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Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Le résultat est forcément décevant car les thèmes étaient trop nombreux et trop flous. La seule avancée est d’ordre démocratique avec une place plus importante donnée à la voix des pays en développement. Pour le reste ,le mélange de la réforme du système financier (système de Bretton Woods notamment), l’aide à la pauvreté, la lutte contre le climat et la répartition des richesses à largement complexifié la problématique. Pour Macron, une partie de l’objectif est atteint et il s’agissait pour lui de renforcer sa stature internationale.

Le thème le plus prioritaire était sans doute de l’endettement de certains pays hors même sur ce thème aucune décision n’a été prise. Un endettement autour de 8000 milliards dont la moitié détenue par la Chine qui continue et en profite pour intensifier son néocolonialisme sur les pays pauvres notamment en Afrique dont elle pille les ressources.

Les besoins sont faramineux. Selon l’ONG Oxfam, les pays à revenus faibles et moyens ont besoin de 27 000 milliards de dollars d’ici à 2030 pour répondre aux besoins en matière de dépenses climatiques et sociales. Face à ces montants, les 100 milliards de dollars par an promis depuis la COP15 de Copenhague, en 2009, et finalement réunis pour la première fois cette année, ne suffisent pas à crier victoire. De même, l’annonce de la réallocation par les pays riches de l’équivalent de 100 milliards de dollars de droits de tirages spéciaux à destination du Sud n’est que la confirmation d’un engagement pris en 2021.

Ceux qui espéraient que le sommet soit l’occasion d’acter de nouveaux prélèvements – notamment sur les activités polluantes – sont repartis déçus. La possibilité de taxes internationales sur les transactions financières, sur les billets d’avion (comme c’est le cas en France depuis 2008) et sur les transports maritimes, n’a pas abouti.

En revanche, cette dernière option fait désormais l’objet d’un appui politique de plus en plus important. A tel point que ses promoteurs espèrent que cette piste se concrétisera au sommet de l’Organisation maritime internationale, prévu début juillet. « On a un club de ceux qui pensent comme nous et c’est à l’Organisation maritime internationale que la négociation doit se tenir et que nous la tiendrons », a promis Emmanuel Macron, en référence à la petite vingtaine de pays susceptibles de signer un accord.

Pour tout dire les résultats sont très modeste et les pays pauvres restent un peu sur leur faim. ces pays ont très clairement appelé à ce que les institutions financières aident les Etats à concrétiser leurs propres stratégies de développement. Ainsi, pour le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, les nations du Sud attendent « non seulement une réforme de l’architecture financière internationale, mais aussi qu’elles se traduisent par des projets pratiques concernant notamment les infrastructures. C’est à cette condition que nous, les Africains, serons convaincus que cela vaut la peine de se rendre à ce genre de sommet, d’aller jusqu’en Europe et d’écouter toutes ces promesses », a-t-il prévenu.

À noter toutefois une avancée concernant l’endettement de la Zambie ( autour de 17 milliards) alors que plusieurs pays font face à l’aggravation de leur endettement face aux multiples crises. Les pays créanciers de la Zambie (notamment la Chine) ont accepté de restructurer 6,3 milliards de dollars de dette (soit environ 5,8 milliards d’euros), plus de deux ans après le défaut de paiement du pays.

« J’aime l’esprit de coopération et de partenariat que j’ai observé ici », a appuyé à la tribune le président kényan, William Ruto. « Je pense que c’est la bonne manière de travailler. » Si le système financier n’a pas été revu de fond en comble, la place accordée aux pays en développement dans ces discussions constituerait-elle déjà une forme de révolution ?

