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Tarif plancher dans l’agriculture : s’inspirer des transports

Tarif plancher dans l’agriculture : s’inspirer des transports Pendant longtemps le secteur des transports routiers a été soumis à une réglementation imposant des tarifs obligatoires. L’objectif était comme de l’agriculture de rééquilibrer les rapports de force entre les clients (donneurs d’ordre) et un monde routier beaucoup plus éclaté. La suppression de la tarification obligatoire a fait l’objet de nombreuses protestations pendant assez longtemps et a même divisé les organisations professionnelles.

 

 

La solution trouvée pourrait largement inspirer le monde agricole. En définitive une institution  professionnelle  regroupant administration, routiers et clients au sein d’un organisme technique appelé le comité national routier a mis au point deux outils essentiel. D’abord un indicateur d’évolution des coûts. Ensuite, un tarif de référence qui s’appuie évidemment sur les coûts mais qui constitue un outil pédagogique pour permettre aux acteurs économiques, chargeurs et opérateurs routiers, de négocier avec pertinence les contrats de transports. La mise au point de contrats types à caractère supplétif a apporté aussi une contribution pour mieux structurer les contrats. Parallèlement, s’est engagé dans la profession un travail de structuration d’un secteur particulièrement éclaté avec des  plus petits souvent réduits à un rôle de tractionnaires mal rémunérés;  bref ,des sortes de salariés patrons comme aujourd’hui chez Uber. Compte tenu de la dépendance de ces artisans vis-à-vis de leurs clients, on a aussi requalifié les contrats. Ainsi progressivement le secteur s’est musclé économiquement et socialement. Beaucoup de tractionnaires supposés indépendants ont disparu. On a aussi assisté à de nombreux regroupements notamment de PME et de petites entreprises. Le transport a aussi est élargi sa palette d’activités pour se répandre dans des activités logistiques (stockage et gestion des stocks par exemple) beaucoup plus lucratives. Bien sûr tout n’est pas rose pour autant dans le secteur du transport routier de marchandises très fortement concurrencé  en international et même en trafic national par des pavillons étrangers souvent de complaisance. Globalement cependant le taux de rentabilité moyen à progresser dans le secteur. On a aussi été capable de rationaliser les relations entre clients et transporteurs notamment en recherchant en commun des gains de productivité à partager. Progressivement l’Europe a aussi intégré la régulation à la française Bien sûr la situation du transport n’est pas transposable totalement à l’agriculture mais chacun a su faire un effort d’analyse et de prospective quand l’agriculture en est encore au stade de la confusion totale entre indicateurs et tarification. Gaston Bessay, ancien vice-président du conseil national des transports

Promesse de coiffeur dans la distribution : les prix vont baisser !

Promesse de coiffeur dans la distribution : les prix vont baisser !

Dominique Schelcher, PDG de Système U Tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution.

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

Tout est dit !

 

 

Insécurité dans les transports: Proposition de loi du Sénat

Insécurité dans les transports: Proposition de loi du Sénat

En 2023, quelque 111.531 victimes de vols et violences ont été recensées dans les transports, tandis que plus de 4000 objets dangereux sur les emprises ferroviaires (hachoir de boucher, pic à glace, couteaux, batte de baseball, bonbonne de gaz, etc…) y ont été introduits.

C’est aussi une réaction et hommage aux deux jeunes filles assassinées par un terroriste dans la gare de Marseille en 2017. En défendant son projet dans l’hémicycle, dans la nuit de mardi à mercredi, Philippe Tabarot, sénateur des Alpes-Maritimes, n’a pas manqué de rappeler à la mémoire des parlementaires de la Chambre haute cet événement tragique. «Le 1er octobre 2017, sur le parvis de la Gare Saint Charles, Maurane 20 ans, étudiante en médecine et Laura, 21 ans élève infirmière, se voyaient ôter la vie par une terrible attaque islamiste à coups de couteau. D’autres drames similaires sont survenus depuis la tragédie marseillaise : Bayonne, Gare de Lyon, station Stalingrad, Nice, etc.

