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Impôt sur les sociétés : une harmonisation dans l’union économique ?

Impôt sur les sociétés : une harmonisation dans l’union économique ?

 

 

Pour lutter contre la fraude fiscale consistant notamment à créer de pseudos sociétés implantées dans les pays à faible imposition , l’Europe envisage de mettre en place un système harmonisé d’impôt sur les sociétés. Une orientation qui ne sera pas forcément très soutenue par l’Irlande ou encore les Pays-Bas. Plus que le taux officiel d’imposition c’est le taux effectif appliqué aux entreprises qui sera à prendre en compte.

 

Affichant sa volonté de s’attaquer à l’utilisation abusive de sociétés écrans et son souhait de créer un environnement « adapté au XXIe siècle », plus équitable et efficace, susceptible de dynamiser durablement la croissance économique, l’exécutif européen a proposé que certaines grandes entreprises opérant dans l’UE publient leurs taux d’imposition effectifs afin de garantir une plus grande transparence publique.

La Commission européenne a donc adopté mardi un projet d’harmonisation de la fiscalité des entreprises destiné à créer un environnement plus équitable et efficace, susceptible de dynamiser durablement la croissance économique.

Cybersécurité : un manque d’investissement dans les PME

Cybersécurité : un manque d’investissement dans les PME

C’est la conclusion d’une étude menée par l’Ifop pour la société de conseil en cybersécurité F-Secure*, et qu’Europe 1 révèle en exclusivité. Concrètement, neuf entreprises sur dix estiment qu’il est essentiel de se prémunir contre les attaques informatiques. Sauf qu’il y a un décalage, notamment chez les TPE-PME, entre la réflexion et le passage à l’acte : une entreprise sur deux ne sécurise pas ses postes de travail et une sur trois n’utilise même pas d’antivirus.

 

Cette insuffisance résulte d’abord d’un choix financier. Selon cette étude, pour 60% des PME, le budget pour la protection de leur système informatique ne doit pas dépasser 1.000 euros par an. « Avec cette somme, on est capable de protéger une petite infrastructure, une TPE de moins de dix salariés. Un antivirus c’est environ 50 euros par an et un pare-feu pour une petite entreprise c’est 300 euros par an. Si on ajoute les interventions du prestataire de service informatiques, on arrive à 1.000 euros », détaille Guillaume Gamelin, vice-président de F-Secure France. 

Problème : c’est une somme insuffisante pour des PME de 20 ou 50 salariés. Or, « plus l’entreprise est grosse et plus elle est numérisée, plus elle est concernée par les cyberattaques », rappelle Guillaume Gamelin. Et les temps ont changé. « Hier, il suffisait d’un logiciel antivirus qu’on activait sur demande. Aujourd’hui, avec la complexité des nouvelles attaques, ce n’est plus suffisant. Il faut investir dans des ressources humaines pour vérifier et entretenir les systèmes informatiques au quotidien », souligne ce spécialiste de la cybersécurité.

Une prise de conscience pendant la crise du Covid

L’étude menée pour F-Secure met en évidence un décalage entre la perception, par les entreprises, des risques liés aux cyberattaques et les actions menées pour s’en protéger. « On observe une prise de conscience liée à la cybersécurité, grâce ou à cause de l’actualité et de la médiatisation des attaques visant des hôpitaux et des mairies« , assure Guillaume Gamelin. « Il y a eu une bascule lors de la crise du Covid-19. Les patrons sont aujourd’hui mieux informés des risques. L’inquiétude est partagée autant par les PME que par les grands groupes. Tout le monde réalise qu’une attaque informatique peut avoir des effets très concrets et très néfastes. »

Malgré l’inquiétude, deux tiers des dirigeants interrogés estiment que leurs salariés sont suffisamment protégés. Ce qui, au vu des montants investis, est loin d’être toujours le cas. « Il y a parfois un décalage entre le sentiment de sécurité des entreprises et leur niveau réel de protection, qu’il soit géré en interne ou par un prestataire de services », prévient le vice-président de F-Secure France. D’autant que le risque augmente. « Il y a une professionnalisation des hackers qui sont aujourd’hui regroupés comme des organisations criminelles. »

*Étude quantitative réalisée en ligne auprès d’un échantillon national représentatif de 500 « professionnels » âgés de 18 ans et plus, entre le 31 mars et le 2 avril 2021. 75% des entreprises interrogées ont moins de 10 salariés.

Sondage : les Français METTENT DANS LE MÊME SAC LR et LREM

Sondage : les Français METTENT DANS LE MÊME SAC LR et LREM

Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour France InfoLe Parisien/Aujourd’hui en France  pour 64% des personnes interrogées, Les Républicains est un parti dont la plupart des dirigeants « ont des idées proches soit de La République en Marche, soit du Rassemblement national et pourraient rallier ces partis ».

52% des sondés se disent « favorables » à une alliance entre les listes LaREM et LR au second tour dans les régions où le RN est en position de l’emporter, et ce afin d’empêcher une victoire de ce parti. La proportion d’opinions « favorables » monte à 86% chez les sympathisants LaREM et à 58% chez les sympathisants LR.

Dans le cas où le but est d’empêcher une victoire de la gauche, ils sont 31% à être pour une alliance entre LR et RN, 69% se déclarant défavorables à cette solution. La proportion de « favorables » monte à 48% chez les sympathisants LR, à 57% chez les sympathisants RN.

Globalement, une personne interrogée sur deux (51%) trouvent que LR est un parti proche de LaREM.

Variant indien détecté dans 44 pays

Variant indien détecté dans 44 pays

Le variant B.1.617, apparu pour la première fois en Inde en octobre, a été détecté dans des séquences versées dans la base de données GISAID «depuis 44 pays dans l’ensemble des six régions de l’OMS», indique l’organisation, ajoutant qu’elle a reçu «des notifications de détection dans cinq autres pays». En dehors de l’Inde, c’est en Grande-Bretagne que le plus grand nombre de cas de contaminations au variant B.1.617 a été détecté.

Nucléaire Iran : la France constate des progrès dans les discussions

Nucléaire Iran : la France constate des progrès dans les discussions

 

« Les discussions qui ont repris le 7 mai à Vienne ont conduit à quelques premiers progrès sur la question nucléaire », a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnes von der Muhll, sans donner plus de détails.

« Néanmoins, des désaccords majeurs subsistent sur certains points clés à aplanir afin de parvenir à un accord prévoyant le retour de l’Iran et des États-Unis et leur pleine mise en œuvre du JCPoA. Il reste encore beaucoup à faire, dans un délai très serré.  »

Le nœud de l’accord était que l’Iran s’était engagé à freiner son programme nucléaire afin de rendre plus difficile l’obtention de la matière fissile pour une arme nucléaire en échange d’un allégement des sanctions américaines, européennes et onusiennes.

Les responsables ont déclaré qu’ils espéraient parvenir à un accord d’ici le 21 mai, date à laquelle un accord entre Téhéran et l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU sur la surveillance continue de certaines activités nucléaires iraniennes devait expirer.

Les diplomates ont déclaré qu’ils pensaient qu’il y avait eu des progrès suffisants dans les pourparlers de Vienne qu’une prolongation de l’accord de suivi entre Téhéran et l’agence des Nations Unies était probable même si les modalités devaient encore être élaborées.

« Si un accord sur la reprise par l’Iran de ses engagements n’est pas conclu avant l’expiration de l’accord technique bilatéral entre l’Iran et l’Agence, ils devront s’entendre sur sa prolongation », a déclaré Von der Muhll.

