Archive pour le Tag 'début'

ZONES À FAIBLES ÉMISSIONS: LE DÉBUT DE LA « CHASSE AUX PAUVRES

ZONES À FAIBLES ÉMISSIONS: LE DÉBUT DE LA « CHASSE AUX PAUVRES

À l’initiative des écolos bobo commence début 2023 une véritable chasse aux pauvres avec l’interdiction de pénétration des véhicules anciens dans nombre de villes.

C’est la double punition pour la moins favorisés contraints de résider loin des centres de villes en raison du prix des logements et qui maintenant sont interdits de pénétrer dans les villes. Notons aussi que c’est une forme d’encouragement discret à l’industrie automobile qui baisse dangereusement. Ainsi les écolos bobos encouragent aussi l’obsolescence de véhicules qui entretenus pourraient encore durer 10 ans..

Le Grand Paris, Rouen, Reims, Stasbourg, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Nice, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse: ces 11 agglomérations sont les premières ZFE françaises.

Un acronyme qui désigne les zones à faibles émissions, qui peuvent exclure de la circulation en permanence les véhicules jugés trop polluants selon leur vignette Crit’Air.
En place depuis plusieurs années dans certaines agglomérations, les interdictions n’étaient jusqu’ici que « pédagogiques ».

La vraie bascule se fera plutôt au niveau de l’interdiction des Crit’Air 3, qui concerneront les véhicules diesels immatriculés entre 2006 et 2010 et les modèles essence immatriculés entre 1997 et 2005, soit un total d’environ 10 millions de véhicules, toujours au niveau national. Pour le Grand Paris, c’est prévu pour l’été 2024.

Le Brexit, début du déclin britannique

Le Brexit, début du déclin britannique

La sortie de l’Union européenne aura fragilisé l’économie britannique face aux crises suivantes liées à la pandémie de Covid et la flambée des coûts de l’énergie. Par Laurent Ferrara, SKEMA Business School.

Au Royaume-Uni, la polémique sur le projet de paquet de mesures pour relancer l’économie britannique, qui frôle la récession et enregistre près de 10 % d’inflation en rythme annuel, n’en finit pas. Lundi 3 octobre, le chancelier de l’Échiquier (l’équivalent du ministre des Finances), Kwasi Kwarteng, a annoncé que le gouvernement retirait finalement la disposition la plus controversée de son « évènement fiscal » : la suppression du taux d’imposition à 45 % pour les ménages les plus aisés.
L’exécutif opère ainsi un revirement par rapport à son programme de mini-choc fiscal, présenté le 23 septembre dernier et fortement dénoncé depuis par l’opposition. Le dévoilement de ce plan avait notamment conduit à une chute historique de la livre sterling sur les marchés trois jours plus tard, les investisseurs redoutant une explosion de la dette britannique. Le dimanche 2 octobre, la première ministre Liz Truss, en poste depuis un mois mais déjà a des niveaux records d’impopularité, avait reconnu des « erreurs » de communication mais maintenait que la politique de baisse des impôts était une « bonne décision ».

Pourtant, contrairement au scénario initial souhaité par Liz Truss et Kwasi Kwarteng, il n’existe pas d’évidence empirique qu’une baisse des taxes pour les plus riches soit bénéfique pour l’activité économique.

Surtout, la combinaison des politiques monétaires et budgétaires du Royaume-Uni, ce qu’on appelle le policy-mix, ne semble pas cohérente. En effet, comme la plupart des banques centrales, la Banque d’Angleterre (BoE) se situe actuellement dans un cycle de hausse de ses taux directeurs pour essayer de lutter contre l’inflation et de la faire revenir à la cible de 2 %. Le 21 septembre dernier, deux jours avant l’annonce des mesures fiscales, le comité de politique monétaire de la (BoE) avait notamment décidé de monter son taux directeur (Bank Rate) de 0,5 point de pourcentage à 2,25 %.
D’autre part, la banque centrale avait simultanément décidé de réduire progressivement au cours des douze prochains mois le stock d’obligations d’État qu’elle avait acheté, ce qui contribue également au durcissement des conditions financières. Or, la littérature académique récente converge sur les conséquences macroéconomiques négatives d’un tel resserrement qui accroît fortement le risque de basculer dans une récession économique.

Au bilan :
• l’inflation que cherche à combattre la Banque d’Angleterre va être alimentée par une baisse des taxes décidée par le gouvernement ;
• l’objectif d’une hausse de la croissance économique ambitionné par le gouvernement va être contrecarré par le durcissement des conditions financières déclenché par la banque centrale.

De plus, ce plan de relance n’est pas autofinancé, mais sera alimenté par de l’endettement public. Cela peut poser question dans un contexte de dette publique déjà considérée comme élevée (99,6 % du PIB au premier trimestre 2022), conséquence de plusieurs années de chocs économiques négatifs.
Le risque est également grand de voir une partie de cette relance budgétaire fuiter par les importations, ce qui accroîtrait d’autant le déficit commercial britannique, évalué à environ 30 milliards de livres au deuxième trimestre 2022 (total des biens et services). De plus, les premières évaluations menées au Royaume-Uni ont souligné que ce programme fiscal va clairement bénéficier aux ménages les plus riches.
Le Royaume-Uni semble donc dans une impasse face à la crise, d’autant plus que le pays reste plombé par les conséquences du Brexit.