À l’avenir, les agents des transports spécialisés en sécurité(SUGE pour la SNCF et GPSR pour la RATP), pourraient – grâce au texte – faire des palpations préventives et saisir tout objet dangereux ou armes potentielles, sans présence obligatoire d’un officier de police judiciaire dans l’heure. Ils pourront également bloquer des personnes sur les parvis des gares si leur comportement semble dangereux. Contre les harceleurs ou auteurs de violences physiques, le projet de loi offre aussi la possibilité aux juges de prononcer une peine complémentaire d’interdiction d’entrée en gare et de sanctionner les «incivilités d’habitudes» (urine, dégradations, menaces…) qui pourrissent la vie des usagers et qui deviennent des délits passibles d’une amende de 3750 euros.

Des moyens supplémentaires sont aussi prévus pour faciliter le recouvrement des peines financières, en passant par l’administration fiscale et le croisement des fichiers. Enfin, le sénateur Philippe Tabarot plaide pour le développement des technologies nouvelles, comme la pérennisation des «caméras-piétons» pour les agents et l’usage de la vidéoprotection pour les réquisitions judiciaires.

Le parlementaire de droite regrette que la gauche soit «encore dans la culture de l’excuse» face à ce problème d’insécurité dans les transports. La situation s’étant beaucoup dégradée depuis la loi Savary de référence (2016), Philippe Tabarot estime qu’il ne peut pas y avoir de réussite des transports tant que les Français, et notamment les femmes, auront des craintes pour leur sécurité.

Il avait d’ailleurs souligné quelques chiffres préoccupants dans son argumentaire en s’appuyant sur un sondage selon lequel 46% des citoyens Français et 50% des Parisiens ne se sentiraient pas en sécurité dans les transports.

Sénégal: Un risque de tomber dans le camp russe

Sénégal: Un risque de tomber dans le camp russe

Le report de l’élection présidentielle au Sénégal vient déstabiliser encore un peu plus une Afrique déjà fragilisée et de plus en plus attiré par la maladie des dictatures. Cela d’autant plus que le Sénégal jusqu’alors était considérée un peu comme un modèle sur le plan démocratique. Évidemment le pouvoir a déçu et s’est usé sur les travaux guerriers de la gouvernance. Avec en plus des divisions internes pour la majorité. En face c’est la tendance pro-russe qui risque d’émerger avec ses conséquences économiques dramatiques à terme et la mise entre parenthèses de la démocratie.

En outre, l’accès aux données mobiles internet était coupé à Dakar, comme l’ont constaté les journalistes de l’AFP. De nombreux usagers se sont également plaints de ne plus avoir accès aux données mobiles sur leur téléphone portable depuis la matinée. Dimanche soir déjà, les autorités sénégalaises avaient suspendu le signal de la télévision privée Walf TV, coupable selon elles d’« incitation à la violence » à travers ses images sur les protestations un responsable du ministère de la Communication. De son côté, le groupe Walf a annoncé sur les réseaux sociaux un « retrait définitif de sa licence par l’Etat ».

Le report de la présidentielle a suscité un tollé et fait craindre un accès de fièvre dans un pays réputé comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, mais qui a connu différents épisodes de troubles meurtriers depuis 2021. L’annonce a aussi provoqué l’inquiétude à l’étranger. Plusieurs candidats d’opposition ont annoncé à la presse leur décision d’ignorer la décision du président Sall et de maintenir le lancement de leur campagne dimanche. Pour rappel, le président Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, a annoncé en juillet ne pas être pas candidat.

La France et l’UE demandent des élections « dans les meilleurs délais »
L’Union européenne et la France, importants partenaires du Sénégal, ont affirmé que le report de la présidentielle ouvrait une période « d’incertitude », et ont appelé à des élections « dans les meilleurs délais ».

« L’Union européenne (…) appelle tous les acteurs à œuvrer, dans un climat apaisé, à la tenue d’une élection, transparente, inclusive et crédible, dans les meilleurs délais et dans le respect de l’Etat de droit, afin de préserver la longue tradition de stabilité et de démocratie au Sénégal », a déclaré Nabila Massrali, porte-parole de la Commission pour les affaires étrangères.