« La Religion dans la France contemporaine »

« La Religion dans la France contemporaine »

Dans « La Religion dans la France contemporaine », les sociologues et historiens des religions Philippe Portier et Jean-Paul Willaime analysent les mutations qui touchent tout autant aux dimensions privées que sociales et politiques de la religion.(Analyse du Monde)

 

Analyse

Depuis des années, les problématiques liées aux questions religieuses ont envahi les discours politiques, les chaînes d’information et les amendements parlementaires. Du voile islamique à l’organisation du culte musulman, de l’enseignement privé confessionnel à la radicalisation, du mariage pour tous à la bioéthique, elles sont omniprésentes. Elles ont réinstallé dans le débat public une question que l’on avait cru résolue depuis des lustres : celle de l’articulation entre le politique et le religieux, entre l’Etat et les « Eglises », selon le modèle fixé par la loi de 1905. La laïcité est redevenue conflictuelle.

Certains ont discerné dans ces diverses manifestations un « retour du religieux » d’autant plus paradoxal qu’il s’inscrit dans une progression constante de la désaffiliation confessionnelle. Entre 1952 et 2018, les Français ne se réclamant d’aucune religion sont passés de 4 % à 58 %. Il est vrai que cette tendance ne touche pas toutes les traditions de la même manière. Si de nombreuses églises catholiques se vident – mais pas toutes –, des mosquées s’agrandissent, des églises évangéliques ouvrent chaque mois et des temples bouddhistes font recette. Comment s’y retrouver dans ce maelström de données, de discours, de crispations, d’évolutions dont certaines semblent contradictoires ?

« Promesses de bonheur décrédibilisées »

Les sociologues et historiens des religions Philippe Portier et Jean-Paul Willaime, qui ont tous deux dirigé le Groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL) de l’Ecole pratique des hautes études, proposent une mise en perspective de ces mutations à la lumière du passage de nos sociétés de la modernité à un régime d’ultra-modernité. L’ultra-modernité, c’est en quelque sorte la modernité réflexive, celle qui applique à ses réalisations sociales (la confiance dans la raison, incarnée par l’Etat et son école, dans le progrès, la science…), souvent sacralisées, ses propres armes : la lecture critique, le doute. Sous l’influence des bouleversements environnementaux, scientifiques, numériques, la croyance au progrès qui a accompagné la modernité a laissé place à un certain désenchantement, les craintes se sont substituées aux certitudes. « Les promesses de bonheur terrestre par lesquelles on avait cru pouvoir remplacer les promesses de bonheur céleste ont été, à leur tour, décrédibilisées », écrivent-ils, et « leur dimension d’espérance s’est dissipée ».

Cette mutation des quatre ou cinq dernières décennies a des conséquences majeures sur le religieux. Autant la modernité avait conduit à une sécularisation des individus et des institutions et à un effacement tendanciel du religieux, autant l’ultra-modernité lui offrirait des conditions propices à une nouvelle forme d’actualité. Non pas à travers la présence d’antan, héritée et encadrée par un dispositif hiérarchique complet. Mais une place renouvelée, ajustée aux interrogations et aux incertitudes des sociétés contemporaines. Loin de renvoyer au passé, soutiennent les auteurs, les transformations actuelles traduisent une reconfiguration du religieux qui affecte tout autant ses dimensions privées que sociales et politiques.

Autotests : retard dans les lycées

Autotests : retard dans les lycées

 

 

Un retard dénoncé par Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education  sur franceinfo.

 

 

« Il y a un retard à la livraison » des autotests dans les lycées, a dénoncé lundi 10 mai sur franceinfo le docteur Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education (Syndicat des médecins scolaires et universitaires) et médecin scolaire sur l’académie d’Orléans. « Il y a un manque d’anticipation absolument total. Dès que les lycéens mettaient un pied dans les établissements scolaires le 3 mai, ils auraient dû être testés », estime-t-elle, pointant également le manque d’infirmières pour former les professeurs et les lycéens. L’Education nationale a annoncé avoir commandé 60 millions d’autotests pour limiter la circulation du virus au lycée.

À votre connaissance, les lycées sont-ils livrés en autotests en quantité suffisante ?

Marianne Barré : Il y a un retard à la livraison, aussi bien pour les personnels que pour les lycéens, puisque normalement les autotests auraient dû arriver la semaine dernière afin que les lycéens soient formés. C’était prévu que la semaine de reprise soit consacrée à la formation des lycéens à l’utilisation de ces autotests. Mais de toute façon, il y a un manque d’anticipation absolument total puisqu’en fait le principe aurait dû être que dès que les lycéens mettaient un pied dans les établissements scolaires le 3 mai, ils auraient dû être testés. C’est le même principe d’ailleurs qui aurait dû être appliqué pour les enseignants, pour le personnel du secondaire et également pour le personnel du primaire quand l’école a repris le 26 avril.

Y a-t-il également un manque de personnel aussi de médecins, infirmiers, infirmières scolaires pour former tout le monde ?

Oui, il y a un manque de personnel, mais ça on le savait très bien, puisque une demande avait été faite par le ministère aux personnels autres que les personnels de santé pour faire la formation des élèves.

« C’était évident qu’il y aurait des difficultés de ce côté-là puisque les personnels de santé dans les lycées, ce sont les infirmières qui sont surchargées de travail depuis un an avec la crise sanitaire. »

Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Education

à franceinfo

Elles doivent accueillir les élèves symptomatiques et les évacuer, elles doivent également aider les cellules Covid à faire le traçage, en plus de leur travail habituel. Et là, je ne vois vraiment pas comment elles peuvent encadrer les lycéens pour la réalisation et pour la formation des autotests.

Dans ces conditions, vaudrait-il mieux conseiller aux lycéens de faire ces autotests chez eux à la maison ?

De toute façon, je pense que c’est absolument la seule mesure réaliste qui doit être prise. Je vous rappelle quand même qu’il y a des pays européens qui ont commencé des autotests depuis février. Nous, déjà, on est très en retard et c’est la seule mesure réaliste parce que ça pose de nombreux problèmes de réalisation. Et c’est pour ça que les chefs d’établissement pour l’instant sont opposés à la réalisation de ces autotests dans le cadre des lycées, alors que dans l’absolu tout le monde trouve que la réalisation des autotests est absolument indispensable si on veut maintenir les établissements ouverts.

Cette démarche vaut-elle le coup sachant que les élèves de terminale n’ont plus qu’une semaine de cours ?

Bien sûr que ça vaut le coup. Il faut quand même se rendre compte qu’actuellement la circulation du virus est encore très importante dans les établissements scolaires. Les cellules Covid qui font le traçage sont à nouveau submergées de travail depuis le 26 avril pour les écoles primaires et depuis le 3 mai pour le secondaire. Si on veut pouvoir maintenir les établissements scolaires ouverts, quels que soient les niveaux, jusqu’aux vacances scolaires, il faut absolument continuer les campagnes de dépistage autotest et autres tests, c’est absolument indispensable.

Économie : « Croire dans le rebond français »

Économie : « Croire dans le rebond français »

Français et Jean-Luc Douillard, Vice-Président d’APESA estime que la France a des raisons de croire dans la capacité économique à rebondir (chronique dans la Tribune)

 

Chronique

Avec la Covid, nous nous rendons enfin compte en France que nos entrepreneurs ont une formidable capacité de résistance, et surtout de résilience. C’est elle qui leur permet de rebondir, de s’adapter, de continuer à se projeter dans un avenir même incertain.

Depuis toujours, les entrepreneurs prennent des risques, traversent les difficultés, surmontent les obstacles. Ils connaissent la valeur du travail, de l’optimisme, de l’anticipation et savent que c’est essentiel de ne surtout pas stigmatiser un échec… Ce qui change, c’est la dimension universelle de la crise et des difficultés, c’est qu’aujourd’hui tout le monde doit s’y mettre. Plus que jamais, nous devons faire du rebond une valeur économique majeure !

