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Immobilier PARIS, UN APPARTEMENT DE 6 M² POUR 134 000 €

Immobilier PARIS, UN APPARTEMENT DE 6 M² POUR 134 000 €

 

UN APPARTEMENT DE 6 M² POUR 134 000 € proposés par la très agressive agence immobilière century 21. Un prix rare aussi: il s’agit d’un logement de 6,51 M² POUR 134.000 EUROS ! Soit un prix au mètre carré de près de 21 000 € alors que, le prix moyen au mètre carré dans le quartier est de 14.600 euros. En plus,  il faudra prévoir des travaux. En effet, sur l’annonce, il est listé les travaux : « Ravalement rue – Quelques réparations en toiture – Descente à remplacer pour évacuation des broyeurs du 6ème étage (on ne pourra pas mettre WC normal dans la studette) ».

L’annonce précise le logement peut être loué alors que la réglementation prévoit une surface minimum de 9 m² . À quand la vente d’un appartement de 2m2 ,longueur minimale pour s’allonger, pour 50 000 €. Le concours entre les agences immobilières est ouvert. À noter que ce prix de 134 000 € pour 6 m² correspond au prix de deux pavillons type F4 avec jardin dans la France profonde en cours de désertification.

 

COVID-19: LA FRANCE N’A PAS LES FORCES DE POLICE POUR FAIRE RESPECTER UN COUVRE-FEU

COVID-19: LA FRANCE N’A PAS LES FORCES DE POLICE POUR FAIRE RESPECTER UN COUVRE-FEU

 

Dans la perspective d’un couvre-feu dans les zones les plus touchées par la crise sanitaire, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI interrogé sur BFMTV a estimé que cette mesure de restriction n’est pas réaliste, car les municipalités n’auront pas « les moyens de l’appliquer ».

« On peut annoncer un couvre-feu, mais il n’aura jamais lieu, personne ne le contrôlera jamais », a assuré le député de Seine-Saint-Denis sur notre antenne. Selon lui, « c’est du bidon ».

Annoncer un couvre-feu pour endiguer l’épidémie, « pourquoi pas? Mais qui va le faire respecter? », s’interroge l’élu. « Nous n’avons pas les forces de police pour le faire respecter. J’habite une ville que j’ai dirigée pendant 17 ans, la ville de Drancy, 70.000 habitants. Ce (mardi) soir, à l’heure où je vous parle, il y a une une voiture de police avec trois personnes dedans pour 70.000 habitants ».

Salon de l’Agriculture annulé

Salon de l’Agriculture annulé

 

Le salon traditionnel de l’agriculture de Paris est annulé en raison de la crise sanitaire. Un événement qui réunit chaque année de leur de 600 000 visiteurs en une dizaine de jours et qui marque le calendrier agricole. C’est aussi l’occasion pour le secteur de s’ouvrir à l’opinion publique des urbains.

«Compte tenu de l’évolution de la maladie du covid-19 et des règles de sécurité sanitaire qu’elle implique, nous ne sommes pas en mesure d’organiser cette manifestation, explique au Figaro Arnaud Lemoine, directeur délégué du Ceneca. Il s’agit de la structure juridique propriétaire du SIA dans laquelle le ministère de l’Agriculture est actionnaire. En effet les salons doivent respecter des jauges de visiteurs fixées à 1000 personnes. En moyenne, selon les jours de la semaine, il passe porte de Versailles entre 60 000 et 80 000 visiteurs par jour. Cela aurait été impossible à respecter».

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Mardi une nouvelle fois s’est réuni ce qu’on appelle le conseil de défense sanitaire. Pourquoi un tel terme quand il s’agit de combattre une maladie. Sans doute pour faire croire en la force de l’État et en sa détermination. Le problème c’est que la stratégie sanitaire du gouvernement est loin de s’inscrire dans une problématique d’affrontement cohérente de la pandémie. On pourrait d’ailleurs même dire que l’État fait contraire de ce qui est cohérent en multipliant les injonctions et les mesures contradictoires.

Ainsi va-t-il sans doute annoncer des couvre-feux, autre mot de sémantique guerrière alors que dans le même temps le Premier ministre a poussé   les Français à réserver leurs moyens de transport pour les vacances de la Toussaint. Exactement la même contradiction que lors  des élections municipales quand le gouvernement le même jour incitait  à la fois aux déplacements pour venir voter et à rester confiné pour éviter les contaminations du Coronavirus.

Quand l’action est molle, on cache souvent sa faiblesse par un discours musclé. Ce que va faire encore le président de la république en annonçant des couvre- feux. Le seul problème c’est qu’on risque d’être incapable d’en faire respecter les principes faute justement des forces de défense présentent sur le terrain. Des forces déjà complètement fatiguées après les différents mouvements sociaux, maintenant par des différentes attaques des trafiquants de drogue et des islamistes.

En mal de mesures d’affichage, le gouvernement retient une des propositions du conseil scientifique. “A ce stade de l’épidémie, le Conseil scientifique n’envisage pas de proposer l’option (d’un couvre-feu) au plan national, mais ne peut en exclure son utilisation dans certaines métropoles et bien sûr en cas de dégradation ultérieure”, peut-on lire dans cette note, qui évoque des couvre-feux d’une durée de quinze jours.

Cette mesure de couvre-feu ne sera pas forcément très bien acceptée et aura des conséquences économiques supplémentaires pour certains secteurs. Pour la restauration ce pourrait être par exemple le dernier coup avant la mort d’un grand nombre d’entreprises.

