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Développement durable : L’évaluation indispensable pour éviter la démagogie et l’incohérence

 Développement durable : L’évaluation indispensable pour éviter la démagogie et l’incohérence

Le monde économique est aujourd’hui appelé à placer les critères environnementaux et sociaux au cœur de ses décisions. Une telle transformation impose, en parallèle des mesures d’efficacité et de performance propres à chaque activité, de connaître les impacts environnementaux et sociaux des choix effectués par les entreprises et les administrations.(la Tribune)

Collectif (*)

 

Un immense effort collectif est donc nécessaire pour mesurer ces impacts et disposer dans ces domaines de données fiables, intelligibles, comparables. Face aux défis environnementaux et sociaux, face à l’urgence climatique, la data est un levier majeur et indispensable pour mesurer et modéliser l’impact extra-financier d’un projet et ainsi prendre des décisions éclairées quant à sa mise en œuvre. Une approche industrielle fondée sur la donnée est un ingrédient essentiel non seulement à la mise à l’échelle du développement durable, mais également à l’efficacité et à la crédibilité de nos actions.

Nous devons tendre vers une estimation systématique et en amont, de l’impact extra financier d’un projet, y compris numérique. Une approche méthodique et la plus scientifique possible est nécessaire, appliquant si besoin divers scénarios. Tout au long du cycle de vie du projet, les calculs devraient être réactualisés. La data est ainsi la pierre angulaire d’une généralisation de prises de décisions réfléchies et éclairées.

Le budget vert, lancé en décembre 2017 sous l’égide de l’OCDE, répartit les choix budgétaires et fiscaux en trois catégories : les dépenses « vertes », « neutres » et « défavorables » en fonction de six objectifs environnementaux. Or, cette cotation repose sur la destination des dépenses et sur leurs effets supposés, pas sur une mesure complète et précise de l’impact de chaque projet. La donnée portant un potentiel inédit, toutes les parties prenantes ont intérêt à s’en saisir afin d’approfondir ce dispositif.

Pour être ambitieux mais pragmatique, il s’agirait, dans un premier temps, d’appliquer la méthode de l’empreinte carbone, qui prend en compte la globalité des émissions GES directes ou indirectes et d’élargir par la suite à des mesures d’alignement avec les accords de Paris. À terme, les autres impacts environnementaux et si possible sociaux pourront être intégrés au même titre que le coût de l’inaction, c’est-à-dire l’impact évité par la mise en œuvre du projet.

Notre recommandation s’inscrit dans le contexte d’une révolution européenne et mondiale dans le domaine du reporting RSE.  Nous sommes à la veille du dévoilement par l’EFRAG (European financial reporting advisory group) des critères standardisés dans le cadre de la nouvelle directive européenne CSRD (Corporate sustainability reporting). En parallèle, l’International Sustainability Standards Board (ISSB), qui développe les standards de durabilité facilitant le reporting extra-financier, travaille pour bâtir les indicateurs IFRS Sustainability Disclosure. La coopération de ces deux acteurs pour faciliter la mesure et la lecture de l’impact des grandes entreprises arrive à point nommé. C’est une opportunité historique pour les entreprises qui pourront précisément mesurer a priori et a posteriori l’impact de leurs projets à visée sociétale.

Dans ce domaine qui impose à tous les acteurs de nouveaux modes de pensée, de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles normes, l’État peut jouer un rôle moteur, de chef de file pour impulser une dynamique nationale et européenne. Les estimations a posteriori, mais surtout a priori par les pouvoirs publics de l’impact réel de leurs mesures à but social ou environnemental pourront servir d’exemple et participer à la constitution d’une base de données pour que les entreprises, à leur tour, prennent ce chemin de réflexion.

Le sujet de la donnée n’est pas une question d’intendance, mais un sujet central pour l’ensemble des acteurs dont les décisions pèsent sur l’avenir de notre planète et de nos sociétés.

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(*) Par Rim Tehraoui, chief data officer du groupe BNP Paribas, Côme Perpere, directeur du développement durable de Microsoft France et Romain Mouton, président du Cercle de Giverny.

