Archive pour le Tag 'dans'

Page 3 sur 49

Mélenchon veut introduire le changement de sexe dans la constitution !

Mélenchon veut introduire le changement de sexe dans la constitution !

 

Mélenchon , en délicatesse avec les sondages les présidentielles puisqu’il n’atteint même pas la moitié du score réalisé en 2017 ne sait plus quoi inventer pour se distinguer.

Cette fois il rejoint les thèses du wokisme américain à propos des théories du genre et propose même d’inclure le changement de sexe dans la constitution.

La possibilité de changer de genre existe déjà en France. Mais «c’est toute une procédure», estime Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite donc garantir «la liberté individuelle que cela représente» en ajoutant ce droit dans la Constitution, comme c’est déjà le cas en Argentine et en Uruguay.

«J’espère que je ne vous choque pas en vous disant cela. Je dis juste que si c’est votre intime conviction que vous êtes une femme ou un homme, vous avez le droit de l’affirmer contre la réalité des apparences et de votre corps», a plaidé le candidat LFI à la présidentielle, devant un parterre d’étudiants. Et d’ajouter : «La société, la seule chose qu’elle peut espérer, c’est que vous soyez bien dans votre peau, dans votre rôle, dans votre genre, celui que vous aurez décidé.»

Et même s’il «n’y a pas des centaines de milliers de gens (…) torturés par cette question», celle-ci est importante, estime Jean-Luc Mélenchon. «Ceux qui le sont, ils souffrent beaucoup. Une souffrance qui a une origine purement administrative et qu’on peut régler assez facilement», conclut-il.

 

Pour une cohérence dans la stratégie migratoire de la France ( Vincent Ledoux)

Pour une  cohérence dans la stratégie migratoire de la France ( Vincent Ledoux)

 

 

Vincent Ledoux du Nord Agir ensemble, rapporteur spécial du budget Action extérieure de l’Etat souhaite une politique migratoire cohérente dégagée des effets d’émotion médiatique. ( la Tribune)

 

 

La commission Nadot-Krimi sur les migrations , les déplacements de populations et les conditions de vie et d’accès au droit des migrants, réfugiés et apatrides a dévoilé ses travaux et ses 29 recommandations, détaillés mercredi 10 novembre, devant les députés de la commission d’enquête. Seul parlementaire à m’abstenir lors du vote de ces conclusions en commission, je regrette profondément, au-delà du diagnostic sur lequel nous pourrions être d’accord, le goût d’amateurisme de certaines fausses solutions, telles que le détricotage du pilotage actuel de la politique migratoire de notre pays.

Le grand défi de notre stratégie migratoire, c’est d’allier humanisme et efficacité. L’un ne va pas sans l’autre. En particulier, cette efficacité constitue la condition d’effectivité de notre solidarité républicaine et de notre devoir de fraternité envers tous ceux qui, victimes de destins parfois cruels, se tournent vers la France. L’efficacité, c’est l’humanisme en actes

La réponse que nous apportons à la crise des migrants, les solutions que nous trouvons aux drames humains, la gestion des flux de personnes, le contrôle de nos frontières, la mise en œuvre des politiques d’intégration découlent d’une seule et unique chose : notre capacité politique et administrative à agir rapidement. C’est là tout le sujet du pilotage de notre stratégie migratoire et c’est à côté de cela qu’est passé le travail de la commission.

Mieux, en proposant un éclatement du traitement de la politique migratoire entre plusieurs administrations, le tout sous couvert d’une « meilleure décentralisation » (sic), la commission prend le risque inconsidéré de détricoter notre système administratif qui, s’il est perfectible, reste bel et bien fonctionnel.

