de la communauté internationale devant les demandes de soutien économique. Les Tunisiens, confiants dans la transition politique, expriment un ras-le-bol général face à cette dégradation économique. La classe moyenne s’appauvrit, le chômage dépasse officiellement les 30 % chez les jeunes, l’inflation est importante (6 %). La loi de budget 2018 est l’étincelle : les Tunisiens ont le sentiment d’atteindre une limite et se questionnent sur cette loi qui les appauvrira.

 

Les contestations sont habituelles en janvier dans le pays, et le calme est revenu depuis jeudi. Est-ce la fin de la crise ?

Depuis les événements du Printemps arabe, le mois de janvier est devenu synonyme de protestation en Tunisie. Il y a effectivement un essoufflement, du fait de l’appel à la retenue d’une part du parti Ennahdha, qui a une assise très importante, et d’autre part de l’Union générale tunisienne du travail, la centrale syndicale. Il y a eu une accumulation de grèves et de manifestations au sein du territoire. Il y a un coup de fatigue certes, mais on est loin quand même de la fin du mouvement, dans la mesure où les conditions qui ont poussé la jeunesse dans la rue sont toujours là. Le président de la République n’est sorti de son silence que ce samedi, ce qui est problématique, car le pouvoir répond tardivement à ces plaintes.

 

Cette crise peut-elle ébranler la transition démocratique ?

La Tunisie est incontestablement le seul pays « rescapé » des Printemps arabes, mais le prix à payer est très lourd sur le plan économique : il est l’otage de l’influence de plusieurs Etats, et le voisinage de la Libye ne facilite pas une transition douce, mais la Tunisie a eu le mérite de faire sa transition politique dans l’ordre. Sur ce plan, c’est un modèle, mais cela ne donne pas à manger. Sans réponse économique aux difficultés sociales des Tunisiens, la transition politique risque elle aussi de passer à la trappe.

 

 

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Rémunération des conférences des anciens présidents : une honte démocratique

Des anciens présidents qui se font rémunérer à chaque conférence entre 100 000 et 400 1000 $ : un véritable scandale démocratique. Cela démontre à l’évidence les liens qu’entretiennent ces anciens dirigeants avec l’argent. Pourtant ces anciens présidents ne sont pas sans ressources. En général, on leur a même attribué de confortables retraites voir même une logistique coûteuse et cela durant toute leur vie. Même François Hollande qui avait dénoncé ce procédé tombe dans le piège de la cupidité. En effet,  lui aussi touche de l’ordre  100 000 € par conférence. Il avait pourtant promis de refuser d’être payé. Pour s’excuser il affirme que cette rémunération est reversée à sa fondation. Reste à savoir si ce n’est pas pour des motifs fiscaux ! Le pire de cette affaire c’est que souvent la présence d’un ancien chef d’État lors d’une conférence n’apporte pas réellement de plus-value. On se sert d’un nom, d’une fonction pour attirer les gogos souvent très fortunés contents de se pavaner avec une ancienne vedette politique . On peut comprendre qu’à la limite le conférencier soit indemnisé pour ses frais de déplacement mais cette rémunaration  est particulièrement honteuse et même minable