Tribune cosignée par les membres du groupe de travail « Le rôle de la data dans l’industrialisation du développement durable » du Cercle de Giverny : Anne-Laure Calvez, directrice de l’engagement de l’entreprise d’Orano ; Carole Davies-Filleur, directrice exécutive sustainable technology France & Benelux d’Accenture ; Davide Forcella, directeur du JuST Institute ; Sylvain Guyoton, chief rating officer d’EcoVadis ; Philippe Kunter, directeur du développement durable et de la RSE de Bpifrance ; Fanny Picard, présidente d’Alter Equity ; Céline Soubranne, directrice du développement durable du groupe Axa ; Aurélie Stewart, directrice RSE d’Elior ; Lou Welgryn, présidente de Data for good.

Jets privés: La démagogie

 Jets privés: La démagogie

L’incohérence et le double discours des pouvoirs publics pèsent lourd dans la réticence des citoyens à réduire leur consommation d’énergie. Par Dhouha El Amri, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

 

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril 2022, le média Vert épinglait le choix du Premier ministre Jean Castex d’avoir utilisé un jet privé pour aller voter à Prades, dans les Pyrénées-Orientales.

Des accusations similaires se sont multipliées tout cet été 2022, visant patrons et stars sur les réseaux sociaux.

Ces polémiques surgissent dans un contexte où les appels à baisser la consommation d’énergie des ménages se multiplient, alors que l’Union européenne doit se libérer de sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et que la publication du dernier volet du rapport du GIEC le 4 avril 2022 alerte une nouvelle fois sur l’urgence d’agir drastiquement pour freiner le dérèglement climatique.

Outre l’impact financier pour le contribuable du recours abusif aux jets privés de la part de responsables politiques, quels effets de tels comportements de la part des personnalités publiques peuvent-ils avoir sur les consommateurs en matière de choix énergétiques ?

Dans une étude publiée à l’été 2020 dans la Revue de L’organisation responsable, j’ai tenté d’explorer les principales raisons qui expliquent pourquoi les individus ne diminuent pas leur consommation d’énergie domestique, malgré les invitations pressantes à le faire.

Dans ces travaux, j’ai établi une typologie des consommateurs en fonction de leur rapport aux économies d’énergie. Si du côté des « résistants », les motivations sont diverses, les discours et attitudes contradictoires des dirigeants apparaissent comme un facteur saillant.

Il y a d’abord ceux qui jugent que les économies d’énergie ne sont qu’un effet de mode qui passera, qu’ils en ont assez d’en entendre parler et de faire des efforts. D’autres s’assument explicitement climatosceptiques : ils ne croient tout simplement pas à la problématique environnementale, ni par conséquent à la nécessité de réduire leur consommation énergétique résidentielle.

D’autres invoquent la préservation de leur liberté individuelle : ils refusent que l’action publique s’immisce dans leur vie quotidienne et les empêchent de consommer ce qu’ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent.

Une autre frange encore présente une réticence générale au changement, qui va au-delà des « habitudes » et peut présenter 4 dimensions : la recherche de routine, la réaction émotionnelle, la focalisation sur le court terme et la rigidité cognitive.

Mais il existe un autre segment chez ces « résistants » à l’économie d’énergie : celui des révoltés par l’injustice perçue à l’égard des vrais pollueurs, par l’incohérence de l’action publique et son manque de transparence.

Eux estiment que les pouvoirs publics s’acharnent sur les ménages tout en se montrant laxistes vis-à-vis des grands groupes pollueurs. Notre recherche qualitative, à travers des entretiens et une netnographie, révèle que ces répondants vont, parce qu’ils jugent l’action de l’État contradictoire, jusqu’à refuser d’adopter un comportement économe en énergie.

Pour eux, l’État incite d’un côté la population à adopter des comportements économes, tout en ne l’informant pas par ailleurs du caractère énergivore des innovations technologiques et des nouveaux appareils.

L’action publique peut en effet apparaître schizophrène sur ce sujet, prise entre les enjeux de la croissance économique et de la dynamique des marchés et ceux d’une régulation des comportements des consommateurs.

 

Pour les répondants révoltés, la résistance à la déconsommation apparaît donc comme une manière d’exprimer leur point de vue et de révéler leur opposition à ce double discours.

