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Défense : La faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

Défense : La  faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

Chine : Des conséquences sociales néfastes de la politique de défense de l’environnement

Chine : Des conséquences sociales néfastes de la politique de défense de l’environnement

par Sébastien Lechevalierdirecteur d’études à l’EHESS, chercheur à la Maison franco-japonaise de Tokyo (UMIFRE 19) et au Canon Institute for Global Studies

Dans les villes chinoises les plus polluées, le renforcement de la réglementation environnementale a accru l’écart de revenu entre travailleurs qualifiés et non qualifiés, observe Sébastien Lechevalier dans sa chronique.

 

La Chine est, avec les Etats-Unis, l’un des deux pays qui contribuent le plus à la crise environnementale, par sa croissance économique. Pour autant, elle n’est pas restée inactive en termes de lutte contre la pollution : depuis 1987 et la loi de contrôle et de prévention de la pollution de l’air, le gouvernement chinois n’a cessé de renforcer sa réglementation environnementale.

Dans un premier temps, les résultats de cette politique ont été très décevants. Par exemple, malgré les mesures prises pendant le 10e plan quinquennal (2001-2005), les émissions de dioxyde de soufre ont continué à augmenter fortement pour atteindre un pic en 2005-2006.

La principale raison est que l’implémentation des politiques environnementales au niveau local était biaisée en faveur du développement économique, sur lequel était indexée la carrière des fonctionnaires chargés de la mise en œuvre des mesures antipollution (Ming Qin, Lin-feng Fan, Jing Li et Yi-fei Li, « The Income Distribution Effects of Environmental Regulation in China. The Case of Binding SO2 Reduction Targets »Journal of Asian Economics no 73, avril 2021).

C’est pourquoi le gouvernement a introduit une nouvelle approche dans le cadre du 11plan (2006-2010), en fixant des objectifs contraignants de baisse de 10 % d’ici à 2010 pour l’émission totale des principaux polluants. Dans ce cadre, les autorités locales devaient signer des contrats d’engagements et le pouvoir central pouvait bloquer de nouveaux projets en cas de non-respects des objectifs. Cette nouvelle politique a rencontré un succès manifeste dans le cas du dioxyde de soufre, avec une baisse de plus de 14 % des émissions entre 2005 et 2010.

Sur cette période, la croissance économique n’a pas été affectée de façon majeure, dans la mesure où la Chine a bénéficié alors à plein de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais il n’en est pas de même de l’impact social, comme le montre cette étude portant sur la période 2002-2007.

Les quatre auteurs comparent ainsi les données des périodes antérieure et postérieure à la mise en œuvre des politiques de lutte contre la pollution, afin d’analyser leur impact sur l’évolution des salaires de différents types de travailleurs. Ils confirment ainsi l’hétérogénéité des effets des politiques antipollution : l’arrêt ou la diminution des activités les plus polluantes débouchent sur des licenciements et ont un impact négatif sur les salaires des travailleurs non qualifiés des régions et des villes du centre et de l’est de la Chine où elles se concentrent, ce qui contribue à augmenter mécaniquement les inégalités entre travailleurs qualifiés et non qualifiés.

Défense nucléaire : une ligne Maginot ?

Défense nucléaire : une ligne Maginot ?

Poule  le général Bernard Norlain : « Parler de la dissuasion comme la garantie ultime, c’est promettre une ligne Maginot nucléaire » ( dans le Monde)Théoriquement le le nucléaire constitue l’axe central de la politique de défense dans plusieurs pays notamment la France. Une erreur pour le simple fait que cet arme   ne peut pas être utilisée à moins de détruire le monde entier. D’où la nécessité d’entretenir et de développer les armes conventionnelles. NDLR

 

Tribune. La dissuasion nucléaire s’est invitée récemment dans la campagne présidentielle. Alors que le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s’interrogeait sur son utilité, le député La République en marche de l’Eure Fabien Gouttefarde en a justifié le maintien dans une tribune publiée par Le Monde le 31 décembre 2021, reprenant les arguments du complexe militaro-industriel et politique. Il suffit pourtant de les passer en revue pour se rendre compte que ces arguments sont pour le moins éculé

Il en va ainsi du coût prétendument faible de la dissuasion nucléaire. Tout est évidemment relatif. Ramener le coût annuel de l’arme nucléaire à un calcul par habitant n’a pas de signification s’il n’est pas comparé. En revanche, il est choquant de savoir que les crédits affectés à la dissuasion nucléaire ont été doublés dans la loi de programmation militaire 2019-2025, passant de 3 à 6 milliards d’euros par an. Cela ne pourra se faire, malgré l’augmentation du budget des armées, qu’au détriment des forces conventionnelles pourtant sur le terrain en permanence, au détriment des investissements dans les nouvelles technologies et les nouveaux espaces conflictuels, comme le cyberespace ou l’espace extra-atmosphérique, ou encore au détriment de la lutte contre les nouvelles menaces globales, climatiques et sanitaires notamment.

