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Duflot : transformation de bureaux en logements, ce n’est pas pour demain

Duflot : transformation de bureaux en logements, ce n’est pas pour demain

 

Cécile Duflot qui peine à trouver les logements vides annoncés de manière un peu irresponsable   va lancer, ce jeudi 2 mai, sa grande offensive pour lutter contre la pénurie de logements. La ministre du Logement va présenter en Conseil des ministres, sont projet de loi sur l’urbanisme qui donnera habilitation au ministère à légiférer par ordonnances sur plusieurs mesures. La principale d’entre elles: accorder davantage de dérogations pour transformer les bureaux vacants en logements. Ces bureaux vides seraient au nombre de 3,5 millions en Ile-de-France et 5 millions sur l’ensemble du territoire, un vrai parc exploitable, selon la Ministre du Logement. Ce n’est toutefois pas l’avis de Lionel Bastian, directeur général du cabinet de conseil en immobilier d’entreprise NAI France, interrogé par BFM Business. « Le diagnostic n’est pas bon. Sur  les 3,5 millions de mètres carrés libres en Ile-de-France, il y en a 3 millions qui seront reloués dans six mois. Cela correspond simplement au timing de relocation entre deux entreprises », a-t-il expliqué.  « Sur les 500.000 m² restants de nombreuses questions techniques se posent: les transports en commun desservent-ils bien ces endroits ? Techniquement, le bâtiment est-il transformable? », a-t-il poursuivi. Enfin, Lionel Bastian souligne « qu’il faudrait que les investisseurs aient confiance dans la pérennité de la parole publique, ce qui aujourd’hui n’est absolument pas avéré »

 

Un ancien conseiller de Lagarde détourne l’itinéraire du TGV pour éviter sa propriété

Un ancien conseiller de Lagarde détourne l’itinéraire du TGV pour éviter sa propriété

 

Un ancien conseiller de Christine Lagarde au ministère de l’Economie et des Finances a été mis en examen mardi pour prise illégale d’intérêts. François-Gilles Egretier est soupçonné d’avoir usé de sa position pour détourner le tracé de la ligne à grande vitesse qui doit relier Bordeaux à l’Espagne. Il aurait voulu l’empêcher de traverser un domaine familial, dans les Landes.  La ligne devait en effet passer sur une propriété de 30 hectares appartenant à la mère du haut fonctionnaire et située sur la commune d’Uchacq-et-Parentis. Mais le tracé, modifié et retenu en 2010, avait été relevé plus au nord. «Il s’avère que cela s‘est fait sur l’initiative de ce conseiller», affirme Me Adrien Ville, l’avocat de l’association Les voix du fuseau nord, à l’origine de la plainte.  Comme preuve de leurs affirmations, les plaignants avancent des e-mails «explicites» reçus par erreur par Robert Tauziat, leur porte-parole. «J’ai reçu des courriers qui n’auraient jamais dû m’arriver», explique-t-il. Ces messages font état de rendez-vous entre François-Gilles Egretier et Dominique Bussereau, ex-secrétaire d’Etat aux transports, ainsi qu’avec Jean-Marc Delion, alors directeur général délégué de Réseau ferré de France (RFF), avec pour objectif d’évoquer un nouveau projet.  «Ils montrent clairement que François-Gilles Egretier voulait modifier le tracé dans son intérêt personnel, souligne Me Adrien Ville. Dans ces messages, «personne ne cache les contacts établis pour faire en sorte que le tracé ne passe plus dans le jardin de la mère du fonctionnaire de Bercy». Il ajoute que RFF est sous la tutelle de deux ministères. Celui des Transports et celui de l’Economie. «À partir de là, on peut supposer qu’il y a eu une influence certaine», conclut-il.  L’avocat de l’ancien conseiller n’a quant à lui pas souhaité communiquer sur cette affaire. Reste que, d’après la partie adverse, «il affirme avoir agi au nom de l’intérêt général». Il aurait avancé que son projet était moins onéreux et moins impactant. En effet, avec le nouveau tracé, seules 40 habitations sont menacées, contre 60 auparavant. Mais pour Me Adrien Ville, «ces affirmations sont fausses» et «rien ne justifie le nouveau tracé» qui «ne se base pas, à la manière du précédent, sur des études réalisées par des professionnels». Une première plainte avait déjà été déposée en 2010 et classée sans suite en 2012. En septembre dernier, une instruction avait été ouverte par le pôle financier du parquet de Paris et menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, conduisant à la mise en examen de François-Gilles Egretier. Me Adrien Ville s’est dit «satisfait que le juge d’instruction parisien» les ait «écouté». Aujourd’hui, l’objectif des plaignants est de «tout faire pour revenir au tracé initial», annonce leur avocat. «Nous allons saisir le juge administratif pour qu’il se prononce sur la manière déloyale par laquelle a été arrêté le tracé, sans aucun respect de la transparence et donc, en contrevenant au droit». La mise en service de la ligne à grande vitesse est prévue pour 2020.

