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Ayrault: « Pas d’allongement l’âge de légal de la retraite….. Mais allongement de la durée de cotisations

Ayrault: « Pas d’allongement  l’âge légal de  la retraite….. Mais allongement de la durée de cotisations

 

 

C’est le drame de la gauche qui s’empêtre en permanence dans ses contradictions et ses hypocrisies. Ainsi Ayrault avec le gouvernement ne veulent pas toucher au symbolique âge légal de départ en retraite mais par contre on s’apprête à augmenter encore la durée des cotisations pour prétendre à une retraite pleine. Autant dire qu’en fait on recule effectivement l’âge effectif de départ en retraite. C’est la dialectique du PS, on affirme un principe pour le détourner tout aussitôt. Autre exemple quand à la Rochelle les élus ont décidé de ne plus augmenter les impôts et qu’au même moment on (en plus de la CSG) la création d’une taxe carbone. Même chose encore quand Hollande affirme que l’ennemi c’est la finances mais qui compose avec Mittal pour fermer Florange. Bref le socialisme à la Guy Mollet qui avait conduit à la disparition. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche sur France 2 qu’il n’était « pas question » de relever l’âge légal de départ à la retraite, dans le cadre de la SFIO. Interrogé sur un éventuel relèvement de l’âge légal, actuellement à 62 ans, Ayrault a donc  déclaré: « Il n’en est pas question, parce que ce serait pénaliser toute une génération, tous ceux qui ont prévu d’aller à la retraite dans les années qui viennent se sentiraient trahis ». Trop tard, c’est déjà fait !

Bilan de la tournée emploi de Hollande : un emploi à 500 euros pour une chômeuse et un bon mot

Bilan de la tournée emploi de Hollande : un emploi à 500 euros pour une chômeuse et un bon mot

 

L’inversion du chômage ce n’est pas pour demain avec Hollande ;  le bilan de la tournée électorale est maigre, un bon mot (de potache) «  le chômage ne chôme pas » et un emploi à 500 euros trouvé pour une femme qui l’a publiquement  interpellé sur l’inertie actuelle de Pôle emploi. Cette personne  a trouvé, malgré elle, un bon soutien dans sa quête d’emploi. Nathalie Michaud, la chômeuse d’une cinquantaine d’années qui a interpellé mardi François Hollande sur le chômage des séniors lors de sa visite au Pôle Emploi de La-Roche-sur-Yon, devrait se voir proposer un emploi. Selon Libération, Le président de la République aurait en effet demandé à la préfecture de Vendée de s’assurer que cette sénior, chômeuse de longue durée, se verrait proposer des emplois adaptés. Selon Le Lab d’Europe 1, elle aurait accepté « faute de mieux » un contrat à mi-temps dans un lycée de La-Roche-sur-Yon, rémunéré 500 euros. Interrogée sur Europe 1 vendredi matin, Nathalie Michaud était surprise que le président de la République suive son cas. Ce coup de pouce dans sa recherche d’emploi ne la réjouit qu’à moitié, car ce n’était pas le but recherché. « Je ne vais pas dire que ça ne me fait pas plaisir. Si ça peut me sortir de l’embarras où je suis, tant mieux. Mais le but est quand même qu’on parle des séniors qui sont sans emploi », a-t-elle indiqué. L’offre d’emploi a été faite avant sa rencontre avec le président, a précisé vendredi à l’AFP Nathalie Michaud. « On a dit que j’avais signé un contrat le 6 août, mais ce n’est pas vrai. Si tout se passe comme prévu, le contrat devrait être signé le 26 août, comme cela était prévu », a-t-elle dit.  »C’est un poste d »assistante d’éducation’, ce que l’on appelait avant le ‘pionicat’, ce que je faisais quand j’étais étudiante. En fait, je renoue avec le boulot de mes études », a-t-elle commenté. Priée de dire si Pôle Emploi lui avait proposé un travail complémentaire, comme l’Elysée en avait évoqué la possibilité, Nathalie Michaud a répondu : « pour l’instant, on ne m’a rien proposé », précisant n’avoir eu « aucun contact avec l’Elysée ou avec des officiels », depuis son intervention devant le chef de l’Etat. Mardi, devant le Pôle Emploi de La-Roche-sur-Yon, elle a pris le président à partie en indiquant que le gouvernement, en concentrant ses efforts sur le chômage des jeunes, oubliait les actifs les plus âgés : « On sera de plus en plus à revenir vivre chez nos parents, qui ont plus de 70 ans, et qui n’ont pas besoin de ces soucis-là en plus. Et on a des enfants à élever, aussi. Qu’est-ce que vous pensez faire pour nous? (…) Pour l’instant, il n’y a rien de concret. » Le chef de l’Etat, qu’elle a senti « gêné », s’était contenté d’une réponse vague.

