Archive pour le Tag 'Démission'

CO2: Nouveau record d’émission

CO2: Nouveau record d’émission

Selon les scientifiques du « Global carbon project », les émissions de CO2 d’origine fossile « devraient augmenter de 1% par rapport à 2021, pour atteindre 36,6 milliards de tonnes, soit un peu plus que les niveaux de 2019 avant le Covid-19″.

Cette hausse est portée principalement par l’utilisation du pétrole (+2,2%), avec la reprise du trafic aérien, et du charbon (+1%). Les émissions dues au charbon, en décroissance depuis 2014, devraient croître de 1% et retrouver voire dépasser leur niveau record de cette année-là.

Parmi les plus grands pollueurs mondiaux, c’est en Inde que le rebond des émissions fossiles sera le plus fort en 2022, en augmentation de 6% en raison principalement de la consommation de charbon sur fond de forte reprise économique. Les États-Unis enregistrent +1,5%.

La Chine, qui devrait finir à -0,9%, a connu une forte baisse en début d’année avec les confinements liés à la politique zéro-Covid et la crise du bâtiment, même si la vague de chaleur de l’été a ensuite causé une baisse de l’hydroélectricité et une remontée du charbon.

L’Union européenne, plongée dans la crise énergétique par l’invasion de l’Ukraine, devrait enregistrer -0,8%, les émissions liées au gaz s’effondrant de 10% et celles liées au charbon bondissant de 6,7%, contre +0,9% pour le pétrole.

Contre la grande démission, la réhumanisation

Contre la grande démission, la réhumanisation

 

Le consultant Jacques Marceau, cofondateur des Assises sens et travail,  s’interroge, dans une tribune au « Monde » sur le sens de la « grande démission » des salariés, actuellement redoutée par de nombreuses entreprises et entrevoit une piste de sortie dans la réhumanisation du travail.

 

Comment, dans un pays obsédé par les statistiques du chômage au point que le mot « emploi » s’y est substitué à celui de « travail », en est-on arrivé en quelques mois à s’inquiéter de la difficulté des entreprises à recruter des collaborateurs ainsi qu’à limiter leur démission ? « Emploi », « collaborateur », les mots sont en effet lourds de sens.

Car il s’agit bien, dans notre modernité consumériste, d’être « employé à collaborer » à la croissance d’une économie basée sur la production d’objets, le « système des objets » décrit par le philosophe Jean Baudrillard (1929-2007), dont la finalité est d’être consommés donc rapidement détruits pour être remplacés par de nouveaux.

 

Un cycle aujourd’hui condamné par l’urgence écologique qui appelle à limiter l’exploitation de matières premières, la consommation d’énergie et la production de déchets. Dans ce contexte, et face au déferlement de nouveaux défis que notre humanité doit relever non plus pour simplement prospérer mais pour tenter de survivre, le progrès scientifique et technologique a bien du mal à continuer à s’imposer comme la seule solution alors que nous vivions avec la certitude que ce dernier générerait son propre antidote aux désordres qu’il aurait engendré et trouverait des solutions pour tous les autres.

Une vision du progrès qui ira jusqu’à prendre des allures de croyance au XXe siècle, la science venant se substituer à la religiosité et qui connaît aujourd’hui son apogée avec le discours solutionniste des entreprises de la Silicon Valley pour lesquelles c’est la technologie, et elle seule, qui pourra régler tous les problèmes de ce monde.

Grande démission : surtout pour les métiers de terrain mal considérés

Grande démission : surtout pour les métiers de terrain

L’ouverture de la saison estivale 2022 a été marquée par une véritable pénurie de recrutement parmi les métiers terrains, hautement recherchés au moment des vacances d’été, pour faire face à l’afflux touristiques. Bon nombre d’établissements, qu’il s’agisse de la restauration, du retail ou encore des officines, ont été handicapés voire paralysés par le manque de personnel. Par Olivier Severyns, Fondateur et CEO de Snapshift ( dans la Tribune )

Depuis le mois de mai, pas un jour ne s’est écoulé sans qu’un nouveau gérant ou patron ne partage son désarroi et sa difficulté à recruter. Malgré les prises de parole répétitives et les diverses tentatives pour créer de l’attractivité, des milliers de postes saisonniers sont restés vacants un peu partout en France.

Alors que tout laissait à penser que la saison estivale cette année serait, pour la première fois depuis deux ans, synonyme d’activité économique forte, de tourisme de masse et de recettes similaires à celles des saisons antérieures à la crise du Covid-19, il semblerait que le spectre de la grande démission a fini par réellement frapper l’Hexagone.

Si le phénomène a été décortiqué et analysé Outre Atlantique pour tenter de comprendre la source du mal et les raisons qui attisent ce fléau, en France les travailleurs et salariés ont surtout été pointés du doigt. Jugés tour à tour d’idéalistes, d’hédonistes, de profiteurs ou de pantouflards, la plupart des voix qui se sont élevées ont souvent affirmé que les Français ne voulaient plus travailler.

Tandis que la saison touche à sa fin et que la problématique du recrutement de masse est momentanément derrière nous, il est grand temps de tirer quelques enseignements et de réfléchir à des solutions pérennes. La désillusion des salariés, appartenant majoritairement à des équipes terrains, est bel et bien réelle. Or celles et ceux qui ne croient plus à ce qu’on leur propose pourraient continuer de se désengager et devenir plus nombreux. Les difficultés à trouver de la main d’œuvre vont alors perdurer et s’intensifier.

En tant que patrons et managers, il est grand temps de prendre la mesure de cette vague d’absentéisme et de nous interroger sur les conditions de travail proposées. Aujourd’hui il n’y a pas de remise en question réelle de ce que nous offrons aux équipes terrain, or trop souvent les habitudes restent inflexibles et les méthodes inchangées.

Selon une étude publiée le 22 juin par la Dares, Direction statistique du ministère du Travail, 71% des entreprises ont actuellement des difficultés à recruter mais seulement 15% des employeurs estiment que cette pénurie est liée aux conditions de travail proposées. Le milieu de l’hôtellerie-restauration est finalement le secteur le plus conscient du phénomène, les employeurs sont 24% à reconnaître que leur problème de recrutement provient des conditions de travail.

Ces chiffres montrent à quel point le fossé entre employeur et équipe terrain se creuse et dans quelle mesure nous avons besoin d’une prise de conscience généralisée.

