Archive pour le Tag 'Défaite'

Turquie: grosse défaite grosse défaite pour le dictateur Erdogan

Turquie: grosse défaite grosse défaite pour le dictateur Erdogan

Après avoir perdu le scrutin municipal de la capitale Ankara, Erdogan le dictateur turc serait en passe de perdre d’autres villes importantes comme la symbolique Istanbul. La preuve que nombre de turcs sont avides de démocratie et ne soutiennent pas ce dictateur nationaliste aux visions étriquées et sectaires. Selon les résultats partiels du scrutin municipal de ce week-end, la coalition politique du président islamo-conservateur serait, aussi, en passe de perdre Istanbul. Un véritable camouflet pour le chef de l’État: c’est ici même que l’enfant du quartier populaire de Kasimpasa bâtit sa carrière politique quand il y remporta la mairie en 1994.

Alors que sa coalition avec les ultranationalistes du MHP a également perdu d’autres grandes villes comme Antalya et Adana, le chef de l’État turc a dû se résigner à reconnaître à demi-mot sa défaite. «Même si notre peuple a renoncé à la mairie, il a confié les quartiers à l’AKP», a-t-il déclaré lors d’un discours devant ses sympathisants, tout en ajoutant que son parti ferait appel des résultats si besoin. Une façon de sauver la face: des semaines durant, l’homme fort du pays s’est lancé corps et âme dans ce scrutin en enchaînant les meetings à travers le pays – une centaine en 50 jours! -, et en tentant d’électriser les foules à renfort de tubes sulfureux chantés en direct.  Accusant les adversaires de l’AKP de «liens avec le terrorisme», il a fait de cette campagne particulièrement agressive une affaire personnelle en menaçant par leur nom ses opposants de longue date, tout en promettant de garantir la «survie de la nation». Par crainte d’un vote sanction en pleine récession économique – la première en dix ans -, il s’est également employé, en vain, à masquer la crise en faisant déployer des tentes à Ankara et à Istanbul, pour y faire vendre des fruits et légumes à prix cassés. «Erdogan a pris un risque en transformant ce scrutin en une élection nationale […] Cette défaite va être considérée comme la sienne», confie à l’AFP Berk Esen, professeur associé à l’université Bilkent, à Ankara.

 

 

 

 

Ligue des champions ; Manchester : une défaite qui peut tuer le PSG

Ligue des champions ;  Manchester : une défaite qui peut tuer le PSG

 

La défaite du PSG n’est pas seulement dramatique pour le bilan de la défaite qui s’ajoute à l’élimination en coupe de la ligue, en effet elle met aussi en cause l’avenir du club qui pour la troisième année contigüe consécutive se fait éliminer  en huitième de finale.  Médiatiquement le PSG se veut un grand club européen mais il est encore loin d’atteindre le statut des grands clubs espagnols, anglais ou allemands. Certes le PSG est capable d’exploits mais sur la durée sa faiblesse est récurrente. Ce qui manque au club c’est d’une véritable mentalité de champion. Psychologiquement ce club a toujours été trop fragile ; dans les moments importants, il a trop souvent craqué. Peut-être l’environnement parisien n’est-il pas idéal pour préparer les joueurs aux plus grandes échéances. Pour schématiser à outrance, le PSG est un club à prétention européenne mais qui jusque-là se caractérise surtout par des victoires  sur des équipes de seconde zone du championnat national. À ce manque de mentalité de guerrier, s’ajoute aussi des défaillances récurrentes notamment de la défense t. Pourtant le PSG ne manque pas de moyens financiers, c’est même l’un des clubs les mieux dotés grâce à l’argent du Qatar. Mais le Qatar ne soutiendra pas longtemps une équipe incapable de réellement émerger au plan européen. Avec cette défaite inadmissible, l’avenir du PSG pourrait être en cause d’autant que certains joueurs pourraient avoir la tentation de rejoindre les vrais grands clubs européens entre (Neymar, Mbappé, d’autres). Les faiblesses du PSG sont récurrentes ; une trop grande fragilité de la défense et des attaquants qui jouent à la baballe avec une possession proche de 80 % mais qui ne marque pas. Bref la tare récurrente du PSG. Peut-être serait-il aussi nécessaire que le PSG se dote d’un président qui connaisse un peu le football et qui impulse cette mentalité de guerrier qui manque tellement à cette équipe de stars médiatiques mais footballistiquement trop impuissants.  

