Archive pour le Tag 'démocratique'

LREM : pas vraiment démocratique ?

 LREM : pas vraiment démocratique ? 

 

Le mouvement en marche a désormais ses frondeurs, signe peut-être qu’il est plus démocratique qu’on ne le dit. Mais en l’état,  force est de constater qu’ En marche n’est pas un vrai parti. Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement un ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais,  c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la République en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti. Car  frondeurs se disent peu écoutés et même méprisés. Les fondateurs du collectif « Les marcheurs en colère », qui revendiquent plus de 9.000 adhérents, disent avoir recueilli 534 « faits probants » qui montrent « des dérives » de la part de certains membres sur le terrain, a déclaré jeudi à Reuters la porte-parole du collectif, Tiphaine Beaulieu. Parmi les témoignages recueillis, l’adhérente du parti dit noter « des conflits d’intérêt » et « des jeux corporatistes ». Elle fait mention de questions « d’ordre éthique » et « d’ordre légal », sans pour autant donner d’exemples spécifiques « pour ne pas nuire au processus de médiation ».

Affaire Fillon : « une lèpre démocratique » (Macron)

Affaire Fillon : « une lèpre démocratique » (Macron)

C’est en quelque sorte la réponse du berger à la bergère. Fillon n’avait pas hésité à critiquer sévèrement Macron considéré par lui comme sortant de nulle part, sans programme et produit seulement d’un phénomène médiatique , en outre, sans expérience. Macro renvoie à Fillon ses 40 ans d’expérience avec ses pratiques douteuses, ses malversations d’une autre époque. Cette expérience là, Macron la réfute et considère même qu’elle constitue une lèpre démocratique. En pleine affaire Fillon et alors qu’il ne s’est pas beaucoup exprimé à ce sujet, Emmanuel Macron s’est placé au dessus de la mêlée, avertissant les électeurs sur le potentiel que cette tourmente pourrait rapporter au Front national. « Un moment où les scandales, chaque jour, dévoilent les pratiques d’un autre âge. Soyez graves dans ces moments, parce que ce qui se passe dans notre vie politique et médiatique n’est bon pour personne. Parce que notre combat c’est de toute faire pour que ce qui se passe ne bénéficie pas au parti du Front National. (…) Parce que, aujourd’hui, ce qui s’installe dans notre pays, c’est une lèpre démocratique, c’est la défiance », a-t-il déploré.  « Il n’y aura pas de mur dans mon programme », a lancé le candidat « En Marche ! », faisant allusion au mur entre le Mexique et les États-Unis promis par le président américain Donald Trump. Au delà de cette petite attaque, Emmanuel Macron s’est glissé dans la posture internationale qu’il souhaite affiner au fur et à mesure de sa campagne électorale et a égrainé les situations complexes dans le monde actuel. « Si les temps sont graves, c’est parce que le contexte international l’est lui-même », a-t-il commenté. « Je pense à ces puissances nouvelles, ces régimes autoritaires qui émergent et aujourd’hui conduisent nombre de régions, la Russie, l’Iran la Turquie, l’Arabie saoudite et plusieurs autres. Il nous faut dans ce contexte tenir notre rang, savoir quelle est notre histoire et le fil de celle-ci. Non pas aller conduire toutes les guerres lorsque nous n’en avons pas les solutions. Savoir parler avec exigence avec chacune et chacun, ne jamais rompre le dialogue mais toujours défendre nos intérêts et nos valeurs ».

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler notammeet  la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment,  l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétent, on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire,  c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage s aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solides de nos réalités.

 

L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

 L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétents on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage auront des aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   évidemment mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solide de nos réalités.

