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De vacances courtes pour des ministres « fatigués »

De vacances courtes pour des ministres « fatigués »

 

Certains ministres du gouvernement sont fatigués , sans doute l’effet psychologique des 35 heures ; en vérité ils en effectuent sans doute le double mais leur travail se borne à lire les papiers préparés par leur cabinet et l’administration. Un ministre est un lecteur, il passe aussi son temps en réunion, congrès et autres festivités publiques de ce genre. En fait les cabinets s’arrange pour charger l’agenda ministre en représentation extérieure afin qu’il ait le moins de temps possible pour approfondir les dossiers. Une vieille technique ; Dès lors la fatigue est relative et surtout psychologique du fait de l’impopularité du gouvernement. Dans une interview au Journal du Dimanche, le député-maire de Troyes François Baroin déplore le « coup de fatigue » dont se plaignent les membres du gouvernement. Alors que les ministres ont été appelés par François Hollande à prendre peu ou pas de vacances en août et à se montrer sur le terrain, l’ancien ministre de l’Économie dénonce un coup de « communication ». « Ils se sont fait prendre au piège l’été dernier, souligne-t-il. Être ministre, c’est un honneur, une responsabilité, un engagement au service de l’État et des Français ».  »Il est surréaliste et navrant de voir ces serviteurs de l’État se plaindre d’un coup de fatigue alors qu’ils sont en poste depuis un an seulement », ironise-t-il.  Dans Le Parisien d’hier, son ancienne collègue de l’Apprentissage, Nadine Morano allait encore plus loin : « S’ils se plaignent, qu’ils démissionnent », a-t-elle lâché. « Un ministre, par définition, ça n’a pas de vacances (…) un ministre est en responsabilité 24 heures sur 24, 365 jours par an », ajoutait-elle. Quelques ministres ont grincé des dents à l’annonce des consignes estivales de François Hollande, arguant avoir « besoin de souffler ». Même le premier d’entre eux, Jean-Marc Ayrault, a fait savoir hier dans Le Parisien qu’il avait besoin de repos. « Nous sommes des humais et nous avons besoin de récupérer et d’être en bonne santé », a-t-il affirmé, préconisant « une vraie semaine de repos ».   Pour tenter de clore le sujet, Manuel Valls a assuré dimanche soir qu’un ministre n’était jamais fatigué. « C’est un honneur d’être ministre » a-t-il dit en réponse aux échos de fatigue du gouvernement.

 

France : risque de « décadence »

France : risque de « décadence »

Le délabrement de la république et de ses valeurs dénoncé par un ecclésiastique. Pas étonnant puisque les clercs du PS n’ont pour toute réponse aux différentes violences (les dernières Marseille et Trappes) que le mot «  inacceptable ». La société française n’est « pas encore tout à fait » décadente mais le risque existe, estime le cardinal-archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, dans une interview au Parisien-Dimanche. « On est dans une société de violence où les réflexes de sociabilité ne sont plus intégrés », déclare l’ex-président de la Conférence épiscopale. « Nous n’avons plus d’objectif commun qui mobilise au-delà des intérêts particuliers ou corporatistes. » Prié de dire si la société française approche de la décadence, Mgr Vingt-Trois, qui s’est notamment opposé au mariage homosexuel et à une loi autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon, répond : « On s’en approche si on laisse filer les choses en disant que, finalement, l’égalité c’est que tous les particularismes puissent s’exprimer, qu’ils sont tous aussi légitimes, qu’il n’y a plus de règle commune pour faire le tri. »  A propos de la loi sur l’embryon, votée mardi par le Parlement, il dit redouter une « instrumentalisation de l’humain » dans la recherche scientifique. Il estime enfin que la lutte contre le fondamentalisme religieux, notamment musulman, passe par une réflexion dès l’école sur les religions et non par leur négation.  « Si l’école continue d’avoir des comportements laïcistes béotiens », le recours de « jeunes marginalisés » au fondamentalisme musulman « ne peut que s’aggraver », dit-il. « Pour lutter contre le fondamentalisme, il faut apprendre aux gens à réfléchir sur les religions et ne pas faire comme si elles n’existaient pas », ajoute l’ecclésiastique.

 

Choses promises, choses dues ; Hollande: 4 à 6 milliards d’euros de nouvelles hausses d’impôts ?

Choses promises, choses dues ; Hollande : 4 à 6 milliards d’euros de nouvelles hausses d’impôts ?

« Je ne ferai des augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables, dans l’idéal le moins possible. » Le 14 juillet, François Hollande a annoncé à demi-mot de future hausse de l’imposition, sans la détailler. Une semaine plus tard, le « Journal du dimanche » 21 juillet rapporte que le chef de l’Etat a reçu une série de propositions fiscales de la part de son ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Le montant des prélèvements supplémentaires en 2014 serait évalué entre 4 et 6 milliards d’euros. Pour l’essentiel, la somme proviendrait d’un tour de vis sur les niches fiscales et de la lutte contre la fraude fiscale, affirme l’hebdomadaire du dimanche. Avec ces milliards d’euros supplémentaires, le gouvernement entendrait tenir son objectif de réduction du déficit. Le « JDD » précise enfin que l’essentiel de l’effort budgétaire prévu en 2014 reposera sur des économies (14 milliards d’euros) pour que les hausses d’impôts soient plus faibles que les années précédentes, même si le taux de prélèvements obligatoire va augmenter. François Hollande doit arbitrer sur ces propositions d’ici la fin août.

