Archive pour le Tag 'décembre'

Croissance Allemagne : chute de la production industrielle en décembre

Croissance Allemagne : chute de la production industrielle en décembre

 

 

La production industrielle allemande a enregistré en décembre une baisse encore plus importante qu’en France en décembre ( -2,8 % en décembre pour la France). La production industrielle allemande a en effet chuté de 3,5% sur le dernier mois de 2019, sa plus forte contraction depuis janvier 2009, alors que le consensus attendait un recul de 0,2%, montrent les chiffres publiés vendredi par Destatis, l’office allemand de la statistique.

Les données de novembre ont été révisées pour montrer une augmentation de 1,2% contre une estimation initiale de +1,1%.

Une statistique distincte également publiée vendredi montre que les exportations ajustées ont augmenté de 0,1% et que les importations ont reculé de 0,7%, toujours pour le mois de décembre.

Croissance France : la Production industrielle plonge de 2.3% en décembre

Croissance France : la Production  industrielle plonge de 2.3% en décembre

 

D’après l’INSEE, cette chute de la production industrielle serait en grande partie imputable aux grèves et aux difficultés d’approvisionnement. Une manière de servir la soupe au gouvernement. En effet la même tendance a été enregistrée dans les autres pays européens. la production industrielle a donc chuté de 2,8% en décembre par rapport au mois précédent, après avoir été stable en novembre.

Ce recul, le plus fort depuis janvier 2018, s’avère nettement supérieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur une baisse de 0,3%.

Le ralentissement de la production en fin d’année a largement contribué à la contraction de 0,1% de l’économie française au quatrième trimestre.

D’autres facteurs que les mouvements sociaux nationaux pourraient avoir pesé sur la production industrielle française en décembre, car un fléchissement marqué a aussi été constaté dans d’autres pays européens.

La production de l’industrie allemande a par exemple reculé de 3,5% en décembre, enregistrant son repli le plus marqué depuis plus d’une décennie.

Plus encourageant pour l’économie française, d’autres données préliminaires publiées vendredi par l’Insee suggèrent que l’amélioration du marché du travail s’est poursuivie en fin d’année dernière malgré la contraction du produit intérieur brut (PIB).

Au cours du quatrième trimestre 2019, l’emploi salarié dans le secteur privé a progressé de 0,2%, avec 40.700 postes créés, ce qui porte à 201.000 les créations nettes de postes sur l’ensemble de l’année écoulée (+1,1%).

Les Douanes ont quant à elles fait état d’une légère réduction du déficit commercial de la France en 2019. A 58,91 milliards d’euros (après 62,84 milliards en 2018), il a connu sa première amélioration depuis 2015.

Etats-Unis : baisse des commandes de biens d’équipement en décembre

Etats-Unis : baisse des commandes de biens d’équipement en décembre

 

Le tassement économique se confirme un peu partout dans le monde y compris aux États-Unis dont  la croissance devrait perdre au moins 1 % en 2020.  Le département du Commerce a fait état d’une baisse de 0,9% en décembre des commandes de biens d’équipement hors défense et aéronautique, une catégorie considérée comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises américaines.

Cette baisse, la plus marquée depuis avril, a touché entre autres les machines industrielles, les métaux de base, les équipements électriques et les composants.

Les chiffres de novembre ont été revus à la baisse et montrent désormais une augmentation de 0,1% seulement contre +0,2% en première estimation.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une stabilité des commandes de biens d’équipement hors défense et aéronautique en décembre.

Les livraisons de cette catégorie, qui entrent dans le calcul des dépenses d’équipement, l’une des composantes du produit intérieur brut (PIB), ont parallèlement baissé de 0,4% le mois dernier après un recul de 0,3% en novembre.

Les commandes de biens durables dans leur ensemble, qui concernent aussi bien les grille-pain que les avions, ont rebondi de 2,4% en décembre après une chute de 3,1% le mois précédent.

Ce chiffre intègre entre autres une augmentation de 7,6% des commandes d’équipement de transport après un recul de 8,3% en novembre.

Les commandes de véhicules à moteur et de pièces détachées ont diminué de 0,9%.

