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Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

 

Le secrétaire général de la CFDT paraît conscient de l’ampleur de la crise et propose de la gérer de manière plus collective en tenant compte des réalités sectorielles et locales et en intégrant les perspectives du monde d’après .

“Il y a sans doute plusieurs scénarios possibles, du moins pire au pire. Mais il n’y en n’a pas de bon. La récession qu’on est en train de connaître n’a sans doute pas de précédent dans l’histoire”, a déclaré Laurent Berger lors d’une interview accordée à Reuters.

“Soit on décide, parce que ça va être difficile, de rester planqués les uns et les autres (…), soit, on se relève les manches et on se dit : ‘qu’est ce qu’on fait’?”

La période de confinement a déjà entraîné en France une contraction de l’économie sans précédent, de près de 6% au premier trimestre.

Pour Laurent Berger, il va falloir travailler “filière par filière, territoire par territoire”, pour préserver un maximum d’emplois et en développer d’autres.

Il plaide notamment pour un meilleur accompagnement des entreprises, des aides renforcées pour les chômeurs, un transfert plus facile de compétences d’un secteur à l’autre, un soutien pour les jeunes arrivant sur le marché du travail et, surtout, des investissements massifs dans des secteurs créateurs d’emplois.

“J’ai redis au ministère du travail qu’il fallait jouer en offensif : où sont les secteurs où on peut créer de l’emplois? La transition écologique en est un”, dit le syndicaliste qui cite également le secteur des aides à la personne.

“Il y a beaucoup de raisons d’avoir des inquiétudes mais il y a beaucoup d’opportunités si on veut construire (…) un modèle économique plus vertueux sur la question sociale et environnementale, un modèle de société plus inclusif”, a-t-il souligné.

Ce modèle ne peut être imposé verticalement par l’exécutif, ajoute-t-il, appelant ainsi au lancement dès cet été d’une grande conférence sociale et écologique, réunissant corps intermédiaires et gouvernants, pour fixer les grands principes de cette réforme. »

Retraite: en moyenne 447 000 euros de pensions !

Retraite:  en moyenne 447 000 euros de pensions !

Un papier du Monde se fondant sur des éléments statistiques de France stratégie (qui dépend du Premier ministre )affirme que le montant moyen total par un retraité est un moyenne de 447 000 €. Un chiffre qui surprendra mais qui englobe la totalité des pensions jusqu’au décès dés intéressés. Première observation il s’agit d’une moyenne avec d’énormes dispersions. Deuxième observation, ce papier est surtout destiné à montrer que les retraités actuels touchent plus que les futurs. Il fait aussi abstraction du montant des pensions rapportées au temps total de travail ( journalier, hebdomadaire, annuel). Pourtant  la majorité des cas nombre de retraités ont travaillé bien au-delà des 35 heures actuelles, jusqu’à 70 heures et même davantage puisqu’il n’était pas d’usage dans certaines activités de comté les heures. Autre observation, les  retraites futures dépendront surtout de la richesse produite et des conditions de sa répartition. Dans le contexte actuel de la croissance, la fiscalité, de la démographie il est évident que le système des retraites ne pourra être équilibré de manière durable. Rien n’interdit cependant des changements de l’environnement. Ce genre de papier n’est sans doute pas gratuit, il remet sur le tapis une question certes fondamentale mais de manière relativement partielle voire partiale

Quand on pense à son patrimoine, on pense généralement à son logement, pour les propriétaires, ses livrets d’épargne, son assurance-vie et d’éventuels autres placements financiers. Voire ses investissements locatifs. Le patrimoine social, notamment les droits à la retraite, ne vient pas spontanément à l’esprit…

Les montants versés par les régimes de retraite n’ont toutefois rien d’accessoire : en France, un senior parti à la retraite en 2017 touchera en moyenne 447 000 euros de pensions jusqu’à sa mort, selon des estimations de France Stratégie, organisme de réflexion économique et sociale rattaché à Matignon, qui a ainsi calculé ce qu’il appelle le « patrimoine retraite ».

 

Ce « patrimoine retraite » moyen est de 430 000 euros pour les hommes et de 462 000 euros pour les femmes, malgré leurs plus faibles pensions – elles touchent en moyenne 42 % de moins que les hommes, hors réversions, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

« Attention à ne pas conclure que la situation des femmes est enviable, alerte Gautier Maigne, chef du département société et politiques sociales de France Stratégie. Ce résultat s’explique par leur espérance de vie plus longue et par le fait qu’elles sont davantage susceptibles de percevoir une réversion. » Ainsi, elles représentent 88 % des bénéficiaires de ces pensions versées aux veuves et veufs, selon la Drees.

Selon les estimations de France Stratégie, ce « patrimoine retraite » est de 56 % supérieur au patrimoine privé détenu, à leur départ à la retraite, par les 50-65 ans. Et il est surtout bien moins inégalitairement réparti que le patrimoine privé.

Les 20 % les moins bien dotés en patrimoine privé (déciles D1 et D2 de l’infographie) ont à leur actif un « patrimoine retraite » moyen de 331 069 euros, contre 492 776 euros pour les 20 % les mieux dotés (D9 et D10). En moyenne, les 20 % les mieux dotés en patrimoine privé perçoivent donc, en pensions, 0,5 fois plus que les 20 % les moins bien dotés. Seulement.

Les chiffres sont tout autres côté patrimoine privé : les 20 % les moins bien dotés en patrimoine privé ont en moyenne 162 euros de patrimoine privé, alors que ce patrimoine privé flirte avec les 900 000 euros pour les 20 % les mieux dotés. Dit autrement, les 20 % les mieux lotis ont un patrimoine privé 5 500 fois supérieur à celui des 20 % les moins bien lotis.

Même constat si l’on se fonde sur les niveaux de revenus : les 10 % des individus ayant perçu le plus de revenus d’activité durant leur carrière affichent un « patrimoine retraite » 4,4 fois supérieur à celui des 10 % ayant perçu le moins de revenus. Mais un patrimoine privé 23 fois supérieur…

« Tout en haut de la distribution, le patrimoine retraite plafonne, alors que le patrimoine privé s’envole », relève M. Maigne (qui a coordonné l’étude avec Clément Dherbécourt et Mathilde Viennot), soulignant l’effet correcteur d’inégalités du système de retraite actuel.