Les blés français manquent de protéines

Les blés français manquent de protéines

 

 

Conséquence d’un manque de maîtrise des engrais notamment azotés et du choix de variétés très productives, le blé français manque de protéine. En bref, le rendement à la place  de la qualité. Malgré des teneurs en protéines moyennes de 11,6% jugées « correctes », les blés français tendent à être moins sollicités par leurs clients réguliers qui ont remonté d’un cran leurs exigences qualitatives et se tournent plus volontiers vers les blés russes et ukrainiens dont la teneur en protéines est souvent supérieure et les prix plus compétitifs.   »Parmi les trois facteurs de compétitivité que sont le coût de production, la logistique et la qualité, la France a un handicap sur le premier et un avantage sur le second « , souligne Nicolas Ferenczi, économiste à l’AGPB.  Pour s’en sortir, le blé français doit jouer sur le troisième facteur et « augmenter la teneur en protéine » des grains. « Nous disposons de l’agronomie et de la génétique pour y parvenir », assure-t-il.  Les exportations françaises de blé tendre vers les pays-tiers, estimées en 2012/2013 à quelque 10 millions de tonnes (Mt), s’inscrivent dans la moyenne des cinq dernières années, selon des données de FranceAgriMer.  Si la France produit bon an mal an environ 35 millions de tonnes de blé en raison de son climat tempéré, ce n’est pas le cas du tandem Russie/Ukraine, où les rendements sont plus tributaires d’hivers rigoureux et d’étés très chauds. »Certaines années, ils ont beaucoup de blé à vendre et d’autres pas », explique Pascal Hurbault, chargé de la communication à l’AGPB.  En 2010 par exemple, suite à une canicule sans précédent, la Russie avait dû se retirer de la scène internationale après avoir vu fondre ses récoltes à 60 Mt, contre 95 attendues initialement, faisant bondir les exportations françaises hors Europe cette année-là à 13 millions de tonnes.  Sur les marchés publics, la prééminence française est importante, mais le blé hexagonal a perdu du terrain sur les marchés privés.  Ainsi, en Algérie, où elle détient 80% de parts des importations, la France a contractualisé en 2012-13 auprès de l’Office d’Etat des céréales (OAIC) la vente de 3,8 Mt de blé sur les 5 Mt que le pays importe. Là-bas, la concurrence avec les blés russes et ukrainiens ne se fait pas trop sentir. »Certaines clauses strictes de leur cahier des charges font que les origines Mer Noire ont du mal à se positionner sur ce marché », affirme François Gatel, directeur de France Export céréales.En revanche, les blés originaires de la Mer noire « se positionnent plus facilement sur les marchés privés grâce à leurs prix », affirme M. Gatel.  Ainsi, au Maroc, où les achats passent par des meuniers privés, la part des exportations françaises diminue depuis quelques années, à 40% avec 1,3 Mt de blé vendues en 2012-1013. « Les blés ukrainiens ont été agressifs en première partie de campagne, grâce à leur prix et à une teneur en protéine supérieure. Mais la France a pu prendre le relais sur la seconde partie », indique M. Gatel.  Sur le gros marché égyptien, les parts de marché du blé français varient selon l’année entre 0 et 30% en fonction des disponibilités en Mer noire, sur les quelque 10 Mt que doit importer chaque année le pays pour faire face à ses besoins.En 2012-2013, l’office public égyptien a importé 3,650 millions de tonnes de blé (Mt), dont 720.000 tonnes de blé français. Par contre, le marché privé échappe à l’origine française en raison du rapport qualité/prix, où interviennent l’humidité et la teneur en protéine.  Avec une production de 36 Mt de blé en 2013, la France devrait disposer d’un potentiel exportable de 17 Mt, dont 10,1 à destination des pays tiers.La troïka céréalière Russie/Ukraine et Kazakhstan s’attend à une production 2013 à 86 Mt contre 64 Mt l’an passé et une capacité export de 26 Mt de tonnes contre 23 en 2012.

François Hollande, encore sur le marché de Tulle ; pour quoi faire ?

François Hollande, encore sur le marché de Tulle ; pour quoi faire ?

 

C’est la énième visite de Hollande à Tulle, la ville dont il fut le maire. Une visite incognito, bien entendu, la preuve c’est qu’il a éprouvé le besoin d’aller serer des mains chez les commerçants et qu’il a été photographié par la presse. De la com.  bien sûr  pour tenter de  prouver sa proximité avec la province profonde qui,comme dirait Batho,  n’espère plus grand-chose de ce gouvernement. La visite, révélée par La Montagne, « est sur le point de se terminer », a indiqué vers 11h45 cette source à l’AFP en confirmant une information révélée par le quotidien. »On n’a pas son programme. C’est un déplacement privé », a-t-on ajouté de même source sans vouloir préciser si le chef de l’Etat resterait pour le déjeuner dans cette ville dont il fut le maire.  Peu avant midi il était encore en train de s’entretenir avec des commerçants et des habitants de Tulle, a-t-on encore précisé de source préfectorale.   »Je suis là de manière amicale. C’est toujours un plaisir de venir à Tulle », a déclaré M. Hollande à deux journalistes locaux venus à sa rencontre sur le marché de la préfecture de Corrèze, selon la Montagne.  Le journaliste du quotidien présent sur le marché a déclaré à l’AFP que le président de la République et ex-président du Conseil général de la Corrèze, était arrivé vers 9h30 sur le marché, serrant de nombreuses mains de touristes et de commerçants.

 

Création de métropoles votée, la folie de la concentration urbaine

Création de métropoles  votée, la folie de la concentration urbaine

 

 