Si le manque de profils qualifiés et le niveau de salaire sont des freins véritablement existants, nous devons être une plus large majorité à affirmer que le problème vient aussi des conditions de travail, qui ne sont parfois plus acceptables et doivent être reconsidérées.

La désertification de certains secteurs est liée au manque de considération et à une sous valorisation permanente. Force est de constater que des méthodes de travail âgées de plus de 20 ans existent encore, tandis que les perspectives d’évolution et les innovations sont trop souvent absentes de l’équation.

En tant qu’ancien opérationnel de la restauration, auparavant gérant de 5 établissements, j’ai moi-même été confronté à la difficulté de conserver des équipes ainsi qu’aux limites d’un système et d’un fonctionnement papier-crayon. Nous parlons sans cesse de nouvelles technologies, de progrès, d’innovation, plus récemment de Métavers, alors que certaines professions n’ont toujours pas accès à un ordinateur et à des outils digitaux dignes de ce nom.

La revalorisation de certains métiers et l’attractivité de secteurs entiers passeront obligatoirement par une mise à jour des méthodes et des outils. Ces métiers terrain sont les grands oubliés de la transformation digitale. Alors qu’ils représentent 80% de la main-d’œuvre mondiale, seuls 1% des investissements en technologie les concernent !

Aujourd’hui ces travailleurs sont totalement déconnectés de tout écosystème digital dans leur quotidien professionnel, ce qui crée un sentiment d’exclusion. Revaloriser ces métiers passera aussi par l’inclusivité digitale et par la nouvelle expérience que l’employeur sera en capacité de proposer.

Il existe déjà des solutions tangibles qui donneront de nouveau aux salariés l’envie de faire partie d’une équipe, de recréer un sentiment d’appartenance et d’améliorer les conditions de travail.

Ce nouveau quotidien s’illustre par la modulation du temps de travail avec des plannings mieux gérés et plus de visibilité, qui permettent de trouver un équilibre positif entre vie professionnelle et vie privée. Pour regagner la confiance des équipes, une meilleure prise en compte des heures supplémentaires est également une évolution nécessaire et facile à imaginer dans le cadre d’un dispositif numérique efficace.

Enfin mettre en place des outils digitaux c’est aussi réduire les marges d’erreurs humaines pour une gestion de paie, RH et administrative plus fluide qui, in fine améliore considérablement les relations et la communication en interne.

Oui les métiers terrain ont aussi besoin du digital pour exercer correctement et c’est une erreur dans ce monde post-Covid de penser que ces secteurs doivent rester inchangés. Leurs conditions de travail, dépourvues de toute technologie et de toute amélioration en termes d’innovation, seront un fléau à long terme si nous n’investissons pas davantage en faveur de ceux qui représentent 80% de la main d’œuvre mondiale.

Olivier Severyns

Grande démission : Surtout une quête de sens

Grande démission : Surtout une quête de sens

 

Le brown-out désigne une forme d’épuisement professionnel résultant d’une perte de sens : pourquoi faire ce que je fais ? En quoi et à qui est-ce utile ?… Un syndrome plus insidieux que le burn-out, parce que plus difficile à déceler, et pour lequel la crise sanitaire a joué un rôle certain d’amplificateur. Par Jérôme Crest, CEO cofondateur de Holivia et Nathan Guichard-Marsal, psychologue.( La Tribune)

 

Certains signes ne trompent pas : la hausse spectaculaire de la demande pour les bilans de compétences, le nombre croissant de reconversions professionnelles, les démissions en cascade dans certains secteurs… Ces signes du temps témoignent de la volonté des travailleurs de trouver du sens à ce qu’ils font. Cette volonté n’est certes pas nouvelle, mais la crise sanitaire lui a donné de la largeur d’épaules. Le climat d’incertitude des deux dernières années, les confinements successifs, ainsi que l’expérience soudaine et massive du télétravail ont conduit chacun et chacune à une forme d’introspection professionnelle, à « faire le point ».

Parce que la quête de sens est partout, la perte de sens a fait son coming out. On met des mots sur des maux et l’on s’autorise à parler émotions, doutes, désarroi : comprendre le « brown-out », dans un monde du travail où le sens n’est plus secondaire, c’est-à-dire subordonné au salaire ou au statut, est essentiel pour les organisations qui ont à cœur de favoriser le bien-être de leurs collaborateurs. L’expression « brown-out » renvoie à une baisse de courant dans un circuit électrique : baisse de tension qui se manifeste par une démission mentale chez le salarié qui ne comprend plus son rôle dans l’entreprise, l’utilité de sa fonction, voire de son métier. Il continue à effectuer sa tâche, mais sans entrain, sans motivation, mécaniquement, et jusqu’à la rupture, si rien n’est fait.

 

Seulement voilà : le « brown-out » est insidieux et difficile à identifier, tant pour ceux et celles qui en souffrent que pour les organisations. C’est pourquoi il faut s’interroger à la fois sur les mécanismes qui y conduisent et sur les moyens d’accompagner les salariés en perte de sens. Là encore, il y a des signes qui doivent alerter (repli sur soi, humeur morose, cynisme, désinvolture, désengagement…) et des outils à mettre en place pour prendre au quotidien le pouls de ses équipes et favoriser une parole libérée de la crainte du jugement. La communication et la réflexion autour du bon interlocuteur (manager, personnel RH, membre d’un CSE, psychologue) sont capitales : on ne sort pas de la spirale du « brown-out » sans une main tendue et une oreille attentive.

De fait, la question du sens est en elle-même bien difficile à appréhender. Un salarié qui ne perçoit plus sa valeur, ou celle de son travail, soit parce qu’il n’en tire aucune reconnaissance, soit parce que la tâche elle-même lui paraît dénuée d’intérêt ou d’utilité pour l’entreprise, a besoin de temps et de recul. Soit il parvient à réduire la dissonance entre le sentiment de sa propre valeur et la valeur qu’il donne à son travail, et se réengage, soit la dissonance est trop grande et il vaut mieux partir.

Bien sûr, quitter son emploi est plus facile à dire qu’à faire : mais quand on le peut, ce grand saut dans le vide est salutaire en ce qu’il oblige à reconsidérer son parcours et sa place, ses besoins, ses envies. C’est le temps propice au changement, le temps d’un second souffle professionnel où s’épanouir est le premier critère, dans un autre métier, une autre entreprise, ou même en créant la sienne. Il s’agit d’aller vers soi et ce qu’on veut vraiment, d’interroger sa raison d’être. Comme disait Mark Twain :

« Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous comprendrez pourquoi. »

 

Enfin, la perte de sens résulte parfois de l’incapacité, pour le salarié, à comprendre le dessein général auquel il participe. Sa fonction ne fait pas sens parce qu’on ne s’est pas donné la peine de lui expliquer comment elle bâtit de la valeur et pourquoi elle est importante.

Beaucoup de collaborateurs sont trop dans l’opérationnel et pas assez dans la stratégie : on leur parachute une ambition sans préciser en quoi ils constituent un maillon essentiel de la chaîne qui permet de la toucher du doigt. Or dans ce monde post-covid (espérons-le !), où chacun a revu ses priorités et où il n’est plus question de « perdre sa vie à la gagner », les entreprises ne peuvent plus faire l’économie d’une vision et d’une raison d’être claires, irriguant chacune de leurs strates et ne laissant personne sur le bord de la route, sans direction. On n’a jamais le bon vent quand on ignore vers quel port tendre.

Jérôme Crest et Nathan Guichard-Marsal

Crise de recrutement : la grande démission en France aussi, pourquoi ?

Crise de recrutement : la grande démission en France aussi, pourquoi ?

 

Le phénomène de grande démission qui a débuté aux États-Unis s’étend dans beaucoup de pays développés notamment en France. Comme souvent, plusieurs facteurs explicatifs complexes interagissent de manière systémique.

Force est de constater que si la France compte environ 3 millions de chômeurs, le nombre d’emplois non pourvus est aussi égal à 3 millions. On ne peut évidemment envisager un équilibre mécanique entre ces deux types de données. Des questions de compétence, de formation, de proximité, de rémunération notamment sont en cause.

La grande démission en France s’explique en partie par le faite que certains s’interrogent sur l’intérêt de travailler quand des aides  sociales  permettent de vivre sans travail. Ce qui au passage permet d’économiser sur les frais de transport et de restauration notamment. Cela pose soit la question d’un meilleur ciblage des aides sociales, soit la question à une revalorisation significative des salaires. ( Ou les deux)

Bien entendu, une augmentation significative des salaires soulèverait le problème de la productivité. De ce point de vue ,la productivité globale des actifs en France ( à distinguer de celle des seuls salariés) est notoirement insuffisante au regard de pays concurrents équivalents.

Se pose également de plus en plus fortement la question du sens du travail. C’est-à-dire de l’intérêt personnel du salarié et de l’objet même de la société . Des préoccupations environnementales et sociétales émergent de plus en plus.

Il y a enfin la question de l’insertion sociale dans l’entreprise. Dans beaucoup trop de cas, le salarié est considéré comme un simple moyen de production. Il peut être éventuellement intéressé aux résultats mais la démocratie participative est relativement insignifiante en France comparée par exemple à l’Allemagne.

Cet aspect n’est pratiquement pas abordé dans le monde économique et politique. Coté politique, cette vision sociale démocrate et évidemment contestée par les extrémistes. Mais elle n’est pas prise en compte non plus par les parties de gouvernement dont les propositions se limitent éventuellement à l’intéressement financier.

Plus généralement , le pays -comme d’autres pays développés- connait une perte de la valeur travail. De ce point de vue les responsabilités multiples. Elles incombent à l’école, à la famille, à l’Etat et à la société tout entière. Le manque de lucidité et de courage sur cette question hypothèque gravement la compétitivité du pays et la richesse nationale. Et la conséquence est une dette qui grimpe de manière exponentielle pour financer le manque de travail.

La grande démission en France aussi, pourquoi ?

La grande démission en France aussi, pourquoi ?

 

Le phénomène de grande démission qui a débuté aux États-Unis s’étend dans beaucoup de pays développés notamment en France. Comme souvent, plusieurs facteurs explicatifs complexes interagissent de manière systémique.

Force est de constater que si la France compte environ 3 millions de chômeurs, le nombre d’emplois non pourvus est aussi égal à 3 millions. On ne peut évidemment envisager un équilibre mécanique entre ces deux types de données. Des questions de compétence, de formation, de proximité, de rémunération notamment sont en cause.

La grande démission en France s’explique en partie par le faite que certains s’interrogent sur l’intérêt de travailler quand des aides  sociales  permettent de vivre sans travail. Ce qui au passage permet d’économiser sur les frais de transport et de restauration notamment. Cela pose soit la question d’un meilleur ciblage des aides sociales, soit la question à une revalorisation significative des salaires. ( Ou les deux)

Bien entendu, une augmentation significative des salaires soulèverait le problème de la productivité. De ce point de vue ,la productivité globale des actifs en France ( à distinguer de celle des seuls salariés) est notoirement insuffisante au regard de pays concurrents équivalents.

Se pose également de plus en plus fortement la question du sens du travail. C’est-à-dire de l’intérêt personnel du salarié et de l’objet même de la société . Des préoccupations environnementales et sociétales émergent de plus en plus.

Il y a enfin la question de l’insertion sociale dans l’entreprise. Dans beaucoup trop de cas, le salarié est considéré comme un simple moyen de production. Il peut être éventuellement intéressé aux résultats mais la démocratie participative est relativement insignifiante en France comparée par exemple à l’Allemagne.

Cet aspect n’est pratiquement pas abordé dans le monde économique et politique. Coté politique, cette vision sociale démocrate et évidemment contestée par les extrémistes. Mais elle n’est pas prise en compte non plus par les parties de gouvernement dont les propositions se limitent éventuellement à l’intéressement financier.

Plus généralement , le pays -comme d’autres pays développés- connait une perte de la valeur travail. De ce point de vue les responsabilités multiples. Elles incombent à l’école, à la famille, à l’Etat et à la société tout entière. Le manque de lucidité et de courage sur cette question hypothèque gravement la compétitivité du pays et la richesse nationale. Et la conséquence est une dette qui grimpe de manière exponentielle pour financer le manque de travail.

