Archive pour le Tag 'découvre'

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Ayrault découvre la gravité de la dette

Ayrault découvre  la gravité de la dette

Ayrault progresse, il découvre l’ampleur de la dette, aussi insuffisance de la croissance. Pour le reste plutôt des propos de café du commerce  « Si on ne dit pas stop, la situation de fera que se dégrader », une grande découvertes! Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a conclu une visite d’une journée en Auvergne a mis l’accent sur la gravité de la dette.   »La dette est un facteur grave, car il n’est pas acceptable que le premier budget de la France soit le remboursement des intérêts de cette dette. Si nous ne disons pas stop, la situation ne fera que se dégrader. Qui paiera la facture? Les jeunes générations », a-t-il dit lors d’une brève prise de parole dans une salle communale de la petite ville de Coudes, à 30 km au sud de Clermont-Ferrand.   »Nous avons décidé de réagir. Pouvons-nous le faire? Oui, nous le pouvons. Nous ne sommes pas en situation de surendettement. Le fait de réduire les déficits c’est pour garder notre indépendance », a-t-il souligné, prenant l’exemple d’un ménage déclaré en surendettement qui, dès lors, doit se plier aux injonctions de la Banque de France.  Mais outre l’existence de cette dette colossale, « la croissance est trop faible ». « Vous avez voté pour des dépenses prioritaires, pour l’éducation, la recherche, l’emploi, la santé, la sécurité et la justice. Nous avons un triple défi: réduire la dette, investir dans les dépenses d’avenir, s’engager dans des réformes de structures », a-t-il dit.   »Je ne veux pas être le Premier ministre du tournant de l’austérité. Je vous demande de vous engager pour les valeurs de l’effort et dans la justice », a encore indiqué le chef du gouvernement devant une assistance attentive d’environ 200 maires et autres élus.  Le Premier ministre a encore insisté sur le fait que de tels déplacements, comme celui à Coudes (Puy-de-Dôme), étaient importants. « Je rencontre des Françaises et des Français comme les autres. Pour moi, il est important et nécessaire de ne pas rester enfermé dans les bureaux de Matignon, mais d’aller sur le terrain rencontrer ces hommes et ces femmes, ces citoyens engagés pour écouter leurs interrogations, leurs souffrances, leurs doutes », a-t-il conclu.  

 

Moscovici découvre que la Chine est omniprésente en Afrique !

Moscovici découvre que la Chine est omniprésente en Afrique !

 

Moscovici vient de faire une grande découverte : le recul de l’influence de la France en Afrique et son remplacement par la Chine. Il y a longtemps que la France ne pèse plus grand-chose sur le continent africain d’abord parce que l politique de coopération est complètement inefficace (ambassades repliées sur elles mêmes, ONG qui souvent confondent tourisme et coopération, absence de contenu à la politique de codéveloppement, recentrage de la politique internationale sur l’Europe et l’Asie) Des discours certes pendant que la chine mène de actions concrètes. Actions souvent favorisée par la corruption et l’indifférence à l’égard des questions de démocratie.  Les entreprises françaises doivent passer à l’offensive pour endiguer l’influence grandissante de la Chine sur les marchés africains de plus en plus compétitifs, a cependant estimé samedi le ministre des Finances, Pierre Moscovici. Si la France, ancienne puissance coloniale, conserve des liens privilégiés avec de nombreux pays du continent, elle est de plus en plus concurrencée par la multiplication des investissements des entreprises chinoises. « Il est évident que la Chine est de plus en plus présente en Afrique. Les entreprises françaises qui en ont les moyens doivent passer à l’offensive », a déclaré Pierre Moscovici à la presse lors d’une visite en Côte d’Ivoire. « Elles doivent être présentes sur le terrain. Elles doivent se battre », a ajouté le ministre des Finances. Il a insisté sur la nécessité pour les entreprises françaises de conquérir des marchés notamment en Afrique sub-saharienne, région, a-t-il dit, dont le taux de croissance de 5,5% en 2012 est le deuxième plus important après celui de l’Asie. « Le phénomène nouveau est que la croissance africaine a le potentiel de stimuler la croissance en France. Nous devons être présents », a-t-il poursuivi. Les échanges commerciaux de la Chine avec l’Afrique ont dépassé 166 milliards de dollars (128 milliards d’euros) en 2011, selon des statistiques chinoises tandis que les exportations africaines, principalement des matières premières nécessaires à l’industrie, s’élevaient à 93,2 milliards de dollars contre 5,6 milliards au cours de la décennie écoulée. En juillet, Pékin a offert à plusieurs pays africains des prêts de 20 milliards de dollars sur trois ans, soit le double du montant proposé sur les trois années précédentes.