On comprend évidemment que les collectivités se concertent pour la réalisation de certains équipements notamment de transports, par contre on ne peut que s’étonner de la folie de la concentration urbaine et cela dans tous les pays.  Le véritable enjeu est en effet de concurrencer les villes étrangères qui ne cessent de grossir. Des monstres urbains se constituent avec toutes les conséquences néfastes en termes de qualité de vie, de sécurité, d’environnement, de coût du foncier  et aussi de fiscalité. De villes qui deviennent impossibles à gérer alors que le développement des technologies de l’information devrait au contraire contribuer à un aménagement plus équilibré du territoire. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation, achevé dans la nuit de vendredi à samedi après quatre jours de débat.  Le vote solennel de l’ensemble du projet de loi, défendu par la ministre de la Réforme de l’Etat Marylise Lebranchu, est prévu pour mardi prochain, le texte devant ensuite repartir au Sénat après les vacances. Les métropoles de droit commun, qui seront créées par décret, seront Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier et Brest. Elles s’ajouteront à la métropole de Nice, la seule actuellement existante, et à celles de Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence, qui disposeront de statuts spécifiques. Elles se substitueront aux intercommunalités existantes et disposeront de compétences étendues (développement économique, tourisme, transports, habitat, environnement, eau, etc.).  La métropole du Grand Paris, qu’avait rejetée le Sénat en juin et qui entrera en vigueur début 2016, regroupera la capitale et l’ensemble des communes des départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Elle aura en charge les questions d’habitat, d’environnement et d’aménagement, tandis que les transports continueront à relever de la région Ile-de-France.  Les socialistes ont voté pour la création de cette nouvelle entité, qui remédiera selon eux au « morcellement » et à la « complexité » de l’organisation territoriale en Ile-de-France. L’UMP, l’UDI et le Front de gauche ont voté contre, fustigeant « un monstre technocratique » générateur de « doublons ». Écologistes et radicaux de gauche se sont abstenus.  La métropole sera administrée par un conseil composé pour un quart de représentants du Conseil de Paris et pour trois quarts de ceux des conseils municipaux des autres communes. Les règles budgétaires seront établies par le gouvernement par ordonnance dans les 18 prochains mois.  Les députés ont également fixé les règles de création des autres métropoles. Des métropoles pouvaient déjà être constituées depuis une loi de 2010, mais seulement sur une base volontaire : de ce fait seule existe actuellement la métropole de Nice Côte d’Azur, présidée par Christian Estrosi (UMP), qui soutient d’ailleurs pour l’essentiel les nouvelles dispositions adoptées.  Le projet de loi rend automatique la transformation en métropoles des intercommunalités de plus de 400.000 habitants si elles se situent au centre d’une aire urbaine de plus de 650.000 habitants ou sont des capitales régionales. 

Hollande « l’ennemi de la finance » devient l’ami des banquiers

Hollande «  l’ennemi de la finance » devient l’ami des banquiers

 

Hollande, l’ennemi de la finance (et dont pourtant le trésorier de campagne était un banquier détenant des comptes dans les paradis fiscaux), retourne encore sa veste et reçoit les banquiers. En cadeau pour les banquiers, la nouvelle loi bancaire (fausse nouvelle loi qui ne change rien puisqu’elle ne va affecter qu’environ 2% de activités des banques) et aussi 30 milliards de collecte du livret A dont on vient de baisser les taux.  Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit agricole S.A. et président de la Fédération bancaire française (FBF) a été reçu aux côtés des dirigeants de BNP Paribas, Société générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale. « Les banques, qui sont une tour de contrôle formidable, constatent un frémissement de l’économie », a-t-on déclaré dans l’entourage du chef de l’Etat. On a du confondre un frémissement de l’économie avec un frémissement des profits !  A sa sortie, Jean-Pierre Chifflet a insisté sur l’importance d’aider les banquiers à financer l’économie réelle. « Le contexte actuel réglementaire, fiscal, juridique est très important et vient nous contraindre », a-t-il déclaré à la presse, une allusion au durcissement de la réglementation en Europe. « Cela pourrait nuire au financement de l’économie et nous souhaitons que cela stoppe, surtout s’il y a une reprise », a-t-il ajouté, plaidant pour « les banques puissent faire ce qu’elles ont envie de faire et qui est leur métier : l’économie. Cela est vital pour notre pays, pour l’emploi et pour la croissance ». En France, le Parlement a adopté jeudi la loi bancaire promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle, un texte très édulcoré selon ses détracteurs. La nouvelle loi impose aux banques d’isoler d’ici à 2015 leurs activités pour compte propre et de mettre un terme à des pratiques jugées particulièrement risquées comme le trading à haute fréquence (HFT) ou l’achat-vente de dérivés sur matières premières agricoles. Le texte ne prévoit pas de séparation stricte entre les activités de marché et de détail des établissements financiers, et préserve le modèle de « banque universelle », cher aux banques françaises qui ont déployé de gros efforts de lobbying pour adoucir le projet de loi. Le projet de taxe européenne sur les transactions financières, auquel les banques sont opposées, le reversement aux banques d’une partie des sommes placées sur le livret A et le livret de développement durable ont été abordés lors de la rencontre, ainsi que l’avenir de la Bourse de Paris. « Il y a eu consensus pour dire qu’il doit y avoir une place de Paris forte », a-t-on déclaré dans l’entourage de François Hollande.

Plan transport Grand Paris: 6 milliards de dépenses … mais quelles recettes ?

Plan transport Grand Paris: 6 milliards de dépenses  … mais quelles recettes ?

 

6 milliards jusqu’en 2017 pour les transports parisiens (et sans doute 30 milliards jusqu’en 2030), le Grand Paris des transports est financé. Comment ? On ne le sait pas puisqu’on a fait pour l’instant une répartition des dépenses mais sans préciser l’origine des recettes. Sans doute par des impôts supplémentaires ( et les tarifs urbains). L’amélioration des transports parisiens est évidemment nécessaire mais il aurait été sain de préciser la nature des recettes. Jean-Marc Ayrault et Jean-Paul Huchon ont ratifié vendredi la convention entre l’Etat et la région qui va permettre le paiement du projet de rénovation du réseau de transports parisien. Dans le même temps, l’Assemblée nationale a voté pour la « création d’une métropole du Grand Paris ». Décryptage du financement et du calendrier des travaux. 6 milliards d’euros : c’est la somme consacrée à la rénovation et au renforcement du réseau de transports parisien d’ici 2017. Dans les clous depuis le mois de mars et l’annonce de Jean-Marc Ayrault, le texte a été voté par les élus régionaux le 20 juin.  Nouvelle étape vendredi avec sa ratification par le Premier ministre et par Jean-Paul Huchon, président PS de la région Île-de-France, en présence de Cécile Duflot (ministre du Logement, en charge du Grand Paris) et Frédéric Cuvillier (ministre chargé des Transports). 6 milliards d’euros, c’est trois fois ce qui est dépensé actuellement pour la rénovation des transports parisiens : Jean-Paul Huchon a insisté sur le fait que ce texte était une vraie « preuve d’amour ».  6 milliards d’euros vont donc être investis dans le « Grand Paris des transports ». Ils proviennent : 1 milliard de l’Etat, 2,5 milliards de la région Ile-de-France, 500 millions des autres collectivités (départements) et les opérateurs, 2 milliards de la Société du Grand Paris (SGP), créée sous Nicolas Sarkozy. Jus qu’à présent, le problème se situait justement au niveau de la SGP, réticente à investir autant d’argent.  »Est-ce que cela va faire plaisir à la SGP ? Non ! », avait ainsi indiqué le Premier ministre au moment de dévoiler son plan.  Il faut dire que les coûts du projet ne s’arrêteront pas là : le « protocole » Etat-Région porte uniquement sur la période 2013-2017. Des travaux sont prévus jusqu’à 2030 pour un coût total s’élevant à 30 milliards d’euros environ.   2015 marque le début des travaux, avec la construction d’une ligne reliant Noisy-Champs au Pont-de-Sèvres. Elle sera achevée en 2020 et permettra de soulager la circulation dans Paris intra-muros.

