Archive pour le Tag 'débâcle'

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Elections: l’annonce d’une débâcle pour la gauche

Elections: l’annonce d’une débâcle pour la gauche

 

La débâcle est annoncée, elle sera sévère aux municipales et surtout aux européennes. En cause, l’échec total du gouvernement sur la croissance, l’emploi, les déficits, la justice sociale, l’insécurité. Avec Hollande à 22% de popularité, c’est la chute certaine, ce dont s’inquiète sérieusement maintenant la gauche du PS. Exemple, Dimanche soir à Brignoles, l’extrême droite – Front national, plus un dissident à 9,1% – a frôlé la barre des 50% et la gauche, divisée entre un candidat PCF et une candidate Europe Ecologie-Les Verts, a été éliminée du second tour. Depuis le début du quinquennat, la gauche a perdu 8 législatives partielles et 3 cantonales. Plusieurs responsables socialistes ont tenté de minimiser en soulignant que le résultat était dû à une forte mobilisation de l’électorat du Front national sur des terres déjà acquises à cette formation. « L’extrême droite ne progresse pas en nombre de voix depuis les cantonales de 2011 et la présidentielle de 2012″, soulignait un cadre socialiste. D’autres ont déploré, en creux, la désunion de la gauche, tandis que d’autres encore ont mis en avant le fort niveau d’abstention (66,65%), en hausse de dix points par rapport à l’an passé. Certes, certes, certes, mais pour la troisième fois la gauche est éliminée dès le 1er tour (…) Le cocktail abstention-mobilisation frontiste est redoutable », écrit ainsi sur son blog le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, en faisant référence à ces deux législatives partielles. « Cela indique que le seul problème, c’est la mobilisation des électeurs de gauche. Sinon il y a fort à parier que ces premiers tours préfigurent le futur premier tour des élections municipales » de mars prochain, estime-t-il. L’électorat de la gauche « est aux abonnés absents. Et c’est d’abord l’abstention des électeurs de gauche qui propulse le Front national au second tour », estime la sénatrice Laurence Rossignol, l’une des porte-parole du PS, qui n’en pense pas moins que « c’est inquiétant ». « Evoquer l’abstention pour expliquer les forts scores du FN, c’est de la langue de bois ! », expliquait-on lundi dans l’entourage du président de la République, où l’on s’inquiète depuis plusieurs mois des scores du FN. « La montée du FN ne s’explique pas seulement par la situation socio-économique. Les digues ont sauté mais on n’arrive pas à expliquer pourquoi », ajoutait-on, en citant malgré tout « le cocktail explosif des affaires et du chômage », une « dévalorisation de la parole politique » ou encore « le ressort identitaire ». « Que va-t-il se passer aux municipales et aux européennes ? », se demandait-on. Près d’un Français sur quatre (24%) déclare, dans un sondage LH2/Nouvel Observateur publié lundi, être « prêt à voter pour une liste présentée par le Front national » aux municipales. 69% des Français affirment toutefois qu’ils ne seraient pas prêts à le faire et 7% ne se prononcent pas. Un membre du gouvernement se disait, lundi, « choqué comme tout le monde » par les résultats de Brignoles, assurant que le risque Front national était « dans toutes les têtes, au gouvernement ». Face à ce constat, pour les prochaines échéances électorales, le patron du PS Harlem Désir, tout comme le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux insistent sur la nécessité d’ »union » à gauche, dès le premier tour. « A nous de déconstruire les idées présentées par le FN comme solutions et d’apporter des réponses concrètes, proches du quotidien », estime aussi le député Olivier Faure. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, s’il se défend de partir « en tournée » contre le FN, se rend mardi à Forbach (Moselle), où Florian Philippot, vice-président du FN, sera tête de liste aux municipales, pour prôner la politique de sécurité du gouvernement, et ainsi tenter d’enlever des arguments au FN dans des territoires « perméables » aux thèses de Marine le Pen. Pour Mme Rossignol, il ne faut « pas tourner autour du leitmotiv de la droite et de l’extrême droite +trop d’impôts, trop d’étrangers, trop de solidarité+. La gauche doit faire parler d’elle, de ses idées de justice et de progrès ».  Certains à l’aile gauche du PS demandent de « changer de cap » et de sortir de l’ »orthodoxie budgétaire ».

 