Avec Google, on découvre la lune (fiscale), celle du fonctionnement de l’Europe

Avec Google, on découvre la lune (fiscale), celle du fonctionnement de l’Europe

A travers Google, les politiques sont en train de découvrir l’application  des principes de régulation européens. Bien, entendu on s’attaque à Google, un américain, puissant et donc méchant mais toutes les grandes sociétés fonctionnent sur ce principe. : internaliser les charges et externaliser les bénéfices. C’est d’autant plus facile qu’il y a en Europe la liberté de prestations de service. Pour les non-initiés :  l’affaire du plombier polonais. Un exemple dans le transport de fret, nombre d’entreprises ont virtuellement délocalisé leur siège au Luxembourg, en Espagne  ou dans les pays de l’est. Ces entreprises pour l’essentiel sont soumises au régime fiscal (et social) du pays où se situe le siège social. S’y ajoutent des transferts entre filiales bidon, en fait des filiales de refacturation pour récupérer les profits. C’est le principe même du fonctionnement de l’Europe qui se réduit à un vaste marché sans règles communes à l’intérieur et ouvert sans protection sur l’extérieur. Certes, il ne s’agit pas de fermer les frontières nationales ou européennes mais de réguler, un gros mot pour les technocrates européens fraichement convertis au libéralisme sauvage. (Les derniers convertis sont toujours les plus militants en religion comme en économie ; un exemple hors Europe l’ancien socialiste, énarque,  patron de l’OMC devenu l’un des plus fervents défenseurs du « libre » échange). Le géant américain Google, qui a démenti s’être vu notifier un redressement fiscal de près d’un milliard d’euros en France, joue effectivement sur toute la gamme de l’optimisation fiscale afin de réduire son impôt sur les sociétés. Il fait notamment son miel d’un montage financier connu sous le nom de «Double Irlandais» et «Sandwich hollandais». Dans un rapport sénatorial publié en juin dernier, le président UMP de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini, a décrit ce mécanisme particulièrement utilisé par des entreprises détentrices de brevets. Marini relève qu’outre Google, «Facebook ou encore Microsoft» y ont recours. La première étape de ce schéma voit Google US Inc concéder ses droits de propriété intellectuelle, comme les brevets et les marques, à une société irlandaise basée aux Bermudes. Cette société, Google Ireland Holdings, verse à Google US Inc, en contrepartie de ces droits, une redevance « dont le prix est fixé le plus bas possible pour limiter la charge fiscale aux Etats-Unis », précise le sénateur Marini, qui note également que ce prix de transfert a été validé par l’administration américaine.  De droit irlandais, Google Holdings Ireland est la maison mère d’une filiale dénommée Google Ireland Limited installée à Dublin. Cette filiale, qui emploie près de 2.000 personnes et réalise l’ensemble du chiffre d’affaires de Google pour l’Europe (dont la France), le Moyen-Orient et l’Afrique, soit près de 11 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros environ), devient le concessionnaire des droits de propriété intellectuelle détenus par «sa mère» en contrepartie d’une redevance chiffrée par le sénateur Marini à 5,4 milliards de dollars (4,16 milliards d’euros). «Le paiement de la redevance permet de renvoyer le bénéfice réalisé à la mère installée aux Bermudes», écrit Marini, qui souligne que, bien que de droit irlandais, Google Holdings Ireland échappe à l’impôt sur les bénéfices irlandais au motif qu’elle a son centre de management effectif basé aux Bermudes. Quant à Google Ireland Limited, elle passe le paiement de sa redevance à sa société-mère en charge déductible de son impôt sur les bénéfices réduisant d’autant ce dernier. Pour rendre le système encore plus efficace, Google met à profit une règle du droit irlandais selon laquelle les redevances liées à l’exploitation d’un droit de propriété sont totalement exemptées d’imposition si elles sont transférées à l’intérieur de l’Union européenne. Un transfert à l’extérieur de l’Irlande donnerait lieu à une taxation minime. En conséquence de quoi, le groupe américain a décidé d’intercaler entre les deux sociétés irlandaises une société néerlandaise, Netherlands Holdings BV, par laquelle transite le paiement des redevances.  Marini conclut ainsi sa description: «au total, près de 99,8% des bénéfices réalisés à Dublin sont perçus par Google Ireland Holdings sise aux Bermudes… où l’imposition sur les bénéfices n’existent pas».

 

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