En quelques années, l’économie britannique a connu une suite de quatre chocs négatifs : la crise financière globale et la récession qui a suivi en 2008-09, la sortie de l’Union européenne (Brexit) votée par référendum en juin 2016, la pandémie de Covid-19 en 2020-21 et enfin la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine à la suite de l’invasion russe du 24 février 2022.
Si trois de ces chocs ont été subis et sont liés à des événements extérieurs, le Brexit reste une crise que les Britanniques se sont auto-infligés en votant en faveur de la sortie de l’Union européenne. Ce choc est peut-être celui qui a fait le plus de dégâts en termes économiques, notamment en entamant la confiance des agents économiques, domestiques et étrangers.
En effet, l’incertitude de politique économique est montée rapidement à un plus haut historique suite au choc du Brexit, puis est ensuite restée à des niveaux élevés lors de l’arrivée de la pandémie de Covid-19 .

Cette incertitude élevée de politique économique, sur une période relativement longue, s’est traduite par une faiblesse persistante de l’investissement des entreprises. En effet, dans la littérature économique, l’incertitude est considérée comme un des facteurs déterminants des décisions d’investissement, avec la demande anticipée et les coûts de financement.
Si on compare le Royaume-Uni avec un pays partenaire, relativement similaire mais n’ayant pas été directement affecté par le Brexit, par exemple la France, on observe clairement un écart croissant dans les niveaux d’investissement des entreprises.
Au deuxième trimestre 2022, l’investissement des entreprises au Royaume-Uni est 7 % en dessous de son niveau de mi-2016 (au lendemain du référendum), alors qu’il est 17 % au-dessus en France (voir .

Sur la période récente, le PIB britannique n’a dépassé son niveau d’avant-Covid qu’au premier trimestre 2022. Les premiers résultats pour le deuxième trimestre 2022 indiquent toutefois une baisse du PIB de -0,1 % par rapport au trimestre précédent.

Dans ce contexte macroéconomique fragile, la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine est venue accentuer les pressions inflationnistes déjà visibles dans la reprise post-Covid. La croissance annuelle de l’indice des prix à la consommation se situe à 9,9 % en rythme annuel au mois d’août. Même si une grande partie de cette hausse est liée au choc énergétique, l’inflation sous-jacente (hors énergie, alimentation, alcool et tabac) se situe à 6,3 %, suggérant des effets de second tour non négligeables.
En particulier, le prix des biens s’est accru de 12,9 % sur an, notamment sous l’effet de contraintes sur l’offre. Cette hausse de l’inflation est diffusée à l’ensemble de l’économie : 80 % des biens et services contenus dans le panier de consommation ont connu une inflation supérieure à 4 %, contre 60 % en zone euro.
La sanction des marchés
Actuellement, l’absence de cohérence du policy-mix et le manque de crédibilité du plan de relance sont pointés par les marchés financiers. Le taux d’intérêt des obligations d’état britanniques est monté à 4,5 % le mardi 27 septembre, un plus haut historique depuis le milieu d’année 2008 (voir Graphique 3). Cette hausse des taux longs n’est pas un signal positif émis par les marchés. Certes la composante « anticipation » des taux longs s’est accrue sous l’effet de la hausse des anticipations de taux courts, mais les primes de risque, réelles et nominales, ont été très certainement réévaluées.

Sur le marché des changes, la livre s’est dépréciée d’environ 20 % depuis un an face au dollar américain atteignant la valeur de 1,07 au 27 septembre.
Certes, il existe un effet dollar dans cette évolution, au sens où la monnaie américaine s’est appréciée contre un grand nombre de devises, comme cela est systématiquement le cas lors de périodes de crise globale. Mais la livre s’est aussi dépréciée s’agissant du taux de change effectif nominal, c’est-à-dire contre un panier de 27 devises, d’environ 7 % depuis le début de l’année.
Quel est l’effet d’une telle dépréciation sur l’inflation ? La Banque d’Angleterre (BoE) possède une règle empirique pour évaluer cela. La transmission d’une dépréciation de la livre à l’inflation se fait en deux temps de la manière suivante : d’abord l’effet se produit sur les prix à l’import (entre 60 % et 90 %), puis l’effet in fine sur les prix à la consommation, en supposant constant le comportement de marge des entreprises, dépend de l’intensité en importations de la consommation, estimée à environ 30 % au Royaume-Uni. Finalement, le coefficient de transmission se situe entre 20 % et 30 % selon la BoE.