 

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

France : état d’alerte démocratique (Denis Jeambar)

Dans Challenges Denis Jeambar  dénonce l’état de délabrement démocratique du pays. Il souligne en particulier l’effet néfaste de la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et les primaires qui polluent la vie politique et la soumet à une obsession électoraliste permanente ; du coup ; les gouvernants naviguent à vue de manière opportuniste sans engager les réformes de fond qui seraient nécessaires. L’analyse de Denis Jeambar n’est pas complètement fausse mais elle est cependant un peu réductrice, on ne saurait en effet attribuer la responsabilité de l’immobilisme français dans tous les domaines à la seule question des institutions.  La problématique est en effet beaucoup plus large la crise française est le produit d’un phénomène systémique avec des interactions politiques économiques sociales, technologiques,  environnementales et même sociétales. Certes on ne saurait ignorer la responsabilité du monde politique, son fonctionnement et son mode de reproduction, mais bien d’autres éléments sont à prendre en compte comme par exemple l’inadaptation du système éducatif, la responsabilité des parents dans le choix des filières professionnelles, le poids de l’appareil bureaucratique français ou de l’ingénierie fiscale, l’overdose de collectivités locales, la condescendance voir le mépris des Français pour les filières professionnelles manuelles, la culture RTT, le manque de formation économique de beaucoup de responsables et d’une grande partie des Français, l’absence d’une véritable culture de concertation entre les partenaires sociaux enfin la trop grande sensibilité des Français aux promesses démagogiques qui ont conduit par exemple à voter pour trois présidents particulièrement incompétents et aussi primaires que  Chirac, Sarkozy ou Hollande.  bref la France ne pourra changer seulement par le haut il faudra une interaction entre la base et le sommet, admettre aussi la complexité de la crise.  La réflexion de Denis Jeambar dans challenges)

«  L’instauration du quinquennat et la procédure nouvelle des primaires y produisent même des effets pervers qui en aggravent la toxicité. Sur le papier, ces deux innovations semblaient constituer un progrès démocratique. Le mandat de cinq ans, a priori, était en phase avec un monde dominé par l’instantanéité. La limitation à deux mandats pouvait, en outre, accélérer le renouvellement du personnel politique et lui apporter un peu d’oxygène. Deuxième levier de modernisation, les primaires devaient à la fois faciliter ce rajeunissement en ouvrant le jeu des candidatures et casser le monopole étouffant des partis en donnant la parole aux électeurs. La réalité est bien différente. L’élection présidentielle est devenue plus que jamais une question obsessionnelle et la seule préoccupation des acteurs politiques. Les gestes de chacun d’entre eux, au pouvoir ou dans l’opposition, à gauche comme à droite, sont dictés par l’unique ambition personnelle, la construction d’image et le positionnement tactique. L’intérêt général passe au second plan dans une élection qui s’apparente de plus en plus à un concours de beauté. Séduire est l’essentiel, convaincre n’est plus de saison. L’urgence triomphe de la durée, donnée pourtant indispensable à l’action politique véritable. Le quinquennat s’est ainsi transformé en une présidence peau de chagrin: premier temps, on découvre le pouvoir et tient des promesses faites en l’air ; deuxième temps, la réalité triomphe, on change de cap, on improvise à toute vitesse et on perd toute crédibilité ; troisième temps, on fait des cadeaux électoraux pour se faire réélire.  Résultat, on ne construit rien de durable et de pérenne qui serve les intérêts du pays. La France a connu ce scénario du pire avec Jacques Chirac de 2002 à 2007, puis avec Nicolas Sarkozy et maintenant avec François Hollande. Près de quinze années d’improvisation politique et de cabotage sans vision ni cap qui éclairent la situation du pays et le retard qu’il a pris en tous domaines. Il est de bon ton de dire que les Français sont rétifs à la réforme. Peut-être, mais ce n’est pas en les gouvernant ainsi qu’on peut les exalter. Aucun de nos trois derniers présidents n’a démontré l’efficacité du quinquennat tant chacun a été obsédé par son propre destin électoral et a pataugé dans des difficultés qui exigeaient surtout l’ambition de faire en acceptant le risque de perdre. Cinq années ne sont pas suffisantes pour réformer le pays, surtout avec la durée de l’apprentissage élyséen et le temps consacré aux manœuvres pour une réélection.

Les primaires ne font qu’ajouter à la confusion. Elles installent le scrutin présidentiel sur le devant de la scène deux ans avant qu’il n’ait lieu. On le voit, aujourd’hui, avec la droite. Tout n’est plus que rivalités d’hommes scandées par des sondages quasiment quotidiens. Chaque prise de position n’est dictée que par des calculs électoraux. Les combinaziones deviennent l’essentiel et le travail de fond l’accessoire.

