Archive pour le Tag 'Défaillances'

Les défaillances d’entreprise : stabilisation

Les défaillances d’entreprise : stabilisation

Grâce aux mesures de soutien, aussi au décalage des déclarations de faillite, les défaillances d’entreprises se stabilisent en juillet Le nombre de défaillances d’entreprise se stabilise à un niveau historiquement bas en juillet, selon les données diffusées mercredi par la Banque de France. Sur les douze derniers mois, il s’établit à 27.896, marquant un recul de 27,6 % par rapport à la même période un an plus tôt. En juin dernier la baisse enregistrée était déjà de 27,9 %.

Cette diminution des faillites s’observe pour la plupart des catégories d’entreprises et dans tous les secteurs, y ­compris parmi les plus touchés par les restrictions liées à la crise sanitaire. Dans l’hébergement-restauration, elle est, en un an, de 41,9 %, et, dans le commerce, de 30,4 %. Seules les activités immobilières enregistrent une hausse de 1,9 % sur un an, mais avec une baisse de 23,8 % sur deux ans. Pour les grandes entreprises, la diminution est toutefois ­limitée à 14 %, avec 37 défaillances.

Covid et entreprises : de plus en plus de défaillances

Covid et entreprises : de plus en plus de défaillances

Selon le  Conseil national des greffiers de tribunaux de commerce, on a compté presque 30 % en plus de défaillance au cours du premier semestre 2021

. Le nombre d’entreprises radiées du registre du commerce et des sociétés (RCS) s’est élevé à 131.412 au premier semestre, soit un bond de 28 % par rapport à la même période de 2020, selon le dernier baromètre des entreprises réalisé par Xerfi à partir des données du Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce (CNGTC). La hausse est certes moins spectaculaire si la comparaison se fait avec l’année 2019 avant-Covid (+1,5 %), mais la tendance est là.

La  hausse des radiations intervient en même temps que la hausse spectaculaire des créations d’entreprises, avec 324.829 entités créées au premier semestre (+68 % par rapport au premier semestre 2020), tirée principalement par la livraison à domicile et l’e-commerce. Mais

b eaucoup de ces activités, souvent sous statut d’entreprise individuelle, disparaissent un an plus tard. Elles ont une durée de vie très limitée .

L’économie victime des défaillances logistiques

L’économie victime des défaillances logistiques

 

Le rebond économique, mené par les Etats-Unis, et l’explosion de la demande de biens de consommation exercent des pressions sur les chaînes logistiques déjà mises à rudes épreuves. Une série de perturbations graves, notamment le blocage du Canal de Suez cette semaine, devrait empirer les pénuries et faire encore grimper les prix. (Un article du Wall Street Journal)

Les pénuries se sont particulièrement fait sentir dans le secteur automobile où les constructeurs ont été obligés de réduire la production en réaction au manque de semi-conducteurs. Mais les difficultés à se procurer des matières premières et autre matériel se sont récemment aggravées sous l’effet d’une série de perturbations importantes.

La dernière interférence en date est le blocage du Canal de Suez par un porte-conteneurs mardi. Elle fait suite à un incendie dans l’une des usines d’un des plus grands fabricants de puces pour automobiles au monde, à Hitachinaka, au nord-est de Tokyo.

La vague de froid du mois dernier au Texas a provoqué des pannes de courant aboutissant à la fermeture des usines formant le principal complexe pétrochimique mondial. Beaucoup d’entre elles n’ont pas repris l’activité.

Dans une série d’enquêtes mondiales publiée mercredi, les producteurs manufacturiers ont fait part d’un allongement des délais de livraison de matières premières et autres produits, d’une augmentation des retards de production et d’une nette hausse des prix des fournitures

La Réserve fédérale s’attend à ce que l’économie américaine se redresse plus vite que ne le prévoyaient les responsables il y a quelques mois. La banque centrale anticipe en effet que la campagne de vaccination contre la Covid-19 et les milliards de dollars de plan de relance propulseront l’économie américaine vers sa plus forte expansion en plus de trente ans.

Cette évolution exerce une pression sur les chaînes logistiques nécessaires aux multinationales pour toute leur production, des vélos d’appartements aux meubles.

Dans une série d’enquêtes mondiales publiée mercredi, les producteurs manufacturiers ont fait part d’un allongement des délais de livraison de matières premières et autres produits, d’une augmentation des retards de production et d’une nette hausse des prix des fournitures.

Aux Etats-Unis, il y avait aussi des signes que les pénuries mettaient les usines en difficulté, la production augmentant à son rythme le plus faible en cinq mois, en partie du fait du manque de matières premières, tandis que les nouvelles commandes augmentaient à leur rythme le plus rapide en près de sept ans.

