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Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

On devait connaître  ce samedi les conditions d’organisation débat national annoncé par Macron. En faite, l’annonce de ces modalités a été reportée à la semaine prochaine. En cause, le faite que Matignon et l’Élysée se repassent la patate chaude. Comment mettre en place des conditions réellement démocratiques sur des questions essentielles en si peu de temps Deux mois seulement pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

 

On se demande bien pourquoi avoir mis dans le même paquet le chauffage du logement et le transport. Certes quelques liens existent mais ce sont deux questions très différentes même si chacune d’elles a un impact les émissions polluantes

 

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  »

Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt. Sans doute faudrait-il dans ce domaine insister bien davantage sur l’évaluation permanente de l’efficacité de ces services et reposer aussi la question du champ régalien de l’intervention de l’État et des modalités des services publics.

 

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

 

C’est notamment la question du millefeuille administratif et politique qui est posé avec  l’État, les régions, les départements les intercommunalités et les communes.

 

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

« Le champ du questionnement est immense. Il repose notamment le problème des conditions d’émergence des candidats, du concept de délégation de mandat, de l’évaluation de leur action, de la sociologie des élus (peu représentatifs de l’ensemble de la population sans parler des liens entre politique, milieux financiers et lobbys). Ce seul thème mériterait à lui seul une réflexion approfondie pour toute l’année 2019. Un seul exemple comment le parti en marche aujourd’hui a-t-il pu disposer d’une majorité écrasante à l’Assemblée alors qu’ils ne représentent que 14 % des inscrits ! En attendant La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » composée pour l’essentiel aux fonctionnaires a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux. Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a m^me  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ? »

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

 »

La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.

Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

 

Énergie : pour un débat dépassionné (Eric Besson)

Énergie : pour un débat  dépassionné (Eric Besson)

 

 

. Par Eric Besson, ancien ministre, président fondateur d’Eric Besson Consulting milite pour un débat moins caricatural et moins clivant. (Article de la Tribune).

 

« Comme l’a très justement rappelé le Président Macron devant le Congrès américain : « Il n’y a pas de planète B ! ». C’est pour répondre à ce défi majeur que les 196 pays signataires de l’Accord de Paris se sont engagés à limiter la hausse de température à 2°C d’ici à 2100. Pour cela, l’article 4 de l’Accord prévoit de viser la « neutralité carbone » dans les meilleurs délais.

Autrement dit, ce sont nos modes de production et de consommation de l’énergie qui doivent être entièrement transformés. Une « révolution dans nos façons de penser et décider » que le Président Sarkozy avait déjà appelée de ses vœux lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement en 2007.

Malheureusement, l’épisode caniculaire a aussi été l’occasion d’un énième affrontement idéologique au sujet du mix énergétique français, alors qu’EDF annonçait la fermeture de quatre tranches de centrales nucléaires en raison de la météo. Comme trop souvent, le débat s’est polarisé entre « pro » et « anti », sans soucis de cohérence ni d’efficacité.

Les « anti » éolien ont profité de la situation anticyclonique, avec des vents très faibles, pour ironiser sur le fait que les maxima produit ces derniers mois atteignent à peine le tiers de la puissance installée, avec des variations très fortes d’un jour à l’autre qui supposent que d’autres capacités soient nécessairement appelées en renfort. Des capacités fossiles, le plus souvent.

Les « pro » solaire, dans le même temps, ont mis en avant les avantages du photovoltaïque durant cette période, négligeant son caractère extrême et rare, ainsi que la variabilité inévitable de 100% entre le jour et la nuit.

Les « anti » nucléaire, de leur côté, ont pris prétexte de la mise à l’arrêt de quelques tranches de centrales, pour prétendre que l’énergie nucléaire était en quelque sorte intermittente et inadaptée au changement climatique. Pourtant, ces arrêts avaient une cause écologique (ne pas réchauffer les cours d’eau) et non pas technique, et ont surtout représenté un pourcentage assez faible du parc, à une période de l’année où la production n’est pas en tension.

Ces « chicayas » ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels. Car, en réalité, que nous enseignent les tendances qui structurent actuellement le paysage énergétique ?

Tout d’abord, il est évident que les énergies renouvelables (EnR) sont notre avenir. Parce qu’elles sont virtuellement illimitées, bien sûr, mais surtout en raison de leurs faibles émissions de Co2. Année après année, les EnR ont réussi à lever bon nombre des difficultés techniques et économiques qui semblaient devoir les restreindre : leurs coûts de production ont baissé à un rythme soutenu, et le stockage d’électricité continue de progresser à grands pas, en réponse à la problématique de leur intermittence. Des chercheurs de Stanford ont ainsi établi qu’au milieu de ce siècle, 139 pays pourraient tirer toute leur énergie du vent, du soleil et de l’eau.

Mais, et c’est le deuxième enseignement incontournable, les EnR ne suffiront pas à satisfaire tous les besoins énergétiques du monde, quel que soit leur développement. Car dans le même temps, la consommation mondiale est appelée à croitre de 30% d’ici 2040. C’est l’équivalent de la consommation actuelle de la Chine et de celle de l’Inde cumulées ! Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le développement rapide des EnR permettra de répondre à 40% de cette hausse de la demande. C’est à la fois énorme… et trop peu : le monde a besoin de beaucoup d’énergie, de toutes les énergies !

Ce contexte nous amène ainsi à admettre (quitte à le regretter) que nous allons continuer à consommer non seulement du pétrole (pour l’aviation, le transport maritime, la pétrochimie…), mais également du charbon. Abondant, peu onéreux et facile à transporter, celui-ci continue à représenter 40 % de la production électrique mondiale. Si la fin du charbon est donc loin d’avoir sonné, cela s’accompagne d’une exigence : assurer la transition vers des centrales au charbon propre, grâce au stockage de Co2 at à d’autres innovations.

Par ailleurs, tout indique que le gaz sera une énergie en croissance dans les années à venir, jusqu’à atteindre 25 % du mix mondial à l’horizon 2040. C’est d’ailleurs la seule énergie fossile à progresser, sous l’impulsion notamment des gaz de schiste américains qui rendent les centrales à gaz très compétitives.

Le dernier enseignement du paysage énergétique, c’est que le nucléaire dispose d’atouts qui en feront une énergie incontournable dans le nouveau mix mondial. Son facteur de charge (environ 75%) lui confère un rôle stabilisateur des réseaux : une stabilité d’autant plus nécessaire qu’il faudra intégrer des capacités intermittentes (EnR) de plus en plus nombreuses. La quantité produite, avec des centrales d’1,5 GW en moyenne, est également une force importante, face à une consommation grandissante. Enfin, le nucléaire est une énergie décarbonée, qui permet de respecter les engagements de baisse du Co² en attendant que les alternatives soient pleinement opérationnelles.

Bien entendu, le nucléaire pose des questions qui lui sont propres, et qu’on ne peut balayer d’un revers de la main : la sécurité des installations, la gestion des déchets, leur stockage… Mais, là aussi, les innovations vont dans le bon sens, sous l’impulsion d’ailleurs d’une filière française d’excellence (EDF, Orano…) particulièrement bien positionnée pour faire face à ces défis.

On le voit, opposer EnR et nucléaire est une approche particulièrement stérile, irréaliste, et contre-productive. Le nucléaire fournit les volumes et la stabilité nécessaire à la sécurité d’approvisionnement, et ouvre par là même un espace sécurisé pour le développement d’énergies intermittentes comme le solaire ou l’éolien. L’appétit pour les énergies, à l’échelle mondiale, n’est pas prêt d’être rassasié, et heureusement : l’électrification de pays en voie de développement, par exemple, est une étape décisive sur la voie du progrès et la lutte contre le Co2 ne saurait être un argument pour refuser à ces sociétés le droit de se développer.