La « Grande Démission »aux Etats-Unis

La « Grande Démission »aux Etats-Unis

Le chiffre des démissions  a atteint un plus haut historique dans les annales du département de l’Emploi. En août, 4,3 millions de personnes ont démissionné de leur poste aux Etats-Unis, faisant grimper le taux de turn-over parmi la population employée à 2,9 %. Un taux un demi-point au-dessus de son niveau d’avant-pandémie, et qui a bondi beaucoup plus rapidement que lors de la sortie de crise précédente. Papier de la Tribune (extrait)

Le phénomène donne déjà lieu à une formule : « The Great Resignation » - La Grande Démission. Elle illustre ce que beaucoup perçoivent déjà comme un tournant majeur dans le monde du travail : des salariés qui, avec la pandémie, ont modifié leur rapport au travail.

Les témoignages abondent dans la tech, mais pas seulement. A New York, un banquier se souvient d’une semaine où six salariés ont démissionné en deux jours : deux pour reprendre des études, un pour aller chez un concurrent, un autre pour changer de secteur… Dans une étude interne, 5 % de ses équipes disent envisager un changement de vie professionnelle, contre à peine 1 % avant la crise. Toujours sur la côte Est, une entreprise pharmaceutique doit proposer 100.000 dollars annuels pour espérer attirer un profil de technicien qualifié, bien au-delà de ce qui se faisait il y a encore deux ans.

Plusieurs phénomènes se conjuguent et s’amplifient. Avec la pandémie, la population adulte (plus de seize ans) hors du marché du travail (ni en emploi, ni en recherche d’emploi) aux Etats-Unis a gonflé de 5 millions de personnes, à 100 millions (sur 330 millions d’habitants). Et le plus surprenant est que ce chiffre est resté stable depuis l’été 2020 , malgré la forte reprise et les mois de croissance de l’économie américaine.

A l’examen, ce sont surtout les jeunes et les plus âgés qui sont sortis du marché du travail. Les premiers pour, peut-être, reprendre des études, les seconds pour partir… en retraite. Les aides aux ménages sous forme de chèques ont pu donner de l’air à ceux qui voulaient faire une pause. Les performances de la Bourse ont aussi permis à certains de gonfler leur patrimoine. Selon une étude de la Réserve fédérale de Saint-Louis (Missouri), ils sont ainsi plus de 3 millions à avoir anticipé leur départ en retraite.

Cela amplifie un problème structurel ancien aux Etats-Unis : le taux de participation au marché du travail (ceux en emploi ou en cherchant un) a chuté de près de 2 points en dix-huit mois, à 61,6 %, en septembre. Et les crises créent des effets de palier : le taux de participation était de 66 % aux Etats-Unis avant la « Grande Récession » de 2008…

Cette sortie d’actifs, conjuguée à la reprise et au changement de nature de certains postes, crée des pénuries qui accélèrent le flux des démissions. Car la loi de l’offre et de la demande est particulièrement élastique aux Etats-Unis : les employeurs peuvent licencier sans préavis leurs salariés… qui peuvent aussi les quitter d’un jour à l’autre.

Sur les routes de Pennsylvanie, les offres d’emploi s’affichent en grand sur les panneaux publicitaires. RHI Magnesita, un industriel de York, offre même 3.000 dollars de bonus à l’embauche. Et beaucoup de grandes chaînes ont relevé leur salaire minimum à 15 dollars de l’heure, contre parfois 10 à 12 dollars précédemment.

De quoi motiver des démissions en masse dans les métiers de services mal payés, qui connaissent des taux de démission record : 6,8 % dans l’hôtellerie et l’alimentation. La vente de détail a elle aussi connu en août un taux de départ plus élevé que la moyenne. Le taux de démission dans la finance ou l’immobilier reste finalement beaucoup plus limité, à 1,3 % en août selon les statistiques du BLS . Par régions, c’est dans le sud et le Midwest que les taux de départ sont les plus élevés.

Le mouvement pourrait se tempérer avec la hausse des salaires intervenue ces derniers mois. Le niveau des bas salaires a bondi de 6 % au troisième trimestre, selon Goldman Sachs, après une hausse déjà forte le trimestre précédent. La fin des aides exceptionnelles aux demandeurs d’emploi, la réouverture des écoles en présentiel et une croissance plus limitée devaient détendre le marché du travail cet automne. Des prévisions qui restent à confirmer.

 

Démission de Boris Johnson: La chute du clown

Démission de Boris Johnson: La chute du clown

 

 

Ce qu’on peut reprocher  à Johnson comme d’ailleurs à de nombreux autres responsables politiques dans le mond,e c’est leur versatilité. Et leur tendance à confondre politique et cirque médiatique. En politique, Boris Johnson a choisi les habits du clown populiste. L’homme est pourtant très lettré mais son rapport à la démocratie est détestable. Faut-il rappeler que Boris Johnson maire de Londres était  pro-européen et qu’il est devenu le champion du brexit  uniquement pour accéder au poste de Premier ministre.

Il a fait de ses frasques dans tous les domaines un argument électoral  qui se retourne aujourd’hui contre lui. Au point qu’on se demande même maintenant si les outrances de  Johnson qui ont beaucoup affecté l’économie britannique ne serait pas susceptible d’engager une réflexion sur la lamentable affaire du brexit.

Le bilan désastreux de la rupture radicale avec l’Union européenne, décidée par référendum en 2016 et mise en œuvre début 2021, commence à apparaître au grand jour, après avoir été noyé dans le décrochage économique dû à la pandémie. À 54%, les Britanniques considèrent que le Brexit «se passe mal», contre 16% à croire encore à ses avantages, selon un sondage YouGov du 28 juin. Que Boris Johnson ait très sérieusement créé il y a peu de temps un ministère des «opportunités du Brexit» semblait d’une ironie mordante.

Désormais écarté de son poste de premier ministre ( il assurera seulement l’intérim) Boris Johnson pourra s’acheter un peigne et se dispenser de se décoiffer avant chaque apparition publique !

 

« Macron démission » ?

« Macron démission » ?

 

Un slogan sans doute prématuré mais qui risque de monter avec le temps. En effet on voit  mal le chef de l’État changer  de pratique et de posture monarchique. Il n’acceptera jamais par exemple de s’entourer de responsables disposant d’une légitimité politique et d’une autorité naturelle ( Pour nommer le gouvernement et le Premier ministre en particulier) . Il va continuer à s’entourer de seconds couteaux qui ne lui font pas concurrence. Il acceptera encore une majorité élargie qui ne soit pas à sa botte.