Par conséquent une dépréciation en termes effectifs de 7 % se traduirait par une hausse du niveau des prix entre 1,5 % et 2 % depuis le début de l’année. Cela n’est pas négligeable et souligne l’effet boomerang du décryptage du policy-mix par les marchés financiers sur l’activité économique.

En fin de compte, ces évolutions de marché à la suite de l’annonce du plan de relance ont contribué de manière additionnelle au durcissement des conditions financières, ce qui renforce la probabilité d’une récession dans les mois à venir. La plupart des perspectives de croissance pour 2023 restent pessimistes : selon les prévisions intermédiaires de l’OCDE publiées le 26 septembre, le PIB britannique devrait stagner en 2023 par rapport à 2022, ce qui laisse envisager quelques trimestres de croissance négative.
Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a publié le 26 septembre les hypothèses de son scénario de stress-test pour le système bancaire britannique : l’hypothèse d’une profonde récession au Royaume-Uni et simultanément pour l’économie mondiale sera envisagée lors de cet exercice.

À la vue des conséquences sur les marchés financiers des différentes annonces de politique économique, la BoE a infléchi sa position en annonçant le 28 septembre qu’elle reprenait immédiatement ses achats de titres souverains britanniques, du moins de manière temporaire jusqu’au 14 octobre.

L’argument mis en avant est le risque de stabilité financière pour le système britannique, dont elle a également la charge. Ce revirement de position rapidement après l’annonce initiale du plan de relance par le gouvernement est un bel exemple de dominance fiscale, principe selon lequel la politique monétaire dépendant de la politique budgétaire. Ce changement d’orientation monétaire s’est traduit par une volatilité accrue sur les marchés financiers.

Pour réduire cela, le dilemme entre la politique budgétaire et la politique monétaire devra se résoudre rapidement, soit par l’affirmation de la banque centrale de sa détermination à combattre l’inflation, soit par la clarification par le gouvernement de sa stratégie de financement de son plan d’action.
______
Par Laurent Ferrara, Professeur d’Economie Internationale, SKEMA Business School.
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Inflation : « pas d’amélioration avant début 2023 » (Lemaire) ou la prospective dans le rétroviseur !

Inflation : « pas d’amélioration avant début 2023 » (Lemaire)ou la prospective dans le rétroviseur !

 

Le ministre des finances Bruno Lemaire fait en quelque sorte de la prospective dans le rétroviseur en affirmant que l’inflation restera très forte en 2022 et elle ne pourra pas diminuer avant 2023. Exactement, le contraire de ce qu’il affirmait il y a quelques mois. Il considérait alors que l’inflation était uniquement conjoncturelle et qu’elle avait atteint son pic. Le problème c’est que les pics se multiplient pour désormais atteindre plus de 6 % sur un an.

Et Lemaire d’affirmer qu’il s’agit d’un pic définitif. Le pire c’est que le ministre des finances se lave les mains de la situation sidérant que seul Poutine est responsable alors qu’évidemment la hausse des prix avait commencé bien avant la guerre en Ukraine. Sommes-nous vraiment au « pic de l’inflation » comme Bruno Le Maire l’assurait dimanche dernier ? Ce mercredi, le ministre de l’économie semble s’être montré moins optimiste, expliquant qu’« il ne faut pas attendre d’amélioration sur le front de l’inflation avant début 2023 ».

Pour autant, « nous n’avons pas aujourd’hui de scénario sur la table qui prévoit une inflation à deux chiffres en France », a ajouté le ministre de l’Economie qui n’en saitt strictement rien. L’objectif est évidemment de rassurer l’opinion et d’éviter la panique et la montée des revendications pourrait réajustement des revenus.

 Concernant le risque de récession dans la zone euro (les 19 pays ayant adopté la monnaie unique), il a estimé que « tout va dépendre des décisions de Vladimir Poutine sur le gaz. Si jamais il décide de couper le gaz pour l’UE et la zone euro, nous évaluons l’impact sur la croissance, pour la seule France, à un demi-point de PIB, et sans doute davantage pour d’autres économies plus dépendantes du gaz russe que nous ». L’inquiétude plane sur l’Europe après l’annonce de Gazprom d’une suspension complète de l’approvisionnement en gaz russe via Nord Stream 1 pour une période de trois jours. Car les Européens craignent que le gazoduc reste inopérant à l’issue de travaux de maintenance. « C’est sur la question du gaz russe que se jouera une partie de la croissance en Europe dans les mois qui viennent », selon le ministre.Une belle manière de se laver les mains de la situation.

La croissance dans la zone euro s’est élevée à 0,6% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, et à 0,5% en France. Mais l’activité du secteur privé s’est contractée en août dans la zone euro, et également en France bien que moins fortement, selon les indices PMI publiés mardi par S&P Global.

Ukraine: Le début d’une longue guerre froide

Ukraine: Le début d’une longue guerre froide

Au-delà des violences qui résulteront forcément de l’invasion russe en Ukraine, l’Europe s’installe dans un environnement de longue guerre froide avec la Russie. Poutine a déclenché le scénario du pire, celui d’une tentative de «dressage» de l’Ukraine, estime, Bruno TERTRAIS,  le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) dans le Figaro.