Le Conseil scientifique reconnaît que l’adhésion de la population à une telle mesure serait “probablement faible, avec des effets préjudiciables en termes de cohésion sociale et de confiance” et indique que son coût économique serait “d’autant plus grand qu’il intervient après une première période de confinement et qu’il alimente des anticipations économiques négatives aux effets potentiellement désastreux”.

Le concept de nature est très culturel

Le  concept de nature est très culturel

 

Le philosophe de l’écologie, Frédéric Ducarme,  rappelle dans le Monde que notre rapport à la nature est très marqué par le christianisme et que le concept est apparu au temps des premières civilisations urbaines.

Chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, Frédéric Ducarme s’est spécialisé dans la philosophie de l’écologie. En 2020, il a cosigné deux études sur le concept de nature dans l’histoire et dans l’espace, l’une publiée en janvier dans Palgrave Communications (revue dont le titre est désormais Humanities and Social Sciences Communication), l’autre parue le 29 septembre dans Conservation Biology.

En science, on parle beaucoup de nature – et c’est d’ailleurs le titre d’une des plus grandes revues scientifiques. Pourtant il subsiste un grand flou autour de ce mot polysémique…

Le terme de « nature » est passé dans les angles morts de beaucoup de disciplines. Les scientifiques l’utilisent mais ne l’aiment pas trop, disant qu’il n’est pas scientifique. Et, du côté des philosophes, on l’utilise mais on ne l’aime pas plus, en disant que ce n’est pas un concept philosophique. Du coup, personne ne le théorise vraiment alors qu’il est très employé : entre 1990 et 2015, il figure dans le titre de plus de 7 000 articles scientifiques, mais aucun d’eux ne le définit. C’est quasiment le seul concept majeur que personne ne définit.

Vous expliquez que les philosophes grecs de l’Antiquité ont plutôt une vision dynamique de la nature, comme Héraclite, qui y voit un écoulement, mais que tout cela change avec le christianisme…

Dans le dogme chrétien, on a un Dieu « pantocrator », maître de tout, qui, surtout, est au-dessus de la nature, ce qui lui permet d’être parfait. C’est la grande originalité des religions monothéistes, alors que les dieux grecs sont loin d’être parfaits. Dans l’Iliade, ces dieux sont vraiment tous des sagouins : ils sont remplis de passions, ils piquent des crises de colère ou de peur, ils ont des besoins alimentaires, sexuels et peuvent même mourir. Dans les religions polythéistes, les dieux sont soumis à la nature. Dans les monothéismes abrahamiques, Dieu est en dehors de la nature et celle-ci lui est subordonnée. Toute dynamique ne peut venir que de Dieu et la nature est profondément statique : c’est la Création. D’où l’idée, répandue jusqu’au XVIIIe siècle, que la science a pour but de décrypter le plan divin. Ce à quoi Darwin va s’opposer en faisant intervenir l’histoire dans la biologie.

Comment l’homme se situe-t-il dans cette nature ?

L’idée est que l’homme est plongé dans la nature mais n’en relève pas totalement. Il a une âme qui tend vers le royaume de Dieu. Dans l’Evangile selon Matthieu, il est dit qu’il ne faut pas trop investir dans les choses de la Terre, qui sont destinées à être rongées par la vermine. Il existe une hiérarchie stricte entre le monde physique, qui doit être méprisé, et le domaine purement moral, qui relève du divin – un domaine métaphysique au-delà du physique. La nature est certes le fruit de Dieu, mais elle est un peu brute et c’est à l’homme de s’en faire le jardinier. Chez Buffon (1707-1788) existe cette idée que la nature seule tend vers le croupissement, la pourriture, et que seul l’homme peut bien l’ordonner… comme le jardin des Plantes.

Tests rapides de dépistage en pharmacie et chez les généralistes

Tests rapides de dépistage en pharmacie et chez les généralistes

Des  tests antigéniques rapides lisibles en 25 minutes, bientôt disponible pharmacie et  chez les généralistes.

Le kit de test coûte « 4,5 à 8 euros hors taxe, plus la marge du grossiste et du pharmacien »,, au total un test d’un prix autour de 10 €. Mais la profession souhaiterait une rémunération supplémentaire de leur de 20 €. La question est aussi organisationnelle car les pharmacies vont avoir à gérer la vaccination ordinaire contre la grippe.

 

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

 

À juste titre, la présidente de la BCE craint les conséquences brutales et dramatiques d’un arrêt des aides publiques consenties par les Etats pour mettre l’économie sous oxygène pendant la crise sanitaire. La plupart de ces mesures devraient en effet s’arrêter à la fin de l’année.

Il est évident que compte tenu de la propagation du virus et de l’absence corrélative d’une véritable reprise, les aides devraient être prolongées en 2021 pour éviter un véritable cataclysme en matière de faillite et l’emploi. La transition en douceur s’impose donc estime Christine Lagarde. «Ma première préoccupation à ce stade est que la conduite des politiques permette d’éviter l’effet de falaise», c’est-à-dire «le fait que certaines des politiques mises en place pendant la pandémie (…) soient arrêtées brutalement», a déclaré Mme Lagarde lors d’une intervention dans le cadre d’une conférence organisée par le FMI.

«Nous espérons que les décideurs comprendront et agiront de sorte que ces soutiens soient prolongés pendant un certain temps, pour que la reprise s’installe, et même si la pandémie s’éteint progressivement», a-t-elle souhaité.