Un autre argument invoqué est l’implication très forte des armées et de l’industrie de défense en faveur de la dissuasion nucléaire. En tant que militaire, je ne puis que confirmer la compétence et le dévouement des personnels civils et militaires engagés dans la défense de notre pays. Toutefois, suggérer que leurs qualités morales et professionnelles sont liées à la mise en œuvre de l’arme nucléaire, c’est nier leur valeur intrinsèque. Ces qualités leur appartiennent en propre. Elles sont au service de la France et ne dépendent pas d’une arme, quelle qu’elle soit.

Par ailleurs, prétendre être leur interprète relève de l’imposture. C’est oublier que, étant en situation d’activité, ils sont astreints au devoir de réserve. En revanche, nombreux sont les militaires en France et à l’étranger qui, n’étant plus en activité, ont exprimé leur conviction selon laquelle la dissuasion nucléaire est désormais inutile et dangereuse.

Quant à l’argument des bienfaits technologiques et économiques qu’apporterait la dissuasion nucléaire, il ignore que la plupart des chercheurs et des entreprises qui y contribuent pourraient très bien se reconvertir dans d’autres domaines plus porteurs d’avenir.

 

Renforcer la défense économique de l’Europe face au marché mondial

Renforcer la défense économique de l’Europe face au marché mondial

Par  Alain di Crescenzo et Marie-Pierre Vedrenne*

« Pour être audible et crédible, l’Union européenne doit se doter rapidement d’un instrument visant à lutter contre les mesures coercitives pour empêcher les Etats tiers de faire pression sur nos économies et nos modèles de société » ( L’opinion)

 

 

 

Tensions géopolitiques, choc de la Covid-19, guerre en Ukraine, les facteurs de bouleversement se succèdent et confrontent nos entreprises à une instabilité de plus en plus croissante. L’autonomie stratégique devient, dans ce contexte incertain, la boussole de l’Union européenne. Il est temps que cette dernière se dote de tous les instruments de puissance afin de garantir avec efficacité des conditions d’une concurrence juste et loyale.

 

La Présidence française du Conseil de l’Union européenne, qui porte à son agenda l’ambition de souveraineté, appelle à retrouver les notions de solidarité, d’unité et de concurrence loyale, qui font partie des fondements de l’Union européenne. Les expériences récentes montrent, et c’est un élément positif à souligner, que ces principes restent fédérateurs en temps de crise et que l’identité européenne peut encore s’affirmer. La conviction des PME françaises, réaffirmée par une étude que CCI France vient de réaliser, est que seule une réponse européenne unie et forte permettra des avancées majeures.

Entre le « Buy American Act », la quasi-impossibilité d’accéder aux marchés publics des pays émergents ou le « Buy Chinese », nos grands concurrents réservent la commande publique à leurs entreprises nationales. Levier incontestable et incontournable de croissance, la commande publique représente avec 2000 milliards d’euros par an près de 14% du PIB de l’Union européenne. En 2020, les entreprises des pays tiers ont bénéficié des marchés publics européens pour 50 milliards d’euros, sans contreparties pour les entreprises européennes. Il était temps de rétablir l’équilibre. Avec l’accord obtenu sur le nouvel instrument sur la réciprocité, une entreprise non européenne participant à un marché public dans l’UE pourra être exclue ou se voir appliquer une sanction jusqu’à 100% du montant du marché public si cette entreprise a pour origine un pays fermé aux entreprises européennes.

La coercition, une menace à contrer. Soyons très clairs sur l’état du monde, la coercition économique est désormais monnaie courante : que ce soit avec les sanctions extraterritoriales américaines ou les comportements unilatéraux et contraires au droit international de la Chine envers la Lituanie ou l’Australie, l’ère de la confrontation est engagée. Pour être audible et crédible, l’Union européenne doit se doter rapidement d’un instrument visant à lutter contre les mesures coercitives pour empêcher les Etats tiers de faire pression sur nos économies et nos modèles de société. Comment ? En renforçant les outils de l’Union pour lutter contre les abus etles pratiques visant à restreindre nos choix commerciaux stratégiques, donc nos libertés d’action au mépris du droit international le plus élémentaire. Soyons ambitieux, la proposition actuellement sur la table des négociations au niveau européen est intéressante. Les tentations d’affaiblissement de certains États européens par des pays tiers doivent être stoppées.