COP27 : un bilan décevant ( Antoine Buéno)

COP27 : un bilan décevant ( Antoine Buéno)

Selon l’essayiste Antoine Buéno, le bilan de la COP27, qui s’est achevée ce 19 novembre, est décevant. Selon lui, la décroissance n’est pas une solution pérenne face à la crise environnementale et il propose une alternative : la «croissance durable», basée notamment sur la transition énergétique.
Intreview (dans le Figaro)

Essayiste et prospectiviste, Antoine Buéno publie L’effondrement (du monde) n’aura (probablement) pas lieu (Éditions Flammarion, 2022).

La prolongation de la COP27 au 19 novembre témoigne de négociations sur le fil. Quel bilan faut-il tirer de cet événement?

Antoine BUÉNO. – Un bilan faible, malheureusement. Pas nul puisqu’un accord pour la création d’un fonds spécifique dédié aux «pertes et dommages» subis par les pays du Sud a été conclu in extremis. Mais le contenu concret de cet accord reste encore à déterminer. Et surtout, cette COP n’a pas permis d’avancer sur l’essentiel, c’est-à-dire les engagements étatiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Même si les engagements actuels étaient scrupuleusement respectés (ce qui représente un gros «si») la trajectoire d’augmentation des températures dépasserait largement les recommandations du GIEC (éviter un réchauffement de plus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle) puisque nous nous acheminerions vers un réchauffement de 2,6 à 3°C d’ici à la fin du siècle.


Vous avez publié en octobre L’Effondrement (du monde) n’aura (probablement) pas lieu. Pourtant tous les voyants semblent au rouge, du réchauffement climatique à la surpopulation en passant par le stress hydrique…

Le titre de mon livre n’est rassurant que dans une certaine mesure. Dire que l’effondrement n’aura pas lieu ne signifie pas que tout va bien, encore moins que le monde de demain sera rose. Je ne minimise en rien la crise écologique: elle est cataclysmique. Et elle risque de rendre le monde de demain abominable. Mais sans doute plus dans le sens d’une planète affreusement inégalitaire que d’un effondrement généralisé. L’hypothèse qui me semble la plus probable est celle d’un effondrement de la Nature sans effondrement de la civilisation actuelle. Une perspective donc différente de celle de Mad Max, mais qui n’a pour autant rien de bien réjouissante…

À long terme, nous pourrons compter sur les ressources spatiales. Le scénario de la cocotte-minute est le plus probable des scénarios apocalyptiques. Mais nous pouvons encore agir pour l’éviter.

Plus précisément, mon livre peut se résumer à une phrase: l’effondrement est possible mais pas inéluctable. Je ne rejette donc pas en bloc l’hypothèque d’un arrêt systémique et global de notre civilisation. Au contraire, j’explore les scénarios pouvant y conduire. Il y en a deux: celui de la «panne sèche», qui nous mènerait à l’abîme faute de ressources naturelles, et bien sûr celui de la «cocotte-minute», à savoir celui d’un réchauffement climatique incontrôlé. Mais ces scénarios ne sont pas certains. On peut fortement douter de celui de la «panne sèche» car l’humanité bénéficie depuis des décennies d’une dynamique d’abondance qui n’a aucune raison de s’enrayer. Cette dynamique fait interagir en permanence la disponibilité géophysique des ressources, leur prix et l’innovation technologique. À plus long terme, nous pourrons compter sur les ressources spatiales. Le scénario de la cocotte-minute est le plus probable des scénarios apocalyptiques. Mais nous pouvons encore agir pour l’éviter. Pour ce faire, deux solutions sont aujourd’hui présentées au débat public: la décroissance et la croissance durable.

Vous écartez la décroissance comme solution pérenne face à la crise environnementale. Pourquoi?