 La Russie a bombardé et envahi le territoire ukrainien ce jeudi. Quels sont, selon vous, les objectifs militaires, mais aussi géopolitique de Vladimir Poutine?

Bruno TERTRAIS.- L’objectif final est évidemment politique, même si Poutine a annoncé qu’il s’en tiendrait à des cibles «militaires». Ce qui est frappant, c’est qu’il reprend systématiquement, à mots couverts, un langage employé – à bon ou mauvais escient – par les pays occidentaux dans les deux dernières décennies. Il évoque – contre toute évidence – un «génocide» dans le Donbass: c’est une référence au Kosovo (1999). Il suggère que le «régime» de Kiev doit être renversé et prétend même qu’il pourrait fabriquer des armes nucléaires: c’est une référence à l’Irak (2003).

Où s’arrêtera-t-il?

C’est pour l’instant le scénario du pire, celui d’une tentative de «dressage» de l’Ukraine, un État qu’il veut a minima affaiblir et a maxima faire revenir par la force «à la maison».

Transition énergétique: Un début en Europe et encore !

 Transition énergétique: Un début en Europe et encore !

Le directeur du centre énergie & climat de l’Institut français des relations internationales, Marc-Antoine Eyl-Mazzega, estime que le monde n’est pas sorti du fossile. Il y a urgence, selon lui, à s’attaquer au charbon, au méthane, et à protéger les forêts et les océans.

En mai 2021, l’Agence internationale de l’énergie appelait, pour la première fois, à ne plus investir dans de nouvelles installations pétrolières ou gazières. Six mois plus tard, lors de la conférence mondiale sur le climat (COP26) de Glasgow, en Ecosse, des engagements inédits étaient pris pour tenter de réduire le recours aux fossiles. Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie & climat de l’Institut français des relations internationales (IFRI), revient sur les enjeux colossaux liés à la transformation du secteur de l’énergie.

Cet article est tiré du « Bilan du Monde » 2022. La nouvelle édition est en vente dans les kiosques à partir du lundi 24 janvier ou par Internet en se rendant sur le site Boutique.lemonde.fr

Où en est-on de la transition énergétique ?

On a connu, au cours de l’histoire, différentes phases qui correspondent à l’utilisation de différents vecteurs énergétiques. Les équilibres ont été modifiés, mais on a surtout ajouté de nouvelles sources d’énergie : aujourd’hui, la moitié de la planète est encore en diversification énergétique. Au charbon, au pétrole, au gaz, on ajoute du solaire, de l’éolien et éventuellement du nucléaire, mais sans réduire les fossiles.

En Europe, nous sommes dans une situation exceptionnelle. Il y a clairement eu un découplage entre la croissance économique en hausse et les émissions de gaz à effet de serre qui ont diminué – pas assez, mais elles ont baissé. Les Etats-Unis ne connaissent pas ou peu de découplage, et tous les pays qui n’ont pas encore émergé ont des niveaux d’émissions très marginaux. En réalité, la transition énergétique n’a commencé que chez nous.

Dans ce contexte, est-il possible d’abandonner réellement les fossiles ?

Nous n’avons pas le choix. Il faut sortir du charbon, réduire très largement la consommation de pétrole et de gaz. En Europe, c’est en cours, mais la difficulté est que nous sommes dans un entre-deux : nous ne sommes pas encore sortis des fossiles et pas encore pleinement dans le nouveau monde des technologies bas carbone. Nous subissons donc les inconvénients et les vulnérabilités liés aux deux systèmes.

Quel bilan tirez-vous de la COP26 de Glasgow ?

Après la COP, le verre me semble à moitié plein, avec l’adoption d’objectifs de neutralité carbone, les engagements sur le charbon ou le méthane. Mais les engagements pris sont trop lointains par rapport à l’urgence qui est la nôtre et le grand défi reste de mettre en œuvre ces promesses. Or, dans la plupart des cas, il n’y a pas de stratégies ou, quand il y en a, elles sont inadaptées aux réalités.

Electricité: risque de crash début janvier

Electricité: risque de crash début janvier

 

Les conditions climatiques, l’environnement géopolitique et la crise sanitaire susceptible de créer une crise de production de l’électricité en France. Cela d’autant plus que les pouvoirs publics ont décidé de fermer Fessenheim alors que des réacteurs pour l’objet d’une vaste opération d’entretien. Bref, la Frans premier producteur exportateur d’électricité risque d’importer de l’électricité en particulier d’Allemagne où dominent les centrales à charbon ! Le risque le plus grave est sans doute celui qui résulterait d’un absentéisme provoqué par le virus et qui affecterait notamment la production d’électricité . Actuellement c’est précisément en raison de la pandémie que l’entretien de réacteurs n’a pu être assurée à temps.