Notre pays s’est ainsi installé dans un jeu de dupes. Sa modernisation politique est une illusion. Le quinquennat et les primaires sont surtout la source d’une hystérie permanente et épuisante qui éclaire les progrès de l’abstentionnisme et le vote désespéré et dangereux pour l’extrême droite. A bien des égards, la France est en état d’alerte démocratique. »

 

Une réforme territoriale pas très démocratique

Une réforme territoriale pas très démocratique

 

Ce que dénoncent dans un premier rapport sur « l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Pas étonnant les Français n’ont pas été consultés, ni sur le nouveau découpage des régions,  ni sur les nouvelles communautés de communes ni sur le regroupement des communes. Une réforme qui était sans doute nécessaire mais qui aurait appelé une autre concertation démocratique, un ou plusieurs référendums par exemple par exemple. La réforme territoriale entrée en vigueur le 1er janvier en France inquiète le Conseil de l’Europe qui pourrait tancer Paris dans un rapport, en raison de l’ »absence de véritable consultation des collectivités locales » avant le vote de la loi, a-t-on appris samedi auprès de l’organisation. Dans un premier rapport sur« l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe, NDLR), précise le projet de ce document publié sur le site internet du Conseil de l’Europe. Les auteurs de ce rapport se disent également préoccupés par le « déséquilibre financier entre les collectivités territoriales » dû à  »un système inadapté de péréquation » et à « une recentralisation au niveau national des décisions fiscales locales ». Ils recommandent aux autorités françaises de « revoir le processus de consultation des représentants directs des collectivités locales pour toutes les décisions les concernant », notamment « celles ayant trait à leurs frontières territoriales ». Au niveau fiscal, les auteurs du  rapport demandent également à la France de « revoir son système de péréquation afin de le rendre plus équitable », de « décentraliser » les décisions relatives aux assiettes d’impositions locales, mais aussi de  »clarifier les provenances des ressources financières des collectivités locales ». Ils appellent aussi Paris à  »clarifier la répartition des compétences » entre les différents niveaux d’autorités locales pour « éviter tout chevauchement » mais aussi à « poursuivre l’augmentation de la part des ressources propres dans le budget des collectivités locales », précise ce document. Le projet de rapport note par ailleurs « un progrès, globalement, dans le processus de décentralisation en France » et souligne« les efforts déployés » dans le domaine de la coopération entre collectivités territoriales, notamment en matière de coopération transfrontalière. Il constate aussi  »une plus grande autonomie financière » des collectivités françaises  »grâce à une part croissante des ressources propres dans leur budget ».

(Avec AFP)

Élections régionales : l’imposture démocratique

Élections régionales : l’imposture démocratique

 

D e toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

2017 : «Probable accident démocratique» (JC Lagarde)

2017 :  «Probable accident démocratique» (JC Lagarde)