Il n’existe pas de mix énergétique « idéal », ou « pur ». L’enjeu n’est pas d’uniformiser nos modes de productions d’énergies sur la base d’une source prétendument « optimale » à elle-seule. Aucun expert, aucune institution, ne préconise de scénario « tout ENR », « tout fossile » ou « tout nucléaire ». L’enjeu, au contraire est de continuer à concilier et mixer les sources d’énergies en respectant à la fois la sécurité d’approvisionnement, la baisse des émissions de Co2 et la compétitivité des entreprises. C’est de bon sens, pas d’idéologie, que la politique énergétique mondiale a besoin. »

 

Les Républicains « le parti où le débat est interdit » (Jean-François Copé)

Les Républicains « le parti où le débat est interdit » (Jean-François Copé)

; Il est clair que Jean François Copé et Laurent Wauquiez ne partiront pas ensemble en vacances car ils entretiennent depuis longtemps de solides inimitiés. Des rapports qui se sont encore tendus depuis que Laurent Wauquiez a pris la tête du parti. Ce dernier a fait le ménage il a écarté les Juppéistes, les Européens, les libéraux et même les sarkozystes du coup la pensée politique qui n’était déjà pas florissante s’est encore davantage flétrie. Les contre-propositions de Wauquiez sont complètement inaudibles. Par parenthèse, il a été complètement absent leur de l’affaire Benalla. Il n’y a plus la place aux débats dans le parti ce que constate Jean-François Copé qui en profite aussi pour critiquer l’euro scepticisme de l’équipe dirigeante des républicains, un scepticisme très proche de l’extrême droite qui d’une certaine manière banalise les propositions du Front National (rassemblement national) et qui en même temps rend confus les orientations des républicains. Cette situation pourrait coûter cher au parti républicain lors des élections présidentielles et d’après certains sondages,  le parti pourrait n’être quand quatrième position derrière la république en marche, la France insoumise et le rassemblement national. Et l’ancien ministre de renchérir : « Nous sommes redevenus le RPR d’il y a vingt-cinq ans, lorsqu’il combattait l’UDF. Sauf qu’à l’époque, il n’y avait ni FN ni France insoumise. »

PMA : débat confisqué

PMA : débat confisqué

Un large débat mais surtout confisqué par les anti-PMA. La consultation a réuni près de 65.000 contributions sur internet du 12 février au 30 avril et permis 150 auditions d’associations, société savantes, institutions ou groupes de courants de pensée philosophiques ou religieux. L’élargissement de la PMA, à l’heure actuelle réservée aux couples hétérosexuels infertiles, a reçu un avis favorable du CCNE en juin 2017 et Emmanuel Macron s’y est montré favorable dans le cadre d’une “concertation apaisée” après les soubresauts de la mobilisation contre “le mariage pour tous” en 2012-13. “Un consensus sur les questions de société, ça n’existe pas”, a réagi mercredi sur LCP le député La République en marche Olivier Véran, médecin de formation et rapporteur général de la commission des Affaires sociales. “Sur la PMA, il est évident qu’il n’y aurait pas de consensus : des associations militantes se sont mobilisées contre la PMA dans le cadre des débats sur la loi de la bioéthique”, dit-il. Pour l’association SOS Homophobie, “la consultation citoyenne et les débats en région concernant l’extension de la procréation médicalement assistée ont été monopolisés par les militantes anti-PMA”. Les militants anti-avortement de l’Alliance Vita estiment pour leur part que “de nombreux citoyens ont argumenté dans le sens d’une préservation de la procréation fondée sur la parité homme-femmes dans l’engendrement ; une minorité a demandé le changement de la loi sur ce point”. Ils invitent dans un communiqué le gouvernement à en tenir compte. Le rapport du CCNE note en outre qu’”une grande partie des contributions (citoyennes) dénoncent la procédure de gestation pour autrui (GPA), quel qu’en soit le motif». Outre les questions de procréation, l’autre sujet largement abordé au cours des Etats généraux est celui de la fin de vie. “Il se dégage un très large consensus pour juger que l’on meurt mal en France et que de nombreux progrès devraient être réalisés rapidement”, peut-on lire dans le rapport.

Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Dans le cadre du débat public engagé pour la préparation des plans de programmation énergie, le «  Collectif « science technologies actions » défend la priorité du nucléaire. Hier la cour des comptes tout en soulignant l’intérêt des renouvelable avait fortement critiqué le cout et efficacité des nouvelles énergies. (*)

« La France a été après le premier choc pétrolier la championne du monde du développement et de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Son modèle énergétique a été salué comme une référence par nombre de pays du fait de la standardisation de ses équipements, de la performance économique de son outil de production et de ses qualités environnementales grâce à la réduction importante de la consommation nationale de pétrole et de charbon. Malgré quelques épisodes tels l’abandon du projet de Plogoff par François Mitterrand en 1981, les gouvernements successifs ont soutenu le développement de cette filière industrielle qui apporte au pays une électricité compétitive tout en diminuant considérablement notre dépendance énergétique et le déséquilibre de la balance du commerce extérieur. Seuls les idéologues les plus entêtés saluent encore la décision politicienne prise à la fin des années 1990 d’abandonner SuperPhénix, sans justification technique, économique ou environnementale. Les effets négatifs de cette décision se ressentent encore aujourd’hui, laissant la France en queue de peloton des pays avancés dans le développement des réacteurs de IVe génération, loin derrière la Chine, l’Inde ou la Russie. C’est ainsi que le réacteur russe à neutrons rapide BN 800, entré dans sa phase commerciale, a reçu le prix de la meilleure centrale au monde par la presse américaine en 2016. Quoiqu’il en soit, et malgré une action de plus en plus visible des « écologistes », la France a conservé au fil des années une position de référence au plan de la qualité du service de l’électricité. Pour preuve, ce résultat du baromètre de la compétitivité énergétique des États établi par KPMG et l’Institut Choiseul publié en 2012, qui place la France numéro Un dans un classement de 146 pays pour «la qualité de son électricité, sa disponibilité et son accès». Cette médaille d’or mondiale est «la conséquence d’un parc nucléaire important», selon les auteurs de l’étude. En dépit de ce résultat très satisfaisant, la majorité parlementaire du dernier quinquennat a jugé utile de prendre le contre-pied de cette politique, aboutissant après un débat public biaisé au vote en 2015 de la Loi sur la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV). Certes, il était nécessaire de réfléchir à la politique énergétique de la France et d’en redéfinir certaines orientations, notamment pour mieux maîtriser les émissions de gaz à effet de serre. Il eût été logique dans cet esprit de prendre des mesures fortes pour limiter l’usage des combustibles fossiles, responsables pour l’essentiel des émissions de CO2, méthane et autres gaz à effet de serre. Les mesures phares de la loi furent en réalité centrées sur la production d’électricité, pourtant déjà décarbonée à 95%. Cherchez l’erreur ! Et sans craindre de dilapider l’argent public, il fut décidé de promouvoir à grand frais le développement des énergies éolienne et photovoltaïque, en espérant qu’elle puisse se substituer à l’énergie nucléaire. C’était oublier (?) qu’on ne remplace pas une source pilotable, garantissant la disponibilité du courant au moment où on n’en a besoin, par une source disponible aléatoirement. Cette erreur de jugement coûte aujourd’hui 5,5 milliards d’euros par an aux usagers, pour une contribution très modeste à la production (environ 5% en 2017) et sans aucun effet sur la maîtrise des émissions de GES. L’objectif de réduction à 50% de la production d’électricité par le parc nucléaire pour 2025 (pourquoi 50% et non 60% ou 40% ?) a depuis été reconnu inaccessible par le gouvernement, soulignant ainsi le caractère utopique de certaines dispositions de la LTECV. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit être révisée fin 2018, et un débat public est engagé depuis le 19 mars, avec la volonté affichée de mettre sur la table tous les enjeux de la politique énergétique. Il est toujours difficile de se remettre en question. La réponse à l’interrogation : « Où en est-on réellement des objectifs prévus dans la LTECV et dans la PPE quant à l’émission de gaz à effet de serre, à la consommation et la production d’énergie ? » n’est clairement pas satisfaisante. En effet, les résultats du premier Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone publiés début 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire sont mauvais. Les émissions de gaz à effet de serre augmentent : celles des secteurs « transports » et « bâtiments » dérivent de manière grave, celles du secteur « énergie » augmentent depuis deux ans ! C’est dire la nécessité et l’urgence à réorienter notre politique énergétique. Le Président de la République a rappelé à plusieurs reprises la priorité qu’il attache à la baisse des émissions de CO2, et revendiqué de façon constante un rôle de premier plan pour la France dans la lutte contre le réchauffement climatique. Puisse l’expérience vécue porter ses fruits et ramener un peu de raison et de cohérence dans les décisions à venir ! La prochaine PPE doit en premier lieu donner des objectifs ambitieux et réalistes pour la réduction de la consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz). C’est là que se trouve le problème central, et non sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Le nucléaire est une énergie d’avenir. La consommation d’électricité dans le monde va croître de façon très importante dans les prochaines décennies. Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), elle pourrait doubler d’ici 2050, et l’énergie nucléaire sera inévitablement une partie de la réponse, à côté des énergies renouvelables. C’est un marché considérable qui se dessine et pour que la France y trouve sa part, synonyme de création d’emplois et de richesses, elle doit maintenir ses compétences techniques et industrielles en développant sur son sol de nouvelles unités, références à l’export, et accroître son effort de R&D sur les réacteurs du futur. Gageons que la raison l’emportant sur les idéologies aveugles, l’exemplarité de la France en matière énergétique et de faibles émissions de GES sera préservée par la prochaine PPE. Celle-ci doit acter de manière claire une politique qui s’inscrit dans le prolongement de celle mise en œuvre depuis près de 50 ans pour le plus grand bien des Français. L’épisode de ces dernières années apparaîtra alors comme un hoquet de l’histoire ! »