Conclusion, le pays va s’engager dans un processus de chienlit  pendant des mois et des mois. En commençant d’abord par une obstruction totale à l’Assemblée nationale forcément suivie d’ici six mois ou un an d’une dissolution. Une dissolution qui sera suivie d’une élection reproduisant à peu près la même représentation à l’assemblée et les mêmes blocages.

Se posera alors  à  la question de la démission de Macron qui constitue en fait un obstacle majeur à la mise en place d’une politique suffisamment partagée par l’opinion publique. Non seulement les orientations de l’intéressé au demeurant très floues et très évolutives sont  critiquées mais sa personnalité ne passe plus. La détestation du personnage est immense en raison du fait qu’il a trop confondue régime démocratique et régime monarchique. En outre l’intéressé n’a pas de légitimité politique. Certes juridiquement il a été élu, c’est un fait incontestable. Mais politiquement l’élection de Macron constitue une escroquerie soutenue par un groupe de financiers. L’intéressé par ailleurs complètement immature et sans expérience politique est parvenu ainsi à la plus haute fonction par une porte dérobée et grâce aussi à l’insignifiance de François Hollande.

Encore une fois la démission de Macron n’est pas à l’ordre  du jour mais avec le temps et la décomposition politique interne elle s’imposera le moment venu

Politique- Macron vers la démission ?

Politique- Macron à la  la démission ?

 

Un slogan sans doute prématuré mais qui risque de monter avec le temps. En effet on voit  mal le chef de l’État changer  de pratique et de posture monarchique. Il n’acceptera jamais par exemple de s’entourer de responsables disposant d’une légitimité politique et d’une autorité naturelle ( Pour nommer le gouvernement et le Premier ministre en particulier) . Il va continuer à s’entourer de seconds couteaux qui ne lui font pas concurrence. Il acceptera encore une majorité élargie qui ne soit pas à sa botte.

Conclusion, le pays va s’engager dans un processus de chienlit  pendant des mois et des mois. En commençant d’abord par une obstruction totale à l’Assemblée nationale forcément suivie d’ici six mois ou un an d’une dissolution. Une dissolution qui sera suivie d’une élection reproduisant à peu près la même représentation à l’assemblée et les mêmes blocages.

Se posera alors  à  la question de la démission de Macron qui constitue en fait un obstacle majeur à la mise en place d’une politique suffisamment partagée par l’opinion publique. Non seulement les orientations de l’intéressé au demeurant très floues et très évolutives sont  critiquées mais sa personnalité ne passe plus. La détestation du personnage est immense en raison du fait qu’il a trop confondue régime démocratique et régime monarchique. En outre l’intéressé n’a pas de légitimité politique. Certes juridiquement il a été élu, c’est un fait incontestable. Mais politiquement l’élection de Macron constitue une escroquerie soutenue par un groupe de financiers. L’intéressé par ailleurs complètement immature et sans expérience politique est parvenu ainsi à la plus haute fonction par une porte dérobée et grâce aussi à l’insignifiance de François Hollande.

Encore une fois la démission de Macron n’est pas à l’ordre  du jour mais avec le temps et la décomposition politique interne elle s’imposera le moment venu

Politique- Macron démission ?

Politique- Macron démission ?

 

Un slogan sans doute prématuré mais qui risque de monter avec le temps. En effet on voit  mal le chef de l’État changer  de pratique et de posture monarchique. Il n’acceptera jamais par exemple de s’entourer de responsables disposant d’une légitimité politique et d’une autorité naturelle ( Pour nommer le gouvernement et le Premier ministre en particulier) . Il va continuer à s’entourer de seconds couteaux qui ne lui font pas concurrence. Il acceptera encore une majorité élargie qui ne soit pas à sa botte.

Conclusion, le pays va s’engager dans un processus de chienlit  pendant des mois et des mois. En commençant d’abord par une obstruction totale à l’Assemblée nationale forcément suivie d’ici six mois ou un an d’une dissolution. Une dissolution qui sera suivie d’une élection reproduisant à peu près la même représentation à l’assemblée et les mêmes blocages.

Se posera alors  à  la question de la démission de Macron qui constitue en fait un obstacle majeur à la mise en place d’une politique suffisamment partagée par l’opinion publique. Non seulement les orientations de l’intéressé au demeurant très floues et très évolutives sont  critiquées mais sa personnalité ne passe plus. La détestation du personnage est immense en raison du fait qu’il a trop confondue régime démocratique et régime monarchique. En outre l’intéressé n’a pas de légitimité politique. Certes juridiquement il a été élu, c’est un fait incontestable. Mais politiquement l’élection de Macron constitue une escroquerie soutenue par un groupe de financiers. L’intéressé par ailleurs complètement immature et sans expérience politique est parvenu ainsi à la plus haute fonction par une porte dérobée et grâce aussi à l’insignifiance de François Hollande.

Encore une fois la démission de Macron n’est pas à l’ordre  du jour mais avec le temps et la décomposition politique interne elle s’imposera le moment venu

 

Macron démission ?

Macron démission ?

 

Un slogan sans doute prématuré mais qui risque de monter avec le temps. En effet on voit  mal le chef de l’État changer  de pratique et de posture monarchique. Il n’acceptera jamais par exemple de s’entourer de responsables disposant d’une légitimité politique et d’une autorité naturelle ( Pour nommer le gouvernement et le Premier ministre en particulier) . Il va continuer à s’entourer de seconds couteaux qui ne lui font pas concurrence. Il acceptera encore une majorité élargie qui ne soit pas à sa botte.

Conclusion, le pays va s’engager dans un processus de chienlit  pendant des mois et des mois. En commençant d’abord par une obstruction totale à l’Assemblée nationale forcément suivie d’ici six mois ou un an d’une dissolution. Une dissolution qui sera suivie d’une élection reproduisant à peu près la même représentation à l’assemblée et les mêmes blocages.

Se posera alors  à  la question de la démission de Macron qui constitue en fait un obstacle majeur à la mise en place d’une politique suffisamment partagée par l’opinion publique. Non seulement les orientations de l’intéressé au demeurant très floues et très évolutives sont  critiquées mais sa personnalité ne passe plus. La détestation du personnage est immense en raison du fait qu’il a trop confondue régime démocratique et régime monarchique. En outre l’intéressé n’a pas de légitimité politique. Certes juridiquement il a été élu, c’est un fait incontestable. Mais politiquement l’élection de Macron constitue une escroquerie soutenue par un groupe de financiers. L’intéressé par ailleurs complètement immature et sans expérience politique est parvenu ainsi à la plus haute fonction par une porte dérobée et grâce aussi à l’insignifiance de François Hollande.