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

LREM : nouvelle preuve du centralisme démocratique, Macron choisit Castaner

LREM : nouvelle preuve du centralisme démocratique, Macron choisit Castaner

Inutile de tourner autour du pot Macron choisit encore la voie du centralisme démocratique pour désigner le futur responsable du parti en marche. Un parti déjà inexistant localement dont les dirigeants désignés par le niveau central lui-même autoproclamé. Par exemple dans l’organe directeur 25 % seulement des l adhérents seront autorisés à faire entendre leur voix (en plus tirés au sort comme au loto). On comprend que l’Élysée soit mécontent que cette information ait été diffusée. En effet, la présidence de la république ne veut pas prêter le flanc davantage à sa conception de la centralisation extrême pouvoir qui se traduit notamment par des ministres complètement tétanisés par la crainte d’être sermonnés voir exclus par Macon. Par des parlementaires qui peinent à exister mais qui se contente de cette situation car ils ne sont redevables en réalité qu’à Macron. Enfin le parti en marche est une fiction, totalement centralisé et dirigés par des responsables nationaux autoproclamés et ou désignés par Macron. En réalité, c’est Macron  qui décide de tout. Le pire c’est que Castaner  était assez réticent à se porter candidat à la tête mouvement en marche. « Ce n’est pas mon sport préféré » avait-il même déclaré à Laurent Neumann de BFM. Il a fallu que Macron insiste beaucoup pour qu’il accepte de devenir délégué général (il n’y a même pas de secrétaire ni de président, une fonction en fait assumée par Macron. Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  Le quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

LREM : pas vraiment démocratique ?

 LREM : pas vraiment démocratique ? 

 

Le mouvement en marche a désormais ses frondeurs, signe peut-être qu’il est plus démocratique qu’on ne le dit. Mais en l’état,  force est de constater qu’ En marche n’est pas un vrai parti. Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement un ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais,  c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la République en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti. Car  frondeurs se disent peu écoutés et même méprisés. Les fondateurs du collectif « Les marcheurs en colère », qui revendiquent plus de 9.000 adhérents, disent avoir recueilli 534 « faits probants » qui montrent « des dérives » de la part de certains membres sur le terrain, a déclaré jeudi à Reuters la porte-parole du collectif, Tiphaine Beaulieu. Parmi les témoignages recueillis, l’adhérente du parti dit noter « des conflits d’intérêt » et « des jeux corporatistes ». Elle fait mention de questions « d’ordre éthique » et « d’ordre légal », sans pour autant donner d’exemples spécifiques « pour ne pas nuire au processus de médiation ».

Affaire Fillon : « une lèpre démocratique » (Macron)

Affaire Fillon : « une lèpre démocratique » (Macron)

C’est en quelque sorte la réponse du berger à la bergère. Fillon n’avait pas hésité à critiquer sévèrement Macron considéré par lui comme sortant de nulle part, sans programme et produit seulement d’un phénomène médiatique , en outre, sans expérience. Macro renvoie à Fillon ses 40 ans d’expérience avec ses pratiques douteuses, ses malversations d’une autre époque. Cette expérience là, Macron la réfute et considère même qu’elle constitue une lèpre démocratique. En pleine affaire Fillon et alors qu’il ne s’est pas beaucoup exprimé à ce sujet, Emmanuel Macron s’est placé au dessus de la mêlée, avertissant les électeurs sur le potentiel que cette tourmente pourrait rapporter au Front national. « Un moment où les scandales, chaque jour, dévoilent les pratiques d’un autre âge. Soyez graves dans ces moments, parce que ce qui se passe dans notre vie politique et médiatique n’est bon pour personne. Parce que notre combat c’est de toute faire pour que ce qui se passe ne bénéficie pas au parti du Front National. (…) Parce que, aujourd’hui, ce qui s’installe dans notre pays, c’est une lèpre démocratique, c’est la défiance », a-t-il déploré.  « Il n’y aura pas de mur dans mon programme », a lancé le candidat « En Marche ! », faisant allusion au mur entre le Mexique et les États-Unis promis par le président américain Donald Trump. Au delà de cette petite attaque, Emmanuel Macron s’est glissé dans la posture internationale qu’il souhaite affiner au fur et à mesure de sa campagne électorale et a égrainé les situations complexes dans le monde actuel. « Si les temps sont graves, c’est parce que le contexte international l’est lui-même », a-t-il commenté. « Je pense à ces puissances nouvelles, ces régimes autoritaires qui émergent et aujourd’hui conduisent nombre de régions, la Russie, l’Iran la Turquie, l’Arabie saoudite et plusieurs autres. Il nous faut dans ce contexte tenir notre rang, savoir quelle est notre histoire et le fil de celle-ci. Non pas aller conduire toutes les guerres lorsque nous n’en avons pas les solutions. Savoir parler avec exigence avec chacune et chacun, ne jamais rompre le dialogue mais toujours défendre nos intérêts et nos valeurs ».