(*) Le collectif « science technologies actions » regroupe une centaine de scientifiques issus de tous les domaines. La liste des membres et plus d’information sur leur site.

 

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

 

Contrairement à plusieurs pays où un débat préalable est nécessaire au parlement, en France c’est le chef de l’Etat qui décide seul et rend compte ou non aux assemblées. Un exercice démocratique utile mais un peu désuet car on ne voit guère l’intérêt d’une discussion une fois les frappes effectuées et surtout terminées. Des frappes d’ailleurs très limitées, ponctuelles  et surtout symboliques (12 missiles pour la France sur 2 sites). Il sera sûrement reproché au président français, une absence de débouché politique sur la Syrie où les occidentaux n’ont pas voix au chapitre depuis que la Russie et l’Iran les ont remplacés.  La question sera de savoir en quoi cette intervention sert les intérêts de la paix. François de Rugy confirme cependant la tenue d’un débat sans vote lundi impliquant gouvernement et députés sur les frappes en Syrie menées en riposte au bombardement chimique de Douma, imputé au régime de Bachar al Assad de Douma. Après avoir donné l’ordre aux forces armées françaises de participer à une opération militaire aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l’arsenal chimique syrien, Emmanuel Macron a promis samedi que, conformément à l’article 35 de la Constitution, le Parlement serait informé et un débat parlementaire organisé, répondant à une demande exprimée notamment par le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob. “Après la réunion d’information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l’avais souhaité à l’Assemblée nationale lundi à 17h : cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions”, annonce dimanche sur Twitter François de Rugy. Le président de l’Assemblée salue par ailleurs “la réussite de l’opération grâce au savoir-faire des militaires français”.

Débat télévisé Macron- Pleynel – Bourdin : combats de coqs

 Débat télévisé Macron- Pleynel - Bourdin : combats de coqs

 

La forme aura sans doute effacé une grand partie du fond tellement le débat entre Macron et ses interviewers ressemblait à un combat de coqs. Pas étonnant d’entrée Macron a récusé la tonalité et l’argumentation des questions. Du coup, les journalistes n’ont cessé de harceler Macron qui se tentait de se réfugier dans de longs monologues de diversion. De toute évidence, trois personnalités qui ne passeront pas leurs vacances ensemble. Macron a du en rajouter dans la combativité, du coup, il s’est montré encore plus condescendant voire donneur de leçon mais pas forcément très convaincant. De fait cette interview n’a rien apporté de nouveau sauf sur un point à savoir intention de reprendre progressivement la dette de la SNCF à partir de 2020. Pour le reste, Macron a passé son temps à se justifier sans pour autant être très à l’aise sur les questions sociales et fiscales. En particulier sur l’évasion  fiscale qu’il préfère nommer optimisation fiscale et que les interviewers n’ont cessé de qualifier de fraude fiscale. Pas seulement une différence sémantique, une différence d’appréciation sur le rapport qu’entretient Macron vis-à-vis des très riches. Ce que lui reprochent d’ailleurs 67% des français. Macron a été très attaqué par les journalistes mais il a rendu coup pour coup remettant même en cause la légitimité des questionnements. Ce à quoi les journalistes ont répondu : on est là pour ça ! Evidemment une ambiance très différente de celle observée dans interview de Pernaud sur TFI,  faire valoir de  Macron. En vain car près de 70% des Français ont été déçu de cette interview, elle, très complaisante.

Débat transition énergétique : une arnaque

Débat transition énergétique : une arnaque

Hulot politiquement très affaibli a lancé sur France 2 la  consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie qui s’ouvre ce 19 mars, jusqu’au 30 juin prochain. En fait ne n véritable arnaque parce que la question nucléaire ne sera pas en débat. L’objectif de 50% de part du nucléaire en 2025 est reporté de 20 à 30ans en réalité. Les scénarios d’EDF, de Hulot ou de RTE sont complètement divergents. Officiellement on devait fermer de réacteurs mais Macron a annoncé le développement d’autres ! En fait tout cela relève du cirque car la France ne peut réduire pour l’instant la part du nucléaire d’autant que d’énorme investissements sont réalisés notamment le grand carénage. Certes on pourra fermer ici ou là quelques réacteurs mais on prolongera la vie de la plupart de autres. LE PPE ( programmation énergétique)  de Hulot constitue de la poudre aux yeux pour masquer la réalité à savoir qu’on ne peut se passer de la part du nucléaire en quelques années et qu’en plus la France joue sur le nucléaire pour sa politique de réductions des émissions polluantes qui menace le climat.  Pour preuve, EDF, a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu’à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d’aller jusqu’à 60 ans, comme c’est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L’entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d’une puissance d’environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l’EPR), pour renouveler le parc. Pour faire avaler la pilule du nucléaire indispensable, on a attribué uen enveloppe de 150 millions à Hulot pour faire joujou notamment avec des éoliennes improductives. En fait Macron se sert d’Hulot pour donner un coup de peinture verte sur la politique énergétique. Un Hulot prêt aujourd’hui encore davantage qu’hier à tout avaler en raion de son affaiblissement politique lié à la découverte de la fortune qu’il a accumulé avec le business de l’environnement ( Ushuaia) et les affaires d’agression de femmes. L’affaiblissement de Hulot est tellement manifeste que son intervention sur France 2 pour le lancement de cette grande consultation a été snobée par la plupart des medias.

Énergies renouvelables : pour un vrai débat scientifique (Stefan Ambec et Claude Crampes)

Énergies renouvelables : pour un vrai débat scientifique (Stefan Ambec et Claude Crampes)

Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics réclame dans la Tribune  un vrai débat scientifique sur les énergies renouvelables qui soit à l’abri des lobbys qui faussent l’analyse et les perspectives.

 

 

« Est-il possible de produire notre électricité exclusivement à partir d’énergies renouvelables ? Cette question fait l’objet de débats plus ou moins policés dans la plupart des pays mais, aux Etats-Unis, elle peut conduire devant les tribunaux. Si c’est ainsi que doivent se conclure les controverses scientifiques dans l’avenir, les cabinets de juristes ont de beaux jours devant eux. Soit un groupe de scientifiques menés par Mark Jacobson, Professeur de sciences de l’ingénieur à l’Université de Stanford, qui considèrent que la production d’une électricité 100% verte est possible techniquement, économiquement viable et socialement désirable à l’horizon 2050. Dans un rapport de l’Académie des Sciences américaine[1], les auteurs imaginent un monde où l’énergie que nous consommons pour ses différents usages (chauffage et transport compris) serait exclusivement de l’électricité produite à partir du vent, de l’eau et du soleil et acheminée par le réseau. Ils se basent sur des données et des estimations de coûts et de disponibilité des trois sources d’énergies primaires dans la partie continentale des Etats-Unis. Aux objections habituelles présentées à l’encontre de l’électricité (non-stockable à grande échelle à un coût raisonnable) et des énergies renouvelables (cyclicité et incertitude), les auteurs répondent en termes de stockage par résilience thermique des matériaux (chauffage et refroidissement), de pompage hydraulique et de transformation en hydrogène. Ils obtiennent ainsi un mix énergétique sans gaz naturel, ni pétrole, ni nucléaire, ni biocarburant, ni batteries. En complétant leur scénario par un comportement vertueux des consommateurs en matière environnementale, ils concluent que leur solution présente des coûts économiques plus que compensés par les gains liés à la réduction de la pollution atmosphérique. Soit maintenant un second groupe de scientifiques, conduits par Christopher Clack de l’Université du Colorado, qui pensent que l’étude de l’équipe Jacobson contient de grossières erreurs de modélisation et d’estimation. Ce second groupe publie dans le même support, un rapport[2] concluant que l’étude sur la performance et le coût d’un système de pénétration à 100% du vent, de l’eau et du soleil pour répondre à l’ensemble des besoins énergétiques n’est pas soutenue par une analyse réaliste et ne fournit pas un guide fiable pour savoir si une telle transition est réalisable ni à quel coût. La suite aurait pu être constituée d’échanges d’arguments, voire d’invectives, dans des revues scientifiques et lors de colloques. Mais Jacobson (sans ses co-auteurs) a préféré porter plainte contre l’Académie des Sciences américaine et contre Clack (mais pas ses coauteurs), demandant 10 millions de dollars en compensation du préjudice subi.[3] Il faut dire que Jacobson est devenu une vedette des medias et qu’il est soutenu par des personnalités politiques et du monde du spectacle, dont Leonardo DiCaprio. [4] La crédibilité de son rapport n’est donc pas seulement un problème de rigueur scientifique. Elle engage aussi en partie une mouvance (et une industrie) pro énergies vertes. Les enjeux financiers sont tels qu’il n’a pas été difficile de trouver des avocats pour lancer la procédure. La suite s’est donc en partie jouée devant les tribunaux. C’est un précédent qui pourrait impacter la manière dont se conduit une recherche scientifique.[5] Pour ce qui est des gains, comme dans la fable, il y a fort à parier que l’huitre n’aurait été gobée par aucun des deux plaideurs. En fait, on apprenait le 22 février 2018 que, suite à une audience tenue à Washington, Jacobson avait retiré sa plainte en diffamation,[6] considérant que le débat public qui en avait découlé lui donnait satisfaction. La raison est aussi, comme il le reconnaît, que les procédures judiciaires bien plus longues et plus coûteuses que les débats académiques risquaient de le marginaliser jusque dans son institution.

Conclusion

Si l’on se concentre sur le fond, quelles leçons tirer de cette polémique sur le 100% d’énergie éolienne, solaire et hydraulique ?

Un premier enseignement est le rappel des coûts spatiaux des énergies naturelles. Les énergies éolienne et solaire ont une densité d’énergie au mètre carré relativement faible. La meilleure estimation actuelle pour l’utilisation des terres par les parcs éoliens on-shore est de 0,33 km2/MW, en incluant l’espacement. D’après Clack, le projet de Jacobson se traduit par un demi-million de kilomètres carrés, soit plus du double de la superficie totale de toutes les zones urbaines aux États-Unis. Il faut y ajouter 100.000 kilomètres carrés de terres pour les centrales solaires photovoltaïques et les centrales solaires à concentration, une superficie équivalente à celle du Kentucky. Pour arriver à la cible de 2050, chaque jour plus de 60 km2 de nouvelles terres devraient être affectés aux installations de production d’énergie. C’est techniquement possible (une grande partie du terrain occupé par les éoliennes peut rester à usage agricole), mais le coût est gigantesque. Plus généralement, on peut reprocher au travail de l’équipe Jacobson d’extrapoler à l’échelle d’un continent les résultats obtenus dans quelques installations de petite taille avec des technologies relativement immatures.

Le  stockage

En deuxième lieu, l’affaire nous rappelle que les technologies de stockage de l’énergie sont aussi importantes que la production des énergies éoliennes ou solaires. En effet, la production d’énergie 100% renouvelable est tributaire des conditions météorologiques. On aura beau multiplier les capacités de production, investir massivement dans les éoliennes et les panneaux solaires, sans une adaptation en temps réel de la consommation, il restera un déficit d’énergie solaire (bien sûr après le coucher du soleil mais aussi par temps couvert), et d’énergie éolienne par temps calme ou très perturbé. A titre d’exemple, le parc éolien français d’une capacité de 13.541 MW n’a produit que 671 MW le 19 février dernier à 11h30, soit moins de 5% de la capacité installée.[7] La consommation était alors de 76.780 MW et donc le vent a fourni moins de 1% de la demande alors que les éoliennes constituent environ 11% de la capacité de production d’électricité. Si on enlève les 14.256 MW d’énergie hydraulique et les 2.347 MW d’énergie solaire produite à ce moment, il reste 63.130 MW à trouver soit 100 fois plus d’énergie éolienne ! Une autre solution est évidemment de puiser dans des réserves d’électricité accumulées à des périodes où la production d’origine renouvelable est excédentaire.

Ce constat plaide pour une réorientation des aides publiques des énergies éoliennes et solaires vers les technologies de stockage de l’énergie. Si les pouvoirs publics veulent de l’électricité exclusivement verte, ils doivent encourager l’innovation et l’investissement dans des équipements de stockage afin d’accompagner la montée en puissance des énergies intermittentes. Les tarifs d’achats subventionnés des énergies éolienne et solaire ont largement contribué à faire baisser les coûts de production des éoliennes et des panneaux solaires, à améliorer leur productivité, et ainsi à accroître la capacité installée. Une évolution similaire est souhaitable pour le stockage de l’énergie.