« Non pas du tout je ne vais pas faire le con alors que les autres dépensent de l’argent aux frais de la princesse. », « Qu’ils commencent par le haut », exprime une personne interrogée. « Pourquoi les gens au-dessus ne se serrent pas la ceinture. ».

« Le soir, sur les routes nationales, il y a des complexes commerciaux… qui laissent toutes les lumières allumées sur des parkings déserts. La consommation d’énergie de Las Vegas, Les politiciens qui voyagent en Jet Privé… », souligne un autre contributeur anonymisé sur le forum sur-la-toile.com.

« Calculer l’empreinte écologique : évaluer la trace laissée sur le passage sur cette Terre (en termes d’épuisement des ressources et pollution) et surtout, pour ceux qui le peuvent (c’est-à-dire les sociétés), le profit tiré de ces prélèvements (gratos), et pointez du doigt les coupables, les vrais. » (Anonymisé, forum : sur-la-toile.com)

S’ils veulent convaincre ce groupe de résistants d’agir en faveur de la maîtrise de l’énergie, les acteurs publics devront affiner leur communication et tâcher de corriger l’injustice perçue.

En la matière, les personnalités politiques gagneraient à prouver leur cohérence et à faire en sorte que le message qu’ils diffusent soit reflété dans leurs comportements.

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Par Dhouha El Amri, Maître de conférences en sciences de gestion, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Assemblée nationale: Le retour de l’idéologie…. ou de la démagogie ?

Assemblée nationale: Le retour de l’idéologie…. ou de la démagogie ?

 

Le sociologue Etienne Ollion analyse, dans un entretien au « Monde », ces premières semaines de discussions au Palais-Bourbon à la suite des élections législatives du mois de juin, qui marquent un tournant dans la recomposition politique.

 

Le sociologue propose une lecture assez complaisante des débats à l’assemblée nationale en considérant que le retour de l’idéologie dans l’hémicycle constitue un progrès démocratique. Peut-être une certaine confusion entre idéologie et démagogie. Un seul exemple,  l’absence totale d’analyse des facteurs d’augmentation de l’inflation et donc des politiques sociales pour mieux faire face. Sans parler du côté guignol de certains affrontements.  NDLR

 

La tribune

 

L’Assemblée nationale est-elle redevenue le théâtre de la vie politique française ? Entre fragmentation et imprévisibilité, brouillage des lignes idéologiques et tentatives de réinvention de l’image de marque des formations, le sociologue au CNRS Etienne Ollion, spécialiste de la vie parlementaire, a pour ses travaux enquêté pendant des années à l’Assemblée.

Après cette session extraordinaire, quels constats tirez-vous des débats qui se sont déroulés au Palais-Bourbon, dans ce contexte d’absence de majorité absolue pour Emmanuel Macron ?

On assiste clairement à une « ré-idéologisation » des débats à l’Assemblée nationale. Dire qu’il y a un retour de l’idéologie, ça ne veut pas dire qu’on parle de manière purement théorique ou déconnectée de la réalité. J’entends idéologie au sens de corpus d’idées constitué, établi. On l’a bien vu lors de débats pour savoir s’il fallait une prime ou une hausse de salaire pendant l’examen de la loi pouvoir d’achat, ou sur le rachat des RTT. A chaque fois, c’est une vision du travail, de la protection sociale, du rôle de l’Etat qui était en jeu.

Cela existait bien sûr avant, mais ce qui m’a frappé, c’est qu’on a vu bien plus de liens entre une mesure précise et ce que les parlementaires d’un camp ou de l’autre considèrent être sa signification politique. C’est quelque chose qui avait moins cours depuis plusieurs décennies, et certainement pendant la précédente législature (2017-2022), où on faisait de la politique moins sur le mode des idées qu’en invoquant le « bon sens » ou la raison technique.

Sport et démagogie: le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

Sport et démagogie:  le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

 

Il est clair que le sport féminin rencontre de plus en plus de succès auprès de l’opinion. Témoin par exemple le tour de France cycliste qui constituera désormais un événement majeur dans le calendrier sportif. Même chose à travers l’intérêt manifesté lors  de la compétition européenne de football féminin.