 « Instantanément, il n’y a pas de sujet d’approvisionnement, la consommation électrique des entreprises va baisser à partir de Noël. Mais on redoute le 3 janvier, la reprise des usines et le redémarrage des ateliers. Le ressaut de consommation sera très significatif, poursuit Nicolas de Warren, , Président de l’Union des industries utilisatrices d’énergie:

. Si je me réfère à l’an dernier, c’est une marche d’escalier qui peut atteindre de l’ordre de 20 gigawatts. Ces derniers jours, la puissance appelée était d’environ 80 gigawatts, et sur ce montant, la France importait 12 à 13 gigawatts. 

Covid: Une cinquième vague début janvier est une sixième vague en février mars

Covid: Une cinquième vague début janvier est une sixième vague en février mars

La cinquième vague de la pandémie risque d’atteindre son sommet vers janvier mais le responsable est encore de façon ultra majoritaire le variant delta. Ensuite viendra l’efet du variant omicron encore davantage contaminant même s’il n’est pas plus dangereux. Au Royaume-Uni on prévoit déjà des contaminations quotidiennes de leur de 200 000 par jour. On voit mal comment la France pourrait être épargnée par le phénomène. D’ailleurs pour le variant delta, on constate aujourd’hui que les chiffres de contamination sont devenues à peu près identique en France, Royaume-Uni et en Allemagne : autour de 50 à 60 000 quotidiennement. Après la cinquième vague due au delta, il faudra compter sur une sixième vague imputable au variant et micron à partir de février mars. Bref l’année 2002 est très mal partis sur le plan sanitaire et sans doute aussi sur le plan économique car des mesures restrictives beaucoup plus dures qu’aujourd’hui devront s’imposer.

Omicron est « clairement hautement transmissible », avait ainsi déclaré mardi dernier à l’AFP, Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire. Il pourrait devenir majoritaire en Europe « dans les tout prochains mois », avançaient également des projections publiées le 2 décembre par l’agence de l’Union européenne chargée des maladies. Sur la base de ces modèles mathématiques, « Omicron pourrait causer plus de la moitié des infections provoquées par le virus SARS-CoV-2 dans l’Union européenne d’ici les tout prochains mois ».

« Ce que l’on a vu en Afrique du Sud et ce que l’on voit actuellement au Royaume-Uni est assez inquiétant. On est sur un variant qui se propage beaucoup plus facilement que le variant Delta et qui touche des populations que l’on croyait immunisées jusqu’à présent », a expliqué ce lundi sur BFMTV l’épidémiologiste Pascal Crépey.

« On a un temps de doublement de l’épidémie de 2,5 jours, cela veut dire que tous les 2,5 jours on double le nombre d’infectés. Aujourd’hui le Royaume-Uni est autour de 3000 cas, à ce rythme là, dans une semaine ils sont à 20.000 et dans deux semaines à 160.000 cas », continue-t-il.

« Cela va extrêmement vite, c’est cela qui est très inquiétant », et avec le variant déjà présent sur le territoire français, « il n’y a pas de raisons d’imaginer qu’il ne se passe pas ce que l’on voit sur le territoire du Royaume-Uni« , sur notre sol.

Sondage Zemmour : début de campagne ratée pour 70 %

 

Selon une étude Odoxa-Backbone Consulting réalisée pour Le Figaro, 70 % des Français considèrent que le début de campagne de Zemmour est raté.

Le constat est d’ailleurs partagé y compris par les populations électorales ciblées par l’essayiste, que ce soit du côté des sympathisants Les Républicains (67%) ou de ceux du Rassemblement national (53%).

Son constat sur la réalité de la France séduit 4 Français sur 10 et parle particulièrement aux sympathisants LR (68%) et RN (71%). Mais ces derniers demeurent plus partagés sur les idées du candidat : 48% les trouvent bonnes, 51% pensent le contraire. Surtout, ils ne le voient pas à l’Élysée et ne lui reconnaissent pas la stature d’un président de la République – 79% pour les sympathisants LR ; 54% pour les sympathisants RN.

Covid France cinquième vague : ce n’est qu’un début (Martin Blachier )

Covid France cinquième vague : ce n’est qu’un début (Martin Blachier )

 5000 contaminations il y a environ un mois, 15 000 samedi dernier et plus de 22 000 ce samedi 20 novembre, la pandémie progresse de façon inquiétante en France où la cinquième vague ne semble qu’au début de son évolutionEstime l’épidémiologiste Martin Martin Blachier. On pourrait rapidement atteindre 50 000 contaminés d’ici un mois. Bref mesure restrictive nouvelle le brassage des populations de fin d’année pourrait provoquer une catastrophe.Invité à l’antenne de Franceinfo ce vendredi 29 octobre, l’épidémiologiste Martin Blachier s’est montré formel : « On est au début de la 5e vague », a-t-il lancé sur le plateau avant d’ajouter, alarmiste : « On est au début de ce phénomène de reprise épidémique et il n’y a aucune raison que ça s’arrête« . Après deux mois successifs de baisse, la France encaisse un léger rebond de l’épidémie de Covid-19. Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les appels à la vigilance. « L’épidémie recommence à gagner du terrain« , a prévenu Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, sur RTL.

