Archive pour le Tag 'démocratie'

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Référendum : les limites de la démocratie

Référendum : les limites de la démocratie

Le référendum qui aux yeux de certains représente le sommet de la démocratie montre cependant ses limites et ses contradictions. Première observation,  la pratique du référendum implique une culture démocratique que beaucoup de pays n’ont pas. Surtout les pays habitués à utiliser la délégation de mandat au lieu de la démocratie directe. Du coup vote surtout pour des hommes, des camps pas pour des  pour idées.  La consultation directe exige un haut niveau de débat, une pratique ancienne ancrée dans la vie démocratique comme en Suisse  par exemple. Or en France comme dans d’autres pays le référendum trop rarement utilisé représente en fait l’arme nucléaire. Du coup il est rare que les citoyens répondent à la question posée et on instrumentalise le référendum pour exprimer un mécontentement plus général. Mécontentement exacerbé par les  populistes de tout poil trop heureux d’agglomérer toutes les contestations mêmes les plus contradictoires, toutes les frustrations et toutes les peurs. Aujourd’hui force est de constater que si des référendums se tenait dans tous les pays d’Europe on obtiendrait vraisemblablement à peu près la même réponse que pour le brexit. En cause évidemment l’immobilisme et la bureaucratie de l’union européenne mais encore davantage l’insatisfaction des citoyens vis-à-vis des institutions, des hommes et des femmes qui les représentent. Sur n’importe quel sujet le risque d’obtenir une majorité de non est probable. Preuve de cette contradiction la vie des Français sur la loi travail à laquelle ils sont opposés à hauteur de 60 % d’après les derniers sondages. Pourtant lorsque les Français sont sollicités sur la plupart des mesures importantes qui structurent le projet de loi ils manifestent leur approbation. Preuve d’abord que le projet de loi est mal connu et que c’est l’occasion d’exprimer aussi un rejet global de la politique voire au-delà de toute les institutions. Le référendum ne serait donc constitué le nec plus ultra de la démocratie. La vraie démocratie se mesure surtout à la qualité du débat avant une éventuelle consultation. La démocratie ne peut se réduire à dire oui ou non, à être pour ou contre  et de ce point de vue il faut accepter la complexité des problématiques qui sont posées au monde moderne et on ne peut en rester à une forme de démocratie néandertalien ne ;  la démocratie implique une vraie réflexion collective et ne peut se réduire à la mise d’un bout de papier dans une urne.

Contestation Loi travail : la démocratie menacée par les gauchistes (Laurent Berger)

Contestation Loi travail : la démocratie menacée par les gauchistes (Laurent berger)

Dans une interview au DDT Laurent Berger de la CFDT condamne la comédie qui se joue entre Manuel Valls et Martinez l’un comme l’autre ayant surtout pour objectif d’affirmer leur autorité (l’un au  sein de la CGT, l’autre du PPS). Laurent Berger dénonce aussi l’attitude quasi fasciste de militants d’extrême gauche qui mènent  des actions violentes et non démocratiques. Laurent Berger, déplore le « jeu de rôles » de la CGT et du Premier ministre autour de la loi Travail.

 

 

Le mouvement contre la loi Travail a démarré il y a 88 jours. Pourquoi ce conflit n’est-il toujours pas terminé selon vous?
Il y a deux causes principales. Le premier projet du gouvernement était inacceptable, il a été vécu comme punitif. Ce ressenti très négatif a perduré alors que le texte a largement évolué en faveur des salariés, grâce à notre action. L’autre raison, ce sont les postures. Nous assistons à un jeu de rôles où chacun prétend montrer ses muscles. Il y a d’un côté un gouvernement en difficulté et de l’autre une organisation syndicale qui a voulu refaire son unité. Voilà peut-être l’explication.

 

Comment en sortir?
C’est difficile à dire. Je constate que les blocages viennent de salariés et d’agents qui ne sont pas concernés par le projet de loi. Il ne faut non plus pas accepter la dérive des mouvements d’extrême-gauche, qui saccagent des locaux de la CFDT ou insultent des salariés. Il faut faire attention, poser les limites, on ne pas tout tolérer. Si un mouvement d’extrême-droite avait empêché la parution des journaux, nous aurions été un million dans la rue à défiler contre le fascisme.

 

Europe : la démocratie en danger ?

Europe : la démocratie en danger ?

 

 

La montée de différentes formes de nationalisme et des extrémismes radicaux fait craindre aux Conseil de l’Europe un affaiblissement de la démocratie. Depuis trois ans que l’organisation paneuropéenne publie cet état des lieux de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, ses principes fondateurs, c’est la troisième fois qu’elle constate une détérioration de la situation au sein des 47 Etats membres « L’Europe est dans une situation très dangereuse », a affirmé son secrétaire général, Thorbjorn Jagland, lors d’une conférence de presse à Strasbourg « Nous sommes confrontés à plusieurs crises simultanées, celle des réfugiés, le terrorisme, l’extrémisme, en même temps qu’à plusieurs conflits militaires sur le continent, tout ceci faisant monter les forces politiques les plus extrêmes dans de nombreux pays », a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre norvégien s’inquiète, dans ce contexte, du développement d’un « nationalisme législatif » par lequel les Etats s’affranchissent des conventions européennes et des règles de droit. Le rapport évoque à ce chapitre tant des pays d’Europe de l’Est comme la Russie, la Pologne et la Hongrie sur des questions constitutionnelles ou de droits de l’homme que d’autres, en Europe du Nord, qui tentent, par la modification des lois, de juguler le flot des réfugiés.  Clé de voûte de toute société démocratique, l’indépendance de la justice n’est jugée satisfaisante par les organes de surveillance du Conseil de l’Europe que dans 27 Etats sur 47, et l’indépendance des médias, dans 14 Etats sur 32 (la situation n’a pas pu être évaluée dans les quinze autres). Dans treize pays sur 44, la sécurité physique ou juridique des journalistes n’est pas garantie. C’est le cas notamment en Turquie et en Azerbaïdjan, cités dans le rapport,

(Reuters)

Vers une démocratie d’opinion ?

Vers une démocratie d’opinion ?

