Archive pour le Tag 'demande'

La demande de souveraineté enterrée

La demande de souveraineté enterrée

 

Macron a surtout développé ses quelques réponses aux revendications d’ordre matériel. S’il n’a pas dit que grand-chose sur le cap, il le maintient quand même ;-sa réaffirmation de la nécessité de supprimer l’impôt sur la fortune avec une argumentation très spécieuse (pour ce qui « investissent ».) Le chef de l’État a terminé sur les aspects de concertation en indiquant qu’il souhaitait un grand débat national. Mais un débat qui restera très centralisé et très vertical puisque pour l’essentiel pour lui le débat ce limitera à un échange avec les maires. Une manière de chanter aussi et encore les corps intermédiaires. Notons d’ailleurs que Macron n’a pas repris à son compte la proposition de la CFDT d’organiser une sorte de Grenelle sur le social et l’environnement. Évidemment la demande de souveraineté populaire émanant des gilets jaunes est complètement enterrée. Pour toute réponse, on dit que les votes blancs seront pris en compte. Pas vraiment la réponse attendue notamment vis-à-vis de la demande de référendum d’initiative citoyenne. Avec les fêtes qui s’approchent, avec peut-être aussi les lassitudes et les contradictions des gilets jaunes, le mouvement pourrait commencer à se tasser. Reste que désormais certaines couches populaires ont pris conscience de leur capacité à intervenir et à peser sur les choix stratégiques. La balle pourrait encore rebondir en plusieurs occasions notamment leur de la réforme des retraites ou de l’assurance-chômage.

 

Macron demande du temps ….et les Français des résultats

Macron demande du temps ….et les Français des résultats

 

Macron demande aux Français du temps. La formule est connue, donner du temps au temps, une belle expression littéraire utilisée Mitterrand pour expliquer que les changements annoncés n’étaient pas au rendez-vous. Macron tente de solliciter un nouveau la référence temporelle historique. Pas sûr cependant que les Français soient très convaincus de ce troc du temps contre des résultats concrets. Des français dont beaucoup, en tout cas une majorité,  ont été nourris d’espoirs par ce jeune président, dynamique, moderne qui voulait installer une république exemplaire et transformée le pays en profondeur notamment vis-à-vis du chômage.  Rien n’est venu. Sur le plan économique la flambée de la croissance doit surtout à la conjoncture internationale et aux résultats de François Hollande. Depuis le début de l’année au contraire,  la croissance ne cesse de se tasser. La France pour cette année atteindra seulement autour de 1,5 % au lieu des 2,3 % prévus par les experts (2% inscrits dans le budget). Pire, cette croissance est fortement hypothéquée par une consommation des ménages complètement atone et les perspectives sont encore plus mauvaises. En effet, on assiste encore à une dégradation de la confiance des ménages. En cause évidemment le pouvoir d’achat qui s’est réduit de 0,6 % au cours du premier semestre en raison du matraquage fiscal. Un matraquage fiscal qui va continuer alors que le pouvoir d’achat lui ne parvient pas à suivre une inflation qui se réveille dangereusement. Après des périodes sans inflation vient maintenant la dangereuse hausse des prix puisque nous sommes sur une tendance de 2,3 %. Les salaires ne suivront pas. Pas plus que certaines prestations familiales et les pensions. Pour ces dernières,  la hausse a été fixée à 0,3 % par an, à comparer évidemment à l’augmentation annuelle de 2,3 % actuellement. De mauvais résultats économiques, de mauvais résultats sociaux auxquels s’ajoute une détérioration des équilibres financiers qui vont amener la France à ne pas respecter ses engagements en matière de budget et renouer avec les 3 % de déficit en 2018. L’année 2019 sera mécaniquement mauvaise au plan économique et social et 2019 devraient offrir le même visage selon les prévisions des institutions. Du coup, donner du temps au temps, cela supposerait d’attendre d’hypothétiques résultats vers la fin du mandat de Macron. Bref avec Macron on aura perdu quatre ou cinq ans

 

Pétrole : la demande à 100 millions de barils par jour

Pétrole :  la demande à 100 millions de barils par jour

La demande mondiale de pétrole atteindra va continuer de croître, elle avait été de 97,4 millions de barils par jour en 2017. Elle pourrait être de 100 millions de barils par jour (bpj) dans le courant de l’année, soit nettement plus tôt que prévu, a déclaré mercredi le secrétaire général de l’OPEP. S’exprimant lors d’une conférence au Cap, en Afrique du Sud, Mohammed Barkindo a jugé qu’un environnement stable était nécessaire pour encourager les investissements dans le secteur pétrolier afin de répondre à cette demande croissante. “Le monde atteindra les 100 millions de barils par jour de consommation dans le courant de cette année, bien plus tôt que nous ne l’avions prévu jusqu’ici. Par conséquent, des forces stabilisatrices qui créent des conditions propices à l’investissement sont essentielles”, a-t-il déclaré. “La priorité (…) est de garantir la stabilité dans la durée, de répandre la confiance dans le secteur et d’encourager un environnement propice au retour des investissements”, a-t-il ajouté. Mohammed Barkindo a déclaré que les tensions commerciales à travers le monde pourraient affecter la demande d’énergie à l’avenir, tout en espérant que les incertitudes soient rapidement levées. “Les différends commerciaux qui émergent parmi certains des principaux partenaires mondiaux finiront par pénaliser la croissance (économique mondiale) et, par conséquent, la demande d’énergie”, a-t-il dit.

