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« grand débat » : Sibeth Ndiaye parle pour ne rien dire

« grand débat » : Sibeth Ndiaye parle pour ne rien dire

 

La nouvelle responsable de la communication du gouvernement vient de faire une déclaration complètement creuse sur l’avenir du grand débat. Peut-être que la nullité du propos correspond à l’objet social de cette  ministre de la parole qui a déclaré à propos du débat national et de Macron :

“Il a indiqué qu’une réponse serait apportée à son niveau dans les prochains jours (…) et que cette réponse s’intégrerait dans le renouvellement du cadre de notre projet national et de notre projet européen”, a ajouté Sibeth Ndiaye. “Il sera amené à prendre la parole sous une forme qu’il ne m’appartient pas de dévoiler”. Voilà une phrase qui n’apporte tristement rien mais qui a au moins le mérite de meubler le silence. Car le silence commence à peser sur ce débat. Le premier ministre lui s’est contenté de commenter le grand débat comme pourrait le faire un journaliste mais n’a apporté strictement aucun éclairage sur les perspectives de changement. Se contentant de dire qu’il fallait aller vite et fort.. Peut-être s’agissait-il davantage d’ une adresse au président de la république qu’au pays lui-même. En effet, on sait que Macron est confronté à deux difficultés majeures. D’une part sa très faible popularité ne l’autorise pas à prendre des mesures fortes qui seraient aussitôt critiquées par une forte proportion de français quelque soit la nature de l’orientation. Deuxièmement les marges de manœuvre économique et sociale sont très étroites en raison de l’incapacité à réduire les dépenses publiques, donc à financer des avancées des réformes. Le premier ministre devant l’assemblée n’a guère été plus clair que précédemment.Lors d’un discours devant l’Assemblée nationale mardi, le Premier ministre Edouard Philippe a promis des “décisions puissantes et concrètes”, fidèles “à l’esprit de dépassement de cette majorité – loin des vieux clivages -, où les valeurs de justice, d’intérêt général et d’efficacité sont les boussoles de l’action publique». A l’approche de l’intervention présidentielle, le mystère demeure sur les pistes qui seront retenues in fine par l’exécutif. Sans entrer dans le détail des mesures à venir, le Premier ministre a cité mardi l’importance de prendre des mesures en matière de fiscalité, d’organisation des territoires et de réforme institutionnelle. « Evoqué lors du conseil des ministres, le programme de stabilité et le programme national de réformes “ne tient évidemment pas compte de ce que seront les points de sortie du grand débat mais de la souplesse a été donnée de manière à ce que les décisions qui seront prises puissent être intégrées et répondre aux impératifs de la trajectoire”, a dit Sibeth Ndiaye. En matière de langue de bois là, c’est du chêne !

Ce qu’il faut retenir de la synthèse du Grand Débat : rien !

Ce qu’il faut retenir de la synthèse du Grand Débat : rien !

 