Que veulent Mme Krimi et M. Nadot, au juste ? Fragmenter la gestion de la politique migratoire ? Pourquoi ? Parce qu’elle serait concentrée au ministère de l’intérieur, donc avec un biais « sécuritaire », expliquent-ils. C’est faire une double erreur d’analyse. D’abord, parce que le ministère de l’Intérieur n’est pas le ministère de la police : il est d’abord et surtout le ministère des libertés publiques, et donc celui qui organise l’entrée, le séjour et l’intégration des étrangers sur notre territoire. Il pilote à cet égard les grands opérateurs que sont l’Ofpra et l’Ofii, qui gèrent l’un la demande d’asile et l’autre la prise en charge des étrangers désireux de s’établir sur notre sol.

Entre la thèse du radicalisme fantasmagorique et populiste de l’extrême droite et autres alliés polémistes et l’antithèse droit-de-l-hommiste, déconnectée de la complexe réalité de l’immigration, il y a un chemin

Ensuite, parce que l’interministérialité existe déjà, et que Mme Krimi et M. Nadot ne l’ont pas inventée : n’oublions pas que se réunissent périodiquement, sous l’autorité du Premier ministre, des comités interministériels à l’immigration et à l’intégration. Le dernier a eu lieu en 2019, permettant de bonnes avancées sur la politique d’intégration, notamment par le renforcement sans précédent des cours de français dispensés aux primo-arrivants. Certes, on peut toujours aller plus vite et plus fort ; et c’est le rôle du Parlement que de contrôler l’action du gouvernement. Mais il faut pour cela que les membres du Parlement ne se trompent pas sur la manière dont fonctionne le gouvernement.

i le pilotage existe en central, y aurait-il un problème au niveau local ? En tant qu’élu local pendant plus de deux décennies, je peux témoigner du remarquable travail effectué par les préfets, au plus proche des besoins des territoires. Représentants du gouvernement, c’est-à-dire de tous les ministres, les préfets sont les garants de l’interministérialité et de la cohérence des politiques publiques. La politique migratoire n’y fait pas exception. Les préfets assurent ainsi à la fois un rôle d’animation et de liaison entre Paris et les territoires.

Pour ce qui me concerne, je pense que cette territorialisation de nos politiques migratoires doit être renforcée avec une déconcentration accrue de moyens, juridiques comme financiers. Par exemple, dans le champ de l’intégration, je souhaite que les préfets tirent toutes les conséquences de la circulaire du 17 janvier 2019 et puissent mettre en place une gouvernance étroite de la politique d’intégration. Je plaide pour qu’avec l’appui de comités de pilotage réguliers associant les services de l’Etat, les directions territoriales de l’Ofii, les acteurs du service public de l’emploi, et les représentants des collectivités territoriales, les acteurs économiques et les associations, une feuille de route départementale soit élaborée. Elle permettrait également de recenser les actions conduites pour la politique d’intégration des étrangers primo-arrivants et des bénéficiaires de la protection internationale.

Les enjeux du débat méritent donc davantage de rigueur et une meilleure appréhension du travail des remarquables fonctionnaires qui ne sont pas une « cause-racine » (sic) des maux de la politique migratoire. Ils sont bien au contraire, ceux qui au quotidien, assurent la protection et la défense des droits des migrants, dont le premier droit à leur arrivée en France reste celui à la situation régulière qui leur assure la pleine protection de la République et la jouissance de ses opportunités.

Oui, entre la thèse du radicalisme fantasmagorique et populiste de l’extrême droite et autres alliés polémistes et l’antithèse droit-de-l-hommiste, déconnectée de la complexe réalité de l’immigration, il y a un chemin. C’est celui de la raison, du réalisme et de la République.

Vincent Ledoux est député du Nord Agir ensemble, rapporteur spécial du budget Action extérieure de l’Etat.

Covid monde: 5 à 15 millions de morts dans le monde

Covid  monde: 5 à 15 millions de morts dans le monde

Les chiffres des victimes du que vide sont très approximatifs compte tenu de l’État des dispositifs sanitaires de chaque pays mais aussi de la volonté de responsables politiques de minimiser les conséquences. Officiellement rencontré au moins 5 millions de victimes mais en réalité autour de 15 millions.

La pandémie a fait au moins 5.098.386 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (763.092), devant le Brésil (611.283), l’Inde (463.655), le Mexique (291.147) et la Russie (256.597). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.

Airbus : l’A350F, pour concurrencer Boeing dans le cargo

Airbus : l’A350F, pour concurrencer Boeing dans le cargo

Surtout les créneaux de marché Airbus profitent difficultés techniques de Boeing pour accroître ses parts de marché voire le dominer. Après l’énorme succès notamment du 321 néo c’est maintenant la venue d’un énorme cargo l’A350F.  Plus grand, plus endurant et moins lourd que le Boeing 777F. C’est ainsi que peut se résumer le positionnement de l’A350F, version cargo de l’appareil long-courrier d’Airbus dont les premières spécifications ont été dévoilées à deux jours de l’ouverture du Dubai Airshow. Basé sur l’A350-1000, celui-ci doit permettre au constructeur européen de s’imposer dans un marché jusqu’ici monopolisé par son concurrent américain. Et les déboires du 777X pourraient l’y aider.

Conçue pour venir concurrencer, puis remplacer le 777F de Boeing lancé en 2005, la version cargo de l’A350 sera basée sur l’A350-1000, la version la plus plus grande de l’A350. Selon la publication spécialisée américaine Leeham News, il s’agira plus exactement de la variante la plus capacitaire dotée d’une masse maximale au décollage (MTOW) de 319 tonnes. Celle-ci est actuellement en cours de développement pour répondre aux exigences du projet Sunrise de la compagnie australienne Qantas, qui vise à mettre en place de vols ultra long-courriers depuis Sydney vers l’Europe et la côte Est des Etats-Unis.

Les conditions d’une vraie attractivité dans les hôpitaux

Les conditions d’une vraie attractivité dans les hôpitaux

 

Estimant que la situation des établissements de santé publics ne peut se dégrader davantage, plus d’une centaine de professionnels détaillent, dans une tribune au « Monde », les mesures nécessaires pour revaloriser les professions médicales et paramédicales : travail de nuit mieux payé, effectifs suffisants, formation renforcée…

 

Tribune

 

 

La pandémie de Covid-19 a montré que, lorsque l’hôpital est débordé, le pays et l’économie s’arrêtent. Malgré un léger regain de cas ces derniers jours, l’afflux massif de patients à l’hôpital semble peu probable si la bonne couverture vaccinale de la population se maintient. Mais il serait faux de penser que l’on a sauvé aussi l’hôpital. Car la crise de l’hôpital a commencé bien avant celle du Covid-19, qui n’en a été que le révélateur et n’a fait que l’amplifier.

La situation reste en effet préoccupante, car c’est désormais en temps « ordinaire » que nous n’avons plus assez de lits par manque de personnel. Tous les établissements de santé sont concernés, publics et privés, dans toutes les régions à des degrés divers, mais la situation est particulièrement critique en région parisienne.

Quels que soient les chiffres exacts et détaillés des fermetures de lits et salles de bloc, les faits sont là : longueur excessive des délais de rendez-vous, attentes prolongées sur des brancards aux urgences, interventions chirurgicales reportées, transferts de patients, y compris d’enfants, d’un hôpital à l’autre parfois loin de chez eux… Cela n’est pas acceptable.

Nous ne reviendrons pas ici sur les choix faits pour l’hôpital ces dernières décennies. Peu importe la façon dont on les juge, ils se traduisent par une grave crise de recrutement et de fidélisation des professionnels de santé. Les raisons étaient là bien avant la pandémie de Covid-19 : salaires restant sous la moyenne de ceux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et, en Ile-de-France, totalement inadaptés au coût du logement, durées épuisantes des trajets pour se rendre sur son lieu de travail (par exemple, 30 % du personnel non médical de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris [AP-HP] effectue plus de deux heures de trajet par jour), déplacement des infirmiers d’un service à l’autre, d’un horaire à l’autre, parfois à la dernière minute, sursollicitation pour faire des heures supplémentaires, rythmes excessifs pour prodiguer les soins de façon professionnelle et humaine, conformément aux attentes légitimes des patients, sentiment de perte de sens de ce pour quoi on s’est engagé dans les métiers du soin au service de son prochain. Les maux s’accumulent, durent et lassent les plus aguerris.