 

Réformes : le sulfureux Ferrand demande du temps aux Français !

Réformes : le sulfureux Ferrand  demande du temps aux Français !

 

Vraiment gonflé Richard Ferrand de demander aux Français d’attendre pour voir les résultats de la politique du gouvernement ; pas vraiment qualifié pour justifier les efforts demandé lui qui a mis les doigts dans le pot de confiture en permettant à sa compagne de enrichir à bon compte grâce à la politique. L’affaire est toujours en cours ! Au fait on en est où ?  On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association avait  donc déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile avait  été déposée auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris, avait-t-on appris jeudi auprès de l’avocat de l’association anticorruption. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ».. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. La promesse de location octroyée lui aurait permis d’obtenir un prêt bancaire à hauteur du prix de ces locaux,  »en mauvais état », qui ont été ensuite rénovés à grands frais par la mutuelle pour la somme de 184.000 euros. Six ans plus tard, la valeur des parts détenues par la société immobilière aurait été multipliée par 3.000 avait  écrit le journal satirique. Il serait temps qu’en marche s’interroge sérieusement sur le maintien de Ferrand dans ses fonctions et qu’il invite l’intéressé à ne pas parler de justice sociale.

 

 

Le FMI demande davantage de rigueur budgétaire à la France

Le FMI demande davantage  de rigueur budgétaire à la France

De manière très diplomatique mais ferme le fonds monétaire international invite le gouvernement français à engager  réellement des efforts pour la réduction du déficit public. En effet,  contrairement aux déclarations tonitruantes, rien n’a été fait dans ce domaine en 2017 et de déficit a même légèrement encore dérivé. En 2018, il sera sans doute de même car le gouvernement s’est trompé sur ses prévisions de croissance. On comptait sur une hausse du produit intérieur brut de 2 % alors qu’on devrait être autour de 1,6 %. Le manque de rentrées fiscales sera considérable et le gouvernement n’aura pas le courage d’engager des réformes pour  réduire le déficit.  La restructuration évoquée dans le rapport CAP 22 ne pourrait pas prouver provoquer d’effet  positif avant 2019 et de toute façon pouvoir se montre très prudent par rapport à cette réforme et jusque-là a même refusé de publier officiellement le rapport. Sans doute conscient de cette situation le fonds monétaire international rappelle donc alors la France qui sur le sujet se contente surtout de promesses et cela depuis très longtemps. «Pour atteindre les objectifs (de réduction du déficit), de profondes réformes de la dépense publique sont nécessaires à tous les niveaux du gouvernement», a expliqué la cheffe de mission du FMI pour la France, Delia Velculescu, à l’occasion de la publication de l’évaluation annuelle de l’économie française. «Le succès de la stratégie dépendra avant tout de sa crédibilité», a-t-elle ajouté. «La France a déjà bien avancé dans la réparation de la toiture (…), mais le gouvernement devrait profiter de la fenêtre d’opportunités actuelle pour poursuivre les réformes, s’assurer que la reprise est durable et renforcer la résistance aux chocs», a assuré Delia Velculescu. En attendant, le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour l’Hexagone cette année, à 1,8%.Dans un communiqué, Bercy retient que le FMI «accueille tout particulièrement favorablement» les réformes menées par le gouvernement depuis le début du quinquennat (ordonnances sur le marché du travail, réforme fiscale, réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage). «Le FMI relève le rythme élevé des réformes, estimant à cet égard que la France compte parmi les pays les plus actifs en Europe en termes de réformes structurelles. Cette appréciation du FMI conforte le gouvernement dans sa volonté de poursuivre la transformation économique du pays engagée depuis plus d’un an», écrit le ministère de l’Économie.

 

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Le gouvernement demande des sanctions dans l’affaire Lactalis