Jean Christophe Lagarde n’a sans doute pas tort de craindre un accident démocratique en France si le choix est en effet de choisir entre la peste, le choléra et la petite vérole. C’est à dire entre Sarko, Hollande et Marine Lepen. Et pourtant c’est ce qui risque d’arriver avec le détournement par les partis de l’esprit de la 5 ème république. Les partis ont repris la main et le risque est grand de n’avoir le choix qu’entre des nuls. Pourtant 60% des Français craignent pour la démocratie avec le FN, autant ne veulent ni de Sarkozy, ni de Hollnde. Du coup l’élection de 2017 (comme aux régionales) risque de se réduire à un vote de protestation additionnant toutes les frustrations et les mécontentements les plus contradictoires sur lesquels surfe le FN qui promet tout à tout le monde et  son contraire. Depuis que le député socialiste Malek Boutih a assuré dimanche que l’élection présidentielle était «jouée d’avance» et que Marine Le Pen avait toutes les chances de l’emporter, les politiques sont invités à livrer leur pronostic sur l’ampleur vote frontiste en 2017. A l’instar du président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, invité ce mercredi de l’Association des journalistes parlementaires. Si son diagnostic n’est pas aussi définitif que celui de son collègue socialiste, le député-maire de Drancy se veut alarmiste. «Si l’offre politique n’évolue pas, à gauche comme à droite, nous ouvrons un boulevard à l’extrême droite», assure-t-il, n’excluant pas un «accident démocratique» en 2017. Très critique vis-à-vis de Marine Le Pen, face à laquelle il devait débattre la semaine passée dans Des Paroles et Des Actes, Jean-Christophe Lagarde dénonce le discours «dangereux» du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui a laissé penser qu’il s’opposait désormais au front républicain contre le FN pour les régionales. Lui qui a «toujours été contre le ‘ni-ni’» (ni FN, ni PS) cher aux Républicains regrette que le patron du PS «trace un signe égal entre Xavier Bertrand et la présidente de l’extrême droite», tous deux candidats dans le Nord.  Pour lutter contre le FN, le patron du parti centriste en appelle à «la transformation de notre modèle» politico-économique, qu’il juge «inadapté» et pas assez en prise avec la «réalité». Il liste un certain nombre de réformes institutionnelles à mener, comme le passage au septennat non-renouvelable, l’interdiction du recours au 49-3 en dehors des textes budgétaires ou l’organisation groupée d’élections locales – municipales, départementales et régionales – à des dates différentes selon les régions pour éviter de nationaliser les débats. Enfin, il prône un renouvellement des prétendants à la présidentielle, sans se prononcer sur le choix de l’UDI de participer à la primaire de 2016 ou de présenter un candidat indépendant.

La corruption et l’insuffisance démocratique en cause en Afrique (Obama)

La corruption et l’insuffisance démocratique en cause en Afrique (Obama)

Une nouvelle fois Barack Obama a mis les pieds dans le plat pour souligner les principaux facteurs explicatifs de l’insuffisance de développement en Afrique. Un discours qui tranche de ce point de vue avec les propos « diplomatiques » de la plupart des autres chefs d’État occidentaux.  Il a particulièrement critiqué les présidents africains qui cumulent les mandats y compris sans tenir compte des constitutions nationales. C’est une condamnation nette du concept de mandat à répétition. Le président américain a encore souligné les conséquences désastreuses de la corruption qui freine la modernisation du continent. Une corruption largement facilitée par nombre  de responsables africains mais aussi encouragée par les firmes multinationales qui en profitent pour piller les richesses de l’Afrique. Barack Obama, premier président américain à prendre la parole devant l’Union africaine, a donc conclu sa tournée par un discours qui a marqué les espritsLe président américain s’est dit impatient de quitter ses fonctions pour pouvoir pleinement se consacrer à sa famille, mais a aussi prononcé des mots symboliques au sujet du danger que représente l’éternelle répétition des mandats à la tête de l’exécutif.  « Je suis dans mon second mandat et j’adore mon travail mais la Constitution américaine m’interdit de me représenter. Je pense que je suis un bon président et si je pouvais me représenter je gagnerais, mais la loi est la loi et personne n’est au dessus, pas même les présidents, a-t-il expliqué sur un ton solennel devant l’assemblée. Quand un dirigeant essaye de changer les règles au milieu de la partie juste pour rester en poste il s’expose à l’instabilité et à la discorde comme on l’a vu au Burundi. Parfois des dirigeants disent qu’ils sont les seuls à pouvoir unir la nation. Et bien si c’est vrai alors ces dirigeants ont échoué à bâtir leurs pays. Personne ne devrait être président à vie« .  Le président des États-Unis a par ailleurs abordé plusieurs points lors de son discours à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, évoquant notamment la corruption dont souffre l’Afrique, le renfort promis aux troupes qui luttent face au terrorisme ou encore l’évolution du regard porté par le monde sur le continent.