Nous sommes entrés dans un véritable cercle vicieux : les postes laissés vacants par ceux qui partent obligent ceux qui sont encore en place à travailler dans des conditions dégradées, mettant ainsi en cause la qualité des soins, ce qu’ils ne peuvent moralement accepter et les incite à leur tour à partir. En moyenne, une infirmière n’exerce son métier que sept ou huit ans, trois ans aux urgences. Selon une enquête récente [une large consultation menée par l’Ordre des infirmiers entre le 30 avril et le 5 mai], 40 % des infirmières et infirmiers envisageraient de quitter la profession. Dans certains territoires ou régions, les médecins ne sont pas exclus de cette spirale délétère.

Les gouvernements tombent dans le piège de l’inflation qu’ils pensent combattre

Les gouvernements tombent dans le piège de l’inflation qu’ils pensent combattre

Ce qu’estiment Radu Vranceanu, ESSEC et Marc Guyot, ESSEC.

dans la Tribune)

Il y a un an, certains économistes semblaient persuadés qu’on pouvait augmenter indéfiniment les dépenses publiques car, tant que le chômage n’était pas revenu à son niveau pré-Covid, il n’y aurait pas d’inflation. À l’extrême de cette vision, les adeptes de la théorie monétaire moderne recommandaient une hausse massive des dépenses publiques – et donc de l’endettement public – jusqu’au point où tous ceux qui cherchent un emploi en trouvent un.

Aujourd’hui, trois constatations s’imposent :

  • Lorsque le niveau du stimulus fiscal (plus de dépenses, réduction d’impôts) pousse la demande globale au-delà de la capacité productive maximale de l’économie, des pénuries locales apparaissent et la hausse des prix se met en marche.
  • La pandémie a provoqué un ample « choc d’offre », l’équivalent d’une réduction du potentiel productif de l’économie (mondiale). L’ampleur du choc d’offre engendré a été largement sous-estimée, que ce soit par les organisations internationales, les dirigeants politiques et même le marché, comme l’attestent les anciennes prévisions d’inflation ayant largement sous-estimé l’inflation actuelle.
  • L’inflation qui, comme actuellement, touche les biens de première nécessité comme l’énergie utilisée pour le chauffage domestique et les produits alimentaires, constitue un phénomène profondément discriminant qui affecte plus fortement les ménages les plus défavorisés.

Ainsi, la crise économique post-Covid n’a pas rompu les principes de l’économie, qui s’appliquent à cette crise comme ils se sont appliqués lors des crises précédentes, notamment les crises d’offre des années 1970. Les gouvernements, par leurs politiques de dépense excessive face à une offre entravée, apparaissent comme les principaux responsables de cette inflation.

Un caractère transitoire incertain

Ainsi, aux États-Unis, le président nouvellement élu Joe Biden s’est lancé dans une vaste expérimentation sociale, multipliant les dépenses publiques et creusant le déficit dans un contexte où l’économie américaine sortait de la crise. La hausse des prix à la consommation a très rapidement accéléré, passant à 4,2 % dès avril 2021, et était en septembre pour le cinquième mois d’affilée au-dessus de 5 % sur 12 mois, selon les données de l’US Bureau of Labor Statistics.