Une crise qui comprend plusieurs  volets et qui ne permet à aucun acteur de se déresponsabiliser aussi facilement. Le premier enjeu concerne la santé.  Est d’abord en cause l’industriel Lactalis responsable en premier de la contamination par la salmonelle et qui depuis plus d’un mois tente de retirer les lots contaminés. Ce qui est  fait avec retard en France du fait de la responsabilité des distributeurs. Par contre, pour l’essentiel des exportations peu de retrait a été possible. Or dans cette  affaire de toute évidence,  les services de l’État n’ont pas été capables en un mois de bloquer totalement toute diffusion du produit contaminé ce qui met en cause les intérêts de la France qui comptait bien justement redonner du dynamisme à sa filière lait.  La responsabilité de l’État est forcément engagée puisqu’elle est chargée des contrôles sanitaires. Cette crise touche aussi la grande distribution, dont les principales enseignes (Leclerc, Auchan, Carrefour, Système U) ont reconnu avoir écoulé des produits Lactalis malgré les rappels successifs de ces produits depuis début décembre. “Cette affaire est grave”, a déclaré jeudi le ministre de l‘Economie et des Finances à la presse. “Elle a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés.” Il s‘en est remis pour les sanctions à la justice, qui a ouvert le 22 décembre une enquête préliminaire pour “blessures involontaires”, “mise en danger de la vie d‘autrui”, “tromperie aggravée” et “inexécution d‘une procédure de retrait”. Bruno Le Maire, qui a reçu jeudi en fin de journée les acteurs de la grande distribution avec le ministre de l‘Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé à l‘issue de cette réunion que les enseignes de distribution s’étaient engagées à mettre en place d‘un contrôle électronique systématique en caisse pour bloquer d’éventuels produits concernés par le rappel encore présents dans les rayons. Le président de l‘association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, a jugé “stupéfiants mais pas étonnants” les dysfonctionnements constatés. Interrogé par plusieurs médias, il a dénoncé des “défaillances dans le suivi” des décisions de rappel des produits suspects et “les moyens indigents” de la DGCCRF. Bruno Le Maire a reconnu que la filière laitière et tout un pan de l‘industrie agroalimentaire française risquaient d’être affectés, au-delà de Lactalis. Plus de la moitié des 14.500 tonnes de lait concernées par le rappel ont été exportées. “Il y a des enjeux à l‘exportation, notamment sur le lait infantile en Chine”, a-t-il déclaré. “Je pense que la meilleure réponse c‘est la transparence sur les décisions que nous prenons et la rigueur des décisions que nous prenons.” “Je ne regrette pas d‘avoir frappé aussi fort le 9 décembre parce que c‘est à la fois une garantie pour la sécurité sanitaire des consommateurs (…) et un gage de confiance vis-à-vis de nos partenaires étrangers”, a ajouté le ministre. “Les enjeux sur la réputation de la filière agroalimentaire française, sur les exportations et donc sur l‘emploi (…) sont suffisamment importants pour (…) qu‘on aille jusqu‘au bout de cette affaire, qu‘on établisse les responsabilités de chacun.” Selon Santé publique France, l’agence nationale de santé publique, 35 nourrissons ayant consommé des laits Lactalis venant du site de Craon ont été identifiés comme ayant été contaminés par des salmonelles entre la mi-août et le 2 décembre 2017, dans dix régions différentes.

Gonflé, Rohani demande à Macron d’agir contre «les terroristes» basés en France

Gonflé,  Rohani demande à Macron d’agir contre «les terroristes» basés en France

Rohani,  le président iranien,  refait le coup classique de l’ennemi extérieur responsable des troubles sociaux dans son pays. Un vieux truc utilisé dans toutes les dictatures pour tenter de reporter la responsabilité des mécontentements sur l’étranger. Certes existe-t-il en France quelques cercles d’opposition,  pour autant ils ne sauraient  être rendus responsables de la dégradation économique qui a justifié les mouvements de contestation en Iran. Cette contestation s’est surtout nourrie des promesses de développement non tenues  par Rohani et son équipe alors que dans le même temps l’Iran dépensait  des sommes folles dans sa guerre sans merci contre les sunnites sur plusieurs théâtres d’opérations de guerre. Ce qui est contesté, c’est l’inflation, le chômage qui atteint 30 % de la population, la corruption n’est maintenant aussi le régime politique. Du coup, la demande du président iranien à Emmanuel Macon paraît un peu surréaliste. En effet , le président iranien Hassan Rohani a demandé ce mardi à son homologue français Emmanuel Macron de prendre des mesures contre les activités d’un « groupe terroriste » iranien basé en France et impliqué selon lui dans les récentes manifestations en Iran, a rapporté la télévision d’Etat. Le guide suprême Ali Khamenei avait plus tôt dans la journée, brisé son silence et accusé les « ennemis » de l’Iran de porter atteinte au régime, au sixième jour d’un mouvement de contestation marqué par des violences meurtrières et des centaines d’arrestations.

 

Macron demande à Erdogan la libération du journaliste détenu en Turquie

 Macron demande à Erdogan la libération du journaliste détenu en Turquie

Alors que 130 journalistes sont déjà en prison en Turquie que de centaines de milliers de turcs ont été arrêtés et ou destitués, Emmanuel Macron a demandé, ce dimanche, à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan «la libération rapide» de Loup Bureau, le journaliste français de 27 ans, incarcéré depuis le 26 juillet, à Sirnak au sud-est de la Turquie et «son retour en France», selon un communiqué de l’Elysée. Le chef de l’Etat, qui s’est entretenu par téléphone avec le président turc, «lui a demandé, au-delà de l’amélioration obtenue des conditions de détention, sa libération rapide et son retour en France». «Les deux présidents sont convenus que les contacts se poursuivent, également au niveau ministériel, pour trouver, dans les meilleurs délais, une issue positive», précise le communiqué de la présidence.  Le président français avait fait part le 15 août, lors d’un entretien téléphonique, de sa «préoccupation» à son homologue turc, avec lequel il était convenu de s’entretenir à nouveau cette semaine à ce sujet. Vendredi, une demande de libération de Loup Bureau a été rejetée par le juge qui l’avait mis en examen, a indiqué à l’AFP son avocat.  Cette demande de libération avait été déposée début août auprès du juge qui avait mis en examen et placé le jeune homme de 27 ans en détention provisoire le 1er août, pour soupçon d’appartenance à «une organisation terroriste armée», avait précisé Martin Pradel, un des avocats français du journaliste. «Le rejet de sa remise en liberté est synonyme d’un autre mois passé derrière les barreaux et l’obligation d’une intervention du chef de l’Etat pour espérer une libération», avait réagi de son côté le comité de soutien à Loup Bureau, sur sa page Facebook. Jeudi, un rassemblement de soutien au journaliste avait été organisé à Paris et une pétition en faveur de sa libération a reçu près de 28.000 signatures. Le père de Loup Bureau avait alors déclaré attendre «une nouvelle prise de parole de M. Macron» en regrettant de ne recevoir «aucune information de la part du Quai d’Orsay». Loup Bureau, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde, Arte et le site Slate, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l’Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation «terroriste» par Ankara) ont été trouvées en sa possession.

