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« Viande végétale », un abus de langage pas anodin

« Viande végétale », un abus de langage pas anodin

Les fausses viandes soulèvent un débat sur le mensonge : celui que l’on accepte, celui que l’on transmet, celui qui modifie votre rapport à la réalité, donc aussi à la société. Le mot « viande » définit la chair d’un animal tué pour le manger. La viande est par essence ce passage du vivant au mort. Les termes « viande végétale ou « viande cultivée » sont des abus de langage qui n’ont rien d’anodin.

Parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan. La justice tranchera cette escroquerie

Outre l’insulte aux paysans et aux métiers de bouche, cela participe de l’altération du réel. Comme parler « d’agriculture cellulaire » est un oxymore. Il n’y a pas d’agriculture sans champ, sans paysan. La justice tranchera cette escroquerie. Pour comprendre à qui profite cette désinformation, revenons à la fable qui nous est servie. Le monde merveilleux des algorithmes va satisfaire la demande croissante mondiale en viande sans impacter l’environnement et sans maltraitance des animaux.

 

 

« Pour une industrie de la viande végétale « ?

« Pour une industrie de la viande végétale « ?

Guillaume Dubois et Cédric Meston, fondateurs d’une entreprise agroalimentaire, plaident dans une tribune au « Monde » pour une limitation de la consommation de viande animale. Reste à savoir si une industrie de la viande végétale sera sanitairement  m’en et environnementalement plus vertueuse.

Tribune.

 

La consommation de viande en France est en baisse depuis le début des années 2000, avec une diminution de l’ordre de 0,8 % en 2019 notamment, selon l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, France AgriMer. Ce tassement de la consommation concerne aussi la majorité des pays développés.

En parallèle, de nombreuses études démontrent les effets néfastes d’une surconsommation de viande sur la santé. La viande transformée a ainsi été classée comme cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé, et une étude pour l’American Heart Association a démontré qu’une alimentation davantage végétale diminuait de 42 % les risques de maladie cardiovasculaire.

« Mieux, et moins »

D’un point de vue environnemental, l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions à effet de serre, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et utilise plus de 20 % des ressources en eau.

Faut-il diminuer notre consommation de viande ? Alors que la filière de l’élevage appelle à consommer « mieux », la filière du végétal appelle à consommer « mieux, et moins ».

Le 21 septembre, nous avons annoncé le démarrage au début du mois de septembre de la première usine de viande végétale française, avec une capacité de production de 6 à 10 tonnes par jour. La promesse est de reproduire le goût de la viande, avec des produits 100 % végétaux, pour aider les consommateurs à diminuer leur consommation de viande.

De nombreuses voix se sont élevées parmi les syndicats d’éleveurs, qui y voient un risque pour leur filière. Parmi les accusations, l’utilisation des dénominations « viande végétale » et « steak végétal ». Si 78 % des Français considèrent ces appellations comme transparentes et non trompeuses (étude de Protéine France d’octobre 2020, portant sur un échantillon de 580 personnes), un décret est tout de même attendu pour clarifier la situation réglementaire.

Une évolution en marche

Ensuite, est critiquée la présence de Xavier Niel (par ailleurs actionnaire à titre personnel du journal Le Monde) parmi les investisseurs (il détient moins de 1 % du capital de la société), alors qu’il est aussi initiateur du référendum sur la condition animale.

Enfin, plusieurs études consommateurs ont, au même moment, critiqué la teneur en eau à 60 % de ce type de produits, pourtant équivalente à la teneur en eau d’un steak de viande. La filière, à travers ses organisations professionnelles Interbev, Inacol et Inaporc, a annoncé assigner en justice notre entreprise.

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Viande végétale : contradictoire avec les  écosytèmes »

L’essayiste Gilles Luneau s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’alliance des industriels du numérique et des militants végans pour construire le mythe d’une viande sans impact sur l’environnement

Tribune. Avec un marketing très offensif, suivant un récit tenant du conte comme on aime les raconter en Amérique du Nord – manger des fausses viandes sauverait la planète des maux que les humains lui font endurer –, nous voyons débarquer dans les gondoles des « viandes végétales » et bientôt des « viandes cultivées » (in vitro). Des prouesses techniques mêlant génie génétique, biologie de synthèse, nanotechnologies, intelligence artificielle, gestion de données qui réjouissent les gourous du numérique.

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel…), rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel, Brin…) rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill, Tyson Foods, JBS…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage. Aux Pays-Bas, les Américains s’implantent avec une valorisation boursière de 9,5 milliards de dollars.

En France, un patron du numérique, Xavier Niel – par ailleurs actionnaire du Monde à titre personnel – participe via son fonds d’investissement Kima Ventures aux 3 millions d’euros levés par l’entreprise Les Nouveaux fermiers (fausses viandes), et mise aussi sur 77 Foods (faux bacon). Il avait déjà pris place dans le tour de table américain de 90 millions de dollars de Motif Ingrédients (ingrédients pour fausses viandes), au côté de Ginko Bioworks (modification génétique).

Attentat de Conflans : la tolérance coupable

Attentat de Conflans :  la tolérance coupable

Diplomate vivant à New York, Jean-Marie Guéhenno analyse, dans une tribune au « Monde », le décalage entre les réactions de beaucoup de commentateurs américains à l’assassinat de Conflans et le débat français, qui reflète les profondes différences entre les deux pays.