 

Evasion fiscale : 20 mesures de l’OCDE

Evasion fiscale : 20 mesures de l’OCDE

Bonnes intentions de l’OCDE pour sans doute un résultat bien maigre au G 20. Ce vendredi 18 juillet, l’OCDE a livré au G20 un plan d’action pour lutter contre l’optimisation fiscale. Cette pratique consiste, pour les multinationales, à profiter de failles dans les régimes fiscaux pour élaborer des schémas complexes permettant de réduire au maximum l’impôt sur leurs bénéfices. L’organisation, constatant que la donne actuelle est particulièrement défaillante pour les groupes qui font du commerce en ligne, propose d’agir. Elle cite également les entreprises pharmaceutiques, ou encore le high tech. Quinze mesures sont ainsi proposées. Quatre d’entre elles doivent servir à améliorer la cohérence de la fiscalité des sociétés entre les pays. Car actuellement, le manque d’harmonisation créé « des avenues pour permettre l’optimisation fiscale », a expliqué Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE.  « Par exemple, une société basée en France a une filiale en Italie. La maison-mère prête des fonds à la filiale sous forme d’obligations. La filiale rembourse des intérêts, exemptés d’impôts en Italie, mais en France, ces intérêts sont aussi exemptés, car ce sont des dividendes », a-t-il détaillé, cité par l’AFP. L’OCDE recommande de neutraliser les effets de ce type de montages. Par exemple, un pays disposera de moyens renforcés pour taxer les bénéfices réalisés par les filiales étrangères d’une entreprise. L’organisation propose également d’améliorer le fonctionnement des normes fiscales, en empêchant notamment « l’utilisation abusive des conventions fiscales », qui sont censées éviter une double imposition dans deux pays différents, mais qui sont utilisées pour n’être imposé dans aucun des deux pays. A cela s’ajoute trois mesures encadrant les prix de transfert, utilisés par certains groupes pour transférer leurs bénéfices vers des pays où la fiscalité est plus clémente. Enfin, l’OCDE propose quatre pistes pour améliorer la lisibilité. Exemple: obliger les contribuables à fournir à l’administration la répartition totale de leurs revenus, et de leurs impositions.  Pour l’OCDE, l’objectif est de faire valider ce plan, porté par l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et la Russie, par l’ensemble du G20, puis d’appliquer ces mesures dans les deux ans à venir. Pierre Moscovici, ministre français de l’Economie et des Finances a qualifié ce texte « d’avancée majeure », lors d’une conférence de presse. « Certaines grandes sociétés parviennent à des taux d’imposition de 3% ou 4%. Ces situations sont impossibles à expliquer aux citoyens et insupportables pour les entreprises » Mais son homologue russe, Anton Silouanov a prévenu: « l’application de ces mesures dans un seul pays ou un groupe de pays ne donnera pas de résultat». Une bonne conclusion car l’évasion fiscale n’est pas prêt d’être arrêtée !

SNCF- Enquête sur un sabotage près de Limoges

SNCF- Enquête sur un  sabotage près de Limoges

Une enquête a été ouverte sur le sabotage d’une voie ayant provoqué le déraillement d’une locomotive près de Limoges (Haute-Vienne) le même jour que celui de Brétigny-sur-Orge (Essonne), a-t-on appris vendredi auprès de la SNCF. Selon une source proche de l’entreprise, aucun rapprochement n’est fait à ce stade entre les deux accidents survenus le 12 juillet même si une éclisse, pièce servant à relier deux rails, est en cause dans les deux cas. « La SNCF a porté plainte et il y a une enquête en cours de la gendarmerie », a-t-on précisé. Deux agents de la SNCF ont également déposé plainte pour mise en danger d’autrui et dégradation volontaire. L’acte de sabotage semble avéré en Haute-Vienne, un mystérieux groupe antinucléaire l’ayant revendiqué dans un communiqué envoyé au quotidien Populaire du Centre. Il a été commis près de Bessines-sur-Gartempe, sur une petite voie dédiée exclusivement à l’entreprise Areva pour le transport de déchets vers un centre de stockage de déchets nucléaires. En début de matinée, le convoi d’Areva est sorti de ses rails et a parcouru plus de cent mètres sans se coucher. Les deux agents de la SNCF à bord n’ont pas été blessés. Selon Le Populaire du Centre, l’accident a été provoqué par le retrait de l’éclisse, pièce métallique de 10 kilos. Le rail a été en outre soulevé et les traverses sorties. A Brétigny-sur-Orge, où le Paris-Limoges-Toulouse a déraillé le 12 juillet en fin d’après-midi, enquêteurs et experts cherchent à comprendre comment les boulons qui tenaient l’éclisse ont pu se dévisser ou se casser au même moment. Certains syndicats de cheminots n’écartent aucune piste, y compris un acte de malveillance, mais d’autres sont sceptiques. « Il est impossible d’enlever ces boulons sans être vu, il y a un poste d’aiguillage juste en face. Il y a toujours quelqu’un à l’intérieur », dit André Fermis, un des responsables de la CFDT Cheminots. Il souligne qu’il faut « vraiment s’y connaître » pour pouvoir enlever ces boulons. « Pour moi, ces boulons ont cédé, ils n’ont pas été enlevés ». Interrogé par Le Figaro.fr, Roger Dillenseger, du syndicat Unsa, juge peu vraisemblable la thèse de la malveillance même si le fait que tous les boulons cèdent au même moment « est un point inquiétant ». « La vraie question, c’est de comprendre comment cette pièce a pu se retrouver dans le coeur de l’aiguillage », explique-t-il.

