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Russie – Alexeï Navalny : l’ONU demande la libération immédiate

Russie – Alexeï Navalny : l’ONU demande la libération immédiate

 

Le  Haut-Commissariat, dirigé par l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, l’ONU demande la libération immédiate de naval ni empoisonné par les services secrets russes, soignés ensuite en Allemagne et arrêter aussitôt son retour en Russie.

 

Ce militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin a été interpellé à son arrivée à Moscou dimanche après quasiment cinq mois de convalescence en Allemagne à la suite de son empoisonnement. Il accuse le président Vladimir Poutine d’avoir ordonné son assassinat au poison Novitchok en août, ce que la Russie dément. Le FSIN, le service pénitentiaire russe, lui reproche d’avoir violé des mesures de contrôle judiciaire en allant se faire soigner à l’étranger.

 

Notons que dans le même temps le président russe a prit quelques libertés avec le droit d’une part en prolongeant son mandat d’une vingtaine d’années, d’autre part en passant un coup d’éponge sur les délits commis par tous les présidents russes y compris lui-même.

Cette fixation de Poutine sur le dissident prouve que l’intéressé n’est pas aussi solide qu’il le dit dans l’opinion russe. En effet Navalny  est certes un opposant certes mais il est loin de disposer d’une force politique susceptible de balayer la dictature de Poutine.

Vaccin: Véran demande pardon !

Vaccin: Véran demande pardon !

 

 

Olivier Véran  aura tout dit, le contraire aussi. Il aura même été capable d’introspection et de demander le pardon des Français noyés sous les flots de paroles du ministre de la santé et du président de la république. Interrogé ce dimanche 10 janvier, le ministre de la Santé a en effet reconnu des erreurs dans la communication de l’exécutif.

 

Il y a en effet eu un « manque de clarté dans la communication et l’explication de la campagne vaccinale ». Une erreur que le ministre assume : « Je prends personnellement le point là-dessus. » Un exercice débuté dès jeudi. Le locataire de l’avenue Duquesne avait ainsi estimé sur BFMTV avoir peut-être été « un peu trop défensif dans la façon d’aborder le vaccin », voire « un peu trop prudent ». Seulement, en trois jours, son discours à quelque peu changé.

 

Tandis qu’il réfutait jeudi l’idée selon laquelle il avait été guidé par l’opinion des anti-vaccin, particulièrement nombreux dans le pays, il envisage désormais cette possibilité. « Nous avons sans doute internalisé l’espèce de défiance générale vis-à-vis des vaccins dont on parlait en permanence sur les plateaux et dans les familles », a-t-il reconnu sur Europe 1.

« . Olivier Véran a notamment fustigé le président LR de la région Grand-Est, Jean Rottner, qui avait décrit un « scandale d’État ». « Parler d’un ‘scandale d’État’ au bout de cinq jours ? Ne me dites pas qu’il n’avait pas trouvé la formule avant même que nous commencions à vacciner », a-t-il réagi.

 

Reste à voir si cette offensive pourra convaincre la grande majorité des Français qui juge la campagne gouvernementale comme « pas assez rapide ».

 

Turpitudes politiques : Trump a demandé de truquer le vote à son avantage !

Turpitudes politiques : Trump a demandé de truquer le vote à son avantage !

Dans un extraordinaire appel téléphonique passé samedi depuis la Maison-Blanche, et dont le Washington Post a publié dimanche l’enregistrement et la transcription, le président américain a, pendant une heure de conversation, tenté d’obtenir de Brad Raffensperger la modification du résultat de l’élection en sa faveur.
«Tout ce que je veux, c’est trouver 11.780 votes, ce qui est un peu plus que ce que nous avons. Parce que nous avons gagné l’État », dit Trump.

 

Sans se départir de son sang-froid, Brad Raffensperger a chaque fois poliment mais fermement refusé d’accéder à ces demandes de revenir sur le résultat d’un vote plusieurs fois recompté et certifié. «Nous ne sommes pas d’accord sur le fait que vous avez gagné», a répondu le secrétaire d’État. «Il y a eu plusieurs recours en justice… Nous avons procédé à un recomptage manuel, de tous les bulletins de vote et les avons comparés aux résultats des comptages par les machines et nous avons obtenu pratiquement le même résultat… je ne pense pas qu’il y ait un problème à ce sujet.» Quant aux électeurs décédés, «ils étaient deux… Nous pensons que nous avons eu une élection régulière», a dit Raffensperger.

 

Bref Trump  exercer une inqualifiable pression politique sur un responsable pour modifier à son avantage les résultats du vote présidentiel

EDF demande des moyens supplémentaires pour la transition écologique

 EDF demande des moyens supplémentaires pour la transition écologique

le PDG d’EDF , Jean-Bernard Lévy , considère que l’Europe-France y compris-  n’a rien fait de significatif en matière de politique énergétique pour aller dans le sens de l’accord de Paris sur le climat et le réchauffement climatique. Il remet en cause le système actuel de régulation et demande des moyens supplémentaires.

