Archive pour le Tag 'de nouveau'

Prix du gaz : de nouveau à la hausse

Prix du gaz : de nouveau à la hausse

 

Il y a les hausses réglementaires mais aussi le contexte géopolitique qui risque de faire déraper les prix du gaz. Après une baisse ininterrompue depuis le début de l’année – à hauteur de 6,7 % entre le 1er janvier et le 1er septembre -, les prix du gaz repartent à la hausse. Les tarifs réglementés de GDF Suez devraient augmenter de 3,9 % le 1er octobre prochain. Quelque 7,9 millions de foyers sont concernés par cette majoration qui intervient au début de la «saison de chauffe», comme c’est le cas assez traditionnellement. De la même manière, entre l’amorce du printemps et la fin de l’année, les tarifs réglementés s’inscrivent le plus souvent à la baisse. Dans un communiqué publié mardi soir, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a averti que «la remontée des prix du gaz à l’approche de l’hiver conjuguée aux risques potentiels liés à la crise russo-ukrainienne occasionnait une hausse significative du niveau des prix de marché du gaz anticipés par les acteurs pour les mois à venir». Saisi par GDF Suez pour toutes les demandes de révision tarifaire – à la hausse comme à la baisse -, le gendarme de l’énergie vérifie que ces propositions sont bien conformes à l’application de la formule qui permet de définir le niveau des tarifs réglementés de vente. Il s’appuie étroitement sur les textes, étant entendu que la loi stipule que les coûts d’approvisionnement de GDF Suez doivent être intégralement répercutés auprès du consommateur. Au mois de juillet dernier, à la demande des pouvoirs publics, la formule de calcul des prix du gaz a été une nouvelle fois revue. Désormais, les prix de marché entrent à hauteur de 60 % dans le mode de fixation des tarifs -contre 45 % auparavant-, le reste relevant de l’indexation sur les cours du pétrole. Or, depuis quelques semaines, les prix de marché sont orientés à la hausse. Force est de constater que depuis plusieurs mois et le système de révision mensuelle des prix -destiné à mieux lisser les variations éventuelles-, le dossier s’est largement dépolitisé. Reste à savoir si ce calme va perdurer malgré l’augmentation qui s’annonce.

 

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Hormis l’annonce de la reforme administrative (mais  qui n’interviendra pas avant 2017 et 2021,   si le PS possède encore une majorité), pas grand-chose de nouveau chez Valls.  Juste une analyse plus lucide de la situation économique et sociale, une tonalité plus volontariste mais toujours le grand flou sur les financements. Bref la poursuite de la politique de Hollande. Déjà il faudrait trouver le bon adjectif : «  vallsiste  », «  vallsien  » ? Il n’existe pas encore. Son prédécesseur n’en avait pas… ça aurait pu être «  ayraultique  ».  Alors oui, il y a un style. Le résultat du vote de confiance – 306 voix – a validé une prestation très énergique, une fougue qui a dépoussiéré la trop grande tranquillité d’un Jean-Marc Ayrault qui s’était heurté à l’impatience des Français.  Le langage vérité du Premier ministre, son portrait d’une France qui souffre, son coup de pouce de 500 euros annuels pour les smicards, ses promesses de baisses de charges, d’allègements de dépenses publiques, de suppression du millefeuille territorial, son habileté à satisfaire chacune des composantes de la majorité lui ont permis de franchir l’obstacle. Même si personne ne sait, le jour d’après, comment sera financé le programme présidentiel. Mais Manuel Valls a fait preuve d’une belle énergie. C’est déjà ça. Demander à des parlementaires de tous bords, dont certains avaient le smartphone à la main dans l’hémicycle : « Que pensez-vous du discours que vous êtes en train d’écouter ? » Première réponse, celle de  Jean-Jacques Urvoas, membre de la garde rapprochée : « la confiance dans l’audace, l’efficacité dans la lisibilité de l’action, la vérité de l’engagement« . Bon, le patron de  la commission des lois est fan. Tout comme le député socialiste de Paris Jean-Marie le Guen, qui a vu « un Premier ministre engagé, républicain et patriote, empreint de gravité et d’émotion« . Noël Mamère, chez les écologistes, est plus sévère. Message bref : « c’est de la com« .  Les Verts demandent à voir, notamment sur le respect des engagements en matière de transition énergétique. L’opposition, elle aussi, s’est montrée critique, sans surprise. Jean-Christophe Lagarde a trouvé Manuel Valls «  autoritaire, cassant, trop pressé. Reste que ce type est doué« , a admis le député centriste. Et pour l’UMP Valérie Pécresse : « techno sur l’économie, fier sur le régalien« . Jean-Luc Mélenchon ne croit pas si bien dire : c’est vrai qu’il y avait quelques similitudes avec le Nicolas Sarkozy revendiquant jadis ses racines de «  petit Français au sang mêlé  », quand Manuel Valls a rappelé son origine espagnole et dit sa fierté d’être français… lui qui a convoqué, comme l’ancien président, Mendès-France, Jaurès ou De Gaulle, y ajoutant Clémenceau.  De son oral, nous retiendrons la passion, la flamme. Mais nous ne savons toujours pas comment seront financés les 50 milliards d’économies promis par le chef de l’Etat, une paille dans le grain. Réponse avant la fin du mois. L’heure de vérité approche.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol