Archive pour le Tag 'déclin'

Allemagne : le SPD, comme le PS en France, sur la voie du déclin

Allemagne : le SPD, comme le PS en France, sur la voie du déclin

Selon  l’institut Forsa, le SPD dégringole à  13% des intentions de vote, un record à la baisse. Dans le même temps, le bloc conservateur de la chancelière Angela Merkel se redresse quelque peu, à 27%. Derrière le bloc CDU/CSU vient le parti des Verts, à 24%, qui fait désormais figure de deuxième parti sur la scène politique allemande. Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) recule à 13% et le parti La Gauche, comme le FDP (centristes), est crédité de 9%, toujours selon le même sondage. Le pays a connu en octobre deux élections régionales, en Bavière puis en Hesse, qui ont été marquées l’une comme l’autre par un net recul du bloc CDU/CSU et des sociaux-démocrates et par une poussée des Verts.

 

Industrie: toujours le déclin

Industrie:  toujours le déclin

 

L apport de l’industrie dans l’économie française ne cesse de déciler pour ne représenter qun peu plu de 10% du PIB. Il y a sans doute de nombreuses raisons pour comprendre le déclin industriel de la France notamment le manque de compétitivité, la complexité des normes et des règlements administratifs, l’insuffisante productivité. Mais le pays manque depuis longtemps de vision. Par crainte de l’étatisme le mot plan est tabou et le mot stratégie n’a guère de contenu opérationnel. Le commissariat général au plan a disparu déjà depuis longtemps et il n’y a même plus de ministère de l’industrie. Quand ce ministère existait il était totalement sous la coupe de Bercy. Du coup la stratégie industrielle de la France est surtout défensive pour tenter de sauver des entreprises en difficulté par exemple comme chez Alstom, Alcatel, Arcelor  plus récemment j’ai MGS ou ST X. Encore une fois c’est la crainte de l’étatisme qui a étouffé toute vision industrielle et on a confié au marché le soin de combler le vide. Une confusion évidemment car si le marché est incontournable pour réguler l’équilibre entre l’offre et la demande par contre certains projets de long terme mérite une réflexion de l’État et son soutien. Ce qui est fait par exemple au États-Unis ou les GAFA ont largement profité de la recherche militaire pour se développer, ils en profitent d’ailleurs toujours. La politique industrielle ne peut se réduire à la seule prise en compte de l’informatisation des processus de production. Le plan informatique ne peut répondre à tout. Le digital, c’est incontournable mais ne peut dispenser de stratégie par grand marché du futur. De la même manière l’allégement de la fiscalité, indispensable lui aussi, ne peut non plus seul constituer le seul vecteur du redressement industriel. Le slogan made in France manque sérieusement de contenu.. Selon la dernière étude du cabinet Trendeo publiée le 2 mars dernier, le nombre d’ouvertures d’usines a dépassé celui des fermetures en 2017 et le nombre de créations d’emplois présente un solde positif de 93.038. Un chiffre inédit depuis que l’organisme privé a commencé sa collecte de données en 2009. De son côté, la direction générale de l’industrie a noté que la production manufacturière a bondi au quatrième trimestre 2017 (+2,5% après +0,8%), dans un bulletin de conjoncture publié le premier mars dernier. Ce rebond est porté par une croissance de l’ensemble des activités. La dynamique de l’emploi est particulièrement portée par une baisse prolongée des suppressions d’emplois, qui se réduisent chaque année depuis 2012 (-35% en 2017). Il faut noter également que les créations d’emplois sont aussi en hausse, ce qui permet à cet indicateur « de regagner la moitié du terrain perdu depuis leur maximum de 2010″. L’industrie automobile et les services ont été particulièrement dynamiques tout comme le secteur du logiciel qui est à son meilleur niveau depuis 2009. Si les ouvertures d’usines ont dépassé les fermetures en 2017 sur le territoire français, le solde est relativement faible (25). Ce solde positif entamé en 2014 repose avant tout sur une accélération de la baisse des fermetures que sur une hausse des créations. D’ailleurs, les créations recensées par Trendeo sont en baisse constante depuis 2014.