 

« Nous n’avons pas assez de moyens, même en multipliant les investissements dans la transition énergétique, nous aimerions bien faire beaucoup mieux, faire beaucoup plus, aller beaucoup plus vite », a-t-il dit lors d’un événement sur le thème de l’innovation organisé par EDF.

« Nous sommes assez bloqués dans cette démarche par le système dans lequel nous sommes aujourd’hui, un système de régulation qui a été mis en place il y a une bonne dizaine d’années (…) sans tenir compte, en aucune façon, du fait que nous produisons de l’électricité décarbonée », a-t-il ajouté en évoquant la subsistance de formes de subventions aux énergies fossiles dans de nombreux pays d’Europe.

Le PDG d’EDF a estimé que les objectifs d’efficacité énergétique devaient s’accompagner d’une prise en compte des objectifs de décarbonation et a redit son souhait que des taxes carbone efficaces soient enfin décidées au niveau de l’Union européenne ou de ses Etats-membres, cinq ans après l’accord de Paris sur le climat et le réchauffement climatique.

« Qu’a-t-on fait ces cinq dernières années dans les instances communautaires pour mettre en place des actions concrètes allant dans le sens des accords de Paris ? Il me semble qu’on vient de perdre cinq ans. »

Jean-Bernard Lévy a également estimé que le financement de la transition énergétique n’imposait pas des hausses de prix pour les consommateurs.

« Il faut modifier le prix relatif des énergies entre elles (…), il faut que la politique de la fiscalité évolue – peut-être pas trop brutalement, parce que l’épisode des Gilets jaunes aura laissé des traces – de façon à organiser les choses en fonction d’un objectif climatique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, ce n’est pas le cas en France et ce n’est pas le cas en Europe (…) »

Le projet de réorganisation d’EDF, nommé Hercule, doit lui permettre d’améliorer ses capacités d’investissement et de financement à travers notamment une sanctuarisation de son parc nucléaire français et une ouverture du capital de ses activités dans les renouvelables.

Les syndicats s’y opposent toutefois fermement en faisant valoir qu’il constituerait un premier pas vers un démantèlement et une privatisation d’EDF, avec des menaces pour l’emploi.

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

 

 

Greenpeace, l’organisation écolo d’origine américaine mène parfois des actions très sulfureuses. Ainsi Greenpeace s’est souvent attaqué à l’Europe et à la France en particulier. Cette fois l’organisation écolo demande l’annulation des aides à Air France. Officiellement il s’agit de lutter contre l’activité aérienne considérée comme très polluante.

Le problème c’est que Greenpeace ne manifeste pas le même enthousiasme pour obtenir la suppression des aides à la branche de construction aérienne de Boeing. En plus un énorme soutien aux activités militaires du constructeur aéronautique. Notons aussi que Greenpeace a observé le plus grand silence quant à la  levée décidée hier de l’interdiction de vol du dangereux 737 Max américain.

On comprend évidemment que des organisations écolos défendent la maîtrise voir la réduction du transport aérien mais encore faudrait-il que cette revendication concerne l’ensemble du monde et y compris les États-Unis. Greenpeace a demandé mercredi à la justice de bloquer les 3,4 milliards d’euros d’aide publique octroyés à la branche néerlandaise d’Air France-KLM tandis que le gouvernement français a réitéré son soutien à la compagnie aérienne, qui chercherait à lever 6 milliards d’euros supplémentaires pour faire face à la pandémie selon Le Monde.

“Le gouvernement a manqué l’occasion qu’il avait maintenant de lutter contre la pollution engendrée par l’aviation”, a déclaré l’avocat de Greenpeace Frank Peters lors d’une audience devant le tribunal de district de La Haye.

Après plusieurs mois de négociations, l’État néerlandais a accepté en juin dernier de secourir KLM, à condition que la compagnie aérienne respecte de nouveaux objectifs climatiques appuyés par le parlement.

MACRON DEMANDE LE DÉPART de LOUKACHENKO

MACRON DEMANDE LE DÉPART de LOUKACHENKO

Dans la perspective de rencontrer la principale opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa , Macron demande le départ de Loukachenko qui a truqué le résultat des élections afin d’obtenir une prolongation de son mandat. Dans le pays, les manifestations succèdent aux manifestations populaires en même temps que des répressions qui se traduisent par l’arrestation à chaque fois de centaines d’opposants.