La réduction des émissions de CO2

La troisième leçon est que l’objectif des 100% d’énergies renouvelables, bien que très accrocheur et particulièrement médiatique, est trompeur. Il suggère que les énergies vertes sont une nécessité sui generis en raison de la rareté des énergies fossiles qui sont, par nature, non-renouvelables et qu’il faudra donc remplacer. En réalité, il apparaît maintenant clairement que nous ne pourrons pas extraire tout le charbon présent dans le sol sans fortement perturber le climat et mettre en péril l’espèce humaine. La contrainte porte en fait sur le stock de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et non sur le stock limité d’énergies fossiles. L’objectif devrait être exprimé en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre plutôt que de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. On ne devrait pas contraindre le choix de technologies aux seules ressources renouvelables mais plutôt utiliser toutes les ressources disponibles pour réduire les émissions à moindre coût. Pourquoi s’interdire d’utiliser des ressources naturelles épuisables pour produire ou stocker l’électricité si le bilan économique et environnemental est meilleur? Idéalement, on devrait prendre en compte tous les coûts environnementaux des différents modes de production d’électricité y compris la pollution atmosphérique (particules fines, oxyde d’azote, dioxyde de soufre), la production de déchets (notamment nucléaire) et le risque de radiation. La constitution du mix énergétique décarboné, stockage compris, devrait être le résultat d’un calcul d’optimisation basé sur le coût des ressources et des émissions polluantes et non sur un a priori technologique. L’abandon de la plainte par Jacobson est une bonne nouvelle pour la recherche. A une époque reculée, c’est l’Inquisition qui aurait tranché la question et, plus récemment, l’affaire aurait pu se conclure par un duel. Le passage devant un juge non ecclésiastique est une forme douce de règlement des conflits. Mais le débat académique reste une meilleure solution. »

[1] http://www.pnas.org/content/112/49/15060

[2] http://www.pnas.org/content/114/26/6722

[3] http://www.sciencemag.org/news/2017/11/10-million-lawsuit-over-disputed-energy-study-sparks-twitter-war

[4] https://cee.stanford.edu/news/what-do-mark-z-jacobson-leonardo-dicaprio-and-united-nations-have-common

[5] Voir cet article du Washington Post : https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2017/11/03/when-scientists-sue-scientists/?utm_term=.7343c1d2d8ac

[6] http://web.stanford.edu/group/efmh/jacobson/Articles/I/CombiningRenew/18-02-FAQs.pdf

[7] Source : http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/chiffres-cles#chcleparc

Bure : un débat à la va-vite pour calmer le mécontentement

Bure : un débat à la va-vite pour calmer le mécontentement

Le jeune  oligarque Sébastien Lecornu (ancien PS anti – Macron  converti au macronisme), secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a trouvé la solution pour  gérer le mécontentement et les interrogations. Un debat à la va vite entre septembre et décembre. Comme si une réflexion un peu sérieuse pouvait se dérouler dans un laps de temps aussi court. L’enjeu est en effet considérable, en outre les études sont encore très insuffisantes quant aux conséquences des différents modes de gestion des déchets nucléaires particulièrement dangereux. Des déchets qui pourraient devoir être gérés pendant 100 000 ans voire bien davantage. Un seul exemple, qui peut dire qu’il ne passera aucun événement climatique importance (inondation, secousse sismique, etc.) durant un si long temps, un événement qui pourrait menaces cette gestion.  L’ancien socialiste a trouvé la parade : une petite discussion de trois mois qu’il intitule une vaste concertation, organisée sous l’égide de la Commission nationale du débat public, démarrera entre les mois de septembre et décembre et portera à la fois sur l’opportunité d’enfouir les déchets et sur les modalités, a-t-il précisé. “Nous souhaitons que le public non seulement local soit associé à ce débat mais aussi l’opinion publique nationale”, a déclaré Sébastien Lecornu à la presse à l’issue d’une réunion avec les acteurs, notamment les élus, concernés. “Certes, le Parlement s’est exprimé sur ces sujets en 2006, on a déjà une loi de la République qui tranche le problème, sauf que les générations sont nouvelles (…) et donc il est important de remettre cette question au coeur”, a-t-il justifié. La solution de l’enfouissement est à ce jour “la moins mauvaise”, selon l’expression consacrée employée par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Le projet demeure contesté par des militants écologistes, dont certains ont occupé le site, devenu temporairement une Zone à défendre (ZAD) sur le modèle de Notre-Dame-des-Landes, avant d’en être délogés par la force il y a deux semaines. Le calendrier de réalisation des travaux est encore long puisque la demande de déclaration d’utilité publique doit être déposée en 2019 et sera validée en théorie aux alentours de 2022, la phase-pilote ne devant commencer qu’en 2025 environ.

 

Le service national : un débat escamoté »

Le service national : un  débat escamoté »

Un débat escamoté pour   Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat qui estime notamment que la question du contenu doit dominer celle des moyens et qu’il s’agit d’un enjeu de société. Un point de vue qui mérite  d’être lu  même si le sénateur considère un peu vite que l’armée est désormais exclusivement une af faire de professionnels. Une erreur stratégique évidemment car les menaces internes et externes vont surtout exiger des forces d’infanterie classiques. (Exemple les 10 000 militaires affectés à la surveillance des lieux publics en France).  

« Le 18 mars 2017, le futur président de la République proposait, dans un discours de campagne électorale, la mise en place d’un service national obligatoire et universel (SNU). Cette proposition, inattendue, peu préparée, voire précipitée, répondait à un objectif estimable : donner un contenu concret à l’engagement au service de la Nation, répondre à la quête de sens d’une jeunesse désorientée, en mal de repères, et renforcer la résilience de notre communauté nationale face aux défis du présent et de l’avenir.  C’est un sujet majeur pour notre pays et pour notre jeunesse. Il touchera chaque jeune, chaque famille. Sur un enjeu de cette taille, on est en droit d’attendre un riche débat d’idées. Or, où en est-on, près d’un an plus tard, sur la méthode et sur le fond? Sur la méthode, d’abord. Elle ne manque pas d’inquiéter. Après plusieurs mois de flottement, chacun est comme figé en apesanteur, suspendu à la parole présidentielle, qui vient dessiner, par déclarations successives, ce que devrait être le futur SNU. Du côté du gouvernement, des ministres se contredisent, créant la cacophonie. Quant au Parlement, il est tout simplement mis de côté, si ce n’est court-circuité, le Président prenant la parole à la veille de la présentation d’un rapport parlementaire sur le sujet pour en contredire les conclusions! La commission de haut niveau, annoncée en octobre, qui devait permettre une forme de concertation, laisse place à un groupe de travail restreint, ne comprenant pas de parlementaires, lesquels se voient par ailleurs refuser la communication du rapport administratif commandé par le Premier ministre, dont les conclusions gênent, semble-t-il, l’exécutif. Pourtant, sur un tel sujet de société, le Parlement devrait être au centre du débat. Deux députées, Marianne Dubois (LR) et Emilie Guerel (LREM), ont effectué un travail de fond, réaliste, que je salue, examinant de nombreuses options. Or la publication de leur rapport, d’abord reportée – sous quelles pressions? – puis avancée, est rendue peu audible, en raison des déclarations concomitantes du président de la République… Tout cela n’est pas sérieux. Le service national universel est un projet majeur du quinquennat, qui mérite un vrai débat national, et ne saurait être réglé par des experts en petit comité. Un projet de cette ampleur n’aboutira pas seul contre tous : contre les ministres, contre le Parlement, contre la jeunesse elle-même qui a voix au chapitre! Continuer à mettre les difficultés d’organisation et de financement – colossales – sous le tapis n’est pas digne de notre démocratie. La cacophonie n’est pas le débat. Or le débat est indispensable : un débat parlementaire, puisque c’est au Parlement qu’il reviendra de légiférer, in fine, et un débat de société, puisque ce projet concernera tous nos concitoyens. Sur le fond, ensuite. On marche sur la tête en mettant en avant la question des moyens plutôt que celle de la finalité! Un rapport du Sénat a, dès le mois de mai dernier, mis en évidence le danger mortel pour nos armées si elles devaient porter le poids d’un projet dont l’objectif premier ne relève pas de la défense. Halte à la nostalgie du service militaire! Non seulement les moyens des armées ont fondu, mais surtout, les arguments pour la professionnalisation des armées, à l’initiative du président Jacques Chirac, n’ont rien perdu de leur bien-fondé. Le Sénat a été entendu sur ce point : le président de la République a confirmé que le SNU ne serait ni militaire, ni financé par les armées. Il s’agira, vraisemblablement, d’un service de type civique. Le Sénat veillera à ce que son financement n’ampute pas des budgets de défense déjà dimensionnés au plus juste. Pour autant, la cohésion nationale, les valeurs de l’engagement et du « service » sont au cœur de l’ADN des armées : elles auront donc nécessairement un rôle à jouer, à côté d’autres partenaires. La contribution qui leur sera demandée devra être réaliste, soutenable, permettre la consolidation du lien armée-nation et la diffusion de l’esprit de défense, qui sont producteurs de lien social. C’est à la définition de la nature, de l’ampleur et des modalités de cette contribution des armées au projet de SNU que la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat travaille, en vue de préconisations à paraître au printemps. Le Sénat espère contribuer ainsi à nourrir un vrai débat de société, à la hauteur des enjeux du service national universel. »

