Archive pour le Tag 'Delevoye'

Retraites : Jean-Paul Delevoye seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

Retraites : Jean-Paul Delevoye  seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

 

Une bizarrerie  juridique cette entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye  avec seulement le titre Haut commissaire chargé de la réforme des retraites. En plus,  il sera sous l’autorité de la très transparente ministre Agnès Buzyn, Peu de grands médias remarquent  la curieuse nature de cette nomination. Pourquoi en effet Jean-Paul Delevoye  n’est-il pas nommé ministre de plein exercice. La réponse est simple, Macron ne veut pas au sein du gouvernement de personnalités susceptibles de lui faire de l’ombre. Or précisément Jean-Paul Delevoye à cette expérience politique, cette compétence et ce sens de la négociation qui font tellement défaut à la plupart des autres ministres. Delevoye  pourrait sans problème être Premier ministre voire pourquoi pas un jour se présenter comme candidat à l’Élysée. Or la stratégie de Macron est  claire,  il ne veut autour de lui que des seconds couteaux. On fait donc entrer Jean-Paul Delevoye, une des rares personnalités capables de négocier ce dossier des retraites particulièrement délicats, par la petite porte.

 

« Le réaménagement du gouvernement se fera dans l’environnement du séminaire » gouvernemental de mercredi, avait indiqué la présidence dimanche soir. M. Delevoye a devancé l’annonce officielle, en saluant dans un entretien publié ce mardi par La Voix du Nord « la confiance que (lui) montre le président par (sa) nomination« , précisant qu’il conservera le titre de haut-commissaire à la réforme des retraites, qu’il occupe depuis septembre 2017 auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Son entrée au gouvernement, dans l’air depuis des semaines, lui permettra de rester « l’interlocuteur privilégié des partenaires et (d’)écrire la future loi » réformant les régimes de retraites, puis de la présenter en Conseil des ministres et enfin de la défendre devant le Parlement. L’ancien ministre chiraquien, passé par le RPR et l’UMP, âgé de 72 ans, avait remis mi-juillet au Premier ministre le rapport qui lui avait été commandé. Il y préconise l’instauration d’un « système universel » par points remplaçant les 42 régimes actuels et un âge de 64 ans pour une retraite à taux plein.

Sa nomination au gouvernement doit intervenir alors que les partenaires sociaux sont attendus jeudi et vendredi à Matignon pour un nouveau round de concertation sur la réforme des retraites.

« Nous sommes dans le même couloir, son bureau est à côté du mien, nous nous voyons tous les jours », avait souligné Mme Buzyn fin août, estimant qu’il n’y aurait « pas de changement » à ce fonctionnement si M. Delevoye entrait au gouvernement.

Âgé de 37 ans, Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, devrait lui être nommé aux Transports pour épauler la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne. Sans sur suggestion du lobby aérien auquel il appartient pour préserver le secteur des velléités des écolos !

 

Retraites rapport Delevoye : L’âge et le montant, les deux ambigüités

Retraites rapport Delevoye : L’âge et le montant, les deux ambigüités

 

La plupart des médias et des experts saluent le rapport Delevoye. À noter que Delevoye a évité  l’imposition de mesures budgétaires d’autorité des 2020. Son plan ne s’appliquerait qu’à partir de 2025. Ce rapport contient des orientations intéressantes aussi de grandes ambiguïtés. Les plus importantes porte sur l’âge  de la retraite et le montant, finalement les deux aspects importants. Certes on a maintenu l’âge légal  de départ en retraite à 62 ans mais pour le compléter par un nouveau concept : l’âge d’équilibre. En réalité, un âge très mobile qui dépendra de beaucoup de choses ;  bien sûr de l’équilibre démographique, du rapport actif retraité et du contexte de croissance. On commencera à 64 ans sans doute pour passer rapidement à 65 voir bien au-delà. Il n’y a plus d’âge certain pour un départ à la retraite à taux plein pour la plupart des actifs d’aujourd’hui. L’équilibre en question concerne les aspects  financiers. Un équilibre qui devra être atteint dans des périodes de cinq ans. La variable d’ajustement sera précisément le montant des retraites.  C’est précisément pourquoi on n’a pas fixé de mécanisme automatique de calcul de la retraite en évoquant ce sulfureux régime universel. Or régime à points ne veut rien dire tant que la valeur du point n’est pas établie. Il est vraisemblable que ce gouvernement et les autres en fonction de la conjoncture pèseront sur la valeur de ce point à fin de freiner l’évolution des retraites.

 