 

Tribune.

 

Apaise-t-on une société ouverte en veillant à n’offenser personne ou en apprenant à tolérer les offenses ? Au-delà de la condamnation unanime du crime horrible de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), cette question ne reçoit pas la même réponse de tous les Français, et certainement pas de toutes les démocraties.

Aux Etats-Unis, beaucoup de commentateurs condamnent, implicitement ou explicitement, le manque supposé de « sensibilité culturelle » des Français non musulmans à la « communauté musulmane » que révélerait la diffusion des caricatures de Charlie Hebdo, et voient dans l’assassinat du professeur de Conflans l’indice d’une France de plus en plus divisée.

Cette analyse ignore la diversité des réactions parmi les Français de confession musulmane, mais elle est dans la droite ligne du mouvement qui s’est emparé de nombreuses universités américaines, où on encourage les professeurs à éviter tout propos, toute lecture, qui pourraient mettre mal à l’aise une partie de leurs étudiants.

Pour moi qui vis aux Etats-Unis, la réponse ne fait pas de doute : la pratique américaine conduit à une impasse, où l’espace commun du débat démocratique et de la raison ne cesse de se réduire. Sa logique ultime est d’interdire à un homme de parler de la condition féminine, à un blanc du sort fait aux noirs. La « communauté » devient une forteresse d’où il est interdit de sortir, au nom d’une expérience communautaire qui serait la même pour tous les membres de la « communauté », et serait incommunicable à ceux qui n’en sont pas membres.

Une juxtaposition de forteresses haineuses

La société se transforme en une juxtaposition de forteresses haineuses et il ne reste plus à la puissance publique qu’à tenter de réguler les relations entre ces forteresses par une judiciarisation croissante des rapports sociaux. Cette évolution provoque des réactions violentes dont le succès de Donald Trump en 2016 et la réhabilitation du politiquement incorrect sont les symptômes. En croyant apaiser la société en la segmentant, on exacerbe les rancœurs et l’agressivité.

La voie française, qui accepte le blasphème et encourage l’irrévérence, n’est cependant pas simple à mettre en œuvre dans une société beaucoup plus diverse qu’elle n’était au temps de Jules Ferry (1832-1893). Elle fait peser une responsabilité écrasante sur les enseignants. C’est à eux qu’il revient, comme le faisait le professeur de Conflans, de faire réfléchir les futurs citoyens sur le difficile équilibre entre la nécessité du débat, qui exige la tolérance, et les besoins du vivre-ensemble, qui exige le respect.

 

 

Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

 

Dans une tribune au « Monde », Léonidas Kalogeropoulos, président de Médiation & Arguments, et Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle, alertent sur les conséquences désastreuses que fait peser le groupe sino-espagnol sur la chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française.

Tribune. 

 

Alors que le monde du football retient son souffle face à Mediapro, qui refuse de verser l’échéance de 172 millions d’euros prévue par son contrat de 3,1 milliards d’euros pour exploiter les droits de la Ligue 1 pendant quatre ans, une cascade de conséquences désastreuses menace le secteur du ballon rond : faillites de clubs, arrêt temporaire du championnat, non-participation aux coupes d’Europe…

Côté diffuseurs – chaînes de télévision, opérateurs télécoms –, le secteur se prépare à gérer les résiliations de milliers d’abonnés, mettant en péril le football professionnel et amateur, ainsi que tout le paysage audiovisuel français.

En marge de ces victimes médiatiques du coup de poker joué par Mediapro en 2018 sur les droits du foot grâce aux « poches » supposées profondes de son actionnaire chinois – Orient Hontai Capital –, qui détient 54 % de son capital, c’est toute l’industrie technique audiovisuelle qui assiste silencieusement à l’écroulement de ses fondations à la suite de décisions prises par les anciens dirigeants de la Ligue de football professionnel (LFP), aujourd’hui démissionnaires.

La chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française, constituée principalement de deux entreprises, AMP Visual TV et Euro Media France (EMF), s’est dotée en quelques décennies des équipements les plus modernes d’Europe pour capter et diffuser en très haute définition les événements les plus fédérateurs de la télévision, qu’il s’agisse des matchs de football, du Tour de France, du rugby, des événements officiels – défilé du 14-Juillet, remontée des Champs-Elysées des présidents élus –, sans compter les événements internationaux comme les Jeux olympiques, le Vendée Globe, les Coupes du monde…

Ces grands moments de télévision nationaux et internationaux sont produits grâce à des technologies de pointe qui nécessitent des investissements considérables et la constitution de ressources humaines hautement qualifiées – sept cents employés permanents et des milliers d’intermittents pour un million d’heures annuelles –, ce qui place notre industrie française de l’image à l’avant-garde mondiale de ce savoir-faire.

Tous ces investissements ont pu être réalisés parce que les entreprises françaises ont pu bénéficier d’une visibilité sur l’avenir de leur marché, très concurrentiel, mais structuré autour d’événements récurrents dits « premium », le principal d’entre eux étant de loin le championnat de la Ligue 1 de football, et ce depuis les années 1980. Le football professionnel, par les volumes financiers qu’il génère, est ainsi de facto le moteur de la constitution des atouts techniques et humains d’AMP Visual TV et d’EMF, devenus de fait les outils techniques mutualisés de la télévision française.