 

 

On pourrait bien glisser doucement d’une démocratie représentative vers une démocratie d’opinion. Premier facteur explicatif, la démocratie représentative n’est précisément pas représentative de la sociologie française puisque les élus  sont composés en grande partie de fonctionnaires, de bobos et de classes aisées qui n’ont qu’une vue approximative des réalités sociales concrètes. Du coup, les programmes électoraux sont des chiffons de papier jetés dans la corbeille sitôt l’élection passée. D’une certaine manière, c’est heureux car ces programmes mélangent promesse utopique et contradiction. La vérité c’est que la plupart des partis sont incapables de faire une analyse pertinente de la problématique économique, sociale, environnementale voire sociétale encore moins d’avoir une vision du long terme.  Du coup, à peine élus l es gouvernements sont soumis aux pressions corporatistes de toutes sortes. Heureusement, le vide se comble petit à petit avec la multiplication des sources ce d’information qui permet à chacun de se faire sa propre analyse. Ainsi se dégagent  des mouvements d’opinion assez cohérents sur les grandes questions économiques sociales et sociétales. Il en est ainsi  par exemple ainsi sur la question de la déchéance de nationalité considérée par les bobos, nombre de politiques et les grands médias comme complètement inefficace voire inutile. Une modification pourtant approuvée à plus de 70 % par l’opinion en raison précisément des conséquences qu’elle entraînera inévitablement sur le rapport aux valeurs républicaines. Autre exemple également concernant la dégressivité des allocations chômage largement approuvée. Il en est de même concernant l’aménagement voire la suppression des 35 heures dont les Français ont compris qu’elles  avaient tué la compétitivité de l’économie et fait grimper le chômage. On objectera parfois avec juste raison qu’on ne fait pas une politique en additionnant des sondages. L’addition de la totalité des sondages pouvant déboucher sur des contradictions difficiles à gérer. Reste que la nouvelle démocratie est en train de se construire et que des mouvements d’opinion cohérents contraignent les gouvernements notamment celui de Hollande à opérer des réorientations. D’une certaine façon c’est une remise en cause du caractère monarchique de la république qui au passage va aussi remettre en question de vieux clivages idéologiques complètement obsolètes.

FN : danger pour la démocratie (sondage)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

Personne ne peut nier la très forte percée électorale du front national lors de toutes les élections. Cependant à l’occasion des régionales, le Front National a démontré son incapacité à dépasser un certain seuil pour emporter les élections. L’exemple le plus significatif étant celui du Nord où au premier tour Marine Le Pen a fait un score exceptionnel qui normalement la mettait en position de devenir présidente de la région et qui finalement s’est nettement fait battre au second tour. En cause la défiance que suscite ce parti qui certes a réussi en partie sa  diabolisations mais semble avoir atteint ses limites. En clair par exemple Marine Le Pen pourrait faire un score très satisfaisant au premier tour des élections présidentielles de 2017, il est même fort possible qu’elle se qualifie pour le second tour. Mais il est vraisemblable qu’elle n’aura aucune chance de l’emporter et qu’elle sera nettement battue autant face à un candidat de droite que le gauche. Parmi les facteurs explicatifs des limites électorales du front national  une image particulièrement anxiogène aussi bien concernant les questions sociétales que les questions économiques. Sur le plan économique, les propositions du Front National par ailleurs très contradictoire mèneraient tout droit à la faillite du pays (croissance, chômage, déficit) ;  sur le plan sociétal le Front national fait peur et la tonalité toujours agressive et provocatrice de Marine Le Pen n’y est pas pour rien. Cinquante-six pour cent des Français (+2) considèrent que le Front national représente « un danger pour la démocratie », un niveau de défiance inédit depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti (2011), selon le baromètre annuel TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+ diffusé vendredi. « Un coup d’arrêt semble porté au phénomène de ‘dédiabolisation’ du FN », malgré des scores électoraux en hausse, relève l’institut. Les personnes interrogées estiment a contrario à 38% (inchangé par rapport à février 2015) que le FN n’est pas un danger pour la démocratie, six pour cent ne se prononcent pas. L’image de Marine Le Pen se détériore aussi par rapport à 2015 : seuls 28% des Français (-6 par rapport à février 2015) jugent que la dirigeante d’extrême droite est « honnête » et « inspire confiance », contre 62% (+5) qui pensent le contraire. Dix pour cent ne se prononcent pas. En outre, 67% (-2) des personnes interrogées considèrent qu’elle n’est pas capable de prendre des décisions, 59% (inchangé) qu’elle n’est ni sympathique ni chaleureuse, 66% qu’elle ne ferait pas une bonne présidente de la République. Vingt-trois pour cent (-6) souhaitent lui voir jouer un rôle dans les mois ou les années à venir. Soixante-trois pour cent (+1) des Français se disent en désaccord avec les idées du FN, 31% en accord. Six pour cent n’expriment pas d’opinion. Comme en février 2015, 62% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais voté FN et ne pas l’envisager à l’avenir, 19% (+1) qui l’ont fait projettent de le faire à nouveau, 6% (+2) n’entendent pas voter FN à nouveau, 9% (-2) qui n’ont jamais mis un bulletin FN dans l’urne envisagent de le faire. Quatre pour cent ne se prononcent pas. Une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 est jugée probable par 31% des Français contre 65% qui pensent le contraire. Quatre pour cent sont sans opinion.

La démocratie numérique en route (Loïc Blondiaux)

La démocratie numérique en route (Loïc Blondiaux)

 

Pour, Loïc Blondiaux, professeur de sciences politiques, la démocratie numérique est en route même si elle manque encore beaucoup de visibilité. La multiplication des sites et autres plateformes permet en effet d’accéder rapidement à l’information et surtout de confronter la diversité des analyses. Ce pourrait être un des moyens pour changer une pratique politique usée jusqu’à la corde.  Loïc Blondiaux, professeur de sciences politiques, est chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) et enseigne à l’université Paris-I. (interview le Parisien)

Assistons-nous à un essor des initiatives citoyennes ?
Loïc Blondiaux. Ce qui me frappe, c’est la multiplication des plates-formes, notamment numériques, qui visent à renouveler la démocratie. Il y a une effervescence au niveau local. Une fraction de la population, même si elle est peu visible, veut changer la manière de faire de la politique. Il y a deux ou trois ans, ce frémissement citoyen n’existait pas.