Heureusement le Premier ministre avait pris des précautions oratoires « toute synthèse paraîtra toujours un peu réductrice ». Avait-il déclaré. En fait,  une synthèse qui n’apporte strictement rien quant aux préoccupations largement connues des Français notamment concernant le ras-le-bol et la justice fiscale. Pour le reste, la synthèse très orientée du Premier ministre a surtout servi d’une part à donner une légitimité à la politique passée est une justification à un cap qui sera maintenu. Le Premier ministre semble avoir découvert l’exaspération fiscale. Il en conclut qu’il faut diminuer encore plus vite les impôts. Une interprétation évidemment erronée du grand débat. Ce que souhaite en effet les Français c’est surtout davantage de justice fiscale et pas forcément de réduction globale de la pression (ce point se discutant évidemment ; cela d’autant plus que les questions de financement n’étaient pas abordées dans le questionnaire du grand débat)). C’est d’ailleurs cette injustice fiscale liée à l’augmentation du carburant a déclenché le mouvement des gilets jaunes et derrière ce grand débat national. Or force est de constater que le Premier ministre n’a pas l’intention de revenir par exemple sur la suppression de l’impôt sur la fortune, sur les 40 milliards accordés sans contrainte, ni évaluation dans le cadre du CICE, ni même d’envisager le taux zéro pour la TVA des produits de première nécessité. Il y aura sans doute seulement quelques mesures cosmétiques pour faire semblant de répondre aux aspirations de la majorité des Français. Certes on objectera que le Premier ministre s’est quand même efforcé de reprendre les propositions émises mais pas forcément dans l’ordre des priorités et de manière alambiquée pour faire coïncider ses propositions avec les orientations du gouvernement. Ainsi par exemple en matière d’exigence démocratique ce ne sera sans doute pas une révolution copernicienne mais peut-être la nomination d’un délégué territorial siégeant à la fois dans les organes délibératifs du département et de la région. Bref même pas une mesurettes, une insignifiance court. Le Premier ministre aura au moins appris que si les Français souhaitent une meilleure prise en charge de la problématique environnementale, il refuse tout autant qu’on en profite pour augmenter la fiscalité environnementale. Et pour cause 80 % de la fiscalité environnementale sur le carburant devait être affecté au budget général et non à des objectifs écologiques. Le Premier ministre a sans doute aussi découvert qu’on souhaitait dans les territoires abandonnés, en tout cas isolés, une présence davantage physique des services publics aussi des services de santé. Il serait temps par exemple pour cette dernière question car par exemple le médecin généraliste est en voie de disparition dans les déserts médicaux. Bref le premier ministre s’est livré à une sorte d’inventaire à la Prévert. La restitution ressemble à une auberge espagnole où chacun peut éventuellement se reconnaître dans le constat mais sûrement pas dans l’analyse et dans les perspectives. Un exercice qui a surtout donné l’occasion au Premier ministre de prouver son existence mais qui n’a pas fourni le moindre éclairage sur des orientations que se réserve le président de la république. Tout ce qu’a dit le premier ministre, c’est qu’il fallait agir vite et fort. Le problème étant qu’il n’a pas précisé sur quoi et vers quoi !

Grand débat: Les garants dénoncent l’arnaque

Grand débat: Les garants dénoncent l’arnaque

 

Les « garants » désignés par le gouvernement se réveillent pour critiquer le caractère orienté de la synthèse.

Nommés en février passé afin de veiller au bon déroulement de la consultation, ils avaient, déjà début mars, pointé du doigt les « interférences » et « l’influence » de l’exécutif dans les débats.

La principale critique des garants concernaient les modalités d’organisation. Pour les garants il s’agit de privilégier un vrai débat et non de se limiter à une simple consultation. Par ailleurs les garants critiquent le formalisme du questionnaire officiel qui privilégie les questions fermées par rapport aux questions ouvertes. Des questions fermées d’ailleurs trop orientées. Les garants à savoir Jean-Paul Bailly, Nadia Bellaoui, Guy Canivet, Isabelle Falque-Pierrotin et Pascal Perrineau critiquent  certaines conditions du débat national. Leur mission est en effet de veiller à l’indépendance du dispositif et à la régularité des méthodes.

Les garants, qui pointaient notamment trois biais :

  • Ces questions sont fermées : elles ne permettent donc pas au participant d’émettre des suggestions, de faire émerger de nouvelles problématiques ou idées ;
  • Ces questions sont orientées : »Quels sont selon vous les impôts qu’il faut baisser en priorité? » demande, par exemple, le formulaire, sous-entendant que l’idée qu’il faille diminuer les prélèvements obligatoires est partagée par tous ;
  • Les répondants ne constituent pas un panel représentatif de la population française. Dès lors, les résultats sont « inexploitables », conclut le politologue Pascal Perrineau.

« Dès le début, nous avons dit que les questions fermées sont le plus mauvais moyen de susciter le débat, indique Pascal Perrineau. Par ailleurs, elles étaient excessivement orientées. » « Les questions doivent faciliter les réponses, et non les diriger », estime pour sa part l’ancien membre du Conseil constitutionnel Guy Canivet.