La société d’information IHS Markit a indiqué que les dirigeants américains avaient signalé les perturbations les plus graves depuis le lancement de l’enquête nationale en 2007. Elle a également noté que les entreprises avaient « généralement fait part d’un ralentissement de la croissance de production en raison d’une pénurie de matières premières pour honorer les nouvelles commandes. »

Des signes montrent que ces pénuries ralentissent légèrement la croissance.

« Je ne dirais pas que les perturbations de l’offre posent nécessairement un risque pour la reprise, mais qu’elles vont, au moins de manière temporaire, limiter la vitesse à laquelle l’économie peut croître », a expliqué Andrew Hunter, économiste senior pour les Etats-Unis chez Capital Economics.

« La croissance sera un peu plus lente et on observera peut-être de légères tensions haussières sur les prix », a déclaré le président de la Réserve fédérale Jerome Powell dans une audience devant les parlementaires mercredi. « Mais cela ne devrait pas durer. Comme vous le savez, par définition un goulot d’étranglement est temporaire, car l’offre s’ajuste. »

Les économistes et banquiers centraux estiment que les pénuries seront probablement de courte durée, car les fabricants de semi-conducteurs et d’autres pièces devenues rares augmentent leur capacité. La réouverture des restaurants et autres services à mesure que les programmes de vaccination progressent devraient détourner les dépenses des ménages de biens en forte demande comme les ordinateurs portables et autres appareils électroniques ménagers.

« La croissance sera un peu plus lente et on observera peut-être de légères tensions haussières sur les prix », a déclaré le président de la Réserve fédérale Jerome Powell dans une audience devant les parlementaires mercredi. « Mais cela ne devrait pas durer. Comme vous le savez, par définition un goulot d’étranglement est temporaire, car l’offre s’ajuste. »

La reprise de la production après la chute induite par la pandémie a commencé en mai et la production était revenue à ses niveaux d’avant confinement dès décembre. Ce rebond a été beaucoup plus rapide qu’après la crise financière mondiale et la vitesse de la reprise semble avoir pris de nombreux fabricants et leurs fournisseurs par surprise.

Les tensions sur les prix se sont accumulées aux Etats-Unis au cours des quatre à cinq derniers mois, car les efforts de relance ont soutenu les revenus des ménages et que l’investissement des entreprises s’est redressé, observe Veronica Clark, économiste chez Citi.

La hausse des prix à la consommation et les attentes d’une poursuite de cette hausse pourraient contribuer à une accélération de l’inflation, ce qui devrait encourager la Fed à relever ses taux. Toutefois, de nombreux économistes s’attendent à ce que la Fed accorde peu d’attention aux tensions sur les prix créées par les récentes perturbations de chaîne logistique.

« Ils ne cherchent pas de prétextes pour resserrer la politique monétaire en ce moment, mais au contraire pour ne pas la resserrer », commente Joshua Shapiro, économiste en chef pour les Etats-Unis à la société de conseil Maria Fiorini Ramirez. « Donc, dans la mesure où on peut indiquer que ce qui stimule l’inflation est temporaire, cela alimentera leur argumentaire. »

Les concessionnaires automobiles américains manquent déjà de camionnettes et de voitures, car une pénurie de pièces a perturbé la production. De ce fait, les acheteurs doivent payer plus cher et attendre plus longtemps et ils disposent de moins de choix de modèles. Parallèlement, la consommation des ménages a augmenté de près de 10 % en janvier, comparé à l’année précédente, selon le département du Commerce. Sous l’effet de cette envolée de la demande, les ports américains sont encombrés de navires transportant des dizaines de milliers de conteneurs avec de longs délais pour décharger la marchandise.

« Les producteurs ont eu de plus en plus de mal à tenir le rythme de la demande, principalement du fait des retards et perturbations de la chaîne logistique », note Chris Williamson, économiste d’affaires en chef chez IHS Markit. « Une hausse des prix s’est ensuivie avec des taux d’inflation jamais vus dans l’histoire de l’enquête que ce soit pour les prix des fournitures ou pour les prix de vente. »

En Allemagne, l’un des grands centres manufacturiers mondiaux, l’indice PMI a enregistré la plus forte hausse de production depuis la création de l’enquête en 1996. C’est une bonne nouvelle pour l’économie européenne, qui reste entravée par la hausse des infections au coronavirus et par une campagne de vaccination hésitante.

Au cours des six derniers mois, l’économie européenne a évolué à deux vitesses. Alors que le secteur manufacturier s’est développé à un rythme de plus en plus rapide, l’activité a baissé dans le secteur des services, qui est plus important. Globalement, le résultat sur les cinq derniers mois est une contraction de la production qui a probablement fait plonger la zone euro dans une récession pour le dernier trimestre de 2020 et le premier de 2021.