Comment l’expliquez-vous ?
Par le niveau d’exaspération et de défiance des citoyens. Ils ont le sentiment que ceux qui sont au pouvoir ne sont plus capables de renouveler le fonctionnement de la démocratie. Le match qui se profile entre Sarkozy, Hollande, Juppé ou Marine Le Pen montre qu’en haut, ça bouge très lentement. Il y a aussi, chez nos élites politiques, un sentiment de supériorité de plus en plus mal perçu. Cette déception se traduit soit par une protestation radicale qui peut se convertir en vote FN, soit par des tentatives plus pragmatiques de changer la politique.

Les citoyens ne feraient pas moins bien que les élus, en somme…
C’est ce qu’on pourrait appeler la « do it yourself democracy » (NDLR : faites vous-même la démocratie). On n’est plus dans l’attente de solutions venues d’en haut, on expérimente soi-même.

Ça peut changer la donne ?
Cela a été le cas en Espagne, en Grèce ou en Italie. En période de crise, ces mouvements peuvent bousculer les formations traditionnelles. En France, il y a une multiplication d’initiatives très disparates, mais qui n’apparaissent pas comme une alternative possible. Le système politique français est extrêmement verrouillé par les partis dominants.

Mais les politiques s’y mettent !
Certes, des collectivités locales ont intégré cette dimension. Et le gouvernement met en place des consultations autour de projets de loi. Mais ça n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Bien souvent, ces consultations ne portent pas sur l’essentiel ou n’influencent pas fortement la décision

 

(avec Le Parisien)

Élections régionales :une caricature de la démocratie

Élections régionales :une caricature de la démocratie

De toute évidence la consultation électorale pour les prochaines élections régionales va  démontrer les limites de l’exercice démocratique. Ces élections vont d’abord marquer le désintérêt des Français pour la chose publique. Il faut en effet s’attendre à une abstention de l’ordre de  50 %. Des Français, pour à peu  près la moitié des électeurs, qui  ignorent à quoi servent les régions et même quels courants politiques les dirigent actuellement. Par ailleurs le gouvernement a ajouté un peu plus de confusion sur la nature de la consultation. Il faut se rappeler la réforme régionale ambitionnait  de rationaliser les structures administratives avec la suppression des départements et la réduction du nombre de régions. Sous la pression du lobby des élus, on a abandonné la suppression des départements qui constituait le cœur de la réforme. En outre le nouveau découpage correspond encore moins qu’avant à des réalités économiques sociales ou culturelles. La plupart de ceux qui iront voter, c’est-à-dire à peine la moitié du corps électoral, vont transformer cette consultation locale en protestation nationale contre d’une part le gouvernement, d’autre part contre les partis classiques de la droite comme de la gauche. Finalement les contenus programmatiques des candidats importent peu. On leur pardonne même d’ignorer les réalités socio-économiques des régions où ils sont candidats. Pour l’essentiel les électeurs voteront en fonction d’une problématique nationale et plus précisément pour manifester leur mécontentement. Une sorte de vote défouloir regroupant toutes les insatisfactions et toutes les contradictions. Au final, c’est-à-dire au deuxième tour, des responsables seront élus à la direction des régions mais avec un pourcentage de voix ridicule par rapport au corps électoral à savoir autour de 20 %. Une représentativité pour le moins discutable. La transformation de cette consultation en référendum de protestation peut d’une certaine manière être considérée comme une caricature de la démocratie.

 

 

 

Burkina Faso : la caricature de démocratie

Burkina Faso : la caricature de démocratie

 

 

Depuis son indépendance en 1960, le Burkina n’aura pratiquement connu qu’une succession de coups d’Etat. A chaque fois les militaires se sont emparés illégalement du pouvoir quitte après avoir maîtrisé tous les leviers de l’État à le faire légitimer par des pseudos élections. Cette fois c’est Le général Gilbert Diendéré, chef de la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir au Burkina Faso. Il succède à Blaise Compaoré , autres putschiste qui voulaient prolonger son mandat de manière illégale. Ce qui est en jeu c’est le pouvoir et les privilèges de la garde présidentielle menacée d’être dissoute. Une garde présidentielle qui a permis à compaoré aurait d’asseoir son pouvoir pendant 27 ans. Pour éviter cela la garde présidentielle a tout simplement annoncé la destitution du président de transition Michel Kafando et de deux ministres de son gouvernement et  leur arrestation. Dès lors  on voit mal comment les élections présidentielles et législatives pourraient se tenir dans de bonnes conditions à la date prévue le 11 octobre. Certes devant les protestations internationales les désintéressés viennent d’être relâchés.  Michel Kafando est en bonne santé, a déclaré le général Diendéré à des journalistes avant de préciser que le Premier ministre burkinabé par intérim, Yacouba Isaac Zida, restait assigné à résidence. A Ouagadougou, la capitale, les forces de sécurité ont tiré en l’air dans la matinée pour disperser des manifestants qui bloquaient plusieurs rues à l’aide de pneus enflammés. Les manifestants réclamaient la libération de Kafando et la tenue des élections présidentielle et législatives comme prévu le 11 octobre. Le général Diendéré doit rencontrer dans la journée le président sénégalais Macky Sall, qui préside actuellement la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et doit mener une médiation avec son homologue béninois Thomas Boni Yayi. Sur son compte Twitter, l’Union africaine a condamné le coup d’Etat et annoncé avoir décidé à l’unanimité la suspension du Burkina Faso de sa qualité de membre. Le coup d’Etat à Ouagadougou a été condamné par les Etats-Unis, la France, ancienne puissance coloniale, et les Nations unies, qui ont réclamé la reprise du processus de transition démocratique. La garde présidentielle du Burkina Faso a annoncé jeudi la dissolution du gouvernement de transition et la création d’un « conseil national pour la démocratie » dirigé par Diendéré, qui a été pendant 27 ans le bras droit de l’ancien président Blaise Compaoré, renversé par des manifestations en octobre 2014. Les frontières terrestres et aériennes du pays, qui avaient été fermées jeudi, ont été rouvertes et les nouveaux dirigeants burkinabés ont affirmé ne pas vouloir rester longtemps au pouvoir. Juste sans doute le temps de préparer l’élection d’un homme qui aura le soutien de la garde présidentielle et de l’armée en général.