Sondage Grève du 5 décembre: le gouvernement sera responsable

  • Sondage Grève du 5 décembre: le gouvernement sera responsable

 Près de 70% des Français soutiennent le mouvement selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. Mais ce n’est pas le chiffre le plus inquiétant pour  le gouvernement. En effet, les français condamnent par avance  le pouvoir en cas de blocage prolongé du pays. Ils estiment à hauteur de 60 % que la responsabilité en incomberait au gouvernement bien davantage qu’aux syndicats.

Le soutien est équivalent à celui qu’avaient reçu les «gilets jaunes» à leurs débuts. Selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo, 68 % des sondés considèrent que la grève de ce jeudi contre la réforme des retraites est «justifiée». Il s’agit d’un véritable retournement de l’opinion constaté en à peine un mois: dans notre dernière étude, publiée le 31 octobre, 57 % des Français considéraient que la grève n’était «pas justifiée».Dans le détail, les sympathisants LREM sont les seuls à considérer majoritairement (68 %) que le mouvement de grève n’est pas justifié. À droite, plus d’un électeur LR sur deux (51 %) déclare au contraire comprendre les raisons de cette manifestation. Un chiffre nettement plus important pour tout le reste de l’échiquier politique, quel que soit le camp concerné: qu’il s’agisse du RN (77 %), des partis de gauche comme EELV (71 %) ou le PS (82 %). Le record est détenu par LFI, dont 95 % des sympathisants soutiennent la grève.

5 décembre: des violences pour discréditer le mouvement ?

 5 décembre: des  violences pour discréditer le mouvement ?

Il est pour le moins curieux que les Pouvoirs publics annoncent par avance que plusieurs milliers de casseurs sont susceptibles de se joindre à la manifestation du 5 décembre à Paris et ailleurs. Certes l’hypothèse est vraisemblable et il est normal que les Pouvoirs publics organisent le maintien de l’ordre en conséquence. Pour autant ,cette déclaration sonne aussi comme une sorte de bizarre invitation. “Nous savons que des ‘black blocs’ et des gilets jaunes radicaux ont décidé de se joindre aux manifestations”, a-t-il poursuivi. “Ce sont quelques centaines de personnes supplémentaires à Paris et peut-être quelques milliers sur l’ensemble du territoire national”. En effet l’avenir du mouvement qui commence le 5 décembre se jouera surtout dans l’opinion publique. De ce point de vue, le gouvernement ne peut guère espérer un basculement de cette opinion qui risque de demeurer favorable aux grévistes. Par contre, des incident et surtout des violences pourraient faire changer l’avis des Français comme on a pu le constater par ailleurs avec les gilets jaunes. A la préfecture de police de Paris, on souligne un “contexte social et revendicatif des plus tendus” qui laisse présager “que les violences et les dégradations que subit la capitale depuis le mouvement dit des ‘Gilets jaunes’ sont susceptibles de se reproduire”. Les craintes ne sont évidemment pas injustifiées mais il est sans doute inutile de les susciter  par des déclarations un peu irresponsable en forme d’invitation.

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de Macron

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraits qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

Il est clair que la CFDT-cheminots était dans une position intenable coincée entre l’orientation de la confédération qui approuve une réforme systémique ( mais pas paramétrique) et le gouvernement qui n’a pas fait la moindre ouverture. Rappelons que l’année dernière une important réforme est intervenue à la SNCF se traduisant en particulier par la suppression du statut pour les nouveaux embauchés. Mais un statut qui ne serait pas remis en cause pour les salariés actuels de l’entreprise. En fait, avec la réforme des retraites, cet engagement du gouvernement est totalement contradictoire. À tout le moins on aurait pu s’attendre à une négociation qui permette de concilier l’engagement précédent du gouvernement vis-à-vis des cheminots et son orientation générale à l’égard des retraites.

 

Il est possible que le gouvernement veuille mesurer le rapport de force avant de faire actuelle concession. Le problème, c’est qu’il risque d’amplifier le mécontentement et la mobilisation en fermant la porte à tout compromis. L’engagement de la CFDT-cheminots dans la grève pourrait bien constituer un point de basculement dans la lutte qui oppose maintenant les syndicats gouvernement. Rappelons par ailleurs que la CFDT au plan confédéral est le premier syndicat de France.