 

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

 

La situation est catastrophique pour de nombreuses collectivités endettées jusqu’au cou et qui ne peuvent plus faire face à leurs engagements. De quoi enfoncer un peu plus Dexia déjà bien malade. En cause, l’irresponsabilité des élus locaux incapables de maitriser aussi bien les investissements que le fonctionnement. Pas étonnant la plupart des villes sont dirigées par des fonctionnaires ou des professions libérales qui ne seraient pas susceptibles  de gérer une épicerie plus de 6 mois ; pourtant, une ville est souvent le premier employeur local, un véritable entreprise qui devrait être gérée comme telle même si l’ objet social est différent d’une société à but commercial. Exemple  de dépenses, celles concernant des effectifs surabondants partout ou des projets pharaoniques type tramway. Les impayés des collectivités locales sur leurs échéances de prêts ont bondi depuis la fin 2011, le secteur de la santé étant particulièrement touché ;. Le portefeuille de prêts consentis aux collectivités françaises atteignait, en 2012 environ 50 milliards d’euros, selon les documents publiés par la banque. Sur le total des impayés, 75 millions, soit les trois-quarts, portent sur des prêts à court terme, avait  précisé M. Mariani lors de son audition devant la commission des Finances du Sénat. « Cela concerne, pour une très forte proportion, (…) le secteur de la santé et les collectivités au sens large (sociétés d’économie mixte par exemple, NDLR) plutôt que les collectivités locales stricto sensu », a-t-il détaillé. Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, avait  tiré la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux, soumis à de graves difficultés pour se financer. « La situation de l’hôpital nous préoccupe énormément », « Ce sont de petits montants (de prêts sollicités par les hôpitaux) et il y a peu d’acteurs qui peuvent se subistituer à Dexia » pour prêter aux hôpitaux, a expliqué M. de Villeroché. En fait  « certains » ont  interprété la garantie partielle apportée par l’Etat sur la partie la plus complexe du portefeuille de prêts déjà consentis par Dexia crédit local, filiale française de Dexia, « comme une prise en charge par le contribuable ».

 

Reprise de la croissance : « Hollande devrait faire comique » (Olivier Delamarche, analyste financier)

Reprise de la croissance : « Hollande devrait faire comique » (Olivier Delamarche, analyste financier)

 

Comment peut-on parler de reprise aujourd’hui, Hollande devrait faire comique, il une troupe pour ça ». Ce que déclare l’analyste financier Olivier Delamarche. Pas vraiment une analyse techno pour un analyste mais qui résume bien la situation et le rapport de Hollande à l’économie.  Une impression que partage nombre de français qui d’ailleurs n’ont été que très peu nombreux à suivre cette intervention  mais qui en ont pris connaissance dans les médias. A l’avenir Hollande devra réfléchir avant de venir à la télé car son discours flou et contradictoire n’intéresse plus personne sauf les aficionados de l’oligarchie. Non seulement il n’ya pas de reprise mais la croissance risque d’être très mauvaise à la rentrée compte tenu des dépenses contraintes (impôts, énergie, alimentation etc.). Déjà, on peut s’apercevoir que les budgets vacances ont été sérieusement revus à la baisse ; par exemple  la fréquentation dans les restaurants des lieux touristiques est à cet égard catastrophique. On en aura la confirmation officielle en septembre-octobre. Hollande a dit que la production industrielle reprenait, en fait elle a diminué en mai de 0.4% (après il est vrai +2.2% en avril); mais sur un an la baisse est supérieure à 2%. Pour la consommation, même erreur de diagnostic, en mai la consommation des ménages progresse bien de 0.5% mais avait diminué d’autant en avril, en clair elle est au mieux atone. Même tendance pour les investissements (sans doute une baisse de 3%). Evidemment les chiffres sur un mois n’ont guère de signification, ce qui importe c’est la tendance lourde ; Or de ce point de vue pas de reprise en vue ou alors de l’épaisseur d’un trait, peut-être 0.1%. Pas de quoi résoudre le chômage puisqu’il faut au moins 1.5% d’augmentation du PIB pour créer des emplois (avoir un solde positif). L’analyste financier a raison ; Hollande est vraiment comique. Témoin l’annonce encore hier d’augmentation des droits de mutation dans immobilier alors que le marché est en plein marasme ! Et ce n’est pas fini puisque Hollande prévoit des augmentations de fiscalité mais seulement si c’est indispensable ! Du comique qui tourne à la tragédie.

Cahuzac sera de nouveau entendu par la commission parlementaire

Cahuzac sera de nouveau entendu par la commission parlementaire

 

 