 

Le 49-3 : » un déni de démocratie » ( Hollande….. en 2006)

Le 49-3 : » un déni de démocratie » ( Hollande….. en 2006)

 

La première utilisation du 49-3, en février dernier, avait longtemps été discutée et même écartée au début du mois de janvier par François Hollande.  »J’ai la même méthode depuis le début du quinquennat. Faire un dialogue avec le Parlement, permettre que des améliorations puissent être apportées, que des corrections puissent éventuellement être données. Ensuite, il y a un vote. Je n’ai pas à présupposer qu’il serait tellement difficile qu’il conviendrait d’utiliser des méthodes contraignantes« , assurait-il sur les ondes de France Inter Le nouveau recours à cet article est, lui, dans les tuyaux depuis plusieurs jours. Invité de Jean-Michel Aphatie le 10 juin dernier, Claude Bartolone laissait entendre que l’encadrement des indemnités des prud’hommes, ajouté sous forme d’amendement à la loi Macron, pourrait faire l’objet d’une utilisation du 49-3.  »Si l’on veut profiter de la vague de reprise que l’on constate, on ne peut pas passer des années à discuter (…) Je sais ce que représente comme brutalité législative le 49-3 mais il y a des signaux à donner », expliquait-il alors. Ce sera donc la deuxième fois que le gouvernement engage sa responsabilité depuis le début du quinquennat de François Hollande. En 2006 pourtant, le chef de l’État avait dénigré l’utilisation du 49-3 par le gouvernement de Dominique de Villepin lors du vote du projet de loi sur l’égalité des chances, qui contenait le controversé CPE. François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, se montrait autrement plus sévère avec ce que les détracteurs de cette procédure n’hésitent pas à appeler « la force de dissuasion nucléaire ». « Si le gouvernement prenait au prétexte de préoccupations d’urgence, de peur, la décision de recourir au 49-3, ce serait une violation des droits du Parlement », avertissait-il. Avant de dénoncer, une fois la décision actée, « une troisième violation des droits du Parlement en quelques semaines, une brutalité, un déni de démocratie, une manière de freiner ou d’empêcher la mobilisation ».  Un revirement que le Président a justifié mardi 24 février au détour d’un discours de remise de Légion d’honneur à Jean-Noël Jeanneney :  »À l’époque, il y avait des centaines de milliers de personnes dans la rue, il y avait une réforme qui n’était même pas engagée au Parlement ou très mal. Et surtout, ce CPE n’a jamais été promulgué par le président de la République, alors que je peux vous assurer que je promulguerai la loi Macron au moment où elle aura été définitivement votée par le Parlement ».

Tunis- terrorisme : la démocratie en danger partout dans le monde

Tunis- terrorisme : la démocratie en danger partout dans le monde

 

Une réplique pas à la hauteur car avec la multiplication du terrorisme , c’est la démocratie qui est visée. Pour lui substituer un hypothétique califat et la charia. Ce qui justifie toutes les violences, toutes les folies y compris quand on fait exploser des fillettes sur les marchés. Des folies meurtrières de détraqués, de voyous, d’ abrutis. La moitié de l’Afrique noire est menacée, le Maghreb, les émirats, l’Arabie Saoudite, la Syrie, la Lybie, l’Irak et même la Turquie. Les pays occidentaux avec des attentats mis en scène et  médiatisés par l’Etat islamique. Pourtant la moitié des djihadistes ( environ 40 000) présents dans l’Etat islamique sont étrangers avec un très fort contingent en provenance de pays occidentaux. Face à cela on ne peut se satisfaire de déclarations anodines comme  « nous condamnations avec fermeté » ( Valls). Il faut agir vite et fort. D’abord résister , renoncer à la peur, dénoncer, se tenir debout, lutter sans relâche contre ce totalitarisme d’un autre siècle. Ensuite réagir avec beaucoup avec uen vraie  fermeté tant dans  le fief de l’Etat islamique qu’ à l’extérieur. De ce point de la vue les répliques ne sont pas à l hauteur de l’enjeu. On a vu par exemple en, France la désuétude des dispositions prises après les attentats. Une sorte de doliprane pour soigner ce cancer de la violence. Même insuffisance au plan infranational où l’union sacrée internationale demeure assez virtuelle. L’Europe dans cette affaire est lamentable, comme toujours sa politique étrangère set insignifiante , les allemands, bien d’autres, sosnt davantage préoccupés de business que de lutte contre ce terrorisme. En fait la France est isolée, non seulement l’Europe ne s’engage pas physiquement mais elle ne veut pas même partager les coûts de l’engagement des troupes françaises. Il faudra autre chose pour exterminer ce fanatisme de détraqués du monde entier qui trouvent  une  légitimité à leur violence grâce une conception préhistorique de leurs conceptions religieuses mais aussi morales, politiques et sociétales. La lutte contre ce totalitarisme, cette barbarie doit concerner tous les pays, toutes les sociétés démocratiques, tous les citoyens. Des citoyens qui doivent exiger bien davantage dans l’engament de leur pays. Si la communauté internationale  ne peut éradiquer violence  de 40 000 djihadistes comment ferait-elle  face à une  guerre avec l’engagement de plusieurs millions de combattants ?