Du coup le président allemand propose tout simplement d’aligner immédiatement le salaire des footballeurs de son pays sur celle des hommes. Une vraie démagogie qui témoigne du manque de compétence et de sérieux de certains dirigeants politiques. Faut-il rappeler en effet que certains footballeurs parmi les mieux payés touchent plusieurs millions par mois (Ce qui évidemment constitue un autre scandale).

En France, comme en Allemagne, le salaire moyen d’une footballeuse professionnelle tourne autour de 2500 € bruts pour 100 000 € bruts quand il s’agit d’un homme.

Certes le réajustement entre hommes et femmes est indispensable mais il faudra sans doute une vingtaine d’années au moins pour réunir les conditions économiques nécessaires à cette égalité . Créer aussi des conditions sportives car pour l’instant par exemple en France on ne dispose vraiment que deux équipes professionnelles féminines de niveau international ; Des aspects  que semblent  avoir oublié le président allemand.

Le chancelier allemand Olaf Scholz va cependant rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays, a-t-il déclaré lors de la finale du championnat d’Europe féminin entre l’Allemagne et l’Angleterre, dimanche.

L’équipe allemande de football féminin a certes perdu la finale du championnat d’Europe féminin ce dimanche contre l’Angleterre (2-1). Mais elle a remporté une autre victoire encore plus belle. Dans la foulée du match qui se déroulait à Wembley, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré qu’il allait rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays.

La joueuse allemande Lina Magull a réclamé ces dernières semaines un salaire minimum de 2.000 à 3.000 euros par mois pour les joueuses allemandes et a fait état de négociations réussies en Espagne pour un salaire minimum. Les footballeuses allemandes étudient et travaillent parallèlement à leur activité professionnelle, ce qui, selon Magull, ne devrait pas être nécessaire au-delà de la deuxième division. On est loin évidemment des 100 000 € qui seraient nécessaires pour combler les inégalités entre hommes et femmes

Démagogie : le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

Démagogie : le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

 

Il est clair que le sport féminin rencontre de plus en plus de succès auprès de l’opinion. Témoin par exemple le tour de France cycliste qui constituera désormais un événement majeur dans le calendrier sportif. Même chose à travers l’intérêt manifesté lors  de la compétition européenne de football féminin.

Du coup le président allemand propose tout simplement d’aligner immédiatement le salaire des footballeurs de son pays sur celle des hommes. Une vraie démagogie qui témoigne du manque de compétence et de sérieux de certains dirigeants politiques. Faut-il rappeler en effet que certains footballeurs parmi les mieux payés touchent plusieurs millions par mois (Ce qui évidemment constitue un autre scandale).

En France, comme en Allemagne, le salaire Moyen d’une footballeuse professionnelle tourne autour de 2500 € bruts pour 100 000 € bruts quand il s’agit d’un homme.

Certes le réajustement entre hommes et femmes est indispensable mais il faudra sans doute une vingtaine d’années au moins pour réunir les conditions économiques nécessaires à cet égalité. Un aspect que semble avoir oublié le président allemand.

Le chancelier allemand Olaf Scholz va cependant rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays, a-t-il déclaré lors de la finale du championnat d’Europe féminin entre l’Allemagne et l’Angleterre, dimanche.

L’équipe allemande de football féminin a certes perdu la finale du championnat d’Europe féminin ce dimanche contre l’Angleterre (2-1). Mais elle a remporté une autre victoire encore plus belle. Dans la foulée du match qui se déroulait à Wembley, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré qu’il allait rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays.

La joueuse allemande Lina Magull a réclamé ces dernières semaines un salaire minimum de 2.000 à 3.000 euros par mois pour les joueuses allemandes et a fait état de négociations réussies en Espagne pour un salaire minimum. Les footballeuses allemandes étudient et travaillent parallèlement à leur activité professionnelle, ce qui, selon Magull, ne devrait pas être nécessaire au-delà de la deuxième division. On est loin évidemment des 100 000 € qui seraient nécessaires pour combler les inégalités entre hommes et femmes

Démagogie en Grande-Bretagne : Liz Truss candidate pour remplacer Boris Johnson s’engage à abandonner toutes les lois européennes d’ici 2023

Démagogie en Grande-Bretagne :  Liz Truss candidate pour remplacer Boris Johnson s’engage à abandonner toutes les lois européennes d’ici 2023

Plus bête et plus démagogue Boris Johnson tu meurs ? En tout cas politiquement et à terme. Boris Johnson qui avait déjà promis le paradis économique à son pays après le bre xit  n’a réussi qu’à l’enfoncer un peu plus. Pour lui succéder, les conservateurs ont organisé un concours de démagogie avec en particulier les propositions de l’actuelle  ministre des affaires étrangères qui proposeni plus ni moins de supprimer toute les lois d’inspiration européenne.