Cahuzac était bien présent à l’Elysée lors d’une réunion qui a décidé d’interroger la Suisse sur l’existence de son compte. C’est ce qu’affirme Moscovici ; une bien curieuse façon d’isoler Cahuzac comme le prétend Moscovici. Une enquête judicaire a été lancée officiellement à partir du 27 décembre (après l’information de Médiapart du 4 décembre) et on voit mal comment l’Elysée (via le ministre de la justice) aurait pu être tenu à l’écart de l’affaire qui devient désormais un enjeu entre la droite et a gauche et qui finira sans doute en eau de boudin pour ne pas atteindre Hollande. Une enquête judiciaire étant en cours, la commission ne peut aborder le fond du sujet. Sans doute une raison pour laquelle l’audition le 26 juin de Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, avait laissé nombre d’observateurs sur leur faim.  Mais l’ancien ministre star du gouvernement a de nouveau été convoqué, une audition prévue en début de semaine prochaine, sans doute mardi.  Il sera notamment question d’une réunion le 16 janvier évoquée mardi devant la commission par Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie a expliqué qu’il y avait informé François Hollande et Jean-Marc Ayrault, de la possibilité d’utiliser la procédure d’entraide administrative avec la Suisse. Or, selon Pierre Moscovici, Jérôme Cahuzac assistait à cet entretien.  De quoi donner des munitions aux députés de l’opposition qui doutent de la réalité de la « muraille de Chine » qui aurait été érigée à Bercy dès le 10 décembre autour de Jérôme Cahuzac pour le tenir à l’écart des développements concernant les investigations sur son compte.  Le président centriste de la commission Charles de Courson avait rappelé que Jérôme Cahuzac avait au contraire affirmé n’avoir « jamais » été « informé de cette procédure ».  Faute d’ »événement nouveau sur un éventuel dysfonctionnement » des services de l’Etat, la commission a en revanche décidé de ne pas entendre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault comme le souhaitaient des élus de l’opposition, a indiqué le rapporteur socialiste de la commission Alain Claeys.  Outre M. Moscovici, les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Christiane Taubira et Manuel Valls, ont été entendus mardi par une commission où Alain Claeys et Charles de Courson ne sont pas sur la même longueur d’ondes sur ce que savait vraiment François Hollande.  Charles de Courson a ciblé le président, évoquant notamment un coup de fil donné le 15 décembre au cabinet de l’Elysée par Michel Gonelle, l’opposant local à Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, dont un enregistrement est à l’origine de l’affaire.   »Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé »; « entre le 4 et le 18 décembre », le président dispose de « l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent ».  Faux, lui a répondu le rapporteur socialiste de la commission, le député PS Alain Claeys. La commission, qui rendra ses conclusions et ses recommandations à l’automne, ne dispose d’ »aucun élément » ne permet de « justifier une telle affirmation ».  La commission enquête sur d’éventuels dysfonctionnements par les services de l’Etat dans sa gestion de l’affaire Cahuzac, entre la révélation du compte caché du ministre du Budget le 4 décembre par Mediapart et les aveux de l’intéressé le 2 avril.  Elle s’est notamment fixée pour objectif de savoir si l’Exécutif savait que Jérôme Cahuzac disposait d’un compte caché avant que la justice ne l’établisse et si celle-ci a pu mener sa mission sans entrave.  Or, à en croire Alain Claeys, « la justice a pu travailler librement depuis le 27 décembre 2012, date à laquelle Edwy Plenel, directeur de Mediapart adresse une lettre au procureur de la République de Paris » pour dénoncer les faits.  Une enquête préliminaire est diligentée par le parquet le 8 janvier, la voix de Jérôme Cahuzac est authentifiée avec une quasi certitude dans un enregistrement incriminant le ministre, mis en examen et poussé hors du gouvernement le 19 mars.

 

Immobilier: hausse des droits de mutation

Immobilier: hausse des  droits de mutation

Dans un marché atone, on envisage d’augmenter les droits de mutation ! Il existe deux grandes catégories de droits de mutation. Les droits à titre gratuit, dûs lorsque la transmission de patrimoine est effectuée sans aucune contrepartie de la part de son bénéficiaire, lors d’une succession ou d’une donation.  Les droits de mutation à titre onéreux sont dûs lorsque la transmission de patrimoine est effectuée moyennant une contrepartie de la part de son bénéficiaire.  L’idée est presque incompréhensible. Alors que le marché immobilier est au point mort, que depuis plusieurs mois les professionnels du secteur grognent, et que François Hollande envisage même d’alléger la taxe sur les plus-values de cession immobilière pour relancer les transactions, le gouvernement a annoncé, mardi 16 juillet, que les droits de mutation pourraient augmenter en 2014 et 2015. Et ce, pour financer les départements au prise avec des dépenses sociales en forte augmentation d’année en année. La hausse des droits de mutation à titre onéreux – « taxes » perçues par le notaire pour le compte de l’Etat et des collectivités à chaque changement de propriétaire – doit en servir servir à aider les départements à financer la solidarité nationale.  Mais elle risque surtout de bloquer un peu plus le marché immobilier. En effet, ces droits vont passer de 3,8% à 4,5%. Dans le détail, la commune perçoit une taxe de 1,2 % et le département un impôt représentant 3,8 % du prix de cession. Donc les « frais de notaires » pourront augmenter considérablement pour les ménages qui achètent un logement. C’est le département qui décidera s’il applique ou non le taux maximum. Mais peu de départements risquent de laisser passer cette manne. Un rapport de la Cour des comptes de février 2013 soulignait qu’en 2011 et 2012, les DMTO représentaient 18,1 et 20,7% des recettes fiscales départementales, soit 7 et 8,51 milliards d’euros. Et selon le président de l’Association des départements de France, la hausse devrait représenter 1,3 milliards d’euro en plus.

Epidémie de méthode Coué : Moscovici touché avec sa « sortie de récession »

Epidémie de méthode Coué : Moscovici touché avec sa « sortie de récession »

Après Hollande («  la reprise est làa) c’est Moscovici qui est touché, « on sort de la récession, les embauches reprennent, la consommation aussi ». Même l’INSEE n’y croit pas. D’abord il faudrait au moins une augmentation d’au moins 1.5% du PIB pour récréer des emplois , ensuite au mieux ce sera un croissance de 0.1%  environ pour 2013 ( et encore ce n’est pas certain) ; sans doute managé par les services de com. on vient de s’apercevoir que la crise est lié d’une part à l’amputation du pouvoir d’achat mais aussi par l’attentisme général ; un attentisme généré par les hausses  de fiscalité à venir et le flou de la politique économique. Du coup le mot d’ordre c’est redonner confiance ; évidemment les mots ne suffisent pas, le scepticisme demeurent surtout avec les augmentations à venir à l’automne et en 2014. C’est vrai, c’est vrai que la France est en train de sortir de la récession », a déclaré M. Moscovici à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député UMP (opposition) Dino Cinieri sur les déclarations de M. Hollande lors de son interview du 14 juillet à l’Elysée.   »La reprise, elle est là », avait déclaré M. Hollande. Cette affirmation avait été contestée par des économistes et membres de l’opposition.   »Le président de la République a adressé le 14 juillet aux Français un message, qui est un message de mobilisation, de confiance dans le pays », a affirmé mardi M. Moscovici.   »Et l’Insee et la Banque de France prévoient pour le deuxième trimestre de cette année 2013 une croissance positive de l’ordre de 0,2% », a argué M. Moscovici.   »Observez en effet les signaux qui apparaissent ici ou là. Je pense à l’investissement industriel qui repart plus qu’en Allemagne, je pense à la consommation des ménages, je pense au pouvoir d’achat, je pense aux embauches », a déclaré M. Moscovici.  L’Insee prévoit un petit rebond de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre après avoir confirmé une période de récession marquée par un recul de 0,2% de l’activité économique sur chacun des deux trimestres précédents.  Mais sur l’ensemble de l’année 2013, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) voit une contraction du PIB de 0,1%, tandis que le gouvernement prévoit une croissance de 0,1%.   »Tout cela ça ne fait pas une croissance qui repart à la hauteur de ce que nous souhaitons mais c’est la concrétisation de l’effort que nous faisons pour réformer ce pays, pour le redresser », a-t-il dit en citant « le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE) accordé aux entreprises et les « réformes structurelles ».   »Une reprise c’est une croissance de 2%, pour l’instant on n’y est pas du tout », avait alors commenté l’économiste Marc Touati du cabinet de recherche économique ACDEFI.  Le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz, avait lancé, lundi à Marseille que les propos de François Hollande sur une reprise lui avaient « fait un peu peur ».  Luc Chatel, vice-président délégué de l’UMP, en commentant les déclarations de M. Hollande sur l’économie avait déclaré lundi avoir vu la veille « un président déconnecté de la réalité ».