Les hôpitaux français pourront-ils supporter une 5e vague ? « On n’envisage pas pour l’instant qu’il y ait un phénomène de saturation (…) mais en revanche, c’est vrai que la pression qui existe aujourd’hui va encore s’intensifier sur les services hospitaliers et les services de réanimation », a assuré sur Franceinfo l’épidémiologiste .

CAC 40 : en hausse 20 % depuis le début de l’année

CAC 40 : en hausse  20 % depuis le début de l’année

 

Le CAC 40 affiche une progression étonnante de 20 % depuis le début de l’année cela moins en raison du résultat des entreprises que de la perfusion de masses de liquidités déversées par les banques centrales. Des liquidités qui compte  tenu des taux proches de zéro s’investit surtout en bourse et beaucoup moins en obligations. La question est évidemment de savoir si cette situation va durer. En effet globalement la rentabilité des entreprises est loin d’avoir atteint ce taux de 20 %. Il y a d’ailleurs beaucoup de dispersions dans cette évolution de la situation financière des entreprises selon leurs activités.

La banque centrale européenne, comme d’ailleurs nombre d’autres banques centrales comme la Fed,  inonde l’économie  de milliards supposés soutenir l’activité. Mais nombre de ces sommes n’atterrissent pas sur le terrain concret de l’économie mais dans les canaux bancaires et financiers qui préfèrent spéculer plutôt que de soutenir des entreprises dont certaines à l’avenir douteux en tout cas fragiles.

La réalité économique en France c’est que la croissance au second trimestre n’a atteint que 0,9 % (après 0 % au premier trimestre) qu’on peut espérer une croissance de 4 à 5 % en 2021 mais qu’on sera encore en dessous du niveau de 2019. Globalement la situation financière des entreprises est loin d’être reluisante mais il y a longtemps que la bourse n’est plus corrélée avec la situation économique réelle.

Campagne de rappel vaccinal début septembre

Campagne de rappel vaccinal début septembre

Une campagne de rappel de vaccination commencera à compter de début septembre pour les vaccinés de janvier et février, a annoncé Emmanuel Macron ce lundi.

« Dès la rentrée, une campagne de rappel (de vaccination) sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d’une nouvelle injection », a déclaré le président de la République, en s’adressant aux personnes vaccinées « en janvier et février », qui étaient souvent les plus vulnérables. « Les rendez-vous pourront être pris dès les premiers jours de septembre », a-t-il ajouté.

La campagne de vaccination avait commencé le 27 décembre 2020. Depuis la mi-juin, elle est ouverte à toutes les personnes âgées de 12 ans et plus. Dimanche, 27.385.182 de personnes présentaient un schéma vaccinal complet, ce qui représente 40,6% de la population totale.

Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année

  • Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année
  • Un article du Wall Street Journal qui explique la folie des cryptes menées et de ses éventuelles conséquences en cas de chute sur les marchés financiers.
  •  
  • La crypte menée la plus connue à savoir le bitcoins a enregistré une chute brutale de 10 % récemment. Une chute qui n’est sans doute pas terminé compte tenu de la très grande volatilité de ce produit financier qui en réalité ne s’appuie sur aucun actif. En outre les banques centrales sont actuellement en train d’étudier les possibilités de mettre au point des crypto monnaie reposant elle sur les actifs de ces institutions financières. Lundi, le dogecoin a fait l’actualité à Wall Street : la cryptomonnaie à tête de chien a grimpé en flèche, portant sa progression depuis début janvier à 8 100 %, soit plus que les gains du S&P 500 (dividendes compris) depuis… 1988.
  • Cette ascension a fait du dogecoin, né du mème « Doge » (NDLR : qui utilise une photo de chien de la race shiba accompagnée de texte humoristique, souvent en mauvais anglais), un actif qui vaut désormais quelque 50 milliards de dollars, soit plus que Marriott International ou Ford.
  • Le destin du dogecoin n’est pas sans rappeler l’envolée de GameStop : en début d’année, des traders s’étaient regroupés sur Reddit et d’autres réseaux sociaux pour faire du vendeur de jeux vidéo sur le déclin une superpuissance boursière.
  • Cette fois-ci, ils sont allés encore plus loin : ils ont transformé une parodie en actif bien réel, offrant au passage des gains colossaux aux premiers acheteurs. Et ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin : ils ont décidé que ce mardi serait le « Doge Day » et s’organisent tant bien que mal pour que la cryptomonnaie vaille ce soir un dollar, contre 39 cents lundi à la clôture et moins d’un penny en janvier.