La ministre des Affaires étrangères Liz Truss est candidate à la succession de Boris Johnson à la tête du Parti conservateur et du gouvernement britanniques. Vendredi 22 juillet, elle s’est engagée dans un communiqué à abandonner les lois européennes encore en vigueur au Royaume-Uni d’ici à 2023 si elle remportait le scrutin. Liz Truss fait face à l’ancien ministre des Finances, Rishi Sunak, qui a terminé en tête des cinq tours de scrutin organisés dans les rangs des élus conservateurs.

« Les réglementations européennes entravent nos entreprises et cela doit changer », a indiqué Liz Truss dans un communiqué. « Je ferai en sorte que nous revenions sur les législations et les cadres européens, et je capitaliserai sur les opportunités qui nous attendent », a-t-elle ajouté.

Le successeur de Boris Johnson, dont l’identité sera dévoilée le 5 septembre, aura fort à faire alors que le Royaume-Uni se trouve dans une situation sans précédent depuis des décennies. L’inflation devrait avoir accéléré de 11% annuellement, la croissance est en berne, les mouvements sociaux se multiplient et la livre se rapproche d’un plus bas historique face au dollar.

Avec Boris Johnson au pouvoir et Liz Truss à ses côtés en tant que cheffe de la diplomatie, Londres a adopté une ligne dure avec Bruxelles dans les négociations post-Brexit sur l’Irlande du Nord, voulant s’extirper des conditions du protocole nord-irlandais. Ces démarches ont poussé l’Union européenne à lancer des procédures d’infraction et font planer une ombre sur leurs relations commerciales.Les positions de l’actuel ministre des affaires étrangères sont tellement démagogiques que  certains conservateurs demande maintenant le maintien de Boris Johnson !

Démagogie, fille de la démocratie ! de Philippe Larfargue

Démagogie, fille de la démocratie ! de Philippe Larfargue 

Un stimulant détour par la démocratie athénienne antique nuance le sens d’une notion aujourd’hui négative.

 

 

« Fiers d’être démagogues ! Ce que nous pouvons apprendre de la démocratie athénienne », de Philippe Larfargue, Buchet-Chastel, 358 p., 24,90 €, numérique 15 €.  Analyse du « Monde ».

 Démonmacron ou démonlepen  ?  Comme le « démagocléon » d’Aristophane NDLR 

 

En ces temps de montée des populismes prospèrent les démagogues. Mais loin d’être seulement la maladie sénile d’une démocratie en crise, la démagogie lui serait consubstantielle. « Les Grecs anciens, et notamment les Athéniens, qui ont inventé la démocratie il y a près de deux mille cinq cents ans, ont également inventé la démagogie ; celle-ci est donc aussi vieille que celle-là et demeure depuis les origines son éternel possible », écrit Philippe Lafargue, dans un stimulant essai au titre volontairement provocateur, Fiers d’être démagogues ! Car cet historien, auteur, entre autres, de La Bataille de Pylos. Athènes contre Sparte (Alma, 2015), est convaincu que nous avons beaucoup à apprendre, non seulement de la démocratie athénienne mais aussi de ses maux.

Il n’y a pas de démagogue sans langage. Or ce sont précisément leurs discours flattant les pires instincts de l’auditoire, leurs mensonges et leurs promesses inconsidérées qui leur ont depuis toujours donné mauvaise presse. « Aux yeux des auteurs anciens, le mal tenait principalement au fait que les démagogues savaient aussi bien manipuler un peuple ignorant qu’épouser l’opinion fluctuante d’une masse irraisonnée : si Aristote dénonce les tyrans démagogues, Diogène le cynique y voit plutôt les “valets de la populace” », note Philippe Lafargue, qui explique comment ces jugements ont contribué à nourrir une image négative de la démocratie, image qui a perduré au moins jusqu’au siècle des Lumières.

