Archive pour le Tag 'début'

Pétrole : le début de la fin ?

Pétrole : le début de la fin ?

 

Le pétrole ne va évidemment pas disparaître du jour au lendemain et la transition énergétique se fera progressivement parce que dans le deux nombreux domaines il n’y a pas d’autres alternatives actuellement que l’utilisation du pétrole. Ceci étant on pourrait avoir connu le pic de consommation de cette source. D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûre mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

 

La bagarre pour l’investiture chez les verts est clairement engagée entre d’une part Yannick Jadot, écolo modéré et Éric Piolle , écolo bobo gauchisant. De toute façon , Yannick Jadot a déjà perdu la première manche puisque lors de leur dernière réunion nationale les verts ont refusé sa proposition de vote pour sa candidature aux présidentielles. Ils ont renvoyé l’échéance après les départementales et les régionales de mars.

Interrogé par BFMTV/RMC ce mardi matin, le maire EELV de Grenoble a donc indiqué qu’il décidera d’une éventuelle candidature à la présidentielle «au printemps prochain», soit «après les régionales». L’écologiste laisse donc un peu de suspense supplémentaire bien qu’il assure déjà que «sa détermination est totale pour construire un espace de victoire en 2022»«Je m’y engage», a-t-il insisté, annonçant qu’il travaillait actuellement pour monter «un collectif».

En attendant, Éric Piolle assure qu’il y aura «évidemment un candidat qui portera l’écologie politique» à la prochaine présidentielle. «L’arc humaniste d’aujourd’hui, l’écologie qui doit transformer la société, a besoin d’un candidat à la présidentielle», a-t-il martelé.

Il est évident que l’hypothèse d’une union de la gauche tombe à terre avec cette décision des verts de continuer en solo leur progression électorale. D’un autre côté, Mélenchon se présentera aussi. Autant dire que la gauche sera une nouvelle fois relativement éclatée.

Début du déclin du pétrole

Début du déclin du pétrole

D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûre mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

600 000 emplois supprimés au premier semestre et autant à attendre début 2021

 

 

Alors que le système de chômage partiel agit comme une sorte de bouclier contre les licenciements, malgré tout, nombre d’entreprises ajuste leurs effectifs. Ainsi depuis le début de l’année 600 000 emplois ont été supprimés. On sait que le système de chômage partiel doit prendre fin presque partout à la fin de l’année. Conclusion, le processus d’allègement des effectifs va s’amplifier début 2021.

Un phénomène incontournable quand on sait qu’il va manquer en 2021 5 % de croissance par rapport à 2019. Cette baisse de 5 % du PIB se traduit mécaniquement par une hausse supplémentaire du chômage de l’ordre d’un million . D’où évidemment l’inquiétude particulière des ménages qui sont essentiellement sensibles à cet indicateur qui va peser sur le pouvoir d’achat et qui amène ceux qui le peuvent à privilégier l’épargne plutôt que la consommation.

 La seule question qui se pose est de savoir si le pouvoir actuel est en capacité de réinstaller la confiance pour faciliter la consommation premier soutien de la croissance puisque les investissements et les exportations sont eux nettement à la traîne.

Nucléaire: début de montage du réacteur Iter

Nucléaire: début de montage du réacteur Iter

Début du montage du projet de fusion nucléaire Iter, près de quinze ans après ses débuts, l’assemblage du réacteur du projet international ITER, dont l’ambition est de maîtriser la fusion de l’hydrogène; une reproduction de la fusion qui se produit dans le soleil les étoiles .

ce gigantesque réacteur permettra de reproduire la réaction de fusion de l’hydrogène qui se produit naturellement au cœur du soleil : concrètement, cette fusion sera obtenue en portant à une température de l’ordre de 150 millions de degrés un mélange de deux isotopes de l’hydrogène transformé à l’état de plasma.

En bombardant la paroi du Tokamak, les neutrons nés de cette fusion produisent de la chaleur qui sera évacuée par un circuit d’eau sous pression pour aller ensuite alimenter, sous forme de vapeur, une turbine et un alternateur, et produire en bout de chaîne de l’électricité.

ITER pourrait produire son premier plasma fin 2025-début 2026 et le réacteur pourrait atteindre sa pleine puissance en 2035.

Si elle est maîtrisée, la fusion de l’hydrogène serait une source d’énergie sûre et propre, permettant de s’affranchir des énergies fossiles. Obtenue à partir de combustibles présents en abondance sur terre, l’eau et le lithium, elle a l’avantage de ne pas générer de déchets radioactifs, à l’inverse d’un réacteur nucléaire.

 

“ une énergie non polluante, décarbonée, sûre et pratiquement sans déchets, qui permettra tout à la fois de répondre aux besoins de toutes les zones du globe, de relever le défi climatique et de préserver les ressources naturelles”, a déclaré Emmanuel Macron dans un message vidéo enregistré.

“Avec la fusion, le nucléaire peut être une filière d’avenir, encore plus qu’il ne l’est déjà”, a ajouté le président de la République.

Au cours des derniers mois, de nombreux éléments particulièrement complexes et massifs de la machine Iter, appelée “tokamak” et qui comptera plus d’un million de composants, ont été livrés sur le site.

“Nous savons que la partie la plus difficile est devant nous. Construire cette machine pièce par pièce sera comme assembler un puzzle géant tridimensionnel dans un calendrier complexe”, a souligné Bernard Bigot, le directeur général d’Iter, lors d’une conférence de presse.

Iter vise à démontrer que la fusion nucléaire – entre le deutérium et le tritium, deux isotopes de l’hydrogène -, obtenue à partir d’un plasma porté à une température de l’ordre de 150 millions de degrés Celsius, peut être utilisée comme source d’énergie à grande échelle et non émettrice de CO2 pour produire de l’électricité.

L’équipement expérimental reproduirait ainsi les réactions de fusion de l’hydrogène qui ont lieu au coeur du soleil et des étoiles, convertissant une infime masse de matière en une quantité d’énergie considérable.

L’agence internationale constituée pour bâtir Iter (“le chemin” en latin) rassemble 35 pays : ceux de l’Union Européenne (45% du financement), le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis (9% du financement chacun).

Les membres de l’agence contribuent essentiellement au projet “en nature”, c’est-à-dire en fournissant les éléments de la machine, dont le coût est estimé à quelque 20 milliards d’euros contre cinq milliards environ à l’origine.

La première expérience de plasma non nucléaire produit par Iter est prévue pour fin 2025, puis, après dix ans de retour d’expérience, un plasma nucléaire devrait être testé dans le but de valider la production d’énergie.

MAX 737 Boeing testé peut-être «en début de semaine prochaine»

MAX 737 Boeing testé peut-être «en début de semaine prochaine»

Depuis des mois, le géant aéronautique américain est à la peine pour remettre en service l’avion vedette de sa flotte. Le logiciel anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans les deux accidents. D’autres problèmes, dont un concernant des câblages électriques, ont par la suite été détectés au cours des travaux de modifications. Boeing escomptait il y a encore quelques mois une remise en service du MAX pour la mi-2020, c’est-à-dire en juin. Mais la pandémie de Covid-19, qui a entraîné des restrictions de voyage et le confinement des travailleurs, est venue contrarier son calendrier. Certains reprochent au constructeur avoir trop tiré sur certains éléments de la compétitivité de l’avion fragilisant ainsi sa fiabilité. Pour preuve cette déclaration d’un cadre de Boeing sur le site de la dépêche ::

Ed Pierson, ancien cadre supérieur de l’avionneur américain, avait  livré un témoignage accablant devant la commission des transports et des infrastructures du Congrès. Il a affirmé avoir mis en garde la direction de Boeing « sur la détérioration des conditions de l’usine de Renton » dès l’été 2018, et ceci à deux reprises. Ses craintes de voir sortir du site « des avions défaillants et potentiellement mortels » ont été corroborées par un ouvrier de Renton. Là encore, la direction a été informée que les conditions de travail dans l’usine ne garantissaient plus la sécurité de nombreux exemplaires de 737 MAX. Devant la commission des transports et des infrastructures du Congrès, Pierson a suggéré que la haute hiérarchie de Boeing a fait prévaloir les profits sur toute autre considération…

« M. Pierson soulève des questions sur la production du 737 Max, mais aucune des autorités enquêtant sur les accidents dans lesquels il est impliqué n’a constaté que les conditions de production dans l’usine du 737 ont contribué de quelque manière que ce soit à ces accidents », a toutefois répliqué Boeing aux insinuations de son ex-employé.

L’ex-cadre du constructeur a par exemple évoqué un mail adressé en juin 2018 à Scott Campbell, vice-président de Boeing et responsable du programme MAX 8. Ed Pierson écrivait : «Franchement, toutes mes sonnettes d’avertissement internes se déclenchent», à propos du manque de main-d’œuvre qualifiée ou des cadences infernales qui fatiguaient les équipes. «Pour la première fois de ma vie, je suis désolé de dire que j’hésite à mettre ma famille dans un avion Boeing», avertissait encore l’ancien responsable devenu lanceur d’alerte. Ed Pierson a également rappelé avoir demandé aux dirigeants de Boeing de stopper la production de 737 MAX pour mettre fin au « chaos dans l’usine de Renton ». En vain…Plus tard, lorsqu’il a établi un lien entre les conditions de travail qu’il a décrites et les crashs qui sont survenus, Boeing a jugé ses allégations « complètement infondées ».

Déconfinement début juin

Déconfinement début juin

 

Une nouvelle phase s’ouvre le 2 juin, “la liberté, enfin, va redevenir la règle et l’interdiction constituera l’exception”, a dit Edouard Philippe, qui a présenté la nouvelle carte où l’Ile-de-France, Guyane et Mayotte sont désormais les seules régions à risque majoré.

“Les résultats sont bons sur le plan sanitaire même si nous restons prudents. Même si nous ne pouvons pas courir le risque de la désinvolture, les nouvelles sont plutôt bonnes”, a-t-il dit à propos d’une épidémie désormais “sous contrôle” après avoir fait près de 28.600 morts selon un dernier bilan.

Dans la longue liste de réouvertures annoncées figurent les parcs et jardins, les collèges et les lycées, ainsi que les restaurants et cafés dans toutes les zones “vertes”. En Ile-de-France, la réouverture sera limitée aux débits de boissons dotés d’une terrasse.

“L’esprit de ces règles, c’est la responsabilité de nos concitoyens, c’est le fait de comprendre que nous sommes tous collectivement, quels que soient notre âge, notre statut, notre activité, notre situation, un des acteurs de la lutte contre l’épidémie”, a-t-il dit. “Il ne s’agit pas d’avoir peur, d’avoir peur des autres, certainement pas. Il s’agit d’être soi-même suffisamment méticuleux et organisé pour être certain de se protéger soi-même et de protéger les autres”.

Edouard Philippe a mis en garde contre tout “relâchement” favorable à un regain de l’épidémie, alors qu’un nouveau point d’étape sera fait par les pouvoirs publics le 22 juin, juste avant les congés d’été.

Edouard Philipe a évoqué la prochaine “bataille” que constitue la crise économique liée à l’épidémie, qui a mis une grande partie du monde à l’arrêt pendant des semaines.

“Cette bataille, cet effort contre l’épidémie, si elle progresse dans une bonne direction, doit se doubler dans les jours, dans les semaines, dans les mois qui viennent d’une mobilisation pour permettre à notre pays de faire face, après la crise sanitaire, à une crise économique et sociale.”

Début 2020: une explosion des violences et des délinquances

Début  2020: une explosion des violences et des délinquances

Après une  année 2019 déjà catastrophique, les chiffres des violences explosent début 2020. Les règlements de comptes, homicides et tentatives ont littéralement explosé en un mois (+18,7 %), avec 380 affaires en janvier, contre 320 le même mois de l’année précédente. Les coups et blessures volontaires, qui trahissent le climat de tension dans la société, ont atteint le rythme moyen de 140 agressions par jour (+21 %). Sans parler des prises d’otages (+36,8 %), des séquestrations (+13,7 %), des menaces et chantages (+9,6 %).Même les vols à main armée, qui ont beaucoup baissé ces dernières années, repartent à la hausse en janvier (+5,9 %), alors que les vols avec arme blanche croissent dangereusement

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale.

On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme disait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant , une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait  des difficultés à encadrer sa progéniture.

Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables.

La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet.

Encore une fois, les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si la elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilationnel doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs font société.

 

Boeing: une chute de près de 40 % depuis le début de l’année

Boeing: une chute de près de 40 % depuis le début de l’année

 

 

L’affaire du 737 Max, produit-phare de Boeing constitue une véritable catastrophe économique et financière non seulement pour la vente de ses avions mais d’une façon générale pour l’image de marque du constructeur. Une situation dont devrait profiter Airbus. En effet Boeing a annoncé mardi une chute de 38% de ses livraisons d’avions sur les sept premiers mois de l’année, l’immobilisation au sol du 737 MAX en mars après deux accidents mortels impliquant l’appareil continuant de peser sur l’activité de l’avionneur américain.

Ce dernier a livré 258 avions sur janvier-juillet, contre 417 il y a un an et un total de 458 fournis par Airbus au cours de la même période.

Tous les 737 MAX, qui était l’avion de Boeing qui se vendait le mieux, ont été interdits de vol à la suite de la catastrophe aérienne d’Ethiopian Airlines survenue le 10 mars, moins de cinq mois après la chute d’un appareil du même type de la compagnie indonésienne Lion Air. Ces deux accidents ont fait près de 350 morts au total.

En raison de déboires du 737 MAX, Boeing va vraisemblablement perdre en 2019 sa place, au profit d’Airbus, de premier constructeur aéronautique mondial en termes de livraisons après l’avoir occupée pendant sept années de suite.

Des LR avec Marion Maréchal ou le début de la vente par appartement des Républicains

Des LR avec Marion Maréchal ou le début de la vente par appartement des Républicains

 

C’est précisément au moment où le parti des républicains connaît l’une de ses plus graves crises que certains choisissent d’organiser un repas avec Marion Maréchal. De quoi préfigurer la vente par appartements des républicains. Certains ont déjà choisi depuis longtemps Macron, quelques-uns ont rejoint Marine Le Pen. Beaucoup s’interrogent moins peut-être sur les idéologies que sur leurs chances d’être réélus aux municipales en particulier. Christian Jacob, le probable nouveau président des républicains, pourrait bien être le dernier président de cette formation en pleine déliquescence. Pas sûr que ce dernier dispose de l’autorité, du charisme et du dynamisme nécessaire pour redresser la barre. Certes la crise que vivent les républicains ne signifie pas autant la disparition de la droite, cette droite existe ;  elle est  même majoritaire dans le pays et la première formation qui la représente est celle de la république en marche que pas grand-chose ne distingue des républicains sur le plan idéologique, sociologique et programmatique. Le seul qui pourrait actuellement sans doute renverser la tendance de la disparition progressive des républicains est sans doute Nicolas Sarkozy mais qui est englué dans ses casseroles judiciaires. Lui seul pourrait encore sauver les meubles et donner un contenu opérationnel à la mise en demeure bien timide de Jean Léonetti qui président par intérim des républicains

“Je leur demande de clarifier leur position”, les met en garde, dans ce même journal, Jean Leonetti, qui assure depuis le 2 juin la succession de Laurent Wauquiez à la tête de la formation de droite, le temps qu’un nouveau président soit élu.“Cette clarification passe par leur appartenance aux Républicains qui implique une totale étanchéité à toute alliance avec l’extrême droite”, ajoute l’ancien ministre. Le projet du RN “est l’opposé du nôtre sur les plans européen, social et économique”, insiste-t-il.

Pour autant, “je ne veux pas exclure à la suite d’un repas”, précise Jean Leonetti, qui parle d’un simple “rappel à l’ordre face à une situation qui pourrait être le début d’une dérive”.

Soc Gen : suppression de 1.500, le début de la purge dans le secteur bancaire

Soc Gen : suppression de 1.500, le début de la purge dans le secteur bancaire

Les réductions d’effectifs ont déjà commencé dans le secteur bancaire mais vont s’amplifier. La Société Générale prévoient 1.500 départs dans le monde entier : en France, en Europe, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Asie. Ce qui représente 7,5% de la masse salariale de la banque de financement et d’investissement. Selon un document interne, la France serait dans les deux cas la plus touchée avec plus de 700 suppressions d’emploi » écrit le Figaro.

De son côté, BNP Paribas, qui envisage aussi de sortir de certaines activités de marché représentant « des revenus de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros », n’avait pas précisé l’impact en termes d’emplois, assurant qu’il y aurait « beaucoup de mobilités internes. »

Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque du fait des restructurations en cours mais aussi et surtout des nouveaux moyens de paiement et des banques 100 % mobile. En cause, la rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que 4 %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques.

 

Européennes Liste gilets jaunes: début de fiasco

Européennes Liste gilets jaunes: début de fiasco

 

De toute évidence, la liste gilets jaunes pour les élections européennes lancées par Ingrid le Vavasseur est en train de prendre l’eau. La raison la plus fondamentale tient dans la contradiction qui consiste à contester le système politique actuel et à le conforter en même temps en voulant y participer. La vérité c’est que le mouvement des gilets jaunes est pour l’instant davantage un syndicat de citoyens qu’une organisation politique. Que la présentation d’une liste aux européennes est très prématurée en l’état de la structuration du mouvement, aussi e raison des contradictions qu’il serait utile de surmonter. S’ajoute à cela le manque total de compétence des gilets jaunes dont la plus part n’ont aucune expérience sociale ou politique et qui comme on peut le vérifier lors des débats télévisés sont loin de maîtriser la problématique socioéconomique et environnementales. La tête de liste Ingrid le Vavasseur, l’aide-soignante, avoue elle-même n’avoir aucun programme mais simplement une plate-forme pour recueillir les revendications et en faire la synthèse. Comme si un programme politique pouvait être la somme de revendications. Dernier aspect la récupération politique par le pouvoir en place de cette liste avec l’entremise du sulfureux tapie pas mécontent de se remettre en piste pour espérer la bienveillance du pouvoir et de la justice dans l’affaire des 450 millions qu’il doit rembourser et qu’il traîne depuis 15 ans. Pas étonnant devant toutes ces contradictions que le directeur de campagne de cette liste, Hayk Shahinyan ait annoncé ce lundi via un statut Facebook qu’il se retirait pour une semaine au moins. Il attribue cette décision au « doute » qui le saisit en ce moment. Marc Doyer, lui ancien candidat à la candidature pour les législatives d’En marche qui devait aussi faire partie de la liste, a par ailleurs choisi de renoncer. Il est clair que cette liste est particulièrement bien accueillie par le gouvernement et le mouvement en marche puisqu’elle affaiblit les autres et permettra peut-être aux parties en marche de figurer en tête des élections européennes. Ajoutons que d’autre liste des gilets jaunes se prépare et pourrait encore ajouter à la confusion.  Ce lundi, celui qui devait en être le directeur de campagne, secondant la cheffe de file Ingrid Levavasseur dans sa tâche, Hayk Shahinyan, a ainsi publié un statut Facebook où il explique suspendre momentanément ses activités politiques. Des explications assez alambiquées :

« La précipitation avec laquelle je me suis laissé emporter dans une configuration différente de ce que je prônais depuis des semaines, suivie de la blessure grave de Jérôme que je connais et pour qui j’ai beaucoup de respect et l’accumulation des blessés graves, l’approche de la grève générale illimité dont l’appel fut lancé, la certitude que quelque chose de structuré doit pourtant naître de tout cela, sous une forme ou sous une autre, l’approche d’une échéance électorale qui peut constituer une opportunité si elle est préparé de manière intelligente, la sortie prochaine de la période hivernale qui pourrait voir la mobilisation s’intensifier d’avantage, la fin du grand débat et les déception évidentes qui vont suivre et pourrait renforcer la mobilisation, et bien d’autres paramètres encore créent le doute (sic). »

Emplois francs banlieue : début très timides

Emplois francs banlieue : début très timides

 

 

 

 

Un début plus que timide des emplois francs pour les résidents de quartiers en difficultés. Seulement 300 contrat signés (ou en cours de signature !)  . Il s’agit de relancer l’expérience qui vise à encourager l’embauche par les entreprises de jeunes de quartiers en difficultés. En fait une expérience qui risque encore d’échouer car la vraie question est celle de la formation des intéressés. « Cette proposition n’est que la répétition d’une mesure qui a été déjà mise en place et expérimentée, et qui a échoué. » « Nous nous sommes vite aperçus que ce dispositif ne concernait que les jeunes qui n’avaient aucun mal à trouver un emploi par leurs propres moyens, explique François Lamy, ministre délégué à la ville entre 2012 et 2014. Sur le fond, il ne résolvait rien du vrai problème des jeunes des quartiers : le manque de formation et l’absence de réseau. »  Le nouveau système de prime pour les entreprises embauchant les habitants des quartiers prioritaires, « n’a rien à voir » avec celui qui a échoué, assure le député LREM Matthieu Orphelin, qui milite depuis l’été dernier pour l’introduction de cette mesure, votée à l’automne lors de l’examen du budget. Mais son lancement intervient à un moment où les banlieues et quartiers populaires donnent de la voix, se sentant délaissés au profit des villes ou du monde rural. Ainsi, Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, vient de démissionner de son mandat avec fracas, déplorant la « vision lointaine » et le « mépris » des gouvernants envers des territoires touchés par la pauvreté et le chômage.  Ces nouveaux « emplois francs » vont contribuer à « réduire le chômage de masse dans les quartiers » veut croire Matthieu Orphelin, en insistant sur les critères retenus, bien différents des précédents. Dans l’ancien dispositif,, seuls 250 contrats avaient été signés entre 2013 et 2014 sur un objectif initialement prévu de 10.000 sur trois ans, contraignant le gouvernement à arrêter les frais.  L’expérimentation actuelle  a débuté le 1er avril dans sept territoires (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val d’Oise, Essonne, à Lille, Marseille et Angers) et doit se poursuivre jusqu’à la fin 2019, avant une généralisation prévue en 2020. « Selon les premières remontées, depuis 1er avril dernier, 280 contrats ont déjà été signés ou sont en cours de signature, dont une centaine en Ile-de-France », peut-on lire dans un communiqué conjoint des deux ministères. Le dispositif prévoit une prime à l’embauche de 5.000 euros par an sur trois ans pour toute entreprise ou association qui engagerait en CDI un habitant d’un quartier prioritaire. Les primes seront de 2.500 euros par an sur deux ans pour les entreprises ou associations qui recruteraient un habitant en CDD de plus de six mois.

 

 

Travaux Nantes-Atlantique: d’ici 2022

Travaux Nantes-Atlantique:  d’ici 2022

 

Les travaux vont démarrer pour faciliter l’accès de Nantes Atlantique car en réalité les pistes sont encore loin d’être saturées et feront l’objet de modernisation plus tard. Les travaux commenceront Avant la fin du quinquennat”, assure Benjamin Griveaux dans une interview accordée au quotidien Ouest France. “Je parle de la modernisation de l’aérogare et la construction de nouvelles voies de dégagement autour de la piste pour fluidifier le trafic des avions au sol”. Les aménagements ne devraient pas nécessiter de procédures trop contraignantes, ajoute-t-il. Un permis de construire suffirait, par exemple, pour réaliser la nouvelle aérogare et les voies de dégagement. L‘extension des pistes, en revanche, nécessiterait des consultations, précise-t-il. Le financement de ces travaux fait partie “d‘une discussion globale” que le gouvernement mène depuis jeudi avec le concessionnaire, Vinci, qui était aussi le concessionnaire prévu pour la construction de l‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ajoute Benjamin Griveaux. Il indique que  des aménagements doivent également être entrepris pour fluidifier la circulation afin de permettre un accès plus facile à la métropole nantaise. “Ces dernières années, l’État a beaucoup investi sur les grandes infrastructures en se désintéressant des transports du quotidien. Il faut y remédier et on aura des discussions avec les élus”, a-t-il ajouté.

Code du travail: attendre début octobre (CFDT)

Code du travail: attendre début octobre (CFDT)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé dimanche au gouvernement d’attendre « fin septembre-début octobre » pour réformer le code du travail par ordonnances, « le temps de la concertation nécessaire ». Souhaitant aller vite, l’Elysée a précisé cette semaine vouloir une ratification des ordonnances « d’ici la fin de l’été », soit avant le 21 septembre. « Il ne faut pas passer des ordonnances en août (…) on peut être rapide sans être précipité », a déclaré Laurent Berger, invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Il faut aller vers fin septembre-début octobre pour qu’on ait le temps de discuter du fond des sujets » et notamment « ce qui doit être traité » dans le code du travail, la branche ou l’entreprise, a-t-il ajouté. Sur cette question, la CFDT estime que « le code du travail doit garantir un socle important de droits », auxquels aucun accord de branche ou d’entreprise ne peut déroger, parmi lesquels « le salaire minimum » et « la sécurité au travail ». Ensuite, les branches professionnelles doivent déterminer les « classifications, les déroulements de carrière », a-t-il ajouté en estimant que « l’organisation du travail, la responsabilité sociale, les conditions de travail » devaient se négocier au niveau de l’entreprise. Mais « cette négociation doit être menée avec des représentants des organisations syndicales ». « Un référendum sans être passé par un accord, non », a-t-il prévenu alors qu’Emmanuel Macron a promis, pendant sa campagne, le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur. Le numéro un de la CFDT, qui sera reçu lundi par le Premier ministre, entend à cette occasion « lui apporter un gros dossier avec un tas de propositions » sur « tous les sujets y compris la question européenne, la protection sociale, l’outre-mer ». Il a cité la création d’une « assurance chômage européenne ». La CFDT viendra aussi avec des « contrepropositions » sur les projets auxquels le syndicat est hostile, comme la barémisation des indemnités prud’homales pour licenciements abusifs. L’objectif est que « si des projets devaient se mettre en place, ce soit le moins difficile possible pour les travailleurs sur ces sujets là », a expliqué M. Berger.

Renault: Un nouvel accord de compétitivité début 2017

Renault: Un nouvel accord de compétitivité début 2017

L’objectif est de passer d’une production de  64 véhicules par personne et à 90 par salarié et par an à fin 2019. Ainsi d’améliorer notoirement la compétitivité et d’éviter de nouvelles délocalisations. Pour y parvenir, Renault a  promis d’investir 500 millions d’euros dans la modernisation des sites et 220 millions dans la formation. Grâce à leurs plans de compétitivité, Renault et PSA – et avant eux les grands équipementiers automobiles – ont enregistré des gains de productivité spectaculaires. Les deux constructeurs ont aussi réussi à maintenir leurs sites en France – à l’exception de PSA Aulnay – et ont retrouvé en quelques années des niveaux de marge équivalents à leurs concurrents étrangers: 6,8% pour PSA et 4,7% pour Renault au premier semestre pour leur coeur de métier automobile. Renault a toujours dit vouloir un accord majoritaire, plus engageant pour les salariés. La nouvelle loi réformant le code du travail l’imposera l’an prochain dès lors qu’une négociation aborde la question du temps de travail. Il faudra donc la signature d’au moins trois des quatre syndicats représentés: CFE-CGC, CGT, CFDT et FO. Le groupe ne compte pas accélérer sensiblement le rythme de ses recrutements – 3.600 prévus, contre 3.000 dans le plan précédent – et envisagea une forte baisse du recours à l’intérim, la flexibilité de l’organisation du travail pour répondre aux aléas de la demande a occupé une place centrale dans les discussions.

Trump et l’économie : «début du chaos »

Trump et l’économie : «début du chaos »

 

Dans le Figaro des  experts décryptent  le programme à la fois contradictoire et fantaisiste de Trump. Ils en concluent que le risque de chaos économiquee est grand surtout à long terme. (Extraits)

 

• Bruno Colmant, chef économiste à la Banque Degroof Petercam : «Ce résultat n’est pas tout à fait une surprise. Il résulte du vote d’une classe moyenne éreintée, perdue, depuis la crise de 2008. Il reflète aussi la tentation isolationniste et protectionniste des Américains. Concernant le programme de Donald Trump, à court terme, il peut entraîner un peu de croissance. Mais pas à long terme. Les effets seront alors plus négatifs. S’il met en place les barrières douanières, comme il l’a annoncé, la Chine risque de réagir en dévaluant son yuan. On entrera alors dans une guerre des monnaies qui sera nuisible à l’économie mondiale avec des dévaluations en cascade qui ont pour conséquence une mauvaise inflation. Le début du chaos commence peut-être aujourd’hui!

 

Mabrouk Chetouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT Investment managers :

 

«Cette victoire n’est pas une surprise. Pendant la campagne, les électeurs ne révèlent pas leur intention de vote. D’où cette sous-estimation de l’électorat Trump. D’un point de vue économique, on retient le volet fiscal très agressif de son programme et une hausse des dépenses dans l’infrastructure, ce qui est sûrement la seule mesure de bon sens. À court terme, cela pourrait avoir un effet bénéfique sur la croissance. Mais le problème, c’est que la baisse des impôts ne sera pas compensée par une hausse de l’activité. Le ratio dette sur PIB (Produit intérieur brut) risque d’exploser. Par ailleurs, d’un point de vue commercial, la mise en place de barrières douanières entraînera des mesures de rétorsion ce qui risque d’être très dangereux pour les États-Unis et pour le commerce international.».