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

 

 

 

En réplique aux mesures américaines prises pour augmenter les droits de douane des produits importés d’Europe notamment récemment sur l’aluminium, l’Union économique propose des taxes douanières supplémentaires sur les Boeing-737 et le ketchup américain.

Les mesures de rétorsion de leur porteraient sur un volume de l’ordre de 4 milliards de produits tandis que les Américains, eux, ont taxé  pour 7 milliards de produits. Parmi les sujets de conflit, il y a notamment les aides au secteur aéronautique. Les américains confortés d’ailleurs par l’OMC considèrent qui’Airbus a bénéficié de soutiens indus de la part des Etats.

La France, comme l’Europe, espèrent arriver à une désescalade de ce conflit qui dure depuis 14 ans et qui avait été une première fois tranché par l’OMC, le 2 octobre dernier. L’organisation avait estimé que certains pays membres de l’UE, en particulier l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, avaient attribué des subventions à l’avionneur européen Airbus, faussant la concurrence avec l’américain Boeing. En guise de sanction, elle avait autorisé les États-Unis à imposer des droits de douane supplémentaires. L’Europe avait appelé outre-Atlantique à mettre fin à ces surtaxes et ne pas les alourdir, en vain. Elle avait donc promis une revanche si elle obtenait le feu vert de l’OMC, ce qui semble en passe d’être le cas.

Discours de Macron: encore du bla-bla

Discours de Macron: encore du bla-bla

il y a pour le moins beaucoup d’activisme en matière de communication au sein du gouvernement. On se souvient que le porte-parole s’est exprimé hier à propos de la situation sanitaire. Dans la même journée, le Premier ministre a pris également la parole concernant les éventuels mesures supplémentaires de protection sanitaire. Macron va sans doute dire à peu près la même chose aujourd’hui. Il va défendre la politique de prévention du gouvernement, noter la décentralisation (bidon) des décisions et annoncer la possibilité de confinements locaux voire de couvre-feux.

En réalité il n’y a aucune décentralisation puisque les décisions finales sont prises par les préfets qui dépendent directement de l’État et non des collectivités locales. Il n’y a non plus rien de vraiment nouveau sinon des mesures très symboliques pour témoigner que le gouvernement s’agite. En fait, les Français révèlent dans les différents sondages que la politique sanitaire est incompréhensible.

 Le véritable problème c’est donc l’adhésion aux orientations du gouvernement. Macron devrait aussi parler des questions de sécurité suite aux différentes attaques récentes qu’ont dû subir les forces de l’ordre. On peut supposer que Macron ne parlera pas phénomène central à savoir ce commerce de drogue qui pourrit environ 1000 quartiers en France et qui facilite la propagation du communautarisme islamique. Un commerce énorme qui constitue aujourd’hui une véritable économie, tellement puissante qu’elle ne tolère plus la moindre présence policière.

Sur ce sujet, on aura sans doute comme d’habitude un discours très ésotérique du président. Un président qui se caractérise surtout par une ambiguïté idéologique et par une paralysie dans l’action.

Arnaud Beltrame, «victime de son héroïsme» !!!

Arnaud Beltrame, «victime de son héroïsme» !!!

 

C’est ce qu’indique une plaque commémorative à propos du colonel qui s’est sacrifié et a été tué par un terroriste. Une plaque dont la mention est évidemment indigne car elle suggère que le colonel est responsable de son comportement. Ou bien la mairie de Paris a versé dans le gauchisme et même l’Islamo – gauchisme ou bien l’encadrement pourtant conséquent des fonctionnaires parisiens est complètement incompétent.

 Sans doute d’ailleurs un peu les deux.

Il y a évidemment du copinage dans le recrutement des cadres bien rémunérés de la Ville de Paris qui doit compter environ 100 000 employés. Une véritable armée. En outre on ne peut écarter l’hypothèse de l’influence de certaines tendances Islamo- gauchistes dans des rangs écolos de la municipalité.

 

La mairie de Paris se défend «La rédaction de la plaque avait été validée par la famille d’Arnaud Beltrame, et inaugurée en présence de sa mère et Anne Hidalgo, se défend-on à l’Hôtel de Ville. C’est une évidence que la Ville ne décide pas par elle-même sans l’accord de la famille».

Mais Cédric Beltrame, frère d’Arnaud, «ne se souvient pas», en tout cas, avoir été sollicité et pense que sa mère «a découvert le libellé sur place». Il aimerait pour sa part nommer les choses clairement: «ce serait mieux d’avoir «Mort en combattant le terrorisme islamique» ou «Victime du terrorisme islamique»», souligne-t-il. La mairie, qui précise que la famille a à nouveau été contactée ce lundi, se dit prête à modifier la formulation.

 

 

L’avenir câblé de Marseille ?

L’avenir câblé de Marseille ?

Félix Blanc, docteur en science politique, directeur chargé des politiques publiques au sein de l’ONG Internet sans frontières estime que l’avenir de Marseille passe aussi par le réseau très dense des câbles sous-marins, la cité phocéenne constituant aujourd’hui un des principaux nœuds mondiaux de concentration des réseaux. (Tribune dans le Monde)

 

 

Tribune. Marseille (Bouches-du-Rhône) est devenue en quelques années un carrefour pour les câbles sous-marins de l’Internet qui relient désormais les cinq continents, ce qui en fait le neuvième nœud mondial de concentration de réseaux et d’échanges de données. Les géants du Net profitent de cette situation géographique et des infrastructures portuaires pour y héberger leurs fermes numériques, à l’instar de Microsoft qui y a implanté un des quatre centres de stockage de données déployés en France.

Les conséquences à long terme de ces installations doivent faire l’objet d’une étude d’impact approfondie et d’un véritable débat public. Ces industries numériques posent un certain nombre de problèmes.

D’abord, elles se développent en plein cœur de ville et les besoins croissants de cette économie font craindre une captation du foncier dans un centre urbain déjà très dense, ce qui pourrait menacer le développement d’autres activités économiques. Ce phénomène est accentué par la pression urbaine qui s’exerce dans le périmètre d’EuroMéditerranée, avec des tensions autour du logement et des activités économiques existantes.

Ensuite, ces fermes numériques créent très peu d’emplois dans les villes d’accueil, si elles ne disposent pas déjà d’emplois très qualifiés et d’activités mondialisées sur leur territoire, comme à Francfort, Londres ou Paris.

Enfin, ces fermes numériques sont des activités très gourmandes en énergie électrique, ce qui se traduit par des besoins croissants en puissance et par la constitution de réserves de capacité électrique, qui peuvent engendrer des conflits d’usage sur le réseau. Ces installations représentent déjà à Marseille la consommation d’une ville de près de 100 000 habitants, avec des prévisions de croissance qui devront être prises en compte dans les scénarios de transition énergétique.

La position stratégique de Marseille dans l’Internet mondial n’en reste pas moins une opportunité pour amorcer la transition énergétique, réduire la fracture numérique et favoriser le développement économique.

C’est d’abord une opportunité d’assurer la transition énergétique du territoire métropolitain avec un objectif ambitieux d’économie d’énergie et un plan pour les énergies renouvelables. Présent à Marseille depuis 2014, le géant du stockage de données Interxion a déjà envisagé des solutions technologiques pour récupérer la chaleur produite par ses centres de données, qui pourrait être utilisée pour alimenter le réseau de chaleur de la ville de Marseille, comme cela est prévu par l’entreprise sur le site de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Les entreprises du numérique pourraient aussi soutenir la création d’une société d’économie mixte pilotée par les collectivités locales pour favoriser le développement des énergies renouvelables.

Maduro reconnu coupable de crimes contre l’humanité (ONU)

Maduro reconnu coupable de crimes contre l’humanité (ONU)

Selon l’ONU, Maduro et son gouvernement sont coupables d’actes de répression qui relèvent  de crimes contre l’humanité pour avoir muselé l’opposition. La  plupart des exécutions illicites menées par les forces de sécurité et des agents de l’Etat n’ont pas donné lieu à des poursuites judiciaires au Venezuela où, disent les enquêteurs, la règle de droit et les institutions démocratiques se sont effondrées. Les auteurs du rapport appellent des juridictions internationales et la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert en 2018 une enquête préliminaire sur le Venezuela, à envisager de mener des procédures judiciaires.

Ils indiquent qu’ils partageront la base de données contenant les noms des officiers identifiés par les victimes, dont 20 membres des services du renseignement et 25 membres de l’agence du renseignement militaire. Via Twitter, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza a dénoncé un rapport rempli « de mensonges » et préparé « à distance, sans aucune rigueur méthodologique ».

 

Bridgestone: le symbole de la désindustrialisation

Bridgestone: le symbole de la désindustrialisation

 

La tribune du maire de Cannes, vice président de l’association des maires de France dans l’Opinion à propos du processus de désindustrialisation.

 

 

 

 

 

Le fabricant japonais de pneumatiques Bridgestone a annoncé le mois dernier vouloir entamer des discussions en vue de la fermeture de son usine de Béthune (Pas-de-Calais) en raison de la faiblesse de la demande et d’une forte concurrence. Cette usine, mise en service en 1961 et d’une capacité de production d’environ 17 000 pneus par jour, emploie 863 personnes.

La fermeture annoncée de l’usine Bridgestone à Béthune est d’abord un drame humain. Toutes les familles concernées vont subir de plein fouet les conséquences sociales de cette décision. Elle est aussi le symbole de la faillite de l’Etat en matière de politique industrielle depuis des décennies.

Car, ne nous y trompons pas : ce plan social, qui concerne les 863 employés du seul site français du fabricant de pneumatiques japonais, n’a que peu à voir avec la crise liée à l’épidémie de Covid-19. Il a tout à voir avec des choix économiques et fiscaux qui se sont révélés mortifères pour l’industrie nationale et pour l’emploi depuis plus de trente ans.

En 2020, nous comptons déjà près de 400 plans de ce type, si injustement appelés « plans de sauvegarde de l’emploi » dans un vocabulaire technocratique qui ne tient plus aucun compte des réalités humaines depuis longtemps. C’est davantage que l’année dernière à la même époque et se réfugier derrière la crise sanitaire reviendrait à nier une évidence.

Les chiffres sont bien connus et ils sont saisissants. En quarante ans, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB de la France a été divisée par plus de deux. Elle n’est plus que de 10 % aujourd’hui. Le nombre d’emplois a suivi la même pente dévastatrice avec plus de deux millions d’emplois perdus dans le secteur industriel sur la même période.

Si certains de ces plans sociaux marquent davantage les esprits – on se souvient de Gandrange, de Florange ou encore, en pleine campagne présidentielle 2017, de l’usine Whirlpool d’Amiens – la plupart ne mobilisent pas autant l’intérêt des médias et des politiques, sinon locaux.

Désindustrialisation. Sur ces questions, la démagogie l’emporte trop souvent. A droite comme à gauche on se dit « indigné » ou « scandalisé » et on continue d’adopter des postures étatistes à chaque fermeture d’usine ou délocalisation, alors même que cette approche étatiste, faite de subventions de circonstances alimentées par les prélèvements les plus élevés de l’OCDE, a conduit notre industrie à l’échec.

Nos gouvernements successifs s’empressent de répondre à chaque problème par un traitement social qui coûte cher, ne résout rien et alimente la spirale délétère de la perte de responsabilité privée et de la hausse de la dépendance publique, source de surfiscalité, de surendettement et de dégradation de la compétitivité du pays

Certains en viennent même à appeler à la nationalisation de l’usine concernée. Or, si la question de la participation de l’Etat dans certains secteurs stratégiques pour la souveraineté du pays peut se poser, il n’est ici pas question de cela mais des mauvais choix effectués par nos gouvernements successifs qui s’empressent de répondre à chaque problème par un traitement social qui coûte cher, ne résout rien et alimente la spirale délétère de la perte de responsabilité privée et de la hausse de la dépendance publique, source de surfiscalité, de surendettement et de dégradation de la compétitivité du pays.

Pour « traiter » ce qui est visible médiatiquement et relève du théâtre politique, on maltraite tout le tissu économique invisible qui fait la réalité entrepreneuriale et sociale de la France.

Nous ne parviendrons jamais à lutter contre le processus de désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 80 sans prendre enfin le contre-pied de ces mesures aussi démagogiques qu’inefficaces et finalement destructrices.

Pour ce faire, cessons enfin de surtaxer le capital, de surdensifier le Code du travail, de créer chaque année de nouvelles normes qui nous pénalisent vis-à-vis de nos concurrents internationaux ; développons les infrastructures de communication et des formations professionnelles en phase avec les réalités entrepreneuriales ; rapprochons les charges de celles de nos voisins qui ont une politique sociale efficace ; stimulons la recherche et la mise en réseaux des entreprises ; veillons à de bonnes externalités (transports, logement, accueil des enfants, etc.) ; soutenons le marketing territorial pour créer des flux économiques positifs.

Compétitivité dégradée. Surtout, nous devons mettre fin à cette spécificité nationale des impôts de production qui pèsent en France d’un poids considérable par rapport à nos partenaires et concurrents. La dégradation substantielle de la compétitivité de notre économie réside en grande partie dans ce constat alarmant relevé récemment par le Conseil d’Analyse Economique : les impôts de production représentent 3,7 % de la valeur ajoutée des entreprises en France contre 0,8 % en Allemagne. En Europe, seule la Grèce prélève davantage !

Dans son budget 2021, le gouvernement a prévu une baisse de 10 milliards de ces impôts mais qui concerne principalement la part régionale de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sans toucher à la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) qui accable pourtant les entreprises dès le premier euro de chiffre d’affaires et dont la suppression aurait été bien plus pertinente. De plus, la CVAE permettant le financement des collectivités locales, la question se pose, une fois de plus, de l’autonomie fiscale de celles-ci et au bout du compte de leur capacité à peser sur la réindustrialisation du pays.

Désigner le Covid-19 comme étant le seul responsable des plans sociaux qui vont encore frapper des milliers de Français dans les mois qui viennent ne serait pas honnête et ne permettrait pas d’enrayer ce terrible processus. Nous devons enfin être lucides. Nous devons dépasser le registre de l’émotion pour proposer de vraies solutions. Nous devons faire le choix de la liberté microéconomique et de la régulation stratégique macroéconomique.

Cela nécessite un peu de courage, un langage de vérité et une vraie volonté d’agir plutôt que de s’indigner. A défaut, nous entendrons encore et toujours les mêmes et sempiternels refrains, jusqu’à ce que le rideau tombe définitivement et que la France du travail mette la clé sous la porte.

David Lisnard est maire de Cannes (06) et Vice-Président de l’Association des Maires de France (AMF).

Manif Biélorussie : encore de nombreuses arrestations

Manif Biélorussie : encore de nombreuses arrestations

Une nouvelle fois la police biélorusse a réprimé avec force la grande manifestation qui s’est déroulée à Minsk . La répression est de plus en plus violente chaque dimanche suite au trucage des présidentielles du 9 août.

La Biélorussie constitue nouveau sujet de discorde entre Poutine et l’union européenne. Poutine qui soutient le président biélorusse et l’union européenne du côté des manifestants qui contestent le résultat des élections présidentielles et la répression.  Poutine est toutefois un peu gêné de soutenir aussi honteusement la dictature de Loukachenko à un moment où lui aussi va tordre la constitution pour exercer le pouvoir une vingtaine d’années supplémentaires.

Des centaines de manifestants et des dizaines de journalistes ont été arrêtées suite à ces manifestations. Le pouvoir fait semblant d’ouvrir le débat avec l’opposition mais emprisonne chaque week-end de plus en plus de manifestants et de responsables .  Un haut dirigeant de l’opposition en exil, Pavel Latouchko, a estimé que les arrestations dimanche montrent «que le pouvoir n’est pas prêt et capable de mener un dialogue ouvert avec la société». «Peu importe le nombre de personnes qu’ils mettent en prison, nous sortirons quand même (défiler) parce que les leaders, c’est lui, elle, nous tous», avait assuré avant la manifestation Alexandre Starovoïtov, un entrepreneur de 32 ans. Les principales figures de l’opposition sont soit en prison, soit en exil comme la candidate d’opposition à l’élection présidentielle, Svetlana Tikhanovskaïa.

Cette semaine, plusieurs pays européens dont le Royaume-Uni, l’Estonie et la Lettonie ont rappelé leur ambassadeur à Minsk. Le Comité international olympique (CIO) s’est lui dit «très préoccupé» par une discrimination visant les athlètes à cause de leurs opinions politiques.

Qui aura la dépouille de Lagardère ?

Qui aura la dépouille de Lagardère ?

 

Le groupe Lagardère est indiscutablement dans une position financière et économique très délicate qui pourrait mettre en cause son existence en tout cas sa propriété. En outre, Lagardère est forcément impacté par la crise qui touche les médias dans lesquels il est fortement implanté. Des médias déjà  réellement affectés dans leur audience et qui ont peut être davantage privilégié  les lignes éditoriales politiciennes de soutien au pouvoir au détriment de l’information et l’analyse indépendante.

Vivendi et Ambert capital désormais largement dominant chez Lagardère réclament une assemblée générale jusqu’alors refusée. Mercredi 14 octobre, le tribunal de commerce de Paris il décidera s’il y a lieu ou non de convoquer une nouvelle assemblée générale du groupe Lagardère .

En  réponse à la menace d’OPA que veut lancer Bolloré sur Lagardère, le groupe Arnault  a renforcé encore ses positions chez Lagardère après avoir déjà pris 27 % de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère.

L’affaire cependant est loin d’être terminée quand on connaît la stratégie brutale de Vivendi pour prendre le contrôle d’une entreprise cela d’autant plus que Vivendi et Ambert détiennent 43,5 % du capital de Lagardère. Vivendi pourrait bien pourrir la vie de Lagardère.

Bref on notera que les capitalistes français sont plus forts pour se faire la guerre entre eux que pour ce solidifier à l’international. Après l’affaire Veolia Suez, l’affaire Bolloré Lagardère risque d’occuper l’actualité. Notons aussi qu’en matière de fusion, la France ne se caractérise pas par des réussites très spectaculaires. Faut-il rappeler cette lamentable affaire de fusion entre Alstom et General Electric. Les mécanos capitalistiques ne correspond pas toujours à des stratégies très pertinentes techniquement et commercialement.

De son côté, «La société anonyme Financière Agache (Arnault…) a déclaré avoir un franchi individuellement en hausse, le 29 septembre 2020, le seuil de 5% des droits de vote de Lagardère SCA et détenir individuellement 8.776.933 actions» de la société, soit 6,69% du capital et 5,07% des droits de vote, a détaillé l’AMF. «Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Lagardère SCA sur le marché», a précisé le gendarme boursier.

 

Fin septembre, le groupe Lagardère, déjà bousculé par ses deux premiers actionnaires Vivendi et le fonds Amber Capital, a vu arriver dans son capital Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France a acquis, à travers Financière Agache, 27% de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, qui détient sa participation de 7,26% dans le groupe qui porte son nom. À cet investissement de quelque 80 millions d’euros s’était ajoutée une prise de «participation directe» de Bernard Arnault de 5,5% du capital du groupe Lagardère, qui s’élevait, au prix du marché, à une centaine de millions d’euros.

 

«M. Arnaud Lagardère et les sociétés Lagardère, LM Holding et Lagardère Capital agissant de concert avec les sociétés Groupe Arnault et Financière Agache (…) détiennent de concert, au 29 septembre 2020, 13,95% du capital» de Lagardère, a ajouté l’AMF.

L’arrivée d’un troisième larron n’est pas à exclure dans cette bataille  qui sans doute va s’éterniser car Bolloré comme d’habitude ne lâchera pas le morceau facilement. Pour autant les nouveaux venus dans le capital de Lagardère fragilise évidemment la maîtrise de l’intéressé sur son propre groupe qui à terme pourrait passer sous un autre pavillon.

 

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

Attaque du commissariat de Champigny : l’impunité encore responsable

 

Les attaques de la police se succèdent avec toujours le même rituel. D’abord de la compassion vis-à-vis des éventuels victimes, ensuite la condamnation des actes dans les médias et la promesse que de tels événements ne se reproduiront plus. Une promesse aussitôt démentie dans les jours suivants avec de nouveaux événements inqualifiables. La vérité sans doute,  c’est que cela démontre l’impuissance totale de l’État dans des  domaines pourtant très sensibles qui touchent la sécurité, la démocratie et au-delà la république. Depuis des années, l’action des pouvoirs publics se réduit essentiellement à faire des discours alors  que l’action de l’État se montre de plus en plus insignifiante. En cause, évidemment ce sentiment général d’impunité des délinquants qui protègent notamment leur commerce de drogue et font leur propre police pour empêcher toute entrave à leur business.

Trois jours après la tentative d’homicide de deux policiers à Herblay (Val-d’Oise), la haine anti-flic a donc encore frappé samedi, avec le raid contre le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Mais si la première attaque était, par sa sauvagerie et sa gratuité, jugée « exceptionnelle » par des policiers qui en ont vu beaucoup, la seconde n’est qu’une nouvelle illustration de la violence quotidienne qui vise les fonctionnaires de police dans les banlieues. Depuis le 1er janvier, pour ne parler que de la région parisienne, c’est au moins la cinquième attaque contre un commissariat de police (Boissy-Saint-Léger avec une attaque à l’acide en février, Argenteuil et Trappes en mai et Champigny-sur-Marne en avril et ce samedi).

États-Unis : plan de relance économique réactualisé…en baisse

États-Unis : plan de relance économique réactualisé…en baisse

 

La deuxième phase du plan de relance économique très soutenu par les démocrates a longtemps été contesté par les Républicains et par le président américain. Ce dernier, comme sur de nombreux sujets, a changé plusieurs fois de position. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un deuxième plan de relance mais d’affecter les fonds non utilisés du premier plan. Les démocrates réclamaient, eux, un véritable plan de 1800 millions de  $ auquel se sont opposés les Républicains. Pour ne pas donner l’impression d’immobilisme économique, le président américain vient donc décider d’un mini plan de 180 milliards. Une aide principalement destinée aux PME en attendant un éventuel plan plus large très hypothétique. Ce mini plan de Trump  risque d’être rejeté par les démocrates qui voient là  une opération de communication alors  que dans les sondages le président actuel accuse un retard d’une dizaine  de points  sur son concurrent Biden. Au-delà de la dimension politique, l’enjeu est économique et surtout social avec actuellement environ 11 millions de chômeurs et la perspective surtout de nombreux plans de licenciement non seulement dans les PME mais aussi dans les très grandes entreprises. Seul un plan à la hauteur permettrait de relancer l’économie et d’éviter une catastrophe sociale.

 

Changement climatique : record de chaleur en septembre

Changement climatique : record de chaleur en  septembre

En matière de climat, les records succèdent aux records, c’est encore le cas pour le mois de septembre qui n’a jamais été aussi chaud un peu partout dans le monde. Si la douceur continue jusqu’à décembre 2020 pourrait être une année record en matière d’élévation de la température. “Alors que le monde entre dans une période encore plus chaude, certains (épisodes météorologiques) extrêmes sont susceptibles de se produire plus souvent et avec plus d’intensité”, a averti la chercheuse Freja Vamborg, membre du C3S, interrogée par Reuters.

A l’échelle mondiale, le mois de septembre 2020 a été respectivement 0,05 et 0,08 degré Celsius plus chaud que ceux de 2019 et 2016, qui tenaient jusqu’ici les deux premières places du classement.

Suivant les températures du dernier trimestre, qui dépendront de phénomène comme La Niña et de l’état de la banquise dans l’Arctique, l’année tout entière pourrait devenir la plus chaude jamais enregistrée, souligne le C3S.

Changement de Premier ministre après les régionales ?

 

Selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » Castex enregistre une nouvelle dégringolade et Macron baisse à 32%.Une descente aux enfers de Castex qui pourrait bien justifier le changement de Premier ministre après les régionales

La cote de confiance du Premier ministre perd encore 4 points ce mois-ci, à 28 %. En deux mois, elle a reculé de 8 points. Ce n’est pas plus réjouissant pour le chef de l’Etat : sa cote de confiance baisse de 3 points, à 32 %, son niveau le plus bas depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. D’après l’institut de sondage

Il y a le retour d’une impopularité dont l’exécutif n’arrive pas à se défaire. Et la nomination de Jean Castex à Matignon n’a pas rattrapé les choses. »

Dans le classement des personnalités politiques, le maire du Havre caracole, lui, en tête et conforte son avance ce mois-ci, avec 55 % d’image positive (+1). Edouard Philippe, qui depuis la rentrée a multiplié les « cartes postales », domine largement chez les sympathisants LREM et Modem (92 %), arrive deuxième à droite (à 70 %) et se paie même le luxe d’arriver quatrième auprès des sympathisants de gauche, en frôlant la majorité d’image positive (49 %).

Pas facile, dans ce contexte, de se faire une voix. « Il y a des doutes sur la personnalité du Premier ministre pour gérer la crise. Finalement, l’opération Jean Castex ne fait pas remonter Emmanuel Macron », relève le président d’Elabe.

Sondage effectué les 6 et 7 octobre 2020 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

La deuxième vague sera économique et non virale (appel de 250 intellectuels)

La deuxième vague sera économique et non virale  (appel de 250 intellectuels)

 

Dans une tribune à Marianne, 250 universitaires, scientifiques, professionnels de santé et juristes alertent sur les conséquences économiques et psychosociales de la gestion politico-sanitaire de la crise du Covid. Ils estiment que la prochaine catastrophe ne sera pas virale mais économique et sociale, et qu’elle ne concernera pas les élites privilégiées mais d’autres catégories sociales beaucoup plus vulnérables.

Dans son avis du 22 septembre 2020 sur le « contrôle renforcé de l’épidémie », le Conseil scientifique Covid-19 s’interrogeait sur les mesures politiques à prendre. Il précisait qu’il « aborde ces questionnements en privilégiant un point de vue sanitaire », reconnaissait que « des aspects économiques plus généraux sont signalés en raison de leur importance », mais estimait que cela « ne relève pas de ses compétences » (page 26-27). On se demande alors à quoi servent l’anthropologue et le sociologue qui font partie de ses membres. Quatre jours plus tard, les deux prix Nobel d’économie 2019 Abhijit Banerjee et Esther Duflo appelaient dans le journal Le Monde à un reconfinement général de la population pour « sauver Noël ». Le lendemain (27 septembre), le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, déclarait dans les médias que « il ne faut pas avoir peur du télétravail ». Enfin, certains  journalistes (ici Libération, là L’Express) ont inventé ces derniers jours une nouvelle étiquette à coller sur le tiroir dans lequel ils voudraient enfermer ceux qui ne partagent pas l’opinion qu’ils défendent avec le gouvernement : les « rassuristes », opposés benoitement aux « responsables ».

UN RECUL INÉDIT DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Tous ces propos témoignent de la vision du monde des élites françaises, du moins de celles et ceux qui contrôlent la parole publique. Las, pendant ce temps-là, d’autres réalités leur sont invisibles. Au risque de ne pas « rassurer », il faut en effet avertir que la prochaine catastrophe ne sera pas virale mais économique et sociale, et qu’elle ne concernera pas ces élites privilégiées mais d’autres catégories sociales bien plus vulnérables.

Selon les calculs de l’INSEE, la gestion de la pandémie aura fait perdre à la France une dizaine de points de Produit Intérieur Brut (PIB), un recul inédit depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour comparaison, la crise de 2008 avait entrainé l’année suivante un recul de moins de 3% du PIB. Le taux de chômage devrait également dépasser les 10% à la fin de l’année où plus d’un million de chômeurs sont attendus selon le directeur de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE). Ceci implique une hausse globale des inégalités et de la pauvreté, prévient le directeur de l’Observatoire des inégalités, qui note également que « un grand nombre de départements observent fin août une augmentation de l’ordre de 10% des allocataires du RSA par rapport au début de l’année 2020″. Ce n’est pas un hasard si, ce 30 septembre, le Secours populaire alertait sur la forte augmentation des demandes d’aides alimentaires depuis le confinement.

Ce recul historique ne concerne pas toutes les professions ; tandis que certaines n’ont pas senti passer la crise, il touche au contraire massivement les secteurs du commerce et de l’artisanat, des services aux entreprises et aux ménages, ainsi que les artistes. Cibles privilégiées des mesures contraignantes du gouvernement, le secteur événementiel, l’hôtellerie et la restauration payent un lourd tribut, surtout les franges les plus précaires de leurs salariés : intérimaires et saisonniers.

Ce sont les entreprises et les salariés les plus vulnérables qui sont les plus impactées par la gestion de la crise

La France étant le pays le plus touristique du monde, ce secteur représentait en 2018 près de 3 millions d’emplois et environ 7,5% du PIB. Ceci a particulièrement affecté la capitale ainsi que les régions méditerranéennes dépendantes du tourisme estival. Grâce au chômage partiel de leurs employés et aux aides de l’Etat, ces sociétés dépendant du tourisme ont survécu lorsque leur trésorerie leur permettait une année à perte. Les autres (beaucoup de petites entreprises familiales) ont déjà fermé boutique. Et la plupart disparaitront si 2021 ressemble à 2020.

Au final, ce sont les entreprises et les salariés les plus vulnérables qui sont les plus impactées par la gestion de la crise. Ce n’est pas un hasard si l’INSEE comptabilise nettement plus de morts du Covid parmi les étrangers et les immigrés et constate que le département ayant connu la plus forte hausse de mortalité en mars-avril 2020 est la Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine. Comme l’écrit la DREES dans son dossier du mois de juillet« le cumul des inégalités face à l’épidémie et face au confinement font ainsi de la crise sanitaire actuelle un fort révélateur d’inégalités sociales ».

LA SANTÉ NE SE RÉDUIT PAS À L’ABSENCE DE MALADIE

Par ailleurs, la combinaison de la détresse économique et sociale objective et de la peur ressentie par les personnes les plus fragiles du fait d’une communication politique et médiatique particulièrement anxiogène a déjà et aura encore longtemps des conséquences sur la santé physique et mentale : augmentation des consommations de tabac, d’alcool et probablement d’autres drogues et médicaments psychotropes, anxiété, insomnie et autres troubles du sommeil, dépression, suicide, syndrome de glissement des personnes âgées, etc.

Sans parler des effets de la peur de la mort, de la culpabilité et des éventuels syndromes post-traumatiques et symptômes obsessionnels chez les personnes infectées et autres « cas positifs » dépistés. Quant aux enfants et aux adolescents, on ignore encore comment ils vivent tout cela et les traces que cela laissera en eux. On n’a pas non plus mesuré précisément l’impact de la fermeture des établissements scolaires au printemps dernier sur le décrochage et l’échec scolaires. Qui ne comprend que tout cela est pourtant extrêmement important ?

Nous réclamons que l’on en finisse avec les décisions prises dans l’entre-soi.

Chacun s’accorde à dire que le premier devoir du gouvernement comme de chaque citoyen est de protéger les personnes « à risque », mais il est temps de considérer que la vulnérabilité est tout autant psychosociale que physiologique. Il est temps de rappeler que l’OMS elle-même, dans le préambule de sa constitution, définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». A négliger les gens fragiles autres que les personnes âgées, on risque fort de provoquer d’autres maladies dont les effets se feront sentir pendant de longues années.

Enfin, c’est à nouveau la constitution de l’OMS qui déclare qu’« une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations ». C’est pourquoi nous réclamons que l’on en finisse avec les décisions prises dans l’entre-soi d’un « Conseil scientifique » ou d’un cabinet ministériel, pour ouvrir en retour un vrai débat démocratique sur la politique sanitaire.

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