Archive pour le Tag 'délinquance'

Délinquance: Un nouvel outil statistique….. pour faire baisser l’insécurité ?

Délinquance: Un nouvel outil statistique…..  pour faire baisser l’insécurité ?

 

Officiellement il s’agit de mettre fin à la course au chiffre des services de police. On reprochait jusqu’à leur des manipulations des statistiques de délinquance davantage révélatrice de l’activisme de la police que de l’évolution réelle de la délinquance. Toutefois comme on réduit le champ couvert par les nouvelles statistiques, on passe de 40 champs à neuf, il est clair que mécaniquement la délinquance apparaîtra en régression. Pas sûr que la déontologie de l’INSEE suffise à garantir la pertinence des nouvelles statistiques car tout dépendra aussi de la manière dont sont établies les données de base. Pour résumer la bataille politique d’interprétation de l’évolution de la délinquance est loin d’être terminé Le gouvernement lance mardi un nouveau service statistique de la délinquance dans un souci de « fiabilité » sur des chiffres qui ont opposé ces dernières années gouvernement et opposition.  Ce service se veut la « clé de voûte » de la réforme promise en 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, qui avait mis fin à la « politique du chiffre » de la précédente équipe de Nicolas Sarkozy. De premières données seront diffusées dès mardi matin sur le site Inter Stats spécialement créé et qui sera accessible à tous. Le nouveau Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSM) intègre les données enregistrées par la police et la gendarmerie mais « dans le champ labellisé de la statistique publique », ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Il a pour mission de « garantir la sincérité, la fiabilité et la rigueur de la production des données statistiques » de l’Intérieur et « un accès transparent à tous » comme « peuvent l’être par exemple les statistiques économiques », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, au début du mois. Des experts et élus reprochaient à l’ancienne méthode de refléter plus l’activité des services -ce qui était sa vocation au départ- que le niveau de la délinquance. Ils dénonçaient également le « bidouillage » récurrent des chiffres sous la pression de la hiérarchie policière. Désormais, gendarmes et policiers n’ont plus à s’occuper des statistiques, qui se font automatiquement au moment de l’enregistrement des plaintes. Mais les nouveaux chiffres ne refléteront pas l’ensemble de la réalité de l’insécurité, car seuls neuf domaines ont été retenus contre une quarantaine auparavant. « Notre choix a été de ne diffuser que des chiffres fiables, représentatifs d’une tendance réelle », explique François Clanché, inspecteur général de l’Insee et chef du SSM. En conséquence, les saisies de drogue ne seront pas publiées, faute de pouvoir dire si elles montrent une plus grande activité de la police ou des délinquants. Les viols ne seront pas pris en compte non plus car « moins de 10% des victimes portent plainte », a ajouté François Clanché. Il en va de même des violences urbaines et du vandalisme.  Des criminologues ont estimé que même si le nouveau logiciel n’autorisait pas les mêmes marges d’erreur qu’auparavant, des policiers auraient toujours la possibilité de manipuler les chiffres, par exemple en classant un dépôt de plainte en main courante.

Melun-saccage école maternelle : où l’apprentissage de la délinquance

Melun-saccage école maternelle : où l’apprentissage de la délinquance

Il est clair que le saccage d’une école maternelle à Melun témoigne de la dégradation de l’éducation de certains enfants notamment dans des quartiers sensibles. Des actes qui d’une certaine manière banalisent la violence et prépare à des faits de délinquance encore beaucoup plus graves. Dans certaines zones de non-droit l’incivilité a été en quelque sorte banalisée. En cause évidemment la responsabilité des parents, du voisinage mais aussi des pouvoirs publics qui ont abandonné toute responsabilité voire toute présence pour les Pouvoirs publics dans les lieux socialement difficiles. Une vingtaine d’enfants âgés de 5 à 13 ans se en effet sont introduits dans une école maternelle de Melun samedi et ont saccagé plusieurs salles de classe. Les enfants, résidant dans le quartier considéré sensible des Mézereaux et aux alentours, « ont renversé tout ce qu’il y avait sur les étagères, ont brisé une vitre et étalé de la peinture sur les murs », a déclaré une source policière, confirmant une information du Parisien. « Il y avait des pots de peintures renversés. Les croyons, les livres… tout était éparpillé au sol. Il y avait de la colle partout. C’était vraiment impressionnant, beaucoup de fournitures ont été abîmées », a déploré sur RMC Ségolène Durand, adjointe au maire venue constater les dégâts. L’édile a déposé plainte lundi.  »Nous avons d’abord déposé une plainte contre X et, lorsque les auditions des enfants seront terminées, nous porterons plainte de façon nominative », a expliqué son entourage. Selon le parquet, cité par L’Express, il s’agirait en fait d’une quinzaine d’enfants. Ce dernier ne confirme pas l’information selon laquelle un enfant de 5 ans figurait dans le groupe. « Nous sommes très attentifs et prudents sur les responsabilités et le rôle de chacun dans cette affaire », précise-t-il, ajoutant que le plus âgé des casseurs aurait 14 ans et « la plupart 13 ans ».