 

  • Ces deux épisodes soulignent le poids des investisseurs individuels qui, pour peu qu’ils se réunissent au sein de communautés en ligne, peuvent avoir un impact étonnamment fort sur les cours de Bourse. Ils témoignent aussi de la certitude que les prix vont continuer de monter et portent en eux le risque qu’au premier retournement du marché, ces fortunes disparaissent aussi vite qu’elles étaient apparues.
  • « Les gens qui se lancent en ce moment sont souvent des novices, ils n’étaient pas là au dernier krach du bitcoin », raconte Robert Drach, gérant chez Drach Advisors à Tallahassee, où il s’occupe des investissements de clients individuels.
  • Pour l’heure, les montagnes russes des actifs chouchous des forumeurs n’ont pas eu beaucoup d’influence sur le reste de la sphère financière. Le titre GameStop a flambé en janvier avant de retomber sans que les grands indices ne soient touchés. Cela étant, nombreux sont les investisseurs qui suivent ces bizarreries, se disant qu’un effondrement du dogecoin ou du bitcoin pourrait pousser les hedge funds et d’autres grands investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués, et pourrait donc provoquer un mouvement plus général d’aversion au risque.
  • Même s’il n’y a actuellement aucune raison de redouter un krach boursier, l’ascension du dogecoin « me fait beaucoup penser à une bulle », ajoute Robert Drach. « Cela m’inquiète toujours un peu, pas seulement pour les investisseurs en dogecoin, mais aussi pour les investisseurs en actions. »
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché
  • Quoi qu’il en soit, pour le moment, le dogecoin illustre un fait aussi improbable qu’avéré : en 2021, ce sont les paris les plus fous qui peuvent rapporter le plus. Une personne qui aurait investi 10 000 dollars en dogecoin le 31 décembre aurait été, hier lundi, à la tête d’un pactole dépassant les 821 000 dollars, selon des données Kraken. La même somme placée en actions GameStop vaudrait un peu moins de 87 250 dollars. Et 11 150 dollars, dividendes inclus, si elle avait été investie dans un ETF suivant le S&P 500.
  • Si le dogecoin touche la barre symbolique du dollar, sa valeur dépassera celle de grands noms de la bourse américaine, dont Advanced Micro Devices, CVS Health et General Motors.
  • « C’est absurde, soupire Billy Markus, co-créateur du dogecoin. Je n’ai jamais vu ça, c’est un de ces trucs qui ne s’arrête plus de grimper une fois qu’il a démarré. »
  • Le dogecoin n’a aucune utilité et, contrairement à la plupart des cryptomonnaies, il existe en quantité illimitée : chaque jour, des ordinateurs résolvent des énigmes mathématiques pour débloquer de nouveaux dogecoin. Lundi, on en dénombrait environ 129,2 millions en circulation, selon CoinDesk.
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché. Depuis le début de l’année, cette allégresse a profité aux « memes stocks », ces valeurs devenues virales (Gamestop par exemple), mais aussi aux jetons non fongibles qui servent à garantir l’authenticité d’une œuvre d’art ou d’images sportives.
  • Particulièrement volatiles, les cryptomonnaies peuvent enregistrer des hausses ou des baisses à deux chiffres en l’espace de quelques heures. Sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies Coinbase Global, les cours du bitcoin et de l’ether ont atteint de nouveaux records la semaine dernière. Puis, dimanche, le bitcoin s’est effondré de plus de 10 %, plombé par des spéculations affirmant que le département du Trésor allait engager des poursuites contre certaines institutions accusées de blanchir de l’argent grâce aux cryptomonnaies.
  • Les chèques envoyés aux ménages américains et la faiblesse des taux d’intérêt ont fait flamber les actions l’an passé, mais aussi dopé le dogecoin, selon Robert Drach.
  • « Je trouve ça gonflé de gagner des tonnes d’argent grâce à un [ETF] sur le S&P 500 tout en se moquant des gens qui achètent du dogecoin, parce que ce sont les mêmes liquidités qui soutiennent tous ces actifs », ajoute-t-il.
  • Les traders racontent, eux, qu’ils ont eu l’idée du « Doge Day » après avoir vu une publicité sur le compte Twitter de Slim Jim. Filiale de Conagra Brands, la marque de snack salés utilise régulièrement des mèmes pour faire parler d’elle. Cette fois-ci, elle voulait lancer DogeSlimJim mardi, demandant à la « DogeArmy » de faire passer le message, et avait rempli son compte de mèmes reprenant le célèbre shiba.
  • Lanie Friedman, porte-parole de Conagra, a expliqué que la marque voulait lancer un produit numérique inspiré du doge, sans donner plus de précisions. Elle a toutefois précisé que la campagne de Slim Jim n’avait aucun lien avec la valeur du dogecoin.
  • Shaun Becker habite à Phoenix. C’est après avoir vu les tweets de Slim Jim qu’il a commencé de parler du « Doge Day » sur son compte Twitter. Analyste spécialiste des risques de la conformité, cet homme de 36 ans a acheté ses premiers dogecoin le 8 février, quand des célébrités (dont Elon Musk, le patron de Tesla, et le rappeur Snoop Dogg) ont commencé d’en faire la publicité. Ses 1 179,42 dollars d’investissement valaient 4 477 dollars lundi, pour un dogecoin à 39 cents.
  • « J’ai bon espoir que, mardi, il atteigne au moins un dollar, prédit-il. Même si on ne met que 100 dollars, on peut doubler sa mise. Je ne veux pas pousser les gens à faire des investissements risqués, je veux juste que tout le monde ait une part du gâteau. »
  • La semaine dernière, les petits nouveaux avaient accumulé tant de bitcoins que Robinhood Markets a eu du mal à tout gérer.
  • Selon la très populaire application de trading, l’intérêt que suscite cette cryptomonnaie depuis jeudi dernier « a fait peser une pression très forte sur les systèmes d’échange », qui ont fini par lâcher. Tout a été réparé en moins de deux heures, souligne Robinhood, mais de nouveaux problèmes sont survenus vendredi, lorsque le dogecoin a signé un nouveau record en séance à 45 cents. Ils ont perturbé quelques ordres et retardé l’envoi de notifications à certains clients, a précisé l’entreprise.
  • Robinhood (et d’autres plateformes de trading destinées aux particuliers) ont connu des pannes et des incidents techniques l’an passé en raison de l’explosion de la demande. En début d’année, Robinhood avait également été vertement critiquée pour avoir suspendu puis limité les achats de titres dont la popularité avait grimpé en flèche (GameStop notamment).
  • Entre jeudi et vendredi, sur Kraken, une Bourse qui appartient à Payward, les volumes d’échange de dogecoin ont atteint 71 fois leur moyenne sur 30 jours.
  • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)
  • Traduit à partir de la version originale en anglais