Encore une fois la démission de Macron n’est pas à l’ordre  du jour mais avec le temps et la décomposition politique interne elle s’imposera le moment venu

 

 

Grande démission: La faute au manque de participation

 

L’économiste Olivier Favereau observe, dans une tribune au « Monde », que la progression sans précédent de personnes ayant quitté leur travail depuis la crise sanitaire a lieu dans les pays où les entreprises ne prévoient aucun espace institutionnel de décision partagée sur le « consentement au travail ».

 

On a parlé de « grande démission » pour caractériser la progression sans précédent des démissions aux Etats-Unis depuis la sortie de la crise sanitaire : chaque mois, plus de 4 millions de travailleurs en moyenne quittent volontairement leur emploi. Ce qui, en cumulé sur un an, correspondrait à un salarié sur trois. Cette image vaut-elle aussi pour l’Europe ? On n’y constate pas une explosion des démissions ; néanmoins l’accélération est perceptible en Grande-Bretagne, en Italie, en France, et apparaît même en Espagne (où le taux de chômage reste pourtant élevé). Etonnant rapprochement entre pays anglo-saxons et latins ! Si l’on passe des démissions aux difficultés de recrutement, notamment dans les secteurs où rémunérations et conditions de travail sont notoirement médiocres, le phénomène s’observe partout.

 

Trente-huit millions de salariés américains ont quitté leur emploi, en 2021. Cela a donné naissance au concept de « grande démission », qui désigne le désenchantement des salariés postérieur à la pandémie. Le confinement et le télétravail ayant « révélé », par contraste, la médiocrité des conditions de travail, voire sa « perte de sens ». Le phé­nomène n’épargne pas la France, avec 400 000 démissions d’un CDI au troisième trimestre 2021. Les entreprises et la fonction publique peinent à attirer des candidats. S’agit-il, en période de reprise économique, du banal rééquilibrage d’un marché jusqu’alors favorable aux employeurs ? Ou d’une véritable « crise du consentement », explorée par les sociologues, gestionnaires, juristes, médecins, économistes et psychologues réunis à l’ESCP Business School, les 9 et 10 juin, pour un colloque intitulé « Consentir ? Pourquoi, comment et à quoi ? »

A première vue, il n’est rien de plus classique : le rapport de force entre employeurs et salariés s’est modifié en faveur de ces derniers. C’est l’heure de la revanche. Après des décennies difficiles, le débat se rouvre sur les augmentations de salaires et l’amélioration des conditions de travail.

Ce serait pourtant une grave erreur d’en rester à ce diagnostic. D’abord, le recours aux remèdes logiques (relèvement des salaires, allègement des aspects les plus pénibles des conditions de travail) se heurte déjà aux menaces qui pèsent sur la pérennité de la reprise. Ensuite, ces remèdes agissent sur les symptômes, plus que sur les causes. Il faut donc se placer en amont des phénomènes évoqués. N’est-ce pas ce que font, plus ou moins consciemment, les salariés démissionnaires ? Comment ne pas être intrigué par les multiples indices et témoignages, suggérant que la réticence des salariés à se contenter des emplois existants dépasse de beaucoup l’insuffisance du pouvoir d’achat ?

Ces mouvements de retrait peuvent, en effet, être observés aux deux extrémités de l’échelle des qualifications. D’un côté, les serveurs et cuisiniers désertent la restauration, les saisonniers les emplois touristiques, les infirmières l’hôpital, etc. De l’autre, de jeunes cadres bien payés désertent leur job dans la finance, le marketing ou la gestion pour se reconvertir dans des activités manuelles, tandis que des étudiants de grandes écoles font savoir collectivement qu’ils déserteront les belles carrières traditionnelles, dénuées de sens et/ou indifférentes à la transition écologique.

Certes, l’ordre de grandeur quantitatif est encore limité – mais pas l’ordre de grandeur qualitatif. Cette simultanéité révèle l’entrée en crise de ce que la philosophe Simone Weil [1909-1943] avait dénommé le « consentement au travail ». Précisons : le consentement au travail dans les entreprises (et les organisations publiques qui s’en rapprochent, comme les hôpitaux) telles qu’elles sont gouvernées.

La ville principale source d’émission des GES reste à imaginer

La ville principale source d’émission des GES reste à imaginer

La ville  la principale source d’émissions de gaz à effet de serre impactant le climat, rappelle, dans une tribune au « Monde », l’architecte urbaniste Albert Lévy pour qui « l’éco-urbanisme à construire devra faire avec et non contre la nature ».

 

 

Tribune.
 La COP26 vient de se terminer avec des résultats, de nouveau, décevants : si le « ne pas dépasser les 1,5 °C » est réaffirmé, l’ONU annonçait, en même temps, un réchauffement catastrophique de 2,7 °C pour la fin du siècle ; pas d’engagement de compensation financière pour les pays pauvres ; accords thématiques de principe sur la déforestation, le méthane, la fin du financement des énergies fossiles, les véhicules zéro émission… Dans ce grand débat sur le climat, la ville et l’urbanisation de la planète, induite par les énergies fossiles, semblent être l’angle mort de la réflexion. Ces énergies (charbon, pétrole, gaz) ont pourtant été à la base de la création de l’urbanisme moderne et de l’explosion planétaire de l’urbanisation qui a accompagné la croissance économique mondiale.

C ette urbanisation galopante, conséquence et condition de la croissance, renforcée par la mondialisation, est devenue, aujourd’hui, insoutenable. Le seuil des 50 % de la population mondiale urbanisée a été atteint en 2007, 60 % aujourd’hui, de 75 % à 80 % en 2050 : avec huit milliards d’urbains dans trente ans, l’urbanisation devra logiquement doubler pour accueillir cette population nouvelle.

La ville principale source d’émission des GES

En France, l’artificialisation des sols avale, tous les sept ans, la surface d’un département, 60 000 hectares environ disparaissent chaque année. Si rien n’est fait contre cet étalement urbain, favorisé par les énergies fossiles, on prévoit la disparition de 2,5 millions d’hectares de terres agricoles en 2060.