« Si on agrégeait patrimoine retraite et privé en un patrimoine total fictif, l’effet égalisateur du patrimoine retraite serait massif, compte tenu de la plus faible hétérogénéité du patrimoine retraite et de son poids par rapport au privé », dit l’étude. Effet connu, certes, mais désormais plus tangible, mesurable. Le système de retraite est, en quelque sorte, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas », conclut l’étude.

En quelque sorte, toutefois, seulement. Car il n’est pas question de considérer le patrimoine retraite comme un équivalent du patrimoine privé, dans la mesure, surtout, où il ne se transmet pas. Une différence de taille. « Si la prise en compte des droits à retraite peut donc conduire à nuancer l’impact des inégalités de patrimoine en fin de vie active, elle n’atténue en rien la reproduction des inégalités de patrimoine au fil du temps », soulignent les auteurs.

Précisions méthodologiques

Le patrimoine retraite estimé ici est « la somme actualisée des pensions brutes et réversions reçues par l’individu entre son départ à la retraite et son décès, et des réversions reçues après le décès éventuel du conjoint ». Il s’agit du patrimoine retraite « espéré », compte tenu des revalorisations annuelles des pensions et de l’espérance de vie de l’individu, selon son sexe, niveau de diplôme et niveau de vie.

Le taux d’actualisation des pensions choisi, visant à leur « donner une valeur équivalente quelle que soit l’année de leur perception », est 2 %. Il « joue un rôle prépondérant dans le calcul », concèdent les auteurs, mais « la prise en compte d’hypothèses alternatives ne remet pas en cause l’importance du patrimoine retraite par rapport au patrimoine privé. Ainsi, avec un taux de 0,5 %, le patrimoine retraite serait supérieur de 74 % au patrimoine privé ; avec un taux de 3,5 %, ce serait 41 %. »

Menace déjà de sécheresse

Menace déjà de sécheresse

Selon la prévision rendue publique jeudi 14 mai par le ministère de la Transition écologique, plus de la moitié des départements français, 53 au total, sont exposés à des degrés divers à un risque de sécheresse estivale. Le risque est « très probable » pour 11 départements, situés dans le Massif central ainsi que la Haute-Saône et le Haut-Rhin. Il est « probable » pour 24 autres et  »possible » pour 18. « Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine pourraient plus particulièrement connaître des épisodes de sécheresse », résume le ministère .

 

 

Jusqu’au mois d’avril environ, les pluies permettent d’alimenter les nappes phréatiques. Mais au printemps et en été, la végétation absorbe une partie de l’eau des pluies qui ne peut donc pas rejoindre les nappes en sous-sol. Pour savoir si des régions sont menacées, il convient donc de regarder l’état de ces réserves. Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service chargé d’observer l’état de ces nappes d’eaux souterraines, elles sont, à la date du 13 mai, tout à fait satisfaisantes, voire « supérieures à la moyenne, du fait de pluies efficaces précoces et conséquentes. »

Problème : la situation varie grandement d’un département à l’autre, et même jusqu’au sein d’un département. Aussi, les données de Météo France montrent que l’est de la France a reçu moins d’eau cet hiver que les autres régions et se retrouve beaucoup moins prêt à affronter l’été. Dans le département de l’Ain, le secteur de Dombes est en alerte sécheresse depuis la fin du mois de mars.

Pour  Science et avenir« Les conflits deviennent en effet récurrents. L’irrigation des cultures – notamment du maïs dont les besoins sont les plus importants en juillet – va à l’encontre des autres utilisateurs comme le pompage pour l’eau potable des communes, les besoins industriels, le tourisme et surtout provoque des dommages environnementaux considérables », explique le site.

 

L’affaiblissement de l’Europe face aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie

L’affaiblissement de l’Europe  face aux Etats-Unis, à la Chine et à la  Russie

Le groupe de réflexions Mars  estime qu’aucun de grands pays cités ne présente plus aujourd’hui les caractéristiques d’un allié fiable » , ce qui pose la question de la souveraineté et de l’autonomie, du sens donné à l’Europe de la défense et de la diplomatie ( extraits d’un papier a lire entièrement dans la Tribune)

L’automne 2019 a été marquée par plusieurs événements au Proche-Orient (l’annonce du désengagement unilatéral des Américains de Syrie, l’invasion turque du territoire syrien administré par les Kurdes, l’accord turco-libyen de délimitation des frontières maritimes au détriment des États insulaires, etc.) qui ont conduit le président français à déclarer publiquement, dans la presse internationale, que l’OTAN était en état de « mort cérébrale » faute de « coordination de la décision stratégique ». Si l’efficacité opérationnelle de l’OTAN et son intérêt militaire ne sont pas en cause, « sur le plan stratégique et politique, force est de constater que nous avons un problème ». La question n’est pas de discuter la pertinence du propos mais de constater qu’il s’agit là d’une « surprise stratégique », qui doit nous conduire à modifier notre regard sur l’architecture européenne de sécurité et notre réseau d’alliances.

La montée en puissance militaire de la Chine de Xi Jinping (arrivé au pouvoir en 2013) et le « réveil stratégique » de la Russie de Vladimir Poutine (avec les interventions en Ukraine depuis 2014 et en Syrie depuis 2015) sont les événements majeurs de la décennie qui s’achève. Ils portent un coup d’arrêt à la domination occidentale, dont le début du déclin stratégique peut être daté de l’automne 2013 avec la reculade en Syrie puis le mouvement de l’Euromaïdan en Ukraine. Les Occidentaux, dont les forces armées étaient par ailleurs « fixées » (en termes militaires) par le surgissement de Daech en Afrique et au Levant, n’ont pu ensuite que constater l’érosion de leur suprématie militaire, du fait notamment de l’efficacité des moyens russes de déni d’accès. Il en a résulté le concept de « westlessness » abondamment discuté lors de la conférence de Munich de février 2020.

Entretemps, la diplomatie unilatérale du président Trump (élu fin 2016) a précipité une « crise transatlantique » aggravée par la politique du président turc Erdogan, allié théorique car membre de l’OTAN mais partenaire stratégique actif de la Russie dans une stricte logique de puissance. Le fait est qu’en 2020, l’érosion de la puissance occidentale est telle que la notion d’Occident est désormais dépourvue de substance stratégique.