 

Journalistes en France : le déclin

Journalistes en France : le déclin

Un déclin très lent mais irréversible. En cause, l’équilibre économique très précaire de certains médias en particulier la presse mais aussi la télévision. À l’inverse,  la montée quasi exponentielle du support Internet bouleverse le paysage. De ce fait  dans les médias traditionnels, ont réduit le nombre de salariés à statut pour recourir davantage à des pigistes très mal rémunéré et à des experts. La baisse d’audience des médias traditionnels (presse locale comprise) provient aussi de l’uniformisation des lignes éditoriales. Pour schématiser à outrance, la plupart des grands médias reprenne chaque jour à peu près les mêmes informations en provenance des agences, des grandes organisations économiques et sociales et des communiqués du gouvernement. Souvent d’ailleurs sans commentaire et encore moins d’analyse. Du coup, les une du parisien à Libé ont du mal à se différencier. En outre l’image supplante souvent le texte dans la presse écrite comme sur Internet. Même sur Internet par paresse ou manque de moyens on rediffuse à l’envi les vidéos. Enfin les sources d’information par Internet se sont énormément diversifiées et multipliées. Certes Internet c’est un peu l’auberge Espagnole, on n’y trouve le médiocre comme l’indigent, voir l’élucubration ou le mensonge. Mais pour peu de naviguer avec sélection,  on trouve des informations autrement plus pertinentes que celles des grands médias. Le nombre de journalistes en France continue donc de diminuer, selon les chiffres arrêtés au 4 janvier par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. En 2016, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés.

Marine Le Pen : un déclin inévitable

Marine Le Pen : un déclin inévitable

Il faut au moins reconnaître un mérite à Marine Le Pen : sa lucidité quant à son avenir politique. En effet elle n’exclut  plus de ne pas ’être pas candidate à la présidence de la république en 2022. Une hypothèse en effet possible dans la mesure où on peut légitimement se demander si Marine Le Pen n’a pas atteint voire même largement dépassé les limites de ses compétences. Le fameux débat avec Macron a bien mis en évidence toutes les déficiences de la responsable du FN  tant sur le fond que sur la forme. Pour tout dire Marine Le Pen manque de tout d’intelligence, de culture, sans doute même de convictions et de cohérences  politiques. (À la différence de son père et de Maréchal Le Pen, à la fois très cultivés et cohérents même si évidemment leurs orientations sont très contestables). Sans parler du champ socio économique.  Concernant ce dernier domaine l’éviction de Philippot constitue un lourd handicap pour le Front National. Philippot  en effet soutenait à bout de bras un Front National surtout à l’aise sur les questions sociétales mais complètement à côté de la plaque dans le domaine socio-économique. La crédibilité de Marine Le Pen  est largement entamée dans l’opinion publique mais elle est aussi contestée maintenant à l’intérieur même du  front national. Sa dialectique provocatrice de camelot ne passe plus. En outre avec le départ de Philippot il faut redéfinir un projet. La présidente du Front national Marine Le Pen a donc jugé dimanche envisageable que le parti d’extrême droite choisisse un autre dirigeant qu’elle avant la prochaine élection présidentielle, revendiquant par ailleurs une série de succès du FN depuis qu’elle en a pris la tête en 2011. Interrogée lors du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI sur l’éventualité d’ »un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête », l’ancienne candidate à la présidentielle, qui a été critiquée jusqu’en interne après sa défaite, a souligné qu’elle accueillait cette perspective « avec beaucoup de calme ». « Evidemment qu’on peut l’imaginer, il y a des élections, il y a une démocratie interne (..) et par conséquent il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national », a dit Marine Le Pen, seule candidate à sa propre succession au congrès du parti prévu en mars. »Il y aura un autre congrès avant les élections présidentielles » de 2022, lors duquel le parti sera appelé à élire son président et par conséquent son candidat à l’Elysée, a-t-elle précisé. Mais, a-t-elle souligné, « je ne peux pas forcer les candidats à se présenter s’ils n’ont pas le souhait de le faire, ou les secrétaires des départements à les parrainer s’ils n’ont pas non plus le souhait de le faire ». Eric Dillies, conseiller régional et patron du FN Lille, avait souhaité le mois dernier se présenter à la présidence du FN au prochain congrès, mais il n’a pas fait acte officiel de candidature dans les délais prévus et le bureau politique du FN a exclu de modifier les règles en vigueur.