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

Dexia : la débâcle financière a couté 6.6 milliards à la France

« Le coût pour le contribuable national a été important, 6,6 milliards d’euros à ce jour, et des risques élevés persisteront longtemps encore », a déclaré Didier Migaud, premier président de la Cour, lors d’une conférence de presse.  Sauvé de la faillite à l’automne 2008, Dexia, principal acteur du financement des collectivités jusqu’à ses déboires, a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Dans son rapport rendu public jeudi, la Cour des comptes note « des risques persistants pour les finances publiques » à l’avenir, en raison de fortes incertitudes, notamment l’évolution de la situation de la zone euro.  Elle juge également « non négligeable » un risque de recapitalisation de la banque, susceptible d’alourdir la facture, sans toutefois avancer de montant.  La Cour éreinte en outre la gestion de cet établissement, notamment sa stratégie de croissance des années 2000, poursuivie alors que les premiers signes de la crise de 2007 étaient déjà apparus.   »Le conseil d’administration, qui comptait peu d’experts ou de professionnels aguerris des questions bancaires, ne s’est pas opposé à une telle stratégie, qui a perduré jusqu’au milieu de l’année 2008, c’est-à-dire bien trop longtemps compte tenu de la montée des risques et de la dégradation rapide du résultat du groupe », a souligné M. Migaud.  A cet égard, la Cour critique également la Caisse des dépôts qui détenait justement cette expertise financière et était, fin 2007, son principal actionnaire côté français, à hauteur de 11,9%.  En raison des failles dans la gestion de la banque et du coût qu’a représenté son sauvetage pour les contribuables, la Cour déplore également que « la mise en cause des responsables [ait] été tardive et incomplète », alors que plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’avantages « significatifs » lorsqu’ils ont quitté le groupe.  Elle critique ainsi le système de retraites chapeau mis en place par Dexia, rendu de plus en plus avantageux à mesure que les bénéficiaires approchaient de l’âge de la retraite, et recommande de contester en justice le dispositif validé en 2004.   »Il est encore possible, jusqu’en 2014, d’exercer un recours en justice susceptible de réduire substantiellement les pensions de l’ensemble des bénéficiaires », au nombre de six, selon M. Migaud.  Pour l’un d’entre eux, une négociation a déjà permis de réduire sa retraite de 563.000 euros à 300.000 euros par an.  La Cour des comptes considère également qu’il est « anormal » que deux anciens cadres de Dexia aient pu bénéficier d’une indemnité de départ et retrouver un poste dans la fonction publique alors qu’ils avaient une responsabilité dans ses déboires.  C’est pourquoi elle recommande un ajustement des règles de la fonction publique, « pour que le retour dans l’administration de fonctionnaires devenus cadres dirigeants d’entreprises publiques ou d’entreprises privées soutenues par des fonds publics soit exclusif du bénéfice d’indemnités de départ », a expliqué M. Migaud.  La Cour se prononce également en faveur d’un régime de responsabilité pénale des dirigeants de banques et d’assureurs lorsqu’ils ont délibérément pris des risques inconsidérés ayant entraîné des pertes, comme l’a récemment adopté l’Allemagne.  Des manquements dans la supervision du groupe, éclatée entre plusieurs pays, sont également mis en avant, puisqu’elle « n’a contribué ni à détecter les risques, ni à établir et à sanctionner a posteriori les manquements », a affirmé le premier président de la Cour des comptes.  Selon M. Migaud, une supervision supranationale, comme le prévoit l’union bancaire en cours de réalisation au niveau européen, aurait pu permettre une meilleure gestion du cas de Dexia.

 

OFCE : « la débâcle de l’austérité »

OFCE : « la débâcle de l’austérité »  

 L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitule sa dernière note de perspectives économiques «la débâcle de l’austérité». Ces experts, traditionnellement jugés keynésiens, se défendent de toute idéologie. «Notre analyse s’appuie sur les faits», insiste Xavier Timbeau, le directeur des prévisions, qui dresse un sombre panorama sur 2012 et 2013. Selon l’OFCE, la zone euro va enchaîner deux années de récession, à 0,5% et 0,1% du PIB. Les pays du Sud seront les plus touchés: l’Espagne, l’Italie, le Portugal et surtout la Grèce avec un recul de presque 10 points de PIB. «Il y a dans cette zone un vrai risque de désintégration politique et sociale», alerte Timbeau. L’Allemagne reste la locomotive européenne – 0,8% de croissance en 2012 et 0,6% sur 2013 – tandis que l’économie française sera en stagnation. Autre signal alarmant, le chômage touche un «niveau record sur les dix dernières années», et continuera de grimper à 12% en 2013. «Si nous plongeons dans la récession à nouveau, après le choc de 2008, c’est parce que tous les pays ont procédé à des restrictions budgétaires», critique Xavier Timbeau. Tel est le schéma «de rigueur et de récession»: la réduction des dépenses publiques conjuguée à la hausse des prélèvements, pèsent sur la confiance, la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Résultat, la croissance ralentit, il y a moins de recettes fiscales, ce qui du coup freine la baisse des déficits publics. L’impact s’avère d’autant plus récessif que les partenaires commerciaux suivent la même voie. «Plusieurs pays, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, cumulent quatre années de restriction budgétaire», rappelle le directeur des analyses de l’Observatoire français. Le FMI et la Commission européenne reconnaissent qu’ils ont sous-estimé l’effet récessif des politiques d’austérité. C’est ce que l’on appelle l’effet des multiplicateurs, plus élevés en période de crise, en raison du chômage prolongé. L’OFCE comme le FMI l’ont revu en hausse. Lorsqu’un pays réduit d’un point de PIB son déficit budgétaire, le recul de l’activité économique serait de 0,9 à 1,6%. Il atteindrait même 2% dans le cas de l’Espagne. La seule solution, plaide l’OFCE, c’est d’assouplir la trajectoire d’assainissement. «Donnons-nous vingt ans pour rétablir la situation», plaide Xavier Timbeau, sans pour autant remettre en cause les règles européennes. Cela serait compatible avec le nouveau pacte budgétaire – le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)- qui fixe un objectif de déficit structurel à 0,5%.

 

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