 

Obamacare : nouvelle défaite pour Trump

Obamacare : nouvelle défaite pour Trump

Quatre sénateurs républicains ont fait pencher la balance pour empêcher l’annulation de l’Obamacare, système de protection de santé. C’est une nouvelle défaite sur ce sujet pour le président américain qui avait fait de cette question un des thèmes centraux de sa campagne électorale. C’est aussi la démonstration que la signature de décret sous le feu des caméras atteint ses limites  puisque sur de nombreux sujets ce n’est pas le président américain qui décide mais les parlementaires « Malheureusement, il est désormais apparent que les efforts pour abroger et remplacer l’échec de l’Obamacare ne seront pas couronnés de succès », a déclaré dans un communiqué le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. L’abrogation de la réforme de l’assurance santé, mesure mise en place par Barack Obama et connue sous le nom « d’Obamacare », était l’une des promesses phares de Donald Trump. Le président américain souhaiterait en effet la remplacer par un système moins onéreux. Alors que deux nouveaux sénateurs, Mike Lee et Jerry Moran, ont rejoint le duo Rand Paul et Susan Collins des premiers opposants républicains à la réforme du projet  Le sénateur républicain John McCain, ancien adversaire de Barack Obama pour la présidentielle de 2008, a appelé, pour sa part au dialogue. Dans un communiqué, il explique : « Le Congrès doit revenir à l’ordre, organiser des auditions, recevoir des participations des membres des deux partis » et adopter un projet de loi qui « fournira enfin aux Américains un accès à un système de santé abordable et de qualité. »

FN : Philippot responsable la défaite (Nicolas Bay)

FN : Philippot responsable la défaite (Nicolas Bay)

Eliminé pour la qualification au second tour des législatives Nicolas Bay, le secrétaire général du FN commence à régler ses comptes avec Philippot en le rendant responsable du recul du Front National. Philippot accusé d’être responsable des contradictions sur le plan économique et qui veut notamment maintenir une ligne anti européenne. Comme d’habitude au sein de l’extrême droite les règlements de comptes risquent d’être sévères peut-être même avant le congrès. Nicolas Bay connaît bien les pratiques auxquelles il a été associé notamment l’usage des exclusions pour divergences d’idées. Une pratique habituelle chez les Le Pen. Le danger évidemment serait que Philippot transforme son récent mouvement « les patriotes » en parti politique. Du coup l’extrême droite pourrait être renvoyée comme l’extrême gauche à la marginalité.  Nicolas Bay  comme Une partie de l’état-major frontiste reprocherait en effet au bras droit de Marine Le Pen d’avoir semé la confusion en créant une association, baptisée « Les Patriotes » en pleine campagne des législatives. Le vice-président du parti d’extrême-droite avait toutefois affirmé au moment de l’annonce que cette association restait « dans le FN » et n’avait comme objectif que la « victoire de Marine Le Pen« . Nicolas Bay en a ensuite remis une couche sur Florian Philippot et sa ligne de pensée souverainiste et anti-euro : « L’euro fait effectivement partie des sujets très dissuasifs pour une partie de notre électorat« , diagnostique celui qui est également directeur de campagne pour ces législatives. « Les prochains mois pourront être consacrés à élaborer une stratégie pour être plus rassembleurs, à s’interroger sur notre programme et sur notre organisation« , ajoute-t-il.

FN : la défaite de Marine Le Pen

FN : la défaite de Marine Le Pen

 

21% aux présidentielles pour le FN, un score déjà décevant puisque Marine Le Pen se voyait déjà au second tour. Nouvelle déception avec ce score de 14% aux législatives qui ne donnera au FN que quelques députés. Le premier tour des élections législatives a sonné dimanche comme un nouveau revers pour le Front national, qui ambitionnait il y a encore quelques semaines d’envoyer une délégation massive à l’Assemblée nationale mais en est désormais réduit à espérer avoir une poignée de députés. En cause toujours le désastre du débat Macron-Le Pen où la candidate du FN s’est complètement écroulée. En outre depuis,  il y a risque d’explosion avec la polémique sur le rapport à l’euro et à l’Europe. Clairement Marine Le Pen a montré ses limites et constitue sans doute maintenant le principal obstacle pour le FN pour ses ambitions de parti de gouvernement. La faiblesse du Front National tient à la personnalité de son leader mais aussi aux contradictions de ses orientations. Il ne faut cependant guère compter sur un changement à la tête du Front National dont  la caractéristique est d’avoir une direction complètement cadenassée. Pas étonnant si Florian Philippot commence à prendre son indépendance à l’occasion du débat sur les positions européennes du Front national. Avec sa personnalité, sa rhétorique et son amateurisme,  Marine Le Pen a sans doute atteint le seul de ses compétences et constitue de fait aujourd’hui un handicap pour le Front national. Ce qu’a compris Marion Maréchal Le Pen qui s’est mise en retrait du parti pour l’ensemble des raisons évoquées. L’audience du Front National a nettement reculé leur du premier des législatives. C’est une quasi-stagnation par rapport au scrutin de 2012, lors duquel le FN avait obtenu 13,60% des suffrages au premier tour et fait élire in fine deux députés – Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen. Les instituts projettent cette fois un maximum de dix sièges pour la formation, soit moins que les 15 requis pour former un groupe parlementaire dont rêvaient les cadres dirigeants. »Il y a un tassement qui est plus important que ce qu’on espérait entre la présidentielle et les législatives mais il y a toujours eu ce phénomène-là depuis 2002 à toutes les élections présidentielles », a dit le secrétaire général du FN. Ces dernières semaines, partisans et adversaires de Florian Philippot se sont livrés à des échanges acerbes, sans attendre un congrès attendu pour la fin 2017 ou le début 2018.