 

« La trahison morale de Fillon » (Guaino)

« La trahison morale de Fillon » (Guaino)

Décidément l’UMP n’en finit pas d’étaler ses divisions, cette fois entre Fillon et Guaino qui l’un comme l’autre ne font pas dans la dentelle. Le vrai-faux retour de Nicolas Sarkozy à l’UMP continue de faire des vagues, une semaine après. Dans un entretien à paraître jeudi 18 juillet dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Henri Guaino accuse François Fillon d’avoir commis une « trahison morale » en attaquant Nicolas Sarkozy. Sa « politique de la terre brûlée est un très mauvais calcul », juge l’ancien conseiller spécial du prédécesseur de François Hollande. François Fillon, candidat déclaré à la primaire à droite pour l’élection présidentielle de 2017, a vivement critiqué le retour politique de l’ex-président lors d’un meeting, le 11 juillet à La Grande-Motte (Hérault), soulignant que l’UMP ne pouvait vivre « congelée dans l’attente d’un homme providentiel ». Commentaire d’Henri Guaino : « Ce qu’il a fait n’est pas digne de l’homme d’Etat qu’il a la prétention d’être. » « Son discours contre Nicolas Sarkozy, à La Grande-Motte, est une forme de trahison morale des militants et des sympathisants », estime-t-il. Pour le député UMP des Yvelines, ouvertement hostile à la primaire, « l’échéance présidentielle est encore loin. En attendant, nous devons apprendre à vivre avec nos différences et dans le respect des uns et des autres. Apparemment, c’est difficile pour certains ».

 

 

Hollande : le déni de réalité économique

Hollande : le déni de réalité économique

 

 

La reprise est là a déclaré Hollande lors de sa conférence de presse ; là mais où ?. On la cherche vainement ; Les carnets de commandes sont dégarnis, la consommation ne se redresse pas, le chômage augmente et la fiscalité va lourdement peser à la rentrée. Pour l’instant la France est en récession ; au mieux on peut espérer une reprise de 0.1% en 2013 pour les experts ; la Banque de France prévoit 0.2% ; En fait la reprise, si elle a lieu pourrait n’intervenir qu’au milieu de 2014. Du coup Hollande fustige le pessimisme des français ; Un discours de confiance donc fondé surtout sur la méthode Coué. Volontarisme, audace, imprudence? Alors que la France a traversé une période de récession en début d’année, qu’elle vient tout juste de perdre son dernier AAA et que le chômage continue d’effrayer les Français, la question se pose… «Ce n’est pas uniquement de la méthode Coué, répond un influent ministre. « Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre» Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode  Une lueur d’espoir que les économistes ne perçoivent pas. «On ne voit aucune amélioration de la situation dans les bilans des entreprises», relève Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur crédit Euler Hermès. Lequel voit «une déconnexion entre les chiffres macroéconomiques et microéconomiques. Avec des chiffres d’affaires en baisse, on voit mal comment l’investissement pourrait repartir avant la fin de l’année». Même constat pour Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode: «Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre. Sans compter que les hausses d’impôts seront fortes en septembre» et pèseront sur le potentiel redressement. «La reprise va arriver tout doucement, résume pour sa part Laurence Boone, chef économiste Europe chez Bank of America Merrill Lynch. Et le fait qu’il n’y ait pas de demande interne en France rend cette potentielle reprise d’autant plus fragile: nous nous prendrions de plein fouet une croissance qui ralentirait un peu trop en Asie ou aux États-Unis, un euro qui frémirait ou encore un regain de tension chez certains de nos voisins, en Espagne notamment.»

 

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

Espagne: Rajoy impliqué dans une affaire de salaires occultes

En Espagne, les éléments à charge s’accumulent contre Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre. La justice espagnole enquête sur toute une comptabilité parallèle autour du PP, le Parti Populaire, actuellement au pouvoir. Les enquêteurs se penchent surtout sur un système qui aurait été destiné, dans les années 90, à verser des rémunérations occultes à des dirigeants du parti. Le quotidien de centre-gauche « El Pais » a fait ainsi état de documents établissant des « paiements », durant plus d’une décennie, à Mariano Rajoy, avant qu’il prenne la tête du gouvernement espagnol.  Le Premier ministre espagnol a affirmé, lundi 15 juillet, qu’il ne démissionnerait pas, malgré les appels en ce sens de l’opposition, et dénoncé un « chantage » contre l’Etat de droit. « J’accomplirai le mandat que m’ont donné les Espagnols », a déclaré Mariano Rajoy devant la presse, assurant que « l’Etat de droit ne se soumet pas au chantage » et que la justice poursuivrait son travail « sans aucune pression ».  L’ancien trésorier du PP, Luis Barcenas, est en détention préventive depuis le 27 juin. Il répond en ce moment aux questions d’un magistrat à Madrid. Le quotidien de centre-droit « El Mundo » a publié un échange de SMS attribués à Luis Barcenas et Mariano Rajoy. Ces messages attesteraient de liens restés étroits entre les deux hommes, au moins jusqu’au mois de mars dernier. La principale force d’opposition a décidé d’engager une offensive. Dimanche, le chef du PSOE, le parti socialiste, avait appelé Mariano Rajoy à la démission. Ce lundi matin, à la radio Cadena SER, la n°2 du PSOE a indiqué que des discussions sont engagées avec d’autres formations de l’opposition parlementaire. Mais il n’est pas encore question d’une motion de censure.  Ce scandale tombe au plus mal pour l’Espagne qui commençait à sortir de la crise. Le frémissement de confiance, déjà extrêmement relatif, pourrait bien disparaître. Le ministre de l’Economie l’avait pourtant affirmé, la récession est derrière l’Espagne. Luis de Guindos parlait même d’un retour à la croissance dans les trimestres à venir. L’IEE, l’institut espagnol d’études économiques, se hasarde même à tabler sur un rebond de 0,7 % en 2014, alors que le FMI s’attend à une stagnation du PIB. Mais l’IEE, comme d’autres analystes, veulent croire à un effet positif après la très violente dévaluation interne que continue de subir le pays.  A force de réduction des effectifs, de la masse salariale et des revenus réels, les coûts de production chutent dans le pays. Alors qu’en Allemagne, en France, ou en Italie, les profits des entreprises se tassent, la tendance est radicalement inverse en Espagne. Les profits après taxes, intérêt et dividendes représentent à présent non loin de 16 % du PIB, soit sept points de plus qu’en Allemagne, huit points de plus qu’en Italie, et dix de plus qu’en France, si l’on se réfère à un récent graphique de la banque Natixis.   A ce tarif-là, selon les experts, mieux vaut aller sous-traiter ses services informatiques en Espagne plutôt qu’en Inde. Et de ce point de vue, le sort du gouvernement Rajoy n’y changera pas forcement grand-chose.