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

Sncf : la grande confusion ou le débat à l’envers

 

Il n’est pas certain que la manière dont s’y prend le gouvernement pour traiter de la question SNCF se révèle la plus productive. En effet, le gouvernement à choisi de s’appuyer sur un rapport, celui de Spinetta relativement partiel et provocateur. Certes certains éléments de la problématique sont indiscutables la SCNF est plus généralement le rail sont mal en point en France. Faute de transformation, la SNCF est condamnée à disparaître à terme. En cause de grandes déficiences en matière de gestion. Le pouvoir ne peut toutefois s’exonérer de ses responsabilités vis-à-vis de la dette qu’il a lui-même provoqué en imposant des lignes nouvelles à une entreprise qui n’avait pas le premier sou pour financer ses investissements. Comme souvent les facteurs explicatifs de cette situation sont complexes et les responsabilités multiples. Mais le gouvernement a choisi de prendre à témoin l’opinion publique en agitant le chiffon rouge sur les aspects qui ne sont même pas pertinents. Exemple quand on affirme qu’il faut supprimer les petites lignes qui représentent 45 % du réseau mais seulement 2 % de la clientèle. Avec un tel raisonnement il faudrait supprimer les trois quarts des routes secondaires. En outre on fait l’impasse grave d’un autre mode d’exploitation de ces petites lignes grâce à la décentralisation et à la privatisation. Bref la prise en compte de la politique des transports est absente, comme celle de l’aménagement du territoire ou du développement durable. Autre mesure symbolique, l’hypothèse d’une suppression statut des cheminots. Un statut qui doit forcément évoluer et même forcément se réduire au sûr et a mesure retraite. Mais pourquoi aborder d’entrée comme l’a fait hier Darmanin la question des conditions sociales. C’est la même erreur que fait  le gouvernement concernant la réforme de l’État, il organise un débat à l’envers. La première question qui se pose est celle du champ de l’intérêt général.  en l’occurrence pour la SNCF, la définition de la nature et du champ spatial de son activité. La seconde question concerne les moyens d’assurer cet intérêt général avec ou sans la SNCF, avec la concurrencee. Ce n’est qu’ensuite on peut aborder sereinement les questions sociales. quel STATUT, quelles catégories et à quelles conditions. En fait le gouvernement semble montrer qu’il veut régler cette question à la hussarde et pas nécessairement dans le bon ordre Pour l’instant l’opinion publique est attentiste sur ce dossier mais le risque est que s’agglomère au mécontentement des cheminots d’autres mécontentement surtout si la négociation s’engage aussi MAL.

Débat sur service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

Débat sur  service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

 

Nombre experts se sont exprimés ces jours-ci sur l’affaire d du service nationale. Le plus souvent beaucoup doutaient de son intérêt et mettaient notamment son cout. D’autres estimaient que l’appropriation du concept de citoyenneté n’incombait pas à l’armée mais à l’école. Comme si la responsabilité dans ce domaine pouvait se diviser ? Une responsabilité qui incombe autant à la famille, à l’entourage, à l’école, à l’armée notamment. Le problème,  c’est que dans certains zones de non droit (et parois aussi ailleurs) personne n’assume plus la moindre responsabilité. Le concept de citoyenneté se réduit à l’idée que le citoyen est seulement un consommateur de démocratie républicaine sans devoir en échange. Autre observation toute aussi fondamental,e l’objet même de ce service : militaire ou non. La plupart des lobbys militaire y sont opposés, ils défendent leur profession et ne veulent pas que soit amputs leur budget ; Pourtant, stratégiquement il n’est pas évident que la totale professionnalisation de l’armée soit adaptée aux enjeux des conflits actuel et futurs. Il se pourrait même que les forces infanterie classique, force de maintien de l’ordre surtout et de lutte contre le terrorisme soient davantage prioritaires que les deux forces nucléaire franç iaçes (pourquoi 2 ?). La professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant encore une fois, le risque est moins la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme à l’inférieur et à l’extérieur de nos frontières. . Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés.  Il n’ya pas si longtemps au cours du siècle précédant des millions de Français se sont sacrifiés pour la défense du pays, d’autres se sont soumis à l’obligation du service militaire. Aujourd’hui on s’interroge sur le degré d’acceptation des jeunes à donner quelques semaines ou quelques mois pour servir leur pays. Un débat qui témoigne vraiment du délitement du concept de citoyenneté y compris chez les élites. Quant au cout de l’opération 3 ou 4 milliards, il est à mettre en relation avec le cout provenant de la marginalisation de centaines de zones de non droit (cout du trafic de drogue, cout des aides sociale, cout surtout de l’inactivité de centaines de milliers de jeunes sur le PIB etc.). Un cout autremenet importanat d’au moins 30  millirds. Macron a un peu recadré la problématique, le service sera obligatoire et comportera une dimension militaire. Le reste encore très flou. Avant den préciser le contenu, il serait bien avisé d’indiquer que le service du pays ne se conteste pas qu’il est constitutif de la citoyenneté. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente,  avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voire délinquants.

Migrants : un débat gangréné en France par la faillite de l’ intégration

Migrants : un débat gangréné  en France par la faillite de l’  intégration

 

 

 

Il était clair dès le départ que toute décision un peu clair de la part du gouvernement en matière d’immigration susciterait de violentes réactions de la part de ceux qui se font les défenseurs des droits humanitaires. Ce que souhaite le gouvernement, c’est renvoyer  effectivement certains migrants qui ne remplissent pas les conditions du droit d’asile. La France ferme donc  pratiquement la porte sauf exception aux migrants économiques.  Pour réguler ses flux de migrants,  il convient de les identifier et le gouvernement propose une mesure très controversée visant à recenser les étrangers dans les centres d’hébergement d’urgence. D’un côté les intellectuels et les associations accusent le gouvernement d’un manque d’humanité, de l’autre les responsables gouvernementaux à commencer par Emmanuel Macon veulent faire prévaloir le réalisme considérant que la France selon la formule déjà employée ne pouvait accueillir toute la misère du monde. En vérité on n’en est loin car la France est un des pays où le taux d’immigrés est le plus faible. Le problème est ailleurs il est dans le constat que le pays se montre complètement incapable d’intégrer les générations précédentes de migrants et même leurs descendants devenus français. Ce ne sont pas tellement les migrants nouveaux qui sont en cause mais ceux qui résident de plein droit en France surtout lorsqu’ils ont acquis la nationalité française. On objectera heureusement qu’un certain nombre de ses anciens migrants ont réussi à s’approprier les valeurs républicaines et à s’insérer d’un point de vue économique et social mais une grande partie reste sur le carreau et végète dans des zones de non-droit en marge des règles républicaines. La France peut évidemment comme d’autres pays accueillirent beaucoup plus de migrants quittant leur pays pour des motifs politiques ou économiques, le problème c’est que le pays ne saura pas pour uen très grande partie en faire des Français à part entière avec les mêmes droits et devoirs que les autres, avec les mêmes valeurs et avec la même adhésion au concept de citoyenneté .