Toutefois, à la surprise de la plupart des économistes, la situation a changé en mars et l’activité manufacturière s’est révélée tellement forte qu’elle a compensé la baisse des services, ouvrant la voie à une croissance générale.

Ce retour à la croissance ne sera peut-être pas pérenne, car la France et l’Allemagne ont imposé de nouvelles restrictions pour les particuliers et les entreprises au cours des dernières semaines et on observe peu de signes d’une augmentation imminente des vaccinations.

Pour l’essentiel du reste de l’économie mondiale, la reprise est moins déséquilibrée. Cependant, dans la plupart des lieux, l’industrie a rebondi plus fortement que les services, reflétant le fait que la plupart des biens peuvent être consommés avec un risque relativement faible d’infection, tandis que de nombreux services à commencer par la restauration demeurent plus risqués.

A mesure que le rythme des vaccinations accélère dans le monde, les impasses logistiques devraient se dissiper de même que les tensions sur les prix qui y sont liées, estime Oren Klachkin, économiste en chef pour les Etats-Unis chez Oxford Economics.

« Ces perturbations devraient persister dans l’immédiat et ne se dissiperont pas significativement avant que nous ne dépassions la crise de la Covid au niveau mondial », déclare-t-il.

En Australie, les entreprises ont signalé la plus forte hausse des prix à l’importation de l’histoire de l’enquête et ont attribué cette évolution à des goulots d’étranglement dans leurs chaînes logistiques.

Dans toute la zone euro, les dirigeants ont indiqué la hausse la plus rapide en dix ans des prix des matières premières ainsi que les plus longue durée d’attente de livraison des matières premières au cours des 23 ans d’existence de l’enquête. Les fabricants allemands en particulier ont souligné un allongement des délais d’attente des fournitures provenant d’Asie.

Aux Etats-Unis comme en Europe, les industriels ont répondu à la hausse de la demande en recrutant davantage de main d’œuvre, ce qui devrait soutenir la reprise du secteur des services lorsque les commerces pourront rouvrir normalement. Néanmoins, la hausse des coûts des matières premières laisse présager une augmentation des prix à la consommation dans les prochains mois, un problème que les banquiers centraux considèrent comme provisoire pour le moment.

John McCormick a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Astrid Mélite)

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

« Ceci s’explique à la fois par la période de confinement qui a affecté le fonctionnement des juridictions commerciales. « La fermeture à compter du 16 mars 2020 de tous les tribunaux (à l’exception des tribunaux ayant à juger les « contentieux essentiels », dont ne font pas partie les juridictions commerciales), a fortement réduit l’activité des tribunaux de commerce, essentiellement dématérialisée pendant le confinement, entraînant le report de l’ouverture ou de la conversion de nombre de procédure » explique la banque centrale.

Aussi selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

 

Défaillances d’entreprises: hausse de 35 %

défaillances d’entreprises: hausse de 35 %

Les défaillances d’entreprises dans le monde vont augmenter de 35% entre 2019 et 2021 à travers le monde, et de 25% en France, selon une étude publiée lundi par l’assureur-crédit Euler Hermes.

« En France, la vague de défaillances arrivera au quatrième trimestre 2020 et se prolongera sur le premier semestre 2021″, prédit l’assureur-crédit qui indique les reports de charges et les prêts garantis par l’Etat d’une part, les fermetures de tribunaux de commerce et les gels des procédures collectives d’autre part ont retardé son arrivée. En effet, moins de 6.000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées au cours du second trimestre selon la dernière étude du cabinet Altares publiée le 9 juillet. Cependant, « en matière de volume, un triste record sera prochainement atteint: en 2021, plus de 64.000 défaillances d’entreprises sont attendues en France », anticipe Euler Hermes.

Pour les Etats-Unis, où « la propagation rapide du virus a accentué le recul de l’activité économique et généré une crise des liquidités pour de très nombreuses entreprises », la hausse des défaillances sur la même période devrait atteindre 57%, précise Euler Hermes. Dans le détail, les défaillances croîtront à l’échelle mondiale de 17% cette année et de 16% l’an prochain, selon l’étude qui relève qu’en Europe, certains pays comme la Suède, l’Irlande, l’Italie et le Portugal seront touchés de plein fouet dès 2020 par cette vague qui atteindra surtout l’année prochaine d’autres Etats comme la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne.

L’assureur-crédit Coface avait de son côté estimé début juin que les défaillances d’entreprises allaient augmenter d’un tiers entre 2019 et 2021 à travers le monde, et de 21% en France.

Alarme sur les futures défaillances d’entreprises

Alarme sur les futures défaillances d’entreprises

«Aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite», avait assuré le président de la République dans son allocution officielle du 16 mars, où il annonçait l’entrée du pays en confinement. Depuis, les signaux alarmants se multiplient, et une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dévoilée ce vendredi évoque même «des niveaux de défaillances sans précédent».