Il faut d’abord définir le terme. Décroître signifie organiser volontairement une réduction de la production et de la consommation globale (à l’échelle d’un pays ou du monde). La décroissance ne peut être considérée comme une véritable solution pour trois raisons principales. La première relève du pur réalisme: aujourd’hui, personne n’en veut. Elle n’est à l’agenda d’aucun pays. Deuxième raison de ne pas considérer la décroissance comme une solution: on ne peut pas décroître seul. Même si un pays décidait demain de mettre en œuvre une politique de décroissance, dans un monde ouvert et interdépendant comme le nôtre, cela ne mènerait qu’à une politique isolationniste, d’autarcie. Donc une catastrophe économique de type Corée du Nord. Enfin, même si la décroissance était recherchée à une échelle continentale ou globale, elle ne pourrait conduire qu’à une chute incontrôlable du niveau de vie de l’humanité. Les théoriciens de la décroissance affirment qu’il est possible de réduire la production en maintenant ou même en augmentant le niveau de vie humain. C’est utopique. Même au moyen de politiques socialistes ou communistes de redistribution massive, on ne peut pas faire toujours plus (de bien être) avec toujours moins (de biens et de services).

Pour réduire l’intensité matérielle et énergétique de l’activité humaine, il faudra tôt ou tard administrer les prix des énergies fossiles, de l’eau et des matières premières. Ce qui plombera la croissance.

Vous plaidez pour une «croissance durable». Comment se traduirait-elle concrètement? N’est-ce pas un vœu pieux?

Aujourd’hui, la croissance durable est effectivement un vœu pieux. Voire un mantra, un moyen de se rassurer, de se raccrocher à quelque chose. Mais peut-elle devenir une véritable voie? C’est la question qui est à l’origine de mon livre. Selon moi, la réponse est oui. La voie est étroite et escarpée, mais c’est une véritable voie et surtout la seule qui s’offre à nous. Encore faut-il savoir précisément de quoi on parle. Schématiquement, la croissance durable suppose une triple transition énergétique (décarboner l’énergie), agricole (passer à l’agroécologie) et industrielle (passer à la circularité). Ce qui suppose une remise à plat totale de l’économie mondiale. C’est sans doute le plus grand défi qui se soit jamais présenté à l’humanité. Pour pouvoir le relever, il va falloir de tout: de l’engagement citoyen, du volontarisme politique, des mécanismes de marché et de l’innovation technologique. Idéalement aussi de la modération démographique car même en retenant des hypothèses optimistes, la triple transition économique sus-décrite sera insuffisante.

Ce dont il faut avoir conscience, c’est que le scénario de la croissance durable est autant que celui de la décroissance un scénario révolutionnaire car y parvenir suppose de changer radicalement le monde. En particulier le capitalisme que la transition imposera d’encadrer beaucoup plus étroitement que nous ne le faisons aujourd’hui. Ainsi, pour réduire l’intensité matérielle et énergétique de l’activité humaine, il faudra tôt ou tard administrer les prix des énergies fossiles, de l’eau et des matières premières. Ce qui plombera la croissance. La croissance durable ne peut être qu’une croissance faible et aller de pair avec des politiques sociales de redistribution. La question écologique et la question sociale ne peuvent être traitées séparément. Faute de quoi nous courrons à l’explosion politique. Ce dont a par exemple témoigné l’épisode des «gilets jaunes»…

Le citoyen a-t-il vraiment une marge de manœuvre ou la solution viendra-t-elle d’en haut?

Si votre question est «Le citoyen peut-il, à son niveau, contribuer efficacement à réduire l’empreinte écologique collective?», la réponse est «Relativement peu.» Changer le monde pour le rendre durable suppose de tout changer à toute échelle, de celle de l’ordre international à celle du citoyen consommateur. Il n’y aura donc bien sûr pas de transition sans collaboration individuelle. Mais s’il faut donner un ordre de grandeur, il faut dire que l’essentiel doit venir du haut. Disons au moins 80 % d’en haut pour 20 % d’en bas. Cette répartition a d’ailleurs déjà fait l’objet d’évaluations. L’étude Faire sa part du think-tank Carbone 4 estime ainsi qu’il est peu réaliste d’attendre plus de 10 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre des gestes individuels dans un pays comme la France. On peut arriver à 20 % en faisant des efforts. Mais ce sont les structures qu’il faut prioritairement changer. Un exemple parlant: pour s’éclairer, un Allemand DOIT consommer du charbon. De plus, compter sur l’individu fait courir le risque de ne rien faire, ou pas assez, à l’échelle collective pertinente. Donc oui à la responsabilisation citoyenne, mais non à la culpabilisation individuelle. On peut aussi effectuer une synthèse de votre question en disant que, dans les pays démocratiques, le citoyen dispose d’une marge de manœuvre importante pour pousser les décideurs à prendre les décisions qui s’imposent «d’en haut».