En zone euro, la situation, avec 4,1 % attendus en octobre (3,4 % en septembre), semble un peu moins problématique, ce qui est cohérent au regard de l’ampleur des programmes de relance. Au 1er octobre 2021, le soutien global à l’économie (dépenses et exonérations fiscales) représentait 25,5 % du PIB aux États-Unis contre 15,3 % en Allemagne, le taux le plus élevé de la zone euro, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Les experts de L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointent aujourd’hui le caractère transitoire de cette inflation :

« Une fois les goulots d’étranglement éliminés, la hausse des prix de produits durables, comme les voitures, devrait se tarir rapidement, puisque l’offre de produits manufacturés devrait augmenter rapidement. »

Les mêmes experts rappellent que les mécanismes d’indexation des salaires n’existent plus, donc l’inflation actuelle ne devrait pas se retrouver dans une hausse des coûts de production demain, enclenchant une « boucle prix-salaires-prix » comme dans les années 1970. Cela dit, on constate une nouvelle vivacité des syndicats partout dans le monde et de leur capacité à négocier des hausses de salaire dès lors que l’inflation, qui avait quasiment disparu, est de retour. Il est par exemple frappant de constater que les grèves se multiplient aujourd’hui aux États-Unis.

Le point sur lequel nous aimerions insister dans cet article est que la hausse des prix et les pénuries locales qui l’accompagnent peuvent en effet dégrader la production potentielle de biens par au moins quatre canaux :

  • La hausse des prix de l’énergie et des matières premières peut provoquer des faillites, notamment dans les secteurs où ces coûts représentent une part importante du coût total et où l’entreprise ne peut pas transférer les surcoûts sur les consommateurs en raison d’une forte concurrence. Les plus petites entreprises, PME et TPE, risquent d’être les plus vulnérables.
  • Les pénuries de certains composants peuvent enrayer la fabrication des produits finaux, comme c’est le cas sur le marché de l’automobile. Actuellement, la pénurie de puces amène en effet les constructeurs à rationner leur production. Comme Toyota et General Motors, Renault a annoncé à son tour une réduction de la production de 17 % cette année, malgré une demande soutenue.
  • Les entreprises les plus fragiles ne pourront pas augmenter les salaires pour compenser l’inflation ; elles subiront des départs de personnel. Si celui-ci part pour des entreprises plus efficaces, qui se développent, c’est une situation normale. Si le personnel quitte l’entreprise pour l’inactivité ou le chômage, cela dégrade l’offre potentielle.

Enfin, de nombreuses entreprises à fort endettement et faible rentabilité, surnommées « firmes zombies », ne survivent actuellement que parce que les banques continuent à les refinancer à des taux proches de zéro. Au moment où les taux d’intérêt commenceront à refléter l’inflation et augmenteront, nombre de ces firmes risquent de faire faillite.

Dans ce contexte, que peuvent faire les autorités publiques ? Il semble que la meilleure réponse à cette question serait de ne prendre aucune mesure qui conduirait à une nouvelle stimulation de la demande face à une production désorganisée et à une augmentation de l’endettement public.

Le risque d’alimenter l’inflation

Certes, l’inflation est peut-être un moindre mal : on peut comprendre que les gouvernements n’aient pas voulu rajouter la réduction des revenus à l’angoisse provoquée par la crise sanitaire. Peut-être, comme le suggère une équipe de chercheurs américains, une courte période d’inflation élevée reste nécessaire pour réaligner les salaires, compte tenu des évolutions divergentes des différents secteurs dans l’économie post-Covid.

Mais à partir de la situation existante, toute intervention supplémentaire risque de rendre l’inflation pérenne, avec les conséquences néfastes que nous connaissons, notamment en termes de réduction du pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles :

  • Ainsi, bloquer la hausse des prix, quel que soit le marché, est une fausse bonne idée, car elle ne fait qu’augmenter les pénuries et empêche l’augmentation de la production.
  • Réduire le taux de TVA a du sens, car cette mesure ne modifie pas les prix relatifs et donc l’allocation des ressources. En revanche, elle ne peut pas cibler les ménages les plus fragiles. Attribuer une subvention forfaitaire aux ménages les plus modestes, comme décidé par le gouvernement de Jean Castex, peut également avoir du sens car cela ne modifie pas les prix relatifs. Cependant, qu’il s’agisse de réduction de taux de TVA ou de transferts (3,8 milliards pour la « prime inflation » en France), les deux mesures vont stimuler la demande, dont l’excès est déjà à l’origine de l’inflation.
  • À demande globale constante, la préservation du pouvoir d’achat des ménages les moins aisés peut se faire par un transfert en provenance des plus aisés, comme proposé par certains députés démocrates aux États-Unis sous le nom de « taxe milliardaires ». Il n’est pas certain qu’une telle mesure soit politiquement acceptable.
  • Certains dirigeants politiques, aux États-Unis ou encore plus récemment au Royaume-Uni, ont en outre proposé une hausse massive du salaire minimum afin de compenser la perte de pouvoir d’achat. Celle-ci pourrait être probablement absorbée par les grands groupes disposant d’un pouvoir de marché suffisant. En revanche, elle contribuerait fortement à la sortie du marché de nombreuses PME, avec des conséquences dramatiques sur l’emploi, et une nouvelle réduction de l’offre qui pourrait renforcer à son tour les tensions inflationnistes.

Depuis le début de la crise, l’aspect « choc d’offre » a été largement négligé par les organisations internationales et leurs départements de prévision, qui ont sous-estimé l’inflation actuelle. Aujourd’hui, il semble que les effets nocifs de l’inflation sur la production potentielle ne sont pas mieux pris en compte, ce qui conduit à faire l’hypothèse erronée du caractère temporaire de l’inflation. Ce diagnostic imprécis risque de conduire à des politiques économiques à même de renforcer l’inflation qu’elles cherchent à combattre.

______

Par Radu Vranceanu, Professeur d’économie, ESSEC et Marc Guyot, Professeur d’économie, ESSEC.

Croissance: tassement dans l’industrie

Croissance: tassement dans l’industrie

Un premier signe inquiétant sur la croissance avec le versement de l’industrie affectée notamment par la baisse dans le secteur automobile, la hausse des matières premières et des problèmes logistiques. L’indice PMI des directeurs d’achats dévoilé  ce début de  semaine  continue de marquer le pas pour passer de 55 à 53,6 pour retrouver son plus faible niveau depuis janvier dernier.

Cet indicateur composite très observé par les milieux économiques et financiers illustre une croissance de l’activité lorsqu’il est au-dessus de 50 et un repli lorsqu’il est repassé sous ce seuil symbolique.

Alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) en France est attendue au-dessus de 6% par le gouvernement et la plupart des instituts de prévision, la conjoncture dans l’industrie manufacturière est loin d’être au vert. « Les problèmes engendrés par les pénuries de transport et de matières premières signalées depuis quelques mois par les données PMI s’étaient jusqu’à présent cantonnés aux questions d’approvisionnement. S’ils entraînaient de fortes hausses de prix, ils n’affectaient pas, en revanche, les niveaux de production et des carnets de commandes.

Afghanistan : Une attaque meurtrière dans un hôpital par l’ « État islamique »

Afghanistan : Une attaque meurtrière dans un hôpital  par l’ « État islamique »

 

 

De plus en plus invraisemblable, de plus en plus odieux les attaques en Afghanistan conduites par l’État islamique qui vient de viser un établissement hospitalier. Déjà dans un état de misère sociale épouvantable, l’Afghanistan  subit  encore les pires outrances . Les anciens alliés se livrent maintenant une guerre sans merci dont évidemment la population civile est la principale victime.

Avant la revendication de l’EI, le porte-parole des talibans, Zabiullah Mujahid, avait déjà accusé la branche afghane du mouvement islamiste (EI-K), leurs ennemis radicaux qui multiplient les actions violentes contre le pouvoir mais aussi parfois les civils. «Les assaillants de l’EI voulaient viser des civils, des médecins et des patients» de l’hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, a-t-il ajouté, en assurant que les talibans avaient mis fin à l’attaque en 15 minutes après avoir notamment héliporté des «forces spéciales» sur le toit du bâtiment.

C’est dans cet établissement que mercredi dernier le ministre taliban de la Défense Mohammed Yaqoub, fils du fondateur des talibans, le mollah Omar, avait fait sa première apparition publique, pour demander notamment aux hommes d’affaires afghans d’investir dans les hôpitaux.