Droite : lourde défaite avant explosion

Droite : lourde défaite avant explosion

 

 

Un véritable gâchis pour la droite LR  battue, aux présidentielles puis aux législatives alors qu’elle avait pourtant toutes les raisons de l’emporter avec Jupé. La faute aux divisons internes et notamment aux manœuvres machiavélique de Sarkozy qui a tout fait pour détruite Juppé. Devrait suivre la décomposition, déjà en cours avec ceux qui rejoignent Macron  et deux groupes irréconciliables les progressistes et européens de Raffarin et NKM et autre Bertrand et les réacs de Vauqiez, Morano Ciotti.   Avec environ 22% des voix, selon des résultats non encore définitifs, la coalition LR-UDI peut désormais espérer sauver des décombres une petite centaine se sièges, soit environ deux fois moins que dans l’Assemblée nationale sortante. Un résultat « décevant pour notre famille politique », a concédé le secrétaire général de LR, Bernard Accoyer, sur France 2, tout en soulignant le poids de l’abstention. « Notre électorat ne s’est pas mobilisé, n’est pas allé voter. » Symbole du désarroi qui règne à droite : la deuxième circonscription de Paris, réputée imperdable pour LR, a placé le candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, largement en tête avec 41,55% des voix, selon des résultats provisoires, devant une multitude d’adversaires se réclamant du camp conservateur, Nathalie Kosciusko-Morizet en tête. La semaine de la droite sera également dominée par une question épineuse et potentiellement destructrice pour la droite, celle des consignes à donner dans les circonscriptions où le FN se maintient au second tour. Bernard Accoyer a fait savoir dimanche que la question serait tranchée au cas par cas, à l’occasion d’un bureau politique prévu lundi. Ce débat préfigure ceux qui attendent LR en prévision d’un congrès, prévu à l’automne. Décapités par leur primaire puis par la présidentielle, Les Républicains se chercheront alors un nouveau président parmi les prétendants pressentis – Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et peut-être d’autres encore. Au-delà du choc des personnalités, les dirigeants se préparent à un examen de conscience post-défaites. « Sur la ligne, nous discuterons et nous aurons un compromis nécessairement puisque nous élirons notre prochain président à l’automne », a déclaré Bernard Accoyer dimanche. Depuis la victoire d’Emmanuel Macron, le mois dernier, le clivage s’est dessiné entre les partisans d’une position souple face au nouveau président et les tenants d’une ligne dure finalement idéologiquement proche du FN, pour lesquels aucune concession n’est envisageable.

Royaume -Uni : défaite pour la Première ministre

Royaume -Uni : défaite pour la Première ministre

Les conservateurs de la Première ministre Theresa May arrivent en tête des élections législatives anticipées mais perdent leur majorité absolue à la Chambre des communes, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote, jeudi 8 mai. Les Tories obtiendraient 314 sièges, contre 330 dans l’assemblée sortante, selon une estimation Ipsos/MORI. Avec 266 élus, les travaillistes de Jeremy Corbyn gagneraient 32 sièges. Le parti indépendantiste écossais SNP obtiendrait 34 sièges, soit une vingtaine de représentants en mois, alors que les libéraux-démocrates atteindraient 14 élus. Le parti europhobe Ukip disparaîtrait du Parlement. Si ces projections étaient confirmées, cela signifierait un échec cinglant pour Theresa May, qui a convoqué ces élections anticipées dans le but de conforter sa majorité en vue des négociations du Brexit. Le parti conservateur disposait d’une majorité absolue de 17 voix dans l’assemblée précédente. Mais la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été paradoxalement éclipsé durant la campagne par les questions de la protection sociale et de la sécurité dans le pays, frappé par trois attentats en moins de trois mois.

Moral des cadres : en hausse grâce la défaite de Le Pen

Moral des cadres : en hausse grâce la défaite de Le Pen

L’indice synthétique du moral des cadres réalisé par Viavoice pour BFM Business, L’Express et HEC fait état d’un bond de 12 points en mai. À -9, cet indice qui avait atteint son plus bas en 2013 (-56) revient à un niveau inégalé depuis septembre 2007, c’est-à-dire peu après l’élection de Nicolas Sarkozy et quelques mois avant le début de la crise financière de 2008. Depuis la création de cet indice en 2004, il n’avait été supérieur à aujourd’hui que deux fois (mi 2006 et début 2007). Pourquoi une telle embellie? D’abord le contexte économique. « L’amélioration de l’activité économique dans les entreprises, perceptible depuis plusieurs mois et amenée à se concrétiser au cours de l’année, portant en creux la promesse d’une sortie de crise progressive après des années d’activité en berne », note l’étude. La perception des cadres de l’évolution du niveau de vie en France est redevenue très largement positive. Alors qu’en avril, seuls 19% pensaient que le niveau de vie allait s’améliorer d’ici un an (contre 36% l’inverse), ils sont 37% à croire en une amélioration (contre 23% en une dégradation). Idem pour le nombre de chômeurs dont désormais 31% pensent qu’il diminuera (30% qu’il augmentera). Une inversion des courbes jamais vue depuis plusieurs années. Mais c’est le contexte politique qui semble aussi avoir joué un rôle dans ce retournement spectaculaire. « La levée d’une incertitude majeure après la lourde défaite de Marine Le Pen, relève l’étude Viavoice. La candidate du Front national et son programme économique étaient en effet perçus comme porteurs de risques systémiques pour les entreprises françaises comme pour les investisseurs étrangers. Avec son score décevant, s’éloigne dans le même temps la possibilité d’une arrivée aux affaires de l’extrême-droite, à court ou à long terme ». . Les cadres sont ainsi 57% à penser que l’élection d’Emmanuel Macron peut créer un « choc de confiance » encourageant les investissements, l’emploi ou la consommation. Ils sont également 61% à penser que le profil du nouveau Président est « un atout pour l’activité économique et l’attractivité de la France ».