Artificialisation des sols signifie destruction écologique irréversible des terres. Le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques réclament une action à la hauteur des périls, un big bang urbanistique : refonte totale de l’urbanisme pratiqué, révision du mode d’occupation du territoire, rapports nouveaux avec l’environnement et une véritable politique de transition énergétique et urbaine.

Par sa forme, son organisation, son fonctionnement, la ville actuelle, qui consomme, pour ses besoins, plus de 75 % des énergies fossiles, est la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES) (80 %), impactant le climat. Le dernier rapport 2021 du Haut Conseil pour le climat avait pour titre « Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation ».

Atténuation, par une politique à long terme, de réduction des émissions de GES dans tous les secteurs urbains et de transition vers les énergies renouvelables, à développer par des investissements massifs, pour aller vers une décarbonation de l’économie en 2050. Les contours de la future ville postcarbone qui en découlera, sa forme, son fonctionnement (sur les énergies vertes), son organisation territoriale, restent à imaginer (voir les travaux d’Alberto Magnaghi sur la biorégion urbaine, 2014).

Pour la démission d’ Olivier Véran

 

 

Le bavardage insipide d’Olivier Ferrand, ses contradictions permanentes et son slalom avec la vérité deviennent de plus en plus insupportables. On se souvient qu’on avait écarté l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn   pour ses insuffisances. Cette fois on pourrait légitimement demander le départ d’Olivier Ferrand pour sa suffisance. L’intéressé s’est fait le champion de la communication permanente pour tout dire et le contraire.

Ainsi il a annoncé que 70 millions de personnes seront vaccinés d’ici l’été alors qu’il suffit de prendre n’importe quel numéro de centres de vaccination pour vérifier que dans nombre de cas il est devenu impossible d’obtenir le moindre rendez-vous. Pour preuve, on a vacciné tout au plus environ 1 million de personnes en janvier. Comment parvenir à ce chiffre de 70 millions de personnes avant l’été ?. Pour atteindre un tel objectif il faudrait vacciner 12 millions de personnes par mois et non pas 1 ou 2 millions. Visiblement Olivier Véran est fâché avec les chiffres en tout cas il jongle avec.

Ainsi verra à parler de 15 millions de vaccinés d’ici fin juin, il a aussi évoqué le chiffre de 35 millions pour atteindre une certaine immunité collective. À quelques heures d’intervalles, il  a aussi évoqué le nombre de 43 millions de vaccinés. Plus tard, il a indiqué que l’objectif était de vaccinés 70 millions de personnes d’ici l’été.

Le ministre de la santé a adopté depuis longtemps la posture du bavard impénitent qui révèle une absence de stratégie réelle. Par exemple l’insignifiance de sa dernière déclaration : « On n’attendra pas qu’une nouvelle vague arrive pour prendre les bonnes mesures », a déclaré le ministre de la Santé au Parisien. Emmanuel Macron devrait en parler aux Français sans doute ce mercredi.

La vérité c’est que le ministre de la santé n’a rien à dire car c’est Macron qui décide tout et Véran s’efforce tout juste de parodier maladroitement le flou des orientations de Macon.

Appel à la démission de Trump

Appel à la démission de Trump

Des élus, le «Washington Post» et des acteurs du monde économique appellent le vice-président Mike Pence à déclarer le président américain «inapte», en vertu du 25e amendement.

 

Après le discours complètement incendiaire de Trump vis-à-vis DES INSTITUTIONS, DES MÉDIAS, DES PARTIS, UN CERTAIN NOMBRE DE RESPONSABLES POLITIQUES et  ÉCONOMIQUES APPELLEnt À LA SUSPENSION DE Trump CONSIDÉRÉE COMME « MENTALEMENT MALADE ».

 

 

L’envahissement du Capitole  par les troupes de Trump constitue indiscutablement une forme de crime contre la démocratie. Tous les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont ainsi adressé un courrier à Mike Pence pour lui demander d’invoquer le 25e amendement «dans l’intérêt de la démocratie». Pour eux, le président sortant «est malade mentalement et incapable de gérer et d’accepter les résultats de l’élection de 2020».

 

C’est le cas également du comité éditorial du Washington Post, qui appelle ce mercredi soir à relever le président de ses fonctions: «Le refus du président Trump d’accepter sa défaite électorale et ses incitations incessantes envers ses partisans ont conduit mercredi à l’impensable: un assaut contre le Capitole américain par une foule violente qui a submergé la police et chassé les élus du Congrès de ses salles d’audience alors qu’ils débattaient du vote du collège électoral. La responsabilité de cet acte de sédition incombe directement au président, qui a montré constamment que l’exercice de ses fonctions constituait une grave menace pour la démocratie américaine. Il devrait être relevé de ses fonctions.». Cet appel a moins d’événements encore plus graves a peu de chances d’être entendu pour deux raisons d’abord parce qu’il faut réunir un nombre important de parlementaires ensuite parce que le départ de trames est très proche à savoir le 20 janvier.

 

Pérou: la chienlit avec une nouvelle démission d’un président

Pérou: la chienlit avec une nouvelle démission d’un président

La chienlit continue au Pérou,  un pays qui se caractérise par une corruption généralisée chez une majorité de députés et de candidats à la présidence. Depuis 30 ans, tous les présidents successifs ont été destitués pour corruption. Ce fut encore le cas pour le dernier régulièrement élu Martin Vizcarra.

 Martín Vizcarra, vient à son tour de quitter la Maison de Pizarro à Lima : lundi, le Congrès a voté sa destitution en l’accusant d’avoir reçu des dessous-de-table en 2014, quand il était gouverneur d’un département. Mais le cas de Vizcarra n’est pas comparable à ceux de ses prédécesseurs : c’est sa croisade anticorruption qui lui vaut l’acharnement des députés, dont 69 sur 130 font l’objet de poursuites judiciaires. Depuis lundi, les mobilisations se multiplient dans le pays, en défense d’un président au taux de popularité record. Les manifestants dénoncent le «congrès putschiste» et dénient toute légitimité au chef de l’Etat par intérim, le président du Parlement, Manuel Merino, qui prend les rênes du gouvernement jusqu’à la prochaine présidentielle, prévue en avril.

Mais ce président par intérim du Pérou, Manuel Merino, a démissionné dimanche, moins d’une semaine après avoir pris ses fonctions, après des manifestations hostiles qui ont provoqué la mort de deux personnes et fait des dizaines de blessés au cours d’une des plus graves crises politiques que le pays ait connue depuis une vingtaine d’années.