Pour déblayer le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Pour déblayer  le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Cette fois, le terrain a été bien déblayé pour que le rapport Delevoye sorte cette semaine sans trop de problèmes. Il faut se souvenir qu’une opposition entre Delevoye et le gouvernement portait sur l’exigence d’économie dés 2020. Finalement, le gouvernement devrait  reculer sérieusement à propos de la retraite. La première chose serait l’abandon de mesures d’économies dès 2020. Ensuite sans doute, une nouvelle concertation pour préparer la mise en place du nouveau régime par points dont l’entrée en vigueur pourrait n’intervenir qu’en 2025 et qui pourrait être étalée sur une vingtaine d’années. On  abandonnerait donc les mesures de court terme et on étalerait largement la période de mise en place.  Un changement pour des raisons politiques et sociales mais aussi pour des questions de complexité car le futur régime sera loin d’être complètement universel. Subsisteront  en effet des régimes spéciaux et il faudra aussi financer ce qui  pour l’instant reste un slogan mais dont les modalités restent largement à préciser. Dans l’immédiat en tout cas, le gouvernement n’envisage pas un décalage du  départ à la retraite et un allongement de la durée des cotisations. Cependant ces objectifs ne sont pas abandonnés. Plusieurs options sont donc encore sur la table pour l’après 2020 : accélérer la réforme Touraine, votée en 2014, qui prévoit d’allonger les durées de cotisation pour obtenir la retraite à taux plein, ou bien décaler l’âge de départ moyen avec un mécanisme de décote/surcote. Dans les deux cas, l’âge d’équilibre du système, soit l’âge moyen de départ à la retraite qui garantit au régime une pérennité financière, doit se situer autour de 64 ans en 2025.Cette borne d’âge pourra être décalée chaque année pour tenir compte de la hausse de l’espérance de vie de chaque génération. Cette décision de l’exécutif pourrait apaiser la colère des syndicats, très remontés par la perspective d’une réforme paramétrique en amont de la réforme globale du système. «Si l’annonce est doublée d’une mesure applicable dès 2020, par exemple l’augmentation de la durée de cotisation, la discussion sera terminée pour la CFDT», a dit Laurent Berger, secrétaire général du syndicat, au Figaro en début de semaine. «Il ne serait pas difficile d’enclencher une mobilisation sur ce sujet», a-t-il ajouté.

 

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme l’âge légal de départ à 62 ans.

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme  l’âge légal de départ  à 62 ans.

Pris à contre-pied par des déclarations un peu irresponsable de certains membres du gouvernement, « le Haut Commissaire à la réforme des retraitesJean-Paul Delevoye, a réaffirmé dimanche que l’âge légal de départ serait toujours, fixé à 62 ans. Pour lui, c’est « très clair » :  »Les engagements pris devant les partenaires sociaux en octobre dernier maintiennent la possibilité de partir à la retraite à partir de 62 ans dans le nouveau système universel », a-t-il assuré dans un entretien au quotidien Midi libre. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

 

 

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Ex-médiateur de la République et proche d’Emmanuel Macron, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, revient sur l’âge légal de départ à la retraite dans le JDD en réaffirmant que ce principe ne sera pas remis en cause en dépit des couacs de membres du gouvernement et notamment de la ministre de la santé. Ce rappel à la légalité n’éclaire pas pour autant l’avenir des retraites vis-à-vis du départ réel, aussi vis-à-vis des régimes spéciaux. De toute évidence les salariés seront invités par différents moyens à prendre un départ effectif autour de 65 ans (au lieu de 63 ans en moyenne aujourd’hui. Extrait de l’interview du JDD : Pourquoi ce couac du gouvernement sur l’âge de départ à la retraite?
Les propos de Mme Buzyn, avec qui j’échange régulièrement, ont été mal interprétés. Le rapport de Dominique Libault [président du Haut conseil du financement de la sécurité sociale] sur la dépendance sera rendu jeudi et c’est au financement de ce défi sociétal que la ministre de la Santé faisait référence, tout comme le Premier ministre et Gérald ­Darmanin. Le grand débat est un moment où toutes les questions doivent pouvoir être posées sans tabou. Je suis peu sensible aux orages médiatiques. À partir du moment où j’ai un chemin, j’attends que la poussière retombe et je reste fixé sur les engagements pris. Et ils sont très clairs! Nous n’avançons pas masqués, il n’y a pas de loup.

Vous ne reviendrez donc pas sur ce curseur des 62 ans?
Les 62 ans, ce n’est pas le sujet, c’est un débat trop restreint. Dans un régime par points, on passe de droits dépendant en grande partie d’une durée d’assurance à des points accumulés à chaque période travaillée. Plus on souhaite en avoir, plus on poursuit sa carrière. C’est ça, le libre choix. Et c’est une aspiration forte de nos concitoyens. (Pas sûr cependant qu’il s’agisse vraiment d’un libre choix !  NDLR)

Delevoye (UMP): les politiques ne pensent qu’à leur carrière et nourrissent le populisme

Delevoye (UMP): les politiques ne pensent qu’à leur carrière et nourrissent le populisme

 

Jean-Paul Delevoye, président du Conseil Economique, Social et Environnemental, maire UMP de Bapaume était l’invité de Thomas Sotto sur Europe 1. Il est revenu sur la montée du Front national et défend une offre politique renouvelée.   »Quand on voit le score du FN ce n’est pas une surprise. On nourrit le populisme qu’on prétend combattre », assure Jean-Paul Delevoye. Au cœur du problème : un désenchantement : « Qui croit encore à la mixité sociale. C’est dans les mêmes quartiers qu’on a les taux de chômage, les taux d’échec les plus élevés, les revenus les plus faibles. Qui croît encore en l’égalité des chances ? Il faut revisiter l’offre politique », explique l’ex-ministre UMP. Il mène également une fronde contre les politiques qui ne pense « qu’à leur carrière » alors que les Français sont fragilisés. « On défend les valeurs de la République quand on a le ventre plein », la crise est le terreau du Front national. Jean-Paul Delevoye explique que les politiques doivent « retrouver du crédit, par l’exemplarité, la transparence, le renouvellement ». Encore une fois, le constat est amer : « Marine Le Pen, c’est un chef, un projet et une équipe de jeune. A gauche et à droite, c’est les divisions ». Or pour s’en sortir, « nous avons besoin de retrouver le débat démocratique : celui sur les idées et pas sur les ambitions », est convaincu le président du CESE.

 




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