Archive pour le Tag 'démocratie'

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FN -Brignoles: avertissement ? Non, coup de pied au cul de la démocratie

FN -Brignoles: avertissement ? Non, coup de pied au cul de la démocratie

 

 

Il n’ya pas lieu de se réjouir de la victoire du FN à Brignoles qui n’est que la conséquence du désaveu des partis de gouvernement qui ont été incapables de gérer la France depuis 30 ans. En réalité le FN n’a nullement besoin d’analyse, de projets, de programmes, il n’a pas même le besoin de s’exprimer. Moins Marine Lepen parle et plus elle est crédible . le FN surfe sur les insuffisances, les contradictions et même les trahisons des partis de gouvernement. Il récolte la mise sans rien faire de significatif, y compris en présentant des candidats inconnus, pas même issus de la région où ils se présentent (finalemenet le même parachutage que les dans les autres partis !)  Evidemment sans aucun programme crédible hormis un catalogue de dénonciations ; bref un vote de rejet des partis traditionnels et non d’adhésion. Ce n’est pas seulement un avertissement, un rappel à l’ordre mais un véritable coup de pied au cul de la démocratie. Quand il n’y a plus que l’extrême droite comme refuge c’est que la démocratie est agonisante. Certes le FN pose certaines questions pertinentes mais il n’apporte aucune solution cohérente. Son programme mènerait à la ruine rapide du pays en commençant par une dévaluation de 20 à 30 % de la monnaie (avec l’inflation qui l’accompagne). Ce coup de pied au cul va-t-il réveiller le PS et le gouvernement dont la politique économique est rejetée par 80% des français ? Pas sûr. Même si quand même  Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, a pour sa part estimé lundi que le Front républicain, « ça ne marche pas ». Le Front républicain, pour faire barrage à l’extrême droite, est-il mort? a demandé France 2 au député. « Il est aux urgences, au minimum », a-t-il répondu. « Ca ne marche pas d’abord parce que les électeurs sont des adultes et n’aiment pas les consignes de vote », « parce que la droite passe son temps à expliquer que le Front national, c’est moins pire qu’un socialiste sectaire », a-t-il ajouté en allusion à François Fillon appelant à voter « pour le mois sectaire » en cas de duel FN-PS. « Ca ne marche pas, mais il faut comprendre que le FN n’est pas un parti comme les autres », « toutes ses réponses sont des problèmes en plus pour le pays » : sortie de l’Euro, retraites…  Il a souhaité que la gauche s’interroge « sur une façon plus exemplaire de faire de la politique, beaucoup plus implacable avec ceux qui trichent » et aussi « plus empathique avec ceux qui souffrent ». « On a des progrès à faire », a dit l’élu de l’Essonne.

 

La démocratie à bout de souffle

La démocratie à bout de souffle

 

La démocratie politique est à bout de souffle c’est une évidence, ses modalités ont franchi le seuil de l’obsolescence. Pour schématiser elle se résume à déposer un bulletin de vote et à donner un chèque en blanc à un élu. Un élu qui précisément pour recueillir les suffrages majoritaires est contraint de faire les plus folles promesses. Des promesses qui n’engagent évidemment que ceux qui les écoutent. Dès lors,  il ne reste plus qu’à attendre le prochain scrutin avec le même processus et les mêmes conséquences. En outre des élus qui pour la plupart sont le produit d’une oligarchie, sorte de syndicats corpo qui défend d’abord son statut, son pouvoir et ses avantages accessoires ; bref la politique est devenue une profession qui s’exerce en gros de 25 à 70 ans sans interruption ou presque. Une démocratie devenue complètement archaïque et qui ne correspond plus aux aspirations des citoyens qui se réfugient alors soit dans l’abstention soit dans les partis extrémistes ; une sorte de posture de protestation à défaut de pouvoir adhérer à des analyses et des projets crédibles. . La plupart des acteurs économiques et sociaux ont déserté le champ politique pour le laisser à ces pressionnels sorte de nouveau clergé laïque avec son rituel, sa hiérarchie, sa dialectique et ses déviances. La problématique n’est pas seulement française mais elle prend dans notre pays des formes particulièrement caricaturales. Rien ne serait  finalement grave si cela n’affectait pas le progrès économique et social. Or précisément cette oligarchie produit en permanence lois et fiscalité qui étouffent initiative et la compétitivité. Du coup la France est la championne du monde des procédures administratives et des prélèvements obligatoires. Dès lors comment s’étonner des délocalisation qui affectent tous les secteurs , d’une croissance inexistante , du chômage record et des inégalités croissantes La a France utilise des rustines pour réparer nos insuffisances là où il faudrait une approche globale, systémique, pertinente et déterminée. Un problème, une rustine, une loi ou un plan vite fait, une commission, une taxe. Rien ne pourra changer tant qu’on sera incapable de faire le lien entre la réalité concrète et l’approche macro économique et sociétale. Pour combler le vide les politiques utilisent  le verbiage fumeux, approximatif voire mensonger, un discours qui ne passe plus car trop entendu. De ce point de vue si la crise est économique, elle est tout autant culturelle et politique ; à cet égard le changement n’est pas pour  « maintenant » ni pour demain.

