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Zone euro: le risque de déflation

Zone euro: le risque de déflation

Avec une inflation de 01 % en mars les risques de déflation se rapproche en zone euro. Un risque confirmé par les indices activités de février. Avec un indice à 52,7 contre 53,6 en janvier, “l’activité économique de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an et les tensions déflationnistes s’intensifient en février”, précise le cabinet dans un communiqué. Dans l’industrie manufacturière, poursuit Markit, la production enregistre “sa plus faible expansion depuis décembre 2014 (et se rapproche ainsi de la stagnation), tendance que les entreprises interrogées attribuent à un nouvel affaiblissement de la croissance des nouvelles commandes (y compris à l’export)”. “Si le secteur des services enregistre de meilleures performances, la croissance de l’activité des prestataires de services ralentit néanmoins à son plus bas niveau depuis janvier 2015”, est-il encore souligné. “Les perspectives d’activité à 12 mois se dégradant en outre fortement dans ce secteur, la faiblesse de la conjoncture devrait perdurer au cours des prochains mois”. Globalement, après le ralentissement de janvier (avec un indice PMI à 53,6 contre 54,3 décembre), l’activité globale en zone euro ralentit en février pour le deuxième mois consécutif, “cette tendance reflétant un nouvel affaiblissement de la hausse des nouvelles affaires”, explique Markit. “Les tensions déflationnistes s’accentuent en février, et se confirme en mars La baisse des prix à la consommation en zone euro a légèrement ralenti en mars sur un an, à -0,1%, contre un repli de 0,2% le mois précédent, selon une première estimation publiée jeudi 31 mars par l’office des statistiques européen Eurostat. Les prix à la consommation avaient en revanche progressé de 0,3% en janvier. Ce repli de 0,1% en mars, qui confirme le retour du spectre de la déflation en zone euro, est conforme à ce qu’attendaient les analystes d’après le consensus Factset (-0,1%). Sans surprise, ce sont les prix de l’énergie qui ont encore tiré vers le bas en mars cet indicateur très attendu: ils se sont affichés en recul de 8,7% sur un an, après -8,1% en février.

(Avec AFP)

Chine : risque de déflation

Chine :  risque de déflation

L’indicateur le plus inquiétant pour la Chine c’est sans doute la baisse des prix à la production de près de 5% en février  ( phénomène identique dans les pays développés mais moindre). En raison d’un affaiblissement de la demande externe  notamment. C’est le signe que la crise mondiale est loin d’être terminée.  La Chine doit rester vigilante quant aux risques de déflation, a prévenu dimanche le gouverneur de la Banque populaire de Chine (PBoC), Zhou Xiaochuan.   »L’inflation en Chine aussi est en baisse. Nous devons rester vigilants pour voir si cela va ou ne va pas se renforcer et aboutir à une sorte de déflation », a déclaré Zhou lors d’une conférence sur l’île de Hainan, dans le sud du pays.  La PBoC a réduit ses taux d’intérêt à deux reprises depuis novembre et pris d’autres mesures pour soutenir l’économie, sans parvenir à enrayer le ralentissement de la croissance. Le gouvernement table pour cette année sur une croissance de l’ordre de 7%, en recul par rapport aux 7,5% visés l’an dernier et au plus bas depuis un quart de siècle.  Fin février, le journal de la banque centrale chinoise avait averti que la Chine se rapprochait dangereusement d’un risque de basculement dans la déflation. La hausse des prix à la consommation en Chine s’est accélérée à 1,4% en février, contre 0,8% en janvier, ce qui constituait un plus bas de cinq ans. Mais Qian Yingyi, membre du comité de politique monétaire de la PBoC, a déclaré à Reuters que cette accélération des prix ne pourrait être qu’un effet conjoncturel lié aux congés du Nouvel An chinois.  Les prix à la production ont chuté de 4,8% en février, leur baisse la plus prononcée depuis octobre 2009.

 

BCE : risque de déflation pas exclu

La BCE : risque de déflation pas exclu

 