 

Selon Artprice, les tableaux de Guéant surestimés

Selon Artprice, les tableaux de Guéant surestimés  

Le peintre flamand Andries van Eertvelt, dont Claude Guéant dit avoir vendu deux tableaux pour un total de 500 000 euros, est un artiste du XVIIe siècle dont le prix record hors frais aux enchères se monte à 140 000 euros, a indiqué mardi à l’AFP la société Artprice. Un grand tableau de van Eertvelt (1590-1652) réalisé en 1640 et intitulé La bataille de Lépante a été adjugé 140 000 euros au marteau (hors frais) en 2010 par Sotheby’s Amsterdam. Les frais, qui varient en fonction du montant du lot, «sont de 20% en moyenne», selon Sotheby’s. L’acheteur de cette toile a donc déboursé environ 168 000 euros. «Cette bataille de Lepante a été vendue dans les meilleures circonstances pour atteindre le meilleur prix. C’est-à-dire que le tableau a été présenté par une grande maison de vente internationale, à Amsterdam, le meilleur lieu possible pour un artiste hollandais», analyse Artprice. Le prix médian des œuvres de van Eertvelt, peintre de moyenne envergure, spécialiste des marines et des batailles navales, est de 41 000 euros, selon la société française, numéro un mondial des données sur le marché de l’art. Le chiffre de 500 000 euros pour la vente en 2008 de deux marines de van Eervelt, évoqué par Claude Guéant, apparaît donc comme «une anomalie par rapport au prix du marché, au regard des données indicielles et économétriques sur cet artiste», considère Artprice. Un autre grand tableau du même artiste sur La bataille de Lépante avait été proposé en 2005 par Sotheby’s France, avec une estimation entre 300 000 et 500 000 euros mais il n’avait pas trouvé preneur lors de l’adjudication. Les deux tiers des œuvres de van Eertvelt sont vendues à moins de 10 000 euros. «Il n’y a pas de recherche frénétique sur ce peintre», relève Artprice. Le Canard enchaîné a révélé que des juges s’interrogaient sur le versement de plus de 500 000 euros depuis l’étranger sur un compte de Claude Guéant. L’ancien ministre de l’Intérieur a démenti lundi, à l’AFP, tout lien entre cet argent et un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L’ancien secrétaire général de l’Elysée justifie le demi-million d’euros reçus par la vente en 2008 «à un confrère avocat» de deux tableaux de ce peintre hollandais représentant des bateaux dans la tempête. «J’en avais fait l’acquisition une vingtaine d’années auparavant», a-t-il redit mardi sur Canal+. «C’était un achat dans des circonstances personnelles, mais je ne suis pas un investisseur en matière d’art», a déclaré Guéant.

 

Hollande et l’emploi : de nouvelles agences de pôle emploi ! On rêve !

Hollande et l’emploi : de nouvelles agences de pôle emploi ! On rêve !

 

 

Hollande qui ne sait pas comment résoudre la question du chômage est sorti en province aux Mureaux pour annoncer de nouvelles agences de pôle emploi. Agences dont on sait pourtant qu’elles ne servent strictement à rien, surtout pas à trouver du travail. Les pages de l’affaire Cahuzac et du mariage pour tous étant peu ou prou tournées, François Hollande avait décidé de retourner timidement sur le terrain mardi, un mois après une visite mi-figue mi-raisin à Dijon. Le chef de l’Etat a choisi de se rendre aux Mureaux, dans les Yvelines, pour y parler emploi et jeunesse, voire de la place de la jeunesse dans l’emploi. François Hollande a notamment signé dans le collège Jean Vilar la convention d’objectifs 2013-2015 de Pôle Emploi pour les quartiers populaires. Ce texte prévoit que sur les 2.000 emplois supplémentaires déployés par Pôle Emploi en 2013, 400 seront réservés aux agences concernées par la politique de la ville. « Il y a, hélas, des territoires où il n’y pas de présence de Pôle emploi », a-t-il dit dans un discours auquel assistait le ministre de la Ville François Lamy. De cette manière les jeunes pourront s’inscrire directement à pôle emploi dès la fin de leur scolarité !

 

 

 

 

Hollande qui ne sait pas comment résoudre la question du chômage est sorti en province aux Mureaux pour annoncer de nouvelles agences de pôle emploi. Agences dont on sait pourtant qu’elles ne servent strictement à rien, surtout pas à trouver du travail. Les pages de l’affaire Cahuzac et du mariage pour tous étant peu ou prou tournées, François Hollande avait décidé de retourner timidement sur le terrain mardi, un mois après une visite mi-figue mi-raisin à Dijon. Le chef de l’Etat a choisi de se rendre aux Mureaux, dans les Yvelines, pour y parler emploi et jeunesse, voire de la place de la jeunesse dans l’emploi. François Hollande a notamment signé dans le collège Jean Vilar la convention d’objectifs 2013-2015 de Pôle Emploi pour les quartiers populaires. Ce texte prévoit que sur les 2.000 emplois supplémentaires déployés par Pôle Emploi en 2013, 400 seront réservés aux agences concernées par la politique de la ville. « Il y a, hélas, des territoires où il n’y pas de présence de Pôle emploi », a-t-il dit dans un discours auquel assistait le ministre de la Ville François Lamy. De cette manière les jeunes pourront s’inscrire directement à pôle emploi dès la fin de leur scolarité !

 

 

Immobilier neuf : chute de 18% sur un an

Immobilier : chute de 18% sur un an

Les mises en chantier de logements neufs en France ont poursuivi leur dégringolade au premier trimestre, chutant de 11,2% à 83.929 unités comparé à la même période de 2012, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.  Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs a en revanche augmenté de 5,5% au cours de la même période, à 129.499 unités.  Sur douze mois (avril 2012 à mars 2013), la baisse des mises en chantier est plus marquée, de -18,0% à 335.900 unités. Durant la même période, les permis de construire pour des logements neufs ressortent pour cette fois en baisse de 6,2% à 502.300 unités.  Le recul marqué des mises en chantiers entre janvier et mars affecte tous les secteurs du logement, que ce soit l’individuel (-14,5%) ou le collectif (-5,6%).

 

Italie : changement de cap sur l’austérité

Italie : changement de cap sur l’austérité

 

Le message qu’a voulu faire passer Enrico Letta, le fraîchement nommé président du Conseil italien, est clair. Les politiques de relance de la croissance ne peuvent plus attendre dans la péninsule qui « se meurt » à cause des politiques d’austérité, selon lui. « L’Italie se meurt par la faute de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre« , a-t-il déclaré, lundi 29 avril, dans un discours très attendu devant la Chambre des députés. « Au niveau des institutions européennes, nous individualiserons les stratégies pour arriver à la croissance sans compromettre l’assainissement des finances publiques« , a-t-il poursuivi. Avant de se vouloir rassurant: « la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines« , a-t-il dit.  Puis il a adressé un message à l’adresse de l’Europe qui, selon lui, « est en crise de légitimité et au moment où les citoyens en ont le plus besoin elle doit redevenir un moteur de croissance durable« . Afin de démontrer que son gouvernement est « européen et « européiste«  », c’est-à-dire partisan du fédéralisme européen, Enrico Letta a déclaré que ses premiers déplacements seraient à « Bruxelles, Berlin et Paris« . Puis il a assuré  que l’Italie « respecterait les engagements » pris envers l’UE, mais qu’elle espère grâce à ce respect « avoir une marge de manoeuvre » supérieure dans ses négociations avec la Commission européenne pour pouvoir financer des politiques de relance économique.  Il a ensuite annoncé la suspension du paiement de la quote-part, prévue en juin pour le très impopulaire impôt foncier sur la résidence principale, instauré par le gouvernement de son précésseur Mario Monti. Le nouveau dirigeant a également promis « une réforme complète » du système des impôts. Autre annonce forte, même si elle relève du symbole: la suppression des salaires des ministres, qui sont également députés. Enfin, le président du Conseil s’est donné 18 mois pour réussir. Dans le cas contraire, ce dernier « en tirera les conséquences« . « La seule issue possible est le succès« , a-t-il conclu.

 

Electricité : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

Electricité  : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

 

L’étude réalisée par Wattgo permet de dessiner un « portrait-type » du ménage en situation de précarité électrique: sans surprise, le taux est plus élevé (18%) chez les locataires que les propriétaires (6%), d’autant plus s’il est locataire d’un logement social (24%) que dans le privé (15%), selon cette étude.  Logique également, le cas est plus fréquent pour les foyers dont le logement n’a pas fait l’objet de travaux d’isolation: 18% de ces ménages ont du mal à payer leurs factures, contre 8% de ceux qui habitent les logements « partiellement ou totalement isolés ». En revanche, de façon plus surprenante, les difficultés à honorer sa facture d’électricité concernent presque autant ceux qui se chauffent à l’électricité (13%) que ceux qui se chauffent « par un autre moyen » (11%), c’est-à-dire au gaz, fioul, bois… Or ceux-ci ont en toute logique une facture d’électricité bien moindre. « Ce phénomène pourrait notamment s’expliquer par le fait que les foyers anciens et mal isolés, plus sujets à la précarité énergétique, sont traditionnellement moins chauffés à l’électrique », explique Mathilde Voegtlé, chargée d’études pour Wattgo.  La société souligne aussi « la spirale » de la précarité en matière de chauffage: les foyers « précaires » sont en effet beaucoup plus équipés (33%) de chauffages d’appoint très gloutons en énergie que les autres foyers (24%). Les membres du panel devaient répondre à la question suivante: « Est-ce que vous avez déjà eu des difficultés pour régler des factures d’électricité pour votre logement actuel? » L’Insee définit elle-même la précarité énergétique comme le fait de consacrer plus de 10% de ses revenus à sa facture d’énergie, ce qui concerne d’après ses données 3,8 millions de foyers.  La principale réponse à cette nouvelle forme de pauvreté -qui se traduit par des foyers qui renoncent à se chauffer convenablement ou qui sont victimes de coupures pour impayés- a été le développement des tarifs réduits dits « sociaux » de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes.

 

Versement lybien de 500.000 euros : Claude Guéant dément

Versement lybien de 500.000 euros : Claude Guéant dément

Joint par France Info, Claude Guéant a confirmé que des documents relatifs à un versement de plus de 500.000 euros sur un de ses comptes « ont été saisis » lors d’une perquisition menée en février dernier. Selon le Canard enchaîné – qui révèle l’information dans son édition à paraître mardi – les enquêteurs auraient également découvert des traces d’importants paiements de factures en liquide. Pour Claude Guéant, ce demi-million d’euros versés sur son compte correspond à la vente « d’un bien dont j’avais fait l’acquisition il y a 20 ans ». Il s’agirait de peintures du XVIIe siècle d’un peintre hollandais. Et l’ancien ministre et directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy d’expliquer: « J’ai tous les justificatifs et ils sont à la disposition de la justice. » Cette perquisition est intervenue à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire dans un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007. L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takiedine avait affirmé détenir les preuves d’un tel financement. Selon Claude Guéant, « il n’y a aucune espèce de financement libyen dans cette affaire. À aucun moment, je n’ai vu de l’argent libyen ni entendu parler d’argent libyen. Je suis définitif et catégorique sur ce point ». Concernant les paiements en liquide, Claude Guéant explique que « jusqu’en 2006, les cadres du ministère de l’Intérieur avaient des indemnités payées en espèces et étant bénéficiaire j’ai payé en espèces« . Indemnités dont Guéant a reconnu qu’elles n’avaient pas été déclarées.  Pour lui, il s’agit de « petites sommes d’argent ».Depuis le 19 avril, la justice a ouvert une information judiciaire. Claude Guéant s’attend « à être entendu par les juges et je souhaite être entendu pour mettre un terme à ces informations qui circulent ».