FMI: le déficit se réduit trop vite et entrave la croissance de la France

FMI: le déficit se réduit trop vite et entrave la croissance de la France

Trop de rigueur trop vite et trop dimpôts, ce que signifie en substance le rapport du FMI pour la France. En d’autres termes- mêmes diplomatiques- c’est une critique de la politique européenne. « D’ici la fin 2013, le gouvernement aura réalisé aux deux tiers l’effort entrepris en 2011 pour stabiliser les déficits. Étant donnés ce bilan et le caractère toujours hésitant de la reprise, le gouvernement devrait ralentir le rythme de l’ajustement », argumente l’organisme international dans son rapport annuel sur l’économie française.  Le FMI prévoit que la France termine 2013 avec un déficit de 3,9% du produit intérieur brut (PIB), contre 4,8% en 2012. Il s’établirait ensuite à 3,5% en 2014 et ne retomberait sous la barre des 3% qu’en 2015, à 2,8% du PIB.  Le gouvernement français table officiellement sur un déficit de 3,7% cette année, mais le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a reconnu la semaine dernière qu’il pourrait être « légèrement au-dessus ».  La France, qui s’était engagée auprès de ses partenaires européens à ramener ses déficits à 3% de son produit intérieur brut dès 2013, a obtenu deux ans de délai pour atteindre cet objectif.  Le FMI juge par ailleurs que cette réduction du déficit devrait se faire davantage par une diminution des dépenses publiques, et moins par des augmentations fiscales.   »Le gouvernement doit rééquilibrer ses efforts et réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts, qui sont parmi les plus élevés au monde et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois », estime le rapport. L’organisme pointe en particulier les dépenses de la Sécurité sociale et des collectivités locales, domaines « où il y a une marge de progression pour plus d’efficacité ».  Pour autant, le Fonds constate « de récentes améliorations des indicateurs économiques » qui « soutiennent la prévision d’une reprise progressive au second semestre 2013″.  Citant les conditions de crédit favorables et le faible endettement des ménages et des entreprises parmi les facteurs de soutien à la croissance, il confirme prévoir une contraction du PIB de 0,2% cette année et une croissance de 0,8% en 2014.  Mais au-delà de cette « reprise cyclique », le potentiel de croissance de la France est « entravé par des rigidités structurelles sur les marchés du travail et des biens, qui ont, au fil du temps, contribué à une perte progressive de compétitivité et de performance dans les exportations », diagnostique l’institution internationale.  Aussi, tout en saluant les « progrès » déjà accomplis, les auteurs du rapport encouragent le pays à « poursuivre les réformes structurelles pour soutenir le rebond de la demande privée et renforcer la compétitivité », appelant notamment le gouvernement français à réformer les retraites (en augmentant le taux d’activité plutôt qu’en relevant les cotisations), à approfondir la réforme du marché du travail et à ouvrir davantage à la concurrence les marchés de biens et services.  Sur le plan social, ils estiment que le chômage poursuivra son ascension à 11,2% fin 2013 et 11,6% fin 2014,.  Le taux de chômeurs dans la population active cessera donc d’augmenter « au cours de l’année 2014″, a estimé Ed Gardner, chef de la mission France du FMI.  Il juge « difficile à atteindre » l’objectif du gouvernement français d’inverser la courbe d’ici fin 2013. Les enquêteurs du FMI notent par ailleurs que « les risques en matière de stabilité financière ont considérablement diminué, car les banques ont atteint leurs objectifs de désendettement et renforcé leurs matelas de capitaux et de liquidités ».  L’organisme souligne toutefois que le « bas niveau de rentabilité des banques » françaises et « la faiblesse des perspectives de croissance » incitent à maintenir la vigilance.  Il estime également que « le système financier français a encore des progrès à faire pour s’adapter pleinement aux nouvelles exigences prudentielles internationales ».  Le rapport note en effet que les banques françaises dépendent toujours fortement des marchés pour se financer, et recommande d’utiliser l’outil des incitations fiscales sur les produits financiers pour changer cette situation.  Le FMI réalise chaque année une mission de consultation en France dans le cadre de l’article IV de ses statuts.  Le rapport publié lundi est la version définitive des conclusions préliminaires publiées le 3 juin.

 

Assemblée nationale: aucun député présent à la dernière séance!

Assemblée nationale: aucun député présent à  la dernière séance!

 

577 députés élus et pourtant aucun présent lors de la dernière séance ; 577 c’est pourtant 2 ou 3 fois de trop (sans parler de l’inutile sénat aux 348 membres quand les Etats-Unis n’en comptent que 100 !). Aucun député n’était présent jeudi 25 juillet, à l’ouverture de la dernière séance de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Seuls le président de séance, l’écologiste Denis Baupin et le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve étaient présents sur les bancs à 9h30, selon Le Canard Enchaîné. Après les efforts des fonctionnaires de l’Assemblée, deux députées se sont ensuite jointes aux travaux, pour une affluence record de quatre personnes dans l’Hémicycle. Le menu des discussions ? L’hommage aux victimes de la catastrophe de Saint-Jacques de Compostelle, le règlement du budget 2012, le sujet des « soins sans consentement en psychiatrie » et diverses conventions internationales. « Plutôt gênant », commente l’hebdomadaire satirique.

 

Immobilier: seulement le début de la correction

Immobilier: seulement le début de la correction

Dans une étude publiée ce vendredi 26 juillet, Standard and Poor’s. estime que ce recul sera de 4% pour l’année 2013. Si la France affiche des indicateurs économiques en berne, son marché immobilier demeure « très cher et n’est qu’au début de sa phase de correction », analyse S&P. L’agence juge que « les primo-accédants aux revenus modestes souffriront le plus pour pénétrer le marché de l’immobilier résidentiel ». « La baisse des taux d’intérêt des prêts immobiliers, l’augmentation constante des prêts immobiliers concédés par les institutions financières françaises, et le déséquilibre entre l’offre et la demande de logement », expliquent ce maintien de prix élevés dans l’Hexagone.  La correction des prix enregistrée par l’Hexagone resterait toutefois contenue au regard de l’Espagne, où S&P estime que les prix vont diminuer de 8%, soit le double de la France. Les raisons de cette chute sont nombreuses: une économie en récession, un stock de logements invendus élevé (635.000 à fin 2012) ou encore un haut niveau de chômage à plus de 27%. Dans ce contexte, les fondamentaux du marché demeurent défavorables. Même si certains indicateurs, consommation des ménages, ventes au détail, laissent augurer une « stabilisation progressive dans les 12 mois à venir », explique l’agence.  Au Portugal, lui aussi en sévère récession, les prix ne devraient se contracter que de 3,5% en 2013, dans la mesure où ils avaient peu augmenté entre 1990 et le début de la crise financière mondiale, en 2007. Et ils devraient se stabiliser l’an prochain (-0,5%), estime S&P, tablant sur une amélioration de l’économie portugaise. La mauvaise conjoncture économique, la hausse du chômage et la perte de confiance des ménages devraient aussi entraîner un recul des prix aux Pays-Bas (-5,5%) et en Italie (-3%) en 2013. En Irlande, après une correction de l’ordre de 50% en six ans, le marché immobilier devrait voir ses prix se stabiliser (-0,9%) cette année et l’an prochain. A l’opposé, le marché immobilier allemand, sous évalué de 20% selon certains indicateurs, devrait continuer de croître de 3% en 2013, prédit S&P, qui prévoit aussi une hausse de 2,5% au Royaume-Uni et de 0,5% en Belgique.