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Sondage: la France en déclin pour 9 Français sur 10

Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié mercredi près de neuf Français sur dix (86%, +7 par rapport à avril 2015), la France « est en déclin », mais 62% (+9) d’entre eux considèrent que « ce n’est pas irréversible », selon ce sondage sur « les fractures françaises » pour Le MondeSciencesPo et la Fondation Jean-Jaurès. Besoin d’autorité : ils sont 88% (+3) à souhaiter « un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » et 87% (-1) considèrent que « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée ». Le souhait de voir rétablie la peine de mort s’atténue en revanche (48%, -4) après une poussée en 2015. Les PME restent au top des structures et institutions auxquelles les Français font confiance (82%, -2), devant l’armée (81%, +1), la police (79%, +2) et l’école (75%, +1). Mais la confiance dans la justice (49%, -1), les banques (36%, -5), les médias (28%, +1), l’Union européenne (27%, -8), le Parlement (27%) ou les partis politiques (8%, -1) s’effrite. En trois ans, l’image du système et de la classe politique s’est fortement dégradée. Pour 72% (+6) des personnes interrogées, « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et pour 83% (+7) « le système démocratique fonctionne mal en France ». Le modèle démocratique est d’ailleurs de plus en plus critiqué : pour 70% (-4) il reste « irremplaçable », mais pour 30% (+4), d’autres systèmes peuvent être « aussi bons ». Pour sept Français sur dix (70%, +1), la société « évolue vers trop d’assistanat ». La défiance à l’égard du monde extérieur reste forte: pour 58% (+2) des personnes interrogées, la mondialisation est « une menace pour la France » et, pour 74% (+2), « il faut renforcer les pouvoirs de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe« . Toujours attachés à la monnaie unique, les Français souhaitent à 73% (-2) que la France « reste dans la zone euro ». Pour 65% (-2) d’entre eux, « il y a trop d’étrangers en France » et pour 58% (+2) « les immigrés ne font pas d’efforts pour s’intégrer ». Conséquence des attentats de 2015, l’intégrisme religieux est pour 83% (+2 en un an et +14 depuis 2014) des Français un problème « de plus en plus préoccupant dont il faut s’occuper sérieusement ». La colère (79%) et l’inquiétude (74%) perdurent dans l’opinion quand ont évoque les attaques terroristes de Paris et Bruxelles, loin devant la peur (47%) et la haine (43%). Le sentiment d’ »être en guerre » recule par ailleurs (62%, -13) par rapport au lendemain des attentats de novembre 2015.

 

 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 » Le livre numérique en déclin » (Hachette)

 

 Sur France info  Arnaud Nourry, PDG de Hachette a constaté le déclin du livre numérique « . Ce phénomène s’est arrêté depuis deux ans environ, aux Etats-Unis, et on observe désormais un déclin. Au fond, je me demande si les lecteurs numérique ne se demandent pas à quoi ça sert« . Selon Arnaud Nourry, aux Etats-Unis les ventes se répartissent « à 25% pour le numérique, 75% pour le papier ». Le PDG de Hachette estime que l’écart de prix entre les deux supports, qu’il situe à environ 30%, ne suffit plus à attirer les lecteurs vers les liseuses électroniques et autres tablettes. Le numérique représente aujourd’hui 2-3% des ventes de Hachette en France, 10% de ses ventes au niveau mondial.