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent le crédit

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent  le crédit

 

. Les responsables monétaires européens sont de plus en plus agacés par les réticences des autorités nationales, des régulateurs et des banques elles-mêmes à engager un nécessaire nettoyage des bilans après des années d’atermoiements. Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d’euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais. Dans une récente étude sur le sujet, le cabinet de consultants souligne que « toute une série d’opérations de réduction de bilan ne s’est pas encore matérialisée », les banques préférant proroger des prêts plutôt que de céder des portefeuilles et de constater des pertes. Une initiative de la BCE qui permettrait de relancer le crédit en particulier pour les entreprises petites et moyennes est largement anticipée, même si ses implications budgétaires pourraient la renvoyer après le Conseil européen de la fin juin plutôt qu’à l’occasion de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, jeudi à Bratislava. Pour autant, certains facteurs expliquant le rationnement présumé du crédit sont en dehors du champ d’intervention directe de la BCE. « La BCE n’a pas de baguette magique », a récemment déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. « La banque centrale ne peut pas compenser le manque ou la mauvaise allocation des fonds propres. C’est une question qui doit être traitée, d’une manière ou d’une autre, par d’autres parties prenantes », a-t-il souligné. Les entreprises non-financières ont été les premières touchées par la chute du crédit, les banques européennes ayant réduit de 365 milliards d’euros leurs facilités de crédits au cours des quatre dernières années, soit un recul de 7,5%. Les banques espagnoles ont diminué d’un tiers leurs prêts aux entreprises tandis que leurs homologues irlandaises prêtent aujourd’hui moitié moins, selon les données de la BCE. Le crédit aux ménages n’est pas en reste avec des prêts bancaires en baisse de 8,6% par rapport au dernier plus haut.

 

2 millions de jeunes de 15-29 ans sans emploi et sans formation

2 millions de jeunes de 15-29 ans  sans emploi et sans formation

 

Selon le Conseil d’analyse économique (CAE), 17 % des jeunes de cette classe d’âge échappent au système scolaire ou professionnel. Plus grave encore: 900.000 jeunes ont quitté le cursus scolaire sans diplôme, donc sans aucun viatique pour l’emploi. Ce chiffre, plus élevé qu’ailleurs, est source d’inquiétude. «Si la crise a affecté l’ensemble des pays développés, nombre de pays européens connaissent des taux d’emplois des jeunes supérieurs au nôtre», soulignent les auteurs de cette analyse, Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et Klaus Zimmermann. Pour tenter d’inverser la tendance, le CAE prône la mise en place de deux types de mesures: celles qui amèneront le jeune vers l’emploi, puis celles qui inciteront les entreprises à l’accueillir. Ces deux axes d’un même engrenage vertueux sont forgés autour de deux idées maîtresses. Dans un premier temps, le CAE prône le développement de l’enseignement professionnel via l’alternance emploi-étude. En Allemagne, c’est une réussite: 50 % des jeunes utilisent cette possibilité, contre 25 % en France. «En outre, la hausse récente de l’apprentissage est le fait des diplômés alors que l’effort devrait être concentré sur les jeunes sans diplôme», note cette instance qui dépend directement du premier ministre. Ce constat engendre une proposition simple: réorienter les fonds alloués aux emplois d’avenir vers la formation des jeunes sans diplôme, en subventionnant 120.000 emplois avec une formation en alternance (secteur marchand) et 750.000 formations à plein temps dans les programmes de «la deuxième chance». Dans un second temps, du côté des entreprises, le CAE suggère de supprimer l’obstacle du salaire minimum pour les jeunes peu qualifiés: des allégements de charges ciblés seraient réservés aux contrats de génération pour les rémunérations inférieures à 1,6 fois le smic. «Les sommes dégagées seraient réallouées à l’accompagnement des jeunes», poursuivent ces experts qui proposent, en outre, la simplification de la rupture du contrat de travail pour motif économique. Une réelle alternative entre des CDI trop stables et des CDD qui le sont trop peu. En ouvrant le RSA aux jeunes et en triplant les moyens de l’État pour l’accompagnement, le CAE voudrait ainsi inverser les courants de cette inquiétante

 

Marine: Médiapart veut salir le FN avec le compte en Suisse de JM Lepen

Marine: Médiapart veut salir le FN avec le compte en Suisse de JM Lepen

La présidente du Front National, Marine Le Pen, interrogée jeudi sur l’affaire Cahuzac et notamment sur le compte suisse détenu par son père a dénoncé les agissements du patron du Mediapart, Edwy Plenel qui selon elle « cherche à salir le FN ». « Dans les hautes personnalités que l’on voit tous les jours à la télévision, il y en a une kyrielle qui ont été condamnées et qui pourtant continuent à avoir une belle carrière. » « Monsieur Ayrault, Désir, Juppé, Tapis… la liste des affaires très graves qui ont secoué la Vème République est tellement longue » a estimé sur RTL Marine Le Pen, avant d’ajouter : « Je pense qu’un grand nombre de responsables politiques de haut niveau ne font pas l’objet du contrôle nécessaire », rappelant que son père avait fait l’objet de 17 contrôles fiscaux par le passé.  Interrogée sur le compte suisse de son père, ouvert en 1981, la présidente du FN a déclaré que Edwy Plenel, le patron de Mediapart qui avait révélé l’information cherchait « à salir » le parti, ajoutant que c’était « indigne de la presse et de la classe politique ».