Les normes, un atout commercial stratégique. Un autre sujet de préoccupation à l’international pour les entreprises est celui du poids trop grand détenu par des intérêts économiques non européens dans la politique de normalisation communautaire. Il est fondamental de redonner aux entreprises européennes la main sur la production de nos propres références techniques, surtout que la nouvelle politique industrielle européenne se donne désormais pour but d’investir massivement dans les technologies clés : digital, transition énergétique, data ou encore cybersécurité. Sur ces sujets les récentes déclarations de Thierry Breton sont positives et vont dans le sens d’un renforcement d’une normalisation européenne plus « autonome », du moins sans risque de présence d’intérêt extra-européen dominant. Ces orientations doivent être suivies d’effet.

Les moyens, un renforcement du rôle du « procureur commercial ». Créée en juillet 2020, la fonction de « chief trade enforcement officer » vise d’une part à aider nos exportateurs à pleinement bénéficier des avantages de nos accords de commerce et d’autre part à renforcer l’application des engagements en matière de développement durable. Le Français Denis Redonnet, qui remplit cette fonction, doit se voir doter des moyens humains et des leviers législatifs indispensables pour remplir sa mission. L’Europe doit rendre plus efficace ses procédures d’ « enforcement », comme le font nos grands concurrents. Dans tout accord international, la mise en œuvre et le respect des engagements demeurent la clé, c’est une simple question d’équilibre et de confiance, et les opinions publiques y sont de plus en plus sensibles. C’est particulièrement vrai en matière environnementale : la réforme des chapitres du développement durable dans les accords commerciaux doit faire en sorte que toute violation grave des engagements environnementaux et sociaux puisse être sanctionnée, sauf à vider tous les accords de leur substance. Donc à fausser le jeu de la concurrence et aller à l’encontre des objectifs de lutte contre le réchauffement climatique en accélérant les délocalisations et les fuites de CO2. C’est le même sujet pour le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, autre grande priorité de la Présidence française. Donnons-nous les moyens de faire respecter les équilibres dans nos accords internationaux, qu’ils soient juridiques ou de compensation financière aux frontières.

Aujourd’hui, la question pour l’Union européenne n’est pas le repli sur soi, loin de là. Il n’y aura pas d’autonomie stratégique sans ouverture. La nouvelle politique commerciale européenne doit réussir à créer les conditions d’une ouverture, tout en assurant le respect des équilibres nécessaires à un bon exercice du commerce mondial. Le défi est de pérenniser cette capacité nouvellement réaffirmée d’agir ensemble et de manière cohérente.

* Alain di Crescenzo est président de CCI France. Marie-Pierre Vedrenne est députée européenne, vice-présidente de la commission du Commerce International et membre de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen.

Défense : des moyens insuffisants

Défense : des moyens insuffisants 

 

 

Nicolas Lecaussin, Jean-Philippe Feldman, experts, dénoncent dans l’Opinion  l’insuffisance des moyens de défense en France

Il peut apparaître stupéfiant que l’Etat champion du monde des prélèvements obligatoires ne soit pas capable de consacrer des sommes substantielles à sa défense

 

Tribune

Il y a bien longtemps que nos concitoyens se rendent compte de la faiblesse de leurs forces de l’ordre. Au-delà du ressenti, les chiffres ne masquent plus l’état de dégradation de la sécurité publique.La crise ukrainienne met maintenant en pleine lumière la déliquescence de nos forces armées.

Les spécialistes le savent depuis des décennies, la guerre du Golfe l’avait déjà démontré : nos matériels sont largement insuffisants. Depuis lors, les informations distillées malgré la différence de la forme font état de munitions ou de pièces détachées qui manquent, d’heures de vol qui sont rationnées, de commandes qui sont reportées, d’engins qui ne sont pas renouvelés, etc..