 

Défaite de Clinton : le FBI responsable

Défaite de Clinton : le FBI responsable

 

Hillary Clinton accuse directement le directeur du FBI d’être responsable de sa défaite aux élections présidentielles américaines. Un facteur explicatif sans doute insuffisant pour expliquer son échec mais qui a pu cependant faire basculer le scrutin. En effet on peut se demander pourquoi soudainement le directeur du FBI une semaine avant l’élection à ressorti l’affaire des e-mails de Clinton, une affaire qu’il avait classée. Surtout pour l’enterrer à nouveau une seconde fois. Il s’agit à l’évidence d’une manœuvre médiatique méprisable. Cela d’autant plus que le nouvel enterrement a eu un effet désastreux sur l’opinion de certains qui ont effectivement considéré que l’establishment était décidé à prendre tous les moyens pour assurer la victoire de la candidate représentant le système. Une manœuvre médiatique à double détente qui témoigne bien du climat délétère dans lequel s’est déroulé l’élection américaine. Fin octobre, alors que Clinton était donnée gagnante dans tous les sondages, Comey a envoyé une lettre pour informer les membres du Congrès de la réouverture du dossier des emails, au mépris des recommandations du ministère de la Justice qui lui avait rappelé la règle traditionnelle qui veut que les services n’influencent pas l’élection. Il annonçait dans cette lettre que de «nouveaux emails pertinents pour l’enquête» avaient été découverts, sans en indiquer la teneur. Un scandale dont s’était immédiatement saisi Donald Trump. Pourtant, une semaine plus tard et deux jours seulement avant le jour de l’élection, après avoir épluché des centaines de milliers d’e-mails, James Comey avait déclaré que leur examen n’avait rien changé aux conclusions formulées en juillet, qui recommandaient de ne pas poursuivre la candidate démocrate à la présidentielle. Ceci étant bien d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte pour expliquer l’échec d’Hillary Clinton. En particulier son incapacité à s’adresser aux couches moyennes victimes de la mondialisation financière lisait responsable de nombre de délocalisations et de suppressions d’emplois dans le secteur industriel.

 

« Trump, c’est la défaite de la démocratie »(Marc Dugain)

  »Trump, c’est la défaite de la démocratie »(Marc Dugain)

L’Écrivain et réalisateur Marc Dugain considère l’élection de Donald Trump comme le symptôme d’un « modèle démocratique rongé de l’intérieur » dans une interview au JDD.

 

 

Selon vous, que dit la victoire de Donald Trump de la société américaine?
On aurait tort de cantonner ça à un vote de protestation, car c’est une adhésion à un populisme flamboyant. C’est un encouragement aux tendances qu’il y a en Europe, en partie avec Le Pen et Sarkozy. Le n’importe quoi a marché… Il aurait perdu l’élection, on aurait dit qu’il a essayé de casser les codes mais n’a pas réussi en raison de fondements démocratiques qui l’en empêchent. Ces fondements démocratiques ne sont pas là et la société américaine est aussi capable d’être d’extrême-droite. C’est très inquiétant car il y a, à la tête des plus grands États, en Russie et aux Etats-Unis, des gens qu’on ne pensait jamais revoir au pouvoir.

 

Justement, le fait que Trump arrive au pouvoir ne traduit-il pas une colère inédite dans la société

 américaine?
Oui, car la société repose sur un faux-semblant : l’idée que chacun peut réussir. Sauf que ce sont les mêmes qui réussissent et que le niveau d’inégalités est intolérable pour beaucoup de gens. Avec des gens assez peu instruits, mécontents de leur sort, c’est facile de trouver des boucs émissaires. Il s’agit d’une démagogie low-cost. Ça marche, et c’est effrayant. Sanders aurait été candidat, le débat aurait été de meilleure qualité. Clinton n’a pas été à la hauteur du défi, elle était dans une continuité après avoir été secrétaire d’Etat et la femme de Bill Clinton.

 Beaucoup de spécialistes prédisaient la victoire de Clinton, comment expliquer sa défaite?
C’est assez inattendu. Je n’aurais pas parié sur lui, même la veille. Mais en fait, c’est méconnaître les vrais problèmes de l’Amérique depuis la crise des subprimes, où les gens des classes populaires ont été littéralement épongés.

Pour ces électeurs, Trump est-il un modèle de l’Américain qui réussit?
C’est en tout cas le modèle de la grande gueule qui plaît à des gens pour qui Hillary Clinton est vieille, fatiguée, avocate de la grande bourgeoisie qui ne peut pas les comprendre.

Donald Trump a aussi fait campagne sur l’opposition entre Américains et Mexicains, entre hommes et femmes…. Le résultat de l’élection valide-t-il sa grille de lecture?
Dans les années 1970, il y avait déjà un clivage considérable. Aujourd’hui, il y a les Noirs, les Mexicains, les femmes ou les Chinois… La cohésion se fait bien souvent dans la désignation d’un ennemi commun, même si les gens ne le perçoivent pas au quotidien. Les médias ont leur part de responsabilité, aux Etats-Unis, où les gens passent leur temps devant des émissions sur des flics qui arrêtent des gangs dans les banlieues. L’insécurité est renforcée par l’image qui en est véhiculée.

 

Ce climat est aussi palpable en France, le résultat pourrait-il être le même dans six mois?
Oui, car le sentiment d’insécurité par rapport aux terroristes crée une forte psychose. Dans ces cas-là, cela favorise l’imaginaire d’un Etat fort qui mettrait tout le monde en prison. Mais jamais, on n’explique aux gens qu’il s’agit d’un problème de partage, comme dans toutes les sociétés. Aux Etats-Unis, il n’y a pas de partage et quand on est malade, on est mort. La société fonctionne au mérite, avec un faible nombre de milliardaires. Tout cela est une vaste tromperie.

Les gouvernements européens et les partis peuvent-ils insister sur cette notion de partage pour contrer l’extrême-droite?
Oui, parce que le clivage capital-travail n’a pas d’avenir. La société numérique va vers la robotisation, l’automatisation et la disparition des emplois les moins qualifiés. Et il y a une détresse face à ces transformations. En Europe, on arrive à la contenir avec des allocations chômage, avec une santé gratuite… Pas aux Etats-Unis. La peur de la société dans laquelle on entre crée une envie du passé, mais ces sociétés-là sont finies pour de bon.

C’est la recette de Trump, qui voulait rendre à l’Amérique sa grandeur… le retour à l’âge d’or?
Il y a une sorte de nostalgie d’un temps qui n’a pas existé, ou très peu de temps pendant les Trente Glorieuses. Comment les sociétés occidentales vont évoluer et quelle sera la place de chacun? La révolution numérique est plus considérable que la révolution industrielle et celle de l’énergie. Les gens ne la comprennent pas et votent par désespoir. Ils se disent : « Il y a un homme qui sait ce qu’il faut faire, allons-y. »

S’agirait-il d’une défaite des idées et des élites?
C’est une défaite de la démocratie. Depuis vingt ans, la démocratie se déprécie en raison de promesses extravagantes de moins en moins tenues. Le Front national ne ferait pas le score qu’il fait si Hollande avait tenu ses promesses. Les électeurs se tournent vers ceux qui leur parlent le plus simplement et n’ont pas les filtres pour identifier ce qu’il peut y avoir de démagogique et populiste dans ces discours.

 

Trump peut-il tenir ses promesses?
Aujourd’hui, pour les Chinois, le vrai patron des Etats-Unis est le président de Google. La marge de manœuvre des politiques est faible, ils ne peuvent rien révolutionner. Pour moi, Trump est la réalisation du cauchemar : les politiques n’ont plus prise sur le réel et peuvent dire n’importe quoi pour se faire élire, sachant qu’ils ne feront rien. Le modèle démocratique est en péril car il est rongé de l’intérieur. Trump est clairement dans l’ancien monde, il crée un écran de fumée, d’autant plus dramatique que la société numérique se met en place sans les politiques. Le travail est en train de disparaître dans la conception qu’on en avait. La technologie l’emporte, elle mène le monde. Pas la politique.

La technologie va-t-elle tuer la politique?
Oui. Avec Internet, on va se retrouver dans une société où le scrutin démocratique d’aujourd’hui va exploser. Croire qu’un homme peut changer les choses est illusoire. Donald Trump, c’est le début de la conséquence politique d’une révolution sociétale et numérique.

*Marc Dugain, Christophe Labbé, L’homme nu. La dictature invisible du numérique, Plon, 2016, 320 pp.

EELV-Duflot éliminée : la défaite du gauchisme

EELV-Duflot éliminée : la défaite du gauchisme

 

 