 

Trierweiler : nouvelle plainte pour détournement de fonds publics

Trierweiler : nouvelle plainte pour détournement de fonds publics

Xavier Kemlin ne lâche pas l’affaire. Alors que sa première plainte à l’encontre de Valérie Trierweiler pour « détournement de fonds publics » déposée en mars dernier a été classée sans suite, l’arrière petit-fils de Geoffroy Guichard et héritier du groupe Casino semble bien décidé à faire condamner la Première Dame.  Cette semaine, il a déposé une seconde plainte et accuse Valérie Trierweiler d’occuper des bureaux à l’Elysée et de bénéficier de personnels pour des fonctions « pas clairement définies » alors qu’elle n’est dépositaire d’aucune autorité légale, rapporte l’agence Sipa. Pour Xavier Kemlin, les activités de Valérie Trierweiler seraient financées par l’argent public. Il accuse donc la journaliste de recel de détournement de fonds publics, dans cette nouvelle plainte déposée devant un juge d’instruction à Paris. Me Buffard, avocat du très procédurier héritier du groupe Casino, s’est exprimé sur RTL et a précisé les intentions de son client.  « Il espère que, par cette démarche, nous aurons des informations précises sur la situation de Madame Trierweiler. » L’avocat pointe donc du doigt ce qui pose problème à Xavier Kemlin : la situation amoureuse du couple qui occupe l’Elysée.  Et l’avocat d’ajouter que son client « considère qu’à une époque où l’on nous demande une transparence totale, celle-ci doit s’appliquer à tous les niveaux de l’État, y compris au sommet ». Le conseil de l’héritier a également tenu à préciser que sa démarche « n’a rien de politique » et qu’elle n’est « téléguidé par personne » car il « n’appartient à aucun parti politique ». Une précision indispensable, s’il en est.

L’intransigeance de Merkel « dénoncée » par le PS

L’intransigeance de Merkel « dénoncée » par le PS

 

Le Parti socialiste français fustige « l’intransigeance égoïste » de la chancelière Angela Merkel et appelle à « l’affrontement démocratique » contre l’Allemagne. La charge fait suite à de vives critiques de l’aile gauche du PS à l’égard de la politique de rigueur européenne, incarnée selon elle par Angela Merkel, et d’un plaidoyer de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, en faveur d’une « confrontation » avec Berlin là où François Hollande parle d’une « tension amicale ». Le PS développe son argumentaire dans un document de 21 pages, coordonné par le député Jean-Christophe Cambadélis, vice-président du Parti socialiste européen (PSE), qui sera soumis aux militants dans la perspective de la Convention du parti sur l’Europe prévue le 16 juin. Le Monde en publie vendredi l’intégralité. « Etre socialiste européen aujourd’hui, c’est d’abord s’indigner », peut-on lire avant une critique en règle de la politique des conservateurs européens résumée ainsi : « Les marchés avant les peuples ». « Le projet communautaire est aujourd’hui meurtri par une alliance de circonstance entre les accents thatchériens de l’actuel Premier ministre britannique – qui ne conçoit l’Europe qu’à la carte et au rabais – et l’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel – qui ne songe à rien d’autre qu’à l’épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral », est-il écrit. Le gouvernement français, qui selon le PS est le seul « sincèrement européen » parmi les grands pays de l’UE, doit « affronter démocratiquement la droite européenne » en se confrontant politiquement à la droite allemande, juge le parti. « L’amitié entre la France et l’Allemagne, ce n’est pas l’amitié entre la France et la politique européenne de la chancelière Merkel », souligne-t-il. Critiquant la stratégie diplomatique passée de Nicolas Sarkozy envers l’Allemagne, le PS considère que « la proximité » n’est pas « la facilité des embrassades ». « Le sens de la relation franco-allemande, c’est d’être porteuse de projets. Ce qui suppose l’égalité entre partenaires et l’ouverture aux autres. Nous avons vocation à être un moteur pour l’Europe », affirment les rédacteurs. La direction du PS, qui rappelle que ce projet n’est qu’un « document de travail » susceptible d’amendements, assure que le texte « n’est absolument pas anti-allemand ». « C’est un projet qui s’inscrit dans un rapport de forces avec les conservateurs européens », a-t-on expliqué à Reuters. « On assume une amitié très forte entre les peuples français et allemand, mais on assume aussi ce rapport de forces », a-t-on ajouté.