Canal+ : de déclin en déclin

Canal+ : de déclin en déclin

 

On peut se demander jusqu’où ira le déclin de Canal plus depuis la mainmise de Bolloré sur la chaîne ;  la plus grande interrogation concerne l’avenir du sport et surtout du football. BeIN a  réussi à arracher à Canal+ le foot anglais. . Or on sait que qu’un abonné sur deux de canal est essentiellement motivé par le football et surtout par les matchs de foot anglais.  Second élément qui fragilise  la chaîne:  la baisse régulière d’audience de son émission culte : le Grand journal, une baisse d’audience qui a démarré te entamée en 2012. Présenté depuis septembre par Maïtena Biraben, il oscille désormais entre 2,7 et 3,5% de part d’audience, et semble en forme lorsqu’il attire plus de 600.000 personnes devant leur petit écran. Battu chaque soir – et largement – par ses concurrents directs, C à Vous sur France 5 et Touche pas à mon poste ! Sur D8, il est relégué au niveau des émissions de télé-réalité de W9 et NT1. Une humiliation pour Le Grand Journal, qui se veut depuis sa création en 2004 un rendez-vous incontournable de l’actualité politique et culturelle. Une émission donc en perte de vitesse surtout après la suppression des guignols et leur remplacement par un ersatz. Et pour couronner le tout pendant la trêve de Noël le Grand journal a été par une émission insipide : ce soir c’est show, sorte de talk-show au rabais dépourvu de toute originalité voire d’intérêt.

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

 

A droite mais aussi à gauche Hollande est considéré comme le responsable de la perte d’attractivité du pays, donc de la croissance et du chômage. La conséquence sans doute du matraquage fiscal mais aussi du déferlement de normes bureaucratiques dans tous les domaines. Surtout peut-être du manque total de vison et d’orientation claire. Hollande c’est bien connu  navigue à vue. Comme Mitterrand il  a commencé par des mesures de gauche avant le tournant libéral incarné par Macron puis maintenant l’inflexion à gauche depuis la motion du congrès PS de fin d’année. En gros on ne sait pas où on va. Dernier exemple en date la question de la réforme de la fiscalité ( à la source ? mensuel ou annuel ? avec ou sans fusion de la CSG, etc.). Les Français jugent donc  très sévèrement, en matière d’attractivité économique du site France, l’action de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République il y a trois ans. Selon les résultats de la vague 7 de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, plus de 7 sur 10 (72% précisément) considèrent en effet que l’attractivité économique de la France s’est détériorée ces dernières années. Seuls 8% d’entre eux jugent au contraire qu’elle s’est améliorée et 19% qu’elle n’a pas changé. Dans le détail, ce sont les femmes (77%), les jeunes (79%), les plus de 65 ans (73%) et les CSP- (75%) qui sont les plus sévères. Question statut, ce sont les personnes à leur compte (76%) et les agents publics (73%) qui ont le jugement le plus noir sur le déclin français. Quant à l’échiquier politique, les sympathisants UMP et FN sont sans surprise les plus négatifs, avec des taux respectivement de 85% et 87% de détérioration de l’attractivité de la France. Les militants PS sont en revanche les plus magnanimes même s’ils considèrent majoritairement (48%) eux aussi que l’attractivité de la France a régressé ces dernières années. Autre question posée par OpinionWay: les mesures à mettre en œuvre pour redresser l’attractivité de la France. Trois d’entre elles ont très majoritairement les faveurs des Français: proposer une stratégie industrielle forte (80%), réduire la fiscalité sur les entreprises (74%) et développer les infrastructures de transport et de logistique (64%). Là encore, les avis de la droite et de la gauche sont partagés. Alors que les sympathisants UMP mettent très haut dans le tableau des priorités la réduction de la fiscalité des entreprises (91%), la mise à mort des 35 heures (85%) ou l’abaissement du coût du travail (81%), les militants socialistes sont plus proches de l’avis des Français et plaident aussi pour inciter plus les entreprises à se regrouper pour être plus solides (70%).