Pétrole : demande en hausse en 2018 (OPEP)

Pétrole : demande en hausse en 2018 (OPEP)

 

 

L’OPEP prévoit une augmentation de la demande de pétrole en 2018. Cette tendance à la hausse est déjà sensible depuis quelques mois semaines avec la remontée des cours. Pour autant l’OPEP aura toujours du mal à contrôler les restrictions de production que cette organisation tente d’imposer à ses membres. Cela en raison du fait que nombre de pays ne respectent  pas les quotas c’est car ils compensent  par le volume l’insuffisant niveau des prix ;  cela souvent dans un contexte de crise économique pour certains pays producteurs. Dans son rapport mensuel publié jeudi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole estime que la demande mondiale pour son pétrole atteindra 32,42 millions de barils par jour (bpj) l’an prochain, soit 220.000 de plus que lors de sa dernière prévision. L’OPEP se montre optimiste pour la croissance économique en 2018 et note que les stocks de pétrole ont reculé en juin dans les économies développées, signe selon elle que l’accord de réduction de la production commence à porter ses fruits. « Avec le rythme de croissance actuel et un second semestre 2017 qui s’annonce tout aussi dynamique, il y a encore une marge de progression », estime l’OPEP. Mais le cartel a également indiqué que ses pompages en juillet avaient dépassé sa prévision de la demande, en raison de la production de la Libye et du Nigeria, deux pays membres exemptés de l’accord entré en vigueur le 1er janvier. La production de l’OPEP a augmenté de 173.000 bpj en juillet, à 32,87 millions de bpj, précise le rapport qui souligne la contribution de la Libye et du Nigeria mais aussi de l’Arabie saoudite. L’OPEP a ainsi respecté à 86% son accord de réduction de la production, à comparer à un taux de conformité de 96% en juin, selon les calculs de Reuters.

Trump a demandé d’enterrer une enquête sur les relations avec la Russie

Trump a demandé d’enterrer une enquête sur les relations avec la Russie

 

 

Le président des Etats-Unis est désormais soupçonné d’avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI. Selon un article du New York Times  publié mardi soir, Donald Trump a demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu’il a limogé avec fracas la semaine dernière , de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale. James Comey a rédigé un mémo sur sa conversation avec Trump. Détail accablant : James Comey a relaté cette conversation dans une note écrite, citée par le quotidien  »C’est quelqu’un de bien. J’ espère que vous pourrez laisser tomber », aurait affirmé Donald Trump, selon cette note rédigée par le patron du puissant Federal Bureau of Investigation. La Maison Blanche a catégoriquement contesté cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice, affirmant que le président n’avait « jamais demandé à M. Comey ou qui que ce soit d’autre de clore aucune enquête ».  »Ce n’est pas un récit fidèle (…) de la conversation entre le président et M. Comey », a indiqué un responsable de l’administration sous couvert d’anonymat.Dans un témoignage jeudi devant le Sénat, le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, avait affirmé qu’il n’y avait eu « aucune tentative » d’entraver l’enquête sur les liens possibles entre des membres de l’équipe Trump et la Russie. L’enquête visant Michael Flynn, qui est toujours en cours, est distincte de cette dernière. Michael Flynn a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

 

Fillon a demandé à Bourgi de se taire sur les costumes !

Fillon a demandé à Bourgi  de se taire sur les costumes !

 

La révélation, le 12 mars par Le Journal du Dimanche, des cadeaux vestimentaires consentis à François Fillon (deux costumes à 13 000euros), par Robert Bourgi, figure controversée de la « Françafrique », a contribué à abîmer un peu plus l’image du candidat, qui sera mis en examen le 14 mars pour détournements de fonds publics. L’identité du mécène a été révélée par Le Monde le 17 mars, poussant Robert Bourgi à confirmer. Face à la controverse, François Fillon a annoncé le 23 mars sur France 2 avoir rendu les costumes à son ami, concédant « une erreur de jugement ». « Je l’ai eu personnellement à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. Gaulliste ou pas, je sais ce que j’ai fait et je n’ai pas à m’en cacher », raconte Robert Bourgi dans Mediapart. « Pendant six jours, du samedi ayant précédé les révélations du Journal du dimanche au vendredi suivant, François Fillon et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes : moi », explique-t-il. Il explique qu’il avait choisi de marquer la victoire « inespérée » de l’ancien Premier ministre à la primaire, le 27 novembre dernier, par ce cadeau chez un tailleur de luxe parisien, sans que l’intéressé le sache. L’avocat affirme que François Fillon et Anne Méaux l’ont appelé la veille de la parution du JDD « pour que je ne dise pas que c’était moi ». « Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit : ‘Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que…’ » « J’ai été contraint pendant une semaine de mentir. Finalement, lorsque Le Monde a sorti mon nom, j’ai confirmé. »