Le  paysage géostratégique de la décennie, qui s’ouvre sera dominé par le « triangle stratégique » formé par les États-Unis, la Chine et la Russie. Les États-Unis resteront la puissance dominante, mais une puissance de plus en plus réticente à intervenir dans le monde, faute de pouvoir remporter des succès militaires rapides et de vouloir garantir la sécurité de ses alliés. La Chine a pour ambition officielle de supplanter les États-Unis pour le centenaire de l’accession au pouvoir du parti communiste (PCC) en 2049, et elle s’en donne les moyens, y compris militaires. Quant à la Russie, c’est sans aucun doute une erreur d’en faire un acteur de second rang dans les prochaines décennies. Sa remontée en puissance militaire et sa « grande stratégie » inspirée de l’héritage byzantin lui confèrent un pouvoir de nuisance considérable qui lui assure pour de longues années un rôle majeur dans les relations internationales.

Dans le même temps, le déclin militaire de l’Occident se traduit par une contestation de ses valeurs et du système juridique international mis en place sous son influence depuis 70 ans. Aujourd’hui, face à la puissance maritime incontestée américaine (US Navy et US Marine Corps), le partenariat stratégique sino-russe semble solide et durable, en dépit de ses déséquilibres et d’arrière-pensées de long terme. La Russie restera une puissance pauvre, a fortiori avec la baisse des prix des hydrocarbures, qui ruine son économie de rente, mais une puissance stratégique du fait de ses capacités militaires sans équivalent en-dehors de la superpuissance américaine.

C’est pourquoi, si le dialogue est toujours nécessaire, ne serait-ce que pour éviter toute méprise sur les intentions de l’autre, il est illusoire de penser que la Russie soit un jour tentée de se rapprocher des Européens au détriment des Chinois. Les Européens, comme les Chinois, sont d’excellents clients, mais contrairement à la Chine, ils n’ont rien à offrir en termes stratégiques. Moscou n’ignore rien de ses faiblesses par rapport à ses deux principaux compétiteurs stratégiques. C’est pourquoi une Russie stable n’a aucun intérêt à agresser ses voisins européens, mais elle profite de leurs faiblesses, entretient volontiers le désordre dans les « zones grises » et ne manque aucune occasion de porter atteinte à la cohésion de l’OTAN. Avec la Chine, elle ne risque rien tant que l’alliance de fait perdure. A l’inverse, elle aura tout à perdre le jour où la Chine revendiquera ses « provinces perdues » de Sibérie et d’Extrême-Orient. Donc, d’un côté tout à perdre, de l’autre rien à gagner ; pourquoi dès lors se rapprocher des Européens ?

Les États-Unis ne s’y trompent pas, qui considèrent aujourd’hui la Chine et la Russie comme des « compétiteurs stratégiques », demain comme des rivaux, après-demain comme des adversaires. La Russie demeurera à moyen terme le rival le plus agressif, sans doute du fait des faiblesses intrinsèques de son économie et de sa démographie et de la fragilité interne de son système politique, de plus en plus autoritaire et corrompu. Bien que son immense territoire dépeuplé reste sanctuarisé par un arsenal nucléaire moderne et pléthorique, son obsession du risque d’encerclement n’a pas pour autant été surmontée. La Russie a intérêt à encourager les conflits de faible intensité dans son « étranger proche » (anciennes républiques ex-soviétiques) pour que l’OTAN soit dissuadée de s’approcher davantage de ses frontières. Un certain niveau de conflictualité dans son voisinage garantit paradoxalement à la Russie la paix à ses frontières. Par conséquent, la Russie n’a pas vraiment intérêt à la réussite du processus de Minsk, sauf à obtenir en échange la reconnaissance pleine et entière de l’annexion de la Crimée.

Ce régime, à l’assise populaire de plus en plus fragile, a besoin de justifier son outil sécuritaire et répressif par l’existence d’un ennemi mortel, incarné, aujourd’hui comme hier, par les États-Unis. De son côté, Washington trouve un intérêt évident à monter en épingle la menace russe de manière à préserver son protectorat militaire sur l’Europe. La Russie est un adversaire d’autant plus pratique pour les États-Unis qu’il ne présente en réalité aucun risque majeur pour les intérêts américains.

Il en va différemment de la Chine, dont les moyens sont désormais à la hauteur des ambitions. C’est pourquoi la menace que la Chine représente pour les alliés asiatiques des États-Unis, à commencer par le Japon, est sans doute plus réelle que la menace russe en Europe. Pour autant, la Chine n’est pas une puissance agressive ; elle n’en a pas besoin. Elle pratique une intimidation qui a rarement besoin du hard power. Au contraire de la Russie, et comme toutes les puissances mercantiles, la Chine considère que la guerre est néfaste au commerce.

Mais en 2049, la Terre entière devra avoir reconnu le rôle prééminent du Parti et tous les dissidents (à commencer par Taïwan) devront avoir réintégré le giron de l’empire. Il convient de noter que l’APL n’est pas l’armée de la Chine, mais l’armée du Parti. Une telle ambition fait naturellement peser une menace majeure pour les intérêts américains, surtout tant que la Chine et la Russie font cause commune. La crise du Covid-19 ne fait qu’exacerber cette rivalité.

Ce « triangle stratégique » restera donc sans doute la matrice des relations internationales dans les 30 années à venir. C’est la fin de la logique des blocs, l’ancien bloc occidental allant en se délitant du fait du désintérêt durable des États-Unis pour les intérêts de sécurité de leurs alliés, notamment en Europe où les intérêts américains sont en réalité moins menacés par la Russie que par une Union européenne qui s’émanciperait de la tutelle américaine. Les trois puissances dominantes sont chacune sur une trajectoire stratégique et des intérêts différents, qui ne sont d’ailleurs pas toujours incompatibles, ce qui limite les risques d’une guerre généralisée à laquelle aucune n’aurait intérêt.

La Chine a pour ambition avouée de devenir avant 2050, sous la direction du Parti communiste, la première puissance mondiale. il faut reconnaître que les facteurs de co-morbidité sont tels que le patient a peu de chance de survivre.