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler notammeet  la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment,  l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétent, on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire,  c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage s aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solides de nos réalités.

 

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

 L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétents on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage auront des aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   évidemment mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solide de nos réalités.

 

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

Dans Challenges Denis Jeambar  dénonce l’état de délabrement démocratique du pays. Il souligne en particulier l’effet néfaste de la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et les primaires qui polluent la vie politique et la soumet à une obsession électoraliste permanente ; du coup ; les gouvernants naviguent à vue de manière opportuniste sans engager les réformes de fond qui seraient nécessaires. L’analyse de Denis Jeambar n’est pas complètement fausse mais elle est cependant un peu réductrice, on ne saurait en effet attribuer la responsabilité de l’immobilisme français dans tous les domaines à la seule question des institutions.  La problématique est en effet beaucoup plus large la crise française est le produit d’un phénomène systémique avec des interactions politiques économiques sociales, technologiques,  environnementales et même sociétales. Certes on ne saurait ignorer la responsabilité du monde politique, son fonctionnement et son mode de reproduction, mais bien d’autres éléments sont à prendre en compte comme par exemple l’inadaptation du système éducatif, la responsabilité des parents dans le choix des filières professionnelles, le poids de l’appareil bureaucratique français ou de l’ingénierie fiscale, l’overdose de collectivités locales, la condescendance voir le mépris des Français pour les filières professionnelles manuelles, la culture RTT, le manque de formation économique de beaucoup de responsables et d’une grande partie des Français, l’absence d’une véritable culture de concertation entre les partenaires sociaux enfin la trop grande sensibilité des Français aux promesses démagogiques qui ont conduit par exemple à voter pour trois présidents particulièrement incompétents et aussi primaires que  Chirac, Sarkozy ou Hollande.  bref la France ne pourra changer seulement par le haut il faudra une interaction entre la base et le sommet, admettre aussi la complexité de la crise.  La réflexion de Denis Jeambar dans challenges)

«  L’instauration du quinquennat et la procédure nouvelle des primaires y produisent même des effets pervers qui en aggravent la toxicité. Sur le papier, ces deux innovations semblaient constituer un progrès démocratique. Le mandat de cinq ans, a priori, était en phase avec un monde dominé par l’instantanéité. La limitation à deux mandats pouvait, en outre, accélérer le renouvellement du personnel politique et lui apporter un peu d’oxygène. Deuxième levier de modernisation, les primaires devaient à la fois faciliter ce rajeunissement en ouvrant le jeu des candidatures et casser le monopole étouffant des partis en donnant la parole aux électeurs. La réalité est bien différente. L’élection présidentielle est devenue plus que jamais une question obsessionnelle et la seule préoccupation des acteurs politiques. Les gestes de chacun d’entre eux, au pouvoir ou dans l’opposition, à gauche comme à droite, sont dictés par l’unique ambition personnelle, la construction d’image et le positionnement tactique. L’intérêt général passe au second plan dans une élection qui s’apparente de plus en plus à un concours de beauté. Séduire est l’essentiel, convaincre n’est plus de saison. L’urgence triomphe de la durée, donnée pourtant indispensable à l’action politique véritable. Le quinquennat s’est ainsi transformé en une présidence peau de chagrin: premier temps, on découvre le pouvoir et tient des promesses faites en l’air ; deuxième temps, la réalité triomphe, on change de cap, on improvise à toute vitesse et on perd toute crédibilité ; troisième temps, on fait des cadeaux électoraux pour se faire réélire.  Résultat, on ne construit rien de durable et de pérenne qui serve les intérêts du pays. La France a connu ce scénario du pire avec Jacques Chirac de 2002 à 2007, puis avec Nicolas Sarkozy et maintenant avec François Hollande. Près de quinze années d’improvisation politique et de cabotage sans vision ni cap qui éclairent la situation du pays et le retard qu’il a pris en tous domaines. Il est de bon ton de dire que les Français sont rétifs à la réforme. Peut-être, mais ce n’est pas en les gouvernant ainsi qu’on peut les exalter. Aucun de nos trois derniers présidents n’a démontré l’efficacité du quinquennat tant chacun a été obsédé par son propre destin électoral et a pataugé dans des difficultés qui exigeaient surtout l’ambition de faire en acceptant le risque de perdre. Cinq années ne sont pas suffisantes pour réformer le pays, surtout avec la durée de l’apprentissage élyséen et le temps consacré aux manœuvres pour une réélection.

Les primaires ne font qu’ajouter à la confusion. Elles installent le scrutin présidentiel sur le devant de la scène deux ans avant qu’il n’ait lieu. On le voit, aujourd’hui, avec la droite. Tout n’est plus que rivalités d’hommes scandées par des sondages quasiment quotidiens. Chaque prise de position n’est dictée que par des calculs électoraux. Les combinaziones deviennent l’essentiel et le travail de fond l’accessoire.

Notre pays s’est ainsi installé dans un jeu de dupes. Sa modernisation politique est une illusion. Le quinquennat et les primaires sont surtout la source d’une hystérie permanente et épuisante qui éclaire les progrès de l’abstentionnisme et le vote désespéré et dangereux pour l’extrême droite. A bien des égards, la France est en état d’alerte démocratique. »

 

Une réforme territoriale pas très démocratique

Une réforme territoriale pas très démocratique

 

Ce que dénoncent dans un premier rapport sur « l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Pas étonnant les Français n’ont pas été consultés, ni sur le nouveau découpage des régions,  ni sur les nouvelles communautés de communes ni sur le regroupement des communes. Une réforme qui était sans doute nécessaire mais qui aurait appelé une autre concertation démocratique, un ou plusieurs référendums par exemple par exemple. La réforme territoriale entrée en vigueur le 1er janvier en France inquiète le Conseil de l’Europe qui pourrait tancer Paris dans un rapport, en raison de l’ »absence de véritable consultation des collectivités locales » avant le vote de la loi, a-t-on appris samedi auprès de l’organisation. Dans un premier rapport sur« l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe, NDLR), précise le projet de ce document publié sur le site internet du Conseil de l’Europe. Les auteurs de ce rapport se disent également préoccupés par le « déséquilibre financier entre les collectivités territoriales » dû à  »un système inadapté de péréquation » et à « une recentralisation au niveau national des décisions fiscales locales ». Ils recommandent aux autorités françaises de « revoir le processus de consultation des représentants directs des collectivités locales pour toutes les décisions les concernant », notamment « celles ayant trait à leurs frontières territoriales ». Au niveau fiscal, les auteurs du  rapport demandent également à la France de « revoir son système de péréquation afin de le rendre plus équitable », de « décentraliser » les décisions relatives aux assiettes d’impositions locales, mais aussi de  »clarifier les provenances des ressources financières des collectivités locales ». Ils appellent aussi Paris à  »clarifier la répartition des compétences » entre les différents niveaux d’autorités locales pour « éviter tout chevauchement » mais aussi à « poursuivre l’augmentation de la part des ressources propres dans le budget des collectivités locales », précise ce document. Le projet de rapport note par ailleurs « un progrès, globalement, dans le processus de décentralisation en France » et souligne« les efforts déployés » dans le domaine de la coopération entre collectivités territoriales, notamment en matière de coopération transfrontalière. Il constate aussi  »une plus grande autonomie financière » des collectivités françaises  »grâce à une part croissante des ressources propres dans leur budget ».

(Avec AFP)

Élections régionales : l’imposture démocratique

Élections régionales : l’imposture démocratique

 

D e toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

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