Drames et réinventions : les deux facettes des crises

La situation actuelle va assurément provoquer des drames entrepreneuriaux au gré des liquidations d’entreprise et burn-out à venir. Si ces événements tragiques sont attendus, avec une très forte incidence et un probable effet d’entrainement sur d’autres pans de l’économie et de la société, ils ne doivent pas nous faire oublier un fait essentiel : toute crise est aussi un moment de construction et de réinvention.

De la contrainte sort toujours des choses positives. Il est fondamental de capitaliser sur elles pour construire l’avenir – traverser les crises et se reconstruire. Nos entrepreneurs doivent être soutenus pour continuer à penser et développer leurs capacités créatives, préserver leurs ressources physiques et psychologiques pour y consacrer beaucoup de leur énergie et de leurs initiatives, mais surtout, ils doivent continuer à y croire, ils doivent rester convaincus de leurs capacités à surmonter l’inédit !

Une capacité de rebond qui est hautement créative et solidaire

Force est de constater que le mouvement est lancé. La période actuelle se révèle être un moment de forte créativité entrepreneuriale, au niveau des business models, des stratégies de vente, des réseaux logistiques, de la mise en œuvre du télétravail, etc. Les entrepreneurs font montre d’ingéniosité et d’une grande richesse d’idées. Des solidarités magnifiques sont aussi nées de cette crise inédite. Au-delà des divisions dont les JT télévisés nous assènent, les entrepreneurs ont montré leur volonté de faire corps, de s’entraider, de tenir ensemble, de se serrer les coudes.

 

On a vu des plateformes comme Oh my Band et Act for entrepreneurs se mettre en place dès avril 2020 pour proposer des échanges de missions et de boulots entre entrepreneurs. On a vu des commerçants s’accueillir les uns les autres, les grands distributeurs créer des espaces pour accueillir les petits commerçants de proximité. On a vu des chaines de production s’adapter pour fabriquer des produits différents de ce pour lesquels elles avaient été conçues. On a vu des artistes se lancer dans des spectacles live « à la maison ». Si ce n’est pas la panacée, cela reste une expression formidable de leur créativité et de leur volonté de ne pas se laisser abattre.

Les associations entrepreneuriales ont quant à elles toutes mobilisé leurs bénévoles pour aider les entrepreneurs à décrypter les dispositifs publics, à mettre en place leurs projets de rebond, à trouver les bons relais autour d’eux et à ne pas perdre pied.

Soutenir le rebond des entrepreneurs

Finalement, la crise confirme la valeur créée par le rebond des entrepreneurs. Outre les subventions et aides publiques, ils ont besoin que leurs écosystèmes économiques et politiques leur fassent confiance et lèvent les réserves ou restrictions posées à cause de précédents échecs. Ils ont besoin de sentir la confiance accordée à leur capacité de rebond, le soutien apporté à leurs démarches, et ce, quelle que soit l’incertitude qui pèserait sur leurs résultats.

Plus que jamais, il faut donc apporter des garanties sur l’ouverture d’esprit et un changement de regard sur l’échec. C’est une condition fondamentale pour leur rebond puisse pleinement s’exprimer et générer de la croissance économique au profit du plus grand nombre. C’est pourquoi nos deux associations appellent aujourd’hui tous les entrepreneurs à poursuivre leurs efforts, et tous ceux qui les entourent – entourage proche, partenaires économiques et financiers, administration, État – à les soutenir et les encourager.

Alors oui, cette crise sanitaire inédite et très dure aura contribué à développer encore un peu plus les capacités de résistance et la résilience des entrepreneurs. Il y aura un avant et un après, mais les compétences se sont sûrement diversifiées, étendues, renforcées !

 

La violence augmente dans la société (Macron)

La violence augmente dans la société (Macron)

 

Visiblement relativement désarmé par les événements tragiques de ces derniers jours notamment le meurtre d’un policier par un trafiquant de drogue, le chef de l’État s’est borné jusque-là à constater la situation. Certes la compassion, un constat mais cela ne constitue pas une réponse politique notamment pénale.

«C’est la nation tout entière qui est aux côtés de la famille de notre policier et je veux ici leur apporter notre affection, notre soutien, et apporter aussi notre soutien sans faille à toutes nos forces de sécurité intérieure, a déclaré le chef de l’État. C’est une réalité de dire qu’il y a de la violence dans notre société et qu’elle enfle. Et que le rôle chaque jour de nos policiers est rendu plus difficile par cette violence».

Le fait que le président ne se soit pas exprimé officiellement sur ce décès avait été souligné par les syndicats de policiers. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, avait de son côté dépeint Emmanuel Macron en «président qui n’a eu de cesse que de se complaire dans une forme de laxisme, de désordre, dont l’ensemble des Français sont victimes». Elle a également estimé que «l’immigration était à l’origine du drame».

 

La tech française doit rayonner dans toute l’Europe et au-delà

La tech française doit rayonner dans toute l’Europe et au-delà

par Erel Margalit, fondateur de Jérusalem Venture Partners (JVP).

 

Erel Margalit est le fondateur de Jérusalem Venture Partners (JVP), une société israélienne de capital-risque née en 1993 et devenue la cheville ouvrière de la prolifique « start-up nation ». Au travers de plusieurs fonds (1,4 milliard de dollars sous gestion), elle a développé plus de 150 entreprises, dont une douzaine désormais cotées au Nasdaq (Netro, Qlik, CyberArk, Cogent…). Cet éleveur de licornes possède des bureaux à Jérusalem et New York et est en train d’en ouvrir à Paris. Erel Margalit fut également député travailliste de 2013 à 2017 à la Knesset.

En visite à Paris, où il est en train d’installer le siège européen de son fonds d’investissement JVP, Erel Margalit expose les raisons pour lesquelles il voit la France comme une force vive de l’innovation technologique mondiale.

Qu’espérez-vous de l’installation de JVP à Paris ?

Je voudrais créer quelque chose de nouveau. Plus qu’une simple base d’investissement. Un lieu inédit d’émulation où pourraient interagir start-up, entreprises, investisseurs, banques, pouvoirs publics, universités, ONG. Je suis à la recherche des locaux. Je voudrais faire émerger les prochaines licornes de la tech française, que cet endroit rayonne dans toute l’Europe. Certains parient sur Berlin, moi sur Paris. Il y a, en France, des entreprises intéressantes, des idées, des ingénieurs talentueux. Le pays a tout pour devenir un leader de l’innovation ; c’est d’autant plus vrai depuis que Londres s’est éloigné de l’Europe. Je suis israélien, je viens d’un petit pays, qui a compris que les entreprises, pour grandir, devaient penser au-delà des frontières. La France a un marché domestique important, mais elle doit voir plus large. Nous pouvons aider à ce que cela aille plus vite. Nous sommes déjà en train de négocier pour investir dans de jeunes entreprises et de rechercher des investisseurs qui ont envie de financer cet écosystème.

L’intelligence artificielle, la fintech, la cybersécurité, la santé sont, pour vous, cruciaux…

Oui, il y a tant à faire. Pour la cybersécurité, notamment : on le voit, les hôpitaux, les petites villes, sont attaqués. Il faut une réponse concertée. La France et l’Allemagne doivent créer une coopération forte pour se défendre et défendre les populations. Nous avons un savoir-faire et nous pouvons aider. Cela se sait peu, mais c’est déjà ce que nous faisons au Moyen-Orient, avec des collaborations avec les Emirats arabes unis ou l’Arabie saoudite sur des questions de cyberdéfense civile. C’est, au passage, une façon différente, mais efficace, de faire de la diplomatie. Je crois aussi que la tech peut changer notre rapport à la santé. La crise de la Covid, et l’expérience que nous en avons en Israël, démontre que l’on ne peut pas se contenter de se reposer sur de grosses structures. Les technologies de la communication peuvent révolutionner la médecine en rapprochant spécialistes et population, en comblant les fossés sociaux creusés par l’épidémie.