La Chine, puissance en croissance, continuera à pratiquer l’intimidation stratégique sans recourir à la violence. Elle veut parvenir à ses fins par sa puissance financière et commerciale plus que par la contrainte armée. La politique de l’enfant unique, en vigueur jusqu’en 2015, a pour effet de rendre impossible à l’avenir la tactique maoïste des vagues humaines envoyées submerger les positions ennemies comme lors de la guerre de Corée, d’où l’investissement dans la technologie, notamment l’intelligence artificielle et la robotique (drones). Les moyens de projection de puissance dont la Chine se dote à un rythme soutenu contribuent à l’affirmation d’une puissance qui se veut pacifique, autrement dit le « hard power » ne fait qu’appuyer un « soft power » dont la pandémie actuelle montre combien il manque de subtilité.

Face à cette montée en puissance irrésistible, les États-Unis ont une vision géopolitique des plus traditionnelles pour une puissance maritime, consistant à contenir ses rivaux continentaux en pratiquant leur encerclement stratégique. Le concept de « zone indo-pacifique » est ainsi la version contemporaine du « Rimland » (conceptualisé par Spykman à la fin du XIXe siècle), cet anneau d’archipels et de péninsules qui entoure le « Heartland » et qu’il convient de contrôler.

 

Entre les deux, la Russie a pour principal souci de survivre dans ses frontières actuelles (comprenant la Crimée) et avec le régime mis en place par Vladimir Poutine, dont la brutalité tient lieu d’idéologie. Son partenariat stratégique avec la Chine est donc vital, de même que la sanctuarisation de son territoire (et de son système) par la dissuasion nucléaire. La survie du régime suppose le maintien en permanence d’un état de guerre larvé aux frontières pour justifier la mobilisation des ressources au profit de l’appareil sécuritaire. C’est en cela que la Russie constitue une menace pour la paix, non dans une quelconque prétention territoriale à ses marges.

Quelles conséquences en Europe ?

En réalité, dans ce paysage stratégique, le risque principal pour les pays européens est de « sortir de l’Histoire ». C’est davantage un risque de nature identitaire, voire philosophique, que sécuritaire. Aucune des trois grandes puissances, dans leurs régimes actuels, ne constitue une menace pour la sécurité et l’indépendance des États européens. Simultanément, aucune ne présente plus aujourd’hui les caractéristiques d’un allié fiable. »

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* Le groupe Mars, constitué d’une trentaine de personnalités françaises issues d’horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l’industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

Emploi USA: 2 millions de chômeurs en plus

Emploi USA: 2 millions de chômeurs en plus

 

Si les inscriptions hebdomadaires au chômage restent à un niveau considérable, elles diminuent progressivement depuis le record de 6,867 millions atteint lors de la semaine au 28 mars. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé pour s’établir à 3.042.000 contre 3.543.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 25,073 millions lors de la semaine au 9 mai (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 22,548 millions la semaine précédente.

Hewlett Packard : réductions de salaire

Hewlett Packard : réductions de salaire

A partir du premier juillet et pour le reste de l’année 2020, les salaires de base du PDG et de certains administrateurs seront réduit de 25%, a précisé HPE.

Le conseil d’administration a également réduit de 25% la part des honoraires annuels de 100 000 dollars à laquelle les administrateurs ont droit pour la période s’étalant du premier juillet au reste de l’exercice 2020.

Déficit de la Sécu: prolongé de 10 ans

Déficit de la Sécu: prolongé de 10 ans

 

Théoriquement le déficit de la sécurité sociale devait prendre fin en 2024 mais compte tenu de la situation sanitaire récente d’une part, de la nécessité de créer une sorte de cinquième branche pour prendre en charge la dépendance, l’objectif est reporté d’au moins 10 ans .La Cades, dont la durée de vie a été prolongée à deux reprises depuis sa création en 1996, était jusqu’ici supposée ramener la dette sociale à zéro en 2024 mais cet objectif a désormais été repoussé “à 2033”, est-il précisé dans un communiqué commun des ministères de la Santé, de l’Economie et des Finances, et des Comptes publics. On peut supposer que le dispositif provisoire de la Cades des risque d’être reporté ad vitam aeternam.

Bercy avait déjà prévenu le mois dernier que le déficit de la Sécu devrait atteindre 41 milliards d’euros cette année, contre un déficit de 5,4 milliards anticipé dans la loi de financement de la Sécurité sociale voté en décembre dernier.

Pour faire face à cette explosion des déficits, le gouvernement a relevé de 70 à 95 milliards d’euros le plafond d’emprunt de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale.

Le gouvernement a également lancé les travaux en vue de la création d’une nouvelle branche de sécurité sociale relative à la prise en charge de la dépendance.

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

La France demande aussi la suspension du Pacte de stabilité en 2021

 

Il est clair que le pacte de stabilité remise en cause en 2020 en raison de la crise sanitaire ne sera pas davantage respecté en 2021. En cause le fait que la croissance perdue en 2020 sera loin d’être rattrapée en 2021. Du coup une situation qui va entraîner une perte significative de rentrées fiscales alors que dans le même temps il faudra financer de manière massive le coup de la situation sanitaire, le soutien aux entreprises en grande difficulté et le pouvoir d’achat de certains ménages.

Dans le meilleur des cas la vraie reprise n’interviendra pas avant 2022 d’après les autorités américaines pourtant d’habitude optimistes. Dans le pire des cas, il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de développement économique de 2019. “Nous souhaitons que les règles du pacte de stabilité, suspendues pour 2020, le soient également pour 2021”, déclare le maire le ministre de l’économie dans cette interview mise en ligne jeudi soir sur le site internet du journal le

“La gestion du calendrier est vitale”, ajoute-t-il. “Rien ne serait pire que de relancer la machine économique tout en appuyant sur le frein des dépenses publiques. C’est une erreur qui a été commise en 2009 et que nous ne commettrons pas à nouveau.”Le pacte de croissance vise à coordonner les politiques budgétaires des Etats membres de la zone euro et d’éviter l’apparition de déficits budgétaires excessifs.

Les ministres européens des Finances l’ont suspendu sur proposition de la Commission européenne le 23 mars dernier afin de faire face aux conséquences économiques de la pandémie et de prendre “toutes les mesures nécessaires afin de soutenir nos systèmes de santé et de protection civile et de protéger nos économies”.