Le démagogue, mot formé de demos (« peuple ») et d’ago (« conduire »), est celui qui mène le peuple. Demos, comme « peuple », a d’ailleurs un double sens, puisqu’il peut désigner aussi bien l’ensemble des citoyens – le peuple corps civique – que le menu peuple, le plus nombreux – le peuple corps social. Le démagogue est avant tout celui qui représente le peuple pris au second sens. D’où les propos au vitriol des grands auteurs antiques, implacables dans leur dénonciation de ces tribuns qui voulaient élargir la démocratie aux plus modestes. Platon (v. 427-v. 348 av. J.-C.) prônait une République gouvernée par une élite intellectuelle et philosophique, et, à ses yeux, la démocratie en était l’antithèse, notamment à cause de ses démagogues.

De ces derniers, on ne connaît plus aujourd’hui que les noms et les tares, dénoncées par les écrits des philosophes ou par les comédies de l’époque, à commencer par celles d’Aristophane (v. 445- v. 386 av. J.-C.). Celui-ci n’hésitait pas à en dresser un portrait féroce, y compris des plus puissants, tel Cléon, qui joua un rôle-clé à Athènes après la mort de Périclès, entre 427 et 422 av. J.-C. Il le surnommait « démagocléon », le croquant dans sa pièce Les Cavaliers en « Croquetoutcru », monstre à la voix de crécelle, puant, aussi lubrique qu’avide.

Démagogie :Macron veut réduire les droits de successions « modestes »

Démagogie :Macron veut réduire les droits de successions modestes

 

Une orientation pas à la hauteur des enjeux politiques économiques et stratégiques mais qui fait plaisir aux intéressés, celle qui consiste pour Macron à annoncer  une réduction des droits de successions modestes. Une manière de faire semblant de réduire les inégalités car Macron ne prévoit pas d’augmenter les droits sur les très grosses successions. De cette manière, Macron propose à peu près le contraire de ce qu’il envisageait en 2017.

 

«Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il faut augmenter les droits de succession à tout-va, au contraire. (…) La transmission est importante pour nous (Français). Donc je pense qu’il y a des choses à améliorer. Il faut plutôt accompagner les gens pour les aider à transmettre les patrimoines modestes», esquissait-il déjà début janvier. Sans toutefois rentrer dans le détail pour bien entretenir le flou et les espérances. On est loin évidemment des enjeux  stratégiques qui pourraient menacer l’économie et la paix.

Supprimer le permis à points: La démagogie criminelle de Zemmour

Supprimer le permis à points: La démagogie criminelle de Zemmour

 

Un nouveau dérapage de Zemmour  qui propose de supprimer le permis à points. Une mesure évidemment totalement démagogique quand on sait que cette disposition a notamment permis une chute assez significative de la sécurité routière. Certes elle ne saurait être le seul moyen de répondre totalement à la problématique mais elle constitue un moyen dissuasif de déroger aux règles de circulation

 

En 2019, 3 498 personnes ont été tuées sur les routes de France (y compris outre-mer) (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière – données définitives) soit +0,3 % par rapport à 2018. Ce résultat doit néanmoins être mis en perspective avec la division par deux du nombre de tués entre 2000 et 2010 et la baisse de – 18,1 % depuis 2010. La réduction du nombre des victimes sur nos routes est pour partie liée à l’activité de contrôle des forces de l’ordre combinée au dispositif du permis à points instauré en 1992.

Le système du permis à points en France a été institué par la loi n° 89-469 du 10 juillet 1989 relative à diverses dispositions en matière de sécurité routière et en matière de contraventions. Il est entré en vigueur le 1er juillet 1992, quand l’insécurité routière provoquait plus de 9 000 morts chaque année. Il a largement contribué à réduire le nombre de tués (et deux blessés) à environ 2500 morts en 2020.
Le permis à points constitue un instrument privilégié du dispositif de prévention et de lutte contre la sécurité routière.

 

. En réponse à ces mesures contraignantes, le non-candidat propose de supprimer le permis à points, «parce que ça ne sert à rien».