 

• Eric Bourguignon, responsable de l’activité pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers :

«On est tous surpris mais on savait qu’il y avait un doute. Ce vote est un bouleversement par rapport au libéralisme des 20 à 30 dernières années. On revient à un isolationnisme et un protectionnisme. Cela pourrait être bon à court terme mais à moyen et long terme, c’est destructeur de richesses. Ce qui est troublant dans le programme économique de Trump, c’est ce mélange entre une politique proche du keynésianisme, avec des baisses d’impôts, une hausse de la dépense, un déficit colossal. Et une politique reaganienne, avec un soutien aux entreprises. C’est un mélange d’étatisme éhonté et d’économie de l’offre dure. C’est assez obscur… Les barrières douanières constituent le risque central de ce programme car il est sûr que les pays qui en seront victimes réagiront. De manière globale, si les États-Unis se referment, tous les pays qui exportent vers là-bas, comme les émergents ou l’Allemagne, seront en première ligne. Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude, ce que les marchés détestent. Avec Clinton, ils savaient qu’il y aurait une continuité dans la politique économique. Mais ils n’aiment pas le caractère irrationnel de Trump. Or le doute est l’ennemi mortel des marchés. Bien que la réaction des marchés soit modérée, il est trop tôt pour dire que la baisse des Bourses est un épiphénomène. C’est un tel bouleversement que les investisseurs resteront prudents».

 

• Lieven Jacobs, directeur de la gestion de Quilvest Asset Management : «Contrairement à ce que

 

Certains peuvent affirmer, cette victoire est une grande surprise. On a le sentiment de revivre le Brexit…La grande particularité de Trump, c’est qu’il n’a pas encore d’équipe autour de lui. Pour l’instant, ses déclarations ressemblent plus à un slogan qu’à un programme. Mais avec le Congrès acquis à sa cause, on peut imaginer qu’il n’aura aucune résistance. Dans le parti républicain, il y a des personnes qui se sont opposées à lui pendant la campagne et qui vont vouloir se racheter. Ils adopteront une attitude conciliante à son égard. Résultat: on devrait avoir des États-Unis protectionnistes, qui vont s’isoler. Le pays va s’afficher comme une puissance mondiale, qui ne cherche pas le compromis. Son programme sera focalisé là-dessus. On ne va pas immédiatement en voir les conséquences car ce repli sera compensé par une hausse des dépenses. Mais les effets se verront à moyen et long terme».

 

• Laurent Schwartz, PDG du Comptoir national de l’Or:

«Donald Trump apporte son lot d’incertitudes pour de nombreuses années. L’effet sur le cours de l’or est similaire à celui du Brexit en juin dernier qui avait offert un rallye haussier de près de 8% dans la nuit du vote. Le premier scenario consiste à ce qu’assez rapidement, Donald Trump se révèle moins anarchique et beaucoup plus raisonnable que ce qu’il a laissé entendre durant toute la campagne. Ajoutez à cela une hausse des taux de la Fed en décembre conforme aux anticipations, et nous verrons une stabilisation du cours, au pire une consolidation progressive vers les 1300$ l’once d’ici la fin de l’année. Second scenario plus vraisemblable et très favorable à l’or, Donald Trump tient ses promesses et exacerbe les tensions au plan monétaire, économique et géopolitique. La tension sur les marchés financiers est à son comble. Autant de facteurs susceptibles de propulser le cours de l’or à 1500 $ l’once d’ici à la fin de l’année voir bien plus en 2017».

 

Immobilier : « début de frénésie » !!!!, (Century 21)

Immobilier : « début de frénésie » !!!!, (Century 21)

 

Le poids des mots et le choc des photos pour le patron de Century 21 qui invité des Échos déclare que le secteur immobilier connaît un début de frénésie. Il ajoute que les prix vont s’envoler. Sans doute la situation à Paris s’améliore-t-elle un peu mais il est pour le moins excessif de prévoir un spectaculaire redressement de l’immobilier. Certes certains éléments sont favorables aux achats notamment le niveau des taux et les prix nettement plus bas que les années passées. Mais pour une véritable et durable reprise encore faudrait-il que les conditions soient réunies pour permettre aux acquéreurs potentiels notamment les plus jeunes de remplir les critères de solvabilité. Or c’est  le cœur de la problématique. Pour obtenir des prêts les acquéreurs doivent emprunter (à moins qu’il ne dispose d’une fortune personnelle). Ils doivent faire la preuve d’un revenu de près de 5000 € par mois pour un bien environ 250 000 €. Or cette cible est très étroite et c’est toute la question des modalités de financement qui est posée en même temps que le niveau des prix. Faute d’acquéreurs potentiels la tendance lourde en France n’est donc pas à une croissance des prix mais à la baisse. « Je pense que d’ici à la fin de l’année, Paris aura fait +5% sur les prix », déclare cependant Laurent Vimont, le président de Century 21. Il est « L’invité des Echos ». « Les taux bas portent le marché de façon spectaculaire », assure Laurent Vimont, le président de Century 21. « Nous avons, depuis 2015, vu le marché en forte hausse. Nous pensons qu’il a fait +10%, et de notre côté (Century 21, NDLR), nous avons fait +15% », se réjouit-il. Rien qu’au premier semestre, la croissance des promesses de vente a été de 15% au sein du réseau d’agences immobilières. Plus spécifiquement, « il y a un début de marché frénétique à Paris avec un retour à la hausse des prix. Je pense que d’ici à la fin de l’année, Paris aura fait +5% sur les prix et qu’il y aura une pénurie de logements », anticipe Laurent Vimont qui se garde pour autant de parler d’une bulle.

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par le bureau politique une modification des conditions de vote des Français de l’étranger. Du coup beaucoup s’interrogent  pour savoir si ce n’est pas le début du bidouillage du scrutin. Un bidouillage condamné par la plupart des candidats aux primaires, Sarkozy excepté bien sûr. Un changement de mode électoral également condamné par la Haute autorité chargée de l’organisation des primaires. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur : celui de définir l’assiette de l’électorat et les conditions de vote. Des modalités qui pourraient influencer le résultat final. Ce n’est pas ce qui avait jusque-là été prévu. Mardi, lors d’un bureau politique, les Républicains ont voté un changement du mode de scrutin pour les Français de l’étranger lors de la primaire de la droite prévu en novembre. Alors que ces derniers – ils sont 1,2 million inscrits sur les listes consulaires – devaient initialement pouvoir voter de manière électronique, via Internet, il a finalement été décidé qu’ils devraient voter par courrier. Un choix défendu par Nicolas et entériné par 43 voix sur 47 présents. Mais cette option n’est pas approuvée par ses principaux rivaux. Ni Alain Juppé, ni François Fillon, ni Bruno Le Maire n’étaient d’ailleurs pas présents lors du bureau politique. Lors du vote de mardi, seuls les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Fabienne Keller et Olivier Chartier se sont prononcés contre, indique L’Opinion. Mercredi, dans un communiqué, François Fillon affirme que les Français de l’étranger doivent « avoir la possibilité de voter à la primaire dans des conditions qui respectent la spécificité de leur territoire de résidence ». « Je défendrai le droit des Français de l’étranger à s’exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l’égalité entre tous les Français », poursuit l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je veux que les Français de l’étranger puissent voter aussi facilement que les Français qui résident sur le territoire français », a pour sa part déclaré Bruno Le Maire sur France Info, jugeant « beaucoup plus simple » le vote par Internet. « On se prive de faire voter les Français installés à l’étranger. Je trouve que c’est dommage », a pour sa part déclaré au JDD Nadine Morano. « J’aimerais que le président des Républicains remette le sujet à l’ordre du jour officiellement, et qu’on ait un débat là-dessus », indique-t-elle. Saisie du problème, la Haute autorité de la primaire a rapidement réagi. « Cette position n’est pas celle qui lui avait été transmise jusqu’à présent et sur la base de laquelle elle a travaillé », écrit-elle dans un communiqué. Le guide de la primaire, publié la semaine dernière, indique d’ailleurs, dans son article 6, que le vote des Français de l’étranger sera électronique. « Attirant l’attention sur les difficultés propres à l’organisation du scrutin pour les 1,2 million de Français établis hors de France », la Haute autorité appelle à un nouveau vote du bureau politique sur les « propositions de modifications de la Charte de la primaire permettant un vote effectif des Français établis hors de France ».Mardi, lors du bureau politique, Nicolas Sarkozy avait pris la parole après les explications de Thierry Solère sur le choix du vote électronique pour les Français de l’étranger. « Tu vois, je reviens de la Somme. Je ne vois pas au nom de quoi un mec de la Somme devrait faire 40 kilomètres pour aller voter, alors qu’un golden boy de New York n’aurait qu’à appuyer sur un bouton », aurait déclaré dans la foulée le président des Républicains, relate L’Opinion.

 

(Avec JDD)

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

 

Il est à peu près certain, depuis le début, que l’321 qui a explosé en vol au dessus du Sinaï a été victime d’un attentat. Pourquoi ? Parce Daech ne dispose pas des moyens techniques pour atteindre un avion au dessus à environ 9000 mètres. Mais la piste terroriste embarrasse les russes et l’Egypte. Du coup l’enquête traine. Il est même possible qu’on la fasse durer assez longtemps. Dans intérêt de Poutine dont l’image en a prix un coup. Dans l’intérêt surtout de l’Egypte qui va se trouver fragilisé sur le plan économique et surtout politique. En attendant l’enquête s’embourbe dans des batailles d’experts pour essayer de gagner du temps.  Le président du comité d’enquête, Ayman al Moukaddam, a dit que son équipe continuait à rassembler des informations et à étudier toutes les pistes pour tenter d’expliquer la destruction de l’avion de ligne russe, alors que la thèse d’une bombe est évoquée par les services secrets américains et britanniques et que plusieurs pays ont suspendu leurs vols avec l’Egypte. « Une analyse spectrale sera effectuée en laboratoire par des spécialistes afin d’identifier la nature de ce bruit », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Caire.   »Le comité examine avec la plus grande attention tous les scénarios possibles pour expliquer l’accident et n’est pas parvenu jusqu’ici à une quelconque conclusion », a-t-il ajouté.  Ayman al Moukaddam a déclaré que l’analyse des boîtes noires montrait que l’appareil s’était détruit 23 minutes après le décollage de Charm el Cheikh, alors que le pilotage automatique était enclenché, et que les débris avaient été éparpillés sur 13 km, « ce qui corrobore l’hypothèse d’une dislocation en vol ». « L’examen initial de l’épave ne permet pas d’identifier l’origine de cette dislocation en vol », a-t-il dit. Interrogé sur les soupçons d’attentat émanant de sources occidentales, Ayman al Moukaddam a déclaré qu’aucun élément appuyant cette thèse n’avait été transmis à son équipe.

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