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Sortie de l’euro : un coût de 200 milliards !

Sortie de l’euro : un coût de   200 milliards !

Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat  des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 200 milliards pour la France. D’après l’institut Montaigne.  Selon l’Institut Montaigne, en cas de sortie de la zone euro, le PIB de la France reculerait de 2,3% au bout d’un an et même de 9% à long terme, soit d’ici 15 ans. Ce qui équivaut à une perte d’activité de 180 milliards d’euros à cet horizon. «Le nombre d’emplois détruits par cette mesure atteindrait plusieurs dizaines de milliers dès la première année, et pourrait largement dépasser un demi-million à long terme», explique aussi l’Institut Montaigne. Il s’agit du scénario médian du think tank, qui élabore deux autres hypothèses: un scénario «favorable» (perte de PIB de 0,6% au bout d’un an et de 4% à long terme) et un scénario «défavorable» (-3,2% au bout d’un an et -13% à long terme). Philippe Murer, conseiller économique de Marine Le Pen, estime que «cette étude est complètement vide». «Je ne comprends pas d’où sortent ces chiffres», poursuit-il. Il cite une étude – en date de 2013 – qu’il a réalisée avec l’économiste Jacques Sapir: «En cas de sortie de l’euro, nous avions prévu 3% de croissance pendant deux ans et 800 000 créations d’emplois». Le chiffrage de l’Institut Montaigne s’appuie sur l’enchaînement qui découlerait d’une sortie de l’euro. «En cas de sortie de l’euro, il y aura une dépréciation mécanique du franc de 15 à 20%», estime Charles Nicolas, directeur adjoint de l’Institut Montaigne, citant l’exemple de la livre britannique qui a perdu environ 10% de sa valeur depuis le vote du Brexit. «Marine Le Pen dit que le nouveau franc sera dévalué mais dans le même temps, elle dit aussi que 1 franc sera égal à 1 euro», poursuit-il, pointant les incohérences de la présidente du Front National. Un argument que réfute le Front National. «Le franc ne sera pas dévalué brutalement et cette dévaluation va permettre de stimuler nos exportations, notamment dans l’automobile», estime ainsi Philippe Murer. «La France a une balance commerciale négative: avoir une monnaie au juste prix permettra d’équilibrer notre balance commerciale», poursuit-il, misant sur la fin de la zone euro et le retour aux monnaies nationales. Autre effet de la dévaluation du franc: la défiance des investisseurs, estime l’Institut Montaigne, qui craint une fuite des capitaux. Cette défiance pourrait se traduire, dans la foulée, par une hausse mécanique des taux d’intérêt.

 

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La guerre des monnaies sur le dos de l’euro.

La guerre des monnaies sur le dos de l’euro.

 

Ces deux dernières semaines, le yen a fortement reculé vis à vis du dollar et de l’euro. Mario Draghi en a profité pour préciser la doctrine traditionnelle de la BCE: «Le taux de change est important pour la stabilité des prix, mais ce n’est pas un objectif de notre politique», a-t-il insisté. Autrement dit la BCE n’entend pas s’engager dans la bagarre. Cette mise au point est d’autant plus significative qu’au même moment les Européens sont en train de se mettre d’accord sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroupe. Le passage de relais au Néerlandais Jeroen Dissselbloem signifie qu’il n’y aura aucun changement dans la répartition des rôles dans la gestion du taux de change de l’euro. Contrairement aux États-Unis et au Japon, qui confient la responsabilité des changes au gouvernement, l’Euroland a dès le départ laissé ce rôle au président de la BCE. «Monsieur Euro c’est moi!», avait déclaré d’emblée Wim Duisemberg, le premier président néerlandais de la BCE. Depuis lors, l’Eurogroupe n’a jamais voulu reprendre ce pouvoir, contrairement aux souhaits exprimés en France, où le pouvoir politique n’a cessé de se plaindre de la surévaluation manifeste de l’euro. En tout cas du point de vue des exportateurs français. La prise de position de Mario Draghi, plus allemand que jamais, ne saurait pourtant être considérée comme une surprise. «La politique de change du Japon sera-t-elle sans réponse? Du côté européen, oui. Mais sans doute pas du côté de la Fed, car les Américains comptent sur leurs exportations pour soutenir leur croissance», analyse Eric Chaney, le chef économiste d’AXA Group.

 




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