Les simulations de l’impact de la pandémie sur la solvabilité des entreprises, réalisées à partir d’un échantillon d’un million de sociétés tricolores, donnent même le vertige. Elles font état d’une hausse de presque 80% des défaillances. Le taux de défaillance d’entreprises (c’est-à-dire la part des entreprises dont les fonds propres deviennent négatifs, risquant donc la faillite) pourrait grimper de 1,8% en temps normal à 3,2% cette année du fait de la crise. «Ces chiffres semblent petits, mais en fait ça fait passer le nombre de défaillances d’entreprises d’à peu près 55.000 à 95.000, donc c’est une hausse substantielle et inédite», a commenté Xavier Ragot, président de l’OFCE.

: l’OFCE estime que les faillites entraîneront potentiellement 250.000 suppressions de postes. D’autant que la reprise de l’activité économique est très progressive et inégale selon les secteurs, et que même des entreprises solides peuvent être menacées par la chute brutale de leurs carnets de commandes.

Les répercussions de la pandémie sont très hétérogènes selon les domaines d’activité, la taille et les zones d’implantation géographiques des entreprises. Sans surprise, l’hébergement-restauration, les services aux ménages et la construction sont particulièrement exposés aux défaillances. Dans ce dernier secteur, la réduction de l’activité peut même atteindre 85%. Les micro entreprises et les grandes entreprises apparaissent plus vulnérables, alors que les PME et les ETI sont plus solides. Et c’est en Île-de France et dans le Sud-est que ces faillites devraient être les plus nombreuses. A contrario, celles situées dans le nord de l’Occitanie et l’est de la région Auvergne Rhône-Alpes semblent bien résister.

L’enquête souligne par ailleurs l’efficacité du dispositif de l’activité partielle pour limiter les défaillances. Sans sa mise en œuvre, elle évalue que la part des entreprises en faillite serait passée de 3,2% à 4,4%. Pour autant, elle indique aussi que ce dispositif est mal adapté à une évolution durable de l’activité des entreprises et peut parfois diminuer les incitations de retour à l’activité.

Défaillances: immense vague d’ici la fin de l’année

Défaillances: immense vague  d’ici la fin de l’année

une hausse de près de 80% du nombre d’entreprises en cessation de paiement d’ici la fin de l’année prévoit une étude de l’observatoire français de conjoncture économique. Un niveau de défaillances qui ne devrait pas aboutir à la suppression de 700 000 emplois comme l’indique le ministre de l’économie mais qui serait plus proche du double compte tenu des phénomènes de sous-traitance dans les processus complexes de production. Il faudrait sauver presque 50 000 entreprises, leur apporter les fonds propres nécessaires afin qu’elles survivent soit de l’ordre d’une dizaine de milliards. De toute manière, un cout que l’on retrouvera sur une autre ligne budgétaire que celle de la suppression de ressources fiscales et autres taxes mais sur la ligne Unedic dont déjà on prévoit un déficit de 50 à 60 milliards pour 2020.

 

 Autant dire que le soutien aux entreprises notamment aux PME PMI, les plus pourvoyeuses d’emplois coûteraient moins chers que l’augmentation du déficit de l’Unedic. En cas de soutien il y a maintien d’une production donc d’une croissance, d’une richesse nationale alors que dans l’autre il n’y a que dépenses sans aucune recette, ni commerciale ni fiscale.

 

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Crise économique– Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Crise économique– Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Selon la dernière étude du cabinet Altares, le taux de défaillances des PME est proche de 12% en moyenne hebdomadaire depuis la dernière semaine du mois de mars, soit quelques jours après l’annonce officielle du confinement par le président de la République Emmanuel Macron, contre 5% environ sur la même période l’année dernière. Cet écart d’environ 7 points traduit toutes les difficultés de nombreuses entreprises sous pression depuis la mise sous cloche de l’économie française.

 

La crise pourrait ainsi obliger un grand nombre d’entreprises déjà fragilisées avant elle à mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines.  »Les deux tiers de ces structures se trouvaient en cessation de paiement avant le 12 mars », expliquent les auteurs de l’étude.

 

Hôtellerie-restauration: 15 à 20 % de défaillances ?