Le pays va vers le désastre économique et démocratique ( Montebourg)

Le pays va vers le désastre économique et démocratique ( Montebourg)

 

La belle unanimité des militants PS  tétanisés par les récentes défaite aura duré peu de temps ; Montebourg et le banquier Pigasse lancent  un cri d’alarme :  le pays va vers un désastre économique et politique. Dans cette déclaration au  JDD , Montebourg et Pigasse mettent les pieds dans le plat considérant que le pouvoir se payent surtout de mots pour lutter à la fois contre le chômage et le FN. Certes Montebourg n’a pas beaucoup brillé comme ministre du « redressement économique » ( pas étonnant avec une telle sémantique) mais il a au moins le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent. Le désastre est économique, l’échec  c’est  le chômage , c’est ce qui permet au front national de progresser. Or le PS pour contourner la problématique se situe sur le terrain sociétal car complètement incompétent et impuissant dans le domaine économique et social. Notons que l’avis du banquier Pigasse n’est pas tout à fait le même que celui du banquier Macron !   Au moment où, au congrès à Poitiers, les socialistes se réjouissent de leur unité, à l’heure où Manuel Valls et François Hollande croient en avoir fini avec les débats dans leur camp sur la politique qu’ils mènent, Arnaud Montebourg et Mathieu Pigasse frappent un grand coup. L’un est un banquier rock and roll (directeur de la banque Lazard), qui était politiquement proche de DSK du temps où ce dernier faisait de la politique. L’autre a été candidat à la primaire de 2011. Ministre du Redressement productif, viré un matin d’août 2014, il a quitté la politique pour se lancer dans le monde de l’entreprise. Montebourg et Pigasse lancent donc un pavé dans la mare contre l’austérité qui, écrivent-ils, fait le lit du FN et prépare « le désastre », contre le « conformisme politique » qui mène dans le mur. « Est-il encore possible de sauver ce quinquennat? » demandent les deux hommes de gauche, inclassables et « hébétés » par ce qu’ils voient. Comment est née cette alliance? « Nous nous sommes rencontrés il y a peu de temps. Je suis allé le voir pour évoquer la Grèce et l’Espagne. Nous avons discuté de l’austérité. Il a écrit un très bon livre intitulé Eloge de l’anormalité. Moi, je pourfends le conformisme, nous ne pouvions que nous entendre. Nous avons écrit à quatre mains ce papier pour éveiller les consciences de gauche » raconte Arnaud Montebourg au JDD.

Extrait de  ce long texte d’Arnaud Montebourg et Mathieu Pigasse, à retrouver dimanche dans le JDD.

« Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est la démocratie qui est cette fois menacée, car les progrès du Front national dans le pays sont aussi graves que spectaculaires et son accession possible au pouvoir est désormais dans toutes les têtes. Prenant la mesure de la gravité de la situation, peut-être serait-il nécessaire que nos dirigeants cessent de commenter ce que fait ou dit le FN ou que cesse encore cette culpabilisation inutile des électeurs dans cette ‘lutte’ purement verbale et artificielle ‘contre’ le Front national. Faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience n’a aucun effet. On serait, au contraire, bien avisé d’agir sur les causes réelles et profondes qui jettent des millions de Français dans ses bras : l’explosion du chômage, la hausse de la pauvreté et la montée du sentiment de vulnérabilité dans presque toutes les couches de la société française. »

 

Sivens – procédure d’utilité publique : une fumisterie démocratique (Mamère)

Sivens – procédure d’utilité publique : une fumisterie démocratique (Mamère)

 

 