Comment en est-on arrivé là ? Depuis les années 1980 jusqu’à 2018 et au-delà de la l’aveuglement de nos gouvernants successifs sur les « dividendes de la paix », le budget des armées a été l’une des variables d’ajustement de nos finances publiques en capilotade. Une difficulté pour boucler la loi de finances ? Comme on diminue le nombre des militaires, il suffit de couper en taille claire dans les crédits des armées. Et, ceci expliquant cela, la manœuvre apparaît d’autant plus facile que la Grande muette n’a pas usurpé son nom : il n’y a personne pour défendre publiquement les crédits de ses ouailles. Pour paraphraser Victor Hugo, notre budget des armées peut être violé car il ne crie pas…

Aujourd’hui, sur 100 euros de dépenses publiques, à peine 10 sont alloués aux coûts régaliens : défense, justice et sécurité, pour… 57 à la protection sociale !

Il peut apparaître stupéfiant que l’Etat champion du monde des prélèvements obligatoires ne soit pas capable de consacrer des sommes substantielles à sa défense. Le mouvement, comme souvent, n’a rien de nouveau. L’histoire du temps long démontre que, selon le calcul d’un auteur, si les dépenses de l’Etat-gendarme n’ont haussé que de 9,5 à 12,5 % du PIB de 1815-1819 à 1965-1969, les dépenses économiques et sociales sont passées corrélativement d’un confidentiel 2,4 % à un gros 24,2%. Aujourd’hui, sur 100 euros de dépenses publiques, à peine 10 sont alloués aux coûts régaliens : défense, justice et sécurité, pour… 57 à la protection sociale !

Loi de programmation militaire. La hausse récente du budget des armées avec la loi de programmation militaire 2019-2024 n’a presque rien changé à ces chiffres car celui-ci ne croît pas en proportion des dépenses publiques. En 2022, il est ainsi prévu que l’armée ne représente avec 41 milliards d’euros que 6,65 % des dépenses totales de l’Etat, soit moins de 2 % du PIB, et encore le gouvernement actuel s’enorgueillit-il de l’augmentation du pourcentage ! En bref, on ne peut pas faire du social à outrance et avoir des forces armées dignes de ce nom.

S’ajoute à ces considérations financières un mépris plus ou moins affiché à l’égard de nos militaires. Quand l’on sait combien aux Etats-Unis le décès d’un soldat est un drame national et que l’on voit au mieux l’indifférence polie qui accompagne la mort d’un des défenseurs de notre pays, on ne peut qu’être stupéfait de la différence abyssale qui sépare les deux nations.

Il ne faut pas croire pour autant que l’augmentation inconsidérée du budget des armées serait la panacée. C’est un classique de justifier par le comparatisme de manière aveugle la croissance des fonds, par exemple en matière de justice, mais il convient de ne pas oublier les écueils qui attendent le réformateur : gaspillages administratifs,bureaucratie envahissante, liens incestueux avec les fournisseurs entre autres. La nécessaire hausse consistante du budget militaire exige donc un strict contrôle de l’utilisation des fonds et une vraie mise en concurrence pour limiter les dépenses de manière drastique. Il faudrait aussi faire de plus en plus appel à la sous-traitance, autant pour le matériel militaire que pour certaines opérations, comme le font souvent les Britanniques et les Américains. Revigorer l’armée française dans le cadre d’une OTAN rénovée, c’est s’affirmer comme une réelle puissance militaire.

Un Etat qui n’assume pas la sécurité de ses citoyens n’a plus de légitimité. Des philosophes classiques aussi différents que Thomas Hobbes et John Locke l’ont martelé

Il n’est pas inutile de rappeler qu’un Etat qui n’assume pas la sécurité de ses citoyens n’a plus de légitimité. Des philosophes classiques aussi différents que Thomas Hobbes et John Locke l’ont martelé. Il serait bon que les candidats à l’élection présidentielle, et avant tout le Président sortant, s’en souviennent.

Si la question de l’insuffisance du budget de nos armées ne peut être résolue à court terme, elle suppose pour être traitée que les limites de l’Etat soient au plus vite retracées au regard des lourdes contraintes budgétaires actuelles et du montant édifiant de notre dette publique. Entre le social fort et le régalien fort, il va falloir choisir.

Jean-Philippe Feldman, ancien Professeur des Universités et maître de conférences à SciencesPo, avocat à la Cour de Paris, vice-président de l’A.L.E.P.S. (Association pour la liberté économique et le progrès social) et contributeur à l’IREF. Dernier ouvrage paru : Exception française. Histoire d’une société bloquée de l’Ancien Régime à Emmanuel Macron (Odile Jacob, 2020). Nicolas Lecaussin, directeur de l’IREF (Institution de Recherches Economiques et Fiscales).

Berlin doit assurer son rôle de défense

Berlin doit assurer son rôle de défense

L’invasion russe de l’Ukraine a propulsé l’Allemagne dans une nouvelle ère, avec un changement radical de sa politique de sécurité, analysent les deux chercheurs. Claudia Major et Christian Mölling soulignent que sa mise en œuvre implique une profonde transformation des mentalités.

D’une certaine manière Berlin doit sortir de son rôle de fait  de non-aligné eu égard d’une part à son poids politique ,  d’autre part aussi à l’importance de son industrie militaire; Sans parler évidemment de sa propre sécurité. NDLR

 

Tribune.

Le 27 février, une révolution s’est produite au Bundestag. En trente minutes, le chancelier Olaf Scholz a balayé toutes les certitudes qui structurent la politique de sécurité allemande depuis trente ans. Jusque-là, l’Allemagne ne s’était pas sentie directement menacée et ne s’était donc que peu engagée militairement. Lorsqu’elle l’a fait, sur le flanc est de l’OTAN ou au Mali, c’était en grande partie par solidarité avec ses alliés de l’Alliance atlantique et la France. Mais elle ne se sentait pas vraiment concernée.

Le budget de la défense a certes augmenté depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, passant de 33 milliards à 50 milliards entre 2013 et 2021. Néanmoins l’Allemagne reste loin des 2 % de son PIB promis à l’OTAN (contrairement à la France, avec son budget militaire d’environ 41 milliards d’euros). La Bundeswehr reste sous-équipée et le système d’acquisition des armements fonctionne mal.

 

Surtout, les questions de défense restent controversées et n’intéressent guère l’opinion publique et le monde politique allemands. La dissuasion nucléaire est largement rejetée et l’existence même de l’armée est critiquée. Dans le même temps, les missions humanitaires et la gestion civile des crises sont vantées comme instruments politiques. L’opinion publique allemande reste majoritairement pacifiste et les partis politiques sont restés, jusqu’à récemment, plutôt favorables à la Russie, à l’exception notable des Verts. Il est ainsi compréhensible que l’Allemagne, jusqu’à l’invasion russe, ait refusé de livrer des armes à l’Ukraine, ait misé sur la diplomatie et n’ait pas voulu mettre en péril ses relations économiques avec la Russie. Mais la guerre contre l’Ukraine a tout changé.

Ce n’est qu’en février 2022 que Berlin a compris que cette guerre, qui se déroule à un peu plus de 1 000 km de Berlin – presque aussi près que Paris –, est également une attaque contre son propre modèle de vie. Cette fois, il ne s’agit plus d’une simple attaque contre ses voisins : il s’agit de l’Allemagne elle-même et de sa survie. Aucune des crises précédentes n’a pu générer ce sentiment : ni la barbarie en Syrie, ni la première invasion de l’Ukraine en 2014, ni les attaques terroristes.Le chancelier a utilisé le terme de Zeitenwende (changement d’époque) qui acte une rupture fondamental : l’Allemagne n’observe pas, désormais elle « ressent » la menace pour elle-même et la souffrance des autres (les réfugiés arrivent en grand nombre à la gare centrale de Berlin). Toutes deux sont causées par l’attaque de la Russie, ce pays auprès duquel Berlin a une si grande dette historique, puisque l’Allemagne nazie a tué des millions de citoyens soviétiques.

Union européenne : des crédits de défense très insuffisants

Union européenne : des crédits de défense très insuffisants

 

L’union européenne s’est mise d’accord sur le principe d’augmentation des crédits de défense. Globalement des crédits complètement insuffisants qui ne représentent que 1,5 % du PIB et qui pourrait passer à 2 %. En clair jusque-là l’Europe s’est contentée surtout de s’abriter sous le parapluie américain. Mais avec le conflit d’Ukraine, l’union européenne prend enfin conscience de la nécessité de se mettre en capacité d’assurer sa propre défense surtout depuis que les États-Unis ont surtout décidé de se retirer de nombre de conflits internationaux.

Reste que en l’état de la nature de la politique de défense, cette augmentation de crédit est encore notoirement insuffisante pour faire face aux menaces et aux enjeux

. «Il nous faut investir davantage si on veut être en mesure de répondre aux crises», a souligné Josep Borrell. L’UE ne consacre que 1,5 % de son PIB par an à la défense, soit 200 milliards d’euros. «C’est 3 à 4 fois plus que la Russie. C’est autant que la Chine. Sommes nous aussi efficaces ? C’est une question», a interrogé Josep Borrell, en pointant le morcellement de la défense européenne mais en se défendant de vouloir créer une armée européenne.