Il ne mouille pas beaucoup Mario Draghi, président de la BCE en affirmant que les risques de déflation ne pouvaient pas être exclus même sils étant limités. Une manière pour lui de justifier son immobilisme, immobilisme forcé puisque par exemple l’Allemagne ne veut pas de relance économique et encore moins de rachat de dettes obligataires d’Etat. Du coup comme beaucoup d’institutionnels, Draghi se limite à faire des commentaires et critique le niveau d’impôts et la bureaucratie en Europe. Dommage qu’il ne puisse pas en parler plus sérieusement à son collègue Juncker, Président de la commission, tout aussi impotent que lui.   »Le risque (d’une déflation) n’est pas exclu mais il est limité« , a assuré Mario Draghi dans une interview au quotidien économique allemand Handelsblatt, ce vendredi 2 janvier. Selon l’Italien, la BCE se prépare à cette éventualité. Il juge cependant que le risque de voir son institution ne pas parvenir « à remplir (son) mandat concernant la stabilité des prix est plus élevé qu’il y a six mois ».   »Nous sommes en train de nous préparer techniquement pour modifier début 2015 l’ampleur, le rythme et le caractère des moyens à mettre en place s’il devenait nécessaire de réagir à une trop longue période d’inflation trop faible », a-t-il expliqué, ajoutant: « il y a là-dessus une unanimité au sein du directoire ». L’inflation pointait à 0,3% seulement en novembre et devrait passer rapidement en territoire négatif, avec la chute des cours du pétrole.  Concernant la situation économique de l’Europe, Mario Draghi préfère parler « plutôt d’une longue période de faiblesse que d’une crise » (c’est quoi alors la crise ? NDLR) et se dit « prudemment optimiste » quant à l’année à venir.  »Je pense que la combinaison de notre politique monétaire et des réformes d’État va ramener beaucoup de la confiance perdue », affirme-t-il, estimant que « l’économie dans tous les pays de la zone euro va connaître la croissance » l’an prochain. Mario Draghi appelle les pays européens à accentuer leurs efforts de réformes structurelles et à travailler à diminuer la pression fiscale. « Je me lamente du trop-plein de bureaucratie et d’impôts. Nous avons en Europe l’une des charges d’imposition les plus élevées au monde, c’est un lourd handicap compétitif« , relève-t-il notamment. « Les réformes structurelles importantes – flexibilité du marché du travail, moins d’ eurocrates, des impôts plus faibles - avancent trop lentement », juge Mario Draghi qui affirme que « tous » les pays de la zone euro sont concernés, y compris l’Allemagne, même s’il salue « l’annonce du gouvernement d’investissements supplémentaires dans les infrastructures ». 

Croissance Chine : risques de déflation

Croissance Chine : risques  de déflation

Rien ne va plus en Chine où maintenant des risques déflationnistes se font jour. L’activité manufacturière n’a pratiquement pas progressé en novembre après déjà un mois d’octobre décevant ; de plus ‘inflation en Chine a ralenti à 1,4% sur un an en novembre, tombant à son plus bas niveau depuis cinq ans, selon des chiffres officiels publiés mercredi, susceptibles de renforcer les craintes de tensions déflationnistes dans le pays. La hausse des prix à la consommation mesurée sur un an, principale jauge de l’inflation dans la deuxième économie mondiale, était déjà tombée à 1,6% en septembre et octobre, contre 2% en août. Le chiffre pour novembre, dévoilé par le Bureau national des statistiques (BNS), est inférieur à la prévision médiane des analystes interrogés par Dow Jones Newswires, qui attendaient une stabilisation. Sur les onze premiers mois de l’année, l’inflation s’est établie à 2% –très en-deçà du plafond annuel de 3,5% que s’est fixé Pékin, et bien en-dessous du niveau de 2,6% enregistré en 2013. Après le net ralentissement de l’inflation ces derniers mois, nombre d’experts ont pointé la menace de tensions déflationnistes, témoin de l’essoufflement persistant de l’économie chinoise et de l’affaiblissement de la demande intérieure.  L’activité manufacturière n’a pratiquement pas progressé en novembre après déjà un mois d’octobre décevant. En cause une demande intérieure assez atone et surtout une grande faiblesse de la demande extérieure. Le signe sans doute que la crise mondiale est loin d‘être écartée. Au delà de l’activité manufacturière, c’est toue l’industrie qui es touchée et la croissance avec. L’activité manufacturière en Chine a ralenti en novembre, à son plus faible rythme de croissance depuis huit mois, a indiqué cette nuit le gouvernement, tandis que la banque HSBC faisait état d’une stagnation – des chiffres confirmant l’essoufflement de la deuxième économie mondiale. L’indice PMI des directeurs d’achat calculé par le Bureau national des statistiques (BNS) s’est établi pour le mois dernier à 50,3, contre 50,8 en octobre, a annoncé cette autorité gouvernementale dans un communiqué. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.   L’indice officiel s’est établi en novembre à son plus faible niveau depuis mars dernier, et en-deçà de la prévision des économistes interrogés par le Wall Street Journal, qui tablaient sur 50,6. De son côté, l’indice PMI définitif calculé de façon distincte par la banque HSBC et également publié lundi était de 50,0 pour novembre – contre 50,4 en octobre -, au plus bas depuis mai et suggérant une stagnation de la production manufacturière. « La demande intérieure est sans élan, tandis que la progression des commandes à l’exportation ne cesse de ralentir. Les pressions déflationnistes restent fortes et le marché du travail perd en vigueur », a résumé Qu Hongbin, économiste de HSBC. « La faiblesse n’est pas cantonnée à la demande manufacturière intérieure, les exportations ont aussi souffert (…) A la lumière des indices PMI, il semble que l’activité industrielle dans son ensemble s’est encore refroidie davantage en novembre », a abondé Julian Evans-Pritchard, expert du cabinet Capital Economics.  Ces indicateurs moroses interviennent peu de temps après l’annonce par la banque centrale chinoise (PBOC) d’une baisse de ses taux d’intérêts – mesure inédite depuis 2012 – dans l’espoir de doper une activité économique en désarroi et de contrer l’assombrissement de la conjoncture.

