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France : secteur manufacturier dans le rouge

France : secteur manufacturier dans le rouge

 

Déjà en phase de ralentissement depuis le mois de septembre, l’indice PMI du secteur manufacturier est passé le mois dernier en deçà du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. Il s’est établi à 49,7, conformément à la première estimation « flash » publiée mi-décembre. En recul de plus d’un point par rapport à sa valeur de 50,8 en novembre,  il touche son plus bas niveau depuis septembre 2016.  »Les entreprises interrogées attribuent notamment cette tendance à la faiblesse actuelle du secteur automobile ainsi qu’aux perturbations liées aux manifestations des ‘Gilets jaunes’ », souligne Eliott Kerr, économiste d’IHS Markit, cité dans un communiqué. Ce recul de l’activité dans le secteur manufacturier a principalement été alimenté par la baisse de la production, qui a enregistré le mois dernier son repli le plus marqué depuis avril 2015, soit sa deuxième diminution en trois mois. Parallèlement, le volume global des nouvelles commandes a fortement reculé en décembre pour le troisième mois consécutif. Les nouvelles commandes à l’export ont suivi une tendance comparable, enregistrant une quatrième baisse mensuelle consécutive et affichant en décembre leur recul le plus marqué depuis avril 2016. Dans ce contexte de recul de l’activité et de ralentissement de la demande, les fabricants français ont réduit leurs effectifs en décembre pour le deuxième mois de suite. Le niveau de confiance des industriels sur leurs perspectives d’activité à douze mois est tombé le mois dernier à un plus bas depuis avril 2016, sur fond d’inquiétudes sur « une faiblesse prolongée de la demande, notamment dans le secteur de l’automobile », note IHS Markit.

Relocaliser les productions dans les villes

Relocaliser les productions dans les villes

Une proposition intéressante de  Arnaud Florentin directeur associé du cabinet de conseil Utopies, Arnaud Florentin (interview de vue dans de la Tribune) qui considère que les viles dépendent trop des importations

 

Dans votre rapport, pour expliquer la nécessité d’un ancrage de la fabrication dans les villes, vous utilisez la notion d’ »effet multiplicateur local ». De quoi s’agit-il ?

ARNAUD FLORENTIN - La notion d’effet multiplicateur local, élaborée par le cabinet Utopies dans une étude de 2016, correspond à la capacité d’un revenu qui entre dans un territoire à y circuler durablement et à irriguer son économie. Il représente le deuxième pilier de sa prospérité, à côté de son aptitude à capter des richesses, via les exportations, le tourisme, etc. Un tiers de sa santé économique en dépend. L’image d’un flipper, où pour réaliser des points il faut que la balle ait le plus d’interactions possibles, résume bien ce concept.

Pourtant, non modélisé jusqu’à notre étude, l’effet multiplicateur local se retrouve aujourd’hui dans l’angle mort des politiques publiques de développement, qui prennent en compte seulement le premier pilier. Résultat : son ratio baisse nettement depuis 50 ans, en raison d’un affaiblissement de la diversité économique des territoires, et donc des échanges. Les balles dans le flipper sont nombreuses, mais elles y restent de moins en moins. Promouvoir la fabrication locale est justement un moyen  de réintroduire de la diversité.

S’agit-il de soutenir une forme d’autarcie ?

Non, l’autarcie est un dogme sans valeur scientifique, alors que l’autonomie locale est aujourd’hui une nécessité face à des fractures sociales et écologiques qui ne nous laissent plus le choix. L’objectif consiste dans un équilibre entre ce que l’on capte à l’extérieur et ce qui est produit localement : un niveau d’autonomie de 10-15% engendrerait déjà des conséquences très importantes. Et le pari est qu’à partir des villes l’ancrage local de la production s’étende, par cercles concentriques, à l’ensemble des territoires qui les entourent. Les échanges qu’il faut multiplier ne sont d’ailleurs pas seulement ceux d’objets, mais aussi ceux d’informations : à Barcelone, le mouvement FabCity promeut justement le passage d’un modèle Product in Trash Out (PITO) à un modèle Data In Data Out (DIDO).

Dans votre Fab City Index, qui mesure la capacité d’autoproduction des villes françaises, Paris figure en tête, suivie par Lyon, puis par quelques autres métropoles. Est-ce la présence des sièges sociaux des grands groupes dans la capitale compte pour expliquer cela ?

Non, car dans notre index nous valorisons seulement le tissu productif, à l’exclusion du tertiaire. L’autonomie d’un territoire que nous mesurons dépend ainsi de sa capacité à s’inscrire dans l’ensemble de la chaîne de production répondant à ses besoins. Les bons résultats de Paris et d’autres métropoles dépendent donc plutôt de l’étendue et de la densité économique de leurs aires urbaines. Mais la partie la plus importante du classement est celle qui dé-corrèle l’autonomie des villes de leur taille, puisqu’elle montre les territoires qui surperforment. C’est le cas de Cholet qui, 73e aire urbaine française, figure pourtant à la 11e place en termes d’autoproduction. Deux atouts sont nécessaires pour atteindre de tels résultats : un tissu industriel diversifié, mais aussi la présence de véritables filières locales permettant de multiplier les échanges sur le territoire. Au cœur du triangle dynamique des villes de Nantes, Angers et La Roche-sur-Yon, Cholet affiche justement un équilibre entre fleurons industriels, PME et ETI, startups, ainsi qu’une véritable culture entrepreneuriale. D’une manière générale, l’arc Ouest-Sud, s’appuyant sur des économies plus diversifiées qu’en moyenne, semble compter davantage de villes fabricantes. Au contraire, les aires urbaines du quart Nord-Est, avec une forte histoire de spécialisation industrielle, présentent moins de capacités d’autoproduction.

La désindustrialisation de l’économie française depuis les années 70 est donc la cause de cette perte d’autonomie des territoires ?

Oui, mais l’enjeu n’est pas d’affirmer que c’était mieux avant. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de relocaliser la production sans pour autant réinstaller de grandes usines en promouvant des modèles plus petits et circulaires.

 

Par rapport à d’autres pays, comment se situe la France ?

Nous travaillons sur des outils de comparaison précis, mais un travail déjà réalisé aux Etats-Unis permet de constater que globalement les zones urbaines américaines sont plus productives que celles françaises. Globalement, en France, le niveau d’autonomie des villes est plutôt bas : en moyenne, elles ne produisent que 3,1% de la valeur des biens consommés par leurs habitants. Or, Los Angeles affiche 10 points plus que Paris, qui pourtant atteint 8,7%.

Les villes américaines sont souvent moins denses. Est-ce que cela joue ?

La différence vient moins de l’usage du foncier que de la présence d’une culture de la diversité économique. Mais si la fabrication en ville doit être micro, c’est justement aussi pour des raisons de foncier. Et réinstaller la fabrication en ville exige d’innover aussi dans la manière de penser l’espace.

Votre rapport le souligne : nombre d’initiatives surgissent déjà sur le terrain. Mais que peuvent faire les pouvoirs publics pour promouvoir ce changement ?

La clé est justement de changer de mentalité dans la manière de concevoir les politiques économiques. Un rapport de 2017 de la Caisse des dépôts relatif à l’accompagnement de l’entrepreneuriat territorial le montre bien : les anciens outils, fondés sur le foncier et les aides fiscales, ne suffisent plus. Il s’agit désormais d’innover, en misant aussi sur des démarches d’accompagnement et mise en relation. A Knoxville par exemple, dans le Tennessee (Etats-Unis), la mairie a formé un « conseil de production locale » composé d’artisans, artistes et petits producteurs. Les meilleurs incubateurs sont d’ailleurs aujourd’hui ceux qui utilisent les ressources locales et promeuvent la transversalité : c’est le cas du Brooklyn FoodWorks, financé par des fonds publics mais géré par un acteur privé, qui permet aux consommateurs d’avoir accès à des produits parfois fabriqués seulement 24 heures auparavant à proximité. Et les meilleures startups de demain sont celles qui sauront conquérir une globalité de marchés locaux, éventuellement via des partenariats avec de plus gros groupes, qui peuvent entraîner les plus petites structures. »

 

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Le mouvement des gilets jaunes aura  moins été l’occasion pour la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, de rappeler qu’elle existe. D’après elle, après un calcul de coin de table sûrement effectuée dans un bistrot, elle considère que le commerce a perdu un quart de son site d’affaires ! L’objectif est clair faire endosser la baisse de croissance observée depuis le début de l’année parler gilets jaunes.  En matière de chiffre d’affaires »  On est plutôt sur une moyenne de moins 25 %, mais avec de très grands écarts », a-t-elle indiqué. Selon Agnès Pannier-Runacher, certains commerçants ont subi des baisses de ventes de – 40 % à – 70 %, notamment « ceux qui ont été amenés à fermer le rideau certains samedis de ces dernières semaines ». Les plus touchés seraient les commerçants dont les biens sont périssables. On ne peut nier que le mouvement des gilets jaunes a eu  un impact négatif sur certains commerces près desquels se déroulaient des manifestations. Mais contrairement à ce qu’affirme la sous ministre de l’économie, ce ne sont pas les commerces de bien périssables ont été le plus touchés  mais surtout les autres. Les déclarations de la ministre qui cherche à exister sont évidemment excessives et ridicules. Pour preuve les évaluations de l’institut Nielsen qui indique que  les perturbations liées au mouvement des « Gilets jaunes » ont coûté 1% de chiffre d’affaires à la grande distribution au cours des cinq dernières semaines, la forte baisse des ventes dans le non alimentaire ayant été compensée par la bonne tenue de l’alimentaire,  Les blocages des manifestants ayant rendu difficile l’accès aux magasins, les consommateurs se sont adaptés, choisissant de faire leurs courses durant la semaine, privilégiant les magasins de proximité, plus accessibles, ou le “drive”, ces points de retrait des courses effectuées sur internet. Au total, hors essence, les ventes du secteur ont reculé de 160 millions d’euros sur cinq semaines par rapport à la même période 2017. “Les consommateurs ont privilégié l’essentiel, à savoir l’alimentaire et les produits d’hygiène beauté”, souligne Emmanuel Fournet, directeur “Insight distribution” chez Nielsen. A l’inverse, le non alimentaire – surtout présent dans les grands hypermarchés – n’a pas bénéficié du report vers d’autres jours de la semaine, ajoute-t-il. Les grands hypermarchés sont donc les principales victimes des perturbations liées au mouvement de protestation. Parmi les distributeurs, ce sont Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché qui sont les plus exposés à ce modèle de magasins, qui pèse moins dans le chiffre d’affaires de Casino en France ou de Système U. Au total, sur cinq semaines, les ventes de produits alimentaires ont progressé de 0,3%, tandis qu’elles ont chuté de 7,3% dans le non alimentaire (multimédia, bazar ou textile).

 

Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

  • Chine : un État voyou qui se confirme dans le conflit avec le Canada

 

La Chine ne fait pas dans la dentelle ni sur le terrain économique ni sur le terrain politique. Les vieilles méthodes de la dictature sont toujours de mise. Pour riposter à l’arrestation au Canada de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei Technologies,  la Chine a simplement arrêté trois ressortissants canadiens tout à fait au hasard. D’abord l’ancien diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor et très récemmen un troisième. Accusée d’avoir favorisé une violation des sanctions imposées par Washington à l’Iran, Meng a été libérée sous caution mais a l’interdiction de quitter le Canada dans l’attente d’une audience d’extradition vers les Etats-Unis fixée à février prochain. Les  diplomates occidentaux en poste à Pékin et d’anciens diplomates canadiens estiment qu’il s’agit de mesures de rétorsion prises par le gouvernement chinois. Donald Trump, qui a engagé une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, a déclaré la semaine passée à Reuters qu’il pourrait intervenir dans ce conflit si cela servait les intérêts de la sécurité nationale américaine ou si cela aidait à conclure un accord commercial avec la Chine. Une manière aussi de mettre de l’huile  sur  le sur le feu. Mais ce n’est toutefois pas une raison pour donner la moindre légitimité au méthodes de l’État voyou qu’est la Chine qui ne se prive pas non seulement évidemment de réprimer toute opposition dans son pays mais de s’asseoir aussi sur tout concept de droits de l’homme pour servir ses intérêts économiques. Car l’enjeu c’est évidemment de faire pression sur les États-Unis dans le cadre de la future négociation commerciale sur les droits de douane. L’enjeu est également très stratégique concernant le géant chinois des télécoms Huawei car il s’agit d’imposer la technologie chinoise au monde entier non seulement dans un n’objectif économique mais aussi sociétal.

Quelle fiscalité dans un monde globalisé et numérisé ?

Quelle fiscalité dans un monde globalisé et numérisé  ?

 Comment concevoir un système moderne dans un monde mondialisé ?  La réflexion deBernard Gainnier, président de PwC France et Afrique francophone, Anne-Valérie Attias Assouline et Guillaume Glon, avocats, PwC Société d’Avocats ( la Tribune)

 

« Consciente d’une inadéquation croissante entre les bénéfices réalisés dans certains pays par les grands acteurs technologiques et leur niveau d’imposition, l’opinion publique s’est emparée avec force de cette question de la taxation des GAFA et autres géants du numérique. Débat nécessaire même s’il n’est pas toujours conduit dans la sérénité et la rigueur souhaitées. Il est clair que le système fiscal n’est plus adapté à l’économie digitale et aux nouveaux canaux de création de valeur. L’échange et le traitement des données, les algorithmes et la blockchain démultiplient les capacités d’action des administrations fiscales et leurs moyens de contrôle ; mais ces nouvelles technologies sont encore loin d’avoir fondé un nouveau cadre de pensée pour l’impôt « moderne ». On taxe plus efficacement grâce aux algorithmes, mais la question lancinante de la juste taxation qui doit peser sur les algorithmes et leurs artisans est encore loin d’être tranchée.

Les failles du système fiscal européen

Dernier « épisode » en date dans la réflexion sur l’imposition des multinationales : le 21 octobre, l’Allemagne s’est dite favorable à l’instauration d’un impôt minimum à l’échelle mondiale sur les bénéfices des multinationales, GAFA ou plateformes numériques comme YouTube ou Airbnb qui profitent des disparités du système fiscal européen.

« Nous avons besoin d’un taux d’imposition minimum valable dans le monde entier et auquel aucun État ne puisse se soustraire », a déclaré le ministre des Finances Olaf Scholz, partisan de l’établissement de mécanismes coordonnés visant à enrayer la localisation des bénéfices des grands groupes vers les contrées fiscalement avantageuses.

Quelle que soit la pertinence de la mesure proposée, il est urgent de repenser le système d’imposition de la richesse créée par les géants de l’internet mais aussi par toutes les entreprises globales, dont la valeur repose de plus en plus sur des actifs incorporels, mobiles et sans assise physique.

Le corpus législatif régissant l’imposition des revenus des entreprises remonte pour l’essentiel à l’aube du vingtième siècle. Il convenait parfaitement aux grandes heures de l’industrie et aux facteurs de production peu mobiles.

Le « trésor » des données quasi invisible pour le système fiscal

Un siècle plus tard, les règles fiscales sont encore essentiellement basées sur la présence physique de la main-d’œuvre et les actifs corporels. La pierre angulaire reste le concept « d’établissement stable » (usine, bureau de vente, etc.), alors même que la structure des entreprises et la chaîne de valeur ont été totalement bouleversées et qu’il est devenu banal qu’un groupe réalise un chiffre d’affaires très important dans un pays en dépit d’une présence physique limitée voire inexistante.

Quant au « trésor de guerre » de l’économie contemporaine, à savoir la collecte et l’exploitation des données et la participation croissante des utilisateurs à la création de valeur, le système fiscal n’en tient pratiquement aucun compte.

Revisiter le principe de « pleine concurrence »

Il est tout aussi indispensable de revisiter le principe de « pleine concurrence », clé de voûte des prix de transfert qui régissent les transactions entre sociétés d’un même groupe résidentes d’États différents car ils constituent un rouage indispensable de la machine économique mondiale. Conséquence directe de l’internationalisation des entreprises et de l’éclatement géographique de leur chaîne de valeurs, les prix de transfert représentent aujourd’hui plus de 50% des échanges internationaux. La disruption des modèles d’affaires et la dispersion de la création de valeur rendent extrêmement complexes l’individualisation des fonctions et transactions intra-groupe et leur comparaison avec des transactions entre tiers.

Le lien séculaire entre la présence physique d’une entreprise et ses marchés s’estompe, et le rattachement des profits et pertes fiscales avec les États dans lesquels sont situés ses clients perd son caractère d’évidence. L’heure est venue de bâtir un nouveau socle fiscal adapté à l’économie actuelle.

La difficile redéfinition du concept d’établissement stable

Faut-il redéfinir le concept d’établissement stable ? On y tend avec l’Instrument Multilatéral, adopté depuis juin 2017 par plus de 80 pays désireux d’appréhender une fraction plus grande de la valeur créée par l’économie digitale. Mais les États-Unis en sont absents et certains pays signataires (Irlande, Luxembourg, Chypre…) ont fait fi des recommandations de l’OCDE pour élargir le champ des établissements stables aux activités numériques. Enfin, l’Instrument Multilatéral ne traite que des « séquelles physiques » de l’économie numérique, comme les activités de stockage, et non de la part des profits liés à la data et aux algorithmes.

Faut-il parler d’établissement permanent virtuel et de présence numérique, en s’appuyant par exemple sur la localisation des noms de domaine, celle des serveurs, le nombre d’utilisateurs locaux … ? C’est cette voie qu’emprunte la Commission européenne dans sa proposition de directive du 21 mars 2018 sur les services numériques, qui ambitionne d’imposer les activités des entreprises numériques dans l’UE d’une manière « équitable et propice à la croissance ».

Intérêts trop divergents pour faire éclore une solution universelle

Une troisième approche, soutenue par la France et l’Allemagne, vise à imposer les revenus tirés des activités numériques, dans l’attente de l’adoption d’une solution internationale.

D’autres options encore sont à l’étude, comme de partir du profit consolidé réalisé au titre de l’ensemble des opérations impliquant différentes entreprises d’un groupe, et de « partager » ce profit entre ces mêmes entreprises en fonction de critères tels que la localisation des salariés ou des utilisateurs d’applications.

Une solution universelle, juste et concertée n’est sans doute pas pour demain, comme l’a d’ailleurs rappelé Bruno Le Maire. Entre des pays qui sont globalement favorables au statu quo, à commencer par les États-Unis ou la Chine, et ceux qui, telle la France, représentent des marchés importants pour les grandes plateformes sans en retirer la manne fiscale escomptée, les intérêts sont trop divergents pour espérer voir naître un prompt accord des volontés et des réformes. Mais c’est à ce prix qu’on évitera une fragmentation accrue du paysage économique et fiscal international, et un retour en arrière délétère marqué par une multiplication des situations de double imposition.

Vers un impôt sur les sociétés refondé

Il existe un gouffre entre les déclarations d’intention des États qui appellent de leurs vœux une adaptation de la fiscalité, et les solutions qu’ils proposent. Il n’en demeure pas moins essentiel de répondre aux redoutables défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie.

Comme les civilisations, les impôts sont mortels. Gabelle, taille ou dîme ont eu leur heure de gloire avant de disparaître. Il n’est pas impossible qu’un jour l’impôt sur les sociétés tel que nous le connaissons s’ajoute à la liste.

A l’ère du numérique et du règne des actifs incorporels et mobiles, l’esprit d’agilité doit aussi s’emparer de la fiscalité. Le digital n’est pas seulement un outil pour optimiser l’action des administrations fiscales : il doit également servir à refonder le cadre conceptuel applicable à la fiscalité des entreprises du XXIe siècle. »

Des produits chimiques dans les cheveux

Des  produits chimiques dans les cheveux

 

D’après une O.N.G, générations futures, Ce n’est pas une découverte mais une confirmation d’un phénomène déjà relaté par 50 millions de consommateurs   Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates, pesticides) avienet  retrouvées dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans. Le magazine, dans son éditorial, appelle les autorités à réagir. « Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (…) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », interpelle la rédactrice en chef du magazine, Sylvie Metzelard, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité. L’association de consommateurs avait  fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ».: 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarmait le magazine. Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires…), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies. Parmi les sept grandes familles de polluants recherchées, des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) avaient  été retrouvés chez une partie des enfants. Le bisphénol A, PE avéré, n’a été retrouvé que dans 20 % des échantillons, preuve de « l’efficacité » de son interdiction en France dans tous les contenants alimentaires depuis 2015, selon 60 Millions de consommateurs. En revanche, le bisphénol S, utilisé en substitution, était présent dans 98 % des échantillons, une « mauvaise nouvelle » pour l’association, car il est « fortement suspecté » d’avoir les mêmes effets sur la santé que son prédécesseur. 60 Millions pointe aussi la présence chez plus de 70 % des enfants de HAP, des substances issues de la combustion classées PE potentiels et, pour certaines, cancérigènes possibles. Autre point inquiétant, la persistance dans les analyses de PCB, retrouvés chez tous les enfants sauf un, alors qu’ils sont interdits en France depuis… 1987. En février, l’ONG Générations futures avait mené un test semblable sur sept personnalités écologistes, montrant que leurs cheveux renfermaient tous de nombreux PE (de 36 à 68 par personne). Santé publique France avait mis en évidence en décembre la présence de traces de PE chez quasiment toutes les femmes enceintes dans un panel de plus de 4 000 personnes. L’Union européenne peine actuellement à se mettre d’accord sur une définition des PE qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact sur la santé.

Cambridge Analytica : Facebook, le réseau mafieux, toujours dans le viseur international

Cambridge Analytica : Facebook, le réseau mafieux,  toujours dans le viseur international

D’après la Tribune, le parlement britannique a saisi des documents internes de Facebook dans son enquête sur le scandale Cambridge Analytica, a révélé samedi The ObserverLe cabinet d’analyse britannique est accusé d’avoir mis la main sur les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs Facebook à des fins politiques. Cambridge Analytica a mis la clé sous la porte depuis le scandale, révélé en mars dernier. Insuffisant pour les autorités britanniques, qui exigent des réponses de la part du réseau social quant à l’utilisation des données personnelles. Selon l’hebdomadaire britannique, les documents contiendraient des révélations importantes sur les décisions de Facebook concernant le contrôle des données et de la vie privée en ligne ayant conduit au scandale Cambridge Analytica. Ils incluraient également des courriels confidentiels entre des cadres supérieurs et Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook. Selon The Observer, les documents pourraient révéler que Mark Zuckerberg était au courant de l’utilisation détournée de données personnelles à des fins politiques - ce qu’il a toujours nié jusqu’ici. Suite au scandale, le réseau social avait évoqué une faille technique ayant permis l’exploitation de données par des sociétés tierces comme Cambridge Analytica, et réparée depuis. Mark Zuckerberg, qui a témoigné devant le Congrès américain et le parlement européen, a de nombreuses reprises a été appelé à faire de même devant le parlement britannique. En vain. Face à ce manque de coopération, les députés ont décidé de passer à la vitesse supérieure. « Nous n’avons pas réussi à obtenir des réponses de la part de Facebook et nous pensons que ces documents contiennent des informations d’intérêt public », a commenté auprès de The Observer Damian Collins, responsable du comité parlementaire en charge de l’enquête. Cette nouvelle tombe alors qu’une audition de Richard Allen, vice-président des relations publiques dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, est prévue ce mardi à Londres. Il devrait affronter les questions d’un comité international, créé à l’initiative du parlement britannique. Ce comité sera composé de 22 parlementaires issus de 7 pays. Suite à Cambridge Analytica, Facebook a déjà été sanctionné fin octobre par une amende de 500.000 livres attribuée par le gendarme britannique des données. Le géant américain a fait appel de cette décision la semaine dernière.

 

« Les producteurs locaux français » dans les mains d’Amazon

« Les  producteurs locaux français » dans les mains d’Amazon

 

 

 

 

En apparence, une bonne nouvelle que cette boutique des producteurs régionaux français lancés par Amazon. Une boutique qui proposera 2000 références. Amazon aurait tort de se priver puisque le ministre du numérique lui-même soutenait cette idée. D’un certain côté, c’est un exceptionnel soutien d’une plate-forme qui domine le commerce en Europe et dans de nombreuses zones mondiales. Par contre, les producteurs seront en permanence menacés de déréférencement. Or  le déréférencement constitue un véritable drame pour certaines entreprises. C’est brutalement la suppression de l’accès au marché. Reste à savoir aussi si certains n’en profiteront pas pour commercialiser sous le label français des produits largement élaborés aussi à l’étranger. Et il y a ceux qui ne pourront jamais être référencés.  Finalement c’est la même problématique que celle de la grande distribution ;  certains se sont jetés dans les bras des plates-formes numériques de marché qui ne vont pas se gêner pour exploiter les données commerciales relatives aux clients et rendre dépendant les marques françaises. Amazon lancera donc jeudi une « Boutique des producteurs », où des producteurs régionaux français proposeront près de 2.000 références aux millions de clients du géant du commerce en ligne en Europe.  Amazon percevra ensuite une commission allant de 8% à 15% par produit expédié, calculé selon le poids du colis. Une commission évidemment énorme quand on sait que le bénéfice par rapport au chiffre d’affaires est en général inférieur à 5%.

Chine: tassement de l’activité dans les services

Chine: tassement de l’activité dans les services

Signe du ralentissement provoqué notamment par les sanctions américaines, l’activité dans les services s’est nettement repliée en Chine en octobre, tombant à son plus bas niveau depuis plus d’un an, selon un indice indépendant publié lundi par le groupe de médias Caixin. L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur, calculé par le cabinet IHS Markit, a chuté le mois dernier à 50,8 contre 53,1 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis septembre 2017.Les analystes sondés par l’agence financière Bloomberg tablaient sur un repli beaucoup moins marqué, à 52,8. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité, et en-deçà d’une contraction.

Démocratie en Arabie saoudite : le corps de l’opposant dissous dans l’acide !

 

Démocratie à l’ancienne dans certaines monarchies arabes où il ne fait pas bon être opposant. Des monarchies que les démocraties occidentales ménagent en raison de leurs poids économique comme l’Arabie saoudite ou le Qatar (on va même y organiser la coupe du monde de foot alors que ce sport est à peu prés inexistant dans ce pays).  Propagandiste du salafisme, l’Arabie saoudite montre son vrai visage. Le corps du journaliste Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, a été démembré pour pouvoir être « dissous » plus facilement, a affirmé un conseiller du président turc cité ce vendredi 2 novembre par le quotidien « Hürriyet ». « Nous voyons à ce stade qu’ils ne se sont pas contentés de le démembrer, ils s’en sont débarrassés en le dissolvant », a déclaré au quotidien « Hürriyet » Yasin Aktay, conseiller du président Recep Tayyip Erdogan au sein de l’AKP, le parti au pouvoir. « Selon les dernières informations dont nous disposons, la raison pour laquelle ils ont découpé le corps, c’est pour le dissoudre plus facilement. » L’éditorialiste Jamal Khashoggi, collaborateur du « Washington Post », a été tué le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul où il s’était rendu pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

Croissance : mauvais présage avec la baisse dans la construction

Croissance : mauvais présage avec la baisse dans la construction

Moins 10 % pour les permis de construire lors du dernier trimestre, un mauvais présage pour la construction mais aussi pour la croissance. Les permis de construire constituent en effet un indicateur avancé de la conjoncture immobilière neuve mais aussi un éclairage de la conjoncture plus générale. Or cette environnement se dégrade depuis le début de l’année sous le double effet du tassement du pouvoir d’achat mais aussi des incertitudes économiques et sociales. Il faut y ajouter bien sûr la remontée des taux

Entre juillet et septembre, les permis de construire se sont élevés à 122.100 unités, soit une baisse de 10,2% par rapport à la même époque de 2017, selon les chiffres du ministère de la Cohésion des Territoires. Le nombre de mises en chantier diminue aussi, de 7,9% à 85.100. Après deux années de progression régulière, la construction de logements neufs marque une pause depuis le début 2018, alors que le gouvernement a promis de relancer l’offre grâce à son projet de loi sur le logement.

Policiers dans les lycées : le gouvernement bafouille

Policiers dans les lycées : le gouvernement  bafouille

Le moins que l’on puisse dire c’est que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, n’est pas très claire quant à l’éventuelle présence de policiers dans les établissements scolaires où la sécurité est en cause. D’un côté, elle affirmerait dimanche que les écoles devaient rester d’abord des “lieux de savoir”, à deux jours de la présentation en conseil des ministres des pistes du gouvernement pour renforcer la sécurité des établissements scolaires. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a dit vendredi ne pas exclure la présence physique de forces de l’ordre dans les établissements, notamment des quartiers sensibles, après l’agression d’une enseignante par un lycéen de Créteil qui a relancé la question de la sécurité dans l’enceinte des lycées. Mais la ministre de la justice contredit un peu de ministre de l’intérieur. “L’école, ça n’est pas une maison de redressement. L’école c’est un lieu où le savoir doit primer”, a déclaré dimanche la garde des Sceaux au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Interrogée sur la possibilité d’une présence permanente de policiers dans des établissements, elle s’est prononcée pour une approche au cas par cas, tout en réservant au conseil des ministres de mardi des annonces plus précises. “Ce n’est qu’en cas de besoin qu’il peut y avoir des forces de l’ordre”, a-t-elle estimé. Le problème c’est que le besoin de sécurité concerne de nombreux établissements et qu’il faut trancher sur la question de savoir si on accepte ou non la présence permanente de policiers dans des établissements sensibles. Enfin, le ministre de l’Education nationale a défendu le projet de développer le modèle des Établissements publics d’insertion de la Défense (EPIDE) – accueillant des jeunes de 18 à 25 ans sur la base du volontariat dans un cadre d’”inspiration militaire” – et de les ouvrir aux 13-18ans. “Demain, on peut imaginer que, pour les 13-18 ans, on ait quelque chose qui soit obligatoire pour les élèves qui font l’objet de sanctions”, a-t-il dit samedi sur Europe 1, défendant notamment le rôle dans ces centres de “jeunes retraités de l’armée qui sont tout à fait pertinents pour ce genre de structures». SUR le plan judiciaire, Nicole Belloubet avait annoncé fin septembre la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés (CEF), une alternative à l’incarcération des mineurs multirécidivistes, permettant une scolarité. De toute évidence un besoin de clarification et de précision s’impose quant à la position du gouvernement sur cette question générale de la sécurité dans les établissements scolaires

Macron : on continue…dans le mur

 Macron : on continue…dans le mur

 

Aussitôt après le replâtrage du gouvernement, Macron dans une allocation télévisée a réaffirmé qu’il n’y aurait ni tournant, ni changement de cap dans sa politique. Il a seulement fait quelque concessions à l’introspection en admettant que son parler vrai, (en fait son arrogance), avait pu choquer. Macron veut donc continuer dans la même voie et sur le même rythme pour conduire la France sans doute dans le mur. En effet,  à la place des évolutions structurelles il n’y a souvent que des réformettes comme par exemple dans le domaine social, dans la loi économique PACTE où la loi sur le logement Elan.  tout n’est pas inutile dans ces dispositions législatives mais ces transformations sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Le principal enjeu c’est la croissance et l’emploi. Or dans ce domaine c’est l’échec de la politique du pouvoir. En effet les prévisions de croissance ne cessent d’être révisées à la baisse. Les experts attendait 2,3 % d’augmentation du PIB en 2018, le gouvernement de pour cent et on attendra on atteindra péniblement 1,5 %. C’est-à-dire un seuil qui remet en cause la diminution du chômage et réalimente les déséquilibres financiers alors que parallèlement la fiscalité, elle,  progresse encore. Témoin les 1000 milliards d’impôts dépassés et la dérive du budget qui continue. Quant au pouvoir d’achat il n’y a aucune espérance d’amélioration du fait précisément de l’augmentation de la fiscalité aussi de la reprise de l’inflation. Une inflation sur un rythme annuel actuel de 2,3 % que ni les salaires, ni les pensions ni la plupart des prestations sociales ne suivront. Autant d’éléments qui devraient inciter à changer d’orientation. Pourtant le président déclare “Il n’y a aujourd’hui ni tournant ni changement de cap ou de politique”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’une allocution d’une dizaine de minutes enregistrée à l’Elysée et diffusée à 20h sur les chaînes de radio et de télévision. “Ce dont vous pouvez être sûr au contraire, c’est qu’il y a une volonté d’action qui n’a rien perdu de son intensité et que cette volonté est aujourd’hui plus forte encore”. Avec en plus de la part de Macron une bonne dose d’auto satisfaction : “Nous avons à transformer en profondeur l’Etat et nos fonctions publiques (…), nous devons aussi changer les règles de notre retraite pour qu’elles soient les mêmes pour tous les Français”, a-t-il souligné. “Nous devons aussi permettre à nos policiers et à nos gendarmes de mieux relever les défis du quotidien comme de la lutte contre le terrorisme en leur donnant davantage de moyens, en simplifiant aussi les procédures du quotidien”.

“Je sais qu’il y a de l’impatience, je la partage”, a-t-il poursuivi. “Progressivement, j’en suis sûr, votre quotidien va s’améliorer parce que le gouvernement est sur la bonne voie et surtout il s’est attaqué à la racine des problèmes”.

Englué dans les affaires, Macron veut choisir le procureur de Paris

Englué dans les affaires,  Macron veut choisir le procureur de Paris

 

Macon veut choisir le procureur de Paris pour une raison bien simple : il veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours. Ces affaires sont relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

 

Environnement : Dans 200 ans le monde va mourir (Aurélien Barrau, astrophysicien)

Environnement : Dans 200 ans le monde va mourir (Aurélien Barrau, astrophysicien)

Un nouveau cri d’alarme est considère que tout les écosystèmes vont disparaître d’ici 200 ans et que la planète ne sera plus vivable. Et de citer la disparition de près de 50 % des vertébrés en quelques dizaines d’années et de 80 % des les insectes sans parler de l’hécatombe du nombre et des espèces d’oiseaux Sa prise de parole à la tribune du festival Climax 2018, début septembre à Bordeaux, l’a transformé en porte-étendard de la lutte contre le réchauffement climatique.

n’est pourtant pas climatologue, mais astrophysicien. Et ses phrases chocs font mouche à chaque fois. « Nous sommes en train de mettre en œuvre le crash du système planète Terre, assène-t-il. Nous sommes en train de décider de léguer à nos enfants un monde en guerre. »

Ce spécialiste des trous noirs est professeur à l’université Grenoble-Alpes et chercheur au sein du laboratoire de physique subatomique et de cosmologie du CNRS. Il a lancé un appel aux responsables politiques afin qu’ils agissent d’urgence en faveur de l’environnement, explique Le Monde. Un appel qu’il a renouvelé sur le plateau de l’émission « C Politique », dimanche 23 septembre sur France 5.

Le scientifique, âgé de 45 ans, le martèle :  »C’est la vie qui est en train de mourir sur Terre. » « C’est tout l’écosystème mondial qui est en train de mourir. » « Au rythme actuel, dans 200 ans, il n’y a plus rien. » « On ne peut pas ne pas considérer, aujourd’hui, cette question comme étant la plus importante de l’histoire de l’humanité. » « On parle de la fin du monde. » Et le scientifique d’égrener les exemples d’une « vérité factuelle » : « En quelques décennies à l’échelle mondiale, on a perdu 60% des vertébrés. A l’échelle européenne, on a perdu 400 millions d’oiseaux. Et à l’échelle d’un pays, par exemple l’Allemagne, on a perdu 80% des insectes. » 

L’universitaire est à l’origine d’une retentissante tribune signée par 200 personnalités dans Le Monde, afin de pousser les dirigeants à agir « pour sauver la Terre »« Quand ça ne va plus, il faut des lois. Il faut que le politique intervienne pour nous limiter », martèle-t-il à la télévision.  »Aujourd’hui, un président, un Premier ministre qui ne joue pas ce rôle ne sert à rien. » « Il devrait être exclusivement orienté vers cette obsession : comment sauver le monde. Et ce n’est pas du tout ce qui se passe. »

 

Prospective dans rétroviseur : En 2025, les machines traiteront la majorité des tâches courantes

Prospective dans rétroviseur : En 2025, les machines traiteront la majorité des tâches courantes

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Comme la mode est à la survalorisation  de l’intelligence artificielle, tout est bon pour démontrer que la plupart des emplois seront demain automatisés. Ce que rapporte aujourd’hui le Figaro en se fondant sur une étude du le Forum économique mondial qui  prévoit qu’en 2025 les machines accompliront plus de tâches que les humains, contre 29 % actuellement. À noter d’abord le degré de précision de 29 % de tâches qui seraient accomplies par les machines, une précision qui fait douter de la pertinence scientifique de l’étude. Certes l’intelligence artificielle via  notamment la numérisation et la robotisation va continuer de remplacer des tâches précédemment effectuées de manière manuelle. Mais le processus n’est pas nouveau, il y a longtemps que la machine a remplacé l’homme pour  certaines tâches. Un seul exemple, dans les années 50 il fallait plusieurs personnes pour exploiter une surface agricole d’une dizaine d’hectares. Aujourd’hui une seule personne suffit pour 200 ha (tout dépend évidemment de la nature des productions certaine à haute valeur ajoutée nécessitant davantage de main-d’œuvre que d’autres). On constate le même processus dans nombreuse filières y compris dans l’artisanat ou le commerce. Le couvreur ou le boucher ne travaille plus de la même manière. Pour assurer sans doute le citoyen l’étude du forum économique mondial considère cependant que le bilan global des emplois sera positif avec environ 60 millions d’emplois supplémentaires. Un chiffre encore tout à fait approximatif voir fantaisiste car il s’agit de prendre en compte évidemment les conditions d’évolution des processus de production mais aussi la transformation de la nature de ces productions. Or d’ici une quinzaine d’années on produira des biens dont on ne connaît pas aujourd’hui la nature pour la moitié. Si l’étude ne cache pas que la prudence doit être de rigueur dans ce tournant majeur lié à la quatrième révolution industrielle, les chiffres d’impact qu’elle avance sont plus optimistes que dans une précédente étude de 2016. Le problème c’est que personne ne peut réellement avancer des arguments pertinents pour être optimiste ou pessimiste.

 

 

 

 

 

Le loup Amazon dans la bergerie de Monoprix

Le loup Amazon  dans la bergerie de Monoprix

Depuis quelques jours le loup Amazon est entré dans la bergerie de Monoprix. Le distributeur français se félicite des premiers résultats commerciaux mais la conséquence est que Monoprix dégrade sa rentabilité en renversant une prime à Amazon. Pour Regis Schultz, le patron de Monoprix, le pari serait gagnant. Il estime avoir une offre alimentaire totalement imbattable, son défi étant de l’apporter le plus vite possible à ses clients : « dans l’alimentaire il y a deux types de courses » disait-il récemment, « les grosses courses de la semaine, et puis les achats d’impulsion et de dernière minute. Ils répondent à deux logiques radicalement différentes. Pour les courses importantes nous allons faire progresser rapidement notre chaîne logistique avec Ocado (le spécialiste britannique avec lequel Casino, propriétaire de Monoprix, a fait alliance l’année dernière) mais pour l’achat express, la logistique Amazon est imbattable. Ils nous offrent la possibilité d’en profiter, et d’apprendre, ça ne se refuse pas »L’accord entre Monoprix et Amazon est typique de la naïveté de certains décideurs. En effet l’accord prévoit qu’Amazon va favoriser la vente de produits distribués par Monoprix. Première observation, ce qui intéresse Amazon ce sont moins les produits que le portefeuille client. Une fois maitrisé Amazon ne va pas se priver de vendre d’autres marchandises que celles  de Monoprix y compris en substituant aux produits Monoprix des produits d’autres fournisseurs. .  Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Le même phénomène se produit avec les services informatique vis-à-vis  des startups françaises, obligées de se plier au bon vouloir des deux géants du numérique sur leurs magasins applicatifs, le Google Play Store et l’App Store. La situation d’ailleurs été  dénoncée par Bruno Le Maire pourrait aussi relever de l’abus de position dominante sur le mobile. Effectivement, Google (avec son système d’exploitation Android) et Apple (avec iOS), équipent plus de 99% des smartphones dans le monde (chiffres 2017). Par conséquent, les développeurs doivent absolument passer par leurs magasins applicatifs (Google Play Store et Apple Store) s’ils veulent que les utilisateurs puissent télécharger ou acheter leurs applications. Or, une enquête menée entre 2015 et 2017 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a mis en lumière que les startups françaises sont forcées d’accepter les contrats proposés par Google et Apple, sans marge de négociation sur leur contenu, sous peine de voir leur application refusée. Plus grave selon Bruno Le Maire, « tous deux peuvent modifier unilatéralement les contrats«. Effectivement, Google et Apple peuvent proposer des modifications du contrat, mais les développeurs sont forcés de les accepter sous peine de voir leur application retirée du magasin applicatif. Un phénomène d’ubérisation qui va toucher de plus en plus l’économie française. L’intermédiation par les GAFA met en fait en situation de dépendance les producteurs et distributeurs menacés à terme dans leur existence même car il sera toujours possibles de substituer d’autres produits à la production française.  Notons que les Gafa, en plus,  évitent de payer des impôts sur leurs profits !

 

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Suite à la probable décision du gouvernement de changer le numerus clausus, Patrick Pelloux plaide sur France Info  pour une révision complète de la formation des futurs médecins. Pour le président de l’association des médecins urgentistes de France,  »il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de formation.

: Est-ce qu’il faut en finir avec le numerus clausus et le concours d’entrée en première année de médecine ?

Patrick Pelloux : C’est un concours qui est devenu inique, totalement désespérant et un épouvantable gâchis chez les jeunes et leur famille. Vous avez énormément de stress. Vous avez énormément de boîtes privées. On peut se poser la question de la privatisation de ce concours : il y a beaucoup d’étudiants qui passent des années de prépa avant de passer cet examen, ce qui fait qu’il y a une iniquité totale [entre candidats]. Il faut remettre cela à plat. C’est au politique de décider cela et surtout pas de prendre conseil auprès des lobbys des professeurs d’université qui ont plongé la France dans le marasme de ce concours. Il ne faut pas oublier que ce concours a été drastiquement abaissé au début des années 1980. C’est lui qui a conduit à la pénurie médicale que l’on a actuellement. Mais il ne faut pas tomber dans l’effet inverse et dire qu’il n’y a plus de concours. Si on sort 60 000 médecins par an en France, ce sera un véritable problème pour qu’ils aient du travail et pour organiser le système de santé.

 

Quel est le bon système ?

Il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de la formation des étudiants en médecine. Je pense que ces études sont beaucoup trop longues, trop spécialisées et entraînent les étudiants en médecine dans un couloir qui fige les choses. Il faut pouvoir évoluer dans son métier. C’est ce qui nous permettrait d’avoir une certaine souplesse sur la formation et sur l’avenir des médecins. Ils doivent pouvoir changer de spécialité.

Est-ce que cela règlerait la question de la pénurie de médecins ?

On n’a jamais eu autant de médecins en France. Le problème est ailleurs : c’est le nombre de jeunes médecins qui partent, qui n’exercent pas la médecine et qui vont travailler dans les agences régionales de santé, dans les arcanes du pouvoir. On a un problème avec ces médecins qui ne font plus du soin. C’est tout cela qu’il faut mettre dans la balance. Il faut que le politique s’empare de ce dossier sans écouter les lobbys hospitalo-universitaires qui vont parler de sur-sélection. Si on veut une vraie réforme du système, de la formation initiale, et donc du concours, il faut mettre tout cela sur la table et écouter l’ensemble des partenaires.

Est-ce qu’on en prend le chemin ?

Non. C’est un coup de communication pour dire qu’on va s’attaquer à ce concours de médecine, pour faire croire qu’on fait quelque chose. Mais une vraie réforme de fond pour [que les étudiants] apprennent mieux, qu’ils soient plus épanouis dans leur métier et qu’on forme moins de médecins névrosés à cause des études difficiles, ne fait pas partie du débat.

Le gouvernement englué dans les affaires

Le gouvernement englué dans les affaires

 

Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir si le sulfureux Ferrand devient président de l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

Dividendes : 500 milliards à la hausse dans le monde

Dividendes : 500 milliards à la hausse dans le monde

*Ça baigne pour les actionnaires dont les revenus ont augmenté de près de 13 % deuxième trimestre. En cause,  effectivement une amélioration des résultats des entreprises mais aussi une politique de distribution des profits très favorables aux détenteurs d’actions et qui compense d’une certaine façon l’insuffisante valorisation des cours. L’objectif est bien entendu d’attirer les capitaux très hésitants entre la faible rémunération des obligations est un marché des actions risqué. Normalement la rémunération des actionnaires devrait suivre l’évolution des bénéfices. Mais  il y a des exceptions à la règle. En effet compte tenu du manque chronique de compétitivité de nombre d’entreprises, la France est le pays qui proportionnellement distribue le plus de dividendes pour fidéliser ses actionnaires. Une politique souvent de court terme au détriment des investissements de plus long terme  En tête du classement, l’Europe, hors Royaume-Uni, contribue largement à ce record, avec 176,5 milliards de dollars de dividendes sur les 497,4 milliards distribués au deuxième trimestre. Avec 18,7 % de croissance (7,5 % en fait une fois corrigée des dividendes extraordinaires et des effets de change), l’Europe réalise sa meilleure distribution depuis le deuxième trimestre de 2015. En France, seules Engie et EDF ont diminué leurs dividendes. Sur la période, la France a reversé 50,9 milliards de dollars, soit une hausse de 23,5 % par rapport au deuxième trimestre de 2017. Ce sont les entreprises des secteurs miniers principalement, mais aussi celles des technologies et l’énergie qui ont été les plus généreuses avec leurs actionnaires, contrairement aux secteurs de bien de consommation et des services aux collectivités qui connaissent des difficultés.

Parmi les 12 pays les plus rémunérateurs, les États-Unis, le Japon et la France se placent en tête.

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