Les Etats-Unis et la Cedeao, dont le Sénégal est membre, ont également exprimé leur inquiétude, et ont demandé aux autorités de fixer rapidement une nouvelle date.

Le candidat anti-système Bassirou Diomaye Faye, à la candidature validée par le Conseil constitutionnel bien qu’il soit emprisonné depuis 2023, s’est imposé ces dernières semaines comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

 » L’amour est dans le pré » ….. Le ridicule aussi !

 » L’amour est dans le pré » ….. Le ridicule aussi !

On se demande bien ce qui a pris à Karine Lemarchand l’animatrice de l’émission assez douteuse « l’amour est dans le pré » pour venir en soutien des agriculteurs et leur demander de continuer leur action. Évidemment une récupération médiatique.

Aujourd’hui n’importe quelle personnalité des médias, de la télé du cinéma se transforme en expert de crise économique et sociale voire environnementale.

Cette récupération est assez lamentable. Pour tout dire, elle est même assez ridicule comme l’émission même qu’anime l’intéressée. Une émission mielleuse et démagogique , culturellement très médiocre et socialement d’un voyeurisme plus que discutable.

Il serait temps que le mouvement agricole veille à assumer l’indépendance de son mouvement pour ne pas se faire récupérer ni médiatiquement, ni politiquement.

En tout cas cette intervention médiatique témoigne à l’évidence que la médiocrité télévisuelle, l’exhibitionnisme et le voyeurisme indécent peuvent récupérer n’importe quel mouvement sans aucune légitimité. Tout cela pour Soutenir une audience qui faiblit.

En comptabilisant l’audience à J+7, « L’amour est dans le pré » saison 18 a réuni en moyenne d’après les chiffres publiés par M6 sur X (nouveau nom de Twitter), 4,30 millions de téléspectateurs, émissions bilans exclues (21,0% du public et 31,0% des FRDA-50). Sur ce même indicateur, la saison 17 de l’émission avait séduit 4,50 millions de téléspectateurs (21,0% du public et 32,0% des FRDA-50). À titre de comparaison, la saison 16 de « L’amour est dans le pré » avait été regardée à J+7 par 4,40 millions de téléspectateurs en moyenne (20,0% des 4+ et 32,0% des FRDA-50).

Mouvement des agriculteurs : » l’amour est dans le pré » ….. Le ridicule aussi !

Mouvement des agriculteurs : » l’amour est dans le pré » ….. Le ridicule aussi !

On se demande bien ce qui a pris à Karine Lemarchand l’animatrice de l’émission assez douteuse « l’amour est dans le pré » pour venir en soutien des agriculteurs et leur demander de continuer leur action. Évidemment une récupération médiatique.

Aujourd’hui n’importe quelle personnalité des médias, de la télé du cinéma se transforme en expert de crise économique et sociale voire environnementale.

Cette récupération est assez lamentable. Pour tout dire elle est même assez ridicule comme l’émission même qu’anime l’intéressée. Une émission mielleuse et démagogique ,culturellement très médiocre et socialement d’un voyeurisme plus que discutable.

Il serait temps que le mouvement agricole veille à assumer l’indépendance de son mouvement pour ne pas se faire récupérer ni médiatiquement, ni politiquement.

Inflation : la Banque de France promet encore la lune

Inflation : la Banque de France promet encore la lune

Une nouvelle fois la Banque de France se fait le porte-parole du pouvoir et des intérêts financiers. Ainsi le gouverneur de la Banque de France vient -il d’annoncer que l’inflation va revenir à 2 % d’ici alors que les augmentations affectent tous les produits et tous les secteurs. L’objectif est bien entendu de refroidir les ardeurs en matière de revalorisation des revenus et particulièrement des salaires. En outre, les prospectives économiques en matière de croissance de la Banque France apparaissent particulièrement volontaristes. La fin de l’année. Un véritable mensonge au moment où les consommateurs et les ménages prennent connaissance de la flambée« L’inflation reviendra à 2 % dans un an au plus tard » (François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France).