L’objectif est d’«investir plus et mieux dans les capacités et les technologies innovantes, combler les lacunes stratégiques et réduire les dépendances technologiques et industrielles». Le curseur est ainsi placé sur les équipements qui font défaut, par exemple les drones et les chars de combat. L’Allemagne, dont les dépenses militaires étaient chroniquement faibles, a d’ores et déjà, fait savoir qu’elle allait débloquer une enveloppe de 100 milliards d’euros dès cette année et consacrer plus de 2 % de son PIB à sa défense dans les années à venir.

Politique Europe : une stratégie commune du fromage mais pas de politique de défense

Politique Europe : une stratégie commune du fromage mais pas de politique de défense 

 

Le secteur du fromage constitue un champ de réglementation très important pour Bruxelles qui ne cesse d’intervenir sur ce produit évidemment stratégique !  Ainsi on a interdit de fromages au lait cru sans parler des nombreuses autres orientations et interdictions concernant ce produit.

 

Par contre dans le domaine de la défense ou même de la diplomatie ,c’est le vide absolu. On peut le mesurer aujourd’hui avec envahissement de l’Ukraine par la Russie de la même manière qu’on peut le voir également au Mali où la France s’est ridiculisée notamment du fait de l’absence de soutien de l’union européenne.

 

Apparemment Poutine n’a peur de rien surtout pas de cette Europe molle. Peut-être serait-il utile quand même de le menacer avec cette directive sur le fromage ci-après :

 

 Directive 2019/28/TF du Parlement européen et Conseil du 29 mars 2019, établissant des règles communes pour le marché intérieur du fromage abrogeant la loi n°83-3828 au chap. II, art. 3, alinéa 11 :

« […] Mise en accord des États membres des mesures pour stopper la production et le commerce de fromages au lait cru […] »

C’est dans la plus grande discrétion que s’est tenue, en avril 19, une séance exceptionnelle du Parlement européen à laquelle peu de professionnels de la filière ont été conviés. Après seulement 3 heures de débat, finalement assez peu défendu, la cause de l’artisanat français et la richesse de nos terroirs ont tout simplement été balayés au profit de l’ultra-sécurité sanitaire prônant le 0 lait cru.

Il semblerait que la récente visite du président chinois, Xi Jinping, n’ait pas eu pour seul but d’influer sur les ventes d’avions d’Airbus mais d’exiger une filière laitière sans bactéries afin de pouvoir convenir au marché chinois en plein expansion. Il y a fort à penser que des lobbys soient derrière cette décision pour le moins contestable !

Il est clair qu’on peut sans doute pas conduire une stratégie sur le fromage et une autre sur la défense !

Europe : une politique commune du fromage mais pas de politique de défense

Europe : une politique commune du fromage mais pas de politique de défense 

 

Le secteur du fromage constitue un champ de réglementation très important pour Bruxelles qui ne cesse d’intervenir sur ce produit évidemment stratégique !  Ainsi on a interdit de fromages au lait cru sans parler des nombreuses autres orientations et interdictions concernant ce produit.

 

Par contre dans le domaine de la défense ou même de la diplomatie ,c’est le vide absolu. On peut le mesurer aujourd’hui avec envahissement de l’Ukraine par la Russie de la même manière qu’on peut le voir également au Mali où la France s’est ridiculisée notamment du fait de l’absence de soutien de l’union européenne.

 

Apparemment Poutine n’a peur de rien surtout pas de cette Europe molle. Peut-être serait-il utile quand même de le menacer avec cette directive sur le fromage ci-après :

 

 Directive 2019/28/TF du Parlement européen et Conseil du 29 mars 2019, établissant des règles communes pour le marché intérieur du fromage abrogeant la loi n°83-3828 au chap. II, art. 3, alinéa 11 :

« […] Mise en accord des États membres des mesures pour stopper la production et le commerce de fromages au lait cru […] »

C’est dans la plus grande discrétion que s’est tenue, en avril 19, une séance exceptionnelle du Parlement européen à laquelle peu de professionnels de la filière ont été conviés. Après seulement 3 heures de débat, finalement assez peu défendu, la cause de l’artisanat français et la richesse de nos terroirs ont tout simplement été balayés au profit de l’ultra-sécurité sanitaire prônant le 0 lait cru.