 

« Confrontation avec l’Allemagne, » le PS de Guy Mollet (Mélenchon)

Confrontation avec l’Allemagne, le PS de Guy Mollet (Mélenchon)

 

 

Mélenchon a résumé la situation à propos de l’Allemagne et du PS ; le PS parle fort comme le parti socialiste de Guy Mollet mais agit peu. En faiat un double langage puisque le PS s’agite et demande l’affrontement des doctrines économiques avec l’Allemagne mais en faiat au plan européen s »aligne, comme Sarkozy, sur l’Allemagne à Bruxelles. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé de son côté qu’utiliser le terme de confrontation avec l’Allemagne était « totalement inapproprié, inadapté ». « Il ne s’agit pas de se confronter avec un pays (….) il s’agit encore moins de se confronter avec une personne, (la chancelière) Angela Merkel », a-t-il dit lors du grand rendez-vous Europe1-i>TELE-Le Parisien. « Il s’agit de débattre en Europe à vingt-sept et pas simplement avec l’Allemagne, de la meilleure politique possible dans les mois et les années qui viennent pour faire en sorte que toute l’Europe retrouve de la croissance et que toute l’Europe remette de l’ordre dans ses finances ». Pour Michel Sapin, il peut y avoir des « débats fermes » avec l’Allemagne « mais le débat pour réorienter une politique, ce n’est pas la confrontation avec un pays et encore moins avec une personnalité ». Jeudi, Claude Bartolone a plaidé pour une tension, voire une confrontation » de la France avec l’Allemagne pour obtenir que l’Union européenne renonce à imposer rigueur et austérité à ses membres dans l’environnement de crise économique actuel. Dans la foulée, un projet de document du PS s’en est pris à « l’intransigeance égoïste » d’Angela Merkel sur le sujet, obligeant le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à intervenir pour obtenir la suppression des passages les plus virulents et à défendre, via un message « tweeté », « un dialogue intense et sincère » entre Paris et Berlin. Selon Manuel Valls, « faire croire à nos compatriotes que c’est l’Allemagne qui porte seule la responsabilité de la situation actuelle, c’est renforcer les populismes qui gagnent l’Europe. » « Il ne peut pas y avoir de recherche de bouc-émissaire qui aurait le visage d’Angela Merkel. Si elle gagnait les élections en septembre, que ferions-nous? Nous déclarerions la guerre à l’Allemagne? », a-t-il demandé. Interrogé sur le document du Parti socialiste, Michel Sapin a estimé qu’ »il peut y avoir la tendance, la volonté d’exprimer de manière outrancière la réalité d’un débat », pour ajouter: « Mais si on veut que le débat ait vraiment lieu, il faut éviter les mots qui blessent. » Sur Canal+, la présidente du Front national Marine Le Pen s’est étonnée « qu’il ait fallu tant de temps au Parti socialiste pour se rendre compte que Mme Merkel défendait les intérêts de l’Allemagne et défendait l’austérité », avec pour « seul et unique objectif de sauver l’euro. » Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche, a estimé pour sa part sur France 3 que les socialistes « ont compris qu’il n’y a pas d’Europe constructible et viable qui ne passe par un rapport de force et un changement complet de cap ». Mais il a mis en garde contre un « molletisme européen » des socialistes -en référence à l’ancien dirigeant de la SFIO, l’ancêtre du PS, dans les années 1950 et 1960, Guy Mollet- à savoir qu’ »on parle très fort et après on fait le contraire », en l’occurrence qu’ils « aboient sur Mme Merkel de manière à ce qu’on ne regarde pas trop ce qu’ils sont en train de faire, c’est-à-dire du Merkel en France. »

 

Hollande : un an de couacs

Hollande : un an de couacs

 

Hollande a visiblement un réel problème d’autorité à commencer au sein de son couple, rappel des couacs de sa première année.

CANNABIS

Le 5 juin, la ministre écologiste Cécile Duflot interrogée sur le sujet à la radio se dit favorable à la dépénalisation du cannabis, en rappelant que le parti des Verts défend cette position depuis « très longtemps ».

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la rappelle à l’ordre en soulignant que « le gouvernement n’a rien dit sur ce sujet ».

Le 15 octobre, c’est le ministre de l’Education, Vincent Peillon, qui a droit à sa remontrance après avoir souhaité la veille à titre personnel un débat sur la dépénalisation du cannabis, déclenchant une levée de boucliers à droite mais aussi à gauche.

Dépénaliser le cannabis, « ce n’est pas la position ni du gouvernement, ni du président de la République et ça n’a pas changé », corrige M. Ayrault.

LE TWEET DE VALERIE

Le 12 juin, la compagne du chef de l’Etat Valérie Trierweiler crée la stupeur et place le président François Hollande en position délicate en adressant sur Twitter ses encouragements au dissident PS opposé aux législatives de la Rochelle à Ségolène Royal, l’ex-compagne de François Hollande. Un geste qu’elle qualifiera quelques mois plus tard d’ »erreur ».

ROMS

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls défend une politique de « fermeté » face aux campements illicites de Roms, dont il accélère les évacuations.

Le 10 août 2012, la Commission européenne met la France sous surveillance sur la façon dont elle traite les Roms, mettant en garde contre « les expulsions arbitraires et les traitements discriminatoires ».

Le 29 août, ce sont des rapporteurs des Nations unies (Onu) qui lancent la même mise en garde.

Entretemps, la ministre du Logement Cécile Duflot a elle-même estimé que démanteler des campements roms sans les reloger revenait à « mettre les gens dans une précarité encore plus grande ».

FLORANGE

Le 19 octobre, le président Hollande rectifie les propos malheureux à la radio de Jean-Pierre Jouyet, le futur président de Banque publique d’investissement (BPI), sur l’aciérie de Florange (Moselle), qu’il a comparée à un « canard boiteux ». « Florange n’est pas un canard boiteux », mais n’est pas éligible à une aide de la BPI, corrige M. Hollande.