C’est en substance ce que dit Mamère à propos de l’enquête publique. Qui n’a de publique que le nom  puisque pratiquement elle est  très peu connue des citoyens et biaisée par des expertises bidon de lobbys. (En outre il n’est pas nécessaire d’en tenir compte !). Mais  en réalité Mamère devrait aller plus loin car c’est toute la démocratie locale qui doit mise en cause. Car nombre de barons locaux une fois élus se lancent dans des projets pharaoniques sans mandat réel et sans étude financière sérieuse. Des projets qui expliquent largement la situation financière de nombre de collectivités locales.  Pour que le scénario du barrage de Sivens, qu’il considère comme « une aberration écologique et un fiasco politique », ne se répète pas, le député écologiste veut donc  revoir la procédure administrative préalable aux travaux d’aménagement. Noël Mamère n’en démord pas. Le barrage de Sivens « est une aberration écologique et un fiasco politique ». Le député écologiste estime qu’il « ne relève pas d’une politique générale qui a été voulue par le gouvernement ». « Ce n’est pas un barrage pour tous mais un barrage pour certains : les maïsiculteurs, la FNSEA, les bétonneurs. Le conseil général n’était rien d’autre que la boîte aux lettres de ces groupes de pression », déplore-t-il.    »Je ne suis pas convaincu que Sivens soit légal, continue-t-il, pointant « un vice originel ». « Les experts sont les mêmes qui ont construit le barrage. Il s’agit d’une société d’économie mixte qui s’appelle la compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne », assure-t-il. Aussi, pour permettre aux propositions alternatives d’être étudiées, Noël Mamère annonce que le groupe écologiste à l’Assemblée nationale va « présenter une réforme en profondeur de la procédure d’utilité publique ». « Car elle est complètement bloquée, la démocratie ne fonctionne pas », assure-t-il, prenant l’exemple de l’Allemagne.  « À Stuttgart, un projet de gare a été vivement combattu. Le Land a décidé de mettre tout sur la table. Ça s’est conclu par un référendum local qui a décidé à une courte majorité que la gare se ferait. Il y a eu un vrai débat démocratique », explique-t-il.

 

Régions : réforme bâclée et non démocratique

Régions :  réforme bâclée et non démocratique

 

Hollande veut absolument cette  réforme des régions qui seront t au nombre de 14 ; en fait il s’agira d’une fausse réforme, d’abord il n’est pas certain d’obtenir une majorité sur cette seule question, d’autre part il ne peut toucher aux départements sans les 3 /5 ème au parlement. Du coup ce sera un coup d’épée dans l’eau ou presque puisque l’essentiel des dépenses est effectué par les départements (le double des départements). Hollande pourrait faire une vraie réforme mais avec un référendum, ce qu’i ne veut absolument pas car il serait certain de la perdre. En conclusion ce sera une réforme bâclée et non démocratique.  François Hollande avait promis, au lendemain des élections européennes, d’accélérer la réforme territoriale, qui doit conduire à la réduction du nombre de régions. D’après Le journal du Dimanche (JDD) daté du 1er juin, le chef de l’Etat aurait étudié, samedi 31 mai, un scénario d’une France à douze « super-régions », au lieu des 22 actuelles, prélude à un découpage qui sera proposé dans un projet de loi attendu pour la mi-juin. En fait compte tenu de certaines resistances notamment de l’ouest, le nombre est passé à 14. La v raie réforme , celle qui consisterai t à fusionner régions et départements n’aura pas lieu et les économies attendue ( entre 12 et 25 millirds) tout à faat hypothétiques. Comme souvenet avec Hollande on débouche donc sur une réformette, au demeurant anti démocratique puisque décidée en quelques semines sans aucune concertation, ni des régions, encore moins des populations. Le monarque républicain décide seul espérant mais en vain une remontée d’une popularité . Seulemenet 3% des électeurs souhaitant actuellemenet qu’il se représente en 2017 et vraisemblablement uen large majorité souhaitrait son départ dès maiantenant.

Régions : une réforme bâclée et non démocratique

Régions : une réforme bâclée et non démocratique

 