 

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

Le retour de Hollande à Florange : c’est pas pour demain !

On attend toujours le retour promis de Hollande à Florange, ce ‘est sans doute pas pour demain. Deux raisons, la première c’est que l’accord avec Mittal passe mal sur place, la seconde c’est que la situation sociale va encore se dégrader en France et que l’accueil risque d’être assez froid. Hollande cherche le bon moment pour respecter sa promesse pour se réconcilier un peu avec ce « peuple de gauche ».  Hollande cherche donc la bonne fenêtre de tir pour se rendre sur le site ArcelorMittal de Florange. Là où il s’était engagé, le 24 février 2012, juché sur une camionnette, à «une proposition de loi qui dirait : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation, pour que des repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire». Là où les salariés, furieux de l’arrêt des hauts-fourneaux alors qu’Arnaud Montebourg avait brandi l’arme de la nationalisation temporaire, fustigent depuis de longs mois la «trahison» de la gauche.  Sauf coup de théâtre, le président ne devrait pas effectuer ce déplacement avant la trêve estivale, assurent plusieurs sources, démentant les rumeurs. «Ce n’est pas dans les radars immédiats», assure l’une d’elles, parlant d’une «cible mouvante». La proposition de loi sur laquelle planchent à partir d’aujourd’hui les députés n’est pas jugée comme étant le bon point d’appui : puisqu’elle n’oblige plus à vendre un site, elle n’aurait pu s’appliquer à Florange. Ce qui paraît en revanche certain, c’est que François Hollande se rendra en Moselle avant la fin de l’année pour honorer une autre promesse. «Dans six mois, dans un an, je retournerai à Florange», a-t-il confié au « Point » en décembre, jugeant «regrettable» que «le bon résultat de la négociation» ait «donné le sentiment de ne pas avoir atteint son objectif».

 

François Hollande, « président économe » à plus de 100 millions de dépenses

François Hollande, « président économe » à plus de 100 millions de dépenses

La Cour des comptes a sans doute voulu se racheter des critiques qu’elle émet régulièrement sur la gestion de l’Etat. Elle félicite Hollande pour la gestion des dépenses de l’Elysée 100 millions au lieu de 110 ; Et les médias de reprendre en cœur la bonne gestion. Sans se poser la question du bon nouveau de dépenses ; en réalité l’Elysée doublonne complètement tous les ministères et constitue un gouvernement bis, pas moins de 900 personnes autour de Hollande ! Sans doute dix fois de trop.  Le rapport complaisant sur les comptes et la gestion des services de la Présidence de la République, rendu public lundi 15 juillet, prend la forme d’un véritable satisfecit de la part des Sages de la rue Cambon. Ces derniers ont en effet décrypté les comptes de l’Elysée, au cours de l’année 2012. Le bilan global est positif : la Cour note ainsi que « le total des charges a diminué de 110,6 millions d’euros en 2011 à 101,6 millions en 2012. » Mais si les efforts avaient été initiés lors du mandat de Nicolas Sarkozy, la Cour des comptes relève que certains ont largement été accentués à partir du 15 mai, date de l’entrée en fonction de François Hollande. Notamment en ce qui concerne « les dépenses de presse (buffets, cars, etc.) », ou « les aménagements audiovisuels ».  Au rayon des économies, les mauvaises langues pourraient y voir un clin d’œil aux tourments judiciaires de Nicolas Sarkozy. La Cour indique en effet que ce dernier avait commandé pour 77.381 euros de sondages, une dépense réduite à néant sous François Hollande. De même, plus de 100.000 euros ont été dépensés en « études » diverses par l’ancien chef de l’Etat. Son successeur, lui, n’en a commandé aucune. Les Sages ont également attribué un bon point à François Hollande pour ses économies lors de ses déplacements. Prenant l’exemple d’un déplacement à Bruxelles, la Cour note ainsi que la décision du président d’utiliser le train en a réduit le coût de près de 22.000 euros, en comparaison avec un voyage effectué en avion, en janvier 2012.  Enfin, l’allègement des dépenses de personnel a ravi la Cour des comptes. Cette dernière estime que la diminution des effectifs, engagée lors du quinquennat précédent, y a grandement participé. Mais également la baisse de salaire consentie par François Hollande lors de sa prise de fonction (de 19.721 à 13.764 euros net mensuels). Au total, l’économie totale sur les dépenses de personnel représente 900.000 euros sur l’année 2012. Autre point, peut-être moins essentiel, relevé par les Sages : le montant des achats de fleurs a été considérablement réduit en 2012, passant de 230.000 à 130.000 euros. Il faudrait sans doute jouter le coût des fleurs  que vient d’adresser la Cour des comptes à Hollande !

 

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