Le président autoproclamé de Biélorussie joue sur l’attentisme aussi bien de la Russie que de l’Europe. La Russie évidemment n’apprécie pas particulièrement que l’union économique européenne intervienne sur la situation d’un pays si proche de la Russie. Ceci étant, les relations entre Poutine et Loukachenko sont particulièrement détestables. Poutine est très partagé sur le dossier. Il évoque l’éventuelle intervention de la Russie mais ne veut pas non plus que son régime soit assimilé à celui d’une dictature comme celle de Loukachenko dans la prévision de la révision constitutionnelle devant permettre de prolonger son mandat d’une vingtaine d’années. L’Europe de son côté menace de sanctions économiques qu’elle n’a pas encore prises.

L’Union européenne comme les pays baltes n’ont pas reconnu son élection et la Lituanie a donné refuge à la cheffe de file de l’opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa.

Le président français devrait rencontrer à Vilnius l’opposante bélarusse. Svetlana Tikhanovskaïa a déclaré jeudi au journal Le Figaro qu’elle « attend(ait) beaucoup » de Emmanuel Macron et espère qu’il « s’engage pour nous aider à sortir de l’impasse ».

La France réclame pour le Bélarus une transition pacifique, avec la fin de la répression puis par l’engagement d’un dialogue prenant en compte la volonté de la population, « en évitant le risque d’une plus grande répression, voire une intervention de la Russie », a rappelé la présidence française.

 

Dernière provocation de Trump : un contrôle antidopage demandé pour Biden !

Dernière provocation de Trump : un contrôle antidopage demandé pour Biden

La folie Trump  n’a pas de limites notamment quand il demande un contrôle antidopage pour Biden lors de la confrontation télévisée Le président américain Donald Trump a en effet réclamé dimanche que son adversaire dans la course à la Maison Blanche Joe Biden passe un test antidopage avant ou après leur premier débat télévisé de mardi. Trump, en retard dans les sondages, a dit qu’il accepterait ‘bien entendu’ de se soumettre au même test.

 

Pétrole : prévisions de demande en baisse (OPEP)

Pétrole : prévisions de demande en baisse (OPEP)

 

 

La crise sanitaire étant  loin d’être maîtrisée dans les pays développés et reprenant même de la vigueur, la demande de pétrole pourrait se tasser d’après l’OPEP .L’Organisation des pays exportateurs de pétrole prévoit désormais une chute de la demande mondiale de brut de 9,06 millions de barils par jour (bpj) cette année, précise son rapport mensuel, alors qu’elle tablait le mois dernier sur un recul de 8,95 millions de bpj.

“L’évolution des prix du brut et des produits raffinés au second semestre 2020 restera influencée par les préoccupations liées à une seconde vague d’infections et à une augmentation des stocks mondiaux”, explique le rapport.

Pour 2021, l’Opep prévoit toujours un rebond de la demande de sept millions de bpj mais reconnaît que les incertitudes qui entourent ce pronostic pourraient se traduire par “un impact négatif sur la consommation de pétrole”.

Pétrole: une légère hausse de la demande

Pétrole: une légère hausse de la demande

 

Pour l’agence internationale de l’énergie la baisse la demande de pourrait être moins importante que prévu en 2020. L’agence prend cependant des précautions oratoires en indiquant que tout cela dépendra évidemment de l’évolution du Coronavirus et de ses conséquences économiques et sociales. Des prévisions donc qui seront sans doute encore réajustées  d’ici la fin d’année La demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils par jour (bpj), soit 400 000 bpj de plus que les projections du mois dernier, selon le rapport mensuel de l’AIE qui coordonne les politiques énergétiques des pays industrialisés.

“Alors que le marché du pétrole a indubitablement réalisé des progrès (…) le nombre important, et dans certains pays l’accélération, des cas de COVID-19 est un rappel inquiétant du fait que la pandémie n’est pas maîtrisée et que nos prévisions de marché risquent de se retrouver presque certainement à la baisse”, a indiqué l’agence.

L’assouplissement des mesures de confinement dans de nombreux pays a entraîné une forte reprise des livraisons de carburant en mai, juin et probablement aussi en juillet, estime l’AIE.

Mais selon l’agence, l’activité de raffinage du pétrole en 2020 devrait connaître une baisse plus marquée que celle prévue par l’AIE le mois dernier et sa croissance devrait être moindre en 2021.

“Pour les raffineurs, les avantages apportés par l’amélioration de la demande seront probablement contrebalancés par les prévisions de contraction à venir sur le marché des matières premières. Les marges de raffinage seront également mises à mal par la quantité de stock excédentaire au deuxième trimestre de 2020”, explique l’AIE.

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

 

Il est clair que le pacte de stabilité remise en cause en 2020 en raison de la crise sanitaire ne sera pas davantage respecté en 2021. En cause le fait que la croissance perdue en 2020 sera loin d’être rattrapée en 2021. Du coup une situation qui va entraîner une perte significative de rentrées fiscales alors que dans le même temps il faudra financer de manière massive le coup de la situation sanitaire, le soutien aux entreprises en grande difficulté et le pouvoir d’achat de certains ménages.