Enquête sur Marc Ladreit de Lacharrière « grand croix de la Légion d’honneur » à la demande de Fillon

Enquête  sur Marc Ladreit de Lacharrière « grand croix de la Légion d’honneur »  à la demande de Fillon 

 

Une enquête serait en cours sur les conditions d’attribution du titre suprême de la Légion d’honneur attribuée au milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière. Au-delà  des liens financiers unissant François Fillon et le milliardaire on peut légitimement s’interroger sur les mérites qui ont justifié cette attribution de grand-croix de la légion d’honneur. Cet ancien énarque, comme Fillon, a surtout eu le mérite de faire fortune, une fortune qui atteint environ 2,4 milliards de dollars. Il a certes encouragé quelques associations caritatives mais c’est le lot de la plupart des milliardaires qui tentent ainsi  donner une excuse sociale à leur  fortune. Tous les milliardaires américains, français ou d’autres pays procèdent ainsi pour donner le change. Tout cela respire évidemment l’ancien régime puisqu’en outre le milliardaire est issu de la noblesse ardéchoise. D’après le Monde, ces  révélations sur l’enquête visant François Fillon pourraient mettre à mal sa défense et entraîner une prolongation des investigations sur les activités des membres de sa famille bien au-delà des quinze jours évoqués par l’ex-Premier ministre., les enquêteurs s’intéressent aux conditions d’attribution, sur proposition de François Fillon, du grade suprême de la Légion d’honneur au propriétaire de la Revue des deux mondes, où son épouse Penelope est soupçonnée d’avoir eu un emploi fictif. »À ce stade, l’enquête n’a pas été élargie aux conditions d’attribution de la Légion d’honneur » à Marc Ladreit de Lacharrière, assure à Reuters une source proche de l’enquête. Mais d’après le quotidien, « les enquêteurs ont adressé la semaine dernière une réquisition judiciaire à la grande chancellerie de la Légion d’honneur afin de se faire communiquer le dossier de Marc Ladreit de Lacharrière ». Selon les résultats de cette réquisition, le Parquet national financier (PNF) pourrait à tout moment décider d’élargir son enquête. Marc Ladreit de Lacharrière s’est vu attribuer le grade de grand-croix de la Légion d’honneur le 31 décembre 2010 par décret présidentiel, sur rapport du Premier ministre François Fillon, selon Le Monde. Moins d’un an et demi plus tard, il embauchait Penelope Fillon pour un travail dont les enquêteurs cherchent à déterminer la matérialité. Les promotions à un grade supérieur sont accordées « si le légionnaire fait la preuve de nouveaux mérites, et selon des délais minimum », indique le site internet de la grande chancellerie de la Légion d’honneur. Il faut 19 ans pour passer de chevalier à grand-croix. Interrogé par Reuters, Me Antonin Lévy, qui représente François Fillon, rappelle que Marc Ladreit de Lacharrière a été nommé chevalier, officier, commandeur et grand officier de la Légion d’honneur sous divers Premiers ministres avant d’atteindre le grade de grand-croix sous François Fillon. « François Fillon n’est pas le seul à avoir considéré » qu’il le méritait », souligne-t-il.

2017 : le juppeiste Thierry Benoît, demande à Fillon de renoncer

 

2017 : le juppeiste Thierry Benoît, demande à Fillon de renoncer

Les fissures à l’intérieur du camp des républicains ne cessent de se développer. Certes officiellement l’appareil soutient encore Fillon mais de plus en plus de parlementaires doutent de la crédibilité de l’ancien Premier ministre. Pour parler clair, il envisage sérieusement un plan B.  Hier c’était le sarkozyste Georges Fenech qui considérait que les primaires de la droite et du centre étaient devenues caduques. Aujourd’hui, c’est le juppéiste Thierry Benoît  député UDI d’Ille-et-Vilaine qui revendique la place de candidat pour le maire de Bordeaux. La guerre de succession est engager et chaque camp avance ses pions.  « Lorsqu’on parle d’une échéance présidentielle, les enjeux sont trop importants pour avoir une campagne qui soit parasitée par une affaire qui prend chaque jour un petit peu plus de consistance, un petit peu plus d’épaisseur », a insisté Thierry Benoit. Lors de primaire, Thierry Benoît était l’un des soutiens d’Alain Juppé. Il demande donc à François Fillon de renoncer à se présenter à la présidentielle au profit du maire de Bordeaux. « À partir du moment où le vainqueur est empêché, c’est à celui arrivé second de se présenter, c’est-à-dire Alain Juppé », estime-t-il. Selon lui, vu qu’il y a « deux finalistes, à partir du moment où le premier est empêché, il faut porter le regard vers l’autre finaliste de la primaire c’est-à-dire M. Juppé ».

La demande pétrolière augmentera jusqu’en 2040 (lobby du pétrole)

La demande pétrolière augmentera jusqu’en 2040 (lobby du pétrole)

 

Il est clair que la baisse relative de la demande de pétrole à moyen terme ne va pas dans le sens des intérêts des pétroliers. Du coup depuis des mois, le lobby du pétrole ne cesse de pronostiquer la remontée des cours ce qui se comprend puisque plus les coûts sont hauts  et plus les profits des pétroliers sont importants. Sans doute pour contredire les orientations de l’accord mondial sur le climat, le lobby du pétrole veut croire à une progression de la demande jusqu’en 2040. Une projection tout à fait fantaisiste mais qui a  surtout pour objet de soutenir le cours des actions des pétroliers et  en même temps que les cours du pétrole. Selon les prévisions de BP, l’augmentation de la demande sur la période, qui est de 1 million de barils par jour actuellement, devrait ralentir pour tomber à 400.00. 0 bpj à l’horizon 2035, année où la consommation atteindra environ 110 millions de bpj. La demande continuera à augmenter jusque dans les années 2040, estime Spencer Dale, l’économiste en chef de BP. En raison de la force croissance économique des pays en développement d’Afrique et d’Asie, la consommation de plastique et de fibres textiles fabriquées à partir du pétrole alimentera la hausse de la demande globale. « L’essentiel de la croissance n’est pas lié aux transports (…) mais plutôt au fait que le pétrole est une matière première pour d’autres produits, notamment dans la pétrochimie et le textile », explique Spencer Dale. Malgré l’amélioration de l’efficacité énergétique des moteurs à essence et la multiplication par 100 du nombre de véhicules électriques, la demande pétrolière globale liée à l’automobile devrait passer de 19 millions de bpj en 2015 à 23 millions de bpj en 2035 parce que le parc automobile mondial va augmenter, estime le pétrolier. Le parc automobile électrique, qui devrait atteindre 100 millions de véhicules d’ici 2035, ne devrait représenter que 5 à 6% du parc total, estime BP. L’an dernier, BP tablait sur 70 millions de véhicules électriques en 2035. Cette prévision a été relevée de 30 millions d’unités en raison notamment de la baisse du coût des batteries, explique Spencer Dale. Sur le plan de l’environnement, BP anticipe un ralentissement marqué de l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone sur les 20 prochaines années. Ces émissions, qui augmentent de 2,1% par an actuellement, ne devraient plus progresser que de 0,6% par an, ce qui représenterait le taux d’augmentation le plus faible depuis 1965. Au total, les émissions de CO2 augmenteront de 13% entre maintenant et 2035.

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande mondiale d’or au plus haut

La demande d’or continu de progresser atteignant même des records. En cause,  les incertitudes concernant l’économie mondiale voir les craintes sur le système financier. S’ajoutent à cela la quasi-absence de rémunération pour les obligations et des risques sur le marché des actions. Dans son dernier rapport, le Fonds monétaire international a une fois de plus revu à la baisse ses prévisions de croissance. Le taux de croissance mondiale sera à peine supérieur à 3 % cette année et l’an prochain. Quant aux emprunts d’État des pays développés, leurs taux vont rester durablement très bas. Un tiers de la dette de ces pays affiche même des taux négatifs. En achetant des obligations souveraines, les investisseurs ne gagnent donc pas, mais perdent de l’argent. À cela s’ajoute la chute des cours des matières premières.  Tous ces éléments renforcent l’intérêt des investisseurs pour l’or qui a le mérite de générer un revenu fixe. En plus, la politique monétaire expansionniste conduite par la Banque centrale européenne ne fait que diminuer la confiance des investisseurs dans l’argent papier en faveur du métal jaune.  La demande mondiale d’or a continué à progresser au deuxième trimestre 2016, enregistrant ainsi un premier semestre quasi record, grâce à l’intérêt toujours élevé manifesté par les investisseurs financiers occidentaux, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié aujourd’hui. D’avril à juin 2016, la demande mondiale de métal jaune est en effet ressortie à 1050 tonnes, contre 910 tonnes au deuxième trimestre 2015, a indiqué le CMO (conseil mondial de l’heure), une fédération qui réunit les grands producteurs d’or de la planète. Comme au premier trimestre, cette progression est essentiellement imputable à un bond de la demande d’or en tant qu’investissement, qui a été multipliée par presque 2,5 au deuxième trimestre par rapport à la même période l’an passé, à 448 tonnes contre 186 tonnes.  Sur l’ensemble du premier semestre, la demande mondiale d’or a atteint 2335 tonnes, s’établissant ainsi non loin du record de 2371,5 tonnes enregistré au premier semestre 2013, a précisé le CMO.