Il semblerait que la récente visite du président chinois, Xi Jinping, n’ait pas eu pour seul but d’influer sur les ventes d’avions d’Airbus mais d’exiger une filière laitière sans bactéries afin de pouvoir convenir au marché chinois en plein expansion. Il y a fort à penser que des lobbys soient derrière cette décision pour le moins contestable !

Il est clair qu’on peut sans doute pas conduire une stratégie sur le fromage et une autre sur la défense !

Comité de défense Covid: encore des mesures pas à la hauteur

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Une nouvelle fois ce qui caractérise les décisions du comité de défense c’est l’attentisme et le caractère assez dérisoire. Un seul exemple on va interdire les feux d’artifice mais évidemment les manifestations sportives vont continuer d’accueillir des milliers de supporters sans protection.

La seule mesure un peu significative consiste à imposer un passe vaccinal à la palace du passe sanitaire. Mais tout cela pour cacher l’absence de décision concernant l’obligation vaccinale pour tous. Et pourtant le premier ministre Jean Castex annonce une véritable catastrophe avec l’arrivée du variant en Omicron.

« . La cinquième vague Delta est là et bien là en France comme dans l’ensemble de l’Europe, elle continue de fortement nous toucher avec plus de 50.000 cas par jour, même si elle semble se rapprocher d’un point culminant. Mais elle se fait sentir sur les hôpitaux où pratiquement toutes les structures ont déclenché le plan blanc», a indiqué le premier ministre, justifiant sa décision de faire un point sur la situation sanitaire en France.

Bref, une nouvelle fois des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux pour ménager les Français et surtout tenir compte de la période pré-électorale qui pourrait faire des mécontents avec  de mesures plus efficaces et plus restrictives.

.Jean Castex Reconnaît pourtant «plusieurs centaines de cas en France» et estime «qu’il va se diffuser très rapidement au point de devenir dominant en 2022»«C’est pour cette raison que nous avons décidé de nouvelles mesures de restriction et de contrôle pour les personnes arrivant de Grande-Bretagne dès demain», a-t-il ajouté.

 

Encore un conseil de défense mollasson vendredi ?

Encore un conseil de défense mollasson vendredi ?

 

À défaut d’une politique claire et efficace, le gouvernement multiplie les réunions du conseil de défense. En fait, le pouvoir ne veut surtout pas déplaire à l’opinion publique dans un contexte électoral où le président de la république commence à être fragilisé. Du coup, on va sans doute décider de mesures très accessoire alors que le risque est grand de voir le nombre de contaminés en soins intensifs atteindre jusqu’à 4000 personnes ; ce qui serait susceptible de bloquer complètement les capitaux.

Évidemment le gouvernorat n’aura pas le courage de décider de l’obligation vaccinale. C’est tout juste si le président de la république en a évoqué l’hypothèse lors de sa dernière intervention télévisée. Il faudra sans doute attendre que le nombre de contaminés dépasse les 100 000, ce qui pourrait être rapidement le cas avec le nouveau variant Omicron, pour qu’on se décide à prendre enfin la seule mesure efficace à savoir la vaccination obligatoire.

Le pire c’est que la population elle-même n’est pas favorable à la vaccination des enfants. Du coup, le pouvoir suit l’opinion et va sans doute se limiter à envisager seulement une vaccination des enfants de 5 à 11 ans. On oublie évidemment qu’il y a actuellement 11 vaccins obligatoires pour les mêmes enfants dès leur plus jeune âge !

Parallèlement, il est vraisemblable qu’on va fermer des établissements scolaires et même peut-être même avancer les vacances scolaires. Le problème se reposera cependant à la fin de ses vacances. La posture du gouvernement plan sanitaire ressemble malheureusement à celle qu’il adapte actuellement sur l’ensemble des problèmes d’intérêt général. Une posture d’attentisme très suiviste et ambigu.

 

Covid-19 : encore un Conseil de défense sanitaire

Covid-19 : encore un Conseil de défense sanitaire

Le dernier conseil de défense sanitaire il y a quelques jours n’avait strictement servi à rien. Pas davantage d’ailleurs que l’intervention enregistrée de Macron qui est passé à côté de l’objet essentiel d’inquiétude des Français. Normal cette intervention a été mise en boîte il y a plusieurs jours !
Du coup, on va programmer encore un nouveau conseil de défense vendredi pour faire face à une évolution que le pouvoir avait sous-estimée. On se souvient en effet qu’il y a deux jours le ministre de la santé avait estimé que la France avait atteint un pic en matière de pandémie avec autour de 50 000 contaminations par jour. Malheureusement ce pic a été dépassé mardi et aussi mercredi pour atteindre 65 000 contaminés en 24 heures hier. À ce rythme on atteindra près de 100 000 contaminations d’ici la fin du mois et les capitaux risquent d’être complètement encombrés avec 4000 malades en soins intensifs.