 

«Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 «Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 

 

Yves Madre est président du think tank européen Farm Europe, Collaborateur de l’ex-commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos, s’inquiète dans l’Opinion de la renationalisation de la politique agricole.

 

Avec la pandémie, les discussions sur la prochaine PAC, qui devait être prête en 2021, ont pris du retard. Où en est-on ?

Le Conseil des ministres de l’Agriculture et le Parlement doivent chacun, ces prochains jours, acter des positions d’entrée en négociation, en vue des discussions qui se dérouleront entre novembre et mars-avril. Ils doivent étudier la proposition de la Commission qui date de 2018. Elle a deux ans dans la vue et surtout, elle date d’avant le Green deal européen promu par la commission Von der Leyen ! Ses objectifs sont, par conséquent, en décalage. Il faudra un gros effort de mise en cohérence : soit la PAC continue sa vie telle quelle, en parallèle du Green deal, soit il faut la reprendre afin qu’elle soit la traduction des ambitions de ce pacte vert pour l’agriculture.

Quels sont les points à retravailler pour mettre en conformité de la PAC avec les engagements écologiques européens ?

D’abord, la portée. Le Green deal a une ambition européenne. La proposition de 2018 de la Commission acte une renationalisation de la PAC, en fait un outil de gestion administratif. Chaque Etat serait libre de faire ce qu’il entend, en fonction de sa stratégie nationale. Et ce n’est plus l’Europe qui vérifiera ou sanctionnera : les citoyens européens qu’ils ne sauront plus pour quoi et à qui ils paient. L’idée de la commission Junker portait en germe une disparition de la PAC à terme, l’agriculture – seule politique commune de l’UE – devenant régie par les simples règles de la concurrence, comme les aides d’Etat. Ensuite, la finalité. Les transitions écologiques, pour être efficaces, doivent se faire en même temps. Ce n’est pas ce que propose la future PAC, en l’état. Le volet « ecoschemes » est supposé financer la transition écologique. Mais le projet se borne à dire à chaque Etat : « Faites de l’écologie comme vous l’entendez». On voit bien les distorsions qui vont apparaître dans un marché commun : certains pays laveront plus vert que vert, d’autres passeront un coup de peinture de la même couleur et d’autres ne feront rien. On ne pourra rien évaluer ou démontrer à l’échelle du continent. L’émiettement est le même pour la sécurité alimentaire.

Comment la situation peut-elle évoluer ?

Le Parlement a énormément travaillé. Il semblerait que les groupes PPE et ECR (droite), les socialistes, et une partie de Renew (libéraux) s’apprêtent à voter en faveur d’un projet différent de celui de la Commission. Une PAC européenne, non renationalisée, avec des minima à atteindre en matière d’écologie, des règles communes. La nécessité de ne pas trop s’écarter de l’idée originelle de la PAC – une politique investissant dans l’avenir de l’Europe – a visiblement été comprise. La suite se jouera dans les discussions tripartites. La Commission pourrait se rapprocher du Parlement. Le Conseil des ministres est, lui, en pleine cacophonie.

Et la France ?

Elle s’est focalisée sur les négociations budgétaires jusqu’à récemment. Le Conseil n’a pas traité du fond des options politiques à décider. Le nouveau ministre, Julien Denormandie, semble arriver avec des convictions, mais il débarque tard dans la négociation et ne peut pas jouer au chamboule tout. L’espoir est que les avancées que l’on attend au Parlement puissent rouvrir un espace de négociation.

 

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, annonce lundi 19 octobre sur Twitter qu’il a « demandé aux imams de la fédération de la mosquée de Paris de consacrer dans nos mosquées leur prêche de vendredi prochain à la dénonciation du terrorisme islamiste« .

 

Ce jour-là, cela fera alors une semaine tout juste que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, aura été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « Un hommage sera organisé à la mémoire de Samuel Paty et nous prierons pour que la France soit préservée de tout danger », a posté le recteur de la Grande mosquée de Paris.

FERMETURE DE LA MOSQUÉE DE PANTIN

FERMETURE DE LA MOSQUÉE DE PANTIN

« J’ai demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur TF1, précisant que le préfet devait « signer ce (lundi) soir son interdiction ».

« Son dirigeant a relayé le message qui consistait à dire que ce professeur devait être intimidé, en relayant d’ailleurs l’adresse du collège », a poursuivi Gérald Darmanin.

L’établissement sera fermé six mois, et la notification de fermeture aura lieu dès lundi soir, a précisé une source policière à l’AFP.

« C’est peut être un geste d’apaisement par rapport à la tension générale », a réagi auprès de l’AFP, M’hammed Henniche, responsable de la grande mosquée de cette ville du nord de Paris.

Plans de relance : Lagarde veut accélérer le compromis

Plans de relance : Lagarde veut accélérer le compromis

 

Pour redonner un peu d’optimisme aux acteurs économiques qui constatent que la reprise n’a pas vraiment lieu en fin d’année et même que certains pays vont retomber en récession (la France notamment), Christine Lagarde la présidente de la Banque centrale européenne, tente de répandre un vent d’optimisme en indiquant que la banque centrale européenne pourrait prendre de nouveaux moyens soutenir l’activité. Il n’est cependant pas certain qu’elle soit soutenue sur ce dernier point par la totalité des Etats dans la mesure où les perspectives de croissance sont assez différentes selon les pays (certains pays se trouveront en récession mais d’autres non au quatrième trimestre);  l’Allemagne- dont la croissance redémarre grâce aux exportations– a déjà fait savoir par la voix du président de la Bundesbank qu’elle n’était pas favorable à une nouvelle phase accommodant de la politique monétaire.

Par ailleurs Christine Lagarde semble disposée à accélérer le compromis pour que le plan européen de 750 milliards d’euros se développe. Or il y a certaines contreparties que des Etats comme la Pologne et la Hongrie contestent. Sur ce point les exigences européennes pourraient s’atténuer en raison de l’urgence et de la nécessité de ce plan.

Le plan a besoin de l’accord unanime des pays et pourrait être bloqué par un ou deux pays.

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

Croissance France: Risque de récession au quatrième trimestre

 Récemment l’INSEE s’attendait à une croissance stable entre octobre et décembre cependant la reprise de vigueur du Coronavirus pourrait encore accroître la détérioration de l’activité.

 

En fait,  on pourrait connaître une récession par rapport au troisième trimestre. Le tassement en  fin d’année concerne d’autres pays en Europe. Les pays les plus sensibles sont ceux qui sont surtout dépendant de la consommation des ménages. À noter aussi la corrélation entre le niveau de maîtrise de la crise sanitaire et l’évolution de l’activité économique. De ce point de vue la France coche les cases du mauvais élève.

Vendredi, l’assureur-crédit Euler Hermes a estimé que le PIB tricolore chuterait ainsi de 1,1 % par rapport au troisième trimestre (contre +1 % estimé mi-septembre). La France n’est pas la seule touchée. Le nombre de cas augmente dans tous les pays européens, et le PIB devrait aussi se contracter de 1,3 % en Espagne et 1 % aux Pays-Bas, prévoit l’assureur-crédit. Les auteurs de l’étude différencient  les meilleurs de la classe (Allemagne, Finlande) et les derniers (France, Espagne, Pays-Bas) qui ont « perdu le contrôle de l’épidémie – une nouvelle fois ».

 

Laisse Hermes, la France est un mauvais élève sur trois niveaux. D’abord en matière de gestion de la crise sanitaire, la pire de l’Europe pour la deuxième vague. Ce que confirme l’augmentation considérable des cas samedi avec 32 000 en 24 heures.

Le deuxième niveau concerne le danger économique du fait en particulier de la neutralisation de certains secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie restauration, l’événementiel et la culture mais aussi du tassement général de la consommation dans d’autres domaines.

Le troisième niveau concerne la confiance des consommateurs et des citoyens fortement affectés par les politiques contradictoires du gouvernement. Pour preuve cette frilosité de ceux qui peuvent épargner qui préfèrent thésauriser plutôt que de dépenser en France.

Du coup on craint la récession au quatrième trimestre.

LES AUTEURS DE 80 MESSAGES DE SOUTIEN AU TERRORISTE

LES AUTEURS DE 80 MESSAGES DE SOUTIEN AUX terroristes vérifiés dès lundi

Il est évident que l’anonymat sur Internet favorise le soutien à la délinquance et au crime sur les réseaux sociaux. Cela a été démontré dans le cas du crime odieux contre le professeur Samuel Paty puisque le terroriste ne connaissait absolument pas la victime et qu’il a bénéficié d’un complot. Du coup,  l’État va enquêter concernant l’identité des 80 messages de soutien aux terroristes Les auteurs de 80 messages de soutien au terroriste de Conflans-Sainte-Honorine seront contrôlés dès lundi, a annoncé l’Elysée ce dimanche soir.

Cette annonce intervient après le Conseil de défense, qui s’est déroulé durant 2h30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

Plusieurs voix se sont élevées ce dimanche, critiquant la présence des Insoumis place de la République pour rendre hommage à l’enseignant décapité.

Terrorisme : une promesse d’ «actions concrètes» non précisées de Macron

Terrorisme : une promesse d’ «actions concrètes» non précisées de Macron

Le chef de l’État a sans doute compris qu’au-delà des actions manifestants la compassion et la solidarité, il convenait en matière de terrorisme de parler de mesures concrètes et surtout de les appliquer. Message reçu d’après l’Élysée «Le président souhaite également que l’on engage très rapidement des actions concrètes, qui permettront d’entraver les structures ou les personnes qui encouragent, directement ou indirectement, le terrorisme.

Mais rien n’a été indiqué sur la nature et l’ampleur de ces mesures puisque mission a été donnée au ministre de l’intérieur et au ministre de la justice de présenter un plan d’action.

Normalement ,les ministres ont 15 jours pour faire leurs propositions. Le problème c’est qu’ils sont loin d’être sur la même longueur d’onde et que certaines mesures avancées par l’un et par l’autre risquent d’être contradictoires. La seule mesure un peu concrète est l’intention de renforcer la sécurité des enseignants dès la rentrée après les vacances de Toussaint

On pense que le chef de l’État est particulièrement attentif aux problèmes de la haine diffusée sur les réseaux sociaux qu’ils souhaiteraient réguler.

La difficulté sera toutefois d’obtenir la bénédiction du conseil constitutionnel qui s’est justement opposé à des mesures de régulation de ces réseaux sociaux à l’occasion de la loi Avia. Dans une décision rendue publique, les membres du conseil constitutionnel avaient déclaré non-conforme à la Constitution l’article 1er du texte. Celui-ci détaillait la manière dont les plateformes doivent retirer les contenus illégaux  les apologies de terrorisme, et d’autre part les contenus plus largement «à caractère haineux» mis en ligne. Pour chaque catégorie, le Conseil a dénoncé la procédure prévue, infligeant un coup d’arrêt à l’ensemble du texte.

Notons que le conseil constitutionnel avait estimé que la constitution permettait de réprimer les éventuels abus. D’où sans doute cette idée des Républicains de proposer un référendum pour changer la situation et contourner ainsi les réticences du conseil constitutionnel.

Dans l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, «les réseaux sociaux ont une responsabilité, et nous devons arriver à mieux les encadrer», a pointé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sur BFMTV.

Jean-Michel Blanquer travaille quant à lui sur la réponse éducative à formuler après ce drame. «Il y aura beaucoup plus qu’une minute de silence, confirme au Figaro le ministre de l’Éducation nationale. Nous allons élaborer avec les syndicats les actes et la méthode d’approche pour organiser le jour de la rentrée scolaire, le 2 novembre, et s’assurer qu’il n’y ait pas d’angle mort de la République.»Un document pédagogique sur la liberté d’expression pourrait être distribué, peut-être sous la forme d’un film à diffuser en classe.

Veolia-Suez : Le Maire pour le maintien de deux champions indépendants

Veolia-Suez : Le Maire pour le maintien de deux champions indépendants

 

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a   critiqué la précipitation de Veolia à vouloir absorber Suez ; il lui semble préférable, «que nous gardions deux champions industriels parce que nous avons besoin de concurrence, et (…) que nous protégions l’emploi. Dans une période économique comme celle-là, la première responsabilité d’un chef d’entreprise, qu’il soit à la tête d’Engie, de Suez ou de Veolia, c’est de protéger l’emploi».

Le Maire estime que la précipitation a créé de la confusion et des blocages préjudiciables à tous. En effet, pour l’instant Veolia a déboursé 3,4 milliards et  envisage de débourser en tout une dizaine de milliards pour un projet qui peut être n’aboutira pas. Pas vraiment une réussite cette opération de mécano capitalistique qui en outre présente surtout le désavantage de faire perdre des parts de marché puisque certaines collectivités locales seront contraintes si le groupement se fait de choisir pour certaines un étranger plutôt que le regroupement éventuel Veolia Suez.

Saisi par les instances représentatives des salariés de Suez pour n’avoir «pas été informées et consultées régulièrement sur ce projet», le tribunal judiciaire de Paris a ordonné le 9 octobre en référé la «suspension de l’opération» d’acquisition par le géant de l’eau et des déchets Veolia de 29,9% de parts d’Engie dans son concurrent Suez. L’offre de Veolia à 3,4 milliards d’euros avait été acceptée le 5 octobre par le conseil d’administration d’Engie, contre la volonté de l’État, qui possède 23,6% d’Engie.

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Un chiffre officiel d’augmentation de la croissance de 4,9 % pour le troisième trimestre en Chine. Un chiffre comme d’habitude qui peut susciter des interrogation tellement les statistiques chinoises présentent un caractère politique. Cette croissance tranche avec la chute du premier trimestre de près de 7 %.

L’économie chinoise avait enregistré un taux de croissance de 3,2% au deuxième trimestre de 2020.

D’après ‘OCDE. Le PIB mondial devrait flancher de 4,5%, alors qu’en juin un recul de 6% était annoncé. Sur les économies passées en revue, toutes restent dans le rouge (la France est en chute de 9,5%, à l’exception de la Chine. Le pays d’où est partie l’épidémie devrait enregistrer cette année une croissance de 1,8%, suivi d’un rebond de 8% en 2021, deux fois plus qu’aux Etats-Unis.

 

Mais la Chine ne sera pas le moteur de la reprise mondiale: « Son modèle est désormais davantage tiré par la consommation intérieure que par les exportations » explique Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, qui  a assorti ses prévisions de nombreux bémols, en insistant sur leur « degré d’incertitude extrêmement élevé » lié à la propagation du virus et ses conséquences. Elle insiste par ailleurs, sur la variation importante des chiffres d’un pays à l’autre, en prenant comme exemple l’Inde, économie voisine de la Chine, qui, elle, s’effondre de plus de 10% cette année.

 

Technologies-Quel intérêt de la 5G ?

Technologies-Quel intérêt de la 5G ?

Le consultant Hadrien Gautrot souligne dans le Monde  le principe de dépossession et de centralisation qui préside aux usages potentiels de cette technologie de télécommunication.

Tribune.

 

Depuis plusieurs mois, la 5G attise les passions : sur la santé, l’écologie, les données personnelles… Ce débat qui aurait pu être une querelle d’experts, de normes et de standards est devenu un sujet de société. Et c’est une bonne nouvelle. Car la 5G aura une influence sur nos vies. Elle rendra possibles, nous promet-on, la voiture autonome, la ville intelligente, l’industrie 4.0, et plus généralement l’Internet des objets : l’interconnexion de toute chose.