Les prévisions dans le marc de café du gouverneur de la Banque de France dans » la Tribune ».

L’inflation recule, la plupart des pays de la zone euro ont échappé à la récession en 2023. Quel regard portez-vous sur l’économie européenne en ce début d’année ?

FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU- Sur la seule conjoncture économique, les incertitudes ont plutôt tendance à un peu diminuer. Nous avons d’ailleurs très peu modifié nos prévisions entre septembre et décembre. Il y a un ralentissement de l’activité, en France comme en Europe. Et, plus positivement, un net recul de l’inflation.

Quel niveau de croissance attendez-vous pour cette année ?

Nous prévoyons un rythme de croissance d’environ 0,2 % par trimestre, à l’image de celle attendue au dernier trimestre de 2023 : cela conduirait à 0,9 % sur l’ensemble de 2024. Ce rythme traduit évidemment un ralentissement. Mais ce ne serait pas un retournement de la conjoncture, ni une récession, en France comme en Europe.

À court terme, la désinflation : elle entraînera une hausse en moyenne du pouvoir d’achat, car les prix augmenteront dorénavant moins vite que les salaires !!!. Par conséquent, le moteur de notre croissance change : celui de 2023 était les exportations, celui de 2024 sera la consommation. C’est un moteur plus régulier et plus sûr, d’autant plus que l’investissement des entreprises nous paraît résister relativement bien.

Agriculture : un secteur différencié mais encore solidaire dans l’action (Bertrand Hervieu, membre de l’Académie d’agriculture)

Agriculture : un secteur différencié mais encore solidaire dans l’action (Bertrand Hervieu, membre de l’Académie d’agriculture)

Bertrand Hervieu, sociologue spécialiste des questions rurales et membre de l’Académie d’agriculture, pour qui leur diminution progressive en nombre renforce cette unité. Occupant jadis une position majoritaire dans la société, le monde agricole ne constitue aujourd’hui, en effet, qu’une toute petite minorité parmi d’autres. ( dans la Tribune)

Un article intéressant mais superficiel et qui ne souligne pas suffisamment les contradictions internes ( intérêts économiques, par exemple) et externes ( rapports agriculture et commerce international global) NDLR

Éleveurs, maraîchers, céréaliers, vignerons… Malgré les différences entre ces métiers, peut-on parler d’un front uni en agriculture?

BERTRAND HERVIEU – Plusieurs études l’ont montré: les différences entre agriculteurs sont nombreuses. Et les disparités de revenus sont très fortes. Alors que certaines filières sont en crise, les céréaliers, les éleveurs de porcs, une partie des vignerons affichent sur dix ans des revenus tout à fait acceptables, voire en hausse.

Pour autant, on constate une unité du mouvement agricole vis-à-vis de l’extérieur. C’est une longue tradition depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, même si elle a peut-être éclaté un peu avec le pluralisme syndical.

Les tensions peuvent être très fortes à l’intérieur du mouvement professionnel. Mais elles se gèrent en interne. Vis-à-vis des pouvoirs publics, de l’opinion publique, de Bruxelles, les agriculteurs ont quand même le sentiment d’exercer un métier tout à fait à part, quels que soient leurs revenus, leurs conditions de travail, voire leur concurrence, notamment sur la terre.

Qu’est-ce qui explique cette tradition unitaire?

Un phénomène inédit dans d’autres secteurs joue énormément dans le monde agricole : le fait qu’il soit passé d’une position majoritaire dans la société à une situation de toute petite minorité parmi d’autres. À la fin du 19e siècle, le monde agricole représentait la moitié des actifs de la société française. Aujourd’hui, les chefs d’exploitation représentent 1,5% de la population active. Si on y ajoute les salariés, on atteint 3%. Ce changement est une sorte de traumatisme démographique et de représentation, qui soude ce sentiment unitaire. Les agriculteurs se disent: « Oui on a des différences, on est divers. Mais si on n’est pas tous ensemble, on n’existe plus ».