 

La CFDT-Cheminots, qui avait déposé un préavis de grève pour obtenir « des engagements clairs » du gouvernement, a donc appelé lundi 2 décembre « tous les cheminots à se mettre en grève reconductible » le 5 décembre, faute d’avoir obtenu des réponses de l’exécutif, a-t-elle annoncé ce lundi. Le syndicat appelle les salariés de la SNCF à « montrer au gouvernement leur détermination à défendre les spécificités de [leurs] métiers ».

La CFDT-Cheminots estime que le gouvernement « veut jauger le niveau de mobilisation des cheminots pour mesurer le rapport de force au lieu de mettre ses propositions sur la table ». « Montrons-lui notre détermination » en partant en  »grève reconductible« , ajoute le syndicat à l’adresse des salariés de la SNCF.

« Avant de se poser la question de faire la grève ou pas, il faut d’abord voir ce qu’on a sur la table. La @cfdtcheminots ne demande pas le maintient d’un privilège mais au moins d’avoir une proposition sur la table pour que la discussion démarre »@fredericseve #LeTelSonne

— CFDT (@CFDT) December 2, 2019

Représentant plus de 18% des conducteurs de train, la CFDT-Cheminots demande notamment au gouvernement de respecter « l’engagement pris en 2018″ lors du vote de la réforme ferroviaire, où « la contrepartie » à l’arrêt des embauches au statut de cheminot (à partir du 1er janvier 2020) « était le maintien des droits » du régime spécial de retraite des cheminots.

 

Favorable à une réforme  »systémique » des retraites, la fédération CFDT des cheminots rappelle qu’elle soutient les revendications de sa confédération : « un système basé sur la solidarité et le maintien de l’âge de départ à la retraite » à 62 ans.

Les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF – CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire et SUD-Rail – ont déposé ensemble un préavis de grève reconductible pour jeudi, journée de grève nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites à l’appel de la CGT, FO, Solidaires et la FSU

Sondage grève 5 décembre: justifiée pour 66%

Sondage grève   5 décembre: justifiée pour 66%

 

 

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

 

Grève 5 décembre: une manipulation des sondages ?

Grève  5 décembre: une manipulation des sondages ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM, 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, , 66% soutiennent le mouvement du 5 décembre..

Selon un autre  sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

Sondage 5 décembre: grève justifiée pour 66%

Sondage  5 décembre: grève justifiée pour 66%

 

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

Sondage 5 décembre: grève justifiée pour 66%

Sondage  5 décembre: grève justifiée pour 66%

Selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, il y a autant de Français pour soutenir la grève du 5 décembre ( 66 %) que pour une réforme des régimes spéciaux. Une contradiction apparente  car l’opinion publique a bien compris qu’il s’agissait d’une remise en cause globale du système des retraites en France qui se traduira au final par une diminution des pensions de tous.

.Si, les deux-tiers (66%) des Français sont favorables à un alignement des régimes de retraites, ils sont tout aussi nombreux (67%) à estimer que la mobilisation du 5 décembre est avant tout une mobilisation contre la réforme de l’ensemble du système des retraites. Au départ circonscrit à la seule annonce par les syndicats de la SNCF de leur grève reconductible, le mouvement a depuis été rejoint par une foultitude de syndicats et de partis politiques. Des «Gilets jaunes» aux syndicats étudiants de gauche, en passant par la CGT et les syndicats des transports, tous ont appelé à manifester. Mis à part les sympathisants du parti présidentiel, tous les sympathisants des autres partis, des Insoumis au Rassemblement national, estiment que la mobilisation dépasse le simple cadre des régimes spéciaux.

Et la grève risque fort de durer: 65% des Français pensent que le gouvernement va tenir bon sur sa réforme des retraites, «quitte à devoir subir un long conflit social». Pour rappel, 69% des Français soutenaient le mouvement des «Gilets jaunes il y a tout juste un an. S’il s’est depuis tari du gros de ses forces, le mouvement s’est opposé au gouvernement durant de long mois, le faisant reculer sur la taxe carbone.

 

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or  Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

La grève 5 décembre va sonner la fin du macronisme ?

La grève  5 décembre va sonner la   fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants UNEF, Fidl, MNL et UNL.

5 décembre: vers une grève par procuration ?

5 décembre: vers une grève par procuration  ?