Hôtellerie-restauration: 15 à 20 % de défaillances

 

Pour Roland Héguy, président de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (Umih). 15 à 20 % des entreprises du secteur pourraient ne pas reprendre leurs activités 

Le Premier ministre Edouard Philippe, lors de son discours devant l’Assemblée nationale sur les détails du déconfinement du 11 mai, a laissé entendre que la reprise du secteur touristique pourrait avoir lieu début juin. « Dès fin mai, suivant l’évolution de l’épidémie, nous serons en capacité de rouvrir », a affirmé Roland Héguy.

sur Europe 1 « Nous sommes prêts. Nous pouvons donner toute la sécurité sanitaire nécessaire à l’ensemble de nos salariés et de nos clients. D’ailleurs, nous avons présenté un protocole de sécurité au gouvernement pour qu’il puisse le valider. »

Dans ce document figurent toutes les mesures mises en place dès la réouverture des établissements afin d’instaurer une sécurité sanitaire totale. « En cuisine, en salle, dans les chambres, en réception… Nous avons anticipé tous les cas de figure pour protéger nos salariés et nos clients », a encore expliqué le président de l’Umih. Et même chose pour les clients, selon lui, car les établissements mettront en place « la distanciation sociale, la distribution de gants, de masques… ». Il apparaît clair cependant que si le dé confinement intervient pas avant l’été de l’ordre  20 % des entreprises pourraient disparaître

Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Selon la dernière étude du cabinet Altares, le taux de défaillances des PME est proche de 12% en moyenne hebdomadaire depuis la dernière semaine du mois de mars, soit quelques jours après l’annonce officielle du confinement par le président de la République Emmanuel Macron, contre 5% environ sur la même période l’année dernière. Cet écart d’environ 7 points traduit toutes les difficultés de nombreuses entreprises sous pression depuis la mise sous cloche de l’économie française.

 

La crise pourrait ainsi obliger un grand nombre d’entreprises déjà fragilisées avant elle à mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines.  »Les deux tiers de ces structures se trouvaient en cessation de paiement avant le 12 mars », expliquent les auteurs de l’étude.

Et maintenant des défaillances d’entreprises en rafale ?

Et maintenant des défaillances d’entreprises en rafale ?

Au-delà de la crise sanitaire qui provoque de graves perturbations des processus de production et de distribution aussi un très nette tassement de la croissance voire dans certains pays la stagnation et même la régression, les conséquences sans doute les plus dramatiques concerneront certaines grandes entreprises mais aussi nombre de PME qui n’ont pas les reins assez solides et une trésorerie suffisante pour faire face à la baisse d’activité et à la dégradation des résultats.

 

On assiste en effet aujourd’hui à une double crise économique, une crise du fait des désorganisations des processus de production évoquée mais aussi maintenant une crise de la demande avec des ménages de plus en plus attentistes . Globalement les ménages se déplacent moins et consomment moins, ils diffèrent aussi certaines dépenses d’équipement.

 

Nombre de grandes entreprises déjà portées à bout de bras par la vague de liquidités déversées par les banques centrales vont atteindre le point critique en matière de gestion. Cela pourrait concerner évidemment le tourisme et le transport en priorité mais pas seulement. Les PME sont forcément plus vulnérables compte tenu déjà de la fragilité de leurs résultats. Nombre d’entreprises n’ont pu être sauvés ces derniers mois que grâce à des taux très bas. S’il vient s’ajouter à la crise de production une crise de la demande, un nombre  non négligeable de PME seront condamnés à la défaillance. On s’était félicité de la baisse des défaillances ces dernières années en particulier en 2019. On avait sans doute oublié que certaines entreprises étaient structurellement très fragiles sur le plan financier.

 

La crise pourrait donc concerner certains secteurs économiques mais aussi financiers qui ont pris des engagements un peu irresponsable. La crise sanitaire aura ainsi provoqué une crise économique qui à son tour se répercute dans le domaine financier et inversement.

 

C’est donc une embellie qui pourrait rapidement prendre fin. Selon les données de la Banque de France publiées ce mercredi 11 mars, le nombre de défaillances sur un an a baissé de 5,2%. Il s’établit à 51.165 à fin décembre 2019 contre 53.971 un an plus tôt. Cette chute des défaillances peut témoigner d’une résistance de l’économie française alors que la tendance était au ralentissement l’année dernière. Dans un document publié fin janvier, le cabinet Altares avait indiqué que les défaillances étaient tombées au plus bas depuis 10 ans.

Malgré ces chiffres favorables délivrés par l’établissement bancaire, la crise du coronavirus pourrait faire des ravages chez les petites et moyennes entreprises. Lors d’un point presse organisé au ministère de l’Economie lundi dernier, Bruno Le Maire, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher avaient fait part de leurs inquiétudes :

 

« L’épidémie aura un impact sévère sur l’économie française qui devrait se chiffrer à plusieurs dixièmes de points pour 2020. Dès la mi-février, nous voyons un impact très concret sur l’économie. Il y aura une nouvelle évaluation chiffrée lors de la présentation du pacte de stabilité le 15 avril prochain. Un certain nombre de secteurs sont très durement touchés et l’impact est parfois violent. Il y a une baisse de chiffre d’affaires de près de 60% en moyenne chez les traiteurs, de 30% à 40% dans l’hôtellerie, de 25% pour les restaurateurs et des chiffres encore plus forts dans tout le secteur de l’événementiel. Les annulations se font aujourd’hui en cascade. D’autres secteurs comme l’automobile ou l’aérien sont structurellement touchés », a déclaré le locataire de Bercy.