Dans le meilleur des cas la vraie reprise n’interviendra pas avant 2022 d’après les autorités américaines pourtant d’habitude optimistes. Dans le pire des cas, il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de développement économique de 2019. “Nous souhaitons que les règles du pacte de stabilité, suspendues pour 2020, le soient également pour 2021”, déclare le maire le ministre de l’économie dans cette interview mise en ligne jeudi soir sur le site internet du journal le

“La gestion du calendrier est vitale”, ajoute-t-il. “Rien ne serait pire que de relancer la machine économique tout en appuyant sur le frein des dépenses publiques. C’est une erreur qui a été commise en 2009 et que nous ne commettrons pas à nouveau.”Le pacte de croissance vise à coordonner les politiques budgétaires des Etats membres de la zone euro et d’éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs.

Les ministres européens des Finances l’ont suspendu sur proposition de la Commission européenne le 23 mars dernier afin de faire face aux conséquences économiques de la pandémie et de prendre “toutes les mesures nécessaires afin de soutenir nos systèmes de santé et de protection civile et de protéger nos économies”.

Coronavirus: la CFDT demande à ne pas verser de dividendes

Coronavirus: la CFDT demande  à ne pas verser de dividendes

« De nombreux salariés, pour assurer une continuité de service, doivent s’adapter dans des conditions parfois difficiles. Dans ce contexte, il serait incompréhensible que les actionnaires ne fassent pas eux aussi un effort », écrit la CFDT, premier syndicat français, dirigé par Laurent Berger, secrétaire général.

« Les entreprises et notamment les grands groupes doivent pleinement participer à la solidarité nationale. Il ne serait en effet ni raisonnable ni responsable que les entreprises versent des dividendes à leurs actionnaires comme si de rien n’était », insiste le syndicat qui rappelle que les entreprises du CAC 40 ont versé l’an dernier « près de 50 milliards à leurs actionnaires ».

« L’année 2020 se présentait sous les mêmes auspices, certains grands groupes français ont annoncé qu’ils ne verseraient pas de dividendes à leurs actionnaires. D’autres semblent encore s’interroger », relève la CFDT, pour qui « l’heure n’est plus à l’hésitation ».

 

Mardi dernier, le ministre de l’Économie a appelé les grandes entreprises à faire preuve de « la plus grande modération sur le versement des dividendes » aux actionnaires, à « un moment où tout l’argent doit être employé pour faire tourner votre entreprise, pour s’assurer qu’elle redémarre dans de bonnes conditions ».

Le même jour, les cinq organisations syndicales du groupe Engie ont demandé dans une lettre à Bruno Le Maire que le dividende pour l’année 2019 soit entièrement affecté à l’investissement, « afin de faire face à la crise sanitaire ».

 

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Il est clair que depuis plusieurs jours Édouard Philippe joue au chat et à la souris avec la CFDT et les autres syndicats réformistes affirmant un jour qu’il est prêt à ouvrir des négociations pour amender sérieusement son projet et dans le même temps faisant tout pour consolider sa posture de réformateur pur et dur qui, lui, ne pratique pas la douteuse stratégie du en même temps de Macron. Cet attitude manœuvrière du premier ministre n’est pas du goût des syndicats réformistes notamment de la CFDT et de l’UNSA qui réclame clairement le retrait du concept d’âge pivot d’ici à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une « conférence de financement ».

Vendredi, « dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion », a déclaré Laurent Berger, à l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail.

« Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non », a-t-il ajouté. « Ce que l’on demande, c’est qu’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et qu’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps », a résumé le numéro un de la CFDT.

Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 

 

Au nom de principes anarcho-populistes , les gilets jaunes avaient jusque là toujours refusé  de se structurer et de désigner des responsables pour les représenter. Quand des responsables autos désignées ont tenté de représenter le mouvement, ils ont aussitôt été dénoncés pour avoir trahi l’esprit des gilets jaunes. Curieusement, c’est au moment les gilets jaunes ne pèsent  pratiquement plus rien que les figures historiques de la protestation demandent maintenant à être reçues par le président de la république. Une curieuse conception de la conduite des luttes sociales plus  proches de l’action politique que du caractère social. On pourra dire que les gilets jaunes ont massacré le même leur propre mouvement, il y a peu d’exemples de protestation sociale qui est ait été  conduite avec autant d’irresponsabilité. Ils ne sont plus guère que quelques centaines à se rassembler chaque samedi et leurs manifestations fait maintenant rarement deux lignes dans les médias. Finalement devant l’échec patent du mouvement, certains leaders se raccrochent désormais au mouvement sociaux animés par les syndicats. Des syndicats qu’ils ont complètement snobés quand la mobilisation était au zénith, des syndicats qui ont même été hués. L’objectif de cette demande de rendez-vous à Macron vise sans doute à tenter de redonner un peu de dynamisme un à mouvement pratiquement mort. Cela démontre qu’à l’ évidence on ne s’improvise pas soudainement leader national d’un mouvement social. Le cocktail–anarchiste–populiste aura explosé sous le poids de ses contradictions. Pour en sortir,  quatre figures du mouvement des Gilets jaunes ont demandé un rendez-vous à Emmanuel Macron pour évoquer les “violences policières” et lui soumettre des revendications des protestataires non satisfaites, selon eux.