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Baisse de la délinquance : des chiffres truqués

Baisse de la délinquance : des chiffres truqués

 

 

 

On ne fera croire à personne que la délinquance a baissé comme l’a annoncé triomphalement-  avec coups de menton habituels – Valls. En réalité la méthode statistique a changé, ce qui n’a pas changé en revanche c’est la capacité des ministres de l’intérieur successifs à manipuler les chiffres. Pendant des années, les statistiques de la délinquance ont été maquillées sur ordre à pour minorer l’ampleur du problème, des pratiques qui, ont perduré, selon un rapport explosif de  l’Inspection générale de l’administration (IGA), ce rapport, commandé par le préfet de police de Paris Bernard Boucault en septembre 2012, devait dresser un état des lieux des pratiques d’enregistrement des faits de délinquance à Paris et dans la petite couronne. Mais en se plongeant dans les méandres du recueil statistique policier, ses auteurs ont mis à nu un système mis en place depuis plus d’une dizaine d’années et monté en puissance à partir de 2008, visant à minimiser la délinquance. Minoration des faits (un cambriolage enregistré comme une dégradation par exemple), report (les services stoppent l’enregistrement des plaintes avant la fin du mois), ou même destruction pure et simple de certains faits, sont les principales techniques mises en évidence. En fait la plupart des cambriolages mineurs ne sont pas enquêtés, encore moins sanctionnés, du coup on les classe dans la catégorie détérioration.  C’est le nouveau Service statistique ministériel de sécurité intérieure (SSMSI) qui a produit ces statistiques. Un organisme placé au sein même du ministère. Ce qui gêne tout de même quelques personnalités à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). À commencer par celui qui fut le premier président de l’Observatoire, le criminologue Alain Bauer. Quoi qu’il en soit, placé sous la responsabilité d’un inspecteur général de l’Insee, le SSMSI clame son «indépendance». Une indépendance dont on peut discuter d’autant que les sources, c’est à dire les données de base fournie par les forces de l’ordre ne peuvent être vérifiées par l’INSEE.   On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Après avoir annoncé urbi et orbi qu’il fallait laisser le soin à un organisme indépendant de traiter des statistiques de la délinquance, le gouvernement communique, ce matin, en grande pompe, sur quelques chiffres positifs tirés du bilan global de la délinquance en France. S’appuyant sur les chiffres des douze derniers mois comparés aux mêmes mois de l’année précédente, le premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se félicitent notamment ce mercredi, lors d’un déplacement commun dans l’Oise, de la baisse des cambriolages de -4,3% et des vols à main armée de -14%. Pourquoi ne pas attendre la traditionnelle présentation statistique de la fin de l’année pour faire des annonces? C’est qu’après la polémique de Sivens, il y a urgence à annoncer quelque bonne nouvelle. Dans le détail, les chiffres, communiqués à l’avance au quotidien Le Parisien, sur 10 mois seulement, témoignent d’améliorations un peu partout en France, de -7% en région Ile-de-France à -13% en Languedoc-Roussillon, tandis que les cambriolages continuent d’augmenter de +4% en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou dans le Nord-pas-Calais de Martine Aubry, mais aussi de presque 8% en Aquitaine, chez Alain Juppé ( hasard statistique ?).