Démagogie : Éric Zemmour veut supprimer le permis à points

Démagogie : Éric Zemmour veut supprimer le permis à points

 

Un nouveau dérapage de Zemmour  qui propose de supprimer le permis à points. Une mesure évidemment totalement démagogique quand on sait que cette disposition a notamment permis une chute assez significative de la sécurité routière. Certes elle ne saurait être le seul moyen de répondre totalement à la problématique mais elle constitue un moyen dissuasif de déroger aux règles de circulation

 

En 2019, 3 498 personnes ont été tuées sur les routes de France (y compris outre-mer) (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière – données définitives) soit +0,3 % par rapport à 2018. Ce résultat doit néanmoins être mis en perspective avec la division par deux du nombre de tués entre 2000 et 2010 et la baisse de – 18,1 % depuis 2010. La réduction du nombre des victimes sur nos routes est pour partie liée à l’activité de contrôle des forces de l’ordre combinée au dispositif du permis à points instauré en 1992.

Le système du permis à points en France a été institué par la loi n° 89-469 du 10 juillet 1989 relative à diverses dispositions en matière de sécurité routière et en matière de contraventions. Il est entré en vigueur le 1er juillet 1992, quand l’insécurité routière provoquait plus de 9 000 morts chaque année. Il a largement contribué à réduire le nombre de tués (et deux blessés) à environ 2500 morts en 2020.
Le permis à points constitue un instrument privilégié du dispositif de prévention et de lutte contre la sécurité routière.

 

. En réponse à ces mesures contraignantes, le non-candidat propose de supprimer le permis à points, «parce que ça ne sert à rien».

Contrôle technique motos suspendu : La démagogie de Macron

Contrôle technique des deux-roues suspendu : La démagogie de Macron

« C’est un vrai déni de démocratie », a assuré le représentant de Ras le scoot, après le revirement du gouvernement à propos du contrôle technique pour les motards, qui ne sera finalement pas obligatoire.

 

« C’est encore une petite minorité, mais un lobby puissant, qui a l’oreille du roi Macron », a dénoncé jeudi 12 août sur franceinfo Franck-Olivier Torro, porte-parole de Ras le scoot, association qui se bat contre les nuisances et les incivilités des deux-roues motorisés. Le gouvernement a annoncé qu’il suspendait finalement l’entrée en vigueur du contrôle technique tous les deux ans pour les deux-roues motorisées, contrairement au décret publié mercredi dans le Journal officiel.

 Quelle est votre réaction à cette suspension ?

Franck-Olivier Torro : Nous sommes surpris et déçus, mais pas complètement étonnés. Nous sommes déçus parce qu’effectivement, on voyait ça comme une très bonne mesure afin de mettre un peu d’équité entre les véhicules. Nous ne comprenons pas pourquoi les deux-roues motorisés seraient exemptés du contrôle technique, alors que les autres véhicules y sont obligés. Nous ne sommes pas tout à fait étonnés parce que nous avons l’habitude des volte-face du gouvernement sous le poids des lobbies. En fait, il a suffi qu’Emmanuel Macron ait au téléphone le représentant des motards en colère pour qu’ils annulent ce décret, c’est assez incroyable. C’est un vrai déni de démocratie ou un fait du prince. C’est quand même assez inquiétant pour la démocratie. C’est le roi Macron qui décide d’ajourner ou de reléguer aux calendes grecques ce contrôle technique qui aurait dû être mis en place depuis longtemps déjà.

Vous vous réjouissiez de ce contrôle technique, qui selon vous, aurait permis de lutter contre la pollution de l’air et la pollution sonore ?

Oui, cela aurait eu un impact positif sur la lutte contre la pollution de l’air puisqu’aujourd’hui, un deux-roues motorisé pollue beaucoup plus qu’une voiture, contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire le lobby de la moto. Il y a eu des études qui prouvent que la moto peut polluer cinq fois plus qu’une voiture récente, même si elle consomme moins. En plus de ça, il y a toute la problématique de la pollution sonore. Il est vrai de dire qu’il y a un ballet incessant de motards avec des pots sans chicane ou avec des lignes d’échappement qui ont été modifiées juste pour le plaisir de faire du bruit. C’est dommage. C’est encore une petite minorité, mais un lobby puissant, qui a l’oreille du roi Macron.