Chine : menace de déflation

Chine : menace de déflation

 

Ce n’est pas encore la déflation mais on flirte avec elle en Chine. D’abord la Chine subit la baisse de la demande mondiale et surtout la consommation intérieure se tasse au point de peser dangereusement sur les prix. Cette situation chinoise est doute un signal avant coureur de la crise dans laquelle s’enfonce économie mondiale.  La hausse des prix à la consommation en Chine est restée en octobre proche de son point bas de cinq ans, à 1,6%, nouvelle preuve du ralentissement de la deuxième économie mondiale. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une inflation annuelle de 1,6% en octobre, au même niveau qu’en septembre, qui lui-même représentait la plus petite hausse des prix depuis janvier 2010. D’un mois sur l’autre, les prix n’ont pas bougé, alors que les économistes de marché avaient anticipé une hausse de 0,1%. Quant aux prix à la production, ils ont reculé de 2,2% sur un an, leur 32e baisse consécutive. Le marché anticipait une baisse de 2% après un recul de 1,8% en septembre. Face à la morosité de la demande, les sociétés ont moins de marge pour fixer leurs prix. « Pour nous, le risque de déflation s’accroît », a déclaré Li Huiyong, économiste chez Shenyin & Wanguo Securities à Shanghai. « Les responsables politiques devraient prendre des mesures supplémentaires pour relancer l’économie. »

 

 

 

 

Sondage : les ménages attendent la déflation pour acheter

Sondage : les ménages attendent la déflation pour acheter

 

Pour l’immobilier, les biens durables, le reste (les achats non urgents), les consommateurs attendent la baisse des prix pour acheter. En outre 90% des français craignent de tomber dans la pauvreté, un record jamais attient. . Le baromètre exclusif élaboré par l’observatoire BFM Business et Ca Com, publié ce 3 novembre, pointe en effet du doigt les craintes des Français concernant leur pouvoir d’achat.  9 personnes sur 10 n’excluent pas totalement la possibilité de tomber un jour dans la précarité. Il s’agit d’un record dans ce baromètre. Et cette inquiétude n’est pas tout à fait injustifiée. En effet, de plus en plus de Français ont des difficultés pour boucler leurs fins de mois. 37% des personnes interrogées déclarent avoir des revenus insuffisants pour finir la fin du mois, soit une hausse de 6 points en 8 mois seulement et un bond de 15 points depuis janvier 2013.  Et cette crainte qui pèse sur les Français a une conséquence directement sur leur consommation. Il y a une augmentation de personnes qui estiment devoir se contenter de l’essentiel. Ils sont 60% aujourd’hui à penser cela, cela représente une hausse de 5 points depuis janvier 2014.  Autre conséquence plus grave : 47% des Français différent leurs dépenses parce qu’ils pensent que les prix vont baisser et qu’ils paieront moins cher demain. 38% pensent qu’il n’est pas urgent de faire des achats importants car les prix vont rester durablement stables. 10% seulement pensent que c’est le moment d’acheter car les prix vont augmenter !  Cela signifie que la France commence à entrer dans le scénario tant redouté par le gouvernement et la BCE. Car l’un des phénomènes caractéristiques de la déflation est quand les consommateurs préfèrent attendre la baisse des prix pour acheter.

 

Sondage : l’économie allemande fait craindre la déflation

Sondage : l’économie allemande  fait craindre la déflation

 

Finalement en Allemagne les résultats économiques se tassent sérieusement et en 2015, les perspectives sont presqu’aussi sombres que celles de la France. Du coup le moral des cadres est impacté. Selon un sondage  de Viavoice pour HEC, Le Figaro et France Inter, 79 % des cadres  estiment que «la dégradation de la conjoncture en Allemagne aura des répercussions négatives sur l’économie européenne». 66 % jugent qu’elle en aura aussi «sur l’économie française».  La première économie européenne est en effet touchée par le ralentissement de la zone euro. Le ministre allemand de l’Économie, Sigmar Gabriel, a revu à la baisse les prévisions du gouvernement: 1,2 % de croissance cette année et 1,3 % en 2015 contre 1,8 % et 2 % envisagés initialement. Les économistes sont également de plus en plus nombreux à s’inquiéter. «Nous assistons à un grand retournement, lourd de conséquences liées, à la manière d’une chute en cascade de dominos», explique François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice.  Les cadres ne sont toutefois qu’un sur cinq à prévoir des «répercussions négatives» sur l’activité de leur propre entreprise. «Ce chiffre ne doit pas faire illusion. Il désigne une importante proportion d’entreprises susceptibles d’être affectées par la situation allemande», poursuit François Miquet-Marty. Malgré ces craintes, les cadres sont moins pessimistes sur la situation de l’économie française. L’indice synthétique mensuel du moral des cadres a gagné 6 points en octobre par rapport à septembre. «Les mauvaises nouvelles qui ont frappé l’économie française, comme la révision à la baisse de la croissance pour cette année et les résultats économiques du second trimestre, datent de l’été», souligne François Miquet-Marty.  Autre signe d’une légère amélioration, les cadres ne sont plus que 71 % contre 75 % il y a un mois à croire que le nombre de chômeurs va augmenter dans les prochains mois. 60 % contre 65 % pensent que le niveau de vie en France va se dégrader. 38 % estiment que leurs collaborateurs sont motivés contre 31 % en septembre.  «Les salariés constatent que les entreprises, que cela soit des grands groupes ou des PME, réinventent leur offre et leur positionnement pour les années à venir. Elles développent des innovations qui seront sur le marché dans trois à cinq ans», observe François Miquet-Marty. Les initiatives se multiplient dans des secteurs aussi variés que la silver économie, l’énergie, les transports, l’automobile.  Mais il ne faut pas s’attendre à une amélioration durable du moral des acteurs clés de la vie économique tant la morosité est forte et les incertitudes élevées. «Les cadres sont soumis à des tensions contradictoires. Il n’existe aucune perspective véritable d’amélioration du climat économique, conclut François Miquet-Marty. Le climat est moins négatif en France, mais les mauvaises nouvelles viennent d’Allemagne. La déflation menace.»