 

Curieusement les Français qui étaient pourtant favorables à la suppression de régimes spéciaux il y a quelques semaines aujourd’hui sont beaucoup plus divisés. Il y a même une majorité qui se dégage que le gouvernement abandonne désormais sa réforme. Pire, le mouvement  de 5 décembre est très largement soutenu et pourrait peut-être constituer une sorte de grève par procuration sans doute pour manifester un mécontentement sur les retraites mais aussi  un mécontentement social général .

D’après , l’IFOP-Fiducial pour CNews et Sud Radio  près de deux Français sur trois (64%) déclarent que le mouvement du 5 décembre est justifié (dont 32% jugent même qu’il est « tout à fait justifié »). Au printemps 2018, à peine plus de quatre personnes interrogées sur dix déclaraient que la mobilisation des cheminots en faveur du maintien de leur statut était justifiée (44% lors de la dernière mesure de l’IFOP en mai 2018).

 

Politiquement, on note que cette justification du mouvement est particulièrement large à gauche de l’échiquier politique (98% parmi les sympathisants La France Insoumise et 88% parmi ceux du Parti socialiste) tandis qu’à droite les sympathisants se montrent plus partagés (43% des sympathisants LR justifient le mouvement). Sur ce point, une opposition radicale s’exprime entre les sympathisants LREM et les sympathisants frontistes : trois sympathisants LREM sur quatre ne justifient pas la Grève du 5 décembre tandis que plus de trois sympathisants frontistes sur quatre (76%) la justifient.

 

Du côté du projet gouvernemental, les Français se montrent plus divisés encore. En effet, malgré le soutien à la grève du 5 décembre, à peine plus d’un Français sur deux (53%) ne souhaitent pas que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme des retraites, soit 14 points de plus que la même mesure à propos de la réforme de la SNCF de mai 2018.

 

Sur cette question, on retrouve le même clivage qu’évoqué plus haut entre des sympathisants de gauche et frontistes opposés au maintien de cette réforme (respectivement 77%, 74% et 61%) et des sympathisants de la majorité (82%) et des Républicains (66%) favorables à son maintien.

 

Probablement fondés sur l’issue de la mobilisation au moment de la réforme de la SNCF en 2018, une large majorité de Français estiment que le gouvernement n’abandonnera pas le projet de réforme des retraites. Ils sont 65% à le penser contre 79% en mai 2018 pour la réforme de la SNCF, signe que la contestation de la réforme dépasse les syndicats et que les Français anticipent un mouvement dur vis-à-vis du projet gouvernemental.

Grève 5 décembre: fin du macronisme ?

Grève  5 décembre:  fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 6 Français sur 10 approuvent la prochaine journée de grève programmée le 5 décembre prochain pour contester la réforme des retraites. À l’opposé, 4 répondants sur 10 s’opposent au débrayage.

L’appel à la grève interprofessionnelle calée au début du mois de décembre est défendue en quasi majorité dans toutes les catégories de populations, hormis les retraités (42%) qui ne seront pas concernés, les cadres (45%) et les plus diplômés (42%). Le soutien est particulièrement marqué chez les ouvriers (74%), les agents du secteur public (70%) et les ouvriers (74%).

Par ailleurs, 7 Français sur 10 interrogés par l’organisme de sondages pensent que ce mouvement va s’inscrire dans la durée et va se poursuivre au-delà du 5 décembre. À l’inverse, 28% affirment que cette grève ne devrait pas durer. Interrogés sur différents scénarios, 34% des personnes interrogées pensent que le gouvernement va maintenir l’essentiel de sa réforme et 33% déclarent que l’exécutif va poursuivre son projet en le modifiant en profondeur. Enfin, 27% indiquent que le gouvernement va repousser la réforme à plus tard.

Retraites- RATP : grève illimitée à partir du 5 décembre

Retraite RATP : grève illimitée à partir du 5 décembre

 

Une grève de cinq syndicats de la RATP de nature illimitée est envisagée par cinq syndicats pour  protester  contre la remise en cause du statut notamment en matière de retraite.  Les syndicats Unsa, CFE-CGC, SUD, FO et Solidaires de la RATP s’opposent  la réforme des retraites, qui prévoit la disparition du régime spécial des agents de la RATP. Le mouvement précédent très suivi  lancé par ces cinq syndicats avec la CGT et RS, avait très fortement perturbé en Ile-de-France le trafic des métros, RER, bus et tramways. Dix lignes de métro avaient été totalement fermées, d’autres n’étaient que partiellement ouvertes.