Des propos renouvelés ce lundi, après que Nadia Bellaoui, secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement, a émis deux réserves.

En détail, elle estime que les questions posées aux Français étaient « problématiques », leur « formulation binaire » et qu’elles étaient « orientées. » De plus, cette dernière souligne également que la figure d’Emmanuel Macron, omniprésent ces dernières semaines, a pu « nourrir le doute sur la nature du grand débat. »

Nadia Bellaoui, garante du grand débat, émet 2 réserves:
1) Les questions étaient «problématiques», leur «formulation binaire» et elles étaient «orientées».
2) «L’hypermédiatisation du président de la République» qui a pu «nourrir le doute sur la nature du grand débat».

Ces interrogations ne sont pas nouvelles. Déjà, il y a plusieurs semaines, Public Sénat avait rapporté les exaspérations des garants, qui avaient demandé « aux membres de l’exécutif de se mettre en retrait ».

« Le collège des garants, depuis le début du processus, depuis le 15 janvier, a noté qu’il était certes peut-être utile d’avoir une communication gouvernementale importante au début du processus pour faire rentrer (les Français) dans le processus », expliquait Pascal Perrineau, politologue.

Seulement, cette présence de l’exécutif s’est faite de plus en plus présente au fil des réunions, souvent surmédiatisées, au point de créer « un impact. Celui d’introduire un doute chez les citoyens, (…) en disant au fond, le processus du grand débat n’est pas suffisamment neutre », avait-il poursuivi.

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

 

Globalement le rendu du grand débat effectué par le Premier ministre n’aura pas appris grand-chose des préoccupations des Français. Au total, un discours plein de banalités mais aussi très orientée. Il faudra baisser plus vite les impôts pour répondre à l’exaspération des Français, a notamment déclaré lundi Edouard Philippe, un premier mensonge car globalement les impôts n’ont pas diminué et le taux de prélèvements obligatoires a encore plutôt augmenté surtout les moins favorisés. Il y a de ce point de vue une grande ambiguïté dans la conclusion du Premier ministre qui veut baisser la fiscalité en général alors que la revendication première est celle d’une pression fiscale plus juste, donc mieux répartie. D’où par exemple la revendication d’un rétablissement de l’impôt sur la fortune que refuse précisément le gouvernement, de même que la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Comme l’indiquent d’ailleurs les garants, cette conclusion est biaisée d’une part pour justifier la politique actuelle du pouvoir et donner une légitimité aux mesures cosmétiques qu’il prépare. De toute manière, les marges de manœuvre du gouvernement sont très étroites et comme l’a indiqué le Premier ministre par ailleurs,  il n’entend pas changer de cap. Le Premier ministre a cité quatre “exigences” : baisser la fiscalité, renouer les liens avec les territoires se sentant délaissés, renforcer le lien démocratique avec les citoyens et mieux répondre à l’urgence climatique. “Le débat nous indique clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts”, a-t-il poursuivi. “Les Français ont aussi compris avec beaucoup de maturité (!!!) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique.”Le déficit public prévu au-delà de 3% du PIB cette année contraint l’action de l’exécutif, déjà forcé d’annoncer quelque 10 milliards d’euros de mesures en décembre pour endiguer la contestation.

Restitution du grand débat : s’attendre au pire !

Restitution du grand débat : s’attendre au pire !

Pourquoi faut-il s’attendre au pire. D’abord parce que la complexité et la grande confusion de ce débat ne permettront  pas de tirer des priorités claires. En gros les préoccupations tournent autour du pouvoir d’achat, de la justice fiscale et sociale. Les autres préoccupations viennent derrière assez nettement. Ensuite parce que c’est au Premier ministre Édouard Philippe qui doit conclure l’épisode du grand débat auquel il a apporté une adhésion assez timide. Enfin parce qu’en réalité les Français ne croient pas du tout dans leur énorme majorité que ce grand débat pourra apporter une solution à la crise sociale et politique. Les conclusions du grand débat risquent donc  d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Grand débat : le piège se referme sur Macron

Grand débat : le piège se referme  sur Macron

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincé qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui, c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