 

 

 

 

Europe : toujours la menace de la déflation

Europe : toujours la menace de la déflation

 

L’ inflation aurait remonté de 0.1% en octobre à l’intérieur de la zone euro. Une remontée très peu significative qui n’écarte pas le risque de déflation. Contrairement aux prévisions, la croissance ne repartira pas en 2015 : pour l’instant on prévoit un peu plus de 1% pour la zone euro. Une prévision toujours hypothétique qui ne teint pas compte de facteurs aléatoires comme par exemple la remontée des taux (qui pourrait intervenir après l’arrêt de rachats massifs d’actifs par la FED, banque centrale américaine). Pour autant la BCE, paralysée par l’Allemagne,  n’a pas décidé de bouger. L’inflation dans la zone euro s’est en effet  très légèrement accélérée en octobre à 0,4% en rythme annuel après 0,3% en septembre, montre la première estimation publiée vendredi, apportant un peu d’espoir de voir la région échapper à la déflation que redoutent les autorités monétaires. Le chiffre annoncé par Eurostat correspond au consensus Reuters. Jeudi, l’inflation en Allemagne, la première économie d’Europe, a été estimée à 0,7% sur un an, son plus bas niveau depuis mai.  En octobre, les prix des services ont augmenté de 1,2% tandis que ceux des produits alimentaires transformés, des boissons et du tabac progressaient de 0,5%, a précisé Eurostat.  Les prix des produits alimentaires de base ont en revanche reculé de 0,1% sur un an et ceux de l’énergie de 1,8%. Ces deux chiffres marquent toutefois une atténuation de la baisse par rapport à septembre, puisque leur recul se situait alors à 0,9% et 2,3% respectivement.  La Banque centrale européenne (BCE), qui s’est fixé pour objectif une inflation inférieure à mais proche de 2%, considère que la hausse des prix est en « zone de danger » lorsqu’elle évolue en dessous de 1%.  

 

Une déflation mortelle pour la croissance

Une déflation mortelle pour la croissance

 

La déflation s’installe en France et elle pourrait gagner toute l’Europe. Une baisse des prix provoquée par une demande atone qui favorise la tension sur les prix dans pratiquement tous les secteurs. Apparemment une bonne nouvelle pour les ménages mais qui traduit une activité en berne et une montée du chômage. En clair du fait de l’austérité,  ménages et entreprises  ne profitent pas de cette baisse des prix car le manque de lisibilité de l’économie nourrit la défiance. Témoin notamment la diminution des investissements. Investissements qui conditionnent l’avenir de la croissance. Contrairement aux attentes des « spécialistes » le second semestre sera vraisemblablement très mauvais surtout avec les conséquences des sanctions prises contre la Russie (notamment sur l’agroalimentaire). Les prix à la consommation en France ont flanché en juillet par rapport à juin, reculant de 0,3% après trois mois de stabilité, renforçant les craintes de propagation de la déflation en Europe. De juillet 2013 à juillet 2014, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,5%, et de 0,4% hors tabac, a indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ce taux d’inflation annuel est resté le même qu’en juin, après avoir atteint 0,7% en avril et mai. Si ce recul des prix d’un mois sur l’autre ne suffit pas à plonger la France dans la déflation, qui serait une baisse bien plus durable et généralisée des prix entraînant une paralysie graduelle de l’économie, il renforce toutefois une tendance jugée préoccupante à l’échelle du Vieux continent, que les diverses initiatives de la Banque centrale européenne ne parviennent jusqu’ici pas à endiguer. L’Allemagne a confirmé mercredi que ton taux d’inflation annuel s’était établi en juillet à 0,8%, le plus faible niveau depuis février 2010. Le Portugal, lui, est déjà entré en déflation avec un taux d’inflation annuel négatif. Une faible dynamique des prix est déjà une mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui a basé son budget sur une prévision d’inflation de 1,2% en moyenne sur l’année. Une hausse de prix plus faible que prévu pèse en particulier sur les rentrées de TVA et neutralise certains efforts d’économies. L’Insee a rappelé que les prix en France en juillet avaient subi des évolutions contradictoires traditionnelles en été: d’un côté une tendance à la baisse pour les fruits et légumes, ou les vêtements en raison des soldes; de l’autre la hausse des prix des hôtels et autres prestations touristiques. L’Insee note ainsi la « vive augmentation en juillet des prix des services d’hôtellerie, cafés et restaurants (+2,3% sur un mois; +3,0% sur un an), du transport aérien de voyageurs (+14,0%; -0,3% sur un an), des loyers des résidences de vacances (+25,6%; +0,4% sur un an) et des tarifs des voyages touristiques tout compris (+17,5%; +0,2% sur un an). » A l’inverse, les prix des vêtements et chaussures ont baissé en raison des soldes: -13,4% sur un mois et -1,8% sur un an. Les prix de l’énergie ont eux marqué un léger sursaut: +0,1% sur un mois et +0,7% sur un an. L’inflation sous-jacente, corrigée des prix les plus fluctuants (énergie, produits frais, fiscalité, tarifs publics) a elle atteint 0,1% sur un an.