Délinquance: sous-estimation

 Délinquance: sous estimation

Se fondant sur un rapport de l’administration « les Echos » observe que   la «politique du chiffre » menée en matière de sécurité s’est traduite par des dérives dans le contrôle de l’enregistrement des plaintes observées «depuis 2006 ou 2007 ». «Le management par objectifs de la délinquance, connu sous la dénomination de «politique du chiffre», a largement contribué à cette absence ou ce désengagement du contrôle de l’enregistrement» des plaintes par la hiérarchie, affirme l’Inspection générale de l’administration (IGA) dans un rapport commandé par Manuel Valls, publié ce vendredi. A peine arrivé place Beauvau le 17 mai 2012, le ministre de l’Intérieur avait prévenu qu’il n’y aurait pas, en matière de sécurité, de « course effrénée aux chiffres » contrairement, selon lui, à la pratique du précédent gouvernement. « Les chefs de service, placés entre l’injonction d’afficher de bons résultats et l’impératif de contrôler la bonne application du guide de méthodologie statistique, privilégiaient souvent la première option», poursuit le rapport. Il ajoute que « certaines directives de l’administration centrale ont pu contribuer à minorer fortement les statistiques de la délinquance en généralisant des pratiques d’enregistrement non conformes». L’IGA cite notamment deux directives qui ont fait sortir «dès 2007 et les années suivantes, près de 130.000 faits» par an de « l’Etat 4001 » des forces de l’ordre – l’outil statistique classifiant les infractions en zones police et gendarmerie en fonction des plaintes.  Le rapport confirme par ailleurs «une rupture statistique » consécutive au déploiement, dans la gendarmerie, du logiciel Pulsar en janvier 2012. Ce qui a eu un impact sur les chiffres entre 2011 et 2012, à hauteur de 35.000 à 50.000 faits annuels, soit 3,5 à 5% de la hausse de la délinquance constatée en zone gendarmerie. L’explosion des chiffres de la gendarmerie connue depuis fin 2012 a alimenté les critiques de l’opposition qui dénonce un «laxisme» du gouvernement. Ce rapport intervient après qu’ en avril une mission parlementaire (PS et UMP) a mis en cause l’outil de mesure de la délinquance , rejoignant ainsi la volonté de Manuel Valls de réformer en profondeur cet appareil statistique contesté. Parmi ses dix recommandations, l’IGA préconise notamment d’instaurer un contrôle de l’enregistrement des plaintes. La mission de l’IGA, menée en collaboration avec l’inspection générale de l’Insee, plaide aussi pour la création d’un Service statistique ministériel qui incorporerait des statisticiens à l’Intérieur, tout en renforçant la place de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales qui publie également des chiffres à partir de plusieurs sources, notamment judiciaires.

 

Les chiffres de la délinquance minorés.

Les chiffres de la délinquance minorés.

Les chiffres de la délinquance du 1er trimestre 2012 « ont sans doute été artificiellement minorés ». C’est ce que révèle dans son rapport sur la délinquance du mois d’avril l’Observatoire National de la Délinquance (OND). Et ce, alors que le nombre d’atteintes aux biens – principalement les vols – enregistrés en avril sont en baisse de 1,7% par rapport au même mois en 2011 et que les chiffres des atteintes volontaires à l’intégrité physique – les agressions – diminuent de 0,5% par rapport à avril 2011. La raison ? Chaque mois, depuis le début de l’année, les autorités auraient ainsi publié des chiffres de la police et de la gendarmerie avec « des jours de saisies manquants », comme le précise l’OND. Au micro d’Europe 1, le directeur de l’Organisation Christophe Soullez explique « qu’il manque chaque mois 2 ou 3 jours de saisie des faits ». Cela arrive régulièrement, souligne Christophe Soullez, « avec les mois qui ont un nombre d’atteintes enregistrées très faibles par rapport aux mois des années précédentes, ce qui veut dire qu’ils n’ont pas été récupérés en avril, comme c’est le cas généralement les autres années ». Dans les faits, « quand un mois se termine par un week-end suivi d’un jour férié, l’habitude a été prise de clôturer le 28 du mois au lieu du 31. Ca fait trois jours de statistiques en moins », détaille le directeur de l’OND. Concrètement, « pour le moment, en avril 2012, on n’a pas retrouvé les faits qui manquaient en février ou mars ». Ce qui rend le premier trimestre de cette année « atypique ». Une décision politique ? Christophe Soullez confie au micro d’Europe 1 ne pas croire qu’il y a eu des consignes des autorités françaises. « Il est clair que dans certains départements on a voulu afficher des résultats plus positifs », note-t-il toutefois. Reste que pour sa part l’Observatoire National de la Délinquance demande depuis six ans de clôturer les comptes des saisis des faits soient arrêtés le six du mois.

 




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