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Finalement le gouvernement a décidé de recourir aux vieilles méthodes qui consistent à désigner un bouc émissaire pour faire face à un mécontentement. Cette fois, c’est le préfet de Paris qui fait les frais de l’incompétence du pouvoir et en particulier du ministre de l’intérieur Castaner. Le plus curieux dans cette affaire c’est que le préfet de Paris est remplacé par le préfet d’Aquitaine qui n’a guère mieux réussi face aux troubles enregistrés à Bordeaux. On voit mal pourquoi ce remplacement changerait la donne. Il faut dire que

Michel Delpuech avait déjà été mis en difficulté dans l’affaire Benalla ; il était en effet  coincé entre la nécessité de dire la vérité et la version de l’Élysée. Il avait fini par avouer certaines dérives de Benalla  liées  à des « copinages malsains devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Une intervention pas  particulièrement apprécié par l’Élysée. Encore une fois la politique de maintien de l’ordre sous la responsabilité de l’ancien préfet de Paris peut-être mise en cause quant à son efficacité. La stratégie a d’ailleurs changé au cours des différentes manifestations des gilets jaunes. Mais le préfet de Paris ne saurait être seul rendu responsable de ce changement dans lequel la responsabilité du pouvoir et notamment celle du ministre de l’intérieur est également largement engagée. D’une certaine manière on peut même considérer que le fusible Michel Delpuech a sauté pour sauver Castaner  en grande difficulté qui non seulement n’a pas fait preuve d’un grand professionnalisme mais en plus a multiplié les provocations déclarant notamment que les manifestants venaient là pour tuer.

 

Défaillances d’entreprises: +10% en 2018 au plan mondial

Défaillances d’entreprises: +10% en 2018 au plan mondial

 

Baisse de la demande, difficultés de financement et incertitudes sur le climat des affaires ont contribué à augmenter de manière sensible le nombre de défaillances d’entreprises dans le monde Les défaillances d’entreprises ont progressé de 10% sur un an en 2018, entraînées par un bond de 60% en Chine où les autorités ont recours à des mises en faillite pour les sociétés dites « zombies », selon une étude publiée mercredi.

« En 2018, les défaillances à l’échelon international ont confirmé la tendance à la hausse débutée en 2017 après sept années de baisse consécutive », a souligné l’étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, intitulée « Les dégâts collatéraux d’une croissance trop faible ». La tendance haussière devrait se poursuivre cette année avec une progression attendue de 6% par les auteurs de l’étude, qui porte sur 43 pays représentant 83% du Produit intérieur brut (PIB) mondial. « Nous nous attendons à ce que la croissance économique devienne progressivement insuffisante pour un nombre plus élevé de sociétés en raison de leurs coûts de production, du (re) financement des coûts et des défis structurels », a prévenu Euler Hermes. Les entreprises « dans un nombre plus élevé de pays » sont ainsi touchées par la baisse de la demande, mais aussi par « la fin du financement facile » qui s’est caractérisé ces dernières années par des taux d’intérêts très faibles sur le marché.

En Chine, les faillites ont progressé de 60% l’an dernier et devraient encore augmenter de 20% en 2019, a estimé l’étude qui attribue cette forte hausse au recours de plus en plus fréquent à cette procédure par les autorités.

« Elles optent pour les défaillances pour donner un coup de balai dans les entreprises publiques dites ‘zombies’ », a expliqué l’étude, en référence aux sociétés qui se sont lourdement endettées grâce aux taux bas et dont la viabilité est menacée par leur hausse. Dans ses prévisions, Euler Hermes s’attend aussi à une augmentation des défaillances au Royaume-Uni (+9%) cette année, après +12% en 2018, en raison du Brexit, tout en prévenant que les entreprises britanniques « resteraient hautement vulnérables » en cas de sortie sans accord de l’UE.

En Europe occidentale, 2018 a connu une hausse de 2% des défaillances, mettant ainsi fin à une période de trois ans de baisse. Cette tendance devrait légèrement s’accentuer cette année à 3%.