Début décembre le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, propose sa démission quand il découvre que le Premier ministre a repoussé sa proposition de nationaliser temporairement le site pour favoriser les repreneurs, lui préférant un accord avec le PDG d’ArcelorMittal.

M. Montebourg reste finalement au gouvernement, mais réaffirme le 18 décembre dans Le Monde que « la nationalisation temporaire est une solution d’avenir » pour Florange, en opposition avec la position de M. Ayrault.

LES 35H

Le 30 octobre, Jean-Marc Ayrault déclare dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France que le débat sur la durée légale du travail n’est pas « tabou », déclenchant railleries à droite et incompréhension à gauche.

Soucieux d’éteindre l’incendie, M. Ayrault précise ensuite qu’il n’est « pas question de revenir sur les 35 heures parce que ce n’est pas la cause de nos difficultés économiques ».

TENSIONS AVEC LES ECOLOGISTES

Le 9 novembre 2012, François Hollande juge « possible » un départ des deux ministres écologistes du gouvernement, mais « ne le souhaite pas ».

Le même jour, face au « virage post-rapport Gallois » sur la compétitivité et aux « annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique », le chef de file des sénateurs EELV Jean-Vincent Placé s’était interrogé sur la participation de son parti à l’équipe Ayrault.

LES REGRETS DE VALLS

Le 13 novembre 2012, Manuel Valls soulève une bronca à l’Assemblée nationale, en accusant la droite d’être responsable du « retour du terrorisme ». François Hollande demande à son ministre de l’Intérieur et à la droite de ne « pas se diviser » sur le terrorisme, une question « trop grave » pour polémiquer.

Valls dira le lendemain devant les députés qu’il « regrette » ses propos.

« LIBERTE DE CONSCIENCE »

Le 20 novembre 2012, alors que les manifestations contre le mariage homosexuel battent leur plein, le président Hollande reconnaît la possibilité pour les maires hostiles d’invoquer leur « liberté de conscience » afin de déléguer leur signature à un adjoint.

Une position vue comme un recul inacceptable par les défenseurs du projet de loi pour qui la loi s’applique à tous. Après un certain flottement gouvernemental, François Hollande assure que la loi « va s’appliquer partout, dans toutes les communes ».

2013

LE SEISME CAHUZAC

Le 19 mars 2013, François Hollande décide de mettre « fin aux fonctions de Jérôme Cahuzac, à sa demande », après l’annonce par le parquet de Paris d’une information judiciaire pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale visant le ministre du Budget. A ce moment-là, le président comme le Premier ministre semblent croire à l’innocence de ce dernier.

Mais M. Cahuzac avoue le 2 avril avoir bien possédé un compte caché en Suisse et transféré à Singapour, ouvrant une large polémique qui éclabousse l’exécutif et l’ensemble de la classe politique.

Le président Hollande annonce dans la foulée une loi de transparence de la vie publique et demande aux ministres de publier leur patrimoine, ce qui ne fait pas l’unanimité.

La « République exemplaire » promise par le président subit son plus sérieux revers.

AUSTERITE

Plusieurs ministres tels Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Benoît Hamon demandent dans les premiers jours d’avril une inflexion de la politique économique et sociale comme réponse supplémentaire à la crise politique déclenchée par l’affaire Cahuzac.

Le président Hollande déclare qu’ »aucun ministre ne peut remettre en cause la politique qui est conduite, qui n’est pas l’austérité ».

 

Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Il y a des catégories chez les chômeurs dénombrés, 3 millions c’est pour la catégorie A, mais il y aussi la catégorie, B et C, puis D et E et on pourrait prendre toutes les lettres de l’alphabet pour  classer les autres non recensés officiellement comme chômeurs. Donc 3 millions sans aucun emploi, 5 millions avec ceux qui travaillent partiellement (chômeurs à temps partiel). Il faudrait aussi ajouter les bénéficiaires du RSA qui ne recherchent plus d’emploi. Il y a environ 2 millions de bénéficiaires du RSA dont sans doute la moitié au moins a renoncé à chercher du travail, il y a aussi ceux qui bénéficient de l’allocation adulte handicapé (environ 1 million) certains pourraient retravailler mais le marché du travail ne les incite pas. Il y a enfin ceux qui ont tout simplement décidé de ne pas  s’inscrire épuisés par des démarches administratives inutiles à Pôle emploi, enfin ceux qu’on raye des liste sans raison pour une broutille de procédure (retard d’actualisation par exemple, non réponse à un courrier qui n’a pas été reçu etc.). En fait le total des chômeurs se situe entre 7 et 8 millions. Officiellement Pôle emploi a ainsi recensé fin mars 3,224 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité), contre 3,195 millions en 1997, date du précédent record. Le cap des trois millions, redouté comme la peste encore l’an dernier, est même franchi depuis septembre. Mais à y regarder de plus près, les chiffres sont encore bien plus impressionnants. Et pour cause : il n’y a pas que la catégorie A.  Pour l’ensemble des demandeurs « tenus de faire des actes positifs de recherche » (catégories A+B+C), le nombre s’élève à 4,741 millions, soit une hausse de 34.400 en mars (+0,7% sur un mois et +9,8% sur un an). En incluant l’Outre-mer, le chiffre dépasse même le cap des 5 millions, avec 5,033 chômeurs, du jamais vu. Les catégories B et C ont déjà battu leur record d’affluence depuis janvier, avec (1,4 million) et atteignent à elles seules 1,5 million de chômeurs en mars. Leur proportion dans l’ensemble ABC a même quasiment doublé depuis 1996. Des chiffres vertigineux, auxquels il faut encore ajouter 607.000 inscrits à Pôle emploi « non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », les catégories D et E. Le nombre d’inscrits dans la première a, lui, toutefois diminué de 1,6% et celui dans la seconde de 0,3%.Ces demandeurs sont toujours tenus de rechercher activement du travail, sous peine d’être radiés. Mais à l’inverse de ceux de la catégorie A, ils exercent une activité partielle. Sont ainsi chômeurs de catégorie B ceux qui travaillent 78 heures par mois ou moins, les autres basculant dans la C. En dessous de 110 heures d’activité mensuelle, ces chômeurs peuvent par ailleurs cumuler leur revenu d’activité avec une allocation chômage. « Ces catégories ne sont pas totalement exclues, mais ne parviennent pas à s’insérer durablement dans l’emploi. Ce phénomène permet d’avoir des chiffres du chômage plus bas. En même temps, il est injuste, car révèlent que des personnes restent protégées (les CDI) tandis que d’autres absorbent le risque conjoncturel », décryptait, en janvier dernier, Mario Cochard, économiste à l’OFCE, interrogé par Libération. Le ministère du Travail ne dispose pas de statistiques précises sur le type d’activités exercé par ces chômeurs. Mais la DARES, l’organe statistique du ministère, cite tout de même approximativement, dans une étude publiée en janvier dernier, les aides à domicile, les employés de maison, les métiers de la culture, les surveillants, les agents d’entretien ou encore les intermittents du spectacle et les intérimaires, notamment dans le BTP. « Fin 2011, les demandeurs d’emploi en activité réduite ont un niveau d’étude globalement plus élevé que les autres demandeurs d’emploi et sont également un peu plus qualifiés. Il s’agit plus souvent de femmes, de personnes d’âge médian, vivant en couple avec des enfants à charge », révélait également cette étude. Il s’agit des inscrits à Pôle emploi qui ne sont donc pas obligés de rechercher activement du travail. Ceux de la catégorie D sont sans emploi, mais sont dispensés de recherche parce qu’ils ont trouvé un stage, une formation ou encore bénéficient d’un contrat de sécurisation professionnel (ils ont droit, après un licenciement économique, à un suivi personnalisé par Pôle emploi, voire à une allocation selon l’ancienneté dans l’entreprise). Les inscrits en catégorie E sont toujours à Pôle emploi et demandent toujours du travail, mais ils ne sont pas sans emploi. Il s’agit, notamment, des contrats aidés ou des créateurs d’entreprise.

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

Sondage : pour les français pas de sortie de crise avant 2016

Sondage : pour les français pas de sortie de crise avant 2016

Deux tiers des Français (66%) estiment que le pays ne sortira pas de la crise économique avant fin 2015, une proportion en forte hausse par rapport à novembre 2012 (49%), selon un sondage CSA pour BFMTV rendu public jeudi. A la question « à votre avis, quand la France sortira-t-elle de la crise économique? », 1% des personnes interrogées répondent d’ »ici la fin de l’année », 7% « en 2014″, 16% « en 2015″ et 66% « plus tard ». Dix pour cent ne se prononcent pas. « Ce fort pessimisme se vérifie largement auprès de l’ensemble des catégories de population interrogées », a commenté CSA dans un communiqué. Si les 18-24 ans sont en effet un peu plus pessimistes que leurs aînés (78% estiment que la France ne sortira pas de la crise avant fin 2015, pour 62% des 50-64 ans), cadres et ouvriers sont aussi nombreux à ne pas voir d’issue avant fin 2015. Les sympathisants de gauche sont en revanche plus optimistes: 44% croient possible une sortie de crise avant fin 2015, contre seulement 18% des sympathisants de droite et 9% de ceux du Front national.

 

Taux de pauvreté : augmentation de 20 % chez les enfants.

Taux de pauvreté :  augmentation  de 20 % chez les enfants.

Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté selon une étude de l’INSEE publiée mercredi. Cela signifie que sa famille vit avec moins de 964 euros par mois. Le taux de pauvreté augmente quasiment de 20 % chez les enfants. Plus la famille est grande et plus le risque d’être pauvre augmente. Une autre tranche d’âge est particulièrement concernée par cette précarité, il s’agit des femmes de plus de 75 ans. Près de 16 % d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’une des explications quant à la précarité de ces femmes, c’est leur faible retraite. Elles n’ont pas de carrière complète et la pension qu’elles reçoivent après le décès de leur mari est bien trop faible. Les chiffres de cette étude sont ceux de 2010 avant la crise économique actuelle. Il y a donc fort à parier que les chiffres actuels sont encore plus inquiétants.

 

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

 

 

 

L’ex-garde des Sceaux Rachida Dati, qui réclamait l’interdiction de publication d’une bande dessinée, à paraître jeudi, la mettant en scène ainsi que sa fille Zohra, 4 ans, a été déboutée mercredi de l’ensemble de ses demandes, selon une décision consultée par l’AFP. Le juge des référés de Versailles (Yvelines) a débouté la députée européenne (UMP) et maire du VIIe arrondissement de Paris « pour elle-même et es qualité de représentante légale de sa fille mineure, de ses demandes d’interdiction de la publication, d’encart et de demandes d’indemnité ». Le juge a estimé que la BD intitulée « Aux noms des pères » et éditée chez 12 bis « ne dépasse pas les lois de la satire politique ».

 

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