Hollande veut absolument annoncer la réforme des régions qui seraient au nombre dune douzaine ; en fait il s’agira d’une fausse réforme, d’abord il n’est pas certain d’obtenir une majorité sur cette seule question, d’autre part il ne peut toucher aux départements sans les 3 /5 ème au parlement. Du coup ce sera un coup d’épée dans l’eau ou presque puisque l’essentiel des dépenses est effectué par les départements (le double des départements). Hollande pourrait faire une vraie réforme mais avec un référendum, ce qu’i ne veut absolument pas car il serait certain de la perdre. En conclusion ce sera une réforme bâclée et non démocratique.  François Hollande avait promis, au lendemain des élections européennes, d’accélérer la réforme territoriale, qui doit conduire à la réduction du nombre de régions. D’après Le journal du Dimanche (JDD) daté du 1er juin, le chef de l’Etat aurait étudié, samedi 31 mai, un scénario d’une France à douze « super-régions », au lieu des 22 actuelles, prélude à un découpage qui sera proposé dans un projet de loi attendu pour la mi-juin. Selon nos informations, les derniers arbitrages sur cette réforme seront pris lundi, au cours d’un rendez-vous entre le président et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve. François Hollande déjeunera ensuite avec le premier ministre Manuel Valls pour évoquer la question. L’annonce officielle de la réforme territoriale voulue par le chef de l’Etat sera faite le lendemain dans plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, sous forme de tribune ou d’interview. François Hollande devrait aussi y évoquer la limitation du nombre des régions, le cas des intercommunalités et la suppression des conseils généraux. Dans un nouveau dessin de la carte de France, étudié, d’après le JDD, par le président samedi après-midi « avec Manuel Valls, après une ultime réunion des ministres à Matignon dans la matinée sur la réforme territoriale », les régions sont rassemblées par deux. Une exception : l’Est, où un mariage Champagne-Ardennes, Lorraine et Alsace est envisagé. L’Ile-de-France, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et la Corse ne subiraient pas de changement, en raison de leur importante « densité de population ».

 

 

Cumul des mandats interdit : révolution démocratique ou renforcement de l’oligarchie ?

Cumul des mandats interdit :  révolution démocratique ou renforcement de l’oligarchie ?

Le cumul des mandats est en général considéré come une avancée voire comme une révolution démocratique. En fait il va permettre de faire émerger environ 500 responsables politiques en plus   soit au plan local, soit au plan national. C’est peu par rapport aux 600 000 élus que compte la France. La question est de savoir si cela est vraiment de nature à opérer un changement sociologique et générationnel. Pas certain car il n’y a pratiquement aucune chance d’être élu d’une commune un peu importante (encore moins élu national)  sans le soutien de l’oligarchie qui cadenasse les candidatures ; Or les partis sont essentiellement composés d’élus (ou de candidats à l’élection).   Du coup on risque de créer en fait 500 poste de barons en plus alors que la vraie réforme serait de diminuer au moins de moitié des élus qui sécrètent bureaucratie et fiscalité tant au plan national que local. Or l’enjeu central du pays c’est de supprimer cette bureaucratie et cela passe précisément par une diminution du nombre de politiques et d’étages administratifs. Rappelons simplement que la fameuse décentralisation a surtout généré des gâchis énormes en matière tant d’investissements que de fonctionnement et notamment d’innombrables postes de fonctionnaires. Le Parlement français a adopté définitivement mercredi les deux projets de loi interdisant à partir de 2017 le cumul de fonctions exécutives locales -maire notamment- avec un mandat de député, de sénateur ou de parlementaire européen. L’Assemblée, qui dispose constitutionnellement du dernier mot, a procédé à l’adoption définitive des deux textes dans la version qu’elle avait votée le 20 novembre, ignorant celle votée la semaine dernière par les sénateurs, qui maintenaient le cumul pour eux-mêmes. Les groupes PS et écologiste ont voté pour, de même que celui du Front de gauche. En revanche, celui des radicaux de gauche a voté contre ainsi que le groupe UMP. La majorité de l’UDI (centriste) a voté contre, quelques-uns de ses membres s’abstenant. Le premier projet de loi, qui a été adopté par 313 voix contre 225, interdit à partir de 2017 le cumul d’un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale: maire ou adjoint, président ou vice-président d’une intercommunalité, d’un conseil départemental, d’un conseil régional, d’une société d’économie mixte ou bien encore d’un établissement public local. Ce texte étant une loi organique, le Conseil constitutionnel sera automatiquement saisi. Le second texte, qui a été voté par 300 voix contre 198, interdit ce même cumul aux parlementaires européens. Les détracteurs de la loi estiment que cette réforme promise par François Hollande va couper les élus de la réalité du terrain et l’UMP a promis de revenir sur le texte en cas d’alternance en 2017. Soixante pour cent des députés et sénateurs français exercent actuellement une fonction locale.  

 




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