 

Zone euro : risque de déflation maintenu

Zone euro : risque de déflation maintenu

 

La déflation au sein de la zone euro est d’ailleurs identifiée par les économistes comme l’un des trois principaux risques pesant sur la reprise économique mondiale. La poursuite de la consolidation budgétaire et le niveau élevé du chômage dans de nombreux pays de la zone euro se traduisent par des prévisions de production industrielle et de consommation faibles alimentant les anticipations d’une croissance sans élan et d’une inflation durablement basse. La vigueur de l’euro, qui devrait se maintenir sur ses niveaux actuels pour le restant de l’année selon les économistes interrogés, freine aussi l’inflation ainsi que la croissance économique en pesant sur les exportations. Après une contraction de 0,4% l’année dernière, l’économie de la zone euro devrait enregistrer une croissance de 1,0% cette année et de 1,5% en 2015 et 2016, selon les 70 économistes interrogés la semaine dernière. La croissance de la zone euro ne serait ainsi que du tiers de celle du Royaume-Uni et resterait inférieur à celle de 1,7% anticipée pour les Etats-Unis où l’activité s’est pourtant fortement contractée au premier trimestre en partie en raison d’un hiver anormalement rigoureux. « Il semble que le rythme de la croissance au sein de la zone euro plafonne voire même ralentisse », constate Jessica Hinds, économiste en charge de l’Europe chez Capital Economics. La zone euro devrait au mieux enregistrer une croissance de 0,3% à 0,4% par trimestre jusqu’à la fin de cette année.  

 

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Déflation : La BCE vigilante mais toujours immobile

Une nouvelle fois la BCE indique qu’elle pourrait prendre des mesures ; cela fait des mois que la BCE fait ce genre de promesses. En attendant la croissance en Europe est complètement atone et le chômage bat des records.  . Pour couper court à un tassement des anticipations d’inflation, « davantage d’actions préventives peuvent se justifier », explique Mario Draghi dans un discours intitulé « La politique monétaire dans une période prolongée d’inflation basse ». Ses propos, qui viennent à l’appui des déclarations d’autres responsables de la banque centrale, donnent à penser que la BCE prendra, à l’occasion de sa réunion de politique monétaire du 5 juin, des mesures destinées à faire remonter l’inflation et à favoriser le crédit dans la zone euro. Le président de la BCE pense que l’inflation, actuellement de 0,7% dans la zone euro, reviendra progressivement vers l’objectif de l’institut d’émission, soit un tout petit peu moins de 2%. « Notre responsabilité n’en est pas moins d’être vigilant vis-à-vis des risques attachés à ce scénario susceptibles de se manifester, et d’être prêts à agir si tel est le cas », a-t-il dit à l’occasion de l’ouverture du nouveau Forum de la BCE de Sintra, au Portugal, soulignant la nécessité d’être « particulièrement attentif au risque de voir une spirale négative s’enraciner ». Définissant les possibilités d’action monétaire dans différents cas de figure, Mario Draghi a ajouté que si les taux de change ou l’évolution des marchés débouchaient sur un resserrement indu des conditions financières et monétaires, « il faudrait alors adapter nos outils conventionnels ».

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !  

Face aux risques la commission choisit l’immobilisme, cela en dépit de la très faible croissance, de l’évolution des prix et du niveau du chômage. Les prix à la consommation ne devraient augmenter que de 0,8% cette année et de 1,2% en 2015 après une hausse de 1,3% en 2013, restant ainsi bien en dessous de l’objectif affiché par la Banque centrale européenne (BCE) de taux d’inflation « inférieurs à, mais proches de 2% ». Les nouvelles prévisions sont inférieures à celles de 1,0% pour 2014 et 1,3% pour 2015 publiées en février par l’exécutif communautaire. Les prix à la consommation dans les 18 pays utilisant la monnaie unique n’augmentent que très lentement en raison, entre autres, d’un chômage toujours historiquement élevé, des coupes effectuées par les Etats dans leurs dépenses et de la faiblesse persistante du crédit bancaire. « L’inflation pourrait se révéler plus basse qu’envisagé dans le scénario central si la situation du marché du travail et les prix des matières premières se révèlent plus faibles qu’attendu », ajoute la CE dans ses prévisions de printemps. « Cependant, la possibilité d’une véritable déflation, définie comme une baisse généralisée et auto-entretenue des prix dans la zone euro dans son ensemble, reste très faible. » Les économistes interrogés par Reuters ne prévoient aucune modification à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de la réunion de jeudi.  La moitié d’entre eux environ s’attendent à voir l’institution de Francfort prendre ultérieurement de nouvelles initiatives, soit en réduisant les taux, soit en achetant des actifs financiers sur les marchés, pour soutenir le crédit et une croissance économique qui reste inférieure à celle des autres grandes régions du monde.

Face à la crise, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

Face à la crise e, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

 

 

Pas d’illusion à avoir la BCE ne va rien décider en mai ce qui constitue un risque important pour l’euro. En effet Drahi s’est surtout satisfait de mots pour engager une politique plus accommandante (à ‘limage de des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, du Japon ou de la Chine). Du coup s’il ne fait rien en mai mécaniquement l’euro va remonter et donc risque de fragiliser la petite reprise constatée en Europe (sauf en France ou la croissance est déjà plombée par le manque de confiance) ; La Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas prendre de mesures monétaires lors de sa prochaine réunion jeudi 8 mai, selon les analystes, malgré des appels à agir contre le risque de déflation en zone euro.  Selon Michael Schubert, économiste chez Commerzbank, l’institution monétaire de Francfort, qui tiendra sa réunion mensuelle délocalisée à Bruxelles, devrait s’en tenir à des propos rassurants et économiser ses forces avant l’actualisation en juin de ses prévisions de croissance et d’inflation. Le mois dernier, son président Mario Draghi avait fermement insisté sur sa détermination à agir si la stabilité des prix venait à vaciller et à menacer la reprise en zone euro, sans pour autant dégainer de nouvelles mesures en ce sens.   »Nous attendons un ton très accommodant de M. Draghi (jeudi) laissant présager de nouvelles décisions en juin », souligne Jennifer McKeown, du cabinet Capital Economics. Ces décisions pourraient prendre la forme d’une baisse de taux, voire de mesures non-conventionnelles comme des rachats d’actifs. Mais « nous doutons que les derniers événements et indicateurs publiés aient été suffisamment significatifs pour garantir plus d’action de la part de la BCE lors de sa réunion de mai », ajoute cette analyste. Selon un chiffre provisoire, l’inflation en zone euro a légèrement rebondi en avril, atteignant 0,7%, renouant ainsi avec son niveau de février après avoir reculé à 0,5% en mars, son plus bas niveau en plus de quatre ans. Ce résultat a toutefois été jugé décevant par les analystes, qui tablaient sur un rebond plus marqué, et reste nettement inférieur à l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement en dessous de 2%. « L’inflation d’avril relâche un peu la pression immédiate sur la BCE, mais elle n’altère pas le tableau général d’un risque croissant de déflation en zone euro », synonyme de baisse générale des prix et des salaires, estime-t-on chez Capital Economics. « Le fait de rester inactive dans ce contexte pourrait affecter sa crédibilité », relève Marco Valli, analyste chez UniCredit.  Pour l’heure, son principal taux d’intérêt directeur, baromètre du crédit en zone euro, est à son niveau le plus bas historiquement, 0,25%, et l’institution alimente les banques en liquidités illimités et très bon marché avec l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et ainsi soutiennent la croissance. La Banque centrale a justifié ces dernières semaines l’absence de nouvelles mesures en répétant ne pas voir se concrétiser le risque de déflation et espère toujours que la croissance en zone euro va continuer de s’affermir dans les mois à venir, ce que plusieurs indicateurs récemment publiés tendent à confirmer, comme la croissance de l’activité privée.  La demande de prêts, dont la faiblesse est considérée comme un obstacles à l’efficacité de la politique monétaire, s’est quant à elle redressée au premier trimestre et devrait progresser très nettement au deuxième, selon l’étude trimestriel du crédit publiée par la BCE.  Si la BCE venait à renforcer son action, « il est très probable que cela inclurait des mesures sur la liquidité », souligne Howard Archer, chef économiste Europe chez IHS, évoquant notamment l’arrêt possible de la stérilisation de ses achats de dette publique. Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis Asset Management, la question sera également de connaître les pensées de Mario Draghi concernant le cours de la monnaie unique européenne, après que l’Italien a laissé entendre ce mois-ci que la BCE était également prête à agir pour lutter contre un euro trop fort. « Ça va commencer à être compliqué pour M. Draghi car il a été très accommodant le mois dernier et si sa communication parait plus fermée que prévu ce mois-ci, il y a un risque attendu sur le taux de change », ajoute Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank.