“Depuis bientôt un an, au sein du mouvement des Gilets jaunes, nous sommes en lutte contre les inégalités sociales et fiscales, contre toute forme de discrimination et pour une transition écologique socialement juste”, écrivent les auteurs dans cette lettre ouverte notamment signée par Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues. Ils demandent à rencontrer le président avant le 16 novembre, veille du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes entamé le 17 novembre 2018.

Des manifestations, organisées via les réseaux sociaux, sont prévues dans toute la France pour marquer ce moment, que certains considèrent comme une étape vers la journée de grève contre la réforme des retraites prévue le 5 décembre à l’appel de plusieurs syndicats. Dans leur lettre à Emmanuel Macron, les auteurs évoquent “les multiples dérives en matière de maintien de l’ordre et d’application des lois”, et disent vouloir remettre en mains propres au président une plate-forme de 59 propositions ayant reçu selon eux un million de votes en 33 jours.

Cependant il n’est pas certain que le pouvoir en place mais aussi les organisations traditionnelles comme les partis politiques ou les syndicats aient très envie de remettre en selle un mouvement qui certes était porteur au début d’un mécontentement réel en particulier dans les zones périphériques et rurales mais qui progressivement a complètement dérivé en se montrant incapable de la moindre structuration et tout aussi incapable d’assurer la sécurité des manifestations.

 

Trump a bien demandé au président ukrainien d’enquêter sur Biden

Trump  a bien demandé  au président ukrainien d’enquêter sur Biden

 

On savait que le président Trump  n’était pas très équilibré mais on  ignorait encore jusqu’où pouvait aller son irresponsabilité. En effet la demande de Trump  d’enquêter sur son concurrent démocrate, Bident,  auprès du président ukrainien a été confirmée par la publication officielle des conversations téléphoniques. Du coup, les démocrates ont décidé d’engager une procédure de destitution de Trump. Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien Volodimir Zelenski lors d’un appel téléphonique en juillet de déterminer si l’ancien vice-président Joe Biden avait mis fin à une enquête sur une entreprise où travaillait son fils, selon un résumé de l’appel publié par le département de la Justice.

«On parle beaucoup du fils de Biden, du fait que Biden a arrêté la procédure, et beaucoup de gens veulent savoir, ce serait donc formidable si vous pouviez faire quelque chose avec le procureur général», a déclaré le président américain selon ce résumé. «Biden s’est vanté d’avoir arrêté l’accusation, alors si vous pouviez vous renseigner (…) Tout ça me semble horrible», a-t-il ajouté. Une dialectique à la fois primaire et antidémocratique qui ressemble bien à trump .

 

Au cœur de toute l’affaire, il y a une conversation téléphonique organisée cet été entre les dirigeants ukrainien et américain. Un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, a fait peu après un signalement auprès de sa hiérarchie pour sonner l’alarme sur cet appel. Les démocrates, confortés par plusieurs fuites dans la presse, soupçonnent Donald Trump d’avoir tenté de pousser le président Zelensky à enquêter sur la famille Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme moyen de pression.

 

 

Demande d’asile de Snowden : Le poisson rouge, Jean-Yves le Drian, toujours contre

Demande d’asile de Snowden :  Le poisson rouge, Jean-Yves le Drian,  toujours contre

 

 

Jean Yves le Drian, dit le poisson rouge pour sa capacité à naviguer entre les courants ( précédemment ceux  du parti socialiste maintenant ceux de la république en marche) se prononce contre la demande d’asile de Snowden qui a révélé le système de surveillance massive des États-Unis dans le monde entier. Depuis qu’il a rejoint les macronistes , Jean-Yves le Drian n’a pas perdu ses capacités de natation, il nage même de mieux en mieux dans ses contradictions avec ses fausses colères et ses compassions de composition. Du cou,p la politique  diplomatique du pays a perdu beaucoup d’audience. Macron qui voulait devenir le leader du monde, puis le leader de l’Europe a nettement régressé au palmarès des chefs d’État. En cause ,son arrogance aussi les contradictions de sa politique diplomatique.-Notammenet ncore ce manque de courage vis-à-vis du lanceur d’alerte américain Edward Snowden, qui a informé le monde entier des systèmes de surveillance mise en place par les États-Unis visant à peu près tous les grands chefs d’État et leurs gouvernements.

Edward Snowden avait demandé l’asile à la France, mais aussi à d’autres pays, en 2013, après avoir dénoncé le système de surveillance massive des services secrets américains, a rappelé le chef de la diplomatie française sur l’antenne de CNews. »La France avait estimé à ce moment-là que ce n’était pas opportun. Je ne vois pas aujourd’hui ce qui a changé », a-t-il ajouté. En tout cas le poisson rouge lui n’a pas changé même si sa couleur est passée progressivement au rose tendre.

L’ancien employé de l’Agence américaine de la sécurité nationale (NSA), réfugié en Russie, avait déclaré lundi qu’il « aimerait beaucoup » qu’Emmanuel Macron lui accorde le droit d’asile.

Edward Snowden est inculpé aux États-Unis d’espionnage et de vol de documents appartenant à l’État. Son permis de séjour en Russie, qui a été prolongé en 2017, court jusqu’en 2020.

Tapie demande le dépaysement de la procédure : en Haïti ?

  Tapie demande le dépaysement de la procédure : en Haïti ?

 

 

Dommage que le dépaysement d’une procédure comme celle engagée à l’encontre de Tapie soit limitée à l’espace national ; sinon l’intéressé  aurait peut-être demandé un transfert de la procédure à Haïti par exemple. Tapie  est quand même gonflé de demander que le dépaysement soit effectué hors de Paris au motif que son procès en correctionnel pour escroquerie se déroule aussi à Paris « ce qui d’après lui pourrait altérer l’impartialité du jugement « ! La vérité c’est que depuis 25 ans i tapie utilise toutes les arcanes de la procédure pour retarder au maximum le remboursement des 400 milliards auxquels il a été condamné. Une condamnation à laquelle s’ajoutera sans doute celle pour escroquerie. Bernard Tapie, essaye donc d’éviter la liquidation judiciaire de ses sociétés, grevées par le remboursement des centaines de millions d’euros obtenus en 2008 dans l’affaire Adidas/Crédit Lyonnais. Compte tenu de cette requête, le tribunal-bienveillant– a renoncé à examiner lundi la demande du parquet de Paris de voir placer en liquidation judiciaires les holdings GBT (Groupe Bernard Tapie) et FIBT (Financière Immobilière Bernard Tapie).

Bernard Tapie, actionnaire majoritaire du groupe de médias La Provence,

 

Brexit: demande de report…qui peut durer longtemps !

Brexit: demande de  report…qui peut  durer longtemps !

 

 

 

Enfoncé dans ses contradictions, le Royaume-Uni pourrait bien pratiquer la fuite en avant en demandant finalement un report du Brexit  qui pourrait durer longtemps. En effet la véritable question est de savoir si le Royaume-Uni veut ou non rester dans l’union européenne. Or cette question n’est pas tranchée et la seule hypothèse possible set de renvoyer le débat à plus tard en demandant une prolongation de la date de départ. Bref de reporter le débat à plus tard éventuellement après des élections législatives voire un nouveau référendum. On voit mal l’union européenne refuser ce nouveau délai car dans la conjoncture de faible croissance le départ du Royaume-Uni porterait préjudice aux deux partenaires dans des proportions qu’il est difficile d’appréhender tellement les économies sont impliquées. Ce préjudice pourrait même anéantir toute perspective de croissance pour l’année en cours. Par ailleurs il serait peut-être sage d’attendre les résultats des élections européennes qui vont sans doute consacrer une montée des souverainismes et un recadrage respectif du rôle de l’union européenne et des Etats. En attendant, le Parlement britannique et même sa Première ministre dit tout et le contraire. Plus exactement le Royaume uni ne sait pas ce qu’il veut, ce qu’il peut et où il va. “J’ai toujours clairement dit que sur le long terme, nous pourrions transformer en succès un Brexit sans accord. Mais nous retirer dans le cadre d’un accord est la meilleure solution”, a dit Theresa May à la télévision.“Aussi aurons-nous besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 (un nouveau report de la date de départ), qui soit aussi brève que possible, et qui prendra fin lorsque nous entérinerons l’accord”, a-t-elle continué.“Aujourd’hui, je prends une initiative pour sortir de l’impasse: je propose de discuter avec le chef de l’opposition pour tenter de nous accorder sur un plan – auquel nous nous tiendrons l’un et l’autre – pour faire en sorte que nous quittions l’Union européenne et que cela se fasse dans le cadre d’un accord». UN tel, plan, a-t-elle souligné, sera conditionné à une acceptation de l’Accord de retrait, qui a été négocié avec les 27 autres membres de l’UE, lesquels ont dit et répété que la négociation sur l’accord proprement dit ne pourrait être rouverte.“Ce sur quoi nous devons nous concentrer, c’est notre relation future avec l’UE”, a dit Theresa May. Premier à réagir à l’étranger aux déclarations de Theresa May, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé à la patience avec le Royaume-Uni. De toute façon l’union économique n’a pas d’autres attitudes à adopter. Il ne peut qu’attendre ou alors mettre à la porte le Royaume-Uni ce qui est évidemment inenvisageable. Pour autant l’union économique n’exclut pour l’instant aucun scénario. “Même si, après cette journée, nous ignorons quelle sera l’issue, restons patients”, a-t-il écrit sur Twitter. En France, le président de la république se montre plus radical ce qui diplomatiquement n’est pas forcément très heureux. Macron risque de se faire un nouvel ennemi en Europe où déjà il n’en manque pas. “Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible soutenu par une majorité d’ici au 10 avril pour l’éviter”, a-t-il ajouté. “Si le Royaume-Uni n’est pas capable, près de trois ans après le référendum, de proposer une solution qui réunit une majorité, il aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord, nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place.”