Ce contrôle technique aurait dû avoir lieu tous les deux ans et devait rentrer en vigueur en 2023. Comment expliquez-vous que cette mesure soit déjà en place chez nos voisins, contrairement à chez nous ?

Je ne sais pas, c’est difficile à expliquer. Effectivement, l’Italie l’a mis en place dans les années 2000, le Royaume-Uni aussi, l’Allemagne aussi. Je ne comprends pas pourquoi nous sommes toujours les bons derniers à prendre ce genre de mesures qui devraient être prises rapidement, qui permettraient de supprimer une partie du parc qui est devenu obsolète, de supprimer des scooters et des motos qui ne devraient plus circuler.

Démagogie–hausse des tarifs de stationnement à Paris pour les visiteurs !

Démagogie–hausse des tarifs de stationnement à Paris pour les visiteurs !

 

Une mesure particulièrement démagogique vient d’être prise par la mairie de Paris qui augmente de façon très significative le coût du stationnement à Paris pour les visiteurs. Mesure évidemment très démagogique qui vise à faire plaisir aux parisiens et qui constitue aussi une atteinte illégale à l’égalité de traitement des usagers. On peut s’étonner que le conseil constitutionnel n’ait  pas été saisi de cette question. Si effectivement les communes sont en charge de la gestion de la mobilité, elles ne sont pas autorisées pour autant à remettre en cause les principes fondamentaux de l’égalité de traitement des citoyens.

Depuis neuf heures ce matin, les tarifs de stationnement de la capitale ont augmenté pour les visiteurs. Dans les onze premiers arrondissements de Paris (zone 1), il faudra désormais débourser 6€ par heure, au lieu de 4€ jusqu’à présent, selon le site de la mairie de Paris. Du XIIe au XXe arrondissement (zone 2), le tarif horaire passera par ailleurs de 2,40€ à 4€. Pour six heures de stationnement, se garer en zone 1 coûtera donc 75€ aux visiteurs contre 50€ auparavant. Pour la zone 2 il faudra débourser 50€ au lieu de 35€. Les poids lourds ne seront pas non plus épargnés avec un tarif horaire passant de 12€ à 18€ en zone 1 et de 7,20€ à 12€ en zone 2.

 

Même son de cloche du côté des contraventions, renommées Forfaits Post-stationnement, qui voient leur prix passer de 50€ à 75€ en zone 1 et de 35€ à 50€ en zone 2. Une possibilité de minoration de 30% demeure toutefois possible si celles-ci sont payées en moins de quatre jours. Au Bois de Vincennes ainsi qu’au Bois de Boulogne le stationnement deviendra également payant en semaine – à 4€ pour une heure – et le samedi – à 1,60€ l’heure – à partir du 1er octobre 2021. Les conducteurs de motos et scooters devront enfin payer pour se garer dans la capitale à partir du 1er janvier 2022.

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ?

Démagogie : Macron en T-shirt pour les jeunes…. demain à poil pour les nudistes ? 

 

Le président a encore innové en se laissant prendre en T-shirt par la caméra destinée à diffuser des messages de prévention sanitaire aux jeunes. Encore évidemment un coût de communication aussi ridicule qu’inefficace. Évidemment on voit mal De Gaulle ou Mitterrand s’adresser  aux Français en maillot de corps.

Il faut que la politique soit tombée bien bas pour que celui qui assure la magistrature suprême se laisse aller dans des postures et des situations aussi lamentables. On peut supposer que pour s’adresser aux nudistes le président de la république n’hésiterait pas à se mettre à poil.

 Dans son intervention, le président de la République apparaît en tee-shirt noir et se filme lui-même. Façon de casser les codes d’une communication traditionnelle et de s’adresser à une partie de la population via les réseaux sociaux. Le président a promis qu’il répondrait lui-même toute la semaine aux questions des internautes des réseaux sociaux. Évidemment un énorme mensonge d’autant que le problème majeur qui se pose est celui du manque de vaccins et de cette politique laxiste de mobilité lâchée pendant les vacances aussi par démagogie.

L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

  • L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister.

Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire. “Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté. Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister. Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire.

“Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté.

Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

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