La France en déclin depuis 40 ans

La France en déclin depuis 40 ans

 

Depuis 1975 la France décroche. Et si la croissance du PIB s’avère décevante sur cette même période, c’est avant tout la richesse par habitant qui inquiète, et qui est ici justement pointée.  Démographie, taux de participation au travail et productivité sont ainsi les trois facteurs qui sont à l’origine du décrochage de la France. Au-delà de l’impact démographique, reste à se poser la question des causes. Si la productivité horaire du pays reste favorable, seul un facteur peut être réellement mis en avant : les français travaillent moins que les autres. Et l’hypothèse d’une France qui souhaite vivre la « dolce vita » ne tient plus. Cette faiblesse a des causes identifiables.  En premier lieu il est facilement observable que le nombre d’heures travaillées a considérablement baissé en France depuis le début des années 70. Même si les données fournies par les différents organismes de statistiques sont parfois discordantes, le phénomène de chute est commun: Plusieurs gouvernements avaient pu faire état du choix fait par la population de travailler moins et de « profiter de la vie », mais les récentes données offertes par la réforme de la « défiscalisation des heures supplémentaires » tendent à prouver le contraire. En effet, par cette réforme, le nombre d’heures travaillées avait considérablement augmenté, comme le rappelle l’OFCE « en 2011, cette mesure aurait favorisé une hausse de près de 80 millions d’heures supplémentaires, soit un supplément de 11 %. ». Une fiscalité plus favorable aux entreprises et aux salariés serait ainsi à même d’inciter à travailler plus. Une configuration qui peut rappeler les travaux du prix Nobel d’économie William Prescott qui établissait un lien de causalité entre forte imposition et baisse du nombre d’heures travaillées (en l’espèce, l’impôt considéré était l’IR (“Why do Americans work so much more than Europeans ?” Federal Reserve Bank of Minneapolis)). La piste à privilégier ici reste bien une baisse de la fiscalité sur le travail et sur le revenu. Le « travailler plus pour gagner plus » ne serait pas un « mythe », mais un réel souhait de la part de la population. En second lieu, l’âge de la retraite. La France se caractérisée par un âge effectif de départ à la retraite parmi les plus faible de tous les pays de l’OCDE : 59 ans (derrière la Belgique et le Luxembourg). En 1975, l’âge de départ effectif était à 65 ans. En comparaison, aux Etats Unis, cet âge de départ est encore à 65 ans aujourd’hui contre 67 ans en 1975. La moyenne des pays de l’OCDE se situe quant à elle à 64 ans, soit une « perte » de 5 années de travail pour la population française. Les différentes réformes mises en place depuis 2010 ont notamment eu pour objectif de renverser la tendance en cours. Travailler plus d’heures chaque année en baissant les impôts, et pour une période plus longue en réformant les retraites, seraient ainsi les défis posés à l’économie Française. Reste un constat : Comment agir de la sorte avec un taux de chômage record en France ? Alors qu’il n’y a déjà pas assez de travail pour tous ? Pour résoudre ce problème fondamental de l’économie française, une seule solution : réviser les statuts de la BCE, et permettre au pays de retrouver les taux de croissance qui lui sont nécessaires pour parvenir au plein emploi. Croissance, plein emploi, baisse de la fiscalité, recul de l’âge de départ à la retraite, sont les bases du « retour » économique de la France. 