Salon de l’agriculture :la démocratie au cul des vaches

Salon de l’agriculture :la démocratie au cul des vaches

 

Le salon est évidemment un événement incontournable et en général une  manifestation réussie et très fréquentée. Y compris par la faune politiques où toutes les espèces seront aussi présentes. Des dizaines de bêtes de concours qui vont caresser le cul des vaches,  serrer les pognes des agriculteurs et avaler en vrac saucisson, fromage,  bière, vinasse et verre de lait. Estomac sensible s’ abstenir. C’est là que s’obtient pour les politiques le brevet de ruralité  et en même temps …ça prépare r les municipales . Hollande a prévu d’y demeurer  6 heures. En 2012 avant les élections,  il y était resté 12 heures. On peut penser qu’on va assister à un record de présence pour d’autres leaders cette fois encore. Pour préparer la visite du président de la république, on a   assoupli un peu les règles concernant l’utilisation des pesticides et les créations s d’élevages . La visite au salon vaut bien quelques concessions à l’agriculture et l’élevage intensif ! Pas la peine de préparer de grands discours pour nos élus ‘  » bonjour, ça va, c’est excellent, une caresse sur le cul des vaches et on passe au stand suivant t » . La démocratie quoi ! Une vraie visite du terrain avec de vraies vaches, de vrais agriculteurs, de vrais échanges. Et surtout uen masse de caméras pour rendre compte de l’intérêt porté à cette France profonde qui pourtant ne réunit plus que 20% de la population pendant qu’on parque les autres 80% dans des villes de plus en plus concentrées et ingérables ( ces le concept de croissance endogène !). Une agriculture de plus en plus concentrée également grâce aux cultures industrielles  bourrées de pesticides d’engrais, garce aux fermes  géantes,  aux animaux emprisonnés dans des cages pour éviter la perte de poids. La progrès quoi :! De quoi justifier la présence de nos élites dans ce lieu qui réunit  politique, produits de la ferme et  démocratie. vivante. On en vient même à  se demander si le sénat et l’assemblée ne font pas douve emploi avec ce salon. On attend surtout avec impatience comment Valls va placer son couplet sur l’autorité, certainement qu’il va encore affirmer « qu’il ne reculera pas »  , devant le ridicule cette fois ?

Ukraine : une erreur d’analyse de la démocratie en Russie ( parlement britannique)

Ukraine : une erreur d’analyse de la démocratie en Russie ( parlement britannique)

 

Le parlement britannique critique ouvertement le manque de pertinence de la politique européenne ( donc aussi de la Grande Bretagne) à l’égard de la Russie. En faiat l’union européenne s’est laissée endormir par Poutine comptant sur l’avancée de la démocratie en Russie pour modérer l’expansionnisme russe. Nombre d’occidentaux se sont laissés prendre au piège de l’illusion russe. Poutine n’a en effet rien du démocrate, c’est un dictature qui a d’ailleurs tue toute opposition politique, toute liberté d’expression et maintenu son peuple dans l’ignorance la plus totale. Cela pour jouer sur le nationalisme qui justifie cet expansionnisme territorial. Même en France.  Poutine a compté de nombreux supporters naïfs (ou intéressés) , il en compte encore y compris chez Mélenchon et  au FN. Il faut pourtant convenir que Poutine à l’intelligence plus que moyenne pour ne pas dire davantage ne comprend que la force, pur produit du KGB, il est toujours dans cette logique de «  la fin justifie les moyens » mêmes les plus tordus. Le rapport de la commission parlementaire britannique publié vendredi est accablant. L’Union européenne et la Grande-Bretagne ont fait des erreurs « catastrophiques » dans leur gestion de la crise ukrainienne, dans laquelle elles sont entrées « comme des somnambules ». Ces critiques de la commission des affaires européennes de la Chambre des Lords interviennent alors qu’un cessez-le-feu entre les forces de Kiev et les insurgés de l’est de l’Ukraine est menacé par de nombreuses violations. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d’armer les rebelles et d’envoyer des soldats en Ukraine, ce que Moscou dément régulièrement. La commission parlementaire estime que « l’UE, et par voie de conséquence le Royaume-Uni, sont entrés comme des somnambules dans cette crise », a déclaré Christopher Tugendhat, le président de cette commission.  »L’absence d’une capacité analytique robuste, au Royaume-Uni et dans l’ensemble de l’UE, a conduit à une erreur d’interprétation catastrophique de l’atmosphère dans la période précédant la crise », a-t-il dit.  Selon le rapport, la relation entre l’UE et Moscou a longtemps été basée sur un « postulat optimiste » selon lequel la Russie était engagée sur un chemin menant à plus de démocratie. Selon la commission, le déclin de l’expertise sur les questions relatives à la Russie au sein du ministère des Affaires étrangères britannique et chez ses homologues européens a fait obstacle à la formulation d’une « réponse faisant autorité ». Ce rapport de la commission est le dernier coup porté à l’administration de David Cameron sur cette question, après que sa politique étrangère a été jugée « non pertinente » par un ancien commandant britannique de l’Otan, le général Richard Shirreff.

 

Juppé sifflé à Bordeaux où le difficile apprentissage de la démocratie à l’UMP

Juppé sifflé à Bordeaux où le difficile apprentissage de la démocratie à l’UMP

 

 

Décidemment l’UMP a des difficultés avec la démocratie qu’il s’agisse de remplacer ses dirigeants comme avec l’affaire Copé-Fillon où les bulletins truqués on empêché Fillon d’être élu ou encore sur le terrain dans les débats contradictoires où les intervenants sont sifflés. La preuve sans doute que la typologie de certains  militants UMP marqués à droite est plus proche des extrêmes que des formations démocrates classiques. Certes il s’agissait à Bordeaux de la réunion des fans de Sarkozy, pas vraiment une réunion de débat plutôt un show à l’américaine de Sarkozy, une sorte de stand-up,  avec des partisans sectaires. Cela traduit quand même quelque chose d’assez malsain à l’UMP  qui fait du complot permanent voire de la haine de l’autre l’essence de son fonctionnement démocratique. Certes dans les autres formations politiques tout n’est pas parsemé de roses mais à ce point de détestation et de coups fourrés c’est rare et même inquiétant pour la démocratie française. et  Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, tous deux candidats à la présidence de la République en 2017, n’ont pas connu la même fortune lors du meeting que tenait l’ancien président à Bordeaux. Alain Juppé, maire de la ville, a été sifflé par la foule alors qu’il évoquait le rassemblement avec le centre et des primaires ouvertes avec la droite. « C’est la première fois qu’on voyait les deux hommes ensemble publiquement et ça ne s’est pas bien passé, mais ce n’est pas le drame du siècle, nous devons éviter la guerre des chefs », affirme Benoist Apparu, député-maire UMP de Châlons-en-Champagne et soutien d’Alain Juppé, au micro de France 3. « Je regrette que dans une réunion publique UMP, on puisse siffler un responsable, ça n’aurait pas dû se produire », a déclaré Bruno Le Maire, député UMP de l’Eure et rival de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l’UMP. « J’ai trouvé que ce moment était regrettable, bête », a jugé Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP de l’Essonne.