Vous êtes très intéressé par la foodtech et l’agtech, les nouvelles technologies au service de la nourriture et de l’agriculture. Que pensez-vous trouver en France dans ces secteurs ?

Ces deux secteurs sont les prochaines « big things », les premiers leviers d’action face au changement climatique. Il y a plus de potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’agriculture que dans le transport. Le système actuel ne fonctionne pas. Il est incompréhensible, à l’échelle de la planète, de détruire de la forêt pour cultiver du maïs destiné au bétail. Les prochaines générations de céréales devront être plus riches en protéines pour réduire le cheptel. Les usages de l’eau à la surface sont globalement inefficaces, alors que l’on pourrait développer des stratégies d’irrigation au goutte-à-goutte infiniment plus pérennes. Les techniques d’intelligence artificielle peuvent permettre de réduire de 95 % les usages de pesticides, avec des pulvérisations ultra-ciblées.

Quelle peut être le rôle de la France dans ces domaines ?

Elle n’a pas conscience qu’elle est la reine mondiale de la nourriture et de l’agriculture et qu’il lui revient d’ouvrir la voie. Il y a dans tout le pays des entreprises fantastiques. Ce qu’elles font pour la transformation alimentaire possède un plus : le cachet français, que le monde a envie d’imiter. La France doit saisir l’étendard et porter cette ambition en Europe, continent qui a compris l’enjeu bien avant les Etats-Unis. La France et l’Italie produisent la meilleure nourriture du monde. Que ces deux pays fassent émerger des leaders mondiaux et le reste de la planète suivra.

Quel accueil recevez-vous ?

Un bon accueil. J’ai rencontré le ministre de la Transition numérique Cédric O, il est curieux, efficace, pragmatique. J’ai aussi rencontré de grandes banques, comme le Crédit agricole, qui est le principal bailleur de fonds du monde agricole et peut être un acteur majeur du changement. Je crois en la France : je n’oublie pas qu’aux débuts de JVP, alors que tout le monde me disait de ne rien en attendre, ce sont des entreprises françaises, Gan et France Télécom, qui ont, parmi les premières, cru en son potentiel et accepté d’investir

L’écologie aussi dans l’industrie du luxe

L’écologie aussi dans l’industrie du luxe

Par Olivier Durin, rédacteur en chef du site « Le Monde de l’énergie ».

 

Tribune dans l’opinion

Sollicitée par ses clients, l’industrie du luxe entend jouer un rôle majeur dans le grand défi de la transition écologique. La crise sanitaire et la question du « monde d’après » ne font qu’accélérer un mouvement désormais inéluctable, qui touche tous les secteurs d’activités, de la mode/maroquinerie, aux vins et spiritueux, en passant par les parfums ou les cosmétiques.

Ce changement de paradigme se fait principalement sous l’impulsion des « millenials », ces nouveaux et futurs consommateurs très attentifs aux valeurs du développement durable. Ils souhaitent profiter pleinement de l’Eros du luxe, tout en supprimant les impacts négatifs qui en découlent. Et c’est tant mieux. Face aux attentes environnementales, le luxe, à juste titre considéré comme d’autres secteurs comme un gros émetteur d’émissions de CO2, se réinvente et adopte des gestes éco-responsables.

À commencer par LVMH qui, à travers son plan Life 360, vient d’annoncer, qu’à l’horizon 2026, ses « Maisons » n’utiliseraient plus de plastique vierge dans ses emballages. Exit donc le plastique recyclé ou biosourcé. Cela passe par la case innovation pour le leader mondial aux 75 marques. Autre annonce qui va dans le sens de la réduction de l’empreinte carbone, à savoir dans le secteur des vêtements : LVMH souhaite à terme utiliser de la laine précieuse recyclée car « c’est 455% de carbone réduit par rapport à la laine vierge », affirme Hélène Valade, directrice Développement Environnement. Une bonne nouvelle quand on sait que ce secteur, selon WWF, est responsable de la production de 1,7 milliard de tonnes de CO2 par an.

Concernant la biodiversité, le groupe de Bernard Arnault s’engage à ce que dans 5 ans, 100% des matières premières stratégiques soient certifiées par des moyens préservant les écosystèmes et les ressources en eau (rappel, il faut entre 10.000 et 20.000 litres d’eau pour produire 1 kilo de coton). LVMH lance également des programmes d’agriculture régénératrice, tels que la reforestation des vignobles via le champagne Ruinart. Sur le climat, le groupe aux 75 marques s’engage à réduire de 50% d’ici 2026 ses émissions de carbone liées aux consommations énergétiques, par rapport à 2019, et à fournir ses boutiques et sites à 100% en énergie renouvelable.

Son grand rival Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron…) n’est pas en reste : le Français s’est engagé à compenser intégralement les émissions de gaz à effet de serre générées par l’ensemble de ses activités, y compris sa chaîne d’approvisionnement, via notamment des programmes de protection des forêts. Le groupe affirme qu’il compense désormais toutes les émissions annuelles résiduelles comptabilisées, celles liées à l’extraction de matériaux achetés par l’entreprise, ou au transport des salariés – qui constitue souvent la part la plus importante des émissions d’un groupe.

Cette mobilisation en faveur de l’environnement ne date pas d’aujourd’hui. C’est à partir de 1992, date du sommet de la Terre organisé à Rio, qu’ont commencé à partir en croisade les industriels du luxe. 1992 marque en effet un tournant dans la politique environnementale de LVMH qui crée une direction de l’Environnement et commence alors à innover. De là naissent les fameux parfums rechargeables de chez Dior, les cartons en matière végétale à base de peau de raisin pour Veuve Clicquot, un accord avec le Pérou pour la préservation des vigognes dont la laine sert à produire des tissus luxueux… Le groupe de Bernard Arnault a également pris le taureau par les cornes en réduisant l’utilisation de l’énergie dans ses 4.000 magasins qui représentent, au passage, 80% de sa consommation. Aujourd’hui, cette politique volontariste a permis de réduire de 12% les émissions de gaz à effet de serre du groupe et d’atteindre 19% d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique.

Boosté par les Accords de Paris en 2015, Kering, de son côté, promet d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Et il a inventé l’EP & L : un outil qui mesure, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, les émissions de CO2, la consommation d’eau, la pollution de l’air et de l’eau, l’utilisation des sols et la production de déchets. Hermès promet , en 2017, pour sa part, que 10 % de la rémunération de son dirigeant, Axel Dumas, sera soumise à des critères RSE (responsabilité sociale et environnementale). De ces mutations découlent aussi une responsabilité accrue sur la traçabilité des filières d’approvisionnement et la certification des matières. Kering applique ainsi des « standards maison » à ses fournisseurs et travaille avec éleveurs et ONG sur place. Effet de mode ou non, le bien-être animal a également amené LVMH à ériger une charte de bonne conduite concernant ses filières d’approvisionnements. Parallèlement, le groupe, en 2019, fait un don de 10 millions d’euros pour lutter contre les feux qui ravagent l’Amazonie.

Si 2019 aura été l’année de l’accélération du « green » des géants du luxe, ces derniers sont aujourd’hui encore parmi les principaux pollueurs au monde. Un problème que la filière tente de prendre à bras le corps à travers le « Fashion Pact », coalition mondiale (56 entreprises et 250 marques à ce jour), créée au Sommet du G7 de Biarritz à la demande d’Emmanuel Macron et pilotée par François-Henri Pinault. Objectifs : enrayer le réchauffement climatique, restaurer la biodiversité et protéger les océans. Chanel, membre de la coalition, a par exemple renoncé à utiliser la fourrure animale et les peaux exotiques. Kering s’est engagé à atteindre un « impact net positif » sur la biodiversité à horizon 2025 en régénérant et en protégeant une superficie six fois supérieure à l’empreinte écologique totale de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du groupe.

Dernier exemple en date, en mars dernier, LVMH a dévoilé ses engagements «Biodiversité» et renforcé son partenariat avec l’Unesco en voulant atteindre la «neutralité biodiversité » d’ici à 2030.

« Le luxe est à l’intersection de la nature et de la créativité : nous avons besoin de la nature pour fabriquer nos produits de haute qualité, et la nature doit être restaurée et protégée. Nous avons entrepris de faire de la protection de la biodiversité une priorité absolue et d’être un acteur exemplaire, audacieux, créatif et exigeant du changement pour construire un avenir plus durable », a déclaré Antoine Arnault, Image et Environnement LVMH.

C’est la raison pour laquelle, l’Amazonie, poumon vert de la planète, reste un enjeu crucial pour le groupe qui s’engage à ne pas utiliser des matières premières en provenance de zones à fort risque de déforestation ou de désertification. Mieux : l’ambition est de régénérer d’ici 10 ans l’équivalent de cinq millions d’hectares d’habitat de la faune et de la flore. Audrey Azoulay, présidente de l’Unesco, s’explique :

« Notre coopération n’est pas du greenwashing. L’Unesco a été pionnière sur cet enjeu – notre premier programme biodiversité remonte à 1971 – et il est crucial que des grands groupes privés s’engagent sur ce sujet, car ils ont un rôle majeur et un effet d’entraînement. Nous jouons pleinement notre rôle de passerelle entre scientifiques et décideurs, politiques comme économiques »

Les principes des flux tendus dans l’économie remis en cause

Les principes des flux tendus dans l’économie remis en cause

 

Les principes des flux tendus ( limitant drastiquement les stocks) sont aujourd’hui remis en cause dans l’économie d’après un article de journal du Wall Street Journal

A Tokyo, Toyota accumule les pièces détachées et possède, pour certaines, jusqu’à quatre mois d’avance. Volkswagen construit six usines pour fabriquer ses propres batteries. Et, marchant dans les pas d’Henry Ford, Tesla essaie de garantir son accès aux matières premières.

Symbolisée par le fameux « juste-à-temps », l’hyperefficacité de la chaîne logistique automobile connaît actuellement un bouleversement amplifié par une pandémie qui a remis en cause plus d’un demi-siècle d’organisation. Après avoir subi des fluctuations brutales de la demande, les caprices de la météo et une série d’accidents, les constructeurs finissent en effet par se dire qu’ils n’auront peut-être pas toujours les pièces détachées qu’ils veulent au moment où ils les veulent.

« Le modèle du juste-à-temps est conçu pour favoriser l’efficacité de la chaîne logistique et les économies d’échelle, explique Ashwani Gupta, directeur des opérations de Nissan. Les répercussions d’une crise aussi inédite que celle de la Covid-19 soulignent la fragilité de ce modèle. »

Le concept du « juste-à-temps » est simple : éviter de perdre du temps. En demandant aux fournisseurs de livrer les pièces détachées sur les chaînes de montage quelques jours ou quelques heures avant qu’elles ne soient assemblées, les constructeurs ne paient que ce qu’ils consomment

Prenons l’exemple du pick-up F-150 de Ford : la dernière version du véhicule le plus vendu des Etats-Unis est bourrée de technologie, motorisation hybride et logiciel de conduite autonome à la Tesla inclus.

Quand la vaccination a commencé de porter ses fruits, les Américains se sont rués sur le modèle : 200 000 unités vendues au premier trimestre, un record depuis treize ans. Mais les stocks étaient vides car les usines ont été fermées ou ont tourné à capacité réduite tout le mois d’avril. L’activité devrait rester faible au moins jusqu’à mi-mai. Pour le constructeur, ce sont 2,5 milliards de dollars de bénéfices avant impôt qui se sont envolés.

Le concept du « juste-à-temps » est simple : éviter de perdre du temps. En demandant aux fournisseurs de livrer les pièces détachées sur les chaînes de montage quelques jours ou quelques heures avant qu’elles ne soient assemblées, les constructeurs ne paient que ce qu’ils consomment. Et économisent en frais de stockage et en personnel.

Mais avec la mondialisation des chaînes logistiques et la dépendance croissante des constructeurs vis-à-vis de certains sous-traitants, le système s’est fragilisé et les crises sont devenues plus fréquentes.

Tempête de neige géante

Mi-février, à cause d’une tempête de neige géante, une usine qui fabrique 85 % de la résine produite aux Etats-Unis a dû fermer ses portes. Des pare-chocs aux volants, en passant par la mousse des sièges, cette matière est utilisée dans d’innombrables pièces détachées pas forcément coûteuses, mais indispensables (les concessionnaires ayant du mal à vendre des voitures sans siège).

Fin mars, Toyota a été contraint de fermer plusieurs de ses usines américaines en raison d’une pénurie de résine, selon un planning auquel le Wall Street Journal a eu accès, pénalisant la production de certains de ses best-sellers, dont le RAV-4.

De la résine a parfois été acheminée par avion depuis l’Europe, raconte Sheldon Klein, avocat au sein du cabinet Butzel Long qui conseille des fournisseurs. « Economiquement, c’est catastrophique, souligne-t-il. Le mieux qu’ils puissent espérer, ce sont d’âpres négociations avec les clients pour voir s’ils peuvent assumer une partie des coûts. »

Pourtant, pas question de renoncer totalement au juste-à-temps, soulignent des dirigeants, car la méthode permet de réaliser des économies colossales. L’idée serait plutôt de l’assouplir, en se concentrant sur les aspects les plus fragiles. Les constructeurs songent par exemple à stocker davantage de pièces détachées essentielles, notamment quand elles sont à la fois petites, peu coûteuses et irremplaçables, comme les semi-conducteurs.

L’adoption progressive des véhicules électriques, très gourmands en composants sujets aux pénuries (les batteries lithium-ion et les semi-conducteurs notamment) accroît la pression en forçant les constructeurs à repenser un demi-siècle d’histoire de l’automobile.

Jim Farley, directeur général de Ford, a déclaré la semaine dernière qu’il voulait augmenter les stocks du constructeur. « La plupart des autres secteurs possèdent des stocks de précaution pour les composants essentiels tels que les puces, a-t-il expliqué lors d’un événement organisé par Automotive News. Bien souvent, ces puces sont payées à l’avance, des années et des années avant qu’elles ne soient utilisées. »

Malgré trois décennies dans l’automobile, le dirigeant n’était pas prêt pour la pandémie. « Je suis sidéré de voir tout ce que j’ai appris sur la chaîne logistique », résume-t-il.

L’adoption progressive des véhicules électriques, très gourmands en composants sujets aux pénuries (les batteries lithium-ion et les semi-conducteurs notamment) accroît la pression en forçant les constructeurs à repenser un demi-siècle d’histoire de l’automobile.

General Motors et son partenaire LG Chem ont ainsi décidé d’investir 2,3 milliards de dollars dans la construction d’une usine dans l’Ohio et cherchent un site pour en bâtir une deuxième. L’objectif : produire chaque année assez de batteries pour plusieurs centaines de milliers de véhicules. Volkswagen estime qu’il commandera, d’ici 2030, pour 14 milliards de dollars de batteries en plus de celles qui seront fabriquées dans les six usines qu’il prévoit de construire avec des partenaires.

Les constructeurs automobiles s’inspirent donc désormais de Tesla, qui s’était lui-même inspiré des pratiques de la Silicon Valley (le groupe d’Elon Musk a bâti une immense usine dans le désert du Nevada, la Gigafactory, en association avec Panasonic).

Mais tous les problèmes logistiques ne sont pas liés à l’approvisionnement en batteries. Même dans les plus futuristes des véhicules électriques, il faudra du plastique pour les tapis, du caoutchouc pour les pneus et du cuir ou du tissu pour les sièges.

Tesla essaie d’ailleurs de recenser les matériaux stratégiques et leurs producteurs, une mission réservée aux fournisseurs dans le modèle du juste-à-temps. En septembre, le groupe a signé un accord lui permettant d’accéder à une mine de lithium en construction en Caroline du Nord.

L’offensive Tesla

L’an passé, Elon Musk a déclaré qu’il voulait que Tesla achète aussi du nickel. « Tesla est prêt à signer un contrat colossal et pérenne si vous savez extraire du nickel de façon efficace et non nocive pour l’environnement », a affirmé le patron du constructeur.

L’offensive d’Elon Musk dans les matières premières n’est pas sans rappeler la démarche d’Henry Ford qui, il y a un siècle, avait révolutionné la production automobile.

Dans les années 1920, Ford visait l’intégration verticale, c’est-à-dire la maîtrise de tout ce qu’il faut pour produire une voiture. Son usine de Rouge River, dans le Michigan, fabriquait des voitures avec l’acier produit sur place à partir du minerai de fer extrait des mines Ford.

A la mort du grand patron, Ford a vendu ses docks et ses aciéries. Les constructeurs en étaient alors convaincus : il valait mieux laisser les spécialistes de l’acier, du caoutchouc et du transport gérer ces aspects. Pour eux, fabriquer un véhicule, c’était avant tout acheter les bonnes pièces détachées et les assembler.

Toyota est alors devenu le nouveau Ford. En 1950, Taiichi Ohno, l’un de ses dirigeants, a visité un supermarché américain et s’est extasié devant les rayons, re-remplis au fur et à mesure qu’ils se vidaient, raconte Jeffrey Liker dans son livre Le modèle Toyota. Les consommateurs étaient heureux même si les stocks du supermarché n’étaient pas pléthoriques. Cette organisation était l’exact inverse des entrepôts des constructeurs, remplis du sol au plafond de feuilles de métal et de pneus pour que l’usine ne soit jamais contrainte à l’arrêt.

Si les supermarchés n’avaient pas des mois de bananes d’avance, c’est tout simplement parce que c’était impossible. Pourtant, selon Taiichi Ohno, leur organisation permettait de réduire les déchets et les coûts. La décision était prise : Toyota ne paierait que les pièces dont il avait besoin pour une journée de production, ce qui lui permettrait de fonctionner avec des usines et des entrepôts de taille plus réduite.

C’est ainsi qu’est né le système du juste-à-temps. Chaque jour, une longue file de camions arrivaient devant les usines Toyota pour livrer de quoi les faire fonctionner pendant une journée.

Les franchises d’Apple et McDonald ou les supermarchés Target fonctionnent eux aussi sur ce modèle de stocks limités

Pour le constructeur japonais, entouré par une myriade de «  keiretsu  » (des fournisseurs locaux), les choses ont été faciles à mettre en place. Ses concurrents américains se sont d’abord montrés sceptiques, mais le système s’est révélé tellement efficace que, de Detroit à Wolfsburg, le petit monde de l’automobile l’a adopté. Imitant Toyota, Ford a lancé le Ford Production System. Les sous-traitants n’ont pas tardé à leur emboîter le pas, et le mouvement s’est propagé à tous les étages de la pyramide.

Puis à d’autres secteurs : les franchises d’Apple et McDonald ou les supermarchés Target fonctionnent eux aussi sur ce modèle de stocks limités.

Les constructeurs ont également eu l’idée d’avoir recours à un seul fournisseur pour plusieurs pièces détachées. Ces fournisseurs pouvaient orchestrer le ballet quotidien des livraisons, réduire les coûts grâce aux volumes et approvisionner le réseau mondial d’usine des grands groupes automobiles.

Carlos Tavares, directeur général de Stellantis (l’entité née de la fusion de PSA et Chrysler), a déclaré en mars dans un entretien que le groupe achetait environ 400 000 pièces détachées pour la centaine de modèles des marques Chrysler, Ram, Fiat, Peugeot et autres. Selon lui, 95 % de ces pièces proviennent d’une seule et même source.

« C’est la norme dans le secteur automobile », a-t-il expliqué.

Des événements (les attentats du 11 septembre par exemple) ont ponctuellement perturbé le système, mais sans aller jusqu’à le remettre en cause puisque les gains restaient colossaux.

C’est avec la crise financière que le vent a commencé de tourner. Une cinquantaine de fournisseurs de pièces détachées ont mis la clé sous la porte, prenant les constructeurs au dépourvu. Quand Visteon, qui fabriquait notamment des systèmes de climatisation et des autoradios, s’est déclaré en faillite, la panique s’est emparée des usines des constructeurs.

Mais c’est un autre choc qui a poussé l’entreprise chez qui le juste-à-temps était né à se poser des questions. En 2011, le séisme qui a frappé le nord du Japon a provoqué des dégâts chez plusieurs sous-traitants de Toyota, dont Renesas Electronics.

Shino Yamada, porte-parole du constructeur nippon, raconte qu’après le tremblement de terre, Toyota a forcé ses partenaires à révéler le nom de leurs fournisseurs, un exploit dans un secteur où ces secrets sont jalousement gardés de peur que les constructeurs ne s’en servent pour exiger des baisses de prix. Au fil des années, Toyota s’est constitué une base de données qui couvre environ 400 000 pièces détachées et une dizaine de couches de sous-traitance.

Acheter et stocker

Prenant le contre-pied total du juste-à-temps, Toyota a demandé à ses fournisseurs de stocker certaines pièces détachées. Le stock disponible de Denso, principal sous-traitant de Toyota, atteignait ainsi cinquante jours de production à la fin de l’exercice clos au 30 mars 2020, contre 38 jours en 2011, selon des documents financiers. Denso n’a pas souhaité faire de commentaire sur les stocks, mais indiqué qu’il avait commencé de constituer des stocks d’urgence pour certaines pièces, notamment les semi-conducteurs.

Grâce à ces efforts, le constructeur nippon a mieux résisté aux pénuries récentes que ses concurrents, même s’il n’a pas été totalement épargné. L’usine Renesas qui avait été touchée il y a dix ans par le séisme a dû fermer pendant un mois en mars à cause d’un incendie. Malgré l’aide de centaines de salariés de Toyota, Nissan et autres, elle ne fonctionnera pas à plein avant juillet prochain.

Désormais, comme ils l’avaient fait par le passé avec le juste-à-temps, les constructeurs automobiles imitent Toyota et cherchent à débusquer les failles de leur réseau.

« C’est vraiment là que le système d’achat a failli, résume Bindiya Vakil, directeur général de Resilinc, un fabricant de logiciels qui aident les entreprises à gérer les pénuries de pièces. Ce n’est pas la première fois que, ce qui met le système à genou, ce ne sont pas les pièces les plus chères, mais les petites choses qui ne coûtent rien et qu’on ne gère pas correctement. »

Mike Colias à Detroit et Nick Kostov à Paris ont contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Macron en marche dans le nid des Républicains

 Macron en marche dans le nid des Républicains

 

 

 

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si Macron a choisi le thème de Machiavel comme sujet de sa thèse de fin d’études. On ne peut nier en effet la stratégie machiavélique, jusque-là payante, du président de la république. Sans parti, sans organisation, sorti de nulle part, il a d’abord investi le nid du parti socialiste pour le réduire ensuite presque à néant.

 

Progressivement , il débauche des personnalités des républicains. Maintenant il entame un processus d’alliance politique avec ces derniers à l’occasion des régionales. Il a  commencé pour l’instant par la région PACA. Son objectif est sans doute le même que vis-à-vis du parti socialiste à savoir s’installer dans le nid des républicains et le vider aussi de sa substance.’

Chez les républicains les réactions sont vives et parfois discordantes. Cependant pour l’instant officiellement on condamne.

Christian Jacob, patron des Républicains, a annoncé que Renaud Muselier, président LR sortant de la région Paca, ne pouvait plus bénéficier de l’investiture du parti, «conformément aux règles qui imposent qu’il n’y ait aucun accord de 1er tour avec LREM». Et de fustiger : «La peur de perdre des uns ajoutée au cynisme des autres n’a jamais fondé une ligne politique.»

 

Pour Éric Ciotti, il s’agit même d’un «coup de poignard dans le dos». «Ils préparaient leur mauvaise soupe sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche», a déploré sur Twitter le député et président LR des Alpes-Maritimes.

À l’inverse le maire de Cannes, David Lisnard, a tweeté que «le temps est venu d’une nouvelle offre claire pour notre pays, loin et libre des arrangements politiciens qui réduisent le débat à un duel duo mortifère LREM/RN».

 

Hubert Falco, le maire de Toulon,lui,  voit en ce rassemblement le moyen d’éloigner le Rassemblement national. «Rassembler des femmes et des hommes face à l’extrémisme a toujours été ma ligne de conduite»,. Invité de BFMTV, Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, ancien LR, a estimé que cet accord était «un terrible aveu d’échec de la part d’Emmanuel Macron». Cette alliance «fait du RN le premier opposant, le seul opposant», a souligné le candidat à l’élection présidentielle 2022. Pour l’instant Macon a réussi au moins une chose à savoir créer un certain désordre au sein des républicains.

Euronext : leader dans les actions en Europe

Euronext : leader dans les actions en Europe

L’opérateur de marchés paneuropéen qui vient de procéder au rachat de Borsa Italiana (Milan), devient leader européen des marchés actions.

Le nouvel ensemble pro forma représente 1,4 milliard d’euros de chiffres d’affaires, près de 800 millions de résultat opérationnel et une capitalisation quatre fois supérieure à celle de l’introduction en Bourse en 2014.

En 2018, Euronext rachète la Bourse de Dublin, puis en 2019, la Bourse d’Oslo au terme d’une bataille avec le Nasdaq. En 2020, c’est au tour du dépositaire danois CSD d’être racheté, puis en 2021, la Bourse de Milan, une compétition remportée face à Deutsche Börse ou à l’opérateur suisse Six Group (qui vient de racheter la Bourse de Madrid). Aujourd’hui, Euronext occupe la première place en Europe pour les transactions sur les actions et les fonds indiciels (ETF) et devient l’un des principaux dépositaires (activités post-marché), avec 6.000 milliards d’euros actifs sous conservation. Enfin, grâce à la Bourse de Milan, Euronext prend pied dans la négociation des obligations.

L’Italie devient donc le premier contributeur au chiffre d’affaires du nouveau groupe (34%), devant la France (28%), les Pays-Bas (17%) et la Norvège (11%). En 2015, la Bourse de Paris représentait 60% du chiffre d’affaires d’Euronext .

L’enjeu de la numérisation dans l’innovation

Diktat du tout numérique : une course au progrès

Par Anthony Cirot (*)  |  25/04/2021, 17:17 | 992 mots Lecture 5 min.

 

 

 

 

 Par Anthony Cirot, Directeur Général de VMware France dans la Tribune.

Haine en ligne et désinformation, contrefaçons et produits dangereux, enjeux d’interopérabilité et de partage des données, transparence des algorithmes… les enjeux et dangers du digital ne manquent pas. Mais ils ne doivent occulter les formidables avancées réalisées en deux décennies. Et la course de vitesse dans laquelle les entreprises hexagonales comme la société française dans son ensemble, se sont engagées pour se numériser.

 

Comme nous le rappelle le spécialiste Marc Giget, les grandes vagues d’innovations se divisent historiquement toujours en trois étapes. Une première phase dite de R&D ou de « révolution scientifique ». Dans le cas récent du digital, c’est l’incroyable effervescence, dans les années 2000, des travaux autour des big data, de l’intelligence artificielle, du cloud ou encore de la blockchain et de l’IoT… À cette phase succède naturellement une « révolution technologique » : une débauche d’innovation, de nouveaux produits ou services. C’est tout à la fois l’e-commerce et le retargeting publicitaire, la smart city et la dystopie sécuritaire, les réseaux sociaux et l’économie de la surveillance…

Mais la formidable accélération du « tout numérique » engendrée par la crise du Covid, a peut-être précipité l’avènement de la troisième étape de ce cycle : celle nous faisant passer de l’innovation au progrès. Un moment de « synthèse créative humaniste » visant à répondre aux besoins réels des individus et de la société.

On l’a suffisamment répété depuis des mois : sans la tech, du e-commerce au télétravail, en passant par Netflix ou les cours en ligne, la pandémie aurait eu des conséquences bien plus graves sur nos vies. L’état lui-même a bien entamé sa mue. La clarté et l’ergonomie exemplaire du site Parcoursup qui doit gérer 660 000 étudiants et 15 500 formations, nous fait oublier le temps où certains services publics cumulaient le pire des deux mondes : paperasse et bugs informatiques !

La clé de ce changement : une Applelisation du monde. L’idée que l’informatique n’est plus un truc de nerds pour les nerds. La prise de conscience que l’ergonomie et la simplicité devaient guider la conception des outils et des applications pour le grand public comme pour les employés des entreprises. Utiliser un client VPN à la maison ou lancer une machine virtuelle de Windows avec la simplicité de YouTube, n’est plus de la science-fiction. Même s’il existe encore un décalage dans le monde de l’entreprise, c’est en train de changer.

Il y a eu un déclic accéléré par la crise. Un collaborateur déballant chez lui un nouvel ordinateur doit pouvoir accéder aux ressources de l’entreprise en toute sécurité. Pendant des années, tous les efforts des entreprises ont consisté à orchestrer leurs systèmes d’informations en grands silos métiers, une tâche lente et complexe. Cette époque est en passe d’être révolue, remplacée par une nouvelle vague sans précédent d’automatisation.

Cette révolution, en partie invisible sous le chaos et la profusion d’innovation numérique, se passe sous nos yeux : l’automatisation progressive des systèmes d’information des entreprises. La vision de ses architectes ? Tout se parle, tout s’auto-répare, tout s’auto-connecte. Un choc de simplification éprouvé par de nombreux clients français passant souvent de dizaines de Datacenters répartis sur le territoire à deux ou trois centres de données automatisés et résilients au maximum.

À l’image des parisiens circonspects à l’inauguration du métropolitain en 1900, cette automatisation extrême suscite de nombreuses inquiétudes : que va-t-il se passer en cas de problème, si tout est entièrement automatisé ? Néanmoins, comment tirer un trait sur ce raccourcissement de l’espace-temps, si indispensable à l’heure des confinements et du télétravail ? La barrière mentale a d’autant plus sauté, que le monde est désormais piloté par le logiciel.

C’est ce qu’ont compris les GAFA et ce qui fait leur force : avoir créé des datacenters partout pour offrir des services innovants en temps réel, entièrement piloté par le logiciel. S’il devait y avoir un effet cliquet à cette course technologique, c’est bien celui-là : tout doit être simple, instantané. Et sans rien à installer, car, subrepticement, l’ère du duopole Intel-Windows a laissé la place à un monde d’une grande diversité de puces et de systèmes d’exploitation, soit autant de millions de consommateurs ou d’employés souhaitant accéder aux mêmes services.

À l’heure de cette cloudification des entreprises et de l’économie, tout va-t-il donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? En la matière, l’angélisme n’est évidemment pas de mise. Entre dogmatisme de l’open source, anti-américanisme et propagande antichinoise, les débats font rage quant aux choix des fournisseurs. À l’heure des rêves souverains de cloud européen comme l’initiative Gaïa-X, que valent ces rêves d’indépendance face à la multitude d’offreurs extra-communautaires qui la composent?