 

Montebourg ministre du déclin industriel, pour la presse américaine

Montebourg ministre du déclin industriel, pour la presse américaine

Montebourg en rendant publique la lettre du président de Titan risque de ne pas finir gagnant dans un débat qu’il maîtrise mal. L’économie n’est pas un prétoire ! Le Wall Street Journal est le plus virulent. Le quotidien économique prend sans réserve la défense du PDG de Titan, dans un éditorial sous-titré «Un PDG Américain dit la brutale vérité à l’Etat français”. «M. Taylor a construit Titan à partir de rien, en a fait un important fabricant mondial de pneus pour le matériel agricole. Quand Goodyear a voulu vendre son usine d’Amiens Nord, Titan a été la seule entreprise à faire une offre. Mais l’usine est contrôlée par la CGT, syndicat d’extrême gauche que M. Taylor appelle, non sans raison, ‘le syndicat communiste.» L’éditorial égratigne le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg: «Pas un mois ne passe sans qu’une nouvelle usine ferme, ou que M. Montebourg ne menace un patron qui menace de fermer une usine, ou bien qu’il supplie un patron (parfois le même) de rester en France». L’éditorialiste suggère finalement de rebaptiser Arnaud Montebourg «ministre du déclin industriel.» Le New York Times titre «Quel Brouhaha!», en Français dans le texte, et considère que la lettre du PDG a «touché au nerf» les Français. «L’inquiétude sur la baisse de la compétitivité et la politique fiscale clivante du gouvernement Hollande ont conduit certains économistes à se demander si la France ne risquait pas de devenir le prochain grand malade d’Europe.» Pour le quotidien New Yorkais, «La semaine de 35 heures, le marché du travail rigide et l’influence des syndicats sur le marché du travail ont longtemps été source d’aggravation des affaires.» Le pure player économique Quarz que la productivité des Français est meilleure que celle des Allemands ou des Britanniques. «Le droit du travail, souvent moqué, établit la semaine de travail à juste 35 heures. Mais en incluant les heures supplémentaires, la semaine moyenne est de 39,5 heures, tout près de la moyenne de 40 heures des 17 pays de la zone euro en 2011 selon l’OCDE». Le vrai problème n’est pas la productivité française, selon Quarz, mais les demandes des syndicats de se voir garantir cinq ans de production continue. Le Los Angeles Times publie un éditorial plein d’humour de Paul Whitefield, titré «Un loup du capitalisme américain contre les Français fainéants». Il brode avec ironie sur la prétendue paresse des travailleurs français dont se plaint Maurice Taylor. «En visite en France, j’ai constaté que ‘l’heure du repas’ est un terme inapproprié: elle dure généralement de 11h30 à 13h30. Mais qui pourrait en vouloir aux Français? Vous, essayez donc de manger une assiette de fromage ou une salade, une baguette fraiche, peut-être un filet de sole et une assiette de fruits, le tout arrosé d’une bouteille de Bordeaux, en une heure seulement.»  Le journaliste raille ensuite la «méthode américaine» que propose le PDG de Titan dans sa lettre: acheter des pneus en Chine, payer les ouvriers moins d’un euro de l’heure et exporter les pneus en France. Puis en appelle à l’Histoire pour proposer une alternative miracle: «La grande idée d’Henry Ford était de vendre sa Ford T à un prix suffisamment bas, et en payant ses ouvriers assez bien pour qu’ils puissent se l’offrir. Ça a marché. Ça pourrait surement marcher aujourd’hui. Peut être même en France.»