 

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

Lutte contre le terrorisme djihadiste : la démocratie mal armée

 

De toute évidence les démocraties sont mal armées pour lutter contre les nouvelles formes de terrorisme des djihadistes. L’environnement juridique, l organisation du renseignement et les forces de police ne paraissent pas adaptés pour faire face à cette barbarie. Comment en effet comprendre que près de 1000 français ait pu rejoindre la Syrie (le plus fort contingent d’Europe), Comment comprendre qu’ils puissent ensuite revenir souvent sans être inquiétés ? Comment enfin comprendre que nos sanctions soient  auusi dérisoires, voire nulles ? Témoins ces deux jeunes filles de 16 et 17 ans simplement remises à leur familles. Autre exemple ces trois djihadistes rentrés tranquillement en France sans être inquiétés.  Si on suite les procédures judicaires traditionnelles comment prouver que les djihadistes français ont commis des actes répréhensibles avec preuve à l’appui ? En fait les démocraties  sont plombées par leur respect des libertés individuelles et tétanisée par la violence cette barbarie. Certes il y a des réponses militaires mais sur le territoire d’origine la stratégie parait bien mal adaptée pour lutter contre le terrorisme ; Il faudra sans doute attendre plusieurs attentats pour qu’on se libère de l’approche classique  de la délinquance criminelle. En l’espèce, il s’agit d’une guerre, guerre contre un pays, guerre contre les Français  et guerre contre tous ceux qui ne pensent pas comme l’Etat islamique. Il faut donc des moyens d’exception adaptés aux situations de guerre tant à l’extérieur de nos frontières qu’à extérieur. En premier lieu sans doute réorganiser complètement les renseignements en sollicitant de nouvelles filières, en mobilisant toues les sources ; En second lieu en renforçant considérablement l’arsenal de sanctions enfin en prenant des mesures radicales vis-à-vis des recruteurs y compris en prison.

Démocratie française : le choix entre des incompétents et/ou des voyous

Démocratie française : le choix  entre des incompétents et/ou  des voyous

La France est en face d’un choix très contraint en matière de démocratie, soit elle opte pour l’élection d’incompétents, soit elle choisit des affairistes. Certains cumulant t les deux qualités. Globalement cependant c’est  surtout l’incompétence des élus qui est en cause et cela à tous les niveaux de responsabilité politique. A cet égard les collectivités  locales  ne sont guère mieux gérées que l’Etat. D’une manière générale la décentralisation a généré des une gabegie financière qui se traduit notamment par un su endettement et la montée de la fiscalité locale. En cause évidemment la sociologie de nos élus pour la plupart des fonctionnaires convaincus que la fiscalité et la bureaucratie sont les deux leviers essentiels d’une bonne gouvernance. Pas étonnant que les institutions, les partis, d’une manière générale les organisations dites représentatives soient autant discrédités auprès de l’opinion.  A cela s’ajoute des institutions obsolètes, une sorte de monarchie républicaine qui assure certes la stabilité politique mais aussi en même temps l’immobilisme et la médiocrité. Du coup quand la croissance fait défaut les tares françaises sont encore renforcées Exemple d’Alstom fleuron de l’industrie française illustre bien la paralysie de nos élites devant les choix stratégiques ; d’une coté Hollande propose  pour un deal énergétique avec l’Allemagne mais de l’autre il va laisser  filer Alstom chez l’américain GE, se contentant des promesses sur le maintien de emploi, des promesses du type de celles de Mittal qui ne durent que l’espace de quelques printemps. Qui connait quelque chose à ce dossier ? Hollande l’apparatchik, Sapin le fonctionnaire, Montebourg le flambeur inefficace ? Et Ségolène qui d’habitude s’exprime sur tout se tait sur ce dossier qui pourtant est directement lié aux enjeux écologiques (maitrise et diversification de l’énergie, politique des transports) °. Pourtant la quasi-totalité des commandes d’Alstom sont des commandes publiques (Etat, collectivités locales), des commandes facturées au prix fort qui ont notamment plombé les déficits de la SNCF, d’EDF ou des collectivités. (Faute de concurrence à l’époque). L’adhésion de Hollande à l’irresponsable politique austérité de l’Europe est un autre exemple de cette incurie de la gouvernance. Comment en effet résorber des déficits en quelques années alors que la croissance est insignifiante alors que ces déséquilibres budgétaires sont le fruit d’un endettement de plus de 30 ans Si le rétablissement de grands équilibres est nécessaire,  il est suicidaire de voulait le réaliser en si peu de temps et dans une période de crise économique. La réalité c’est que nos élus n’ont en fait aucune vision, aucune stratégie, sans doute pour beaucoup aucune conviction et qu’ils naviguent au gré des modes des experts autoproclamés la plupart récemment convertis aux vertus de l’ultra libéralisme mais qui hésiteront pas à changer de religion après le séisme politique des élections européennes.