Environnement : un bilan très décevant de Macron

Environnement : un bilan très décevant de Macron

 

 

Entre les différents ministres qui se sont succédé au poste, la communication sur le sujet, les avancées et les renoncements, franceinfo remonte le fil. ( extrait)

L’écologie n’est pas dans l’ADN d’Emmanuel Macron. « C’est un ancien inspecteur des finances qui croit en l’Etat, un Etat productiviste », rappelle Bruno Cautrès, chercheur au CNRS. « Il a un côté Saint-Simonien. Il croit dans l’industrie, le progrès et la technique. » Pourtant, Emmanuel Macron va vite se rendre compte de l’importance de la question écologique et de son intérêt politique. « On voit bien dans son parcours et dans sa campagne que ce sujet n’est pas au premier plan, mais une fois à l’Elysée, il se rend compte que c’est un enjeu important, relève le politologue Daniel Boy. Surtout qu’une partie des écolos a voté pour lui, il faut donc dorloter cet électorat-là. »

« L’écologie est le combat du siècle »martèle-t-on à l’Elysée. Emmanuel Macron veut afficher son leadership sur le sujet et s’oppose, par exemple, à Donald Trump en 2017, après l’annonce du retrait américain de l’accord de Paris, en lançant « Make Our Planet Great Again » (« Rendre sa grandeur à notre planète ») pour attirer les chercheurs étrangers en France.

« Du simple affichage », accuse-t-on chez EELV. « Il n’a fait que la com’ : le ‘Make Our Planet Great Again’, le One Planet Summit ou le conseil de défense écologique créé à quelques jours des élections européennes pour envoyer des clins d’œil à l’électorat écolo… », fustige le patron des Verts, Julien Bayou. « Il utilise l’écologie pour alimenter sa stratégie politique. Il aurait pu être un Kennedy du climat et il ne l’a pas été du tout », renchérit le député écologiste Matthieu Orphelin, ex-LREM.

 

« C’était un coup politique assez habile », estime Daniel Boy. En mai 2017, Nicolas Hulot entre au gouvernement comme ministre de la Transition écologique et solidaire. Une grosse prise pour Emmanuel Macron, qui donne un visage médiatique et populaire à la lutte contre le dérèglement climatique. L’écologiste, ancien animateur de l’émission « Ushuaia », avait pourtant refusé toutes les offres que lui avaient faites les anciens présidents. Sa nomination suscite beaucoup d’espoirs, qui seront vite déçus.

« Malheureusement, sur l’écologie, cette valse des ministres, c’est assez habituel, on a souvent une instabilité chronique », remarque Matthieu Orphelin.

Les avancées enregistrées lors du quinquennat sont totalement éclipsées par les reculades et les loupés, accuse Greenpeace, qui dénonce un  »bilan catastrophe »« Un pas en avant, deux pas en arrière », juge de son côté Réseau action climat (document en PDF). Du côté des promesses non tenues, on peut citer le doublement de la capacité des énergies éolienne et solaire, la définition d’un calendrier prévoyant l’élimination progressive des pesticides ou l’interdiction des perturbateurs endocriniens.

La volte-face sur l’interdiction du glyphosate est également considérée comme un renoncement majeur du quinquennat. Fin 2017, Emmanuel Macron avait assuré que la France interdirait le glyphosate au plus tard fin 2020.