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

« Chacun pour sa gueule » la nouvelle philosophie du déclin

« Chacun pour sa gueule » ou la nouvelle philosophie qui annonce le déclin

Les civilisations ne s’étiolent pas seulement pour des motifs économiques, même si cela y contribue, mais en amont souvent par la dégénérescence des valeurs qui fondaient leur existence. Quand des élites (grands patrons, banquiers, artistes) osent affirmer que c’est désormais chacun pour sa gueule c’est que le déclin n’est pas loin ; Il  ne s’agit pas d’une révolte contre la fiscalité qui handicape la compétitivité, encore moins contre la pauvreté non mais contre la fiscalité qui atteint le patrimoine accumulé ; protéger le patrimoine, voilà l’ambition de cette génération de sexagénaires qui ne croit plus en rien sinon qu’en la religion de l’argent. Ils sont même  soutenus par certains politiques  éboueurs de voix putrides. Ils n’ont pas honte, non au contraire, ils s’affichent le plus souvent, parlent, philosophent même. exemple Tapie et Michel Edouard Leclerc : «  ce ne sont pas les riches qui sont responsables de la pauvreté, ce sont les pauvres qui ne sont pas assez riches » De quoi méditer sur la profondeur de la réflexion ; cela de la part de beaucoup qui sont en fait des parvenus grâce à leurs liens avec le pouvoir ou parce qu’ils ont hérité de la fortune familiale ou parce qu’ils  ont bénéficié de l’injuste répartition des richesses  ( ce qui vaut aussi dans le milieu artistique) ; ceux qui ont réussi par leur seul travail ne peuvent cependant se parer des vertus de la justice et donner de leçons en politique ; une société qui repose sur le principe du chacun pour sa gueule ne peut résister longtemps, elle éclate nécessairement ou jour ou l’autre sous le poids de ses contradictions. Les médias complaisants, au service le plus souvent de ces nantis qui se font la courte échelle,  ne font qu’approfondir cette crise des valeurs qui ont nom solidarité, justice, fraternité mais qui paraissent bien désuètes aujourd’hui dans un mode de requins et de   stupides.

 

Scandaleuse révolte des riches et perte des valeurs : le déclin de la France

Scandaleuse révolte des riches et  perte des valeurs ou pourquoi le déclin  de la France  

 

L’exil des riches est révélateur de l’effondrement des valeurs notamment républicaines. L’individualisme et l’égoïsme ont pris le pas sur les valeurs de solidarité et d’attachement au pays ; la valeur désormais se mesure au patrimoine financier ; il n’ya pas de honte chez les exilés fiscaux ;  au contraire, du mépris pour le pays qui leur a permis d’acquérir leur fortune. Ce comportement témoigne de la dérive d’un pays qui a perdu ce qui fait l’essence d’une nation ; c’est le chacun pour soi, l’individualisme, l’égoïsme surtout de la part d’une génération qui n’a pas connu la guerre mais a su récolté les fruits des efforts de redressement à partir des années 50.  Certes la fiscalité française est excessive (57% du PIB de prélèvement obligatoire), insupportable pour l’économie, source de notre perte de compétitivité, de l’écroulement de la croissance et du chômage. La faute à ces politiques qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport approximatif avec les réalités économiques, sociales et même sociétales ; un seul slogan de la plus petite collectivité locale jusqu’au sommet de l’Etat, des impôts, encore des impôts. Ceci étant qui subit le plus dramatiquement cette situation ? Les riches ou les smicards ? Curieuse inversion de la victimisation.  Des smicards qui précisément, outre la fiscalité, subissent la veulerie des grands responsables économiques qui se sont gavés de dividendes. Le smicard paye la fiscalité plein pot, avec la fiscalité locale, avec la TVA au supermarché, avec l’énergie, avec l’alimentation. La totalité de son revenu est soumise à l’impôt et il ne lui reste rien. Une différence de taille avec les riches qui eux se révoltent pour protéger des fortunes indécentes. Quand les élites  (financièrement, ce qui limite le qualificatif) se comportent ainsi et sans vergogne, cela démontre que le pays est en mauvaise santé morale. Aux valeurs traditionnelles qui fondent une nation se sont substitués la seule valeur de l’argent et cela dans des limites inqualifiables. Le pire, c’est qu’on hésite à légiférer pour arrêter cette pantomime de l’exil fiscal alors qu’on ne cesse de produire des lois par milliers aussi inutiles que couteuses.  L a crise est certes économique mais ne n’est que la conséquence d’une crise plus profonde de nature sociétale qui pourrit le pays, ses élites.et  contamine même une partie de la population.

 




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