  • (avec AFP)

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

 

Le déficit budgétaire espagnol va sans doute dériver en raison d’une part de la crise économique mais aussi de la crise politique puisque l’Espagne n’est toujours pas capable de former un gouvernement. Des élections seront d’ailleurs organisées fins juin pour tenter de trouver une majorité et de dégager un gouvernement stable. Madrid demande donc pardon à la commission européenne surtout pour éviter d’avoir à subir les pénalités prévues en cas de dépassement budgétaire, soit environ 2 milliards. Le président du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, a donc adressé un courrier à la Commission européenne lui demandant de ne pas appliquer à son pays une amende pour manquement aux objectifs de réduction du déficit budgétaire en 2015. Mariano Rajoy explique dans cette lettre envoyée au président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker que l’Espagne a consenti d’importants efforts, réduisant de moitié son déficit public, au cours des quatre dernières années, indique le quotidien El Pais. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé qu’un courrier de l’Espagne avait été reçu et qu’il allait être examiné. Une source au sein du gouvernement espagnol a précisé que la lettre reprenait des informations qui avaient déjà été transmises à Bruxelles lors des derniers plans de réduction du déficit budgétaire. Celui-ci devait être ramené à 4,2% du PIB pour 2015 mais cet objectif n’a pas pu être atteint en raison d’une hausse des dépenses des régions et d’une baisse des revenus tirés des cotisations sociales. La Commission européenne envisage d’infliger des pénalités à l’Espagne et au Portugal en raison de ces manquements. Toutefois, des responsables ont expliqué à Reuters que la sanction pourrait être symbolique. La pénalité maximale est de 0,2% du PIB, ce qui équivaudrait dans le cas de l’Espagne à 2,16 milliards d’euros.

(Avec Reuters)

Légion d’honneur: Le prince héritier d’Arabie saoudite décoré «à sa demande» ?

Légion d’honneur: Le prince héritier d’Arabie saoudite décoré «à sa demande» ?

Le magazine Causette affirme jeudi que cette décoration serait intervenue à la demande du royaume. On sait bien que ces distinctions ont surtout un caractère symbolique pour récompenser les mérites dans de nombreux domaines y compris des domaines plus ou moins ésotériques voire douteux. Dès lors  pour éviter les confusions il serait peut-être utile de réfléchir à une distinction spécifique uniquement destinée aux relations diplomatiques d’autant que ce n’est pas la première fois que la France récompense des responsables de pays à régime dictatoriaux. Le mensuel féminin publie un échange de mails entre l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Bertrand Besancenot, et le conseiller de François Hollande pour le Moyen-Orient, David Cvach : « Cher David, écrit l’ambassadeur, je me permets de t’envoyer la copie jointe de la proposition de décoration pour le prince Mohamed ben Nayef. Je sais que certains s’interrogent sur l’opportunité de décorer maintenant le prince héritier, peu de temps après la campagne médiatique contre l’Arabie Saoudite en France. Certes, le royaume n’a pas bonne presse… ». Bertrand Besancenot précise ensuite : « Il me paraît indispensable de répondre à sa demande de recevoir la Légion d’Honneur, à un moment où il souhaite renforcer sa stature internationale ». Puis dans un autre mail publié par Causette, Jérôme Bonnafont, directeur de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient du cabinet de Jean-Marc Ayrault au ministère des Affaires étrangères, donne ses conseils sur la communication : « Il faut que ce soit discret vis-à-vis des médias mais sans dissimulation », écrit-il, en recommandant d’évoquer la lutte contre Daesh et d’ajouter « pour faire bonne mesure, des éléments droit de l’homme dans les éléments se langage bien sur. » .

Croissance mondiale : Pour une relance de la demande (OCDE)

Croissance mondiale : Pour une relance de la demande (OCDE)

 

Le FMI a  récemment indiqué que l’économie mondiale risquait  un déraillement. Mais f le pronostic a été peu repris dans les grands médias. Cela d’autant plus que ces grands médias s’efforcent par tous les moyens de ne pas affoler les investisseurs et les annonceurs qui les font vivre. Il y a pourtant des semaines et des semaines et même des mois qu’on constate le net ralentissement de l’économie mondiale, le dernier trimestre 2015 a même été catastrophique dans de nombreux pays aujourd’hui c’est l’OCDE qui appelle à une réaction collective pour relancer demande et croissance. L’OCDE se fonde sur le fait que la croissance 2016 risque même de ne pas attendre atteindre celle de 2015 et cela dans toutes les zones mondiales Quelques semaines après le FMI qui envisageait un risque de « déraillement » de l’économie mondiale, c’est au tour de l’Organisation de coopération et de développement économiques de tirer la sonnette d’alarme. « Il est urgent de soutenir collectivement la demande », explique Catherine Mann, la chef économiste de l’OCDE dans une interview aux « Echos ». « La politique monétaire est déjà très accommodante. Il faut maintenant des réformes fiscales et structurelles qui soient déployées pour lui venir en appui. Les trois instruments doivent être déployés ensemble si on veut que cela fonctionne ».  En cause notamment le déséquilibre offre demande provoquée en particulier par la Chine qui utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier dans le monde. Depuis maintenant plus d’un an l’industrie ne cesse de reculer en Chine,  ce qui explique largement l’écroulement du prix des matières premières et notamment du pétrole. Une crise économique chinoise qui se combine avec une crise financière caractérisée par un endettement monumental des entreprises, des collectivités locales et des particuliers. Tous les pays sont affectés par la dépression chinoise, les pays développés qui s’installent dans la croissance molle ou les pays en développement qui connaissent la décroissance. Ce qui conduit l’OCDE à réajuster ses prévisions projections. L’institution vient en effet de réviser quasiment toutes ses prévisions de croissance à la baisse. Désormais la croissance mondiale ne dépassera pas, en 2016, le niveau de 2015, soit 3 % (contre 3,3 % précédemment envisagés). L’organisation est beaucoup plus pessimiste pour la zone euro que ne l’est la Commission européenne , dont les prévisions ne datent pourtant que d’une quinzaine de jours. Là où Bruxelles prévoit une croissance de 1,7 % pour la zone euro en 2016, l’OCDE abaisse son estimation de 1,8 % à 1,4 %. La croissance en Allemagne est fortement révisée par l’organisation multilatérale (1,3 % au lieu de 1,8 % précédemment estimé). La France tire son épingle du jeu, avec une révision de seulement 0,1 %, à 1,2 %. « Le lent rétablissement de la zone euro est un facteur important qui pèse sur celui de l’économie mondiale », souligne le rapport, qui regrette le trop lent démarrage du plan Juncker pour dynamiser l’investissement en Europe. L’inquiétude est également politique. Elle note les divergences à propos de la crise des réfugiés, comme « les menaces extérieures à la sécurité, l’impopularité des mesures d’austérité et les forces centrifuges dans un certain nombre de pays », en faisant référence à la Catalogne. Aux Etats-Unis, la hausse du PIB n’atteindrait plus que 2 % en 2016, au lieu des 2,5 % prévus. Fin janvier, le FMI prévoyait de son côté une croissance américaine à 2,6 % pour cette année et une croissance mondiale à 3,4 %. Le commerce international (+2 % en 2015) , comme les investissements, sont faibles. La demande est médiocre, ce qui conduit à une inflation faible et à une croissance des salaires et des emplois inadaptée. « La croissance se ralentit dans beaucoup d’économies émergentes tandis que les économies avancées se rétablissent modestement, les prix bas déprimant les pays exportateurs de matières premières », souligne le rapport. Le pétrole a perdu un tiers de sa valeur depuis les prévisions de l’OCDE de novembre 2015.

