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Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

 

Après les manifestations montres contre la misère, la présidente tente de reprendre la main. Pour autant, elle ne remet pas en cause les milliards dilapidés pour l’organisation de la coupe du monde de foot ; Du pain, non mais des jeux, oui. !  La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a promis vendredi d’entamer un dialogue avec le mouvement de contestation qui ébranle le pays depuis huit jours, et a annoncé des réformes pour améliorer la qualité des services publics. Dans une allocution diffusée à la télévision, elle a condamné les violences qui ont éclaté la nuit précédente et défendu l’organisation de la Coupe du monde, rappelant que le football et le sport étaient des symboles de paix et du bien vivre ensemble. « Nous ne pouvons pas vivre avec cette violence qui déshonore le Brésil », a-t-elle estimé. « Toutes les institutions et les forces de sécurité publique doivent empêcher, dans les limites de la loi, toute forme de violence et de vandalisme », a-t-elle ajouté d’une voix calme mais ferme. Ce discours intervient au lendemain de manifestations qui ont rassemblé un million de personnes dans une centaine de villes et ont dégénéré dans la nuit en violences et en actes de vandalisme. On a pu voir de jeunes gens masqués piller des magasins et incendier et saccager des bâtiments dont le ministère des Affaires étrangères à Brasilia, dont des fenêtres ont été brisées. Les médias brésiliens ont fait état de deux morts. Concernant les réformes réclamées par les manifestants, Dilma Rousseff a annoncé un plan national pour la mobilité urbaine qui fera des transports publics une priorité. Les recettes tirées de l’exploitation du pétrole seront par ailleurs entièrement consacrées à l’éducation. Sur le plan de la santé, la présidente a annoncé que des milliers de médecins seraient appelés de l’étranger pour améliorer le système national de santé publique. Ses propositions ne sont pas nouvelles et avaient déjà rencontré une certaine résistance au parlement. L’ancienne opposante de gauche à la dictature militaire dans les années 1960 et 1970 a également salué l’esprit démocratique d’une majorité des manifestants. Elle a assuré qu’elle avait « l’obligation d’écouter la voix de la rue et de dialoguer avec tous les segments de la société », sans préciser quelle forme prendrait ce dialogue. Elle a reconnu avoir besoin « de la contribution (des manifestants pacifiques), de leur réflexion et expériences, de leur énergie et de leur créativité pour avancer vers l’avenir ». « Les manifestations montrent la vigueur de la démocratie brésilienne mais si un pays laisse la violence le dérouter, il perdra une occasion historique », a-t-elle néanmoins ajouté. Sur le plan des institutions, la présidente souhaite insuffler un vent de renouveau au système politique et trouver « des mécanismes qui rendront nos institutions plus transparentes, plus résistantes ». Le mouvement de contestation est parti le 13 juin d’une petite manifestation violemment réprimée par la police contre la hausse des tarifs des transports publics à Sao Paulo. Face à cette répression, la contestation a brusquement pris de l’ampleur et s’est dirigée pêle-mêle contre le coût de la vie, la corruption et les milliards de dollars dépensés pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014 au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Après son discours, le mot clé #calabocadilma, « Tais-toi Dilma » en brésilien, s’est répandu sur Twitter accompagné de cinglantes critiques du gouvernement. Vendredi, de nouvelles manifestations ont eu lieu, mais la mobilisation était sans commune mesure avec celle de jeudi. L’une d’entre elle a néanmoins bloqué pendant plusieurs heures la plupart des voyageurs à l’aéroport de Sao Paulo, capitale économique et plus grande ville du pays. Les dernières violences ont suscité de vives condamnations sur les chaînes de télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux. Le Mouvement Libre Passage a annoncé qu’il cessait pour le moment d’organiser de nouveaux rassemblements, après des accrochages jeudi entre contestataires ne partageant ni les mêmes objectifs ni les mêmes opinions politiques. Tout comme le mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis, le groupe militant brésilien ne s’en prend pas à un dirigeant politique en particulier et la présidente reste relativement populaire.

 

Retraites- Hollande : enterrement de la réforme du public

Retraites- Hollande : enterrement de la réforme du public

Hollande l’avait déjà annoncé dimanche sur M6 en indiquant qu’une  reforme de retraites du public avait déjà eu lieu (vrai et faux à la fois) mais la dialectique énarchique n’a pas été comprises par les médias ; il l’a donc confirmé lors de la conférence sociale. En fait il veut limiter l’inévitable secousse sociale de la rentrée. Ouvrir un nouveau front dans la bataille de l’emploi tout en refermant les portes dangereusement ouvertes sur les retraites, c’est ce à quoi s’est attelé François Hollande lors du coup d’envoi jeudi de la deuxième grande conférence sociale. Sur les retraites, le président a confirmé ce qu’il avait déjà dit dimanche soir sur M6. «La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre», a-t-il martelé, excluant tout nouveau report de l’âge légal de départ au-delà de 62 ans. Tout en réaffirmant sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation, le chef de l’État a également verrouillé la porte d’un rapprochement des modes de calcul des pensions du public et du privé. Au motif que, malgré une différence à l’avantage des fonctionnaires et des salariés des régimes spéciaux (une pension calculée sur les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires et non sur les 25 meilleures années), les taux de remplacement sont «identiques». Mieux, l’évolution de ce ratio (pension rapportée au dernier salaire) serait «défavorable depuis plusieurs années» aux agents de l’État. Un enterrement de première classe qui n’a pas échappé aux syndicats. «Si cela est vraiment confirmé, nous nous en réjouirons», a réagi Jean-Claude Mailly, le patron de FO. Outre de calmer le jeu sur les retraites, l’objectif du chef de l’État était aussi de montrer «la mobilisation» gouvernementale pour lutter contre le chômage. Notamment en déclarant la guerre aux emplois non pourvus. «Chaque année, entre 200.000 et 300.000 recrutements engagés sont abandonnés en cours de route faute de candidat qualifié, s’est plaint François Hollande. Il faut donc former rapidement et massivement les demandeurs d’emploi pour qu’ils répondent à ces offres non pourvues». Le président reprend ici une idée déjà évoquée dimanche sur M6: pourvoir «par tous les moyens» 100.000 postes vacants «à très court terme».

 

Croissance : baisse de la consommation en 2013 (INSEE)

Croissance : baisse de la consommation en 2013 (INSEE)

Pas d secret pour la consommation, la hausse de fiscalité (et l’inflation masquée) font tomber le moteur de la croissance dans le rouge en 2013. Grâce à un rebond de la demande extérieure, les exportations seraient le principal moteur de l’économie française cette année, et contribueraient à une stabilisation de l’activité dans le secteur manufacturier. La demande intérieure serait quant à elle légèrement négative, avec une consommation des ménages en baisse de 0,1% sur l’ensemble de l’année (après -0,4% en 2012) et un taux d’épargne en hausse. Le pouvoir d’achat des ménages se stabiliserait cette année (+0,2%) après une baisse exceptionnelle de 0,9% l’an dernier. Un rebond lié à un net ralentissement de l’inflation, l’indice des prix étant attendu en hausse de 0,9% cette année après 2,0% en 2012, et à un ralentissement des prélèvements obligatoires lié à la faiblesse des revenus en 2012 et 2013. Le taux d’épargne augmenterait à 15,9% du revenu disponible contre 15,6% en 2012, les ménages adaptant leurs dépenses au recul de leur pouvoir d’achat l’an dernier et augmentant leur épargne de précaution face à la hausse du chômage. Le recul de l’investissement des entreprises constaté depuis fin 2011 se poursuivrait cette année, avec une baisse de 0,4% au deuxième trimestre, de 0,6% au troisième et de 0,1% au quatrième, portant à -2,4% sur l’ensemble de l’année l’évolution des investissement des entreprises non financières. L’investissement des ménages reculerait quant à lui de 3,9% sur l’ensemble de l’année, après -0,4% en 2012.

 

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

 

Il n’y aura pas de miracle, la France sera en récession en 2013, en cause surtout l’environnement mondial dépressif, le tassement des investissements mais surtout a baisse  de la consommation. L’économie française devrait se contracter de 0,1% cette année et le chômage poursuivre sa hausse mais sur un rythme ralenti par la multiplication des contrats aidés, estime l’Insee. Dans une note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l’institut de la statistique prévoit que le produit intérieur brut augmentera de 0,2% au deuxième trimestre, stagnera au troisième et progressera de 0,1% au quatrième. Le gouvernement table quant à lui sur une hausse de 0,1% du PIB cette année, après une croissance nulle l’an dernier. Après le recul de 0,2% du PIB constaté au premier trimestre, « pour la suite de l’année 2013, la timide éclaircie viendrait de l’extérieur », déclare le chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee, Jean-François Ouvrard. « Nous prévoyons que la demande adressée à la France se redresse nettement dès le deuxième trimestre et, côté production, on a également des signes favorables dans le secteur manufacturier », ajoute-t-il, en soulignant cependant que « l’éclaircie resterait timide, notamment parce que la demande intérieure n’aurait pas d’élan. »

Hollande : plus d’inversion de la courbe du chômage

Hollande : plus d’inversion de la courbe du chômage

 

« Le chômage va continuer à progresser jusqu’à la fin de l’année » déclaration de Hollande à la conférence sociale ; un aveu qui contredit sin affirmation d’inversion du chômage.  Pas du tout dit-il l’augmentation du chômage c’est la réalité, l’inversion c’est son engagement !! Belle dialectique et belle hypocrisie  pour masquer son échec sur ce plan.  Le chef de l’Etat a réaffirmé qu’il entendait inverser «durablement» la courbe du chômage à la fin de l’année et redit sa certitude d’y parvenir, tout en admettant que le nombre de sans emploi continuerait à augmenter en France d’ici là. «Le chômage (…) va continuer hélas encore à progresser jusqu’à la fin de l’année. Je n’ai jamais caché cette réalité. Quand il n’y a pas de croissance, il n’y a pas de créations suffisantes d’emplois». «Mais j’ai aussi affirmé un engagement : inverser durablement la courbe du chômage, pas un mois, pas deux mois, durablement (…) à la fin de l’année. Je veux ici réaffirmer ma volonté mais aussi redire ma conviction», a-t-il ajouté. A l’appui de cette conviction, François Hollande a évoqué des «signes de reprise économique en France et en Europe».

 

Immobilier-Hollande : baisse de la TVA pour les logements « intermédiaires »

Immobilier-Hollande : baisse de la TVA pour les logements « intermédiaires »

Hausse des impôts, baisse des impôts, la valse hésitations du gouvernement continue ; cette fois pour l’immobilier, une baisse de la TVA . Mais seulement pour les logements « intermédiaires », encore un concept flou d’une gauche riche en sémantique mais pauvre en réflexion économique. Alors que les constructions de logements peinent à décoller, le gouvernement s’active afin de trouver des solutions. L’une d’elles pourrait être une baisse de la TVA, préconisée notamment par Jean-Louis Borloo et les professionnels du bâtiment.   En visite à la manifestation « 24 heures du bâtiment », vendredi 14 juin, François Hollande a -en partie- accédé à leur demande.  Le chef de l’Etat a en effet annoncé une baisse de la TVA appliquée sur l’investissement institutionnel dans les logements intermédiaires. Son taux devrait ainsi passer de 19,6% à 10%, dans l’espoir de relancer la construction de ce type d’habitations.  Les logements intermédiaires sont destinés à couvrir le segment de marché entre les HLM et le parc privé, qualifié aujourd’hui de « chaînon manquant » de l’offre locative, pour répondre aux besoins des ménages. « Le logement intermédiaire n’est pas le plus rentable alors que c’est celui qui correspond à une vraie demande du marché », a expliqué le président de la République au Palais des sports à Paris, en présence de la ministre du Logement, Cécile Duflot. Cette mesure pourrait se traduire par la construction de 30.000 à 40.000 logements supplémentaires par an, a estimé Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), après le discours de François Hollande.