Finalement,  on aurait sans doute peu parlé du résultat de la primaire si Cécile Duflot n’avait pas été éliminée. Des primaires très confidentiels puisqu’ils ont porté sur environ 12  000 votants (quand on pourra compter sur des millions de votants pour les primaires respectives de la droite et du BS) mais l’élimination de Cécile Duflot caractérise peut-être une volonté de recentrage du micro parti qui est devenu écologie les Verts. Un parti qui peut tout au plus espérer 3 % en 2017 en raison de sa dérive gauchiste. Du fait de la marginalisation des organisations d’extrême gauche,  nombre de gauchistes avaient rejoint Europe écologie les Verts imprimant une ligne au détriment de la problématique environnementale. Une dérive déjà critiquable mais également confuse car Cécile Duflot et d’autres n’ont pas résisté pour accepter un portefeuille ministériel. Leur démission a encore ajouté à la confusion dans la mesure où Cécile Duflot s’est montrée après sa démission en totale contradiction avec un gouvernement dans lequel elle avait participé. Une confusion supplémentaire s’est installée lorsqu’Emmanuelle Cosse, très proche de Cécile Duflot, a accepté un poste ministériel avec Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili. Ce qui démontre à l’évidence que la pureté originelle des écolos relativisée face à l’attraction d’un Marocain. Au-delà se pose surtout une question fondamentale de ligne politique. En réalité,  les écolos ne servent plus à grand-chose car la problématique a heureusement été appropriée par la plupart des grandes organisations politiques même s’il reste encore du chemin à parcourir entre les orientations théoriques et la pratique. Sur la seule problématique environnementale il n’est donc même pas certain qu’il demeure une place pour un parti comme celui des écolos qui peut-être n’auraient jamais dû se transformer en organisation politique. Reste que c’est une défaite personnelle humiliante pour celle qui pensait pouvoir contester le représentant du parti socialiste en 2017. Cécile Duflot pourra désormais faire une carrière dans l’anonymat, et c’est tant mieux car le gauchisme a toujours été mortel pour la gauche et surtout pour ceux qu’elle entend représenter. Cécile Duflot, donnée favorite aux primaires d’Europe Ecologie-Les Verts, a été éliminée dès le premier tour, les députés européens Yannick Jadot et Michèle Rivasi s’étant qualifiés pour le second, a-t-on appris mercredi d’un responsable du parti. Yannick Jadot est arrivé en tête du scrutin avec 35,61% des voix, devant Michèle Rivasi (30,16%). L’ex-ministre du Logement Cécile Duflot n’occupe que la troisième position, avec 24,41%, devant l’eurodéputée Karima Delli (9,82%).Yannick Jadot, ancien de Greenpeace et proche des milieux associatifs, vise la brèche politique ouverte par le renoncement de Nicolas Hulot et fédère une bonne partie des mécontents d’EELV, hostiles à Cécile Duflot.

 

(Avec Reuters)

Attentats Orlando, France, ailleurs : une réaction à la prochaine défaite de l’Etat islamique

Attentats Orlando, France, ailleurs : une réaction à la prochaine défaite de l’Etat islamique

 

 

Partout dans le monde se multiplient  les actes terrorises mais ceux qui se produisent dans les pays occidentaux sont les plus médiatisés. Il a y évidemment cet assassinat massif à Orlando, hier celui d’un couple de policiers en France, presque tous les jours des actes horribles au Proche et Moyen orient dont on parle moins. Des attentats qui pourraient se multiplier car l’Etat islamique est sur le recul et pourrait être complètement défait d’ici la fin de l’année. Du coup certains individus fanatiques, souvent des marginaux,  veulent venger cette défaite annoncée et  font allégeance à l’Etat islamique avant leurs crimes. D’autres crimes sont programmés directement par l’Etat islamique surtout sur les lieux du conflit. Des opérations meurtrières qui témoignent cependant de l’affaiblissement de l’Etat islamique qui a perdu la moitie de son territoire.  En effet deux ans après la proclamation par l’Etat islamique d’un califat sur un territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak, ceux qui le combattent ont lancé une offensive généralisée sur plusieurs fronts. En Syrie, en Irak et en Lybie.   Vendredi, les troupes du gouvernement syrien soutenues par la Russie d’une part, et des combattants soutenus par les Etats-Unis d’autre part, avançaient chacun de leur côté en Syrie, tandis qu’en Irak voisin, l’armée irakienne cherchait toujours à reprendre Falloudja, à l’ouest de Bagdad.  Enfin, en Libye, où l’EI s’est implanté l’an dernier à la faveur du chaos qui régnait dans le pays, des combats sont en cours à Syrte, pour tenter de l’en déloger. En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde d’insurgés, ont lancé à la toute fin du mois dernier une offensive pour reprendre la dernière portion de la zone frontalière turco-syrienne encore dans les mains de l’EI et encerclent la principale ville du secteur, Manbij. Les FDS, soutenues par les frappes aériennes de la coalition anti-EI menée par les Etats-Unis, et par des éléments des forces spéciales américaines et françaises, ont coupé vendredi la dernière voie d’accès à Manbij, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme. La zone est cruciale pour les approvisionnements de l’EI. Au sud, l’armée syrienne et ses alliés chiites, soutenus par la Russie, ont pris le contrôle d’un carrefour stratégique dans la province de Rakka. Ce carrefour contrôle une grande voie routière qui mène à la fois à Tabka, ville tenue par l’EI sur l’Euphrate, puis à Rakka, la capitale de la province. Cette offensive a également été lancée la semaine dernière. Les médias favorables au régime du président syrien Bachar al Assad ont appelé les offensives en cours « la course à Rakka ». Il s’agit pour les forces gouvernementales de prendre pied dans le fief de l’EI avant les milices soutenues par les Etats-Unis. L’avancée des FDS est la percée la plus ambitieuse menée jusqu’ici en Syrie par un groupe allié aux Etats-Unis, lesquels avaient eu auparavant des difficultés à trouver des alliés fiables sur le terrain en Syrie. Cette offensive semble avoir incité la Russie et le président syrien à tourner à leur tour leurs armes contre l’EI. L’Occident a longtemps accusé Moscou et Damas de frapper en priorité les autres ennemis du président syrien. Par ailleurs, les peshmergas kurdes sont déployés sur un arc au nord et à l’est de Mossoul tandis que l’armée irakienne tente de reprendre Falloudja, située à 50 kilomètres de Bagdad. Le Service anti-terroriste, une unité d’élite de l’armée irakienne, se battait vendredi dans al Chouhada, un quartier du sud de Falloudja, a constaté un photographe de Reuters sur les lieux. On entendait de fortes explosions et des tirs dans le quartier, tandis que des avions, apparemment de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, survolaient la zone. L’assaut sur Falloudja, décidé par le Premier ministre Haïdar al Abadi après une série d’attentats suicide à Bagdad, n’était pas au programme des Etats-Unis qui souhaitaient que l’armée irakienne se concentre sur la reconquête de Mossoul. En Irak, l’état-major de la coalition contre l’EI n’a pu confirmer des informations d’une chaîne de télévision selon lesquelles Abou Bakr al Baghdadi, le chef autoproclamé de l’Etat islamique a été blessé.