Ces questions philosophiques de confiance et de souveraineté ne doivent en effet pas masqué d’autres réalités. Tout d’abord, pour les entreprises la priorité reste la sécurité. Un domaine devenu si pointu que peu d’organisations peuvent rivaliser avec les mastodontes des big tech. Ensuite, c’est bel et bien une course de vitesse qui s’est engagée au niveau mondial, une course à l’innovation et à la compétitivité, pour atteindre la taille critique et les objectifs visés. Le triste exemple du retard français lors du lancement d’une simple application de contact tracing comme « Tous Anti Covid »  doit nous alerter : s’affranchir de ses dogmes, se libérer de ses craintes, c’est potentiellement éviter de se retrouver hors-jeu dans cette nouvelle donne numérique.

Sondage Turquie dans l’Union européenne : 56 % des Turcs pour mais 52 % n’y croient pas

Sondage Turquie dans l’Union européenne : 56 % des Turcs pour mais 52 %  n’y croient pas

Selon  une enquête d’opinion publique menée conjointement dans ce pays par le German Marshall Fund of United States, un think tank américain, et l’Union des chambres de commerce et des bourses de Turquie (TOBB). C’est ainsi que si 56 % des personnes interrogées (la proportion est de 66 % ches les jeunes) se montrent favorables à une adhésion et que 60,1 % (69 % pour les jeunes) voteraient « oui » dans le cadre de l’organisation d’un éventuel référendum, 40 % (34 % de jeunes) pensent que cela ne se fera jamais, 19 % estimant en tout cas que cela ne se produira pas au mieux avant cinq ans. Aux yeux de 52,1 % des sondés, l’Union européenne n’a en fait pas vraiment l’intention d’accueillir la Turquie dans ses rangs.

Présidentielle : Jadot en tête dans les sondages à gauche mais pas forcément chez les verts

Présidentielle : Jadot en tête dans les sondages à gauche mais pas forcément chez les verts

 

Selon un sondage Sopra Steria-Ipsos pour Le Monde . L’eurodéputé a été crédité à 10% des intentions de vote, devant Anne Hidalgo (9%) et Jean-Luc Mélenchon (8%).  Un sondage bienvenu pour l’intéressé  car il n’est pas certain d’être choisi par son propre parti Europe écologie les Verts lors de la consultation interne qui est prévue.

 

Du coup, Jadot essaye de ratisser large au-delà des écolos pour imposer médiatiquement sa candidature en déclarant :  «Il y a urgence à créer des conditions politiques propices. Faute de quoi nous aurons la satisfaction de porter l’écologie… mais le désespoir d’avoir raison au milieu d’un champ de ruines», prévient-il. «Pour que nos idées soient présentes au second tour de l’élection présidentielle, elles doivent être largement soutenues dans la société et, de point de vue organisationnel, plus largement que par les seules forces du pôle écologiste», souligne Yannick Jadot. «Pour que nos idées soient présentes au second tour, leurs nombreux soutiens dans la société ne doivent pas être tiraillés entre plusieurs offres qui leur semblent proches», insiste encore l’écologiste, plaidant une nouvelle fois pour une candidature commune à gauche. «C’est à l’écologie, parce qu’elle est sûre d’elle, mature, en dynamique, déjà au travail et attendue, de tendre la main», assure-t-il.

 

Le problème évidemment c’est que les scores de Jadot , Mélenchon ou encore Hidalgo sont très proches. Aucun d’entre eux ne s’impose réellement. Par ailleurs l’union à gauche est fortement hypothéquée par le maintien toute manière de Mélenchon lequel s’oppose à ce concept d’union de la gauche.

Covid: le variant indien déjà dans 17 pays au moins (OMS)

Covid: le variant indien déjà dans 17 pays au moins (OMS)

Le variant indien serait déjà dans 17 pays au mois dont la Belgique, la Suisse, la Grèce, l’ Italie (OMS). Le ministre de la santé français a assuré qu’il n’avait pas été encore constaté dans l’Hexagone.

 «le variant indien B.1.617 a un taux de croissance plus élevé que les autres variants en circulation en Inde, ce qui suggère une plus grande contagiosité». L’OMS a récemment classifié ce variant comme un «variant d’intérêt» et non pas «un variant préoccupant». Or, cette dernière appellation indiquerait que ce variant est plus dangereux (plus grande contagiosité, plus mortelle et capable d’échapper aux immunisations vaccinales).

 

L’Inde fait face à une explosion des cas, battant lundi un record mondial de 352.991 nouvelles contaminations et un record national de 2.812 décès, faisant par la même occasion grimper le nombre total de cas dans le monde à 147,7 millions. 

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

Grande-Bretagne : Johnson dans la tourmente de sa gestion du covid

 

En octobre, le Premier ministre britannique aurait déclaré « Plus de putains de verrouillages – laissez les corps s’entasser par milliers. » Ce que rapportent  nombre de journaux anglais qui se fondent sur les dires de témoins.

S’il est vrai que depuis Johnson a rectifié le tir de sa politique sanitaire en vaccinant très massivement (près de 60 % des Britanniques ont été vaccinés), il est tout aussi exact que pendant longtemps il a négligé le développement du virus et ses conséquences allant même jusqu’à les nier tout au début. Il n’en demeure pas moins que la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus touchés proportionnellement à sa population encore davantage qu’en France. (Fin avril plus de 130 000 morts en Grande-Bretagne 100 000 environ en France).

Comme d’autres pays la Grande-Bretagne a mis du temps à reconfiner. Les accusations évoquées par le Daily Mail et la BBC notamment ont été rejetées par Johnson:

«Non, mais encore une fois, je pense que la chose importante, je pense, que les gens veulent que nous continuions et agissions en tant que gouvernement est de nous assurer que les verrouillages fonctionnent, et ils avoir. »

Johnson a imposé un troisième verrouillage, en janvier, bien que les critiques disent que cela aurait pu être évité s’il avait cédé aux pressions de hauts ministres pour rendre le deuxième verrouillage plus strict.

Selon l’Université de médecine Johns Hopkins, la Grande-Bretagne a le cinquième plus grand bilan officiel de décès par COVID-19 au monde, avec 127681 décès, après les États-Unis, le Brésil, le Mexique et l’Inde.

 

Par ailleurs Johnson est aussi accusé d’avoir reçu un prêt à des conditions très privilégiées pour la rénovation de son appartement. Bref le Premier ministre est actuellement dans une certaine tourmente politique.

Covid dans le monde: un record , 893 000 en 24 heures

Covid dans le monde: un record , 893 000 en 24 heures

En 24 heures, 893 000 cas de Covid-19 ont été confirmés sur l’ensemble de la planète, un nombre jamais enregistré depuis l’apparition du virus en Chine en décembre 2019, selon un décompte de l’AFP, relayé par Le Point. Le précédent record de nouveaux cas a été atteint le 8 janvier dernier, avec 819 000 contaminations en 24 heures. Plus d’un tiers des contaminations, ont été diagnostiquées en Inde, où un double variant, plus contagieux, sévit actuellement.

Le pays a ainsi recensé un nombre de 346 786 nouveaux cas de contamination au coronavirus au cours des dernières 24 heures. La veille, 332 730 nouveaux cas avaient été enregistrés dans le pays. L’Inde est frappée par une deuxième vague de l’épidémie particulièrement forte qui fait un mort toutes les quatre minutes à Delhi, l’agglomération qui abrite la capitale où le système hospitalier sous-financé peine à répondre à la demande de soins. Dans les dernières 24 heures, 2 624 personnes sont décédées des suites de la maladie en Inde, portant le bilan à près de 190 000 morts depuis le début de la pandémie.

L’Inde avait dépassé mardi le record mondial d’infections quotidiennes, qui avait été enregistré au Etats-Unis avec 297 430 cas détectés, devenant ainsi le nouvel épicentre de l’épidémie

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