 

G8 : les limites de la lutte contre l’évasion fiscale

G8 : les limites de la lutte contre l’évasion fiscale

Des géants mondiaux comme Starbucks, Apple ou Amazon ont été vilipendés ces derniers mois pour avoir, sans forcément enfreindre la loi, réduit considérablement les impôts qu’ils paient en Europe ou aux Etats-Unis, ce qui a conduit le Premier ministre britannique, David Cameron, à inscrire le sujet à l’ordre du jour de la réunion du G8 qu’il présidera lundi et mardi. Le dossier sera également évoqué lors du sommet du G20 début septembre à Moscou et l’OCDE aura entretemps présenté ses propositions en la matière. Mais les responsables politiques ne s’attendent pas à des progrès rapides. L’Europe est en effet divisée entre les petits pays fiscalement accueillants, comme le Luxembourg et l’Irlande, qui résistent au changement, et des Etats tels que la Grande-Bretagne ou l’Allemagne, qui craignent de voir un durcissement brutal de la politique fiscale nuire à leur attractivité. De prime abord, le chemin de la réforme semble clairement tracé: « Quand on n’apprécie pas certains comportements mais qu’ils sont légaux, il faut changer la loi », a déclaré Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE, à la Chambre des Lords britannique cette semaine. De son côté, le commissaire européen chargé de la fiscalité, Algirdas Semeta, se félicite de voir les politiques faire enfin du dossier une priorité de leur action. « Les Etats membres doivent maintenant prendre le relais, pour prouver qu’ils sont aussi déterminés qu’ils l’affirment à mettre fin à l’évitement fiscal », dit-il. Mais il reconnaît que les progrès tangibles sont pour l’instant ténus. Sa proposition d’une « assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés » (ACCIS) reste ainsi à l’état de projet car plusieurs pays, dont l’Irlande, y voient le prélude à un taux unique d’imposition des bénéfices dans l’Union.  

 

Libre-échange UE-Etats-Unis : pas d’accord de la France

Libre-échange UE-Etats-Unis : pas d’accord de la France

 

A la veille d’une réunion des ministres du Commerce extérieur de l’UE où les Etats membres doivent décider s’ils accordent ou non un mandat à la Commission pour négocier un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a annoncé que la France devrait s’y opposer dans une interview à Libération daté de jeudi. « La France ne donnera pas mandat à la Commission si celle-ci persiste à mettre la culture dans le champ de la négociation », a prévenu la ministre qui « considère que, sur ce point, la Commission fait une erreur tactique. Elle prétend en effet que si l’on arrive avec cette exception, les Américains viendront avec les leurs ».   »Si on n’exclut pas, d’entrée de jeu, la culture, il y a un risque que les services culturels deviennent l’otage de la Commission, une monnaie d’échange. Or l’exception culturelle ne se négocie pas », a-t-elle poursuivi. Mme Bricq a reconnu que la Commission pourrait passer en force malgré le refus de la France. Elle « est bien passée outre le refus allemand pour imposer temporairement des mesures antidumping sur les panneaux solaires chinois », a-t-elle précisé.

Tapie : « le thermomètre de la corruption française » (Benoît Bartherotte, Sud ouest)

Tapie : «  le thermomètre de la corruption française »  (Benoît Bartherotte, Sud ouest)

 

Tapie, Mittérand, Sarkosy, Lagarde, le juge Estoup, Richard le PDG d’Orange, Boorloo, le Crédit Lyonnais quelques uns des protagonistes du sacandale d’Etat dont certaisn aspects sont confirmés par un proche de Tapie. Richard,l e Girondin Benoît Bartherotte qui a lancé, en 1996, l’offensive juridique des petits porteurs d’actions du groupe Tapie. Une action qui relancé Bernard Tapie.  Dans les années 80, le Girondin Benoît Bartherotte dirigeait la maison de haute couture Jacques Esterel. C’est à ce moment-là qu’il fait la connaissance de Bernard Tapie. Un homme avec lequel il n’a jamais voulu s’associer mais dont il n’ignore rien du parcours. Pour la première fois, Benoît Bartherotte raconte comment il a conçu en 1996 l’offensive juridique des petits porteurs d’actions du groupe Tapie qui a remis en selle Bernard Tapie.

 

Sud Ouest. Comment avez-vous rencontré Bernard Tapie ?

Benoît Bartherotte. La première fois que j’ai entendu parler de lui, c’était à la fin des années 70, par le journaliste économique Emmanuel de La Taille. Il voulait que je connaisse deux hommes qui, selon lui, « avaient de l’avenir » : Alain Juppé et Bernard Tapie ! En 1984, pour faire plaisir à Mitterrand, Tapie avait repris la maison de couture Grès. La société dirigée par la célèbre Mme Grès, proche de la sœur de Danièle Mitterrand, battait de l’aile. Moi, j’étais le président et le créateur de la maison de couture Jacques Esterel, que le milliardaire rouge Jean-Baptiste Doumeng m’avait transmise et que j’avais relevée.

Tapie n’avait pas le profil « haute couture ». Cela a très vite tourné à la catastrophe ! Un jour, je reçois un coup de fil : « Allô, c’est Tapie ! Tu ne veux pas reprendre Grès ? Tu as sorti Doumeng de l’ornière, tu vas me tirer de là parce que je suis en train de me couvrir de ridicule sous les projecteurs ! » Tapie était déjà un incroyable marchand de cravates. Il m’a promis monts et merveilles pour me convaincre. Je lui ai fait mettre sur papier les promesses qu’il m’avait faites. Dès qu’il a fallu les tenir, les problèmes ont commencé.

Le début d’une longue histoire ?

Je n’ai jamais voulu m’associer avec lui. Bernard Tapie est extrêmement malin, drôle. Parfois plus agréable que les gens qui le pourfendent, mais il lui manque seulement quelques principes moraux ! S’il avait eu ces principes, avec l’incroyable énergie qui est la sienne et ses indéniables qualités, il aurait pu faire des choses extraordinaires. Je dis souvent qu’il est resté malheureusement le thermomètre qui permet de mesurer l’état de déliquescence et de corruption de la société française.