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

Syrie : la France demande qu’on arrête de bombardements des kurdes

 

 

L’accord de paix concernant la Syrie à peine signée vole en éclats,  un accord pourtant signé aussi par la Russie qui continue de bombarder la résistance modérée tandis que de son côté la Turquie bombarde les Turcs. La France a appelé, dimanche 14 février, à la « cessation immédiate des bombardements » de la Turquie dans les zones kurdes de Syrie. Les Etats-Unis, alliés et partenaires de la Turquie au sein de l’Otan, avaient eux aussi, dès samedi soir, exhorté Ankara à cesser ses tirs. L’armée turque a bombardé au mortier, dimanche, pour la deuxième journée consécutive, des positions kurdes dans le nord de la Syrie, causant la mort de deux miliciens des Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les YPG, soutenues par la coalition emmenée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique en Syrie, sont liées au Parti kurde de l’Union démocratique, que la Turquie considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan et, à ce titre, comme une organisation terroriste. Le régime syrien a, lui, demandé, dimanche, au Conseil de sécurité de l’ONU de « mettre un terme aux crimes du régime turc ». Damas a également accusé Ankara d’avoir permis le passage en Syrie d’armes et de combattants vers la province d’Alep, où les forces gouvernementales mènent une vaste offensive contre les rebelles. Dans le même temps, le président américain, Barack Obama, a demandé à son homologue russe, Vladimir Poutine, de mettre fin aux frappes de l’armée russe en Syrie contre des groupes de l’opposition modérée, conformément à l’accord international conclu à Munich, jeudi.

(Avec Reuters)

Ségolène Royal demande « poliment » l’interdiction du glyphosate

 Ségolène Royal demande poliment l’interdiction du glyphosate

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal n’a pas interdit le glyphosate mais  a demandé poliment vendredi à l’ANSES (Agence de sécurité sanitaire) le retrait des autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d’amines grasses de suif (tallow amine), qui présentent des risques pour la santé, a annoncé le ministère. «Ségolène Royal demande à l’ANSES une réévaluation immédiate de l’ensemble des produits phytosanitaires contenant du glyphosate et des co-formulants de la famille des tallow amine et le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits concernés présentant des risques préoccupants». Cette décision fait suite à l’expertise remise vendredi par l’ANSES sur ces produits, qui conclut d’abord, comme l’a jugé en novembre l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), que «les informations disponibles sur les risques du glyphosate seul ne justifient pas, à ce stade, un classement cancérogène probable». En revanche, l’ANSES estime que «le mélange du glyphosate avec certains co-formulants, notamment des co-formulants de la famille des tallow amines, peut présenter des risques particuliers pour les utilisateurs du grand public ou du monde agricole». Ségolène Royal avait saisi l’ANSES suite à des mises en garde sur les produits phytosanitaires contenant du glyphosate soulevés par le Centre international de recherche contre le cancer en 2015. En novembre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments avait estimé «improbable» que le glyphosate seul présente un danger cancérogène pour l’homme, un avis qui avait suscité des critiques exprimées fin novembre par 96 scientifiques du monde entier dans une lettre ouverte. D’autant que quelques mois plus tôt, le Centre international pour le Cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMC), avait au contraire déclaré cancérogène «probable» pour l’homme le glyphosate, aux côtés d’autres pesticides tels que le malathion ou le diazinon. L’autorisation de commercialiser en Europe des herbicides à base de glyphosate expire le 30 juin prochain. Reste à savoir si la demande sera exaucée et si elle vaudra uniquement pour les particuliers ou pour tout le monde !

 

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