Le quinquennat d’Emmanuel Macron est également marqué par des condamnations de l’Etat français dans des dossiers environnementaux. Dans l’ »Affaire du siècle », la France a été condamnée en 2021 pour son inaction climatique. En octobre de cette même année, l’Etat a été condamné à prendre  »toutes les mesures utiles », d’ici le 31 décembre 2022, pour réparer le préjudice causé par le non-respect de ses engagements pour le climat.

Les condamnations judiciaires pointent toutes dans une même direction : le non-respect de l’accord de Paris, signé lors de la COP21, en 2015. Avec ce texte, l’Hexagone s’est doté d’une feuille de route pour le climat : la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). L’objectif principal est de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, et de parvenir à la neutralité carbone en 2050. Mais la France est loin du compte. Emmanuel Macron l’a concédé lui-même, lors d’une déclaration à l’occasion des cinq ans du texte.

« Il faut regarder les choses en face : pour ce qui est des émissions de CO2, nous ne sommes pas aujourd’hui au rendez-vous. »

Après la COP26, qui s’est tenue à l’automne 2021, le HCC s’est penché sur les décisions prises lors du sommet et leurs implications pour la France. L’organisme indépendant a dressé un bilan sévère des engagements climatiques.

« La somme des nouvelles ambitions ne permet pas de limiter le réchauffement [selon les objectifs de l'accord de Paris]. »

Pour compenser ce retard, le HCC estime que la France devra « pratiquement doubler » la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Pour rectifier le tir, Emmanuel Macron, qui défend à la fois l’atome et les énergies renouvelables, a récemment annoncé plusieurs mesures : l’implantation de 50 parcs éoliens en mer d’ici 2050, la construction de six nouveaux EPR de nouvelle génération (EPR 2) et l’étude de la mise en chantier de huit autres, ainsi que la prolongation au-delà de 50 ans de « tous les réacteurs qui peuvent l’être ».

Au total, seules 10 des 149 propositions de la CCC, Une convention au demeurant assez confuse ,ont été reprises telles quelles dans le projet de loi « Climat et résilience ». Face à ce constat, les participants présents au moment de tirer le bilan de cette CCC ont attribué des notes catastrophiques au travail du gouvernement sur la prise en compte de leurs propositionsLe Parlement a finalement adopté le texte le 20 juillet 2021. Si le gouvernement a vanté un « tournant écologique », les ONG et la gauche l’ont critiqué pour son « manque d’ambition ».

COP23 : décevant (Armelle Lecompte )

COP23 : décevant (Armelle Lecompte )

C’est le jugement d Armelle Lecompte, chargée de campagne Climat à Oxfam qui dénonce notamment l’absence de débat sur les moyens financiers destinés en particulier à aider les pays en développement à réduire leurs émissions.  (Interview sur Franceinfo)

 

Etait-ce une COP pour rien ?

Armelle Lecompte : On ne peut pas dire que c’était une COP pour rien, mais c’est clairement une COP décevante, parce que malgré une année 2017 marquée par des catastrophes climatiques multiples, dans les Caraïbes, en Asie, en Afrique de l’Est, on s’aperçoit que la COP23 a fait l’impasse sur le soutien financier à apporter, aux populations les plus vulnérables.

Y a-t-il une avancée à retenir de cette 23e Conférence climat ?

C’est ce rendez-vous politique en 2018. Les Etats vont se retrouver à la COP24 pour faire un vrai bilan, depuis la COP21 à Paris, sur les réductions des émissions (de gaz à effet de serre) et sur les 100 milliards de dollars que les pays développés ont promis aux pays les plus pauvres.

Pourquoi ce financement est-il l’une des urgences aujourd’hui ?