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

 

 

 

On peut se réjouir que certains parlementaires néerlandais demandent un débat concernant les allégements fiscaux accordés par les Pays-Bas à de grandes compagnies nationales suite en particulier à l’affaire Procter & Gamble –  Selon les “Paradise Papers”, un accord conclu en 2008 avec Procter & Gamble, qui produit notamment les couches Pampers et les rasoirs Gillette, a permis au géant américain de bénéficier par erreur d‘un allègement fiscal de 169 millions de dollars.  “Nous voulons des explications sur l‘affaire Procter & Gamble”, a dit le député Tom van der Lee au Parlement. Selon un de ces documents, l‘accord fiscal avec P&G a été ratifié par un seul responsable des services fiscaux néerlandais, alors qu‘au moins deux signatures sont requises. En outre, cet accord n‘a pas été transmis à la commission spéciale sur les règlements internationaux en matière fiscale, selon les journaux Trouw et Financieele Dagblad. Dans un communiqué, Procter & Gamble a assuré “payer tous les impôts qu‘il doit, dans le monde entier”. “Nous respectons l‘esprit et la lettre de la loi où que nous opérions”, ajoute le groupe américain. La vérité c’est que les Pays-Bas sont un véritable paradis fiscal est qu’ils font de cette particularité un atout pour attirer les sièges des entreprises. Les Pays-Bas permettent ainsi à de nombreuses sociétés internationales d’échapper à l’impôt en mettant en place des milliers d’accords fiscaux. Pour changer la situation, il faudrait d’abord un accord européen de nature politique. or on voit mal les Pays-Bas, l’Irlande et le Luxembourg, trois paradis fiscaux européens,  souscrire à la remise en cause de particularités fiscales qui nourrissent  leur économie. Pour preuve les milliers d’accords fiscaux passés avec les sociétés internationales sont complètement opaques. Un seul exemple grâce à ces accords une société puissante comme Nike réussi à ne payer aucun accord aucun impôt ni aux États-Unis ni aux Pays-Bas. Le ministère néerlandais des Finances assure pourtant que tout est fait selon des procédures strictes. En 2015, la Commission européenne avait ordonné au gouvernement néerlandais de réclamer jusqu’à 30 millions d‘euros d‘impôts au groupe américain Starbucks après avoir jugé que l‘arrangement conclu entre les Pays-Bas et la chaîne de cafés constituait une aide d‘Etat illégale. Starbucks et le ministère néerlandais des Finances ont fait appel.

PSA : le faux débat des moteurs truqués

PSA : le faux débat des moteurs truqués

 

 

Une à une,  les marques sont accusées puis poursuivies pour dépassement des normes. Cette fois, c’est PSA  qui est mis en accusation par la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette accusation fait suite aux travaux de la commission dite Ségolène Royal. En fait,  la grande majorité des véhicules tous types et toutes marques dépassent les normes euro 4, euro 5 ou Euro 6  aussi bien concernant le CO2 que Nox. Les proportions varient selon les types et les constructeurs. Pas vraiment une découverte car il y a longtemps qu’on sait que la plupart des véhicules homologués dépasse les normes de pollution. En cause surtout, le fait que l’homologation se fait évidemment sur des véhicules neufs dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les conditions réelles d’utilisation et d’entretien des véhicules. Certes certains constructeurs  ont fait davantage d’efforts sur certains modèles que sur d’autres pour diminuer les émissions polluantes mais globalement c’est le concept même de diesel qui est en cause et au-delà celui de l’automobile en général y compris utilisant de l’essence même si la nature et le volume dé pollution varie selon qu’il s’agit d’essence ou de gasoil. Pour se sortir de cette situation au moins sur le plan juridique, la plupart des marques ont choisi des émissaires en désignant à plusieurs ingénieurs comme responsables alors qu’on sait t bien que les directions étaient parfaitement informées que structurellement les véhicules ne pouvaient que dépasser les normes en condition réelle d’utilisation. L’accusation portée précisément sur PSA est un peu surréaliste voir irresponsable. À peu près toutes les marques ont vendu et fabriqué des moteurs qui fraudaient, nombre de constructeurs sont déjà poursuivis juridiquement dans différents pays. La liste va innover s’allonger. Le vrai courage ne consiste pas à stigmatiser tel ou tel constructeur, accessoirement à le mettre en danger sur le plan financier mais à décider d’abord la fin du diesel d’ici une quinzaine d’années puis celle de l’automobile à essence d’ici 20 ou 25 ans afin de prendre le relais avec des  véhicules électriques dont le concept doit par ailleurs être revu pour être adapté à la réalité de la mobilité. Notons que l’automobile actuelle est conçue pour supporter le poids de 5 à 10 passagers (500 à 1000 kgs) quand en moyenne chaque automobile ne transporte qu’1.2 passagers. Une incohérence économique et écologique.

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Un vrai-faux débat entre le gouvernement et Patrick Drahi  de SFR concernant l’avenir du plan câble. Patrick Drahi veut son propre réseau et propose de couvrir toute la France sans argent public. De son côté, le gouvernement estime que cela fera double emploi avec les réseaux d’initiative publique financés en partie par l’État et les collectivités. En réalité, ce plan câble ne couvrira jamais toute la France d’ailleurs Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’idée que le plan câble pourrait ne desservir que les zones agglomérées, les zones moins denses pouvant être desservi via les mobiles par 4G j’ai et demain la 5G. De toute façon,  ce plan est irréaliste et impossible à financer comme d’ailleurs l’a souligné la Cour des Comptes.  L’objectif affiché du Plan France Très Haut Débit est de fournir un accès Internet en très haut débit à tous (logements, administrations et services publics, entreprises) à horizon 2022, et ceci en couvrant l’ensemble du territoire national. Il a fallu près de 4 ans pour passer de 1,7 million à 5 millions d’abonnés à très haut débit et atteindre 18% du marché, peut-on encore espérer convertir plus de 20 millions d’abonnés en 5 ans pour atteindre l’objectif ?  Pour la Cour des comptes qui s’est penché sur la question, en l’état, la réponse est « non ». Dans un rapport très sévère, l’institution estime que quasiment rien ne va : le budget initial sera largement dépassé, tout comme les délais de couverture.  »Les juridictions financières évaluent à 34,9 milliards d’euros le coût total du Plan, estimé initialement à 20 milliards. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique (seulement 1 milliard des 12 milliards d’euros d’investissements engagés, pour 3 milliards attendus) nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », assène la Cour des comptes.  Ce mardi, Patrick Chaize, le président de l’Association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca), a montré son inquiétude pour l’avenir des RIP si SFR venait à doublonner les réseaux existants ou en cours de déploiement. « En ce mois de septembre, le gouvernement doit rendre ses arbitrages sur le très haut débit fixe et mobile. Se fier aux seules annonces d’acteurs privés compromettrait gravement l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il canardé dans un communiqué. Avant d’appeler le gouvernement à « signifier aux opérateurs privés qu’ils franchiraient une ligne rouge en dupliquant des réseaux [fibrés] » en particulier dans les zones rurales et peu denses. Même son de cloche pour Étienne Dugas, le président de la Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (Firip), qui s’est le même jour félicité « de l’analyse de Mounir Mahjoubi », en « confortant le modèle des RIP ». Reste qu’en face, Patrick Drahi et SFR ne semblent pas du tout prêts, pour le moment, à mettre de l’eau dans leur vin. Interrogé sur le déploiement de la fibre en France par la Commission des affaires économiques du Sénat, en juin 2016, le milliardaire s’est montré on ne peut plus clair : « On va venir tous vous voir, sur le terrain, parce que moi je veux fibrer plus que ce qui m’a été alloué [dans le cadre du PTHD, NDLR], quitte à fibrer en doublon. Parce que la législation ne me va pas du tout. Je ne veux pas être locataire du réseau des autres. Je vous l’ai déjà dit sur les RIP: ça ne me plaît pas. Je préfère être opérateur d’une infrastructure que je possède quitte à avoir des tarifs spécifiques quand il y a eu évidemment l’intervention de l’État ou des collectivités. » C’est dit.