Défaillances entreprises en baisse dans les Pme , en hausse dans les plus grandes et les très petites

Défaillances entreprises en baisse dans les Pme , en hausse dans les plus grandes et les très petites 

 

 

Pour les défaillances d’entreprises mêmes si globalement la tendance est à la baisse un bilan contrasté pour les défaillances d’entreprises mêmes si globalement la tendance est à la baisse. La baisse affecte surtout les PME tandis que les entreprises plus grandes et les très petites au contraire enregistrent une hausse.. À fin novembre 2017, le cumul du nombre de défaillances s’élève à 54.445. Malgré une progression dans le domaine des petites entreprises (+5,2%), les défaillances reculent sur l’ensemble des petites et moyennes entreprises (PME) pour atteindre 54.259 en novembre dernier, un niveau inédit depuis 2008. À l’inverse, l’institution bancaire signale des hausses de défaillances pour les entreprises de taille intermédiaires et les grandes entreprises (+ 15 défaillances sur un an). Selon les dernières données de l’Insee, l’âge des créateurs d’entreprises individuelles s’est élevé à 36 ans, contre 37 en 2016 et 38 ans en 2015. Par ailleurs, la part des moins de 30 ans a tendance à augmenter légèrement selon l’institut de statistiques. Elle s’élevait à 37% en 2016, contre 35% en 22015 ;

Défaillances entreprises : nette baisse

Défaillances entreprises : nette baisse

Selon des données du cabinet d’études Altares publiées ce jeudi. Le nombre de défaillances d’entreprises a poursuivi son reflux en 2017 en France pour s’inscrire à 55.175, soit 4,6% de moins qu’en 2016. Dans ce contexte, le nombre d’emplois menacés par des procédures collectives a reculé sensiblement, « et tombe pour la première fois depuis 10 ans clairement sous le seuil des 200.000″. Il atteint 166.500, soit 30.000 de plus qu’en 2016. Ces 30.000 emplois préservés, auxquels s’ajoutent les créations nettes d’emploi (269.000 comptabilisées sur les neuf premiers mois par l’Insee), « illustrent la réalité d’un retour de la croissance en 2017″, déclare Thierry Millon, directeur des études d’Altares. Selon le cabinet indépendant, les créations d’entreprises sont très bien orientées en 2017 comme en 2016. Le nombre de nouveaux entrepreneurs individuels hors micro-entrepreneurs (ex-autoentrepreneurs) a franchi, selon l’Insee, le cap des 150.000 pour la première fois depuis mars 2009 en glissement annuel, pendant que les sociétés nouvelles sont au plus haut à près de 198.000. Cependant, ce constat doit être nuancé. « En effet, même si l’Insee observe une meilleure pérennité des entreprises créées en 2010 par rapport à leurs aînées de 2006 voire 2002, il demeure que la moitié des entreprises individuelles et le tiers des SARL ne fêtent pas leur cinquième anniversaire. »

Exploitations agricoles : défaillances en hausse

Exploitations agricoles :  défaillances en hausse

Les défaillances d’exploitations agricoles – liquidations et redressements judiciaires ou placements en sauvegarde – ont continué d’augmenter en 2017, contrairement au reste des entreprises françaises où la situation s’améliore, indiquent les dernières données de l’Insee. Sur les douze mois terminés fin septembre, 1.281 défaillances d’entreprises agricoles ont été répertoriées, soit une hausse de 6,7% par rapport aux douze mois précédents. Alors que sur l’ensemble des entreprises du pays, les défaillances ont reculé de 7% tous secteurs confondus, selon l’Insee. Dans le secteur agroalimentaire général – incluant l’agriculture – les défaillances d’entreprises ont progressé de seulement 0,5%, à 4.394 cas, sur les douze mois terminés fin septembre, semblant indiquer que les entreprises de transformation se portent mieux que celles qui produisent. Le chiffre des défaillances agricoles ne cesse de progresser depuis plusieurs années: l’Insee avait recensé 1.241 défaillances d’exploitations (+9,1%) en 2016, 1.137 en 2015 (+1,2%), 1.123 en 2014 (+11,5%), et 1.007 en 2013 (+2%). La MSA, Sécurité sociale des agriculteurs, n’a pas divulgué ses statistiques sur les revenus des agriculteurs en 2017, mais elle estime pour 2016 que 30% des agriculteurs avaient un revenu inférieur à 350 euros par mois, avec un revenu moyen compris entre 13.000 et 15.000 euros annuels, soit entre 1.083 et 1.250 euros par mois. Dans ce contexte, les installations de nouveaux agriculteurs ont aussi reculé en 2016, avec 14.146 nouveaux chefs d’exploitation sur l’année, soit 940 de moins qu’en 2015, un recul de 6,2% par rapport à 2015, a indiqué la MSA lundi. Néanmoins, le nombre de jeunes chefs d’exploitation – de moins de 40 ans – installés s’est maintenu à 9.246 personnes, un chiffre stable par rapport à 2015. Cette tranche d’âge représentait 65,4% des nouveaux installés en 2016. Ils ont choisi majoritairement une installation sous forme sociétaire, avec une prédilection pour les EARL et les GAEC (respectivement 17,8% et 27,8%). Les installations tardives ne résultant pas d’un transfert entre époux (3.821 personnes) se sont nettement réduites (-18,6%) et représentent désormais 27% des installations réalisées contre 31,1% en 2015. Les installations tardives résultant d’un transfert entre époux, lors du départ à la retraite d’un des deux conjoints par exemple, ont aussi reculé de 5,6%, ce type d’installation ne représentant que 7,6% des nouveaux installés. A 80,1%, les chefs d’exploitation installés en 2010 étaient toujours exploitants en 2016.