Pourquoi avoir volé à son secours ?

Au début des années 90, je m’étais associé avec le groupe Lexmar pour tenter de sauver les chantiers navals de La Ciotat, avec l’appui de la majorité des Bouches-du-Rhône, de la CGT et du Parti communiste. Bernard Tapie était l’homme lige d’un gouvernement qui s’opposait déjà à toute solution industrielle. Nous ne nous sommes pas épargnés. Mais, quand il s’est retrouvé en prison, il a demandé que je vienne le voir. Il n’était plus rien. Pour permettre à la justice de le faire sortir plus tôt, j’avais convaincu le réalisateur Pascal Thomas de s’engager à le prendre sur un tournage. La situation était objectivement insupportable.
Les journalistes et tous les profiteurs qui l’avaient encensé lui marchaient sur la gueule alors qu’il était à terre. Le nouveau patron du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, avait même l’arrogance de faire passer des publicités dans le journal ou l’on voyait le dossier Tapie émerger d’une poubelle ! Alors que cette banque publique avait fait tout et n’importe quoi avec l’argent du contribuable, y compris camoufler les profits dus aux Français dans des paradis fiscaux.

Tapie a-t-il été victime du Crédit lyonnais ?

Incontestablement ! Mais pas dans le sens où on l’explique en ce moment. Nous sommes dans une période où Mitterrand laisse les banques publiques, gardiennes de l’épargne des Français, se transformer en banques d’affaires : du socialisme « fashion ». Pour se lancer dans des opérations risquées, les banques cherchent les hommes qui ont le profil. Tapie est l’un d’eux, sûrement le plus voyant, mais il y en a d’autres et on peut vous les citer ! Pour racheter Adidas, Tapie n’a pas d’argent. C’est une filiale de la banque publique, la SDBO, qui va lui avancer une partie de la somme et organiser le tour de table. Lorsque Bernard Tapie revend, c’est le Crédit lyonnais qui rachète l’entreprise, via ses filiales planquées dans des paradis fiscaux. Les plus-values réalisées ensuite lors de la cession d’Adidas à Robert-Louis Dreyfus seront donc encaissées dans les paradis fiscaux. La banque est à la manoeuvre à chaque étape. Mais comme il s’agit de l’argent des contribuables, ça ne peut se faire que de manière déguisée. Et comme d’habitude. Les pertes aux Français, les profits à l’étranger.

Lorsqu’il découvre le pot aux roses, comment réagit Tapie ?

Il est furieux ! Complètement coincé, il a perdu ses droits civiques, il ne peut rien faire. Mais je vais glisser un grain de sable dans la machine en créant l’association des petits porteurs… Je vais chercher Jean Bruneau, un petit actionnaire de Bernard Tapie Finance (BTF) et convaincs ce véritable pitbull d’en devenir le président. Tout s’est préparé chez moi, au Cap-Ferret ! Nous nous présentons devant le tribunal de commerce de Paris. La partie adverse s’attend à voir débarquer un petit avocat de Clermont-Ferrand. Surprise : j’ai fait venir Me Vergès aux côtés de mon ami bordelais, Me Boerner. Le 7 novembre 1996, le Lyonnais a ainsi été condamné à payer des centaines de millions de francs ! La justice avait introduit une échelle de grandeur : pour chaque action BTF, tant de préjudice. Tapie aura su saisir l’aubaine en demandant que l’on applique ce coefficient multiplicateur à son portefeuille.

Du coup, la sentence n’est pas illogique, selon vous…

Elle est logique mais scandaleuse : les turpitudes du Lyonnais ne font pas la vertu de Tapie, car contrairement aux petits porteurs, ce n’est pas son argent que Tapie avait risqué dans Adidas, mais surtout celui du contribuable : c’était le Crédit lyonnais qui avait avancé la majeure partie des capitaux !

Et pourtant, il a empoché le gros lot ?

En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l’a tous vu exulter : « ça y est, j’ai les sous ! » Il semblait sûr de lui, l’avenir a prouvé qu’il avait raison, mais à court terme.
 

Comment a-t-il pu convaincre l’état d’avoir recours à cette procédure d’arbitrage privé qui lui a permis d’empocher le pactole ?

Nous savons que les voix du Seigneur sont impénétrables, mais tel que je le connais, il aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif. Le problème aujourd’hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n’a pas été rempli ?

 

Russie : plan de relance de la croissance

 Russie : plan de relance de la croissance

La Russie prépare une série de mesures destinées à stimuler la croissance comprenant des projets de construction d’infrastructures, de logements et une politique fiscale favorable aux entreprises, a indiqué mardi à l’AFP à Paris le vice-Premier ministre, Arkadi Dvorkovitch. « Ce mois dernier, nous avons eu trois ou quatre réunions importantes avec la participation d’experts », a indiqué le ministre.   »Nous allons continuer à avoir une politique budgétaire prudente mais, à l’intérieur du budget, nous allons concentrer les dépenses dans des directions qui donneront un résultat maximal en termes de croissance économique », a-t-il ajouté.   »Je pense avant tout à l’infrastructure, la construction de logements, à la stimulation de la demande d’automobiles de tous types -transports en commun, voitures individuelles et poids lourds », a-t-il expliqué.  Un fonds de prévoyance ainsi que des fonds d’épargne retraite seront mobilisés pour cofinancer des projets dans les domaines ferroviaire et de l’énergie électrique, a-t-il précisé, tandis que des obligations spécialement destinées au financement d’infrastructures devraient être lancées cet été.  Des moyens de « réduire les charges des entreprises » seront mobilisés, notamment des réductions d’impôt sur les bénéfices dans les régions d’Extrême Orient, qui « présentent un bon potentiel », et un « ralentissement du rythme de croissance des tarifs des monopoles naturels », a précisé le responsable.   »Certains programmes mis en oeuvre au moment de la crise en 2009 pourraient également être rétablis », a-t-il ajouté.  La croissance du produit intérieur brut (PIB) en Russie a nettement ralenti au premier trimestre, s’établissant à 1,6% par rapport aux trois premiers mois de 2012, selon des estimations préliminaires publiées à la mi-mai par l’agence russe des statistiques, Rosstat.  Au premier trimestre 2012, la croissance avait atteint 4,8% en glissement annuel, selon des chiffres révisés. Elle avait ensuite ralenti au cours de l’année et n’a plus représenté que 2,1% au quatrième trimestre de l’an dernier.  Interrogé par ailleurs sur les conséquences sur la Russie de la crise à Chypre, où de nombreux ressortissants russes ainsi que des banques russes ont des intérêts, M. Dvorkovitch a estimé que la crise n’avait eu « pour la Russie dans son ensemble pas de grandes conséquences ». « Elle a eu plus de conséquences pour Chypre et pour la réputation de l’Europe », a-t-il ajouté.  Quant à l’entrée de la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en août, « l’effet positif le plus important est dans le fait que la Russie est à présent regardée comme un pays avec des règles du jeu compréhensibles ». M. Dvorkovitch a évoqué « des difficultés qui étaient prévisibles pour certains secteurs et pour lesquels des soutiens avaient été prévus à l’avance tels que l’agriculture, certains domaines de la construction mécanique ».  Le vice-Premier ministre russe est à Paris pour présenter mercredi l’avancée de la candidature de la ville d’Ekaterinbourg à l’organisation de l’Exposition Universelle en 2020.