D’autres secteurs ont aussi été affaiblis par la tertiarisation de la société. Or, la pression croissante depuis plusieurs jours du monde agricole sur le gouvernement montre que ce n’est pas le cas de l’agriculture. Pourquoi ?

La particularité du monde agricole est aussi qu’il n’est pas porté uniquement par le syndicalisme. Il est porté par un dispositif institutionnel extrêmement puissant qui est aussi adossé aux chambres d’agriculture, à des organismes bancaires, à un mutualisme social qui lui est propre, aux coopératives, à des instituts techniques et à des organisations professionnelles. Il n’y a pas de milieu professionnel qui ait un dispositif d’encadrement aussi puissant que celui du monde agricole. C’est cela qui fait sa force face au monde politique.

La peur des nuisances possibles ne nourrit-elle pas aussi cette force ?

Bien sûr. Les agriculteurs ont une capacité de nuisance considérable. Ils sont en mesure de bloquer le pays. Il n’y a pas grand monde, à part eux et les routiers, qui peut déclencher des barrages dans toute la France en l’espace de trois ou quatre jours. Leur organisation leur permet de se mobiliser rapidement. Et la mobilisation se traduit ensuite par des tracteurs sur les routes, ce qui est quand même plus puissant que des gilets jaunes sur un rond point.

Quelles tensions gérées en interne traversent le monde agricole?

Prenez le débat sur la souveraineté. Pour l’atteindre, il faudrait déployer beaucoup de moyens notamment sur les fruits et les légumes, dont nous sommes grandement déficitaires. Mais cela entre en concurrence avec les intérêts des céréaliers qui défendent la vocation exportatrice de la France.

Nous sommes, en effet, de grands exportateurs de céréales, et cela renforce notre balance commerciale. Mais on ne peut pas prôner des mesures protectionnistes à Bruxelles tout en étant sur les marchés mondiaux. Une fermeture des frontières pour assurer davantage de compétitivité aux produits français sur le marché interne est donc parfaitement illusoire par rapport à la diversité de notre production. La France pourrait-elle renoncer à exporter des céréales vers le bassin méditerranéen qui en a besoin et ne sera jamais autosuffisant?

L’arbitrage est encore plus difficile depuis la guerre en Ukraine, qui a apporté des revenus très importants aux céréaliers leur permettant de racheter des terres, alors qu’un jeune maraîcher qui veut commencer à s’installer n’a pas financièrement accès au foncier.

Marchands de tapis : la Turquie accepte l’entrée de la Suède dans l’OTAN.

Marchands de tapis : la Turquie accepte l’entrée de la Suède dans l’OTAN.

Le parlement turc a finalement ratifié l’adhésion de la Suède à l’Otan, à 287 voix pour et 55 contre. Une ratification obtenue après marchandage.  Pour satisfaire les exigences d’Ankara, la Suède est allée jusqu’à réformer sa Constitution et adopter une nouvelle loi antiterroriste, la Turquie accusant le pays nordique de mansuétude envers des militants kurdes réfugiés sur son sol, considérés pour certains comme terroristes par Ankara. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ajouté début décembre comme condition à une ratification l’approbation « simultanée » par le Congrès américain de la vente d’avions de chasse F-16 à la Turquie, retardant encore le feu vert de son Parlement. 

 

Pour espérer devenir le 32è membre de l’alliance atlantique, la Suède doit désormais convaincre la Hongrie, dernier pays réfractaire à son adhésion. Un défi qui sera, a priori, plus facile, au regard des nombreux points de blocage que le pays scandinave a dû surmonter en négociant avec le président turc Erdogan, connu pour sa pugnacité et son habilité politique. Encore cependant un marchandage cette fois à propos des contributions européennes la  Hongrie.

 

IVG: pourquoi dans la constitution ?

IVG: pourquoi dans la constitution ?

 

Nombre de personnalités s’interroge de plus en plus sur l’intérêt d’inscrire l’IVG dans la constitution. Le président en recherche de popularité cherche en effet un thème fédérateur pour modifier la constitution. Or cette inscription n’est ni opportune, ni juridiquement utile puisqu’aujourd’hui pratiquement personne conteste le droit à l’IVG. Le président de la fédération protestante Christian Krieger est rejoint par le président du Sénat contester l’intérêt de cette inscription dans la constitution

Le président de la Fédération protestante de France (FPF) Christian Krieger a jugé lundi «inopportun» d’inscrire dans la Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG), quand bien même les protestants n’expriment «aucune réserve» sur ce droit. «Inscrire ce droit dans la Constitution me semble inopportun» car «la Constitution n’a pas vocation à être le véhicule sanctuarisant des lois éthiques, qui plus est quand il s’agit de lois qui elles-mêmes prévoient l’objection de conscience», a-t-il affirmé lors de ses vœux. Il a toutefois assuré que les protestants, «dans leur grande majorité», n’exprimaient «aucune réserve» sur ce droit et que «s’il devait être contesté, ils attendraient de leur président qu’il mobilise toute son énergie pour le défendre».

Le président LR du Sénat Gérard Larcher, invité d’honneur de la cérémonie, a fait état de sa «réserve» sur cette évolution. «Je ne suis pas sûr que la Constitution doive être un catalogue de droits sociaux et sociétaux» a-t-il affirmé. L’inscription de l’IVG dans la Constitution, promise par Emmanuel Macron, doit être débattue à l’Assemblée nationale le 24 janvier avant d’être examinée au Sénat où la majorité de droite n’a jamais caché son scepticisme, en vue d’une éventuelle adoption par le Congrès début mars.

Dénonciation des textes

Dimanche, les opposants à l’avortement avaient profité de leur traditionnelle «marche pour la vie» à Paris pour dénoncer ce projet de réforme constitutionnelle mais aussi la future loi sur la fin de vie. À ce sujet, Christian Krieger a rappelé que la FPF «soutient pleinement le développement de la culture palliative et considère inopportun de faire évoluer une législation» alors même que la dernière loi sur le sujet «demeure largement méconnue et peu appliquée».

Quant à la loi immigration, sur laquelle le Conseil constitutionnel doit se prononcer jeudi, Krieger a déploré un texte qui «enfreint les principes supérieurs que nous croyions sanctuarisés après la Seconde Guerre mondiale». «Une fraternité sélective (…) est en rupture avec le fondement universel de l’État de droit» et «les associations protestantes vont continuer à prodiguer un accueil inconditionnel», a-t-il assuré.

 

Nouvelle-Calédonie : grève générale jeudi dans le nickel

Nouvelle-Calédonie : grève générale jeudi dans le nickel

Menace d’une grève générale en Nouvelle-Calédonie passe à la menace de fermeture de raffinage. Confrontées à la volatilité des prix du nickel, les mines et usines métallurgiques calédoniennes ne produisent pas assez et trop cher, résume le rapport de l’Etat . Surtout face à « l’émergence d’autres opérateurs industriels », notamment en Indonésie, qui bénéficient d’une énergie à base de charbon beaucoup moins chère et subventionnée et de coûts de main-d’œuvre cinq fois inférieurs à celui de la Nouvelle-Calédonie. Deux des trois entreprises sont en outre confrontées à « un épuisement progressif » de leurs gisements les plus riches. Les intempéries ont également pesé sur la production.

Ces entreprises ont déjà bénéficié de financements publics « considérables » : depuis 2016, l’Etat a octroyé « près de 700 millions d’euros de prêts » à deux d’entre elles en ouvrant « 540 millions d’euros de garanties ».

Selon le rapport, la SLN aura besoin d’une nouvelle aide de trésorerie dès « début 2024 ». Les besoins de financement de KNS sont estimés à « près d’un milliard de dollars d’ici 2026 ». . Or à l’automne, les actionnaires principaux de chaque industriel (Glencore pour KNS, Eramet pour SLN et la province sud pour Prony resources) avaient fait savoir qu’ils n’apporteraient plus de financements nouveaux à leurs sites industriels.

Les experts du «groupe du travail nickel», mandatés par Bercy, ont achevé de se rencontrer vendredi. «Si les mesures envisagées aux termes du projet de pacte nickel sont de nature à permettre une réduction du besoin de financement des entreprises, (…) elles laissent un besoin de financement d’envergure non-couvert, à ce stade, pour 2024», a indiqué le haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie (équivalent de la préfecture) dans un communiqué.

Le secteur du nickel calédonien, poumon économique du territoire, représente 24% de l’emploi privé en Nouvelle-Calédonie selon un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF).

Macron vit dans le déni du réel (Franz-Olivier Giesbert )

Macron vit dans le déni du réel (Franz-Olivier Giesbert )

Le journaliste Franz-Olivier Giesbert revient sur la conférence de presse d’Emmanuel Macron. Auteur d’une « Histoire intime de la Ve République » en trois tomes chez Gallimard, l’écrivain ne mâche pas ses mots sur la politique du président, qu’il estime « délirante, à courte vue » ( dans le JDD).

Le JDD. En donnant une conférence de presse mardi soir, le chef de l’État souhaitait, tel un homme politique en campagne, relancer son second quinquennat. L’exercice est-il réussi ?

Franz-Olivier Giesbert. Sans doute cette conférence était-elle avant tout une opération de com. D’où le déluge de mesures, de promesses, etc. Mais Emmanuel Macron a montré aussi qu’il avait encore beaucoup d’énergie, on peut même dire qu’il pétait le feu. Et il a tracé un chemin, au moins pour le court terme. Il lui reste maintenant, mission quasi impossible, à trouver une majorité au Parlement pour les trois ans qui lui restent. N’oublions pas que ses soutiens sont minoritaires à l’Assemblée nationale. Depuis qu’il a perdu les législatives de 2022, il lui manque une trentaine de députés pour imposer ses lois. De ce point de vue, le président est dans le déni du réel : il fait comme s’il ne s’était rien passé alors que les Français lui ont bel et bien coupé les ailes, il y a deux ans.

En dehors de quelques mesures annoncées, son cap ne semble pourtant pas plus clair. À quoi peut bien ressembler le reste du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

Sans majorité, il est condamné à godiller. Mais il a quand même commencé à clarifier sa ligne politique. Il a signifié la fin du « en même temps », du chèvre-choutisme et du mi-droite-mi-gauche. Il s’est indubitablement droitisé comme le montre la composition de son gouvernement. Il est vrai qu’il n’a pas d’autres choix, pour survivre, dans un pays qui penche de plus en plus à droite.



Emmanuel Macron a promis des baisses d’impôts et de nombreux investissements, mais n’a jamais évoqué l’état de la dette française. Le président n’est-il pas pris au piège de l’argent magique ?

Tout à fait. La dette est, avec l’immigration, l’angle mort du macronisme. La France est la championne du monde des dépenses publiques. De ce point de vue, Macron est l’héritier du Mitterrand et des socialistes de 1981 : « Dépensons, pense-t-il, ça va relancer la croissance ». Comme elle ne vient pas, il insiste, il persiste. Dès qu’il y a un problème, il fait un chèque sans se préoccuper de son financement puisqu’il lui suffit d’emprunter. C’est une politique délirante, à courte vue.

L’omniprésence du président de la République laisse peu d’espace aux premiers pas du nouveau chef de gouvernement, Gabriel Attal. Est-ce une erreur stratégique selon vous ?

Si l’on regarde la pratique des derniers présidents, le poste de Premier ministre est plus ou moins en voie de disparition, relégué au rang de collaborateur, voire d’assistant. Or, selon la Constitution de la Vème, le président préside et le Premier ministre gouverne. Ce qui a donné le couple magique de Gaulle-Pompidou : le premier s’occupait de la France, le second des Français. Dans sa situation politique qui est fragile, Emmanuel Macron aurait intérêt à avoir un Premier ministre « fort » qui prendrait les coups avec lui et, d’une certaine façon, le protégerait. Mais il préfère toujours être tout seul sur la photo. C’est son drame.

Insécurité: Encore un adolescent tué dans la rue

Insécurité: Encore un adolescent tué dans la rue

Un adolescent de 14 ans a été tué mercredi 17 janvier au soir d’un coup de couteau sur le quai du métro à Saint-Denis, au cours d’une rixe entre plusieurs personnes, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny et de sources policières. Les faits se sont déroulés en début de soirée dans la station Basilique de Saint-Denis sur la ligne 13 du métro parisien, selon les mêmes sources. Sans doute le résultat de confrontation entre bandes éventuellement sur fond de trafic de drogue

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

Présidentielle américaine : Une victoire déjà inquiétante Trump dans l’Iowa

L’ancien président américain a remporté, lundi 15 janvier, dans l’Iowa la première des primaires républicaines, ont annoncé les médias américains à peine une demi-heure après le début du vote, consolidant son statut de grand favori de la droite pour la présidentielle de novembre. Le magnat de 77 ans, quatre fois inculpé au pénal, laisse loin derrière lui ses principaux rivaux Nikki Haley et Ron DeSantis, même si les résultats sont encore provisoires et que les estimations continuent d’évoluer.

Une première victoire forcément inquiétante compte tenu du profil très caractériel de l’intéressé à la fois inculte, provocateur et imprévisible.

BCE-Baisse des taux d’intérêt : pas dans l’immédiat mais courant 2024

BCE-Baisse des taux d’intérêt : pas dans l’immédiat

D’une certaine manière la banque centrale européenne souffle le chaud et le froid et surtout sans doute tente de ne pas s’éloigner de la politique monétaire américaine afin de ne pas mettre en péril l’euro. Dans un premier temps Christine Lagarde la présidente de l’abaisser le avait indiqué il n’était pas question de baisse de taux d’intérêt dans l’immédiat. Elle vient cependant de rectifier le tir en indiquant que des baisses cependant interviendraient courant 2024. Une inflexion du discours qui tient sans doute compte du très net tassement de la croissance européenne notamment par rapport aux États-Unis.

Si la banque fédérale américaine a bien laissé entendre dans un premier temps que des baisses des taux d’intérêt interviendraient dans le courant de 2024, l’enthousiasme de la banque centrale européenne est nettement plus contenu. Certes, la BCE n’est pas opposée le moment venu à cette diminution mais à condition que l’inflation recule de manière significative et durable. Ce qu’indique le chef économiste de la banque centrale, Philippe Lane. Il y a cependant une grande différence entre la situation américaine et la situation européenne. En effet les États-Unis bénéficient d’une croissance solide, ce qui n’est pas le cas de l’Europe qui va tutoyer la stagnation en 2024. L’union européenne pourrait donc avoir besoin de façon plus urgente d’une diminution des taux d’intérêt pour ne pas affaiblir une croissance déjà faiblarde voir nulle. L’ennui c’est que la BCE ne peut totalement ce désolidariser de la banque centrale américaine sans mettre en danger l’euro.

La banque centrale européenne a sans doute raison d’être aussi prudente car dans les premiers mois de 2024 on devrait enregistrer un sursaut de l’inflation car la plupart des prix des produits et autres services vont subir des augmentations à partir du début de l’année prochaine. Souvent des augmentations à deux chiffres qui ne pourront être amortis que sur l’année.

Par ailleurs demeure un peu partout dans le monde et particulièrement en France où la productivité ne progresse pas une part d’inflation structurelle qui ne pourra sauf réforme d’ampleur. La baisse des taux d’intérêt n’est pas pour tout de suite d’après la BCE. Mais vient d’indiquer Christine Lagarde préside de la BCE, cette baisse pourrait intervenir courant 2024.

Philip Lane, l’économiste en chef de la BCE, a donc douché les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt dès le mois de mars 2024, comme l’anticipaient certains investisseurs. Il estime que le reflux de l’inflation n’est pas encore assez solide et que la BCE enclenchera une probable série de baisse des taux à partir des données du premier semestre, si elles sont satisfaisantes.

Conclusion :P as de baisse à court terme mais une probable série de baisses très progressives enclenchée à partir du second semestre

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