 

Europe : risque de déflation (secrétaire américain au Trésor, Jack Lew)

Europe : risque de déflation (secrétaire américain au Trésor, Jack Lew)

« Le risque de faible demande et de déflation » en Europe « est une chose à laquelle ils doivent porter une grande attention », a affirmé M. Lew sur la chaîne d’informations économiques câblée CNBC.  Le secrétaire américain au Trésor a répété qu’en Europe les pays excédentaires, « notamment l’Allemagne » devaient « doper la demande ». « Il y a un problème de demande en Europe. Il y a un certain nombre de pays qui pourraient faire plus », a-t-il ajouté, saluant les projets de dépenses d’infrastructures en Allemagne.  M. Lew, qui s’exprimait à la veille des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, a ajouté que les Etats-Unis étaient « un puissant vecteur » de la croissance de l’économie mondiale et « faisaient leur part du travail ».   »A l’aune des performances mondiales, la croissance de l’économie américaine fait très bonne figure », a-t-il ajouté, alors que le FMI prévoit une croissance du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2,8% en 2014.

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Zone euro : vers la déflation

Zone euro : vers la déflation

 

Croissance atone, prix qui atteignent  un record de baisse, les risques de déflation menacent la zone Euro. Une sorte de situation comme le Japon qui aura mis dix ans pour en sortir. L’inflation dans la zone euro a enregistré un nouveau recul en mars, tombant à son plus bas niveau depuis novembre 2009 et alimentant les spéculations sur de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire par la Banque centrale européenne (BCE) afin de conjurer les risques de déflation. La hausse des prix à la consommation au sein des 18 pays de la zone euro est ressortie à 0,5% en rythme annuel en mars contre 0,7% le mois précédent, selon les données préliminaires publiés lundi par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à un chiffre de 0,6%, déjà inquiétant pour une économie de la zone euro qui peine à sortir de la récession. L’inflation se situe ainsi pour le sixième mois consécutif sous le seuil de 1% l’an, ce que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a qualifié de « zone dangereuse ». Son recul renforce la probabilité d’une réduction de ses taux directeurs par la BCE à l’occasion de la réunion de son conseil des gouverneurs jeudi. Il alimente aussi les spéculations sur des mesures plus radicales comme le passage des taux en territoire négatif ou des rachats d’actifs à l’instar de ceux conduits par la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre ou la Banque du Japon. Le fait que les fêtes de Pâques, qui s’accompagnent habituellement de tensions sur les prix dans certains secteurs comme les voyages et l’hôtellerie, tombent en avril pourrait toutefois pousser la BCE à l’attentisme jusqu’à sa réunion de politique monétaire de juin. « La question de l’éventualité de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire va rester très présente », juge Nick Kounis, responsable de la recherche économique d’ABN Amro. « La banque centrale a toutefois fait preuve d’une certaine tolérance à l’inflation basse récemment. »  

 

Zone euro : risque de déflation

Zone euro : risque de déflation

Pas de croissance, pas d’inflation « Le risque de déflation, tout particulièrement en zone euro, existe sans aucun doute », a déclaré, a déclaré le chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) Olivier Blanchard au journal économique allemand Handelsblatt. L’inflation au sein de la zone euro s’est stabilisée à 0,8% en rythme annuel pour le troisième mois consécutif en février, bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) qui est d’un peu moins de 2%.  Tout en excluant, lui,  tout risque de déflation au sein de la zone euro, le président de la BCE Mario Draghi a mis en garde contre un blocage de la hausse des prix dans ce qu’il a qualifié de « zone de danger », sous 1,0% l’an. Selon Olivier Blanchard, le risque de déflation est une arme à double tranchant pour des pays comme l’Espagne ou le Portugal. « D’un côté, cela améliorerait sans doute leur compétitivité et soutiendrait les exportations, de l’autre, cela augmenterait le taux d’intérêt réel et la valeur réelle de la dette et réduirait ainsi la demande intérieure », a-t-il dit au Handelsblatt. Pour le chef économiste du FMI, le risque existe que le second effet l’emporte sur le premier entraînant une baisse de la production et davantage de déflation. « En général, des périodes d’inflation basse plus longues compliqueraient les ajustements nécessaires en zone euro. » Olivier Blanchard appelle par ailleurs les banques centrales à combattre la formation de bulles financières. « Dès que les prix dévient de leurs moyennes à long terme, elles (les banques centrales) doivent intervenir. Il vaut mieux freiner ce qui pourrait s’avérer être un essor du marché immobilier que laisser une bulle se former », a-t-il encore indiqué.