La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision

La 5G optimisera l’utilisation des ressources. La voiture autonome, par exemple, fluidifiera le trafic, réduira la mortalité et passera moins de temps au garage qu’une automobile traditionnelle. La connexion fait gagner du temps, de l’espace et de la matière. Pourtant, la connexion signifie aussi l’externalisation de la décision. Des mains du conducteur, celle-ci repose désormais sur un réseau d’objets – serveurs, véhicules, mobilier urbain, etc. La délocalisation de décisions humaines vers des supports externes est l’une des promesses de la 5G.


Le frigo qui commande des yaourts avant que vous ayez fini le dernier pot ou la brosse à dents qui réserve une visite chez le dentiste, c’est précisément le déplacement d’une volonté vers un dispositif. L’externalisation entraîne du confort mais elle donnera le pouvoir aux propriétaires des systèmes de décision. Ces décisionnaires prendront en charge des composantes de plus en plus importantes de l’existence, à l’image des plates-formes numériques dont les algorithmes nous affectent aujourd’hui en tant que lecteurs, consommateurs, électeurs, etc.

Un rapport exclusivement fonctionnel

Le premier symptôme de la dépossession, c’est la fin de la propriété individuelle. Le passage d’une économie de la possession à une économie de l’usage aura de nombreux effets collatéraux. D’abord le rapport aux objets sera profondément modifié. Il sera utilitaire avant d’être affectif. Nos meubles, voitures, vêtements prolongent notre identité et servent de supports à nos souvenirs. Bien qu’automatisés, les objets du quotidien ne seront plus « animés » comme leurs prédécesseurs.

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

Santé-«Covid, les couillons qui brassent de l’air sont devenus des ventilateurs…» (Geluck)

La formule est du dessinateur humoristique Philippe Geluck, elle résume bien les contradictions du débat pseudo scientifique sur le Covid 19  tant de la part des journalistes que de la part de certains experts. Des experts qui n’ont sans doute pas grand-chose à dire mais qui entraînés par la logique médiatique se saoulent de leurs propos approximatifs. Les médias raffolent évidemment de c es déclarations incongrues certes contradictoires mais  qui permettent de nourrir toutes les sensibilités de l’opinion qui les suit.

 

Faut-il rappeler que nombre de ces experts ont rejoint l’avis des responsables politiques au départ de la crise pour rappeler que le masque était inutile voire dangereux. La cour de justice de la république s’appuie en particulier sur cette contrevérité pour engager une enquête préliminaire sur la responsabilité de plusieurs membres du gouvernement dans cette affaire.

 

Évidemment par la suite ces experts changé de position. Même chose aussi concernant les tests jugés utiles par certains, inutiles par d’autres. Sans parler évidemment de la polémique concernant les différents traitements. Une polémique indigne quand on sait que beaucoup d’experts sont aussi rémunérés par des laboratoires pharmaceutiques dont ils vantent les produits. En cause notamment , le Remdesevir, produit-phare d’un labo américain Gilead dont le l’OMS aujourd’hui reconnaît qu’il ne sert à rien et qui n’est même plus remboursé par la sécurité sociale.

Un produit-phare très coûteux d de plus de 1000 € opposé à un autre traitement critiqué,  la chloroquine, un produit lui qui ne coûte que quelques euros. Rien de sérieux n’a été produit contre la chloroquine. Inversement la preuve n’a pas encore été fait de son efficacité.

 

Les journalistes, personnalités en vue dans les médias ne se sont pas privées d’alimenter un débat pseudo scientifique mélangeant quelques vérités partielles à des états d’âme personnels sur la santé et plus généralement sur la société. Sans parler de la collusion de certains médias avec de grands labos qui financent leur  publicité ou encore de la complicité avec le pouvoir.

 

La vérité sans doute et c’est toute la difficulté d’un débat pertinent sur le sujet,  c’est que malheureusement la sphère scientifique ignore beaucoup de choses sur le Coronavirus et qu’elle commet une grave faute éthique en voulant voiler son ignorance par des bavardages de bistrot. Mais l’objectif pour certains de ces experts est surtout de profiter du contexte pour se faire connaître et satisfaire ainsi leur carrière et leur ego.

Aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

Aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

 

 

La crise sanitaire qui se développe surtout dans les grandes métropoles refaits émerger la question de l’aménagement du territoire. La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

 

 

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Plusieurs propositions de loi risquent d’être discutées sur la question de la laïcité. Toutefois, la proposition du Sénat se singularise par le fait que sa nature constitutionnelle nécessite un référendum. Il n’est pas certain que la majorité actuelle à l’Assemblée nationale soutienne un type de proposition dont on peut difficilement prévoir les conséquences politiques. Jusque-là le chef de l’État a surtout privilégié-le en même temps pour ne pas mécontenter une partie de la population dont il espère le soutien.

Trois élus de la majorité sénatoriale ont préparé une  proposition de loi constitutionnelle, qui a été déposée en février dernier : Philippe Bas, sénateur Les Républicains (LR) de la commission des lois, Bruno Retailleau, chef de file du groupe LR, et Hervé Marseille, président du groupe centriste. La commission des lois a adopté mercredi 14 octobre le rapport de Christophe-André Frassa.