 

Pétrole: baisse prévision de la demande mondiale

Pétrole: baisse  prévision de la  demande mondiale

En données arrondies, l’AIE continue à tabler sur une demande de 90,6 millions de barils par jour cette année, soit une croissance modeste de 785.000 barils par jour ou 0,9% par rapport à 2012, précise-t-elle dans son nouveau rapport mensuel sur le marché pétrolier.  Le léger ajustement est dû à une révision des données concernant la consommation pétrolière russe en 2012 et 2013, détaille l’agence énergétique des pays développés. Même si la variation est mineure, c’est la quatrième fois depuis le début de l’année que l’AIE diminue sa prévision pour la demande pétrolière mondiale, alors qu’elle tablait encore en janvier sur 90,8 millions de barils par jour.  Pour le reste, les prévisions de l’AIE restent globalement inchangées. « Les conditions macroéconomiques ternes restent le principal facteur pour la prévision de la demande pétrolière », indique l’AIE.  En clair et comme elle l’avait déjà annoncé précédemment, la crise économique persistante en Europe et le fléchissement en cours de la croissance chinoise vont freiner cette année la progression de la consommation pétrolière.  Côté production, l’AIE estime que l’offre pétrolière mondiale s’est établie à 91,2 millions de barils par jour en mai, soit 90.000 barils de moins qu’en avril en raison de la maintenance d’installations au Canada, mais 180.000 de plus qu’il y a un an.  La production de l’Opep, cartel qui regroupe 12 pays producteurs de brut dont l’Arabie saoudite, a elle-même progressé de 135.000 barils à 30,89 millions, son niveau le plus élevé depuis fin 2012, sur fond de hausse des productions saoudienne, iranienne, émiratie et koweïtienne, en partie contrebalancée par une activité réduite en Irak, Libye et Nigéria, en raison notamment des conflits ou troubles qui sévissent dans ces trois pays.

 

Grève SNCF : moins de la moitié des trains en service

La SNCF a indiqué s’attendre à la circulation de 4 trains sur 10 en moyenne sur les lignes TGV et TER suite à un appel à la grève des syndicats de cheminots, hostiles au projet de réforme ferroviaire du gouvernement. Les syndicats représentatifs CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT ont appelé à faire grève de mercredi 19 heures à vendredi 8 heures.

TGV. Les TGV sud-est et province-province seront les lignes à grande vitesse les plus affectées avec 1 train sur 3 en moyenne, a indiqué la SNCF dans un communiqué. Pour le TGV nord, la prévision est de 4 trains sur 10 et de respectivement 1 train sur 2 et 2 trains sur 3 pour les lignes Atlantique et est.

Intercités. Sur les « Intercités », la prévision est de 3 trains sur 10.

TER. Au niveau régional, la SNCF prévoit « plus de 4 services TER sur 10″.

RER. En Ile-de-France, le trafic sera également très perturbé sur les lignes B et D du RER avec 1 train sur 3 et les interconnexions nord-sud ne seront pas assurées Gare du Nord et Gare de Lyon. Un RER C et E sur 2 devrait rouler en moyenne et sur le RER A, le service sera « proche de la normale« .

Eurostar & co. A l’international, le trafic sera en revanche normal sur les lignes Eurostar (Londres), Thalys (Bruxelles, Amsterdam) et Alléo (Allemagne). Des perturbations sont cependant annoncées en direction de la Suisse (1 sur 2) et de l’Italie (1 sur 3). La SNCF souligne avoir prévu « un plan massif d’information », notamment via son site internet et un affichage en gare. En outre, un million de mails doivent être envoyés aux clients abonnés et 500.000 tracts distribués pour faire état du trafic. Des « gilets rouges » doivent également être mobilisés en nombre pour « aller au contact des clients » dans les gares. La SNCF fait également un suivi en direct de l’état du trafic via Twitter.

L’utopie de la réduction des déficits publics

L’utopie de la réduction des déficits publics

 Concrètement, sur un an, pour les comptes arrêtés en avril, le déficit de l’Etat s’est creusé de 7 milliards d’euros pour atteindre 67 milliards en cumulé. Outre le fruit de la vente de la quatrième licence de télephonie mobile qui avait boosté les caisses publiques l’an dernier et que l’on ne retrouve pas cette année, le ministère des Finances invoque cette fois des contributions exceptionnelles au budget européen et de moindres rentrées fiscales dues à la crise. Pour prendre le cas de la TVA (qui représente à elle seule la moitié des recettes fiscales), elle a rapporté 5 milliards et demi d’euros de moins que prévu… parallèlement, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 5% à 140 milliards. Inutile de faire un dessin sur l’effet de ciseaux. Tous les économistes le disent. Ce n’est pas parce que Bruxelles nous a donné un peu de mou pour rentrer dans les clous budgétaires qu’il faut baisser la garde. Bien au contraire. Malheureusement, le gouvernement aura beau s’agiter comme un diable pour écoper le navire qui prend l’eau de toutes parts, à défaut de s’engager vraiment vers les économies publiques, le respect des objectifs s’éloignera mois après mois. Moins de recettes fiscales car moins de consommation en période de crise combinée à une perspective de hausses d’impôts… l’Etat s’est mis dans une impasse dont il sera bien difficile de sortir. L’équation est en train de se vérifier. Nous ressentons les effets de l’économie dite « comportementale ». S’ils sont optimistes, les ménages épargnent moins pour consommer, s’ils sont pessimistes ou, au mieux, attentistes, ils épargnent plus au dépend de la consommation. Nous sommes au cœur de cette problématique. Refiscalisation des heures supplémentaires, incertitudes sur l’avenir des auto-entrepreneurs, réforme des retraites à venir, réforme du quotient familial qui n’est en rien une économie pour l’Etat mais en réalité une augmentation nette d’impôt. Selon les prévisions, l’Etat pourrait en retirer 900 millions d’euros… au total entre 1 milliard 7 et 1 milliard 8 si l’on ajoute les réductions d’impôts pour frais de scolarité qui bénéficiaient jusqu’à présent aux familles ayant des enfants au collège et au lycée. Au total, cela représenterait une ponction supplémentaire de 0.1 à 0.2% du PIB, la richesse nationale. On pourrait s’arrêter là, sauf que la TVA doit augmenter au 1er janvier 2014. Coup de grâce ou pas, on demande beaucoup aux Français. Attention que trop d’efforts ne tuent l’effort.

 

Chine- vente véhicules : tassement de la hausse

Chine- vente véhicules : tassement de la hausse

Les ventes de véhicules ont augmenté de 9,8% en mai en Chine par rapport au même mois de 2012, à 1,76 million d’unités, a annoncé dimanche l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). En avril, les livraisons de voitures, de camions et de cars aux concessionnaires chinois avaient augmenté de 13,4%. Sur les cinq premiers mois de l’année, les ventes affichent une hausse cumulée de 12,6% à 9,03 millions de véhicules.

 

Chute de TVA : un indicateur de la profondeur de la crise

Chute de TVA : un indicateur de la profondeur de la crise

 

L’information n’a guère tenu longtemps la Une mais c’est sans doute l’information la plus grave pour l’économie française. La TVA est le meilleur indicateur de la croissance ; sa baisse signifie que la récession s’approfondit et que la politique économique du gouvernement est complètement obsolète. En effet l’austérité n’était justifiée que par l’amélioration de la situation des déficits ; or parallèlement à la baisse de TVA, le déficit budgétaire s’est notablement aggravé en avril. La logique de la rigueur s’écroule. Croissance en baisse, chômage en explosion, accroissement des déficits publics constituent le triste bilan d’un gouvernement dépassé par les événements. En fait l’austérité à marche forcée ne sert strictement à rien, elle est contreproductive et détruit l’emploi. Mécaniquement avec cette explosion du chômage et le matraquage fiscal (encore 40 000 chômeurs en plus en avril), c’est autant de moins pour la consommation principal moteur de la croissance puisque l’investissement est  en panne et que les échanges extérieurs sons toujours dans le rouge. La fiscalité réduit le pouvoir d’achat qui pèse alors négativement sur l’activité et l’emploi. Du coup,  tous les déficits explosent (budget général , Assedic, retraites, sécu, aides sociales autres etc.). Un chute de TVA qui ne provient pas seulement de la baisse de l’activité mais aussi à des retards de paiement des entreprises notamment des PME dont les trésoreries sont étranglées. Encore une sujet peu abordé, l’asphyxie financière des PME du fait des restrictions des banques pourtant largement alimentées par la BCE ; mais qui préférèrent spéculer au lieu de soutenir l’économie. La hausse des bourses ne s’explique pas autrement, ce sont les masses de liquidités de la BCE qui permettent de soutenir la cotation des actions alors que dans le même temps les résultats des entreprises se dégradent. Le déclin économique de la France est d’autant pus pathétique que l’oligarchie politique n’a encore rien compris de réalités économiques et sociales.

Patrimoine: l’opacité de la transparence des parlementaires

 

Pas facile de tenir les engagements sur la transparence, les parlementaires PS n’en veulent pas. Curieux non ? En fait, ils veulent dissimuler leur patrimoine car en moyenne ces élus ne sont pas représentatifs de la population française ; en clair la plupart sont des nantis mais avec un discours gauchissant ; L’affichage par exemple du patrimoine de Marisol Touraine, soumise à l’impôt sur la fortune, a fait très mal dans sa région. François Hollande avait annoncé une transparence totale sur le patrimoine des parlementaires, mais face à l’opposition d’une majorité de députés PS, c’est un projet de loi en demi-teinte que le groupe socialiste s’apprête à valider, ce mardi, en commission.  Réunis en commission, les députés socialistes finalisent ce mardi le projet de loi sur la moralisation de la vie politique.  La transparence sera-t-elle opaque ? C’est ce que craignent certains élus de l’opposition à quelques heures de la validation du projet de loi sur la transparence des élus. Dans ce texte, plus question d’une diffusion publique du patrimoine des parlementaires. Ce patrimoine des élus sera uniquement consultable en préfecture, comme cela se fait déjà pour les déclarations d’impôts de tous les contribuables. Mais il sera strictement interdit de révéler le contenu de ce patrimoine.   Autre modification sur le texte initial : seule une poignée de professions resteraient interdites aux députés et aux sénateurs. Mais il serait finalement toujours possible d’être avocat et député. Ce compromis aurait été validé par Matignon et l’Elysée et le projet de loi sur la moralisation de la vie politique devrait être devant les députés le 17 juin. Début avril, après les aveux de Jérôme Cahuzac, François Hollande avait annoncé un projet de loi imposant aux parlementaires la diffusion publique de leur patrimoine. Le chef de l’Etat souhaitait que les maires des grandes villes soient aussi concernés. Pour Thierry Mandon, député socialiste de l’Essonne et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, par ailleurs invité ce mardi sur RMC, le système qui doit être mis en place n’est en aucun cas un recul du gouvernement. « Le système qui va être mis en place, un système de consultation possible par les citoyens en préfecture des éléments de patrimoine déclaré par le parlementaire, existe dans d’autres pays, notamment en Europe. Il y a bien une transparence car ces informations sont accessibles à tout le monde ». François de Rugy, député EELV de Loire -Atlantique (coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée) est plutôt déçu par ce projet de loi. La transparence annoncée depuis l’affaire Cahuzac, il ne la voit pas dans ce texte.  « Tenons l’engagement pris devant tous les Français par le président de la République. Cet engagement, c’est celui de la transparence totale. Quand on pourrait aller consulter le patrimoine d’un élu, on ne pourrait pas faire état de ce qu’on a consulté ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Mais de quoi a-t-on peur avec la transparence ».

Retraites : annonce de la saignée vendredi

Retraites : annonce de la saignée vendredi

 

Le rapport de la Commission pour l’avenir des retraites remettra vendredi prochain à Jean-Marc Ayrault son rapport, indique Matignon ce vendredi. Le texte de la Commission présidée par Yannick Moreau doit servir de prélude à la réforme des retraites menée avant la fin de l’année. Il sera remis vendredi à 10h15 au Premier ministre, selon l’agenda transmis par ses services. Ce rapport, qui a déjà abondamment fuité dans la presse, propose plusieurs pistes de réforme, dont certaines politiquement sensibles comme le changement des règles de calcul des retraites des fonctionnaires, ou encore la suppression d’avantages fiscaux pour les retraités.  Après les premières fuites du rapport, qui ont entraîné des réactions syndicales, le gouvernement a assuré que la Commission Moreau ne proposait que des pistes de réforme. La concertation doit s’engager entre les partenaires sociaux à partir de la conférence sociale des 20 et 21 juin.  Jean-Marc Ayrault a promis de laisser du temps au dialogue et de ne pas imposer de réforme « au coeur de l’été ». L’objectif de la réforme est de combler le déficit des régimes prévu à 20 milliards d’euros en 2020.

Agression mortelle d’un militant : le prix de la radicalisation de la société

 

Agression mortelle d’un militant : le prix de la radicalisation de la société

 

Face à l’incurie des pouvoirs en place, la révolte gronde et prend des formes violentes (suicides, manifestations dures et hier la mort d’un militant). C’est le résultat de la coupure sociologique entre les dirigeants et les citoyens. Une cassure exploitée et analysée de manière contradictoire par les extrêmes qui, d’une certaine manière manipulent aussi certains faibles d’esprit avec des analyses et des propositions irresponsables mêlant le vrai au faux, le pertinent à l’ânerie. En fait le climat de haine est aussi entretenu par le sentiment du vide politique à gauche comme à droite, lequel prépare un boulevard à Marine Lepen. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a souhaité jeudi l’interpellation « dans les meilleurs délais » des agresseurs d’un militant d’extrême-gauche, dont l’état est décrit comme désespéré. Le jeune homme, âgé de 19 ans, a été attaqué par des skinheads mercredi près de la gare Saint-Lazare, à Paris. « Une altercation a opposé (…) deux groupes de personnes, très probablement pour des raisons d’ordre politique. Au cours de cet affrontement, un militant d’extrême-gauche a été très violemment frappé par plusieurs skinheads », écrit le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. « Le ministre de l’Intérieur réaffirme sa totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême-droite et met gravement en danger notre pacte républicain », poursuit le texte.

Affaire Tapie : la magouile politico-financière de la république bananière

Affaire Tapie : la magouile politico-financière de la république bananière

 

 

En août 1990, Tapie rachète Adidas pour 240 millions d’euros. C’est la gloire. Fin 1992, il devient ministre de Mitterrand, alors qu’il était propriétaire d’Adidas, et il doit donc vendre ses parts, alors qu’Adidas était en très mauvais état. Le Crédit Lyonnais, banquier d’Adidas et qui supportait donc le poids de cette dette, a reçu de Tapie mandat de vendre. Le Crédit Lyonnais, via sa filiale la SBDO, a vendu à un groupe d’investisseurs, en fait largement contrôlé par lui. Puis ce groupe a revendu Adidas, délesté de l’ingérable Tapie, bien plus cher, à Robert-Louis Dreyfus.  Tout aurait dû s’arreter là. Mais Tapie invente un procès, et demande à se faire dédommager sur cette seconde vente.  A cette époque, le Crédit Lyonnais plonge, emporté par ses frasques. La loi a créé une scission entre les bonnes affaires, qui restent au Crédit Lyonnais et affaires pourries, confiées au « Consortium de Réalisation (CDR) », une structure étatique à 100%, chapeautée par l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR). Ces structurent gèrent entre autres les affaires Tapie, et c’est comme cela que l’Etat est impliqué dans les affaires Tapie. Tapie a saisi la justice contre le CDR et l’EPFR, et  En 2004, il a gagné devant la Cour de Paris 175 millions d’euros. Mais en octobre 2006, la Cour de cassation a annulé cet arrêt. Pour la Cour, le Crédit Lyonnais, donc le CRD, n’a commis aucune faute dans la gestion du mandat, dont Tapie va se faire voir avec son procès complémentent bidon. Pour Tapie, c’était tout perdu. Après cassation, l’affaire est renvoyée à une cour d’appel, qui avait une marge d’action réduite à zéro.   En mai 2007, Sarko est élu. Et là, tout est fait pour filer du fric à Tapie, qui est un génie pour tendre la main en pleurnichant. En octobre 2007, la ministre Christine Lagarde renonce scandaleusement à l’arrêt de la Cour de cassation et décide de faire régler l’affaire par un arbitrage, la décision étant régularisée en décembre. Et là, comme par miracle, les arbitres condamnent l’Etat à verser 403 millions d’euros. Après déduction des créances et des arriérés fiscaux, Bernard Tapie a touché au total entre 200 et 220 millions d’euros. La Cour des comptes a rédigé un rapport cinglant. Christine Lagarde était avisée que le recours à un arbitrage après l’arrêt de la Cour de cassation était illégal. Or, elle l’a imposé pour obtenir la condamnation de l’Etat. Les poursuites se divisent entre les responsables publics qui dépendent de Cour de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) et la ministre qui relève de la Cour de Justice de la République. Mais c’est bien le même dossier. Si la très incertaine Cour épargne Lagarde, et que la CDBF sanctionne les administratifs, on aura une nouvelle illustration du « responsable mais pas coupable », qui alimente le vote Le Pen.    Le 25 mai, le procureur près la Cour des comptes, Jean-François Bénard, a saisi, la Cour de Discipline Budgétaire et Financière du cas de deux hauts responsables administratifs : Jean-François Rocchi., l’ancien président du Consortium de réalisation (CDR), et Bernard Scemama, l’ancien président de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR).  Le Monde a publié de larges extraits du réquisitoire.  Le Crédit Lyonnais a été écarté de la procédure d’arbitrage.  Le 16 novembre 2010, la direction générale du Crédit lyonnais écrit ainsi à la CDBF : « Non seulement le CDR nous avait présenté l’arbitrage comme non discutable dans son principe, mais il avait expressément et formellement exclu LCL comme partie à la procédure ». La CDBF n’a trouvé « aucune pièce permettant d’établir la raison de cette omission », soulignant son  »caractère fautif ». De même, le CDR va marginaliser l’avocat Jean-Pierre Martel du Crédit Lyonnais : « Le président du CDR a décidé seul, sans consultation de la Caisse des dépôts et consignations, de faire appel à titre principal à un nouveau cabinet d’avocats, le cabinet August & Debouzy, sans aucun historique du dossier » (C’est le cabinet où travaillait Copé).  Le 2 octobre 2007, un compromis d’arbitrage prévoit une possibilité d’indemnisation personnelle de Tapie, ce qui est contesté par des administrateurs, et ce régime est amélioré après la décision du Conseil d’administration : « En acceptant de voir modifiés les termes essentiels du compromis, postérieurement à l’autorisation donnée par son conseil d’administration, le président du CDR n’a pas respecté les attributions et compétences de son conseil d’administration ». Le rapport de la CDGF liste les anomalies, et conclut : « Les omissions répétées commises par M. Rocchi, de par leur nombre et l’importance des informations retenues, ne peuvent qu’être le résultat d’un choix délibéré de gestion personnelle de ces contentieux ».  Quant aux trois arbitres, payé 330 000 € chacun, deux sont ouvertement favorables à Tapie : l’ancien magistrat Pierre Estoup, devenu arbitre, qui a travaillé à plusieurs reprises avec l’avocat de Tapie, et l’avocat Jean-Denis Bredin, un cadre du MRG, le parti dont Tapie a été membre pendant longtemps. La CJR a été saisie par un réquisitoire visant l’article 432-1 du Code pénal, qui définit l’abus d’autorité : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende ». Selon le réquisitoire, Christine Lagarde a « explicitement refusé d’envisager un recours contre une sentence arbitrale pourtant très défavorable aux finances de l’Etat », et elle a choisi de  ne pas demander l’avis du Conseil d’Etat » sur la procédure d’arbitrage, alors que des « interrogations et des incertitudes importantes pesaient sur le principe même de l’arbitrage et sur ses conséquences pour l’Etat ». « Malgré l’existence d’avis contraires, comme celui de l’Agence des participations de l’Etat du 1er août 2007, Christine Lagarde a explicitement donné instruction au président du CDR de mettre en œuvre la procédure arbitrale, alors même qu’elle refusait de l’autoriser à tirer toutes les conséquences de la décision judiciaire antérieurement intervenue qui était favorable aux intérêts de l’Etat ». « En outre, Christine Lagarde a explicitement donné instruction d’inclure dans le champ de la sentence arbitrale l’indemnisation du préjudice moral, pourtant exclu du champ prévu par la loi en tant que créance non chiffrable non prévue dans la liste des matières susceptibles de compromis ». « Il existe bien des indices montrant que le recours à la procédure arbitrale, et les matières qui lui ont été soumises (notamment l’indemnisation pour des montants considérables d’un préjudice moral qui ne concernait en rien le CDR, la renonciation à former recours contre une sentence arbitrale défavorable) et les conséquences qui en sont réputées notamment pour l’Etat, n’ont pas respecté les principes généraux du droit public français et les dispositions légales en vigueur. »  « La sentence arbitrale a, dans ces conditions d’irrégularité et d’illégalité, eu pour effet d’étendre abusivement la garantie du CDR à des faits qui n’auraient pas dû le concerner, à raison de son statut légal.» « Compte tenu de la gravité et de l’importance des faits dénoncés qui peuvent être reprochés à la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, il convient de saisir la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, qui est compétente pour apprécier la suite à donner à la plainte ci-jointe. » Alors quelle défense, à part les salades du genre « vous me croyez amie avec Tapie » ? On verra ça aujourd’hui.Des tiers avaient tenté en vain de remettre en cause l’arbitrage. Le Ministères des Finances annonce que peut-être il le fera. Il attend quoi ? Car il faudra bien que Tapie rende cet argent.

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

 

Selon l’enquête de conjoncture réalisée par l’Insee et publiée ce vendredi 24 mai, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière, et, par conséquent la conjoncture, se sont améliorés au mois d’avril. L’indicateur synthétique de ce climat progresse ainsi de quatre points (à 92 points) par rapport au mois précédent même s’il demeure à un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, c’est-à-dire 100. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée est nettement mieux orientée, le solde correspondant est en forte progression même s’il reste inférieur à son niveau moyen. « Alors que les carnets de commandes étrangers se sont détériorés, les carnets de commandes globaux se sont regarnis », écrit l’Insee. Les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, sont quasi stables par rapport au mois précédent. Enfin, les stocks de produits finis sont quasi stables et leur niveau est jugé proche de la normale.

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