« La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans »

 « La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans » 

Corinne Vezzoni, architecte,  propose, dans une tribune au « Monde », d’inverser la logique selon laquelle, sauf exception, tout le territoire français est constructible et de faire revenir les zones commerciales en centre-ville pour limiter l’espace bâti.(extraits)

 » la pandémie vient de nous confirmer, ce que nous avions tendance à oublier, que nous ne sommes pas maîtres de la terre et que nous devons la respecter. Et le confinement nous confirme que la réussite collective dépend souvent de la responsabilité individuelle.

Nous autres architectes avons à prendre en compte ces réalités et faire évoluer nos pratiques.

Préserver. C’est un fait douloureux mais incontestable : le bâtiment est un des secteurs de l’activité humaine les plus polluants. Il se répand en périphérie, s’évase partout à la campagne et tire la caravane sans fin des lotissements, routes, ronds-points, centres commerciaux, zones d’aménagements… Et plus on se répand en périphérie, moins on donne les moyens à ceux qui restent urbanisés de vivre correctement. Le confinement a été plus facile à vivre aux populations vivant en pavillons (mais à quel prix pour le futur), qu’aux confinés de nos villes. L’urbanisation envahit l’équivalent d’un département français tous les sept ans.

En revanche, il y a quelques pays d’Europe où le sol est par postulat fortement protégé, voire inconstructible. Les territoires sont rendus constructibles au fil des réalisations nécessaires à l’élaboration des villes. Il faut donc argumenter pour obtenir le droit à construire. La non-construction est la règle, la construction l’exception.

En France c’est tout le contraire ! Le pays, au départ, est entièrement constructible et on a progressivement classé des zones boisées, parcs régionaux, zones agricoles, etc. Intellectuellement, cela génère une attitude bien différente ! Lorsqu’on peut construire facilement, on ne va pas chercher la difficulté, on préfère s’installer sur des zones encore vierges. ( sil le faut on modifie sans complexe et sans retenue .  Le sol est considéré comme une surface alors qu’il est un écosystème complexe. Sa consommation se fait de manière aveugle, sans considérer les subtilités géographiques.

Et si cela devenait le contraire ? Et si l’on renversait la table, en un mot si tout devenait – a priori – inconstructible ? Et si pour construire il fallait donner la preuve qu’il n’y a pas d’autre solution. Rendre inconstructible ce qui est encore naturel ou agricole obligerait à voir la réalité autrement. La difficulté à construire sur les zones protégées inciterait à porter son regard sur les sites déjà construits où il serait plus facile de s’installer. On découvrirait qu’il y existe énormément de scories de l’urbanisation passée, de friches, de toits, de bâtis reconvertibles, de zones commerciales. On découvrirait qu’ils pourraient être propices à une écologie urbaine. Ces lieux seraient déjà ouverts à l’urbanisation et n’infligeraient pas au territoire une cicatrice supplémentaire. »

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et 66 % mécontents de la gestion de la crise

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et  66 % mécontents de la gestion de la crise

Selon le sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi, 55% des personnes interrogées s’opposent à ce choix de calendrier.

Cette proportion de Français a indiqué se sentir proche de l’affirmation suivante: « Défavorable car il est trop tôt par rapport au risque lié au coronavirus ». Inversement, ils sont 44% à se dire favorables, en arguant que le déconfinement de la population a commencé.

Le premier tour des municipales s’était tenu le 15 mars dernier, deux jours avant le confinement instauré en raison de l’épidémie.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.

Sur une thématique politique également, 66% des personnes interrogées pour les besoins de l’enquête d’opinion ont indiqué estimer que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait été mal gérée par l’exécutif, jugeant que des problèmes auraient pu être évités.

33% répondent a contrario que « la crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances ».

Outre les interrogations à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe pendant la crise, l’opinion plus générale au sujet des deux hommes semble plus favorable au Premier ministre qu’au chef de l’Etat.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les personnes ont été interrogées par Internet les 19 et 20 mai 2020.

« Un discours du pouvoir pour masquer les lacunes de l’Etat »

 « un discours  du pouvoir pour masquer les lacunes de l’Etat »

Le coronavirus aura donné lieu au retour sur soi de tout un chacun, confronté à la menace. Mais les récits multiples des personnes, observe le philosophe Yves Charles Zarka dans une tribune au « Monde », sont en discontinuité avec les récits du pouvoir, incohérents, contradictoires et inconséquents.

Tribune. La vie a changé dans presque toutes ses dimensions avec le coronavirus, en particulier dans sa dimension biologique, celle qui est directement confrontée au risque imminent de la maladie et de la mort – n’importe comment, n’importe où, n’importe quand ; celle dont nous retrouvons la valeur, parce que sans elle il n’y a rien, est désormais vécue comme en péril.

Ce vécu implique que la vie se sent et se pense elle-même, qu’elle s’auto-affecte, en quoi consiste l’existence même. L’existence se dit, et le dire de l’existence est récit. Les bouleversements de l’existence se retrouvent dans les récits de soi, des autres, de la solitude, de la maladie et du rapport à la mort.

La nature semble retrouver ses droits

Cette dimension universelle du rapport de l’existence au récit trouve des formes diverses, selon les contextes ou les pays. En France en particulier, et de manière que nul ne pouvait attendre, l’épidémie due au coronavirus a sonné le retour du politique, non d’une manière mineure mais sous la forme majeure de l’Etat-providence au sens le plus fort : chômage partiel, lorsque l’Etat se substitue aux entreprises pour payer une large part des salaires afin d’éviter le chômage et les faillites en chaînes, ainsi que la crise sociale gravissime qui ne manquerait pas d’en découler ; aides diverses accordées pour éviter la chute dans la misère ou l’aggravation de celle-ci, etc.

Ce que des décennies de luttes en faveur de l’écologie n’étaient pas parvenues à imposer, le coronavirus l’a fait en quelques semaines

La mondialisation, qui avait privilégié l’économie, devenue la loi inflexible qui soumettait tous les autres ordres, est remise en cause. On ne sait pour combien de temps. Mais il est clair que l’Etat-providence ne pourra assurer longtemps ses fonctions dans un désastre économique. Il faudra donc qu’une révision fondamentale du rapport de l’économique au politique ait lieu. Le coronavirus aura peut-être cet effet malgré tout positif de mettre en scène un monde où l’économie est subordonnée à une autre dimension : celle de la préservation de la vie, de la vie vécue, de l’existence.