Cette proposition de loi est constituée de deux articles afin de renforcer « la laïcité au quotidien », indique le sénateur Christophe-André Frassa auprès de Public Sénat. L’article 1 vise à compléter le premier article de la Constitution pour affirmer que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune ».

L’article 2 de la proposition de loi obligerait les partis politiques à respecter le principe de laïcité, afin d’empêcher les partis communautaristes d’accéder à des financements publics pour présenter des candidats aux élections.

, une proposition de loi constitutionnelle est soumise à une procédure très particulière, puisqu’elle doit être soumise à un référendum après avoir été votée par les deux assemblées.

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

 

 

Il est pour le moins curieux de constater la manière trouble dans la plupart des médias traitent l’affaire Sarkozy en affirmant qu’aucune preuve matérielle n’a été fournie de sa culpabilité tout en reconnaissant l’existence de mouvements de fonds pour le moins suspects.

 

Or  ce sont ces mouvements de fonds qui ont donné une nouvelle légitimité à la mise en examendeNicolas Sarkozy. Évidemment Nicolas Sarkozy n’était pas le destinataire officiel de ces transferts de fonds mais les bénéficiaires réels lui étaient très proches. Peut-être va-t-on utiliser le même style de défense que Guéant accusé de détournement de fonds et qui les a justifiées par les ventes d’un tableau fantôme.

 

On se demande pour quelle raison l’entourage de Nicolas Sarkozy était légitime à recevoir des fonds notamment étrangers. Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d »association de malfaiteurs ».

 

Le collaborateur de Sarkozy, Thierry Gaubert, , a été mis en examen parce que soupçonné d’avoir servi intermédiaire entre le régime de Kadhafi et Sarkozy pour la financement de la campagne de ce dernier. Selon Mediapart, M. Gaubert aurait reçu en 2006 un virement de 440 000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi. La somme aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Or, Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi », selon Mediapart, à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.

 

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre la fin de 2006 et le début de 2007  5 millions d’euros à M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour. On se demande bien pourquoi les médias ne considèrent pas les mouvements de fonds très suspect comme des preuves matérielles.

 

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

 

Autre protagoniste de cette affaire, Alexandre Djouhri, a été mis en examen notamment pour « corruption active » et « blanchiment« . Cet homme d’affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d’arrêt européens émis par la justice française. La justice britannique a autorisé son extradition. L’extradition d’Alexandre Djouhri était très attendue par les juges d’instruction français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l’impliquant dans cette affaire.

 

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations formulées par l’intermédiaire de Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d’association de malfaiteurs. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy était déjà mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption », « recel de détournements de fonds publics » et « financement illicite de campagne », rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l’information.

 

 

Jamais un ancien président de la République n’avait été mis en cause pour un tel chef d’accusation. Selon l’article article 450-1 du Code pénal, une association de malfaiteurs est constituée par « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

 

L’ancien chef de l’Etat, qui sera bientôt jugé dans d’autres affaires, notamment celle dite de Bygmalion (à la mi-mars 2021), estime que son « innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».  D’après lui, il est accusé à cause du crédit « invraisemblable » donné « aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins ».

Attentat: un tournant de civilisation symbolique

Attentat:  un tournant de civilisation symbolique

Dans le JDD, L’ex-haut fonctionnaire, Jean-Pierre Obin, qui alertait dès 2004 sur les atteintes à la laïcité, dénonce le déni qui persiste dans l’Éducation nationale ; il considère qu’avec ce dernier acte meurtrier concernant un professeur le pays enregistre un tournant et une remise en cause de la civilisation

 

Quinze ans après avoir sonné l’alarme, dans un rapport explosif, sur les atteintes à la laïcité en classe, Jean-Pierre Obin, inspecteur général de l’Education nationale à la retraite, a publié en septembre Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école (éd. Hermann). Un nouveau constat accablant qui résonne tristement aujourd’hui.

 

Comment réagissez-vous à cet acte barbare?
Je suis horrifié. Je ressens à la fois de la tristesse et de la colère, celle de quelqu’un qui voit venir ça de loin et qui a vu les responsables démissionner, fermer les yeux au lieu d’affronter la réalité.

 

C’est un tournant pour l’école?
Oui. Cet acte traumatise la communauté éducative et conforte ceux qui veulent regarder les choses en face sur ce qui se passe avec l’islamisme en France, et à l’école en particulier ; il désavoue cette partie de la gauche qui minore la gravité de la situation, en disant qu’elle ne concerne qu’un petit nombre d’établissements ou que tout se résoudrait par « davantage de moyens ». Aurait-on empêché cet assassinat avec quinze surveillants de plus? C’est absurde. La France a été désignée comme ennemie par les islamistes ; on ne peut éliminer le risque d’autres tragédies. Ce tournant conforte aussi Jean-Michel Blanquer, qui a conscience de la situation et cherche à y répondre.