Municipales :nouvelle défaite du PS à Clichy

Municipales :nouvelle défaite du PS à Clichy

 

Le PS en perdant Clichy n’est plus présent dans aucune grande ville des Hauts de Seine. Une défaite qui s’ajoute aux autres et d’autres sosnt encore à prévoir notamment aux régionales. Le candidat du parti Les Républicains Rémi Muzeau a conquis dimanche Clichy-La-Garenne, dernier bastion socialiste des Hauts-de-Seine, à l’issue du second tour des élections municipales partielles.  La liste de Rémi Muzeau (LR-UDI-MoDem), suppléant de Patrick Balkany à l’Assemblée, l’emporte avec 57,82% des voix, loin devant le socialiste Julien Perez (42,18%), ex-directeur de cabinet du maire sortant Gilles Catoire, qui a dirigé la ville pendant 30 ans, selon les résultats communiqués par la préfecture.

Foot- Marseille : défaite inacceptable (Bielsa)

Foot- Marseille : défaite inacceptable (Bielsa)

 

Il a raison Bielsa cette défaite est inacceptable car elle marque surtout une différence d’envie entre ces deux équipes (l’une en ligue pro 1, l’autre en 4 éme division amateurs). Un Marseille d’ habitude très agressif dans toutes les lignes et qui, là, n’a pas réussi à freiner l’enthousiasme débordant d’un équipe de Grenoble par  ailleurs solide techniquement.  A l’exemple de Maurel se faisant régulièrement débordé comme un junior par la vitesse de l’ailier  Grenoblois.    Un début de partie très  compliqué  pour les hommes de Marcelo Bielsa, battus dans l’envie et facilitant la tâche des attaquants adverses en laissant beaucoup d’espaces entre les lignes. Pourtant, à chaque fois qu’ils ont appuyé sur l’accélérateur, les Marseillais se sont montrés dangereux. C’est d’ailleurs sur un court temps fort de l’OM que Gignac, encore lui, a redonné l’avantage aux siens. Mais pas pour longtemps là non plus, Fares Hachi profitant d’une nouvelle absence de cette défense olympienne très fébrile dimanche pour remettre de nouveau les Isérois à hauteur sur ce terrain presque injouable sur toute une moitié (les trois buts de l’OM ont été inscrits sur l’autre). Valeureux, les Grenoblois ont tout donné, terminant même le temps réglementaire au bord des crampes. Proche de la rupture dès le début de la prolongation, la défense du leader du groupe C de CFA a rapidement cédé lors de cette période de jeu supplémentaire, surprise que l’arbitre n’arrête pas l’action pour un hors-jeu. Mais Brice Dja Djedje était couvert au départ de la passe de Thauvin dans l’intervalle. Le but a donc été logiquement validé. Mais, à l’instar des deux marqués par Gignac plus tôt, il n’a pas suffi à éviter « la loterie » des tirs au but, le capitaine du GF 38, Selim Bengriba, ayant égalisé à la 119eme minute. Cela a ensuite été au tour de son gardien, l’incroyable Paul Cattier, d’endosser à son tour le costume de héros lors d’une séance à sens unique. A l’arrivée, Grenoble signe l’un des plus beaux exploits de son histoire tandis que l’OM débute 2015 sur une incroyable désillusion face à un adversaire évoluant trois divisions plus bas. En mars 2008, Marseille avait chuté face aux amateurs de CFA2 de Carquefou en huitièmes de finale. Cette fois, les Olympiens s’arrêtent dès le premier match. « Une défaite inacceptable » pour Marcelo Bielsa. - 

Foot -Paris Rennes : le PSG en mode vacances depuis la défaite à Chelsea ! lamentable

Foot -Paris Rennes : le PSG en mode vacances depuis la défaite à Chelsea ! lamentable

 