Des défaillances d’entreprises qui révèlent la fragilité de l’économie

Des défaillances d’entreprises  qui révèlent la fragilité de l’économie

 

Même si le nombre de défaillances est très légère baisse sur un an le nombre d’entreprises concernées révèle la fragilité de l’économie et surtout des petites entreprises ou secrets où réside le plus grand potentiel d’emplois.  Selon la Banque de France, le nombre de défaillances cumulées sur douze mois s’élève à 62.163 à la fin octobre. Soit une baisse de 1,7%. En novembre, cette tendance se confirmerait si les données provisoires de la banque centrale devaient se confirmer. Une baisse de 1,9% du nombre des défaillances est anticipée. Plusieurs secteurs commencent à entrevoir tout particulièrement la sortie de crise. Il s’agit de l’information et communication dont les défaillances ont reculé de 8,7 % en octobre sur les douze derniers mois cumulés. C’est également le cas du transport (- 6,6 %), de l’industrie (- 5,4 %), du soutien aux entreprises (- 4,8 %), du commerce (- 3,6 %), de la construction (- 2,1 %) et des activités immobilières (- 1,7 %). En revanche, la situation est toujours aussi délicate dans l’hébergement et la restauration qui enregistre une hausse de 4,8 % des défaillances sur la période. C’est également le cas dans le secteur de l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages (+ 3,5 %). Cette embellie est à relativiser. Le niveau des défaillances reste toujours très élevé. Il était à 62.429 en 2013, 61.214 en 2012, 59.719 en 2011, 60.561 en 2010, 61.025 en 2009, année au cours de laquelle le PIB avait reculé de 2,5%. Autre enseignement de cette enquête, le recul des défaillances augmente avec la taille de l’entreprise. Ainsi, les défaillances cumulées diminuent de 0,8% dans les microentreprises, de 7,8% pour les PME et de 25,4% pour les ETI et les grandes entreprises

Les défaillances d’entreprises : record historique

Les défaillances d’entreprises : record historique

On se demande comment on pourraiat enregistrer uen amélioration sensible de l’emploi avec ce nouveau record historique de défaillances d’entreprises. C’est le signe que la croissance est atone et surtout que la baisse des prix exerce une  pression sur les marges qui fragile les entreprises. Le nombre de défaillances d’entreprises en France a augmenté de 7,6% sur un an au premier trimestre pour atteindre un niveau historique, selon une étude du cabinet Altares publiée ce jour.  De janvier à mars 2015, quelque 18.134 entreprises ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire contre 16.858 un an plus tôt.  Le nombre de défaillances d’entreprises avait  reculé de 0,8 % en 2014 par rapport à l’année précédente, selon le décompte effectué par la société Altares. Ce qui permet à l’Hexagone de passer sous la barre des 63.000 défaillances, avec 62.586 faillites, redressements et liquidations judiciaires et procédures de sauvegarde. Toutefois, ce chiffre reste supérieur à celui enregistré en 2012. Et « 2013 était une année quasi record », rappelle Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Ces défaillances mettent en danger 244.400 emplois. Là encore, c’est un peu moins que l’année précédente.  Les défaillances en 2014 ont surtout touché de très petites entreprises. Les procédures judiciaires pour les entreprises de un ou deux salariés ont bondi de 18 % l’an passé. « La fermeture de ces entreprises de proximité, très nombreuses et présentes sur tout le territoire, a donné le sentiment que toute l’économie française était à genoux », admet le dirigeant d’Altares. Pourtant, il existe une lueur d’espoir : si en 2012 et 2013, plus de 5.000 PME de plus de 10 salariés avaient connu une défaillance, elles sont moins de 4.600 à avoir été placées en redressement ou en liquidation judiciaire l’an dernier. Ce chiffre est le plus bas enregistré depuis 2008. Parmi celles-ci, les défaillances de PME de plus de 50 salariés ont même reculé de 20 % en 2014. « Les clignotants sont passés au vert dans certaines activités », explique Thierry Millon.

 

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