Macron : Fin de l’isolement sanitaire, début de l’isolement politique

Macron : Fin de l’isolement sanitaire, début de l’isolement politique

 

 

Macron sort  de l’isolement sanitaire mais va s’engager pour le temps qui lui reste dans une période particulièrement complexe et dangereuse. Il aura en effet à justifier un bilan économique assez catastrophique puisque par exemple la baisse de la croissance en France 2020 aura été à peu près le double de celle de l’Allemagne. Mécaniquement le chômage a suivi. Surtout ce chômage va s’amplifier de manière considérable en 2021. En 2020,  on a déjà perdu 700 à 800 000 emplois et en 2021 on atteindra sans doute 1 million supplémentaire.

 

Politiquement Macron va voir se décomposer progressivement sa majorité. Les alliés vont se montrer de plus en plus critiques et au sein même d’EN MARCHE les défections vont s’ajouter aux déceptions chez les députés dont la plupart vont hésiter à se présenter avec l’image du parti présidentiel.

 

On reprochera aussi à Macron sa gestion très contradictoire de la crise sanitaire alternant laxisme et étatisme. Pour parler clair, le temps n’est plus aux réformes mais à la justification du passé. Sur ce terrain, Macron sera de plus en plus isolé.

 

“Durant la maladie, il a pu rester mobilisé sur les principaux dossiers d’actualité de notre pays et tenir conseils et réunions prévus. Il poursuivra de la même manière son action dans les heures et jours à venir”, a précisé l’Elysée dans un communiqué très neutre qui traduit sans doute un peu l’expectative de l’Élysée.

Pétrole : le début de la fin ?

Pétrole : le début de la fin ?

 

Le pétrole ne va évidemment pas disparaître du jour au lendemain et la transition énergétique se fera progressivement parce que dans le deux nombreux domaines il n’y a pas d’autres alternatives actuellement que l’utilisation du pétrole. Ceci étant on pourrait avoir connu le pic de consommation de cette source. D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûre mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

 

La bagarre pour l’investiture chez les verts est clairement engagée entre d’une part Yannick Jadot, écolo modéré et Éric Piolle , écolo bobo gauchisant. De toute façon , Yannick Jadot a déjà perdu la première manche puisque lors de leur dernière réunion nationale les verts ont refusé sa proposition de vote pour sa candidature aux présidentielles. Ils ont renvoyé l’échéance après les départementales et les régionales de mars.

Interrogé par BFMTV/RMC ce mardi matin, le maire EELV de Grenoble a donc indiqué qu’il décidera d’une éventuelle candidature à la présidentielle «au printemps prochain», soit «après les régionales». L’écologiste laisse donc un peu de suspense supplémentaire bien qu’il assure déjà que «sa détermination est totale pour construire un espace de victoire en 2022»«Je m’y engage», a-t-il insisté, annonçant qu’il travaillait actuellement pour monter «un collectif».

En attendant, Éric Piolle assure qu’il y aura «évidemment un candidat qui portera l’écologie politique» à la prochaine présidentielle. «L’arc humaniste d’aujourd’hui, l’écologie qui doit transformer la société, a besoin d’un candidat à la présidentielle», a-t-il martelé.

Il est évident que l’hypothèse d’une union de la gauche tombe à terre avec cette décision des verts de continuer en solo leur progression électorale. D’un autre côté, Mélenchon se présentera aussi. Autant dire que la gauche sera une nouvelle fois relativement éclatée.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol