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Baisse des effectifs dans les collectivités locales en 2015

Baisse des effectifs dans les collectivités locales en 2015

 

« Un recul des effectifs dans la fonction publique territoriale » en 2015 annonce une étude du groupe Randstad dans un communiqué publié vendredi 2 octobre. Selon le dernier rapport annuel sur l’état de la fonction publique, la fonction publique territoriale employait 1,86 million de personnes fin 2012, un chiffre en hausse de 2,8% en moyenne par an sur dix ans. Mais 26% des collectivités anticipent une baisse des effectifs en cours d’année 2015 (légère pour 24% d’entre elles), 62% une stagnation et 10% une petite hausse. En 2014, elles étaient 20% à prévoir une baisse et 24% à attendre une augmentation. Il s’agit « d’un tournant majeur à l’heure où l’Etat est engagé dans une deuxième année consécutive de baisse des dotations versées aux collectivités », estime le groupe spécialiste du recrutement. Entamée en 2014, la baisse de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) représentera d’ici 2017 un manque à gagner de 28 milliards d’euros pour les collectivités (dont 15,8 pour les communes). Soit 1,9% de leurs recettes annuelles de fonctionnement, selon Bercy. Presque les deux tiers des collectivités (61%) pensent que cette amputation des ressources va « certainement » influencer leurs recrutements et leur gestion des ressources humaines, contre 49% en 2014.

Fifa-foot-fric : Platini dans la tourmente

Fifa-foot-fric : Platini dans la tourmente

 

Platini qui fut un joueur exceptionnel va sans doute voir son image de dirigeant très affectée par cette affaire pour le moins curieuse de versement d’argent qu’il a reçu de Blatter. Première question pourquoi un versement disant après des prestations qu’il aurait effectuées pour la FIFA ; seconde question quelle nature de prestation et où sont les études. Dernière question plus fondamentale Platini est-il homme providentiel pour remettre de l’ordre dans ce football qui est devenu un véritable business. Pas certain car comme président de l’UEFA,  il n’a pas été capable de mettre fin aux folles dérives financières concernant le transfert et le paiement des joueurs dont certains touchent plus d’un million par mois. Du coup nombre de clubs sont en situation de quasi faillite. La gangrène du foot mondial est-elle qui conviendrait sans doute de supprimer la FIFA pour lui substituer un organisme officiel juridiquement et démocratiquement autrement plus sérieuse qu’une petite association comme la FIFA. FIFA qui jouit et abuse bien sûr du statut d’association ( comme la loi de 1901 en France) dont  le siège est en Suisse et qui peut ainsi s’affranchir de tout contrôle tout en brassant des dizaines de millions. Le problème est que Michel Platini a reçu une nouvelle rémunération près de dix ans plus tard nettement supérieure à la première : environ deux millions de francs suisse (1,8 million d’euros). Pour Platini et son entourage, il s’agit du solde de sa rémunération des travaux effectués entre 1998 et 2002. Sauf que cette fois, aucun contrat n’aurait été rédigé. La justice suisse ne comprend donc pas pourquoi un contrat a été signé pour la première partie de la rémunération de Michel Platini et pas pour la seconde, qui est pourtant nettement supérieure. Ce virement est donc jugé « suspect ». D’autant plus que le contexte de 2011 est très particulier (élections à la FIFA et à l’UEFA).  Depuis trois mois, les banques suisses ont été appelées à communiquer certaines données bancaires concernant la FIFA au ministère public. Les transferts de fonds sont actuellement étudiés par la justice. C’est vraisemblablement cette enquête financière qui a poussé la justice suisse à s’intéresser au cas de l’ancien numéro 10 des Bleus. Il est peu probable que l’ouverture de cette enquête soit due à un règlement de compte ou à une tentative de déstabilisation du patron du foot européen. La défense de Platini ne convainc pas non plus le ministère public. En effet, le fait d’avoir déclaré cet argent ne prouve absolument rien, puisqu’il est quasiment impossible de dissimuler une telle somme selon des juristes helvètes. Le risque de se faire repérer par le fisc serait beaucoup trop important. Aux yeux de la justice suisse, cette donnée n’est donc absolument pas déterminante. Michel Platini et ses conseils vont donc devoir trouver d’autres arguments.   Enfin, il faut savoir qu’il est extrêmement rare que le ministère public de la Confédération suisse s’exprime publiquement. Il est encore plus rare que des noms soit cités. Pour plusieurs spécialistes suisses, si le nom de Platini a été dévoilé, c’est que l’enquête est plus avancée qu’il n’y parait. Même s’il faut signaler que le procureur général, Michael Lauber, en fonction depuis le 1er janvier 2012 et réélu le 17 juin dernier, semble s’exprimer assez facilement face à la presse. On l’a notamment vu tenir une conférence de presse le 14 septembre dernier à Zurich. Mardi, il avait aussi précisé face à quelques caméras que le statut de Platini dans cette affaire était situé « entre celui de témoin et celui d’accusé ».

La France s’enfonce dans la dette

La France s’enfonce dans la dette

Le gouvernement prévoit que la dette publique atteigne 96,3% du PIB en 2015 et 96,5% du PIB en 2016, signes que la dette se stabiliserait enfin. Pour ses prévisions de 2016, l’État vise une croissance de 1,5%, un déficit public de 3,3% et une inflation de 1%. Outre le caractère un peu optimiste de ces hypothèses, de tels objectifs pourraient voler en éclats si les taux longs sur les marchés financiers remontaient. Ils devraient remonter mais nul ne saurait présager quand. L’Agence France Trésor chiffre l’impact budgétaire d’une hausse de 1% sur l’ensemble des taux relatifs à la dette de l’État à 2,2 milliards d’euros la première année, puis 5 milliards la deuxième et 10 milliards au bout de 5 ans.  La dette émise par l’État est prépondérante, ce qui est logique puisque c’est lui qui investit le plus, dans l’éducation, la santé, etc. En revanche, la progression de la «dette sociale», celle qui finance la protection sociale des Français (santé, retraite, famille et chômage), est frappante. Or normalement, un État ne doit pas s’endetter pour ses frais courants: le «pacte budgétaire» ou la «règle d’or» stipule que l’endettement public doit être limité à l’investissement. Là aussi, la situation est parfaitement inédite: jamais la France ne s’est financée aussi bon marché. Les taux obligataires à 10 ans (l’OAT) auxquels la France emprunte ont chuté vers 1% depuis 2014, quand ils valaient près de 10% en 1987. Dans ce graphique, nous avons calculé le taux apparent de la dette (le montant des intérêts payés par rapport à la dette totale). Prolongeant un mouvement entamé il y a une vingtaine d’années, le taux apparent de la dette a fortement reculé au cours de la période 2003-2013, revenant de 4,4 % à 2,5 %, ce qui explique sans doute pourquoi les gouvernements respectifs ont retardé leurs efforts budgétaires: dans le même temps, la dette publique augmentait de 30 points de PIB! La France s’enfonce dans la dette

Les Bourses mondiales dans le potage

Les Bourses mondiales dans le potage

Pas facile de voir clair dans les évolutions futures des bourses mondiales d’autant que les analyses des experts sont relativement contradictoires. En attendant les cours jouent au yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. Certains estiment désormais que les cours sont actuellement sous-estimés car pour eux en dépit d’un tassement la solidité de la croissance n’est pas en cause. Pour d’autres au contraire la chute va continuer précisément parce que l’activité mondiale est largement fragilisée par le net tassement de la croissance mondiale et la croissance molle dans laquelle s’englue l’Europe. D’autres enfin s’inquiètent du flou des déclarations de la présidente de la Fed qui un jour annonce un relèvement des taux, le lendemain la repousse à plus tard. Un relèvement des taux qui serait très contagieux et viendrait peser négativement sur l’activité notamment de l’Europe encore en convalescence. On connaît donc des chutes vertigineuses (jusqu’à – 8 % en séance le 24 août à Paris), des rebonds spectaculaires (plus de 7 % en une seule journée sans raison très claire à Tokyo)… Depuis quelques semaines, les investisseurs assistent, pétrifiés, à un retour en force de la volatilité sur le marché. À Paris, presque chaque semaine, le CAC 40 s’offre une séance noire, avec des reculs de plus de 3 %, et des regains d’optimisme tout aussi spectaculaires dans la foulée. Il faut bien convenir que la Fed a jeté dans l’expectative nombre d’investisseurs. Jusque-là laFED  avait considéré que le relèvement des taux n’interviendrait que leur du redressement de l’emploi d’une part et de l’activité d’autre part aux États-Unis. Ce qui est fait désormais puisque l’amélioration est nette dans les deux domaines avec notamment une croissance sur une tendance annuelle supérieure à 3 %. Mais la Fed a changé son fusil d’épaule et en même temps d’indicateurs pour modifier sa politique monétaire. Elle prend en compte désormais les inquiétudes sur l’évolution de la croissance mondiale et notamment sur celle de la Chine. Il faut aussi intégrer le fait que nombreux de banques qui jouaient le rôle d’arbitre manquent aussi de liquidités en dépit de politiques accommodantes des banques centrales. Cela en raison des nouveaux critères qui imposent le renforcement des fonds propres des banques à fin de mieux prendre en compte les risques. La vérité c’est que personne ne peut dire qu’elle sera la tendance de la croissance mondiale. D’autre part que l’action des banques centrales a sans doute atteint leurs limites puisque notamment elles  ne disposent  plus de marges de manœuvre sur l’évolution des taux d’intérêt à la baisse. Devant autant d’incertitudes, le mouvement de yo-yo va continuer et les bourses risquent encore d’être dans le potage pendant encore plusieurs mois.

Fraude massive à la sécu….dans des maisons de retraite

Fraude massive à la sécu….dans des maisons de retraite

 

D’après la Cour des Comptes les fraudes à la sécu seraient massives dans certaines maisons de retraite. Il s’agirait tout simplement pour certains professionnels de la santé de surfacturer des prestations voire de facturer des prestations qui n’existent pas. C’est ce que révèle France Info. D’après la Cour des Comptes Le mécanisme de la fraude est simple. Des soins fictifs sont facturés. La Cour des comptes épingle certains professionnels de santé indélicats qui profitent de la fragilité des personnes âgées, notamment les kinésithérapeutes qu’elle surnomme ironiquement des « méga-actifs ». La Cour a ainsi constaté : « Des contrôles de la Caisse d’Assurance Maladie dans cinq établissements pour personnes âgées des Bouches du Rhône ont révélé fin 2014  un taux de 95% d’actes surcotés. En Loire-Atlantique les deux-tiers des soins ont été surcotés dans trois établissements ». Ces constatations de la Cour recoupent  l’enquête de terrain que nous avons menée dans plusieurs maisons de retraite pour personnes dépendantes. Ainsi un établissement à Vendayes-Montalivet, un petit village situé à 100 kilomètres de Bordeaux. C’est là qu’Hélène Kluza, 95 ans, est hébergée. Elle est diagnostiquée Alzheimer et marche avec un déambulateur. Hélène est arrivée il y a deux ans. Mais, très vite, sa belle-fille, Marie-Catherine qui suit ses soins, a repéré des anomalies pour le moins étranges : « Nous avions beaucoup de difficultés à savoir quand avaient lieu les séances de kiné. Donc je suis devenue plus vigilante, j’ai vérifié régulièrement les comptes de la Sécurité Sociale et me suis rendue compte que les actes de kiné étaient facturés alors que ma belle-mère se trouvait à l’hôpital ». La maison de retraite de Vendayes-Montalivet a fini par se séparer de ce kiné indélicat qui avait agi de la sorte à plusieurs reprises…  Nous avons pu constater des anomalies identiques en banlieue parisienne, à Meudon, près de Paris. L’établissement s’appelle « Les Tybilles« . Il appartient au groupe KORIAN, l’un des leaders du marché des établissements pour personnes âgées. Vue splendide et grands espaces verts. Ce luxe est facturé 4.440 euros par mois, soit plus du double du prix d’hébergement moyen. La maman d’Hélène Chartier y a vécu les neuf dernières années de sa vie. Elle est morte en février dernier. Et là encore, Hélène Chartier a été pour le moins  surprise quand elle a découvert les factures de sa mère : « Les kinés venaient tous les jours, mais restaient à peine cinq minutes, alors moi, je suis venue plusieurs fois le matin quand la kiné était là, elle me disait : aujourd’hui, votre maman est un peu flagada alors je reste cinq minutes, et au moment où elle repassait, c’était l’heure où on descendait les personnes âgées pour le repas, donc la kiné ne restait pas [...] Et ça s’est produit fréquemment. » Autre témoignage que nous avons recueilli dans une maison de retraite du sud de la France, il s’agit, cette fois, de soins d’orthophonie pour un monsieur âgé qui ne prononce plus un mot depuis plusieurs mois. Sa fille souhaite conserver l’anonymat parce qu’elle a peur, si on la reconnait, que son père, qui réside toujours dans l’établissement puisse en subir les conséquences : « Mon père ne parlant quasiment plus, je me suis rendue compte qu’il y avait des facturations extrêmement importantes d’actes d’orthophonie représentant sur un trimestre des sommes d’environ 1.500 euros. Donc j’ai cherché à rencontrer ces professionnels, notamment l’orthophoniste et je me suis rendue compte qu’elle ne faisait pas un travail d’orthophonie mais un travail autour de la mémoire. Je veux bien mais ça serait normalement le boulot de la psychologue de l’établissement. Ce que rembourse la Sécurité Sociale ce sont des séances d’orthophonie et pas des séances de psy. » Du côté de l’autorité de contrôle, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, l’un de ses responsables, Pierre Felder, chargé de la lutte contre les fraudes, admet l’existence de cette escroquerie mais explique qu’on ne peut pas surveiller directement tous les professionnels de santé : « L’assurance maladie ne peut pas être derrière tous les intervenants: derrière chaque infirmier, chaque kiné, chaque médecin. Elle n’en a pas la possibilité. » Pour autant Pierre Felder souligne que la CNAM procède à des recoupements informatiques pour identifier les fraudeurs : « Elle utilise ses bases de données pour vérifier l’hyperactivité, la méga-activité des professionnels […] Par exemple des masseurs-kinésithérapeutes qui nous factureraient une activité non compatible avec 24 heures de travail. Et à partir de là on ira soit vers des pénalités financières soit des plaintes pénales soit des plaintes ordinales de telle sorte qu’un certain nombre de ces professionnels sont condamnés et sévèrement condamnés. » Ce système de fraudes est en réalité bien connu et identifié par les autorités de tutelle. S’il persiste, selon Joseph Krummenacker, le président de la FNAPAEF, la Fédération Nationale des Associations et  Amis de Personnes Agées et de leurs Familles, qui regroupe une quarantaine d’associations, c’est à cause de la peur des représailles. De nombreuses familles préfèrent se taire plutôt que leurs proches subissent des pressions après voir révélé la vérité : « C’est certain qu’on a chaque semaine des remontées de personnes qui nous disent : ‘Je me fais mal voir’. Il y a eu des cas assez nombreux de rupture de contrats. En clair : certains responsables d’établissements peuvent chercher un mauvais prétexte pour rompre un contrat avec un résident parce qu’ils ne savent plus comment gérer, qu’ils sont embarrassés par l’attitude « républicaine » des membres des familles. »