Dans leur communiqué, les cinq syndicats estiment que «la très forte mobilisation du 13 septembre confirme l’attachement de tous les salariés de l’exploitation, de la maintenance, du tertiaire, à leur régime de retraite et au contrat social passé avec l’État lors de leur embauche».

 

 

Etats-Unis : répit jusqu’en décembre pour les taxes chinoises

Etats-Unis : répit jusqu’en décembre pour les taxes chinoises

 

Sans doute conscient des conséquences actuelles des futures taxes de 10 % sur 300 milliards d’importations en provenance de Chine, le président américain  a indiqué  que ces éventuelles taxes n’interviendraient pas avant la fin d’année. De quoi redonner un peu le moral aux marchés financiers et aux investisseurs affectés d’une part par une conjoncture mondiale très morose, d’autre part par les sombres perspectives du commerce international du fait des sanctions réciproques prises par les États-Unis et la Chine. Ceci étant, cela n’est qu’un délai et il faut prendre en compte que Trump  est en campagne électorale et que comme d’habitude il sera capable de changer encore de position. Ce délai sera un soulagement pour les distributeurs américains.

Même si certains comptaient de toute façon faire le plein d’articles à vendre en fin d’année avant même la date d’origine d’imposition des droits de douane, soit le 1er septembre, certains auraient subi l’impact de ces taxes sur des commandes complémentaires intervenant durant la période des fêtes de fin d’année. Les autres produits, dont les droits sont repoussés au 15 décembre, sont “les ordinateurs, les consoles de jeu vidéo, certains jouets, les écrans d’ordinateur et certains produits de confection et de la chaussure”, explique l’USTR dans un communiqué.

Un autre groupe de produits bénéficiera des mêmes conditions “sur la base d’éléments touchant à la santé, à la sécurité, à la sûreté nationale et d’autres éléments». Ces annonces sont de nature à apaiser des acteurs économiques qui redoutent que les conflits commerciaux ne viennent donner un coup de frein brutal à la croissance économique mondiale.

Goldman Sachs écrivait dimanche que la peur de voir le conflit commercial sino-américain déboucher sur une récession augmentait, la banque de Wall Street elle-même n’attendant plus d’accord entre les deux pays avant l’élection présidentielle américaine de novembre 2020.Le vice-Premier ministre chinois Liu He s’est entretenu avec Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce, et Robert Mnuchin, le secrétaire au Trésor, mardi soir, a dit le ministère du Commerce chinois dans un communiqué.

La Chine a exprimé ses réserves solennelles quant au projet américain d’imposer de nouveaux droits de douane sur des produits chinois à compter du 1er septembre, est-il écrit dans le communiqué, qui ne fait aucune mention des dernières annonces américaines.“Les deux parties ont convenu de se parler à nouveau au téléphone en l’espace de deux semaines”, ajoute le ministère.

Pouvoir d’achat : l’inflation à 1,6% en décembre ?

Pouvoir d’achat : l’inflation à 1,6% en décembre ?

On peut s’interroger sur la chute de l’inflation. En effet en novembre la hausse des prix était encore à 1,9 % mais en décembre elle est tombée à 1,6 %. Une baisse qui découlerait de la diminution des prix de l’énergie mais aussi des produits manufacturés. Si la baisse de l’énergie est réelle notamment celle du pétrole par contre celle des produits manufacturés paraît plus surprenante d’autant que le changement de prix intervient rarement en décembre mais plutôt en janvier. On sait que l’indice de mesure des prix de l’INSEE est structurellement obsolète. Cet indice n’est pas neutre car c’est celui qui sert à l’indexation de nombreux revenus. D’après les chiffres officiels de l’INSEE l’inflation en 2017, s’était établie à 1% en moyenne, en 2018,  son taux a fortement progressé, grimpant jusqu’à 2,2% en octobre dernier. Le ralentissement des deux derniers mois provient principalement de la baisse des prix de l’énergie, qui jusqu’ici ont plus que compensé l’accélération continue des prix de l’alimentation. La hausse des prix à la consommation en France s’est élevée à 1,6% sur un an au mois de décembre, contre 1,9% en novembre et 2,2% en octobre, selon un chiffre provisoire publié vendredi par l’Insee. Sur un mois, les prix à la consommation devraient être stables, après un repli de 0,2% en novembre, a indiqué l’Institut national des statistiques, qui impute le ralentissement de l’inflation à la baisse des prix de l’énergie, dans le sillage de ceux du pétrole, mais aussi des services et du tabac, et d’un recul plus prononcé de ceux des produits manufacturés. En revanche, les prix de l’alimentation ont continué à accélérer avec 2,5% d’augmentation sur un an en décembre, tandis que ceux des produits manufacturés sont en baisse de 0,5% et que ceux des services progressent de 0,9% sur la période, relève dans le détail l’Insee. Le problème c’est que les dépenses des couches moyennes et défavorisés ont surtout été consacrées à l’alimentation et moins aux produits manufacturés. Notons que pour entretenir encore un peu plus de confusion l’Insee indique encore que sur un an, l’indice des prix à la consommation (IPC) harmonisé, qui sert de référence pour les comparaisons européennes, « ralentirait nettement à +1,9 %, après +2,2 % en novembre. Sur un mois, il augmenterait de 0,1 %, après un repli de 0,2 % le mois précédent. » L’institut avertit enfin que ces chiffres provisoires « ne doivent pas être utilisés pour des revalorisations contractuelles » et que le chiffre définitif de l’évolution des prix à la consommation en décembre sera communiqué le 15 janvier.

Automobile : baisse inquiétante en décembre

Automobile : baisse inquiétante en décembre

 

-Deux chiffres assez contradictoires, d’une part une progression de l’ordre de 3 % sur l’ensemble de l’année mais une baisse inquiétante de près de 15 % en décembre. Il semble bien qu’en France comme ailleurs en Europe, le marché s’inscrit depuis plusieurs mois dans une tendance baissière liée en particulier aux incertitudes économique, et environnementales. Il y a en effet les nouvelles normes imposées par l’Europe que contestent les constructeurs parce qu’elles vont remettre en cause le processus de production. Du coup certains automobilistes peuvent  être tentés d’attendre la nouvelle génération d’automobiles moins polluantes. S’ajoute à cela le ralentissement économique général provenant en particulier du tassement de la consommation des ménages, Le marché automobile français a connu en 2018 une quatrième année de hausse d’affilée, malgré un mois de décembre marqué par une baisse de 14,47% en données brutes, a annoncé mardi le CCFA. Il s’est immatriculé 165.390 voitures particulières neuves le mois dernier dans l’Hexagone, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles. En septembre, octobre et novembre, le marché avait rechuté respectivement d’environ 13%, 1,5% et 5%, après un bond d’environ 40% en août. Les nouvelles normes d’homologation WLTP ont faussé l’an dernier le cycle traditionnel des ventes, avec des remises généreuses avant l’introduction des normes, et des perturbations dans les livraisons après. Malgré le flottement du quatrième trimestre le marché automobile français a affiché une progression de 2,97% sur l’ensemble de l’année. En 2017, la croissance des immatriculations en France avait atteint 4,7%, tirée par l’embellie des perspectives économiques et l’engouement pour les nouveaux SUV, qui ne s’est pas démenti en 2018.En 2016, le marché avait progressé de 5,1% après +6,8% en 2015. Cette série faste était venue interrompre cinq années de stagnation ou de baisse imputable notamment au contrecoup de la fin des primes à la casse instaurées face à la crise de 2008-2009.En décembre, les immatriculations du groupe PSA, qui regroupe désormais les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont baissé de 1,88% par rapport au même mois de 2017, donnant +13,36% sur l’année. Les ventes des marques du groupe Renault (Renault, Dacia et Alpine pour le marché français), qui a négocié plus difficilement le virage du WLTP et qui se trouve au coeur d’une crise de gouvernance depuis l’arrestation de son PDG Carlos Ghosn au Japon, ont enregistré une baisse de 19,21%.Pour Renault, l’année 2018 se solde par une progression de 2,48%.

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