Les « affaires » politiques ou la préhistoire de la démocratie

Les affaires politiques ou la préhistoire de la démocratie

 

Coups bas, intrigues, corruptions, délations caractérisent le fonctionnement de notre système démocratique. De quoi s’interroger sur la nature de notre démocratie. En cause sans doute la crise qui contraint nombre de responsables à utiliser des subterfuges pour se maintenir au pouvoir. D’une certaine manière nous sommes encore dans l’ère de la préhistoire de la démocratie. Une démocratie qui se réduit  pour l’essentiel au dépôt d’un bulletin dans les urnes et qui perpétue en fait une monarchie républicaine où les citoyens sont ignorés sitôt les élections passées. Le pouvoir est accaparé par une oligarchie qui se partage postes et privilèges et emploie tous les moyens pour y parvenir y compris les plus condamnables. On pourra objecter que ces phénomènes n’affectent pas seulement la France, ce qui ne constitue pas une raison pour admettre de telles pratiques. En fait le pays manquent d’hommes d’Etat et les partis sont surtout constitués de politiciens professionnels ; tous ne sont pas corrompus, loin s’en faut, mais la plupart faute de compréhension de la nature de la crise naviguent au gré des vents, des modes,  des intérêts, des alliances de circonstances. La seule conquête du pouvoir constitue une objectif en soi quand la vision, le courage, la stratégie font défaut. A chaque élection, on promet tout et n’importe quoi, c’est la condition pour être élu. Passé échéance électorale, c’est évidemment la déception voire la colère.  L’atmosphère nauséabonde actuelle va encore amplifier le discrédit qui affecte toute la classe politique et se traduire par l’abstention et le vote des extrêmes. Avec un pays encore davantage ingouvernable aujourd’hui tellement sont nombreuse les contradictions à surmonter. La crise politique prend se racines dans la crise économique mais elle est tout autant culturelle car il faudra bien un jour réfléchir sérieusement  sur le concept de démocratie, sur ses modalités, sur son évaluation. En attendant, et pendant encore un long moment, il faudra se satisfaire de cette démocratie obsolète et de se perversités  inévitables.

Sondage démocratie : 87% des français pas écoutés par les politiques

Sondage démocratie : 87% des français pas écoutés par les politiques

Ce n’est pas seulement une crise de popularité mais une véritable crise de régime, d’une crise  de la démocratie représentative. Les français ne croient plus leurs politiques et dans cette démocratie mélange de monarchie et d’oligarchie. La démocratie représentative a atteint ses limites ; réduite au seul vote pour des élus discrédités, cette démocratie n’est plus qu’une caricature. Le discours convenu, cocktail de langue de bois et de mauvaise foi ne passe plus. En fait c’est aussi une contestation d’une caste qui ne se renouvèle pas et qui a transformé la fonction élective en métier (ou en accessoire de rémunération) ; du coup cette oligarchie est coupée du réel, des préoccupations concrètes notamment en matière économique et sociale. Sur 6000 000 élus au plan national, 300 000 environ sont politisés (les autres surtout dans les communes rurales sans véritable appartenance). Ces 300 000 représentent à peu près les effectifs réels des partis politiques. Pour la majorité ils sont composés de fonctionnaires qui n’ont qu’une vision très approximative du fonctionnement de l’économie et des réalités sociales.   Des partis essentiellement d’élus qui s’autodésignent et font toute leur carrière dans la politique. La preuve l’âge moyen est de 58 ans. La grosse majorité des français ne fait plus de différence entre la droite et la gauche, c’est toute la classe politique qui est discréditée. Il ne s’agit pas seulement d’une contestation du mode d’élection des candidats au pouvoir mais du fonctionnement même du débat démocratique où la médiation demeure très formelle. Même les grands médias ne trouvent plus grâce auprès des français (d’où notamment la crise de la presse).La confiance des Français en leur personnel politique a continué de s’effondrer en 2013, selon un sondage effectué par OpinionWay pour le centre de recherche de l’Institut de sciences politiques de Paris (Cevipof), rendu public lundi. 60% disent ne faire confiance ni à la droite ni à la gauche pour gouverner le pays, au lieu de 52% lors de la précédente enquête, en décembre 2012. Elles sont seulement 11% à faire confiance aux partis politiques, 23% aux médias et 28% aux syndicats, alors que l’armée jouit d’une cote de confiance de 74%, la police de 68%, l’école de 67% et les associations de 65%. Selon ce sondage réalisé avant les révélations sur la liaison présumée entre le président François Hollande et une comédienne, 87% des Français estiment être peu ou pas du tout écoutés par les responsables politiques. Les sondés sont 69% à juger que la démocratie ne fonctionne pas très bien ou pas bien du tout en France (au lieu de 54% en 2012). Pourtant, 57% disent s’intéresser à la politique. UMP et Front national font désormais jeu égal : 36% des sondés jugent que la première représente le mieux l’opposition de droite et autant émettent le même jugement sur le FN. Les personnes interrogées sont 34% à faire confiance à la présidente du FN, Marine Le Pen, au lieu de 32% en 2012. Seulement 20% disent faire confiance à François Hollande, au lieu de 27% il y a un an. Son prédécesseur UMP, Nicolas Sarkozy, recueille 36% d’opinions favorables, au lieu de 37%. L’actuel Premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, ne recueille pour sa part que 18% d’opinions favorables, au lieu de 24% il y a un an. Les sondés sont 34% à estimer que le mot « morosité » reflète le mieux leur état d’esprit actuel (+3), pour 31% c’est « lassitude » (+2) et pour 30%, « méfiance » (-2).

L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

 

C’es une évidence, aux yeux des français aucun parti ne parait en situation de répondre de façon pertinente à la crise. Coté PS, le gouvernement en fait la démonstration en cumulant fiscalité, déséquilibre financier, croissance atone et chômage. Coté UMP, c’est encore l’heure de la division, Copé d’un coté, Fillon de l’autre, les quadras qui se neutralisent, Sarkozy qui menace de créer un nouveau parti ; les propositions de l’UMP sont au stade de l’ébauche et son bilan encore récent ne crédibilise pas un projet encore confus ; aux extrêmes, c’est la dénonciation qui fait office de projet  et les perspectives  programmatiques paraissent pour le moins contradictoires. Du coup ce qui caractérise la France, c’est une vide politique qui laisse le champ libre à l’expression de tous les corporatismes, tous les conservatismes. En  cause sans doute le repliement de la classe politique sur elle même, coupée de réalités économiques et sociales et qui a professionnalisé une fonction qui ne devrait être que temporaire. A la différence de nombreux pays, les battus d’un scrutin se représentent au suivant et le pouvoir est confisqué par une  oligarchie sclérosée. On ne parle d’ailleurs plus de fonctions électives mais de carrière politique, sans honte aucune. Nombre d’élus nationaux n’ont jamais mis les pieds dans l’économie réelle et ignore toute de l’entreprise. Beaucoup viennent de l’ENA, de sciences-Po ou encore débute leur carrière comme attaché parlementaire. C’est d’un tsunami sociologique dont a besoin le système politique afin que les différentes catégories socio professionnelles soient représentées de manière équitable. Une bonne mesure pour permettre ce changement serait d’interdire les fonctions politiques aux fonctionnaires comme l’avait proposé en son temps Raymond Barre qui fut peu écouté sur ce point. (Ou alors demander la démission de ces fonctionnaires quand ils sont élus). La consanguinité administration-politique faiat émerger une typologie de responsables qui se caractérise par une compétence, une conviction et un courage pitoyables. Le meilleur exemple est sans doute celai du président de la république qui aura passé toute sa vie dans les appareils et les mandats électifs. Bilan on parle de l’inversion de la courbe du chômage en ignorant que l’enjeu central c’est la compétitivité et la croissance.