Il faut ces 100 milliards parce que le changement climatique a des impacts dramatiques dans les pays en développement. Il faut aider les populations les moins responsables de ces phénomènes. Les 10 % les plus riches sont responsables de 50 % des émissions et pourtant ce sont les populations les plus pauvres, dans les pays du Sud, qui en font les frais. Et encore, avec 100 milliards on est loin des besoins sur le terrain, l’ONU parle plutôt de 150 à 300 milliards de dollars. Et ça, c’est si les États arrivent à limiter le réchauffement de la planète en-dessous de 2 degrés. Pour l’instant on n’y est pas du tout.

Avant la COP24, il y a un sommet organisé le 12 décembre à Paris. Que peut-on en attendre ?

C’est le prochain rendez-vous pour les financements climats. A Bonn, Emmanuel Macron a fait un beau discours mais un discours creux, puisqu’il n’y avait aucune annonce financière concrète, alors il tient peut-être à garder des annonces croustillantes sous le coude pour son propre sommet à Paris, dans quelques semaines. J’espère qu’il annoncera des financements supplémentaires de la part de la France puisque la France n’est pas le bon élève en Europe et au niveau des pays développés. Elle doit donner plus d’argent pour les pays pauvres pour les aider à faire face à la sécheresse, aux ouragans.

 

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Législatives : score « extrêmement décevant du FN » (Marine le Pen)

Marine Le Pen, a reconnu que le score de son parti aux élections législatives était « extrêmement décevant ». C’est le moins que l’on puisse dire puisque le Front National recule en nombre de voix et en pourcentage au point d’ailleurs qu’il pourrait n’obtenir qu’un ou deux députés. Le problème est structurel car même si le Front national a été victime de l’abstention,  il n’en demeure pas moins que sa principale faiblesse réside dans le fait qu’il ne dispose pas de réserves de voix. En outre, Marine Le Pen a  une lourde responsabilité dans la détérioration du résultat au législatives. Sa prestation lamentable et son agressivité lors du débat avec Macron a plombé les résultats de son parti au point qu’on peut se demander si aujourd’hui elle n’est pas le principal obstacle au développement du Front national. De toute évidence elle n’a pas un profil de présidentiable sa méconnaissance des dossiers, sa vulgarité et son agressivité la condamnent  à une posture d’opposition « mais nous avons bien résisté à la vague contrairement aux autres formations. Les Républicains sont passés de 7 millions de voix en 2012 à 3,5 millions. Le PS est passé de 7,6 millions à 1,7 million. Nous sommes passés de 3,5 millions à 3 millions. Tout le monde subit les conséquences de cette vague. Nous ne sommes pas heureux de ces résultats. » a-t-elle déclaré. Pour la première fois sous l’ère Marine Le Pen présidente du FN, c’est-à-dire depuis 2011, le FN a reculé d’une même élection à une autre en nombre de voix et en pourcentage. En termes de frontistes qualifiés pour le second tour, le parti progresse néanmoins. 120 frontistes sont qualifiés au second tour, dont 20 en tête, contre respectivement 61 et 5 en en 2012. Mais à cause de la forte abstention, les frontistes auront 119 duels à mener, dont 102 contre des candidats de la majorité présidentielle, des configurations particulièrement difficiles pour le parti d’extrême droite qui préfère les triangulaires. Pour le second tour, il y a l’exception Marine Le Pen : comme en 2007 et 2012, la présidente du FN a réalisé le meilleur score FN au 1er tour avec plus de 46% des voix, et semble promise à la victoire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle de la mairie FN d’Hénin-Beaumont. Ailleurs, quelques cas semblent encore jouables, notamment Emmanuelle Ménard (Hérault), Bruno Bilde et José Evrard (Pas-de-Calais), Sébastien Chenu (Nord). Mais sauf surprise, Florian Philippot (Moselle) et Louis Aliot (Pyrénées-Orientales) ne gagneront pas, Gilbert Collard (Gard) perdra son mandat acquis en 2012 tandis que Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) avait renoncé à être à nouveau candidate et que d’autres ténors sont déjà éliminés.

 




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