 

 

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

 

En variation annuelle l’inflation a encore baissé à 0.7% ; Du coup, les risques de déflation ne sont pas écartées du fait de la très grande faiblesse de la croissance et parallèlement du haut niveau de chômage (19 millions de chômeurs en zone euro soit un taux de 12%°. La hausse des prix de détail dans la zone euro a ralenti en janvier, contrairement aux attentes, en raison notamment d’un net recul des coûts de l’énergie, une évolution qui devrait compliquer les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir la fragile reprise de l’économie des 18 pays membres. L’inflation est retombée à 0,7% en variation annuelle, contre 0,8% en décembre, selon des données publiées vendredi par Eurostat, l’agence de statistiques de l’Union européenne. La hausse des prix de détail retrouve ainsi le point bas touché en octobre, qui avait été un des facteurs ayant conduit la BCE à abaisser son taux directeur le mois suivant. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un taux d’inflation en légère hausse ce mois-ci, à 0,9%, un niveau qui restait de toute façon nettement inférieur à l’objectif d’un taux d’inflation proche mais juste en-deçà de 2% fixé par la BCE. Le ralentissement s’explique pour l’essentiel par le poste énergétique, traditionnellement volatil, qui a vu ses prix baisser de 1,2% après avoir été stables en décembre. Les prix alimentaires (y compris tabac et alcool) ont augmenté de 1,7%. Bien que le président de la BCE, Mario Draghi, ait déclaré en janvier que la zone euro n’était pas menacée de déflation, plusieurs pays souffrent déjà d’une situation de déflation et la Fonds monétaire international (FMI) à alerté sur ce risque. En Allemagne, les prix de détail ont baissé de 0,7% en janvier en variation mensuelle, donnant une inflation annuelle de 1,2%, selon des chiffres publié jeudi.

 

FMI : accélération de la croissance et déflation !

FMI : accélération de la croissance et déflation

Le FMI ne pourra pas se tromper cette fois puisqu’il prévoit à la fois une petite accélération de la reprise et en même temps des risques déflation. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend en effet à une poursuite de l’accélération de la croissance cette année, tout en ajoutant qu’elle devrait rester en retrait par rapport à son potentiel d’environ 4%, a déclaré mercredi sa directrice générale. Mais Christine Lagarde a également averti de l’existence de « risques croissants » de déflation, la hausse des prix restant inférieure à l’objectif de nombreuses banques centrales. « Nous voyons des risques croissants de déflation, qui pourrait s’avérer désastreuse pour la reprise », a-t-elle dit selon le texte d’un discours préparé pour le National Press Club à Washington. « Globalement, la direction est positive, mais la croissance mondiale est trop faible, trop fragile et trop irrégulière », a-t-elle poursuivi. Elle a ajouté que le ralentissement du rythme des achats d’actifs de la Réserve fédérale s’était fait dans le calme jusqu’à présent, mais pourrait provoquer des remous à l’avenir. Mais elle a précisé que cette réduction des achats, qui a commencé modestement en décembre, ne devrait pas perturber gravement les marchés du moment qu’elle se fera progressivement. « Nous n’anticipons pas des conséquences massives, lourdes et graves », a précisé Christine Lagarde concernant le ralentissement du rythme des achats massifs d’actifs par la Fed qui visent à soutenir la croissance de l’économie américaine.

 

Risque de déflation en Europe ?

Risque  de déflation en Europe ?

 

Ce n’est pas la déflation  mais les prix (comme la croissance) sont à des niveaux très bas. En effet l’inflation a ralenti en décembre dans la zone euro après sa légère remontée de novembre, ravivant les craintes de déflation, selon la première estimation publiée mardi par Eurostat, l’office des statistiques de l’Union européenne. Le taux d’inflation annuel de la zone euro a décéléré à 0,8% en décembre contre 0,9% en novembre, revenant près de son plus bas de quatre ans de 0,7% touché en octobre, qui avait poussé la Banque centrale européenne (BCE) à réduire ses taux. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre stable à +0,9%. Les prix de l’alimentation, de l’alcool et du tabac ont augmenté de 1,8% sur un an, après déjà une hausse de 1,6% en novembre. Ceux de l’énergie se sont stabilisés après leur baisse de 1,1% le mois précédent. En excluant ces deux secteurs volatils, le taux d’inflation ressort à 0,9% contre 1,1% en novembre. Les prix des biens industriels (hors énergie) ont augmenté de 0,2% seulement, comme en novembre, et ceux des services de 1,0% après +1,4%. En octobre, la décrue du taux d’inflation à 0,7% marquait son premier passage sous la barre des 1% depuis février 2010. Quelques jours plus tard, la BCE – qui a un objectif d’inflation « en-dessous de mais proche de 2% » – surprenait les marchés en baissant son taux directeur de 25 points de base à 0,25%, nouveau plus bas record. Depuis lors, plusieurs responsables de la banque centrale ont estimé que la déflation ne menaçait pas réellement la zone euro, tout en assurant que la BCE disposait de plusieurs armes au cas où il faudrait combattre une telle menace. « Nous n’observons pas de déflation pour l’instant (…) mais nous devons veiller à ce que l’inflation ne reste pas bloquée en permanence sous 1% et à ce qu’elle ne tombe pas en zone dangereuse », a dit fin Mario Draghi, le président de la BCE, à un magazine allemand.  

 




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