 

 

Les conclusions du grand débat risquent d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant au sein même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

Retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant tau sein  même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Grand débat : urgent de « conclure », sinon …. (Gérard Collomb)

 

Grand débat : urgent de « conclure », sinon  …. (Gérard Collomb)

Ce n’est pas un avertissement mais ça y ressemble fortement. L’ancien ministre de l’intérieur, maire de Lyon met en garde le pouvoir à propos de la sortie du débat national. D’abord Gérard Collomb note que le mécontentement se maintient à un haut niveau. Deuxièmement qu’il faut éviter de tergiverser et répondre rapidement à cette demande de justice sociale et fiscale. Enfin que pour sortir par le haut il importe de prendre des décisions fortes et non d’essayer de s’en tirer  avec quelques mesures gadgets ou accessoires. On ne peut pas dire que l’ancien ministre de l’intérieur se situe franchement dans une forme d’opposition mais pour le moins il adapte une position d’observateur critique vis-à-vis de la gestion de la crise sociale actuelle. En outre à propos de l’Europe il s’interroge sur la cohérence de la liste en marche. En effet, la diversité de la composition de cette liste interroge pour lui sur le cap à suivre. Il rappelle que le même temps ça marche pendant les campagnes électorales mais que ça dysfonctionne après les élections quand il s’agit de prendre des décisions cohérentes.

« Il faut pouvoir sortir à un moment du grand débat, le conclure, et donc faire des annonces fortes », a déclaré Gérard Collomb, invité dimanche soir de l’émission politique « En toute franchise » sur LCI. « Je pense que ce sont ces annonces qu’attendent aujourd’hui les Français », a-t-il ajouté, jugeant qu’il y a urgence à le faire « parce qu’on ne peut pas continuer de semaine en semaine » avec les manifestations des « gilets jaunes ». « On voit que le mouvement continue. Cela montre la profondeur sans doute du malaise (…) On ne peut nier qu’il y ait une véritable crise dans le pays », a ajouté celui qui avait quitté le gouvernement à l’automne pour redevenir maire de Lyon.

Interrogé sur d’autres récents départs de ministres ou de proches du chef de l’État, Gérard Collomb a répondu que celui-ci devait reconstituer une équipe et assurer « un véritable renouveau » pour « réussir la deuxième partie du quinquennat ». « Il faut tenir compte des leçons de ce qui s’est passé récemment et faire en sorte qu’on n’ait pas l’impression que les mesures sont pour les uns mais qu’elles sont pour toutes et pour tous », a-t-il dit en déconseillant la voie du référendum. À l’approche des élections européennes, celui qui fut très proche d’Emmanuel Macron a assuré qu’il voterait pour la liste LREM « malgré les divergences » qu’il peut avoir « sur certains points ». « Pour être diverse, elle l’est puisqu’il y a des gens d’opinions sensiblement différentes sur cette liste. Le problème est de savoir après quel est le cap », a critiqué Gérard Collomb. « Toujours dans les périodes pré-électorales le ‘en même temps’ marche très bien, on l’a vu. Le problème après c’est qu’il faut trancher, en particulier pour l’Europe où la situation va être extrêmement complexe », a-t-il poursuivi. Il considère aussi que la tête de liste, Nathalie Loiseau, devra s’affirmer « comme une femme politique capable de peser en Europe ».

La fin du « grand débat » bidon

La fin du « grand débat » bidon

 

Par principe, l’idée d’un grand débat n’était pas mauvaise. C’était un peu l’occasion de donner un peu de souffle à un système démocratique qui s’épuise puisque souvent limité au dépôt de bulletin de vote dans une urne. La première observation concerne l’étendue des champs soumis à la discussion, des champs à la fois trop larges et trop restreints. Trop restreints car des questions essentielles n’ont pas été abordées comme la compétitivité de l’économie sanctionnée chaque année par un déficit de la balance commerciale de 50 à 60 milliards quand la balance allemande rapporte autour de 200 milliards. Autre sujet lié, le problème de la désindustrialisation qui a par ailleurs largement participé à la désertification du territoire. Surtout les questions de financement ont été pratiquement exclues. Or quelle peut être la valeur d’une discussion sans essai  de quantification des conséquences financières. Tout au plus, c’est une discussion de bistrot. La seconde remarque est d’ordre méthodologique. On sent très nettement que le document introductif à ce débat a été élaboré sur un coin de table et non par des spécialistes des enquêtes. Les questions posées ne sont pas celles sur lesquelles s’interroge les citoyens mais des questions sur lesquelles s’interroge les politiques ; en cause ; le fait; qu’on a oublié ; de faire une enquête qualitative. Il faut aussi observer un trop grand nombre de questions fermées, questions souvent un peu naïves et réductrices. Enfin ce grand débat risque de n’avoir servi à rien. D’une part parce qu’il ne s’agit pas un véritable débat mais de réunion animée par des responsables politiques le plus souvent autorisant  seulement quelques questions et qui se réservaient les synthèses. La pire caricature étend fournie par Macron ou les intervenants soigneusement choisis ne disposaient que de 2minutes au plus tandis que le chef de l’État pouvait s’étaler pendant 10 minutes voire plus en répondant y compris à des questions qui n’étaient pas posées. Bref, la France encore à progresser en matière d’apprentissage démocratique. Dernier aspect, celui des suites. Il faut d’abord observer que les pouvoirs publics se réservent la lecture du document de synthèse alors qu’évidemment ce travail aurait dû être confié à un organisme indépendant. De toute manière, les marges de manœuvre du  pouvoir sont étroites ; en outre, il ne voudra pas revenir sur les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie au plus aisés. Du coup, les mesures relèveront du cosmétique et ne seront pas du tout à la hauteur théorique du Grand débat. Tout cela risque de finir en eau de boudin. D’autant plus que l’origine du débat était justifiée pour étouffer un mouvement des gilets jaunes qui certes s’affaiblit mais résiste de manière surprenante. Conclusion, le grand débat aura été un exercice bidon pour gagner du temps plutôt en perdre.

 

Macron : une caricature de débat et l’instrumentalisation des enfants

Macron : une caricature de débat et l’instrumentalisation des enfants

Il est grand temps que le grand débat se termine et que cessent les tournées électorales de Macron. Le chef de l’État instrumentalise en effet le grand débat pour valider sa politique. Il se pourrait bien que l’opinion publique se lasse  interventions répétées chaque semaine qui sont relayée avec complaisance par les chaînes d’info continue en mal de ligne éditoriale. Une nouvelle fois, du côté d’Angers, Macron s’est complaisamment étalé sur sa politique en réduisant le débat à sa plus simple expression. D’abord avec une réunion concernant les élus, les questions ont été réduites à deux minutes par intervenant pendant que Macron alors que  lui prenait 10 minutes pour répondre y compris en abordant des sujets ayant pas grand-chose à voir avec le questionnement initial. Ainsi Macron a fait porter le chapeau de la dégradation de la sécurité routière de début d’année aux gilets jaunes. Certes il n’est pas impossible que la destruction de radars ait  contribué  à l’augmentation du nombre d’accidents mais comme d’habitude dans ce domaine rien n’est démontré et il faut sans doute prendre en compte aussi les exceptionnelles conditions météo et l’augmentation de la circulation. Ensuite Macron s’est adressé à une classe d’enfants de CM2 et de sixième et là il en a profité pour politiser les questions des enfants. Évidemment sous l’œil des caméras. Cela avec notamment un long développement inapproprié sur les gilets jaunes. Bref une nouvelle fois Macron a dérapé ne parvenant pas à maîtriser son tempérament quasi colérique.


Rencontre de Macron et des intellectuels : une caricature de débat ?

Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Mitterrand et Giscard ne se sont jamais consolés de n’être pas des écrivains, Sarkosy de n’être pas un milliardaire.  Macron, lui, se rêve en intellectuel, ce pourquoi il les sollicite peu. La rencontre à l’Elysée de Macron avec les intellectuels a donné lieu à peu d’échos tout simplement parce qu’elle n’a pas apporté grand chose. Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait d’ailleurs Macron puisque la plupart des participants sont  partis avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron. Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

Macron et les intellectuels : une caricature de débat ?