Une urgence: la démission d’Edouard Philippe

Une urgence: la démission d’Edouard Philippe

On sait que la plupart des grands médias sont légitimistes d’autant plus qu’ils ont soutenu pour un grand nombre l’accession au pouvoir de Macron. Très peu évoquent l’incompréhensible inefficacité du gouvernement dans cette crise sanitaire. En particulier concernant la pénurie de masques, de tests et d’une façon plus générale de matériel de protection. Comment comprendre que deux mois après le début de la crise, un pays aussi développé que la France soit si  peu incapable de mobiliser les forces productives au service d’une situation de guerre sanitaire. Pire, le Premier ministre a commis une faute criminelle en n’autorisant la tenue du premier tour des municipales. Dernière preuve de son inefficacité totale, cette conférence de presse de 2h30 qui n’a strictement rien apporté, rien éclairé et rien prévu pour la suite. Il y a urgence à changer ce Premier ministre complètement coincé dans son immobilisme et paralysé par ses propres incertitudes. 2h30 de mobilisation des télévisions pour ne rien dirent et même affirmer qu’on ne sait pas, qu’on verra plus tard aggravant ainsi une crise non seulement sanitaire mais aussi économique qui va plonger le pays dans une épouvantable catastrophe  caractérisée par des vagues de défaillance, de chômage et de diminution générale du pouvoir d’achat. Il serait temps que Macron prenne conscience que ce gouvernement est usé jusqu’à la corde, qui n’est composé que d’amateurs et de technocrates englués dans leur immobilisme et leurs contradictions.

Encore une démission de député LREM

Encore une démission de député LREM

ça commence à sentir le roussi chez les élus nationaux de la république avec des démissions aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Certains le font par conviction parce qu’ils sont en désaccord avec les méthodes autoritaires de la république en marche, d’autres sont motivés par des soucis de réélection locale ou nationale. L’étiquette la république en marche n’est plus porteuse. S’ il devait y avoir des élections législatives aujourd’hui,  il ne resterait sans doute pas grand-chose des 297 députés qui sont  encore fidèles pouvoir. Preuve, la plupart des responsables de la république en marche cachent leur étiquette lors des élections municipales. On s’attend d’ailleurs un véritable séisme pour trois raisons. La première déjà évoquée: à savoir la nette perte de crédit du pouvoir auprès de l’opinion publique. La seconde l’absence de liste officielle de la république en marche dans nombre de municipalités aussi des ralliements et des divisions au sein des candidats du parti au pouvoir.

Regrettant de n’être qu’«un élu de seconde zone», le député du Gard Olivier Gaillard a expliqué dimanche 8 mars à l’AFP sa décision d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche.

«La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années», a déclaré le député à l’AFP, confirmant une décision initialement annoncée samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Élu en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu’il quitterait le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard) face à l’élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette. «Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné», a-t-il assuré à l’AFP.

. Olivier Gaillard explique avoir constaté un «fossé» entre «la réalité du terrain et la principauté de Paris». «L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j’y pense», a-t-il insisté.

À la tête d’une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard a cependant constaté des «efforts» pour la prise en compte des problématiques rurales. «Si j’ai un regret, c’est celui de n’avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale», a-t-il dit.

 

GB: démission surprise du ministre des finances

GB: démission surprise du ministre des finances

 

Le remaniement ministériel actuellement en cours sous la houlette du Premier ministre Boris Johnson commence mal avec une démission surprise : celle du ministre des finances ; Sajid Javid  a refusé d’obéir aux injonctions de Boris Johnson qui voulait lui imposer de se séparer de tous ses conseillers pour les remplacer par des proches du Premier ministre. Cette démission a une signification politique ; d’abord Johnson ne veut être entouré que par des proches. Sur le plan économique ,  Johnson veut  aussi s’affranchir de certaines contraintes notamment budgétaires en raison des nombreuses promesses qu’il a été obligé de faire pour être élu notamment dans le domaine de la santé ou des salaires.

La démission de Javid sonne comme une fausse note dans le remaniement savamment orchestré depuis plusieurs jours par Johnson et son entourage, qui présentaient cette composition d’une nouvelle équipe gouvernementale comme l’occasion d’insuffler un nouvel élan à l’exécutif, tout en remerciant les partisans les plus fidèles de Boris Johnson. Le départ de Sajid Javid s’ajoute à ceux de trois ministres – Julian Smith (Irlande du Nord), Andrea Leadsom (Entreprises) et Theresa Villiers (Environnement) – ainsi que du procureur général Geoffrey Cox.

Le limogeage de Julian Smith, qui a contribué à débloquer il y a un mois un accord pour rétablir un gouvernement dans la province, a été critiqué de part et d’autre de la frontière irlandaise.

Le ministre des Finances a été remplacé par son adjoint, Rishi Sunak, un fidèle du Premier ministre âgé de 39 ans. Diplômé d’Oxford et de Stanford aux Etats-Unis, Rishi Sunak a notamment travaillé à la banque Goldman Sachs avant de rejoindre le Trésor britannique, qui gère les dépenses publiques. Considéré comme une étoile montante du Parti conservateur, il est marié à la fille du milliardaire indien Narayana Murthy.

Un autre fidèle parmi les fidèles de Boris Johnson, Alok Sharma, ancien secrétaire d’Etat au Développement international, a été nommé ministre des Entreprises. Il aura également pour mission de superviser la COP26 sur le climat qui aura lieu à Glasgow en novembre prochain.

La présentation de la nouvelle équipe survient deux semaines après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, qui a mis un terme à plus de trois ans de négociations et ouvert une nouvelle phase de négociation cruciale sur la future relation entre Londres et Bruxelles.

Le conseiller spécial du Premier ministre, Dominic Cummings, plaidait pour un remaniement d’ampleur mais cette option était décriée par plusieurs représentants du Parti conservateur qui mettaient en garde contre un changement coûteux et perturbant au moment où Boris Johnson a besoin de rester en bons termes avec les électeurs qui lui ont permis d’avoir une majorité en décembre, parmi lesquels des électeurs traditionnellement travaillistes.

Aux yeux de John McDonnell, porte-parole du Labour pour les finances, “il est clair que Dominic Cummings a gagné la bataille pour prendre le contrôle absolu du Trésor et a installé une marionnette au poste de chancelier de l’Echiquier”.

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