 Il faut se réjouir du titre de champion de France du PSG, de son jeu en général et de ses résultats. Mais depuis la défaite au match retour à Chelsea, on a la nette impression que le PSG est en mode vacances, témoin ce mach vraiment lamentable au Parc contre Rennes perdu 2-1 contre une équipe plus que moyenne. Paris a joué à peine un quart d’heure sur une heure et demie. Un spectacle assez nul, comme une sorte d’entrainement où plupart des joueurs étaient à l’arrêt avec une conservation de balle complétemment stérile. En plus une défense très approximative qui encaisse deux buts sur les rares occasions de Rennes. Un milieu de terrain absent et une attaque improductive, avec de nombreuses occasions ratées. Pas de rigueur, pas d’envie, pas d’engagement. Bref pas un jeu à la hauteur et un entraineur sur le banc de touche un peu béat, pas du tout réactif qui dort aussi. Paris est certes une très grande équipe, elle a réalisé une très grande saison mais elle retrouve parfois ses vieux démons en roupillant sur le terrain comme si le résultat et la qualité du jeu ne la concernaient tpas. Pa digne en tout d’un club qui veut jouer les premiers rôles en Europe. Il faudra que le PSG se réveille un peu car actuellement même une équipe de deuxième division pourrait battre ce PSG endormi.

Royal: des explications très vasouillarde sur la défaite du PS

Royal: des explications très vasouillarde sur la défaite du PS »

 

Mme Royal, qui était l’invitée du « Grand Journal » de Canal+, était interrogée sur ce qu’elle ferait si elle était électrice dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot où dimanche au second tour l’UMP affrontera le FN, après l’élimination du candidat socialiste au premier tour de cette législative partielle.   »Il ne faut pas penser que les discussions comme ça sur un plateau de télévision vont régler le problème du Front national. Les électeurs sont intelligents. A force d’appeler au barrage ceci, au barrage cela, les électeurs ne veulent plus qu’on leur donne d’ordre », a-t-elle commencé.  Comme on lui demandait si elle « désapprouvait la consigne » du PS de voter UMP pour faire barrage au FN, elle a répondu: « Ce n’est pas que je la désapprouve. Mais attention à ne pas faire en sorte qu’elle soit excessive et de se redonner bonne conscience en donnant des mots d’ordre qui ne donneront qu’une seule envie, c’est de les transgresser ».  Pour Mme Royal, il « faut éviter que le seul slogan de la campagne pendant huit jours » soit le front républicain.  La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé que l’élimination du candidat socialiste à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, ex-fief de Jérôme Cahuzac, s’expliquait par « l’abstention », « le rejet de la corruption » et « une montée du Front national, c’est-à-dire un début de vote d’adhésion ».  Elle a fait valoir que les électeurs votant FN n’étaient « pas des électeurs de gauche comme on l’entend parfois ». « Sur ce scrutin-là, a-t-elle dit, ceux qui sont venus sur le FN sont des électeurs qui déclarent être ni à droite, ni à gauche ».   »Et, a poursuivi Mme Royal, comme un tiers des électeurs refuse de dire s’ils sont à gauche ou à droite, il y a donc un potentiel de vote qui peut aller vers les extrêmes et il faut répondre à la préoccupation de ces électeurs-là ».   »L’agitation de l’épouvantail du FN ne suffira pas », a-t-elle ajouté, estimant qu’il fallait « redonner de la confiance, apporter des solutions concrètes aux problèmes qui se posent ».

 

Défaite de Merkel en Basse-Saxe

 

Défaite de Merkel en  Basse-Saxe

Selon ces résultats, le SPD et les Verts obtiendraient ensemble un siège de plus que les conservateurs et les libéraux, leur permettant de faire chuter le gouvernement régional de David McAllister (CDU), qui avait été fortement soutenu par Angela Merkel pendant la campagne électorale. Les conservateurs ont obtenu 36% des voix, le FDP 9,9%, le SPD 32,6% et les Verts 13,7%, selon les chiffres officiels diffusés dimanche soir. Le candidat du SPD pour ce scrutin régional, Stephan Weil, a annoncé qu’il était prêt à gouverner avec une majorité d’une seule voix. «C’est mon intention», a-t-il dit. Cette courte victoire intervient après un suspense de plusieurs heures durant lesquelles la droite et la gauche étaient au coude à coude. Pendant des semaines, les sondages avaient prévu une victoire de la gauche dans le scrutin de Basse-Saxe, dernier test avant le mois de septembre qui verra se succéder une élection régionale en Bavière et les législatives le 22 septembre. Mais ces derniers jours, l’écart s’était réduit au point qu’une victoire de la coalition en place était devenue possible . La courte victoire de la gauche, dans le quatrième Land le plus peuplé du pays, ne préjuge cependant pas du résultat des prochaines législatives, tant la chancelière Angela Merkel reste la grande favorite dans les enquêtes d’opinion au niveau national. Mais elle relance le candidat des sociaux-démocrates Peer Steinbrück dans la course à la chancellerie, après un début de campagne calamiteux où il a accumulé les gaffes et s’est empêtré dans des polémiques. Le résultat des élections en Basse-Saxe «montre que la course est loin d’être jouée» au niveau national, a d’ailleurs déclaré dimanche soir Peer

 




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