Macron et  les intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait fait d’ailleurs Macron puisque la majorité des participants est partie avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron.

Rencontre Macron avec les intellectuels : une caricature de débat ?

Rencontre Macron avec les intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait fait d’ailleurs Macron puisque la majorité des participants est partie avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron.

 

Macron et les intellectuels : une caricature de débat

Macron et les intellectuels : une caricature de débat

 

 

 

Une soixantaine d’intellectuels avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron.

 

Grand débat: le risque de boomerang

Grand débat: le risque de boomerang

 

 

Il est clair que le grand débat  été lancé par le pouvoir pour servir d’amortisseur au mécontentement. Le problème c’est que rien n’a été prévu de significatif pour sortir positivement de ce grand débat. Une consultation qui par ailleurs n’a pas affaibli la volonté de certains gilets jaunes qui ont manifesté pour la 18e semaine consécutive ce week-end dernier. L’atterrissage risque d’être difficile pour le pouvoir qui a surtout décidé de ce grand débat pour gagner du temps mais qui en fait pourrait bien en avoir perdu. En effet faute de décisions significatives, la désillusion vis-à-vis du pouvoir risque encore d’être plus grande.  Un « atterrissage » qui risque d’apporter son lot de déceptions, de l’aveu même du Premier ministre Edouard Philippe, d’après des propos rapportés. Ce dernier, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), a prévenu qu’il n’y aurait pas d’annonces immédiates. « Imaginer qu’il serait possible de sortir du grand débat national par une série d’annonces, de vérités révélées – ou révélées après avoir écouté le grand débat – c’est se tromper sur la nature même de l’exercice et sur la volonté même de ceux qui y ont participé », a-t-il déclaré. De ce point de vue le premier ministre ne se gêne pas pour poser une hypothèque sur la volonté des participants au grand débat. Pas tellement étonnant si 70 % des Français considèrent que ces discussions n’apporteront pas de solution à la crise actuelle. Il ne faut sans doute pas attendre  grand-chose de nouveau de la part des fameuses conférences citoyennes régionales dont les participants seront choisis au hasard sur le bottin ! Des conférences– pas des débats– qui n’ont sans doute d’autres objets que de faire durer un peu le plaisir avant la discussion prévue au Parlement début avril. La vérité, c’est que le pouvoir n’a rien prévu de précis quant à la suite du grand débat et qu’il existe même de ce point de vue des différences entre ce que pense Macron et le Premier ministre concernant par exemple des mesures sociales, économiques voire politiques pouvant faire l’objet d’une disposition législative, d’un référendum ou d’un Grenelle social.

Démocratie :Un « grand débat »….de surface

Démocratie :Un « grand débat »….de surface 

 