 

Ecologie: Batho veut un débat sur le budget « au sein de la majorité »

Ecologie: Batho veut un débat sur le budget « au sein de la majorité »

 

Batho ne désarme pas et s’exprime encore. Elle sans doute raison sur le fond , elle qui n’appartient pas à l’énarchie, n’a qu’un petit bac et de représente pas grand-chose encore en politique. Ce qui explique l’acte de courage et d’autorité de Hollande et Ayrault ! « Ce qui est important, c’est que le débat puisse avoir lieu, c’est ce que j’ai regretté: il n’a pas eu lieu au sein du gouvernement et donc j’espère qu’il aura lieu au sein de la majorité parlementaire, notamment sur le budget du ministère de l’Ecologie », a-t-elle plaidé sur France Info.  Avant cela, a-t-elle précisé, « il y aura un débat à l’intérieur du groupe socialiste », qu’elle réintégrera à la rentrée, après avoir retrouvé fin juillet son siège de députée des Deux-Sèvres.  Jugeant « assez évident » qu’une différence de traitement existe entre elle et son ancien collègue du Redressement productif, Arnaud Montebourg, elle dit douter « que la France puisse affronter les problèmes qui sont devant elle aujourd’hui avec une conception (…) disciplinaire du débat au sein du gouvernement et du débat au sein de la gauche ».  Pour Mme Batho, « il faut investir sur des politiques qui vont nous permettre de redresser le pays, de créer des emplois, principalement la transition énergétique », selon elle « un grand enjeu de politique industrielle » mais aussi de pouvoir d’achat.  Interrogée sur le recadrage de la Cour des comptes concernant le soutien de l’Etat aux énergies renouvelables, elle y voit la critique d’une « politique qui a été celle du passé, de développement (…) sans objectif d’ensemble, sans volonté forte de transition énergétique ».   »On a souffert d’avoir en France un certain confort avec le nucléaire et donc on a pris trop de retard concernant le développement des énergies renouvelables », a-t-elle estimé, appelant le gouvernement à « faire des réformes très importantes ».  Assurant n’avoir « pas dit » que François Hollande manquait de vision écologiste, elle a cependant souhaité « que les actes correspondent aux discours maintenant » et que l’exécutif ne joue pas « +petit bras+ en ce qui concerne la transition énergétique ».  Selon elle, « il faut y aller à fond, de façon très volontariste, très puissante, en mettant le paquet et donc en investissant ».

 

Chômage juin : pas d’inversion de la courbe, 5 millions de chômeurs

Chômage juin : pas d’inversion de la courbe, 5 millions de chômeurs

Le chômage continue d’augmenter mais mois que les mois précédents ; plusieurs facteurs explications ; traditionnellement les inscriptions sont mois nombreuses l’été, les emplois saisonniers, la chasse aux inscrits radiés pour non actualisation. Plus grave l’intérim ne reprend pas, idem pour les embauches dans le privé. Fin juin, le nombre d’inscrits dans cette catégorie, en hausse continue depuis 26 mois, a ainsi atteint un nouveau record: 3,279 millions.  Au total, en ajoutant les personnes ayant eu une activité réduite, on grimpe à 4,799 millions d’inscrits à Pôle emploi (plus de 5 millions outre-mer compris), soit une hausse de 4.100 personnes en juin.  Si les moins de 25 ans ont été épargnés le mois dernier, un signe jugé « très encourageant » par le ministère, le nombre de seniors et de chômeurs de longue durée a lui explosé.   »Après une forte progression observée sur les quatre premiers mois de 2013 (35.000 en moyenne en catégorie A) », « cette progression modérée du nombre de demandeurs d’emploi confirme une amélioration sur le front du chômage, même si elle ne traduit pas encore l’inversion de la courbe du chômage qui est l’objectif des prochains mois », a réagi le ministère du Travail dans un communiqué.  Mardi, lors d’un déplacement à Dunkerque (Nord), François Hollande a une nouvelle fois répété que sa « première volonté » était d’inverser la tendance à la fin de l’année.  Les prévisionnistes de l’OCDE, comme ceux de la Commission européenne et du FMI, restent pessimistes pour l’emploi en France jusqu’en 2014. Et l’Insee n’entrevoit pas non plus d’embellie d’ici à la fin de l’année, sur fond de croissance atone.   »Je sais que les prévisions ne sont pas forcément conformes à mon engagement, mais justement l’engagement, ça consiste à ne pas valider les prévisions. Sinon pourquoi être aux responsabilités? », a dit le président de la République.  De son côté le ministre du Travail Michel Sapin estimait lundi que « la première bataille est de stopper la hausse » et que « nous sommes dans cette phase ». Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis, la hausse modérée en juin par rapport à la moyenne de l’année écoulée (27.000 par mois) est imputable à deux facteurs: un recul des entrées reflétant « une stabilisation de l’activité » d’une part, et des sorties nombreuses, du fait du « très haut niveau des radiations et des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation » d’autre part. « Le nettoyage des fichiers a continué à un rythme fort », dit-il.  En mai, le nombre de demandeurs d’emploi avait marqué une pause inattendue (+100 en catégorie A, sans aucune activité). Mais un grand nombre de chômeurs (36.400) avaient disparu des listes faute d’avoir « actualisé » leur situation mensuelle.  Pour inverser la tendance, François Hollande compte sur les outils mis en place depuis le début du quinquennat (les emplois d’avenir, dont 40.000 ont déjà été signés, le contrat de génération et la loi emploi) et sur un allongement des contrats aidés classiques (440.000 en 2013 dans le secteur non marchand).  Afin de consolider cet arsenal anti-chômage, il a annoncé à Dunkerque que le nombre de formations prioritaires destinées à pourvoir des emplois non pourvus serait porté à 100.000 d’ici à fin 2014.  Pour Marion Cochard, économiste à l’OFCE, « inverser la courbe reste mission quasi-impossible ». « Le seul moyen serait un effet statistique, induit par la création de beaucoup d’emplois aidés et de formations. On n’a pas assez de croissance pour faire baisser le chômage », dit-elle.  Après la publication des chiffres de juin, la CGT a appelé « à mettre fin à la politique d’austérité et changer de cap » et « à se mobiliser le 10 septembre prochain ».  Pierre Gattaz, patron du Medef, a quant à lui plaidé pour des « réformes structurelles indispensables », estimant que ce sont « les entreprises qui créent de l’emploi ».  Le mois dernier, l’exécutif insistait sur des « signaux positifs » sur le front de l’emploi, parmi lesquels une reprise de l’intérim et des déclarations d’embauche. Or ces deux indicateurs sont de nouveaux repartis à la baisse.

 

Création de métropoles votée, la folie de la concentration urbaine

Création de métropoles  votée, la folie de la concentration urbaine

 

 

On comprend évidemment que les collectivités se concertent pour la réalisation de certains équipements notamment de transports, par contre on ne peut que s’étonner de la folie de la concentration urbaine et cela dans tous les pays.  Le véritable enjeu est en effet de concurrencer les villes étrangères qui ne cessent de grossir. Des monstres urbains se constituent avec toutes les conséquences néfastes en termes de qualité de vie, de sécurité, d’environnement, de coût du foncier  et aussi de fiscalité. De villes qui deviennent impossibles à gérer alors que le développement des technologies de l’information devrait au contraire contribuer à un aménagement plus équilibré du territoire. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation, achevé dans la nuit de vendredi à samedi après quatre jours de débat.  Le vote solennel de l’ensemble du projet de loi, défendu par la ministre de la Réforme de l’Etat Marylise Lebranchu, est prévu pour mardi prochain, le texte devant ensuite repartir au Sénat après les vacances. Les métropoles de droit commun, qui seront créées par décret, seront Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier et Brest. Elles s’ajouteront à la métropole de Nice, la seule actuellement existante, et à celles de Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence, qui disposeront de statuts spécifiques. Elles se substitueront aux intercommunalités existantes et disposeront de compétences étendues (développement économique, tourisme, transports, habitat, environnement, eau, etc.).  La métropole du Grand Paris, qu’avait rejetée le Sénat en juin et qui entrera en vigueur début 2016, regroupera la capitale et l’ensemble des communes des départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Elle aura en charge les questions d’habitat, d’environnement et d’aménagement, tandis que les transports continueront à relever de la région Ile-de-France.  Les socialistes ont voté pour la création de cette nouvelle entité, qui remédiera selon eux au « morcellement » et à la « complexité » de l’organisation territoriale en Ile-de-France. L’UMP, l’UDI et le Front de gauche ont voté contre, fustigeant « un monstre technocratique » générateur de « doublons ». Écologistes et radicaux de gauche se sont abstenus.  La métropole sera administrée par un conseil composé pour un quart de représentants du Conseil de Paris et pour trois quarts de ceux des conseils municipaux des autres communes. Les règles budgétaires seront établies par le gouvernement par ordonnance dans les 18 prochains mois.  Les députés ont également fixé les règles de création des autres métropoles. Des métropoles pouvaient déjà être constituées depuis une loi de 2010, mais seulement sur une base volontaire : de ce fait seule existe actuellement la métropole de Nice Côte d’Azur, présidée par Christian Estrosi (UMP), qui soutient d’ailleurs pour l’essentiel les nouvelles dispositions adoptées.  Le projet de loi rend automatique la transformation en métropoles des intercommunalités de plus de 400.000 habitants si elles se situent au centre d’une aire urbaine de plus de 650.000 habitants ou sont des capitales régionales. 

Fraude fiscale : le sénat protège les fraudeurs de la justice

Fraude fiscale : le sénat protège les fraudeurs de la justice

 

Le sénat ne s’était guère honoré en refusant que le patrimoine des élus soit rendu public, il réitère dans l’hypocrisie en refusant que la justice traite les dossiers des fraudeurs fiscaux avant l’intervention de l’administration fiscale (qui en fait «  négocie » l’impôt  avec les gros contribuables). Le Sénat était profondément divisé sur cet article supprimant « le verrou de Bercy » proposé par le rapporteur Alain Anziani (PS), le rapporteur général de la commission des finances, François Marc, également socialiste, y étant ainsi opposé à titre personnel.  L’amendement prévoyait la possibilité pour l’autorité judiciaire d’engager des poursuites sans autorisation préalable lorsque la fraude est apparue à l’occasion d’une enquête sur d’autres faits, ou quand elle a été commise en bande organisée.   »Nous proposons de redonner à chacun son métier: à l’administration fiscale, la procédure fiscale, à la justice la procédure pénale, et aux deux l’obligation de collaborer », a dit M. Anziani. Il a cité un magistrat qui a demandé à la commission: « l’administration fiscale aurait-elle porté plainte contre Jérôme Cahuzac? ».  Pour M. Marc qui a déposé un amendement de rejet, la remise en cause partielle du monopole de Bercy pourrait freiner le recouvrement des impôts et l’application des pénalités fiscales. Celles-ci ont atteint plus de 2,5 milliards en 2012, a-t-il souligné. Il a aussi estimé que la justice verrait son nombre d’affaires augmenter nettement, sans disposer des effectifs et de l’expertise nécessaires. Enfin il a jugé que les montants très élevés des sanctions fiscales « suffit à assurer une répression effective ».  Les groupes centriste et RDSE (à majorité radicale de gauche) ont également déposés chacun un amendement de rejet.  Jean-Jacques Hyest (UMP) a reconnnu que son « groupe était divisé sur cette question ». En revanche, le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) s’est rangé aux arguments de M. Anziani, a annoncé Eric Bocquet.   »Nous ne sommes pas favorables à la mise en concurrence de l’administration fiscale et de la justice », avait déclaré plus tôt le ministre du Budget Bernard Cazeneuve. « Notre seul et unique souci, ne laisser aucun interstice à celui qui fraude en raison de la concurrence des services », a-t-il poursuivi.  Les sénateurs devaient poursuivre jeudi l’étude des projets de loi renforçant la lutte contre la fraude fiscale et créant un procureur financier à compétence nationale, deux volets des annonces de François Hollande pour moraliser la vie publique après l’affaire Cahuzac.

 

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

 

Plus de deux ans après l’affaire du Sofitel de New York, l’ancien patron du FMI livre, dans une interview à CNN, son point de vue sur la situation économique. Dans cet entretien en anglais avec le journaliste Richard Quest, DSK se penche notamment en profondeur sur le patient « Europe ». Et montre au passage des velléités quant au rôle qu’il pourrait jouer sur le Vieux Continent. Morceaux choisis. « Les Européens ne parviennent pas à faire ce qu’ils devraient faire : restructurer. (…) Je ne suis pas si loin de penser que l’Europe rate sa gestion de la crise. Franchement, tout le monde sait qu’en l’entreprise, lorsque vous avez une perte, vous devez l’assumer, puis repartir de l’avant. Or, depuis le début de la crise, ce que les Européens ont essayé de faire c’est juste de gagner du temps, pour des raisons politiques, de repousser les pertes (…). Ils sont incapables d’avoir un plan pour l’avenir. Ils essaient juste d’acheter six mois, puis six autres mois, et c’est une catastrophe au bout du compte, car aujourd’hui le coût est beaucoup plus élevé. ». « Le principal problème est que l’Europe n’est plus concurrentielle. (…) Les dirigeants ne sont pas à la hauteur. La plupart d’entre eux ne comprennent pas vraiment ce qu’est la mondialisation. Ils ont été éduqués, formés, ils ont eu une vie politique dans un seul pays, et ils ne se rendent pas compte que l’Europe n’est pas très grande, qu’une petite partie du monde. (…) Il y a une crise de leadership en Europe. Vous savez, il y a un dicton arabe qui dit qu’une armée de lions menée par des moutons sera toujours vaincue par une armée de moutons menée par un lion. Nous en sommes là en Europe (…). Le système européen est construit de manière à ce qu’aucune décision difficile ne puisse être prise. » « Au FMI, nous avons sous-estimé un paramètre : l’effet de l’austérité sur la croissance. Le résultat est que ce qui a été demandé à la Grèce sur les efforts budgétaires a eu plus d’effet négatif sur la croissance que nous l’attendions. (…) Dans le même esprit, Chypre est une autre catastrophe. Comment pouvez-vous espérer que l’économie chypriote redémarre alors que vous paralysez toutes les entreprises en bloquant l’argent ? » « Je pense que la situation est très difficile et je pense qu’il fait de son mieux (…). Maintenant, et je ne veux pas être prétentieux en l’affirmant, il faut que les leaders européens comprennent qu’ils ne peuvent pas résoudre leurs problèmes en restant isolés. C’est vrai pour Merkel, c’est vrai pour Hollande, c’est vrai pour les Italiens, c’est vrai pour Cameron, c’est vrai pour chacun d’entre eux, l’approche de Michel Barnier est inefficace (…). Or le système bancaire en Europe est malade, très malade même. Beaucoup plus que les gens ne le pensent. Le système doit être profondément nettoyé pour que la croissance puisse revenir. Et la plupart des dirigeants sont incapables de prendre cette décision. ».

 

Election Villeneuve : l’analyse de la presse

Election Villeneuve : l’analyse de la presse  

 Ce scrutin va demeurer pour le pouvoir socialiste, « le synonyme d’une débâcle, comme Sedan ou Waterloo dans l’histoire de France », écrit Jean-Paul Piérot dans l’Humanité. « Lorsque s’ajoute aux fautes inexcusables d’un homme (Cahuzac ndrl), le sentiment que la politique qui est conduite depuis un an n’est pas en rupture avec celle qu’ils ont rejetée en sortant Nicolas Sarkozy de l’Elysée, une bonne partie des électeurs de gauche font le constat d’avoir été trompés deux fois », avance l’éditorialiste du quotidien communiste. « L’ascension du Front national se banalise »,s’inquiète-t-il encore. « Les frontières entre les candidats adoubés par Marine Le Pen et ceux validés par Jean-François Copé sont devenues si floues, que le recours à l’arme du +front républicain+ pour contrer le Front national a perdu une large part de son efficacité ». Pour l’UMP c’est « une victoire en trompe-l’oeil », renchérit Pascal Coquis (Les Dernières Nouvelles d’Alsace). « C’est le Front national qui, jour après jour, engrange les bénéfices de la crise économique, sociale et morale qui agite le pays. » « Le FN s’est imposé dans le débat et dans les têtes. D’élection en élection, il mène le jeu », souligne Jean-Louis Hervois (La Charente Libre). Alors que le front républicain « frôle la mort clinique », le FN « s’installe dans la cour des grands », conclut Patrice Chabanet. « A l’évidence, les cartes de la politique française sont rebattues »   »Les fumets peu délicats des affaires actuelles ajoutent un côté délétère à un climat de plus en plus marqué par le rejet des politiques », explique Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). Ainsi le FN « s’épanouit sur les ruines », constate Raymond Couraud (L’Alsace), alors que « la désagrégation pathétique de la vie politique fabrique le désarroi des électeurs. » « Absent de tout pouvoir décisionnel », le parti d’extrême droite « offre l’incontestable avantage de pouvoir tout promettre, n’ayant rien à prouver au quotidien », ajoute-t-il. Tandis que Jean Levallois (Presse de la Manche) parle d’un « triomphe » du FN, Jacques Camus (Groupe Centre-France) ironise sur « Villeneuve-sur-Calotte » estimant que le score du parti d’extrême-droite « constitue bel et bien une gifle adressée à l’ensemble de la classe politique traditionnelle ». Nombre d’éditorialistes dénoncent la stratégie de Sarkozy/Copé face au FN. « La voix de Jean-François Copé reprenant les traces de la campagne Sarkozy 2012 pour battre le fer de l’immigration et des intégrismes tant qu’il était chaud », accuse Jean-Louis Hervois, « voilà bien le combat fatal qui s’engage entre deux droites +décomplexées+ et qui mène tout droit le débat politique dans une impasse tragique.

AFP

 

Elections Villeneuve sur lot : 48% d’abstention, 14% de bulletins blancs, un désaveu de la classe politique

Elections Villeneuve sur lot : 48% d’abstention, 14% de bulletins blancs, un message à la classe politique

 

Le jeune candidat FN, Etienne Bousquet-Cassagne, qui a obtenu le score important de 46,24% des suffrages, tout en échouant à devenir le troisième député frontiste, a pour sa part reconnu « une défaite au goût de victoire ».   »Seuls contre tous, nous progressons de manière considérable, ce qui est de très bon augure pour les échéances électorales à venir », a ajouté l’étudiant en BTS commerce de 23 ans. Il a reçu dans la foulée des résultats un coup de téléphone de félicitations de la présidente de son parti, Marine Le Pen, qui l’a fait pleurer d’émotion.  Le nouveau député, maire de Fumel et ancien candidat malheureux face à Jérôme Cahuzac en 2012, a pour sa part remarqué que la poussée du FN « est un message envoyé à la classe politique et surtout à la politique économique du gouvernement qui fait des ravages ».  Il a aussi remercié aussi les électeurs de gauche « d’avoir voté pour notre candidature et de ne pas avoir choisi d’avoir sur ce territoire un député du Front National ».  Le président François Hollande a commenté brièvement le scrutin lors d’une conférence de presse à Amman, en Jordanie : « Nous aurons à tirer toutes les leçons de ce scrutin, et du premier tour et du second tour », a déclaré le chef de l’Etat.  Le parti socialiste, dont le candidat Bernard Barral avait été éliminé au premier tour dimanche dernier, alors que 17 candidats se présentaient au total, avait été le premier à reconnaître l’élection de M. Costes.  Assez largement avant l’annonce des résultats officiels, le maire PS de Villeneuve-sur-Lot Patrick Cassany a ainsi publié un communiqué dans lequel il indiquait « prendre acte de l’élection de Jean-Louis Costes ».  L’élu villeneuvois estime que « cette élection clôt une séquence politique et électorale que nous subissons depuis le 2 avril dernier », jour où Jérôme Cahuzac a reconnu avoir un compte en Suisse, après avoir démissionné du gouvernement.  Pour le Parti socialiste, dans un communiqué signé du premier secrétaire Harlem Désir, et de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, la victoire de M. Costes a été rendue possible « par l’esprit de responsabilité et le sens républicain des citoyens et formations de gauche qui ont permis ce barrage ».  Mais ils ont estimé que la droite devait « renoncer au ni-PS, ni-FN et sortir de son inacceptable ambiguïté vis-à-vis de l’extrême droite ». « A force de renvoyer dos à dos le FN et le PS, M. Copé rend plus difficile le vote républicain pour faire barrage au Front national », estiment-ils.  Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a observé que le candidat FN « a recueilli les voix d’électeurs de droite mais aussi d’électeurs de gauche, ce qui vient confirmer que cette notion de front républicain ne repose sur aucune réalité ».  La présidente du FN, Marine Le Pen, a réagi à la proclamation des résultats en déclarant dans un communiqué que « le soi-disant +front républicain+ est mort ».  En tout état de cause, les électeurs ne se sont pas fortement mobilisés, quoique mieux qu’au premier tour (47,53% d’absention contre 54,12% la semaine dernière), et surtout, un pourcentage élevé d’entre eux (14,25%) a voté blanc ou nul.  Jérôme Cahuzac lui-même n’est, à sa manière, pas resté absent dimanche. Il a d’abord téléphoné au journaliste du Monde Patrick Roger, rapporte celui-ci sur lemonde.fr.  Disant vivre « un calvaire », l’ex-ministre a notamment qualifié de « fariboles » des accusations portées par les socialistes locaux selon lesquelles il aurait « savonné la planche » au candidat socialiste Bernard Barral, éliminé au premier tour.  Son ami Lamine Boukhari, qui a voté pour lui par procuration dimanche matin, a indiqué à un correspondant de l’AFP, après les résultats, que l’ancien ministre « regrette tout ce qui s’est passé ».   »Il a de la peine pour les militants, il va en appeler certains dans les prochains jours pour s’excuser, il est encore moralement très touché », a ajouté M. Boukhari, assurant que M. Cahuzac « n’a jamais appelé à voter FN ni à faire battre Barral au premier tour comme certains du PS l’ont dit ». Lui a qualifié cette accusation de « dégueulasse ».  Le dépouillement, à la mairie de Villeneuve-sur-Lot, a été suivi par quelque 500 personnes, sous l’oeil d’une dizaine de caméras de télévisions. Quelques invectives sans gravité ont été échangées entre partisans des deux candidats, pendant que ces derniers répondaient aux télévisions.  Puis Jean-Louis Costes est parti fêter sa victoire à sa permanence, et Etienne Bousquet Cassagne son résultat dans un club de Bias, à la sortie de Villeneuve.

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

 

 

La lettre retrouvée chez Christine Lagarde lors d’une perquisition à propos de l’affaire Tapie en dit long sur l’Etat de notre démocratie et sur le personnel politique ; Un monument de flagornerie et de tartufferie en même temps. De quoi aussi s’inquiéter sur la santé mentale de celle qui dirige maintenant le FMI (après DSK, aussi tordu pour d’autres raisons) ; Comment un responsable politique peut-il à ce point s’humilier et à ce point se ridiculiser sinon pour évidemment en tirer profit pour sa carrière. Cette lettre illustre bien la nature des rapports hiérarchiques entre la cour et le monarque républicain. Tous n’écrivent pas mais ils se comportent de la même manière, en flattant. L’attitude courtisane vaut partout auprès du monarque mais aussi après des petits marquis que sont les ministres. Du coup, les responsable enivrés de leur propre parfum, ne sentent plus rien, ne comprennent plus rien des réalités économiques et sociales. Poussée à ce point la flagornerie interroge sur l’état psychologique de nos dirigeants. Après la loi sur ‘l’évaluation du patrimoine matériel on se demande sil ne faudrait pas une loi pour l’évaluation psychiatrique des élus.

 

 La lettre de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy

«Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement.
1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.
Avec mon immense admiration. Christine L ».  

 

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

 

Après les manifestations montres contre la misère, la présidente tente de reprendre la main. Pour autant, elle ne remet pas en cause les milliards dilapidés pour l’organisation de la coupe du monde de foot ; Du pain, non mais des jeux, oui. !  La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a promis vendredi d’entamer un dialogue avec le mouvement de contestation qui ébranle le pays depuis huit jours, et a annoncé des réformes pour améliorer la qualité des services publics. Dans une allocution diffusée à la télévision, elle a condamné les violences qui ont éclaté la nuit précédente et défendu l’organisation de la Coupe du monde, rappelant que le football et le sport étaient des symboles de paix et du bien vivre ensemble. « Nous ne pouvons pas vivre avec cette violence qui déshonore le Brésil », a-t-elle estimé. « Toutes les institutions et les forces de sécurité publique doivent empêcher, dans les limites de la loi, toute forme de violence et de vandalisme », a-t-elle ajouté d’une voix calme mais ferme. Ce discours intervient au lendemain de manifestations qui ont rassemblé un million de personnes dans une centaine de villes et ont dégénéré dans la nuit en violences et en actes de vandalisme. On a pu voir de jeunes gens masqués piller des magasins et incendier et saccager des bâtiments dont le ministère des Affaires étrangères à Brasilia, dont des fenêtres ont été brisées. Les médias brésiliens ont fait état de deux morts. Concernant les réformes réclamées par les manifestants, Dilma Rousseff a annoncé un plan national pour la mobilité urbaine qui fera des transports publics une priorité. Les recettes tirées de l’exploitation du pétrole seront par ailleurs entièrement consacrées à l’éducation. Sur le plan de la santé, la présidente a annoncé que des milliers de médecins seraient appelés de l’étranger pour améliorer le système national de santé publique. Ses propositions ne sont pas nouvelles et avaient déjà rencontré une certaine résistance au parlement. L’ancienne opposante de gauche à la dictature militaire dans les années 1960 et 1970 a également salué l’esprit démocratique d’une majorité des manifestants. Elle a assuré qu’elle avait « l’obligation d’écouter la voix de la rue et de dialoguer avec tous les segments de la société », sans préciser quelle forme prendrait ce dialogue. Elle a reconnu avoir besoin « de la contribution (des manifestants pacifiques), de leur réflexion et expériences, de leur énergie et de leur créativité pour avancer vers l’avenir ». « Les manifestations montrent la vigueur de la démocratie brésilienne mais si un pays laisse la violence le dérouter, il perdra une occasion historique », a-t-elle néanmoins ajouté. Sur le plan des institutions, la présidente souhaite insuffler un vent de renouveau au système politique et trouver « des mécanismes qui rendront nos institutions plus transparentes, plus résistantes ». Le mouvement de contestation est parti le 13 juin d’une petite manifestation violemment réprimée par la police contre la hausse des tarifs des transports publics à Sao Paulo. Face à cette répression, la contestation a brusquement pris de l’ampleur et s’est dirigée pêle-mêle contre le coût de la vie, la corruption et les milliards de dollars dépensés pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014 au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Après son discours, le mot clé #calabocadilma, « Tais-toi Dilma » en brésilien, s’est répandu sur Twitter accompagné de cinglantes critiques du gouvernement. Vendredi, de nouvelles manifestations ont eu lieu, mais la mobilisation était sans commune mesure avec celle de jeudi. L’une d’entre elle a néanmoins bloqué pendant plusieurs heures la plupart des voyageurs à l’aéroport de Sao Paulo, capitale économique et plus grande ville du pays. Les dernières violences ont suscité de vives condamnations sur les chaînes de télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux. Le Mouvement Libre Passage a annoncé qu’il cessait pour le moment d’organiser de nouveaux rassemblements, après des accrochages jeudi entre contestataires ne partageant ni les mêmes objectifs ni les mêmes opinions politiques. Tout comme le mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis, le groupe militant brésilien ne s’en prend pas à un dirigeant politique en particulier et la présidente reste relativement populaire.

 

Retraites- Hollande : enterrement de la réforme du public

Retraites- Hollande : enterrement de la réforme du public

Hollande l’avait déjà annoncé dimanche sur M6 en indiquant qu’une  reforme de retraites du public avait déjà eu lieu (vrai et faux à la fois) mais la dialectique énarchique n’a pas été comprises par les médias ; il l’a donc confirmé lors de la conférence sociale. En fait il veut limiter l’inévitable secousse sociale de la rentrée. Ouvrir un nouveau front dans la bataille de l’emploi tout en refermant les portes dangereusement ouvertes sur les retraites, c’est ce à quoi s’est attelé François Hollande lors du coup d’envoi jeudi de la deuxième grande conférence sociale. Sur les retraites, le président a confirmé ce qu’il avait déjà dit dimanche soir sur M6. «La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre», a-t-il martelé, excluant tout nouveau report de l’âge légal de départ au-delà de 62 ans. Tout en réaffirmant sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation, le chef de l’État a également verrouillé la porte d’un rapprochement des modes de calcul des pensions du public et du privé. Au motif que, malgré une différence à l’avantage des fonctionnaires et des salariés des régimes spéciaux (une pension calculée sur les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires et non sur les 25 meilleures années), les taux de remplacement sont «identiques». Mieux, l’évolution de ce ratio (pension rapportée au dernier salaire) serait «défavorable depuis plusieurs années» aux agents de l’État. Un enterrement de première classe qui n’a pas échappé aux syndicats. «Si cela est vraiment confirmé, nous nous en réjouirons», a réagi Jean-Claude Mailly, le patron de FO. Outre de calmer le jeu sur les retraites, l’objectif du chef de l’État était aussi de montrer «la mobilisation» gouvernementale pour lutter contre le chômage. Notamment en déclarant la guerre aux emplois non pourvus. «Chaque année, entre 200.000 et 300.000 recrutements engagés sont abandonnés en cours de route faute de candidat qualifié, s’est plaint François Hollande. Il faut donc former rapidement et massivement les demandeurs d’emploi pour qu’ils répondent à ces offres non pourvues». Le président reprend ici une idée déjà évoquée dimanche sur M6: pourvoir «par tous les moyens» 100.000 postes vacants «à très court terme».

 

Croissance : baisse de la consommation en 2013 (INSEE)

Croissance : baisse de la consommation en 2013 (INSEE)

Pas d secret pour la consommation, la hausse de fiscalité (et l’inflation masquée) font tomber le moteur de la croissance dans le rouge en 2013. Grâce à un rebond de la demande extérieure, les exportations seraient le principal moteur de l’économie française cette année, et contribueraient à une stabilisation de l’activité dans le secteur manufacturier. La demande intérieure serait quant à elle légèrement négative, avec une consommation des ménages en baisse de 0,1% sur l’ensemble de l’année (après -0,4% en 2012) et un taux d’épargne en hausse. Le pouvoir d’achat des ménages se stabiliserait cette année (+0,2%) après une baisse exceptionnelle de 0,9% l’an dernier. Un rebond lié à un net ralentissement de l’inflation, l’indice des prix étant attendu en hausse de 0,9% cette année après 2,0% en 2012, et à un ralentissement des prélèvements obligatoires lié à la faiblesse des revenus en 2012 et 2013. Le taux d’épargne augmenterait à 15,9% du revenu disponible contre 15,6% en 2012, les ménages adaptant leurs dépenses au recul de leur pouvoir d’achat l’an dernier et augmentant leur épargne de précaution face à la hausse du chômage. Le recul de l’investissement des entreprises constaté depuis fin 2011 se poursuivrait cette année, avec une baisse de 0,4% au deuxième trimestre, de 0,6% au troisième et de 0,1% au quatrième, portant à -2,4% sur l’ensemble de l’année l’évolution des investissement des entreprises non financières. L’investissement des ménages reculerait quant à lui de 3,9% sur l’ensemble de l’année, après -0,4% en 2012.

 

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

Croissance : confirmation de la récession en 2013 (INSEE)

 

Il n’y aura pas de miracle, la France sera en récession en 2013, en cause surtout l’environnement mondial dépressif, le tassement des investissements mais surtout a baisse  de la consommation. L’économie française devrait se contracter de 0,1% cette année et le chômage poursuivre sa hausse mais sur un rythme ralenti par la multiplication des contrats aidés, estime l’Insee. Dans une note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi, l’institut de la statistique prévoit que le produit intérieur brut augmentera de 0,2% au deuxième trimestre, stagnera au troisième et progressera de 0,1% au quatrième. Le gouvernement table quant à lui sur une hausse de 0,1% du PIB cette année, après une croissance nulle l’an dernier. Après le recul de 0,2% du PIB constaté au premier trimestre, « pour la suite de l’année 2013, la timide éclaircie viendrait de l’extérieur », déclare le chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee, Jean-François Ouvrard. « Nous prévoyons que la demande adressée à la France se redresse nettement dès le deuxième trimestre et, côté production, on a également des signes favorables dans le secteur manufacturier », ajoute-t-il, en soulignant cependant que « l’éclaircie resterait timide, notamment parce que la demande intérieure n’aurait pas d’élan. »

Hollande : plus d’inversion de la courbe du chômage

Hollande : plus d’inversion de la courbe du chômage

 

« Le chômage va continuer à progresser jusqu’à la fin de l’année » déclaration de Hollande à la conférence sociale ; un aveu qui contredit sin affirmation d’inversion du chômage.  Pas du tout dit-il l’augmentation du chômage c’est la réalité, l’inversion c’est son engagement !! Belle dialectique et belle hypocrisie  pour masquer son échec sur ce plan.  Le chef de l’Etat a réaffirmé qu’il entendait inverser «durablement» la courbe du chômage à la fin de l’année et redit sa certitude d’y parvenir, tout en admettant que le nombre de sans emploi continuerait à augmenter en France d’ici là. «Le chômage (…) va continuer hélas encore à progresser jusqu’à la fin de l’année. Je n’ai jamais caché cette réalité. Quand il n’y a pas de croissance, il n’y a pas de créations suffisantes d’emplois». «Mais j’ai aussi affirmé un engagement : inverser durablement la courbe du chômage, pas un mois, pas deux mois, durablement (…) à la fin de l’année. Je veux ici réaffirmer ma volonté mais aussi redire ma conviction», a-t-il ajouté. A l’appui de cette conviction, François Hollande a évoqué des «signes de reprise économique en France et en Europe».

 

Immobilier-Hollande : baisse de la TVA pour les logements « intermédiaires »

Immobilier-Hollande : baisse de la TVA pour les logements « intermédiaires »

Hausse des impôts, baisse des impôts, la valse hésitations du gouvernement continue ; cette fois pour l’immobilier, une baisse de la TVA . Mais seulement pour les logements « intermédiaires », encore un concept flou d’une gauche riche en sémantique mais pauvre en réflexion économique. Alors que les constructions de logements peinent à décoller, le gouvernement s’active afin de trouver des solutions. L’une d’elles pourrait être une baisse de la TVA, préconisée notamment par Jean-Louis Borloo et les professionnels du bâtiment.   En visite à la manifestation « 24 heures du bâtiment », vendredi 14 juin, François Hollande a -en partie- accédé à leur demande.  Le chef de l’Etat a en effet annoncé une baisse de la TVA appliquée sur l’investissement institutionnel dans les logements intermédiaires. Son taux devrait ainsi passer de 19,6% à 10%, dans l’espoir de relancer la construction de ce type d’habitations.  Les logements intermédiaires sont destinés à couvrir le segment de marché entre les HLM et le parc privé, qualifié aujourd’hui de « chaînon manquant » de l’offre locative, pour répondre aux besoins des ménages. « Le logement intermédiaire n’est pas le plus rentable alors que c’est celui qui correspond à une vraie demande du marché », a expliqué le président de la République au Palais des sports à Paris, en présence de la ministre du Logement, Cécile Duflot. Cette mesure pourrait se traduire par la construction de 30.000 à 40.000 logements supplémentaires par an, a estimé Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), après le discours de François Hollande.

 

G8 : les limites de la lutte contre l’évasion fiscale

G8 : les limites de la lutte contre l’évasion fiscale

Des géants mondiaux comme Starbucks, Apple ou Amazon ont été vilipendés ces derniers mois pour avoir, sans forcément enfreindre la loi, réduit considérablement les impôts qu’ils paient en Europe ou aux Etats-Unis, ce qui a conduit le Premier ministre britannique, David Cameron, à inscrire le sujet à l’ordre du jour de la réunion du G8 qu’il présidera lundi et mardi. Le dossier sera également évoqué lors du sommet du G20 début septembre à Moscou et l’OCDE aura entretemps présenté ses propositions en la matière. Mais les responsables politiques ne s’attendent pas à des progrès rapides. L’Europe est en effet divisée entre les petits pays fiscalement accueillants, comme le Luxembourg et l’Irlande, qui résistent au changement, et des Etats tels que la Grande-Bretagne ou l’Allemagne, qui craignent de voir un durcissement brutal de la politique fiscale nuire à leur attractivité. De prime abord, le chemin de la réforme semble clairement tracé: « Quand on n’apprécie pas certains comportements mais qu’ils sont légaux, il faut changer la loi », a déclaré Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE, à la Chambre des Lords britannique cette semaine. De son côté, le commissaire européen chargé de la fiscalité, Algirdas Semeta, se félicite de voir les politiques faire enfin du dossier une priorité de leur action. « Les Etats membres doivent maintenant prendre le relais, pour prouver qu’ils sont aussi déterminés qu’ils l’affirment à mettre fin à l’évitement fiscal », dit-il. Mais il reconnaît que les progrès tangibles sont pour l’instant ténus. Sa proposition d’une « assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés » (ACCIS) reste ainsi à l’état de projet car plusieurs pays, dont l’Irlande, y voient le prélude à un taux unique d’imposition des bénéfices dans l’Union.  

 

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