Demande de report du Brexit

Demande de  report du Brexit

 

Ce n’est évidemment pas une surprise cette demande de report de la date du Brexit. En effet le Parlement britannique étant  complètement englué dans ses contradictions, il ne restait plus à Theresa May que de demander du temps au temps. En théorie la demande de report concerne quelques mois. Dans la pratique en l’état du débat très confus, il se pourrait bien que ce délai soit insuffisant. Pour l’instant en tout cas,  cette demande de prolongation plus longue de deux ans par exemple suscite encore l’opposition d’une majorité de députés. Theresa May en plein brouillard politique va donc faire encore de nombreux allers-retours entre Londres  pour essayer de modifier l’accord qui avait été conclu pour la transition. Il n’est pas certain toutefois que l’union économique accepte des modifications substantielles ; peut-être sur la forme mais pas sur le fond. C’est alors ce nouvel accord qui sera soumis au Parlement sans qu’on puisse deviner par avance ce que sera sa réaction tellement les contradictions sont importantes. La Première ministre britannique s’apprête à retrouver ses homologues européens les mains vides, jeudi à Bruxelles, où elle en sera réduite à justifier la requête de ce report de la date prévue du Brexit (le 29 mars), en pleine impasse politique à Londres. Ses interlocuteurs l’attendent excédés de ces tergiversations. La paralysie s’enracine, alors que les multiples factions du Parlement britannique restent campées dans leur opposition de principe et le refus de tout compromis. Brexiters et «remainers» contre le deal, les uns pour sortir sans accord, les autres dans l’espoir de rester dans l’UE, partisans d’un second référendum ou promoteurs d’un Brexit «soft» qui croient leur moment venu… personne ne veut lâcher. Quant aux dix députés nord-irlandais du Democratic Unionist Party, ils faisaient monter les enchères du prix d’un revirement susceptible d’en entraîner d’autres. Pendant ce temps, le chef de l’opposition Jeremy Corbyn avait beau jeu de rencontrer différents groupes de parlementaires à la recherche d’une seconde voie. Theresa May elle-même en était réduite à consulter son grand rival Boris Johnson, avocat d’un Brexit radical. (Alors que ce dernier au départ était contre le Brexit !).

 

Demande de démocratie : Les limites du RIC

Demande de démocratie : Les limites du RIC

 

 

 

Face au foisonnement de revendications parfois contradictoires des gilets jaunes, il semble qu’on ait trouvé la martingale démocratique pour se rassembler sur la proposition de référendum d’initiative citoyenne. Reste que l’objet même de ce référendum demeure lui aussi parfois contradictoire. Ce référendum pourrait en effet avoir des objectifs constitutionnels, d’autres révocatoires, abrogatoires ou législatifs. Certains partis politiques notamment au pouvoir voudraient en « cadrer » la portée à quelques consultations sur des thèmes limités. Les plus radicaux souhaitent un référendum à caractère révocatoire pour virer des élus dont ils sont mécontents, des élus locaux, nationaux voir même le président de la république. Dans la dimension constitutionnelle, certains envisagent une nouvelle constitution ou encore la suppression du Sénat. Il ne paraît pas certain qu’une majorité de Français en dépit des critiques soit prêts à jeter aux orties la constitution de la Ve République. L’abrogation, elle, viserait à supprimer des lois jugées injustes ou inopérantes et la dimension législative au contraire donnerait la possibilité de faire adopter de nouvelles lois. La demande de référendum d’initiative citoyenne caractérise en tout cas une forte demande de nouvelle démocratie, une démocratie ne qui se limite pas à la délégation de mandat. En gros,  une fois tous les cinq ans par exemple pour les députés lesquels ensuite sont soumis aux pressions du gouvernement, des lobbys et des groupes financiers voire ont tendance à confondre intérêt personnel et intérêt collectif. Cette question de la médiation politique est au cœur de la problématique de la crise actuelle. Bien entendu des revendications matérielles concrètes  sont en cause comme la fiscalité ou le pouvoir d’achat mais au-delà se pose avec autant d’acuité la problématique de la médiation par les corps intermédiaires et notamment par les élus politiques. En clair, cette crise met en évidence le manque de confiance et de représentativité vis-à-vis des  élus. De ce point de vue, le référendum peut être intéressant il semble toutefois nécessaire d’élargir le problème à la question des conditions d’exercice du mandat et non de se limiter à la seule question du référendum. En effet,  le plus souvent dans les élections nationales comme locales, les engagements, les promesses sont assez approximatives voire contradictoires pour ne pas dire démagogiques. Une fois élus, certains responsables ont un peu trop tendance à se croire investis d’un pouvoir suprême voir monarchique. Se pose surtout le problème  des conditions de préparation démocratique des orientations, de leur évaluation scientifique et de leur contrôle démocratique. Cela vaut au plan national, régional, intercommunal ou communal. En outre, la préparation des orientations et les  évaluations ne peuvent être le fait de structures qui sont associées à la gestion. Ces structures doivent être indépendantes sur le mode par exemple de la Cour des Comptes pour l’évaluation ou le conseil économique et social et environnemental pour les propositions. Après cette évaluation scientifique, ou en tout cas technique et sur cette base,  devrait s’opérer un contrôle démocratique pour vérifier si les orientations sont cohérentes, justes et efficaces et s’il y a une bonne affectation des moyens notamment financiers. Il ne s’agit pas forcément de donner un pouvoir de décision à ces structures de propositions et d’évaluation mais de leur attribuer une mission d’éclairage des conditions d’exercice du mandat politique. Au plan national, la situation de ce point de vue est loin d’être satisfaisante mais au plan local il n’existe à peu prés rien,  ni de structures d’évaluation ni de structures de contrôle démocratique réellement représentatives, compétentes et indépendantes. Il est clair qu’on ne pourra pas organiser un référendum tous les trois mois. D’où la nécessité de mettre en place des outils d’évaluation et démocratiques plus permanents. Le référendum est un peu réducteur de la demande de démocratie. En effet pour  certaines questions. On se contente de  répondre par oui ou par non. Cela  ne constitue pas le summum de la démocratie, le vote peut même être assez caricatural. L’évaluation et le contrôle démocratique doivent être autrement plus complexes et plus permanents.

La demande d’énergie mondiale : peu de changement en 20 ans.

La demande d’énergie mondiale : peu de changement en 20 ans.

 

D’après le  dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). il n’y aura pas de vraie révolution d’ici 20 ans. Le charbon demeurera la principale source, la demande pétrole ne va pas diminuer et restera devant le gaz et le nucléaire. Dans l’énergie renouvelable c’est surcout le voltaïque qui va progresser. La confirmation qu’une transition énergétique ne peut s’inscrire que dans le temps et entraine notamment des énormes investissements pour renouveler l’offre technique aussi peut-être de l’acceptabilité sociale des transformations.  La demande globale en énergie devrait croître de 25% d’ici à 2040, et celle en électricité de 60%, ce qui en porterait la part à 25% du mix énergétique contre 19% aujourd’hui. Ce développement  nécessitera des investissements de 2.000 milliards de dollars par an, dont 70% seront portés par les politiques publiques. D’après les auteurs, les marchés pétroliers sont à l’orée d’une nouvelle période d’incertitude et de volatilité, et pourraient même traverser une phase tendue en matière d’approvisionnement au début des années 2020. En effet, la demande devrait continuer à croître d’ici à 2040 pour répondre aux demandes de la pétrochimie, du transport routier et de l’aviation. Pour ce faire, il faudrait que le nombre de projets conventionnels approuvés soit multiplié par deux, ou que le gaz de schiste américain produise 10 millions de barils supplémentaires chaque jour d’ici à 2025. La demande en gaz naturel va également poursuivre sa croissance. L’électricité, dont la croissance se fera aux deux-tiers grâce aux énergies renouvelables, représentera 40% du mix énergétique en 2040, contre 25% aujourd’hui. Mais le charbon restera la première source d’énergie devant le gaz, qui devrait rester stable à 20% et le nucléaire à 10%. Si le solaire photovoltaïque, qui poursuivra sa course en tête, verra la baisse de ses coûts (déjà divisés par 10 en 10 ans) se poursuivre de 40% d’ici à 2040, d’autres technologies bas-carbone, en particulier dans l’efficacité énergétique, nécessiteront d’importants investissements. Le développement du numérique et des véhicules électriques sont les causes principales de l’électrification attendue. Mais dans le cas où cette dernière pénétrerait plus encore les transports, les bâtiments et l’industrie, comme le prévoit le scénario « Le futur est électrique », cela pourrait conduire à une hausse de 90% de la demande en l’électricité, et à un pic de la demande pétrolière dès 2030. En revanche, cela n’aurait qu’un impact négligeable sur les émissions de CO2, dans la mesure où une part importante de l’électricité continuerait d’être produite à partir de sources fossiles.

 

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