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

Heures sup : pas de débat pour Leroux ; la démocratie illustrée !

 

. «Quand il y a des débats, on ne peut pas toujours vouloir les remettre en discussion alors qu’ils ont été tranchés, a déclaré vendredi le patron des députés socialistes sur RTL. Quand il y a une stratégie, il faut s’y tenir.» Et la priorité pour cette rentrée 2013, c’est «la lutte contre le chômage». Rien d’autres. «S’il y a demain une amélioration de la situation économique dans notre pays, alors peut-être devrons-nous poser la question du pouvoir d’achat», a toutefois nuancé Bruno Le Roux. La polémique lancée lundi par le propre porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, le député de l’Essonne Thierry Mandon, avait pourtant reçu un appui de poids en la personne de Jean-Claude Mailly. «Je pense que le dossier doit être examiné», avait en effet concédé le secrétaire général de FO sur RMC, alors qu’il avait plaidé, comme les autres syndicats sous Nicolas Sarkozy, pour la remise en cause de l’ensemble du dispositif. «Le gouvernement Ayrault est allé beaucoup trop vite, reconnaît-il aujourd’hui. Quand cette décision avait été prise, je voyais bien, notamment dans les petites entreprises, dans la restauration par exemple, beaucoup de salariés qui m’expliquaient: “Mais moi, ça me fait perdre 50, 60, 70 euros”.» Le débat n’est donc peut-être pas tout à fait clos.

Bettencourt-Sarkozy : la justice et la démocratie discréditées

Bettencourt-Sarkozy : la justice et la démocratie discréditées

 

Incontestablement la justice se ridiculise une fois de plus en montrant ses contradictions. L’affaire Bettencourt – Sarkosy a été étouffée pendant des années (par l’intermédiaire du juge Courroye) uniquement parce que  l’ancien président de la république était encore au pouvoir. Après la défaite de Sarkozy la machine judicaire, pilotée par la gauche cette fois, a relancé l’affaire avec un objectif clair: discréditer l’ancien locataire de l’Elysée. Juridiquement, les faits reprochés justifient cette mise en examen mais c’est la raison politique qui l’a emporté. Même chose pour l’affaire Cahuzac, sans les révélations de Médiapart, le dossier aurait sans doute été enterré. Sil suffit d’un changement de juge d’instruction pour modifier le courant d’une enquête, c’es t sans doute que la justice est très malade ; malade comme toutes les institutions de sa collusion avec la sphère politique. Sarkozy n’est pas plus coupable aujourd’hui qu’hier mais le vent judicaire a tourné, un vent de gauche. La ficelle est un peu grosse. Cette mise en examen de Sarkozy va jeter un voile sur celle de Cahuzac et faire la Une pendant des semaines et des mois. Il est en effet vraisemblable que la procédure va durer des mois et des années, juste le temps nécessaire pour tuer définitivement les velléités de retour de l’ancien président en 2017. La dimension politique ne saurait évidemment exonérer Sarkozy de sa responsabilité qui a de toute évidence bénéficié des largesses de madame Bettencourt, sans doute davantage que d’autres. Un financement bien entendu inadmissible  Au-delà de la justice c’est aussi la démocratie qui est en cause car il est évident que ces dons de milliardaires ne sont pas complètement gratuits ; ils constituent en quelque sorte un investissement afin par exemple d’éviter le zèle des contrôle fiscaux. D’où la difficulté pour tous les pouvoirs en place d’imposer ces règles fiscales à ces milliardaires qui peuvent délocaliser leurs revenus grâce à l’armée de fiscalistes qui les assistent et à la bienveillance du pouvoir. Pour donner le change, on veut imposer un impôt supplémentaire, la fameuse taxe 75% alors qu’il suffirait d’appliquer réellement les principes fiscaux. Cahuzac, maintenant Sarkosy, le discrédit sur la démocratie et nos institutions risque d’être général.

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