FN -Brignoles: avertissement ? Non, coup de pied au cul de la démocratie

FN -Brignoles: avertissement ? Non, coup de pied au cul de la démocratie

 

 

Il n’ya pas lieu de se réjouir de la victoire du FN à Brignoles qui n’est que la conséquence du désaveu des partis de gouvernement qui ont été incapables de gérer la France depuis 30 ans. En réalité le FN n’a nullement besoin d’analyse, de projets, de programmes, il n’a pas même le besoin de s’exprimer. Moins Marine Lepen parle et plus elle est crédible . le FN surfe sur les insuffisances, les contradictions et même les trahisons des partis de gouvernement. Il récolte la mise sans rien faire de significatif, y compris en présentant des candidats inconnus, pas même issus de la région où ils se présentent (finalemenet le même parachutage que les dans les autres partis !)  Evidemment sans aucun programme crédible hormis un catalogue de dénonciations ; bref un vote de rejet des partis traditionnels et non d’adhésion. Ce n’est pas seulement un avertissement, un rappel à l’ordre mais un véritable coup de pied au cul de la démocratie. Quand il n’y a plus que l’extrême droite comme refuge c’est que la démocratie est agonisante. Certes le FN pose certaines questions pertinentes mais il n’apporte aucune solution cohérente. Son programme mènerait à la ruine rapide du pays en commençant par une dévaluation de 20 à 30 % de la monnaie (avec l’inflation qui l’accompagne). Ce coup de pied au cul va-t-il réveiller le PS et le gouvernement dont la politique économique est rejetée par 80% des français ? Pas sûr. Même si quand même  Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, a pour sa part estimé lundi que le Front républicain, « ça ne marche pas ». Le Front républicain, pour faire barrage à l’extrême droite, est-il mort? a demandé France 2 au député. « Il est aux urgences, au minimum », a-t-il répondu. « Ca ne marche pas d’abord parce que les électeurs sont des adultes et n’aiment pas les consignes de vote », « parce que la droite passe son temps à expliquer que le Front national, c’est moins pire qu’un socialiste sectaire », a-t-il ajouté en allusion à François Fillon appelant à voter « pour le mois sectaire » en cas de duel FN-PS. « Ca ne marche pas, mais il faut comprendre que le FN n’est pas un parti comme les autres », « toutes ses réponses sont des problèmes en plus pour le pays » : sortie de l’Euro, retraites…  Il a souhaité que la gauche s’interroge « sur une façon plus exemplaire de faire de la politique, beaucoup plus implacable avec ceux qui trichent » et aussi « plus empathique avec ceux qui souffrent ». « On a des progrès à faire », a dit l’élu de l’Essonne.

 

La démocratie à bout de souffle

La démocratie à bout de souffle

 

La démocratie politique est à bout de souffle c’est une évidence, ses modalités ont franchi le seuil de l’obsolescence. Pour schématiser elle se résume à déposer un bulletin de vote et à donner un chèque en blanc à un élu. Un élu qui précisément pour recueillir les suffrages majoritaires est contraint de faire les plus folles promesses. Des promesses qui n’engagent évidemment que ceux qui les écoutent. Dès lors,  il ne reste plus qu’à attendre le prochain scrutin avec le même processus et les mêmes conséquences. En outre des élus qui pour la plupart sont le produit d’une oligarchie, sorte de syndicats corpo qui défend d’abord son statut, son pouvoir et ses avantages accessoires ; bref la politique est devenue une profession qui s’exerce en gros de 25 à 70 ans sans interruption ou presque. Une démocratie devenue complètement archaïque et qui ne correspond plus aux aspirations des citoyens qui se réfugient alors soit dans l’abstention soit dans les partis extrémistes ; une sorte de posture de protestation à défaut de pouvoir adhérer à des analyses et des projets crédibles. . La plupart des acteurs économiques et sociaux ont déserté le champ politique pour le laisser à ces pressionnels sorte de nouveau clergé laïque avec son rituel, sa hiérarchie, sa dialectique et ses déviances. La problématique n’est pas seulement française mais elle prend dans notre pays des formes particulièrement caricaturales. Rien ne serait  finalement grave si cela n’affectait pas le progrès économique et social. Or précisément cette oligarchie produit en permanence lois et fiscalité qui étouffent initiative et la compétitivité. Du coup la France est la championne du monde des procédures administratives et des prélèvements obligatoires. Dès lors comment s’étonner des délocalisation qui affectent tous les secteurs , d’une croissance inexistante , du chômage record et des inégalités croissantes La a France utilise des rustines pour réparer nos insuffisances là où il faudrait une approche globale, systémique, pertinente et déterminée. Un problème, une rustine, une loi ou un plan vite fait, une commission, une taxe. Rien ne pourra changer tant qu’on sera incapable de faire le lien entre la réalité concrète et l’approche macro économique et sociétale. Pour combler le vide les politiques utilisent  le verbiage fumeux, approximatif voire mensonger, un discours qui ne passe plus car trop entendu. De ce point de vue si la crise est économique, elle est tout autant culturelle et politique ; à cet égard le changement n’est pas pour  « maintenant » ni pour demain.

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