 

Et pour les enseignants?
C’est un tournant symbolique. J’avais alerté dès décembre 2015, à la parution d’un numéro de la revue de Daech titré La France à genoux. Un article disait : « Il devient clair que les fonctionnaires de l’Éducation nationale qui enseignent la laïcité sont en guerre ouverte contre les familles musulmanes. Il y a donc une obligation de combattre et tuer de toutes les manières légiférées ces ennemis d’Allah. » Cet appel au meurtre est aujourd’hui suivi d’effets. On était averti : les enseignants sont des cibles. Une part importante d’entre eux se prémunissent en s’autocensurant, par peur d’incidents.

 

Peut-on encore présenter les caricatures de Mahomet en classe?
Est-on autorisé à le faire? Oui. Est-ce possible sans risque? Aujourd’hui, non, pas partout. C’est un constat terrible, mais c’est la réalité. Il y aura toujours des profs courageux, et d’autres plus protégés là où les risques sont plus faibles. La victime enseignait l’histoire-géographie, et donc l’éducation civique. La principale a organisé une médiation avec les parents, c’est une bonne chose. Mais on n’a pas su protéger ce professeur. Quelle que soit la manière intelligente dont ils abordent ce sujet, beaucoup ne se sentent pas protégés par l’institution. Certains sont même désavoués par leur hiérarchie lorsqu’ils cherchent à appliquer les lois de la République.

 

Dans un rapport, en 2004, vous dénonciez déjà ces atteintes à la laïcité. Le déni persiste-t-il?
Oui, y compris au sein de l’institution, même si celui-ci a plus de mal à s’exprimer car ce n’est plus le discours du ministre. Après le Bataclan, Manuel Valls a fait des choses, Jean-Michel Blanquer aussi. Mais on a perdu beaucoup de temps. L’Éducation nationale est lourde à remuer. Un ancien recteur d’académie vient de m’écrire : « Quel choc de constater à côté de quoi je suis passé. » Cette honnêteté intellectuelle est rare.

 

Qui est responsable?
D’abord les politiques, celles des différents ministres jusqu’en 2015. Mais aussi l’institution : les enseignants sont peu ou mal formés. On place les plus jeunes dans ces classes avec beaucoup d’élèves musulmans dont une partie sont sous la coupe de l’islamisme – une idéologie qu’ils ne connaissent et ne comprennent pas – avec une conception parfois erronée de la laïcité et un manque de compétences à gérer les incidents. Seulement 6% ont reçu une formation à la laïcité, et un quart des enseignants stagiaires, dont la moitié l’ont jugée de mauvaise qualité!

 

Et les parents?
Ils ont aussi leur part de responsabilité, par leur comportement consumériste. Il y a dix ans, le critère principal du choix de l’école était la réussite. Aujourd’hui, c’est la sécurité. On change l’enfant d’établissement, on le met dans le privé, on déménage. Les juifs l’ont fait depuis le milieu des années 1990. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves juifs ne sont plus dans le public. D’autres populations suivent. Le phénomène d’ »archipellisation » dont parle Jérôme Fourquet débute par l’école.

 

Comment lutter contre le fondamentalisme à l’école et la violence qu’il inspire?
D’abord par une prise de conscience, sans complaisance, de la réalité. On ne peut pas parler d’intégration quand les enfants vivent en autarcie. Il faut un effort de la nation pour lutter contre ce mouvement de division de la société ; réintroduire de la mixité dans ces établissements pour éviter les vases clos favorables à l’influence politico-religieuse. Deuxièmement, nous devons entamer un combat de longue haleine contre une série d’idéologies qui viennent de loin, du 18e siècle pour le salafisme, qui placent l’éducation au cœur de leur combat politique. Cette lutte ne peut se mener qu’avec des enseignants formés, en restructurant leurs instituts de formation.

 

Y a-t-il des raisons d’espérer?
Je suis pessimiste à court terme, et optimiste à long terme. Les Lumières vaincront au bout du compte. Comme le dit le philosophe Marcel Gauchet, la deuxième mondialisation est celle des idées. Les idées de liberté ou de démocratie s’imposent aujourd’hui de l’extérieur au monde arabo-musulman. Il a fallu cinq siècles de violences pour les voir triompher dans le monde occidental. En faudra-t-il autant?

SONDAGE popularité: Nouvelle baisse de Castex

SONDAGE popularité: Nouvelle baisse de Castex

D’après le sondage IFOP pour le JDD, Castex baisse de six points par rapport à septembre et chute à 39 %. 9% des Français ne se prononcent pas et 52 % se disent mécontents.  C e premier ministre ne protège plus le pouvoir exécutif. D’une certaine manière, politiquement il ne sert plus à rien et son remplacement sera sans doute envisagé après les élections départementales et régionales.

Visiblement le costume est trop vaste pour l’intéressé. Pour preuve, le chef de l’État est contraint de s’expliquer à la télévision le lendemain de l’intervention du Premier ministre sur la situation sanitaire. Un doublon qui n’est pas le premier et qui traduit le fait que le premier ministre actuel n’arrive pas à percuter dans l’opinion publique

Emmanuel Macron, avec 38% de Français satisfaits, garde une cote de popularité stable depuis 7 mois. « Une stabilité quasiment jamais vue », relève Frédéric Dabi. « Les Français font les mêmes critiques à Emmanuel Macron et à Jean Castex mais c’est Castex qui paie l’addition, remarque Dabi. Peut-être assiste-t-on au retour d’un Premier ministre fusible, ce qu’on n’avait pas vu depuis Raffarin? »

 

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