En somme, ce que des décennies de luttes en faveur de l’écologie, pour la sauvegarde de la vie en général et de la vie humaine en particulier, contre les dangers d’ailleurs déjà sensibles du réchauffement climatique, n’étaient pas parvenues à imposer, le coronavirus l’a fait en quelques semaines.

Mieux, avec la baisse drastique de l’activité humaine, la nature semble retrouver ses droits (pour combien de temps ?) par le desserrement de l’étau qui avait prise sur elle. Désormais, la vie humaine est tenue pour une valeur essentielle qu’il convient de sauvegarder « quoi qu’il en coûte », pour reprendre une expression du président Emmanuel Macron. Cela veut dire que cette valeur est sans prix, qu’elle ne se mesure pas en termes financiers, parce que là où elle disparaît il n’y a plus rien qui compte.

Quel financement de la dépendance ?

 

L’idée d’une cinquième branche de la sécurité sociale destinée à la dépendance refait surface. L’idée n’est pas nouvelle mais le problème central demeure : comment la financer. Il s’agit d’améliorer les conditions de prise en charge dans les EHPAD dont le cout est devenu insupportable pour nombre de ménages moyens sans patrimoine mais il convient aussi d’une façon générale de financer tous les autres services liés à cette dépendance. Le coût d’un tel budget pourrait atteindre une dizaine de milliards, un coût insupportable pour l’actuel sécurité sociale dont le trou va mécaniquement s’élargir avec la crise sanitaire. Pour l’instant, on a prévu seulement un peu plus de 2 milliards, manquent donc environ 7 milliards

Il est prévu qu’à partir de 2024, une infime partie de la CSG (0,15 points) soit consacrée au financement de la dépendance. Cela représente 2,3 milliards d’euros qui vont à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), chargée d’éponger les dettes de la Sécurité sociale. Toutefois, cela ne suffira pas. Il faudra donc trouver 6 à 7 milliards de plus, ce qui fera prochainement l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. On pourra peut-être solliciter les plus favorisés mais cela ne suffira pas. On voit mal comment on pourrait taxer davantage l’outil de travail sans handicaper un peu plus la compétitivité française. Du coup, il pourrait être envisagé de créer une sorte de cotisation régulière sur les revenus de la plupart des citoyens ( en espérant que le financement sera public pour bénéficier à tous ). De toute manière, des solutions doive,t être rapidement trouvées pour de nombreuses raisons. D’abord en général les EHPAD manquent cruellement d’habitude de place. Comme déjà indiqué, ils sont  financièrement sont inaccessibles à certains et pèsent aussi sur les finances locales. Compte tenu de la démographie, il conviendra d’en multiplier le nombre, par ailleurs l’amélioration des conditions du personnel va peser aussi sur les coûts. Tout ne se résume pas aux EHPAD même s’il faudra en augmenter de façon substantielle le nombre. Il y a aussi la solution des foyers logements pour les personnes qui disposent d’assez de mobilité et d’indépendance. Il y a la masse des personnes qui peuvent demeurer à domicile sous réserve de bénéficier des services d’accompagnement indispensables. De ce point de vue la revalorisation du personnel de soins et d’assistance de vie est également incontournable. Ces services doit pouvoir être également accessibles aux bénéficiaires.

Internet : en hausse de 30 %

 Internet : en hausse de 30 %

Fort logiquement Internet a été très sollicité pendant la période de confinement. Une des premières raisons et le fait des difficultés de diffusion de la presse écrite. L’autre élément qui a pesé est le souhait des internautes d’obtenir le plus rapidement possible des informations sur la situation sanitaire. Le trafic sur internet, dopé par le streaming vidéo et les jeux, a augmenté de 30 % en France pendant le confinement, selon l’étude du spécialiste américain des réseaux Netscout. Cette progression par rapport à 2019 se situe dans la moyenne des pays européens. L’audience d’Internet a profité aux jeux et aux vidéos mais aussi aux sites d’information. Les grands titres en ont profité notamment France Info mais aussi nombre de sites plus modestes plus spécialisés et où dans l’objet est de décrypter un discours officiel un peu trop policé et discutable.

 

Relance BTP: la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

Relance BTP:  la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

 

 

 

Depuis des années, l’état de nos infrastructures routières dites secondaires ( comme l’ensemble des services publics)ne cesse de se dégrader faute d’entretien. Heureusement , le pays n’a pas connu de longues périodes de  fort dégel  depuis longtemps sinon nombre de routes secondaires se serait transformées en des sortes de pistes africaines. Dans les zones peu densifiées , la situation est catastrophique. Les bords de chaussée sur les routes secondaires sont dans un état de désagrégation avancée, les nids de poule succèdent aux nids de poule sans parler parfois d’herbes qui poussent même au milieu de la route. Témoin de la détérioration des infrastructures, l’usure prématurée notamment  des amortisseurs et des  pneus constatés par les garages.  Les territoires particulièrement concernées  constituent  des zones  largement abandonnées sur le plan économique et les services s’y font de plus en plus rare. Le seul moyen de transport pouvant être utilisé est l’automobile ou les deux-roues.

La détérioration de l’état des routes participe de la désertification de ces territoires. On sait que Bercy n’aime pas les ressources affectées.  Pourtant; il serait urgent de créer un fonds de réhabilitation routière pour une période déterminée, le temps de remettre à niveau l’état des routes. La fiscalité routière génère de l’ordre de 40 milliards de recettes annuelles pour 13 milliards de dépenses ( investissement et fonctionnement). Certes ces ressources d’origine routière ne sauraient être affectées en totalité à la route car nombre de secteurs d’activité du domaine régalien ne génèrent aucune ressource. Il faut cependant noter qu’en outre les dépenses ont diminué de l’ordre de 30 % alors  que les recettes, elles,  ont augmenté . Dans le détail, on constate que sur la période 2013-2018 les administrations locales ont vu leurs dépenses routières  diminuer de 5 %. Cette baisse est due notamment à la réduction des dépenses des départements -2,6 % et des communes et EPCI -6,3 %.