Le gouvernement se flatte notamment des éléments quantitatifs : 10.300 réunions locales et entre 400.000 et 500.000 participants. 1,4 millions de contributions sur la plateforme numérique et 16.000 « cahiers citoyens » déposés en mairie. La vérité, c’est surtout qu’on a traité les enjeux de manière très superficielle ; ce qui n’est guère étonnant compte tenu du document introductif du gouvernement. Pour parler plus clairement, les thèmes n’étaient pas problématisés. Les questions étaient trop fermées et trop simplistes. Ajoutons que la plupart des réunions ont été tenue par des responsables politiques et que ces réunions tenaient davantage du meeting que du débat. Pour s’en persuader il suffit d’avoir vu à la télévision les réunions tenues par Macron et d’avoir participé à quelques réunions locales. La conclusion, c’est que la France a beaucoup à progresser en matière de débat démocratique. De toute manière, 70 % des Français pensent que ce grand débat ne servira pas à grand-chose pour résoudre la crise et que ce débat a été noyauté par le pouvoir. Ce que confirme les d’ailleurs bien tardivement les « garants », les sages en charge de la déontologie, qui estiment que le pouvoir était trop présent dans les manifestations très médiatisées et que la présence de Macron en particulier était excessive. Ceci étant,  les Français en redemandent  sans doute parce qu’ils veulent être attentifs aux suites du grand débat aussi parce qu’ils considèrent  à juste titre que les discussions sur les grands enjeux manquaient sérieusement d’approfondissement. En clair, les grandes questions n’ont été abordées qu’en surface. Tout ce qu’on pourra tirer se limitera sans doute à une sorte de catalogue hiérarchisé des revendications mais il sera difficile d’en extraire  des éléments cohérents dans les différents domaines de la politique publique. En outre, les marges de manœuvre sont particulièrement étroites pour le gouvernement qui est d’une certaine façon a déjà utilisé ses principales cartouches. L’État est même coincé par la perspective qui se rapproche dangereusement d’un endettement proche de 100 % du PIB. On risque donc de faire du cosmétique avec quelques décisions partielles sur la réindexation des retraites, sur la réduction de la TVA sur quelques produits de nécessité, sur la réduction des prélèvements obligatoires et sur le mandat des élus. Bref des mesures bien insuffisantes au regard des enjeux apparus lors des discussions. Plus des deux tiers des Français (68%) estiment que tout cela ne débouchera pas sur des mesures utiles pour le pays. Sept sondés sur dix (71%) estiment même que le grand débat national n’a pas été mené de façon indépendante du pouvoir et autant qu’il n’a pas permis d’appréhender tous les sujets. À noter qu’à l’heure du bilan, 18% des Français disent avoir contribué d’une façon ou d’une autre à cette initiative ou envisagent de le faire avant sa clôture. Au moment du lancement au mois de janvier, un tiers des Français (32%) avait envie d’y contribuer.

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel 

 

Il aura fallu du courage aux téléspectateurs pour assister jusqu’au bout au débat entre Marine Le Pen et Nathalie Loiseau à propos des élections  européennes. En fait, on a assisté à une discussion entre une technocrate sans beaucoup de charisme et une populiste sans beaucoup de connaissances. Certes, la future tête de liste de la république en marche et sans doute bardée de diplômes (elle a même été la patronne de l’ENA) mais elle manque sérieusement de charisme et de dynamisme. Elle a plutôt le profil de quelqu’un qui travaille dans un cabinet ministériel pour préparer les dossiers. Son propos est sans doute pertinent mais sa vision manque sérieusement de projets mobilisateurs. On a d’ailleurs noté que dans la lettre diffusée dans tous les pays de l’union européenne les propositions de Macron ne soulevaient pas l’enthousiasme. Pour tout dire cette lettre set même tombée à plat y compris sur le plan de l’environnement où sa solution apparaît vraiment technocratique avec la création d’une banque de l’environnement ! Marine Le Pen a été égale à elle-même. Une sorte d’intervention intemporelle, la même qui aurait pu être faite il y a (ou 10 ans. Une sorte de réquisitoire en règle sur toutes les tares de l’Europe quitte à manipuler avec une grande approximation les éléments chiffrés. Marine Le Pen ne manque pas punch on le sait mais elle donne vraiment l’impression de ne pas connaître ses sujets et de ne pas réellement travailler. D’ailleurs le sondage démontre que Marine Le Pen n’est jamais aussi populaire que lorsqu’elle se tait. En effet son discours stéréotypé depuis des années est attendu et surtout assez approximatif. Si la république en marche veut faire un meilleur score que celui que lui donnent actuellement les sondages à savoir autour de 20 % comme pour le rassemblement national, il faudra un autre enthousiasme, un autre dynamisme et un contenu autrement plus mobilisateur aux orientations européennes. De son côté Marine Le Pen devra mettre davantage le nez dans les dossiers pour ne pas se limiter à des slogans. Mais peut-être que sa meilleure arme c’est encore de se taire comme l’indiquent  les sondages depuis le début du mouvement des gilets jaunes où elle a surtout montré sa très grande discrétion.

 

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