Relèvement des taux en 2015 : la Fed toujours dans l’expectative

Relèvement des taux en 2015 : la Fed toujours dans l’expectative

 

Rien de nouveau du côté de la fête. La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen adopte toujours une posture d’observatrice en commentant l’environnement économique. Elle indique seulement qu’on pourrait s’attendre à ce que la banque centrale américaine relève ses taux d’intérêt cette année, sous réserve que l’inflation reste stable et que l’économie des Etats-Unis reste suffisamment dynamique pour encore faire baisser le taux de chômage. Mais comme des incertitudes planent sur l’avenir économique compte tenu de l’environnement mondial tout est encore possible. Soit un relèvement des taux d’ici la fin de l’année,  soit un report en 2016. Autant dire que les commentaires de la présidente de la Fed ne sont pas très éclairants pour les acteurs économiques qui demeurent dans l’expectative. Contrairement à ce qu’affirme la présidente de la Fed il ne sera pas tenu compte uniquement de la situation aux États-Unis mais aussi du niveau d’activité mondiale. Or sur ce point le tassement de la croissance mondiale crée des les inquiétudes notamment en provenance de l’Asie et surtout de la Chine. L’OCDE a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance. Contrairement à ce que pense aussi la Fed la faible inflation n’est pas du cas des facteurs temporaires. Elle est simplement le produit d’un déséquilibre entre les capacités de production et la demande ; un déséquilibre qui va sans doute durer encore pendant des mois S’exprimant une semaine après que la Fed a donc pris les investisseurs de court en ne relevant pas ses taux, elle a précisé que ni ses collègues ni elle ne pensaient que les récents développements économiques affecteront de manière significative la politique monétaire de l’institut d’émission. Janet Yellen ajoute que l’actuelle faiblesse des prix à la consommation est le fait de facteurs temporaires, tels la vigueur du dollar et le bas niveau des cours du pétrole. Sur le marché des changes, le billet vert s’est retourné à la hausse, face à l’euro et face à un panier de devises internationales, après les déclarations de Janet Yellen. Elle ajoute que le comité de politique monétaire de la Fed est d’avis que la première économie mondiale restera suffisamment solide pour arriver à une situation de plein emploi et à un ancrage stable des anticipations en matière d’inflation. « (…) le fait de remplir ces conditions entraînera vraisemblablement une première hausse des « fed funds » plus tard cette année, suivie d’un rythme progressif de tours de vis monétaires par la suite », dit Janet Yellen, selon le texte d’un discours qu’elle doit prononcer à l’université du Massachussets. En l’état actuel des choses, les perspectives économiques américaines « apparaissent dans leur ensemble solides », a encore dit la présidente de la Fed.

 

Relèvement des taux : la FED dans le potage

Relèvement des taux : la FED dans le potage

 

 

En décidant de ne rien décider la Fed à ajouter de l’incertitude  aux incertitudes antérieures. Du coup les marchés sont encore un peu plus dans  l’expectative. Pour résumer la FED estime que les taux pourraient et devraient augmenter mais qu’ils ne le seront pas en tout cas pour les mois à venir voir même au-delà compte tenu de l’évolution de la croissance mondiale. À noter aussi un glissement des justifications de la Fed qui jusqu’alors  considérait  qu’un relèvement était  conditionné par  l’emploi, la croissance et l’inflation. Or le risque inflationniste s’est notoirement éloignes aux États-Unis comme ailleurs, la croissance comme l’emploi ont connu un net redressement. Du coup ce sont les paramètres internationaux qui se substituent à ceux des États-Unis. Le risque évidemment c’est que la Fed comme les autres banques centrales ne disposent plus d’aucune marge de manœuvre pour faire face à une éventuelle bulle financière. Les trois principales banques centrales — la Fed, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) — ont atteint le seuil de la nullité des taux et aucune n’est parvenue à s’en éloigner, la BCE envisageant même d’étendre son actuel programme d’achats d’actifs. La prudence de la Fed témoigne aussi du doute de la banque centrale américaine quant à l’efficacité de son intervention. Cela souligne aussi les limites des banques centrales pour peser sur la croissance. Les scénarios de reprise de cette croissance au plan mondial ayant été contredits.  Au cours de sa conférence de presse, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a fait référence de manière répétée aux développements à l’international qui ont affecté l’économie américaine, affaibli l’inflation et menacent la croissance. Depuis un an, les représentants de la Fed n’ont pourtant eu de cesse que d’expliquer que l’impact ces facteurs — de la faiblesse des prix du pétrole à la vigueur du dollar en passant par le ralentissement économique en Chine — allait s’estomper pour laisser la place à une inflation plus forte et à une hausse des salaires plus en phase avec le faible niveau du taux de chômage aux Etats-Unis. Le statu quo de la Fed est également alimenté par la guerre des monnaies qui se profile.

Hollande empêtré dans Schengen

Hollande empêtré dans Schengen

D’une certaine manière Hollande a été pris à contre-pied à deux reprises par Merkel. D’abord il était surpris que l’Allemagne vole à la France le premier rôle en matière de politique d’asile ensuite il a aussi été décontenancé lorsque l’Allemagne a annoncé le rétablissement des contrôles de sa frontière. En réalité Hollande suit Merkel mais à contretemps lorsque l’Allemagne change de position ; du coup aujourd’hui, sa défense de Schengen et de ses principes apparaît un peu dérisoire. Schengen ne prévoit en effet qu’un contrôle temporaire des frontières par les flux migratoires comme il l’a annoncé lui-même vont s’étaler sur des mois et des années et il sera bien nécessaire de rétablir pour une une très longue durée ces contrôles aux frontières. La position de Hollande  sur ce point est conforme à son attitude générale- contradictoire et floue- puisqu’ il affirme que les frontières intérieures ne sauraient être rétablies ce qui n’est pas contradictoire avec le rétablissement des contrôles. En fait Schengen est bien mort en tout cas dans ses conditions de mise en œuvre et cela pour longtemps à moins d’accepter des flux migratoires dont le volume est ingérable. L’Union européenne ne doit pas en finir avec Schengen, même si le rétablissement de contrôles transitoires s’impose face à l’afflux des migrants, a déclaré jeudi François Hollande à l’issue d’un dîner de travail avec le président du Conseil italien Matteo Renzi. L’Italie est en première ligne de ces mouvements de populations, les plus importants en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, et porte une partie de la solution imaginée par les Européens, car c’est sur son sol que doivent être installés certains centres européen d’accueil et de tri (« hotspots ») des migrants. « Depuis des mois, Matteo Renzi alerte l’Union européenne face à l’arrivée continue et croissante de migrants, insupportable pour un seul pays », a souligné le président français à Modène, selon une déclaration transmise à Reuters. « Nous attendons des prochaines réunions européennes trois décisions : la création des ‘hotspots’, travailler avec la Turquie, agir sur les pays qui accueillent les réfugiés et qui doivent être aidés, en particulier en Afrique de l’Ouest », a-t-il ajouté. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé jeudi la tenue d’un sommet exceptionnel sur la crise migratoire mercredi prochain. Réclamé notamment par l’Allemagne, il se tiendra le 23 septembre au lendemain d’un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne. La France attend de la réunion de mardi un compromis sur trois points : la mise en place des ‘hotspots’, qui a fait l’objet cette semaine d’un accord européen de principe, comment raccompagner ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile et la répartition des 120.000 réfugiés supplémentaires proposée au niveau européen.  Les tensions se sont nettement aggravées ces derniers jours entre Européens. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a dénoncé mercredi la façon « inacceptable » dont certains pays, Hongrie en tête, refusaient de jouer le jeu européen et des ministres allemands ont évoqué des mesures de rétorsion.  En portant atteinte à libre circulation des personnes, un des fondements de l’Union européenne, cette crise met en danger l’ensemble du projet européen, dit-on à Paris, même si les accords de Schengen n’ont pour l’instant pas été piétinés. L’agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l’UE a annoncé mardi que 156.000 migrants avaient été enregistrés en août aux frontières extérieures de l’Union européenne. Selon elle, plus de 500.000 migrants ont été détectés depuis le début de l’année, même si un grand nombre d’entre eux ont été comptabilisés deux fois, à leur arrivée en Grèce depuis la Turquie puis à leur entrée en Hongrie, via la Serbie. Sur l’ensemble 2014, Frontex avait comptabilisé 280.000 arrivées aux frontières extérieures de l’UE.

Investissement immobilier: 80% à Paris et dans le sud de la France

Investissement immobilier: 80% à Paris et dans le sud de la France

 

 

On peut mieux comprendre la crise de l’immobilier quand on analyse le profil des acquéreurs qui mobilisent près de 80 % des investissements locatifs au premier semestre 2015 concentrés sur l’Ile-de-France, les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon :  ces investisseurs ont en moyenne 45 ans, dispose d’un revenu médian de 5500 € pour un bien d’une valeur de 160 000 €. Pour eux il s’agit essentiellement de se constituer un patrimoine susceptible de leur procurer des revenus lors de la retraite. Cette concentration géographique s’accentue, puisque ces six régions sur 22 représentaient 73% des transactions en 2010. Au premier semestre 2015, le locatif privé a représenté 13,7% du total des logements construits, contre 12,8% l’année d’avant, un niveau en retrait par rapport à celui de l’année 2011 (18%) où l’investissement locatif était encore boosté par le dispositif fiscal « Scellier », remplacé depuis par le « Duflot » puis le « Pinel », plus cadrés. Stable depuis plusieurs années, le revenu annuel médian des acquéreurs, âgés de 45 ans en moyenne, est de 67.500 euros à l’échelle nationale, avec des disparités régionales, puisqu’il monte à 74.390 euros en Ile-de-France et jusqu’à 73.600 euros en Rhône-Alpes. Neuf transactions sur dix portent sur des appartements, d’une taille moyenne de 41 m2, pour un montant d’acquisition moyen de 160.000 euros (mais 195.000 euros en Ile-de-France et 171.000 euros en Provence-Alpes-Côte d’Azur). Profiter d’une fiscalité attractive (54%), bénéficier d’un futur complément de retraite (44%) et se constituer un patrimoine (41%) sont les principales motivations citées par les particuliers qui investissent dans la pierre. Cette étude repose sur une enquête réalisée auprès de quelque 3.000 clients du Crédit Foncier

Sondage régionale : Marine Le Pen donnée gagnante dans le Nord

Sondage régionale : Marine Le Pen donnée gagnante dans le Nord

Il  faut s’attendre à un combat serré dans le Nord pour les élections régionales. En cas de triangulaire Marine Le Pen semble en l’état de pouvoir gagner Une perspective qui pourrait reposer la problématique de l’union de la droite et du PS avec sur ce sujet des positions très divergentes dans chacun des deux camps. Un sondage publié mercredi par le quotidien La Voix du Nord donne la présidente du Front National gagnante des élections régionales dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie en cas de triangulaire au second tour. La liste emmenée par Marine Le Pen recueillerait 35% des voix au second tour devant la liste de droite et du centre de l’ancien ministre Xavier Bertrand (33%) et celle de la gauche menée par Pierre de Saintignon (32%).  Le sondage publié sur le site du quotidien ne teste pas l’hypothèse d’un duel entre Marine Le Pen et un autre candidat.

 

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

 

Finalement on a décidé à Bruxelles de ne rien décider avant un mois concernant les conditions de répartitions des réfugiés à l’intérieur de l’Europe. La conséquence immédiate sera la restauration du contrôle des frontières des pays qui le des six de rond en gros la battent la pagaille va continuer chacun s’efforçant de refouler les réfugiés dans le pays voisin. Les conditions d’accueil des premiers pays destinataires de migrants seront toutefois encouragées à mieux formaliser les conditions d’accueil et d’enregistrement des réfugiés. Il est pour le moins surprenant que face à une crise sans précédent on est décidé de reporter à dans un mois l’épineuse question des quotas. Dans ce domaine comme dans la plupart des domaines de politique internationale l’Europe montre ainsi l’inconsistance de ces orientations voir l’absence totale de toute politique. Des contradictions qui vont sans doute se réapparaître lorsque l’union européenne se décidera enfin à traiter de la question des alliances internationales pour lutter contre l’État islamique. Les ministres de l’Intérieur d’une Union européenne fortement divisée n’ont pas réussi à se mettre d’accord lundi à Bruxelles sur un système de répartition des réfugiés, tandis que certains pays rétablissaient le contrôle à leurs frontières. A l’issue de six heures de réunion, les ministres ont trouvé un accord de principe a minima et à la majorité simple pour se répartir 120.000 demandeurs d’asile supplémentaires arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie, comme l’a demandé mercredi dernier la Commission européenne, en plus des 40.000 acceptés en mai sur la base d’une répartition volontaire. L’annonce a été faite sur Twitter par le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l’UE. Mais l’adoption du détail de la répartition pays par pays a été renvoyée à la prochaine réunion des ministres de l’Intérieur, le 8 octobre. Plusieurs anciens pays communistes d’Europe centrale se sont montrés fermement opposés à un système de quotas contraignants pour organiser l’accueil des réfugiés. Au contraire, la Hongrie, l’un des trois principaux pays d’accès à l’espace européen avec l’Italie et la Grèce, a fermé lundi l’un des principaux points de passage utilisés par les migrants entre la Serbie et le territoire hongrois, à quelques heures de l’entrée en vigueur de nouvelles règles restreignant le franchissement de sa frontière. Et, dans la journée, l’Autriche et la Slovaquie, emboîtant le pas à l’Allemagne qui avait de même dimanche, ont annoncé le rétablissement des contrôles à leurs frontières. « Nous n’avons pas trouvé l’accord que nous voulions », a déclaré à la presse le commissaire européen aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. « La majorité des Etats membres sont prêts à aller de l’avant, mais pas tous. » Les ministres se sont toutefois mis d’accord pour renforcer la protection des frontières extérieures de l’EU en hommes et en ressources ainsi que l’aide au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à la Turquie et aux autres Etats qui accueillent en priorité les réfugiés (quatre millions) ayant ont fui la guerre civile en Syrie.

Immobilier : baisse des prix dans l’ancien

Immobilier : baisse dans l’ancien

 

Après avoir soutenu pendant des mois et des mois au cours de l’année passée que le marché de l’immobilier repartait, les lobbys du secteur reconnaissent enfin à la fois la baisse des transactions et des prix pour l’ancien. Une baisse dans l’ancien de l’ordre  de 3 % en moyenne selon les notaires. Cette baisse cache toutefois de très fortes disparités selon les régions et les zones. Elle est très faible dans les très grandes métropoles, sensibles dans les villes moyennes, très importantes dans les zones rurales à l’écart des zones très urbanisées la fourchette de prix peut varier de 0,5 % à Paris à 50 % en zone rurale où le marché est relativement bloqué faute d’acheteurs potentiels. En cause évidemment le manque de solvabilité de ces acheteurs potentiels notamment pour les primo accédant. La baisse est structurelle et nombreux d’experts considèrent que sur les 10 à 15 ans à venir elle atteindra de leur de 50 %. Les prix des logements anciens ont baissé de 0,6% au deuxième trimestre en France (en données CVS), après une baisse de 0,2% au premier trimestre, selon l’indice Notaires-Insee publié jeudi. Sur un an, ils reculent de 2,7%, soit la plus forte baisse depuis l’entrée dans la période actuelle de diminution des prix (mi-2012), souligne l’Insee. Ils avaient baissé de 2,4% sur un an au premier trimestre. Au deuxième trimestre, la baisse est plus prononcée pour les appartements (-0,8%, après -0,5% au premier trimestre) que pour les maisons (-0,4%, après une stagnation au premier trimestre). Sur un an, les prix des appartements ont reculé de 3,1% et ceux des maisons de 2,4%. En Ile-de-France, la baisse des prix des logements anciens s’est poursuivie à un rythme proche de celui observé depuis fin 2014 : -0,6% sur le trimestre et -2,6% sur un an. Les prix des appartements (-0,8% sur le trimestre et -3,0% sur un an) diminuent plus que ceux des maisons (-0,3% et -1,9%). A Paris, les prix des appartements ont baissé de 0,5% sur le trimestre et de 3,1% sur un an. Les prix en province ont baissé de 0,6% sur le trimestre après une stagnation au premier trimestre. Sur un an, ils ont baissé de 2,8%. Le volume annuel des transactions a de nouveau augmenté au deuxième trimestre avec 716.000 transactions réalisées au cours des douze derniers mois en juin, contre 694.000 en mars 2015. Sur un an, le volume des transactions est en baisse de 1,9%.

 

Des forêts de plus en plus menacées dans le monde

Des forêts de plus en plus menacées dans le monde

 

 

En vingt-cinq ans, leur superficie a diminué d’une surface équivalente à deux fois la France d’après un article du Figaro. . Les forêts jouent pourtant un rôle fondamental dans la lutte contre la pauvreté rurale, le réchauffement climatique et le maintien de la biodiversité. Le recul de la forêt se poursuit sur le globe mais à un rythme deux fois moins soutenu qu’il y a un quart de siècle. «Au cours des vingt-cinq dernières années, le taux de déforestation net mondial a ralenti de plus de 50%», indique un rapport très complet sur le sujet de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur le sujet publié à l’occasion du Congrès forestier mondial qui se tient cette semaine à Durban, en Afrique du Sud, avec 234 pays participants. Il est passé de 0,18% dans les années 1990 à 0,08% au cours de la période 2010-2015. Alors qu’en 1990, les forêts représentaient près de 4,13 milliards d’hectares soit 31,6% de la superficie mondiale des terres, en 2015 elles n’en représentent plus que 30,6%, soit une perte d’un peu moins de 130 millions d’hectares. Cela correspond à l’équivalent de la disparition d’un pays grand comme deux fois la France. Deux facteurs majeurs expliquent le recul des massifs forestiers. Tout d’abord, l’augmentation de la population mondiale entraîne la disparition de la forêt primaire, comme par exemple en Amazonie, au profit de gigantesques parcelles agricoles. En outre, plus de la moitié des habitants de la planète se concentre désormais dans les villes. Cette urbanisation croissante provoque la conquête de nouveaux espaces sur les massifs forestiers notamment destinés à construire des logements et les infrastructures qui les accompagnent. La route transamazonienne, longue de 4.223 km et qui relie le Pérou à l’Atlantique, en est la plus emblématique illustration. Les forêts jouent pourtant un rôle fondamental dans la lutte contre la pauvreté rurale en assurant la sécurité alimentaire et en fournissant aux habitants des moyens de subsistance. «Elles offrent aussi des services environnementaux vitaux comme l’air pur et la purification de l’eau tout en participant à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique en diminuant les émissions de carbone», ajoute-t-il. Géographiquement, les plus grandes pertes de la superficie forestière du monde se situent dans l’hémisphère sud, des régions où la démographie est forte. C’est en Afrique et en Amérique du Sud que l’on enregistre le recul le plus fort de la forêt au cours des cinq dernières années avec respectivement 2,8 millions et 2 millions d’hectares. En revanche, la forêt a progressé dans de nombreux pays au monde et non des moindres. Les trois premiers où elle a crû le plus vite sont, par ordre d’importance, la Chine (+1,5 milliard d’hectares), l’Australie et le Chili. La France se classe 10ème avec un gain de 113.000 hectares par an.

 

Politique économique : Hollande va devoir encore pédaler dans la choucroute

Politique économique : Hollande va devoir encore pédaler dans la choucroute

Il faut s’attendre un numéro d’équilibriste de Hollande concernant une économie toujours très chancelante. Contrairement à ce qu’a affirmé le président de la république la croissance n’est pas nettement repartie et elle demeure même relativement faiblarde en France avec une perspective d’augmentation du PIB  de l’ordre  de 1 %. Il y a des facteurs explicatifs externes à ce manque de dynamisme ; d’abord la zone euro toujours engluée dans la croissance molle et qui est hésite toujours entre relance et austérité. Aussi un contexte international qui se dégrade avec en particulier le tassement de l’activité chinoise qui se répercute sur la demande mondiale ;  par ailleurs la baisse des prix des matières premières profitables à l’amélioration de la compétitivité des pays développés comme la France affecte  nombre de pays dans leur  capacité de financement,  ce qui pèse aussi sur la demande mondiale. Il y a aussi des questions plus conjoncturelles comme l’embargo à l’égard de la Russie qui influencent de manière négative la demande de produits, notamment français.  Pour tout dire les résultats ne sont pas à la hauteur et  la confiance n’est pas réellement revenue en France ni auprès des investisseurs qui doutent encore de l’efficacité de la politique économique française, ni du côté des consommateurs qui adaptent plutôt une position attentiste. Comme d’habitude Hollande va tenter de se montrer optimiste sur les perspectives économiques mais il aura du mal à convaincre. D’autant plus que sa politique est assez contradictoire puisqu’il prévoit de répartir les fruits d’une croissance qui n’existe pratiquement pas en réduisant notamment les impôts en 2016. Ce qui mécaniquement devrait empêcher la France d’atteindre les objectifs budgétaires prévus. Hollande va sans doute aussi aborder la question centrale qui découle de toutes les  autres à savoir : le problème de l’emploi. Sur ce terrain malheureusement pas d’amélioration  constatée ; seulement une petite stabilisation qui n’est dûe  qu’à une modification méthodologique de Pôle emploi pour recenser les chômeurs. Conclusion Hollande risque de se montrer beaucoup plus bavard sur les questions internationales que sur l’économie où  sa politique  peine vraiment à convaincre.

Moral des ménages : toujours dans les chaussures

Moral des ménages : toujours dans les chaussures

Toujours pas de changement dans le moral des ménages en août,  il est toujours dans les chaussures. Des inquiétudes en particulier concernant la situation financière est toujours un niveau très bas concernant le chômage. La confiance des ménages est restée stable en août en France, se maintenant sensiblement en-dessous de sa moyenne de longue période, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur qui synthétise cette confiance est inchangé à 93. Il stagne dans une étroite fourchette (93-94) depuis qu’il a interrompu sa forte progression de fin 2014 et de début 2015, qui l’a ramené à des plus haut de près de cinq ans. Il demeure inférieur à sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Les 14 économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à un indice en hausse à 94. En août, l’opinion des ménages sur leur situation financière n’a pas évolué, que ce soit sur leur situation passée ou future, et ils sont un peu plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant gagne un point et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période. Leur opinion sur leur capacité d’épargne future est en net retrait (-3 points) mais, dans le même temps la proportion de ceux qui estiment qu’il est opportun d’épargner chute de dix points. Toujours selon l’Insee, les craintes des ménages concernant le chômage s’apaisent un peu (-3 points) mais leur niveau reste largement au-dessus de la moyenne de long terme.

 

Economie : la France va dans le mur (Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie)

Economie : la France va dans le mur (Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie)

L’économie française fonce droit dans le mur. C’est en tout cas ce que pense le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz dans un article du Figaro. Le  célèbre économiste américain, de passage à Paris pour la promotion de son ouvrage «La grande fracture», critique sévèrement la politique menée par François Hollande. «Pour moi, ce que le gouvernement fait, c’est la pire stratégie pour le futur de la France», explique-t-il.  Le prix Nobel d’Économie critique notamment la décision du gouvernement Hollande de baisser les dépenses publiques. De ce point de vue, «François Hollande a tout faux», regrette-t-il. L’ancien chef économiste de la Banque mondiale et conseiller du président américain Bill Clinton estime au contraire que pour relancer la croissance, il faudrait plus de dépenses «en investissant dans les infrastructures, la recherche, l’éducation». L’addition pour les générations futures «sera encore plus importante si vous n’investissez pas et que le chômage reste élevé. Les entreprises n’investissent pas s’il n’y a pas de demande», rappelle-t-il.  Joseph Stiglitz dénonce également les baisses de charges et d’impôts des entreprises, au cœur du Pacte de responsabilité et de solidarité, mis en place pour stimuler l’économie. Une «idée vraiment stupide», tacle-t-il, ajoutant que cette «politique de l’offre» mise en œuvre par Ronald Reagan aux États-Unis dans les années 1980 est aujourd’hui «totalement discréditée». «Ce n’est même plus un sujet de débat pour les économistes, seulement pour les Allemands et pour quelques personnes en France», affirme-t-il. Selon lui, cette stratégie économique contribue à «la croissance molle» de la France et «sape le potentiel de croissance» du pays. La France «est de toutes les nations du monde celle qui a le plus fortement embrassé le concept d’égalité», mais est désormais confrontée à un «vrai risque» de creusement des inégalités en raison de ses choix budgétaires.  Comme l’a déjà fait avant lui l’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, Joseph Stiglitz pointe du doigt l’influence allemande sur François Hollande. Ce dernier subit selon lui une «forme d’intimidation» qui le pousse à suivre la voie de l’austérité. «Le gouvernement de centre gauche en France n’a pas été capable de tenir tête à l’Allemagne», déplore-t-il. Joseph Stiglitz constate par ailleurs que la pression allemande s’exerce sur l’ensemble de l’Europe, comme l’a illustré la crise grecque cet été. Loin de marquer la fin de la crise, l’accord signé entre Athènes et ses créanciers aura selon lui pour conséquence d’ «affaiblir un peu plus le peuple grec», d’«approfondir et d’allonger la récession». «La crise sera de retour dans deux ou trois ans. Peut-être même avant!», prévient Joseph Stiglitz.  Cette grande figure de la critique de l’austérité, aux côtés d’autres chercheurs tels que l’américain Paul Krugman et le Français Thomas Piketty, exhorte aujourd’hui les dirigeants européens à revoir leur stratégie. «Le type de politique mise en place en Grèce, à savoir les politiques d’austérité, c’est ce qui est en train de tuer l’Europe», affirme-t-il. «Je ne comprends pas pourquoi l’Europe choisit cette voie aujourd’hui», regrette-t-il.

 

Sécurité dans les trains : quelques mesures seulement

Sécurité dans les trains : quelques mesures seulement

 

C’est un peu de manière précipitée que des responsables politiques de huit pays européens ont décidé de mesures de sécurité dans les trains.  Première observation pourquoi seulement huit pays alors que le risque peut concerner d’autres réseaux de l’union européenne. Deuxième observation pourquoi ces mesures ne sont pas prises directement par Bruxelles qui légifère déjà sur la circulation ferroviaire. Enfin ces mesures sont-elles à la hauteur du problème ?  Visiblement on ne souhaite pas imposer en matière de sécurité les mêmes dispositions selon qu’il s’agit du transport aérien ou du transport ferroviaire. La question essentielle posée concerne le contrôle a priori de tout les voyageurs avant leur accès dans le train parenthèse (train type banlieues exclus dont la problématique est la même que celle du métro). Dans le cadre du plan partiel, Bernard Cazeneuve a cité quatre éléments : davantage de contrôles d’identité et des bagages dans les gares et les trains « partout où cela est nécessaire », davantage de patrouilles dans les trains internationaux, un travail sur la généralisation des billets nominatifs pour ces trains et l’évaluation de la possibilité d’autoriser les agents des polices ferroviaires à consulter des bases de données « pertinentes ».

Migrants : plusieurs dizaines trouvés morts dans un camion frigo en Autriche

Migrants : plusieurs dizaines trouvés morts dans un camion frigo en Autriche

Des dizaines de migrants trouvés dans camion frigo en Autriche. Un drame supplémentaire qui prouve la nécessité d’une politique européenne. Le nombre exact des victimes n’a pas pu être déterminé avec précision en raison de l’état de décomposition des cadavres. Un bilan devrait être fourni vendredi, a indiqué la police autrichienne.  Les premières indications laissent penser que les réfugiés sont morts d’asphyxie et que le camion se trouvait près de Budapest en Hongrie, mercredi.  Pour l’instant, la police autrichienne a acquis la certitude qu’il y avait plus de 20 corps à l’intérieur du camion, un nombre qui pourrait s’élever jusqu’à 50 victimes. Une patrouille de police a découvert le camion dont des fluides corporels s’échappaient par la porte arrière. « On peut supposer que la mort remonte à un jour et demi ou deux jours », a dit Hans Peter Doskozil, chef de la police de la province de Burgerland ajoutant que de « nombreux indices » laissent penser que les victimes étaient déjà mortes avant d’entrer en Autriche. A Vienne, où elle participait à un sommet des pays de l’ouest des Balkans, la chancelière Angela Merkel s’est dite « bouleversée » par cette découverte. « Nous sommes bien sûr tous bouleversés par cette nouvelle épouvantable », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. « Elle nous rappelle que nous devons régler au plus vite la question de l’immigration et ce, dans un esprit européen, c’est à dire avec un esprit de solidarité, et trouver des solutions. »

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans !

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans

Comme souvent les projections de l’INSEE sont optimistes, pas pour l’immédiat mais dans 50 ans, 45 exactement. En fait un travail de prospective tout à fait approximatif. Il est d’ailleurs plus facile de faire des projections pour les 50 ans qui viennent que pour les 25 ans à venir. Il ira il y aura en effet peu d’observateurs d’aujourd’hui pour vérifier ces hypothèses. La première incertitude concerne le niveau de la croissance, donc celui des rentrées financière. On peut par ailleurs difficilement prévoir l’augmentation de la productivité d’autant que la que les trois quarts de ce qui sera produit d’ici une cinquantaine d’années est encore inconnu. Mais il y aura de toute façon avec les nouvelles technologies une très forte augmentation de la productivité qui pourra affecter le niveau de l’emploi si la croissance n’est pas très forte. Difficile aussi d’hypothéquer sur la démographie. Certes on peut prendre en compte le niveau de fécondité mais ce dernier peut aussi évoluer. Surtout il faut intégrer les conséquences des mouvements migratoires qui peut pourront être bénéfiques( en Allemagne en particulier) pour rajeunir la démographie. Enfin il y a l’espérance de vie et de ce point de vue l’évolution considérable des progrès en matière de médecine pourrait participer à une augmentation sensible de la durée de vie. Du coup les prévisions de l’INSEE paraissent assez hypothétiques et mieux vaudraient déjà assurer l’équilibre financier des retraites pour les 20 ans qui viennent  Selon des projections réalisées par l’Insee et le Trésor pour le compte d’Eurostat, la France, en 2060, « se trouverait donc dans une position relativement favorable pour faire face au vieillissement de sa population par rapport à ses partenaires européens ».  Les auteurs de cette étude estiment que, dans 45 ans, les dépenses de retraites dans le PIB auront baissé « de manière marquée ». Elles passeraient ainsi de 13,8% en 2013 à 11,2% à 2060. Un niveau somme plus toute supportable qu’aujourd’hui. L’Insee décompose quatre phases sur la période 2013-2060. D’ici à 2020, les dépenses de retraites baisseraient d’abord un tout petit peu en pourcentage du PIB (-0,3%) avant toutefois de revenir à leur niveau de 2013 en 2025. Ce n’est qu’à partir de cette dernière année que le poids des retraites va s’infléchir durablement, baissant de 1% du PIB sur la période 2025-2040, puis encore de 1,6% sur 2040-2060.  Les causes de cette sensible amélioration sont multiples. Tout d’abord, les réformes des retraites de 2010 et 2013 vont produire leurs effets.  L’Insee explique par exemple que les mesures entrées progressivement en vigueur ces 5 dernières années se traduiront « toute chose égale par ailleurs à l’horizon 2022 par une baisse de la masse de prestations d’environ 2,7% ». De plus, l‘augmentation de la durée de cotisation permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein (jusqu’à 43 ans pour les personnes nées en 1973) atteindra son plein effet en 2035 et « devrait limiter la croissance des pensions », explique l’institut.  Mais la projection de l’Insee table aussi sur une meilleure conjoncture économique. L’Insee a en effet construit ses prévisions en tablant sur un taux de chômage à long terme de seulement 7,5% ainsi que sur une accélération de la croissance de la productivité (+1,5% sur la période 2040-2060). Autant d’éléments qui, selon l’institut, vont alléger le poids

Salaires fonction publique: environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

Salaires fonction publique environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé

 

En 2013, le salaire net moyen dans la fonction publique a diminué de 0,7 % et il se situe à 2.469 euros, tandis que le salaire net moyen dans le public le privé lui est inférieur à 2200 €. La baisse du salaire dans la fonction publique provient du gel indice depuis 2010. Dans le privé les salaires ont été rabotés à cause de la situation de l’emploi et du rajeunissement démographique dans les entreprises ( rajeunissement également enregistré dans le public).  . Mais d’une certaine manière, la masse salariale dans le public est surtout hypothéquée par des sureffectifs. Des hausses seraient sans doute possible pour certaines fonctions mais cela supposerait de supprimer nombre de postes inutiles voire nuisibles à l’économie quand il génère notamment une véritable bureaucratie.Pour comparer public et privé , il faudrait tenir compte de la qualification mais  aussi de la productivité . Si le gouvernement réfléchit à une refonte des grilles de rémunération des fonctionnaires à partir de 2017, il refuse néanmoins d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, pourtant réclamé par les syndicats. Le salaire net des fonctionnaires d’État, qui sont les plus nombreux avec plus de 2 millions d’agents, a baissé de 0,7% entre 2012 et 2013 en tenant compte de l’inflation, selon une étude de l’Institut national de la statistique (Insee) publiée mercredi. En 2014, il avait déjà reculé de 0,8%. Cette tendance à la baisse s’explique par le gel du point d’indice en vigueur depuis 2010, qui sert au calcul des salaires des agents, mais aussi l’inflation et la hausse des cotisations retraites, qui doivent s’aligner sur le privé d’ici à 2020. D’après l’enquête de l’Insee, les 2,167 millions d’agents actifs dans les ministères et les établissements publics ont perçu en moyenne un salaire de 2.469 euros nets en 2013. Fin avril, l’Insee avait déjà publié des données provisoires sur le sujet. En euros constants, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation (+0,9% en 2013), il s’agit d’une baisse sur un an 0,7%. Pour les titulaires, qui représentent toujours près de trois-quarts des fonctionnaires d’État, la baisse s’élève à 0,6% (2.627 euros nets).Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen décroît de 0,8% pour s’établir à 2.500 euros, précise l’Insee. Pressé par les syndicats d’augmenter les salaires, le gouvernement envisage de refondre toutes les grilles de rémunération des fonctionnaires (catégories A, B et C), de manière à les rendre plus attractives. En juin, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a dit espérer obtenir l’aval des syndicats en septembre sur ce projet. Selon elle, une première augmentation de « 30 et 40 euros par mois » pourrait alors intervenir en 2017 pour tous les agents, et jusqu’à 70 euros à l’horizon 2020. En contrepartie, l’idée serait de rallonger les carrières. Il faudrait donc plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant de 25 ans environ. Selon la Cour des comptes, une augmentation de 1 % de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d’euros pour les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).

 

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