Ces réductions de dépenses pour la route sont évidemment liées à la pression à la baisse des recettes générales des collectivités. La colère des gilets jaunes est largement alimentée par la désertification économique autant que par la dégradation des services publics dont les routes constituent un élément important pour la mobilité des populations en cause. Il y a aujourd’hui urgence à réclamer un dispositif d’affectation temporaire de ressources aux dires mêmes de la ministre de l’environnement chargé aussi des transports; Une taxe additionnelle de 1cme  par litre de carburant rapporterait  de l’ordre de 500 millions par an, de quoi engager  un processus de remise en état. Notons que la France a été fortement  dégradée ces dernières années dans la classement mondial des infrastructures de transport. En  qui concerne les réseaux locaux seulement la moitié sont considérés dans un état satisfaisant.

Il convient aussi d’attirer l’ attention sur le délabrement total du réseau cuivre téléphonique complètement abandonné par Orange. Or il est clair que dans les zones peu denses, le câble n’est pas prêt de suppléer le réseau classique. Compte tenu du coût,  de nombreuses zones ne seront jamais desservies par le câble ( on utiliserait en fin de réseau le vieux réseau cuivre déjà délabré!). De la même manière que la technologie 5 G n’est pas prête d’assurer une éventuelle suppléance;  c’est tout juste si la 3G et la 4G sont opérationnelles dans certaines régions éloignées. Les équipements évoqués participent de la désertification des territoires et renforcent  ainsi les inégalités territoriales.  le contexte des élections municipales pourraient être favorable au rappel de cette problématique.  

 

Taux d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Taux  d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Autour de 4 % le taux d’infection de la population en France. Estimation  d’ailleurs assez approximative  compte tenu de l’ampleur des asymptomatiques. Les  échantillons de personnes testées manque encore de représentativité. Il conviendrait de tester beaucoup plus massivement pour affiner le taux d’infection dont certains affirment qu’il se situe à 3% autres à 10%.

Dans les zones les plus touchées, officiellement moins de 10% de la population a été infectée par le nouveau coronavirus, soit  en Île-de-France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées en France, selon une étude publiée qui estime à 4,4% le chiffre au niveau national. Fin avril, l’Institut Pasteur avait publié les premières estimations de la contamination de la population française, prévoyant que 5,7% (marge d’incertitude entre 3 et 10%), soit 3,7 millions de personnes, auraient été contaminés au 11 mai.

Dans les résultats actualisés de cette modélisation, publiés mercredi dans la revue Science, le pourcentage est revu un peu à la baisse, à 4,4% (avec une marge d’incertitude entre 2,8 à 7,2), soit 2,8 millions de personnes au 11 mai. «Ce sont surtout les intervalles d’incertitude qui comptent: on était entre 3 et 10%, on est aujourd’hui entre 3 et 7%. Sur un plan purement épidémiologique cette variation ne change rien, on reste dans le même ordre de grandeur», a expliqué à l’AFP Simon Cauchemez, de l’Institut Pasteur.

Les chercheurs se sont penchés également sur la situation des deux régions les plus touchées par l’épidémie. Selon leurs estimations, 9,9% (marge de 6,6 à 15,7%) des habitants d’Ile-de-France auraient été contaminés au 11 mai et 9,1% (marge 6,0 à 14,6%) dans le Grand Est.

Dans tous les cas, le chiffre est très loin d’un niveau suffisant pour atteindre une immunité collective permettant d’éviter une deuxième vague sans mesures de contrôle de l’épidémie. «Il faudrait qu’environ 65% de la population soit immunisée pour que l’épidémie soit contrôlée par l’immunité seule», écrivent les auteurs. Par ailleurs ce concept d’immunité collective demeure encore très contestes dans la mesure notamment où on essaie pas si les anticorps protègent totalement et combien de temps

 

La faible part de population infectée est due au confinement lui-même, relève l’étude, selon laquelle le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 2,9 au niveau national avant le confinement à 0,67 à la fin.

L’étude estime d’autre part que 3,6% des personnes infectées ont été hospitalisées et 0,7% sont mortes avec des écarts très importants selon les âges (de 0,001% pour les moins de 20 ans à 10,1% pour les plus de 80 ans).

 

«Temps de travail: un effort de guerre collectif». (Viviane Chaine-Ribeiro)

«Temps de travail: un effort de guerre collectif». (Viviane Chaine-Ribeiro)

Pour l’ancienne présidente du Syntec, la question du temps de travail peut être reposée ( tribune dans l ‘Opinion) Notons cependant que la législation permet maintenant de trouver des accords de branche et  pour s’adapter en fonction des réalités locales et sectorielles.

Viviane Chaine-Ribeiro.

 

« Sans parler de l’attitude irresponsable de la CGT, mais pour répondre à la réaction des syndicats y compris la CFDT réformiste, il va bien falloir parler du temps de travail. Et ce, à plusieurs titres.

Il n’est pas question du monde d’avant, ni du monde d’après. Il n’est pas question d’une affirmation du président du Medef. Il n’est pas question d’exploitation ou de faire porter l’effort de la reprise uniquement sur « les travailleurs » – et d’ailleurs lesquels ? Travailleurs non salariés (TNS), les indépendants, artisans, commerçants… ne sont pas défendus par ces mêmes organisations syndicales.

Bref, il n’est pas question du « libéralisme qui vaincra ». Ce n’est pas une guerre d’idéologie, ce sera une bataille pour retrouver une économie qui tourne, qui crée de la richesse et donc de l’emploi et du pouvoir d’achat, qui s’adapte à un environnement hostile et qui relance aussi bien l’offre que la demande. Tout ceci ne peut pas venir uniquement de soutiens publics et de mises sous perfusion des secteurs économiques. Tout le monde doit prendre sa part et pas seulement pour le bien du capitalisme, mais exactement comme le masque vous protège mais protège aussi les autres : les secteurs qui vont pousser vont aider les autres secteurs et donc les autres travailleurs à avancer.

Automobile : baisse de 76 % des ventes en avril

Automobile : baisse de 76 % des ventes en avril

 

Même dans les pays où le des confinements a commencé déjà depuis un certain temps, les commandes automobiles ne reprennent pas. Certes progressivement les immatriculations devraient augmenter à partir de mai juin. Ceci étant  l’année 2020 devrait être catastrophique avec une baisse qui pourrait atteindre de l’ordre de 20 %. L’agence de notation Moody’s prévoit d’ores et déjà une baisse moyenne pour l’année de près de 15 %. En cause évidemment le Coronavirus, mais surtout les incertitudes relatives aux dispositions environnementales actuelles et futures sans parler des interrogations sur le type de véhicule le plus pertinent et le plus durable.

Au total, il s’est vendu en avril 270 682 voitures en Europe contre 1,143 million l’an passé ce qui représente une chute de 76,3 %. L’Italie et l’Espagne ont le plus souffert avec des baisses respectives de 97,6 % et de 96,5 %. La France a accusé un recul de 88,8 %. Les constructeurs français bien implantés dans les pays du Sud, les plus touchés par l’épidémie, voient leurs ventes chuter plus sévèrement que leurs concurrents allemands: PSA accuse une baisse de 81,2 % et le groupe Renault de 79 %. De son côté, Fiat Chrysler touche le fond avec une baisse de 87,7 % des immatriculations sous ses marques (Fiat, Jeep, Lancia, Chrysler, Alfa Romeo…).

 

 

Electricité : reprise progressive de la consommation

Electricité : reprise progressive de la consommation

 

La consommation d’électricité pendant la semaine du 11 mai a été en moyenne 9% inférieure à celle habituellement constatée à cette période de l’année en France (hors week-end) alors que la baisse avait atteint jusqu’à 20% au plus fort de la crise, a précisé dans un communiqué RTE, filiale d’EDF, de la Caisse des Dépôts et de CNP assurances.

La reprise s’observe particulièrement dans le secteur de l’industrie manufacturière, avec une baisse de 25% au plus fort de la crise et un niveau aujourd’hui quasiment comparable à la situation précédant la mise en place des mesures de confinement.

La consommation d’électricité dans le secteur des transports a en outre augmenté de plus de 25% entre la dernière semaine de confinement et la première semaine de levée partielle des restrictions.

L’écart dans ce secteur par rapport à la semaine précédant la mise en place des mesures de confinement est désormais de l’ordre de 34% contre 57% au plus fort de la crise, a détaillé RTE.

Renault: fermeture de plusieurs usines ?

Renault: fermeture de plusieurs usines ?

 

On sait que Renault va profiter d’un énorme soutien financier de l’ordre de 5 milliards de la part de l’État. Une aide indispensable pour  sauver une entreprise dont la situation était déjà délicate avant l’apparition du Corona virus. L’entreprise Renault n’est pas la seule société à affronter des difficultés. Le contexte général du secteur automobile est caractérisé par une baisse tendancielle des commandes et surtout de nombreuses inquiétudes des acheteurs potentiels quant au véhicule le plus pertinent à acheter compte tenu des normes d’une part et des évolutions technologiques d’autre part.

Parallèlement à l’opération de sauvetage financier de Renault, la société va fermer et où réduire l’activité de plusieurs sites. La question est de savoir où et comment car les choix ne sont pas encore définitifs. D’une façon générale l’ensemble du secteur automobile mondial pourrait voir ses effectifs fondre de 10 % en moyenne, ce qu’a annoncé par exemple Ford.

Renault, lui,  envisage en effet de fermer trois sites en France dans le cadre de son plan d’économies, dont l’usine d’assemblage de Dieppe (Seine-Maritime), et d’arrêter la production de véhicules à Flins (Yvelines), rapporte le journal Les Echos dans son édition de mercredi.

Le groupe au losange doit présenter fin mai un plan de réductions de coûts drastiques de deux milliards d’euros sur trois ans après avoir accusé l’an dernier sa première perte nette en dix ans.

“Les réflexions sur la restructuration de Renault sont entrées dans la dernière ligne droite. Et plusieurs sites français sont clairement sur la sellette”, écrit le quotidien économique.

Selon les informations des Echos, les petits sites de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et des Fonderies de Bretagne à Caudan (Morbihan), devraient être fermés, tout comme l’usine de Dieppe (Seine-Maritime), site emblématique de l’Alpine, “dans un horizon assez proche”.

Les effectifs de Choisy (rénovation moteurs), Caudan et Dieppe représentent dans chaque cas plusieurs centaines de personnes.

Le journal ajoute que le site de Flins (Yvelines), qui produit la Zoé électrique et emploie 2.600 personnes, pourrait quant à lui cesser de produire des véhicules d’ici quelques années et se voir confier d’autres activités, comme celles qui serait transférées depuis Choisy.

Interrogation quant à la réalité du vaccin de Moderna

Interrogation quant à la réalité du vaccin de Moderna

 

Comme nous l’indiquions hier, il est fortement souhaitable qu’un vaccin soit le plus rapidement disponible. La société Moderna, industrie pharmaceutique américaine a annoncé sans doute un peu prématurément la sortie possible de ce vaccin. Il se confirme qu’au-delà de la concurrence sur le terrain de la recherche se déroule une lutte entre les différentes sociétés pour recueillir le maximum de fonds notamment publics,  en profiter aussi pour revaloriser la valeur de leurs actions. Des interrogations demeurent toujours sur la possibilité de sortir rapidement un vaccin. Certains avancent la date de fin 2020, d’autres de 2021 et l’OMS indiquent même que les recherches pourraient ne pas aboutir avant très longtemps. La publication médicale STAT News a publié mardi un article questionnant la validité des résultats présentés lundi par le laboratoire Moderna au sujet de ses essais sur un vaccin contre le coronavirus. L’annonce de ces résultats avait suscité l’optimisme lundi et porté Wall Street mais le titre Moderna a plongé de plus de 10% mardi après l’article de STAT News.

“Le marché est bien plus friand d’informations dans le domaine de la santé qu’il ne l’est d’indicateurs économiques”, a dit Art Hogan, responsable de la stratégie de marché chez National Securities. “Nous intégrons progressivement le fait que le deuxième trimestre sera significativement en baisse – le taux de croissance du PIB, les bénéfices, les indicateurs économiques – mais ce que nous ne savons pas et ce qui orientera les marchés, c’est s’il y aura de plus en plus de bonnes nouvelles sur le front sanitaire.”

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