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

 

 

Certaines élites ont la mémoire courte et oublie vite les récents attentats. Du coup, ils crient  au loup à propos du projet de loi anti terroriste qui vise à introduire dans la loi certaine dispositions de l’État d’urgence. Pourtant les risques du terrorisme qui n’épargnent  aucun pays ne peuvent être affrontés avec la guerre en dentelle d’une démocratie exempte de toute menace. Le danger est toujours présent, il le sera même sans doute pendant une ou deux générations et des mesures s’imposent pour tenter d’en réduire les effets. Comme d’habitude, la gauche s’indigne et proteste, ce qu’elle sait le mieux faire car lorsqu’elle est en situation de gestion,  ses résultats dans tous les domaines sont catastrophiques.  Considérer que le pays porte atteint aux libertés individuelles voire qu’il tutoie la dictature est évidemment une absurdité. La quasi-totalité des Français approuve d’ailleurs les mesures prises dans le cadre de l’État d’urgence. Sortir de l’état d’urgence ou le maintenir relève d’un débat de sophistes. Il y a en effet une extrême urgence à prendre des mesures pérennes pour lutter contre une barbarie qui n’épargne aucun pays et surtout pas la France particulièrement engagée dans la lutte contre l’État islamique et  qui en outre a fourni le plus gros contingent de combattants islamistes en provenance des pays occidentaux. Il faut ajouter que le pays est  gangrené par le radicalisme qui sévit en particulier dans des banlieues complètement abandonnées aux trafiquants de drogue et aux fondamentalistes. Le projet de loi antiterroriste, qui soulève de vives inquiétudes chez les magistrats de gauche et les défenseurs des libertés publiques, respectera l’état de droit et la liberté d’expression, a cependant assuré Emmanuel Macron mardi lors d’un entretien avec le président de la Cour européenne des droits de l’homme. Selon des propos rapportés par l’Elysée, le chef de l’Etat français a souligné devant Guido Raimondi que l’objectif pour la France était « de sortir de l’état d’urgence, qui ne permet pas de lutter de manière suffisamment efficace contre le terrorisme. »"Il a évoqué les principaux objectifs du projet de loi de lutte contre le terrorisme, dont il a assuré le président Raimondi qu’il serait respectueux de l’Etat de droit et de la liberté d’expression », ajoute l’Elysée. La publication du texte la semaine dernière, par le quotidien Le Monde, a provoqué un tollé à gauche et dans les rangs des magistrats de gauche, qui ont dénoncé des atteintes aux libertés individuelles.

Moscovici : « J’aimerais que le débat politique italien cesse de viser la Commission »

Moscovici : « J’aimerais que le débat politique italien cesse de viser la Commission »

. Les personnalités politiques parlent toujours d’une Europe de technocrates ou d’eurocrates, surtout en Italie. Cela vous irrite-t-il ?(Interview)

S’il y a bien un pays qui ne peut pas penser que cette Commission est une Commission technocrate, c’est l’Italie. C’est le seul pays qui a bénéficié de toute la flexibilité offerte par le pacte. Pour 2016, cette flexibilité représente bien plus de 10 milliards d’euros. Personne d’autre n’a eu cette chance. L’an dernier, nous avons même accordé à l’Italie la clause sur les investissements, alors qu’en réalité, les investissements avaient chuté, mais nous avons pris en compte le délai d’arrivée des fonds structurels. Nous avons considéré que les mesures budgétaires en place pour 2017 étaient suffisantes, dans l’ensemble, pour que les conditions du pacte soient respectées. Donc, franchement, quiconque reproche à la Commission d’être une gardienne sévère des règles ne peut être sérieux. J’aimerais que le débat politique italien cesse de viser la Commission, alors qu’elle a été une alliée vigilante, sérieuse et exigeante du pays. Soyons sérieux, si la Commission est l’ennemi de l’Italie, je ne vois pas qui seraient ses amis. Je me considère personnellement un grand ami de l’Italie. Tout ce que nous voulons, c’est que cela soit reconnu.

L’Italie bénéficie donc d’un traitement de faveur ?

Personne n’est traité plus favorablement que les autres. Nous avons simplement pris en compte la situation. Il n’y a donc pas de favoritisme, pas de distinction entre grands et petits pays. Nous essayons d’être justes. Il est pourtant vrai que nous sommes montrés du doigt pour tous les maux du monde par la presse italienne, malgré le fait que nous ayons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour trouver des solutions pour le pays. Je voudrais simplement que cela soit reconnu. Ce serait, selon moi, la justice politique la plus fondamentale.

Pour mettre en place des réformes, il faut de la stabilité. L’élection de Pedro Sanchez à la tête du parti socialiste espagnol pose-t-elle, selon vous, un risque pour la stabilité politique du pays ? Les réformes en seront-elles affectées ?

Nous ne nous occupons jamais des évolutions politiques internes dans les États membres, tant que les populistes ne sont pas vainqueurs. Tout comme nous ne commentons pas la vie interne des partis européens. Ce qui se passe au sein du PSOE regarde l’Espagne, et la question de la stabilité politique du pays concerne le gouvernement espagnol et les partis espagnols.

Pensez-vous que l’élection du nouveau président français ouvre une nouvelle dynamique politique en Europe ?

Je suis personnellement très content parce que depuis des années je propose de nommer un ministre des Finances de la zone euro, un budget et un parlement de la zone euro. Donc oui, il me semble qu’une fenêtre d’opportunité s’est ouverte. Cela ne veut pas dire que tout sera fait en un an ou que nos visions s’harmoniseront du premier coup. Nous savons que ce ne sera pas le cas, mais nous savons aussi qu’il existe une volonté d’aller vers une zone euro plus intégrée, plus forte, qui crée plus d’emplois et de croissance. La Commission, et moi-même, tout particulièrement, dédieront toute notre énergie politique à cet objectif. Le 22 mai, la Commission européenne a annoncé que le Portugal ne serait plus soumis à une procédure de déficit excessif. Après avoir reçu un renflouement de 78 milliards d’euros en 2011, le pays s’est redressé et l’exécutif européen a estimé qu’il atteindrait cette année un déficit de 2 % du PIB, soit bien en-dessous du plafond européen fixé à 3 %.L’Italie a aussi reçu de bonnes nouvelles, puisque la Commission a indiqué que Rome ne devrait pas introduire de nouvelles mesures de réduction de la dette, pourtant écrasante, à 133 % du PIB. L’institution a donné un avis positif sur les mesures adoptées cette année. La Commission a par ailleurs décidé d’appliquer une marge de flexibilité à la Lituanie et à la Finlande. Un avertissement a cependant été envoyé à la Roumanie, qui « dévie sérieusement » du plan budgétaire censé équilibrer ses comptes publics. La Commission a proposé que le pays adopte de nouvelles mesures de correction. Après des années de déficit excessif, d’avertissement, de mesures d’austérité et, plus récemment, de flexibilité de la part de la Commission, tous les États membres respectent aujourd’hui les règles budgétaires de l’Union, à l’exception de la France, de l’Espagne, de la Grèce et du Royaume-Uni. La France est le seul pays du groupe qui compte toujours des déséquilibres macroéconomiques excessifs.

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Par Jorge Valero, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

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