L’exécutif anticipe maintenant  un nombre de patients en réanimation qui «devrait dépasser 3000 très rapidement et atteindre les 4000 autour des fêtes», a affirmé plus tôt dans la journée le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. «Les plans blancs mis en place dans de nombreuses régions vont permettre de s’organiser et d’éviter la congestion de l’hôpital en fin d’année», a-t-il assuré.

Il avait toutefois averti qu’il pourrait y avoir «de nouvelles décisions d’ici la fin de la semaine». «Nous nous réunirons dans les prochains jours (…) pour prendre les mesures qui s’imposent», a-t-il dit, en mentionnant une accélération de la campagne vaccinale et de rappels, le renforcement des contrôles aux frontières, et «adopter les recommandations nécessaires pour les fêtes de famille».«Hier (mardi) encore, il y a eu près de 1700 personnes admises à l’hôpital et près de 400 en réanimation, la pression va continuer à s’accentuer durant les prochaines semaines», a averti Gabriel Attal à la sortie du Conseil des ministres.

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour pas grand-chose

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour pas grand-chose

 

Un conseil de défense a été réuni lundi mais sans doute pour pas grand-chose. En effet le gouvernement hésite à prendre de nouvelles mesures restrictives qui seraient de nature a gâté l’humeur des Français. Du coup, il se limite à renforcer un peu les mesures existantes tout en refusant d’aborder clairement la question de l’obligation vaccinale y compris celle des enfants.Ce conseil pourrait se réduire à un nouvel appel à la vaccination, un appel qui a par ailleurs été déjà entendu même s’il reste des récalcitrants; en effet, 52.091.996 personnes ont reçu au moins une injection (77,3% de la population totale) et 51.008.382 personnes sont entièrement vaccinées (75,7% de la population totale). Depuis le 4 décembre, 10.264.369 personnes ont reçu une dose de rappel.

À juste titre les médias parlent beaucoup du nouveau variant omicron mais le développement de la pandémie actuellement sur un rythme quotidien de 42 000 cas sur les sept derniers jours est à imputer au variant Delta. Ce n’est qu’ultérieurement que le variant omicron pourra peser sur l’ampleur de la vague de contaminations.

Il paraît fort probable que les pouvoirs publics seront contraints compte tenu de la hausse exponentielle des statistiques Covid de se réunir un nouveau avant la fin de l’année pour cette fois prendre des mesures restrictives limitant notamment les rassemblements. Toute la question est de savoir si cette décision sera prise avant ou après Noël. Au-delà, les pouvoirs publics auront aussi à se prononcer sur l’obligation vaccinale comme cela va être pratiqué dans des pays voisins comme l’Autriche ou l’Allemagne.

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour rien ?

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour rien ?

 

Un conseil de défense sera réuni lundi mais sans doute pour pas grand-chose. En effet le gouvernement hésite à prendre de nouvelles mesures restrictives qui seraient de nature a gâté l’humeur des Français. Ce conseil pourrait se réduire à un nouvel appel à la vaccination, un appel qui a par ailleurs été déjà entendu même s’il reste des récalcitrants; en effet, 52.091.996 personnes ont reçu au moins une injection (77,3% de la population totale) et 51.008.382 personnes sont entièrement vaccinées (75,7% de la population totale). Depuis le 4 décembre, 10.264.369 personnes ont reçu une dose de rappel.

À juste titre les médias parlent beaucoup du nouveau variant omicron mais le développement de la pandémie actuellement sur un rythme quotidien de 42 000 cas sur les sept derniers jours est à imputer au variant Delta. Ce n’est qu’ultérieurement que le variant omicron pourra peser sur l’ampleur de la vague de contaminations.

Il paraît fort probable que les pouvoirs publics seront contraints compte tenu de la hausse exponentielle des statistiques Covid de se réunir un nouveau avant la fin de l’année pour cette fois prendre des mesures restrictives limitant notamment les rassemblements. Toute la question est de savoir si cette décision sera prise avant ou après Noël. Au-delà, les pouvoirs publics auront aussi à se prononcer sur l’obligation vaccinale comme cela va être pratiqué dans des pays voisins comme l’Autriche ou l’Allemagne.

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