«Dix-neuf corps et environ 50 blessés ont été emmenés dans les hôpitaux» de la capitale afghane, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable au ministère de la Santé.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats sanglants menés par l’EI-K, une autre organisation islamiste d’origine sunnite plus radicale qu’eux. Rival et principal adversaire des islamistes au pouvoir, l’EI-K a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

 

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Upremier signe inquiétant sur la croissance avec le versement de l’industrie affectée notamment par la baisse dans le secteur automobile, la hausse des matières premières et des problèmes logistiques. L’indice PMI des directeurs d’achats dévoilé ce mardi continue de marquer le pas pour passer de 55 à 53,6 pour retrouver son plus faible niveau depuis janvier dernier.

Cet indicateur composite très observé par les milieux économiques et financiers illustre une croissance de l’activité lorsqu’il est au-dessus de 50 et un repli lorsqu’il est repassé sous ce seuil symbolique.

Alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) en France est attendue au-dessus de 6% par le gouvernement et la plupart des instituts de prévision, la conjoncture dans l’industrie manufacturière est loin d’être au vert. « Les problèmes engendrés par les pénuries de transport et de matières premières signalées depuis quelques mois par les données PMI s’étaient jusqu’à présent cantonnés aux questions d’approvisionnement. S’ils entraînaient de fortes hausses de prix, ils n’affectaient pas, en revanche, les niveaux de production et des carnets de commandes.

Contre la troisième dose dans le passe sanitaire ( Académie de médecine)

Contre la troisième dose dans le passe sanitaire ( Académie de médecine)

un caillou dans la chaussure du moment avec la position de l’académie de médecine qui refuse l’obligation d’intégration de la troisième dose dans le pass sanitaire L’Académie de médecine est opposée à l’idée envisagée par le gouvernement de conditionner le passe sanitaire à une troisième dose de vaccin anti-Covid, qui «outrepasse» selon elle le rôle de ce document. Cette mesure «transgresse le rôle dévolu au passe sanitaire qui était de limiter le risque de transmission du virus et d’inciter la population à se faire vacciner», a estimé l’Académie de médecine dans un communiqué vendredi. «Elle induit quelque incertitude sur l’efficacité de la vaccination et suscite une discrimination injustifiée à l’égard des personnes les plus vulnérables qui ont déjà accepté de recevoir les deux premières doses de vaccin», poursuit l’instance.

Orthographe : des problèmes dans 75 % des entreprises

Orthographe : des problèmes dans 75 % des entreprises

La crise de l’enseignement se répercute maintenant logiquement dans les entreprises qui sont victimes de l’écroulement du niveau scolaire en particulier en orthographe d’après une info d’Europe 1. Selon un sondage Ipsos pour la Fondation Voltaire, trois entreprises françaises sur quatre estiment être confrontées à un problème d’orthographe de leurs employés. Des difficultés d’expression écrite et/ou orale qui nuisent à l’image de ces entreprises, selon Mélanie Viennot, présidente de la Fondation.

Un mot mal orthographié sur le CV, une mauvaise concordance des temps à l’oral, une erreur de vocabulaire au cours d’un entretien… Les fautes d’orthographe sont de plus en plus rédhibitoires pour les employeurs. Et pour cause, selon un sondage Ipsos pour la Fondation Voltaire, 75% des entreprises françaises se retrouvent confrontées à un problème d’orthographe de leurs employés. Un problème lors du recrutement, qui va aussi au-delà.

Car selon la gravité de la faute d’orthographe, cela peut nuire à la crédibilité du salarié, mais également de l’entreprise, explique au micro d’Europe 1, Mélanie Viennot, présidente de la Fondation Voltaire qui a commandé ce sondage. « Aujourd’hui, on écrit beaucoup plus du fait du télétravail, du fait de l’évolution des fonctions, que ce soit sur des postes de techniciens, de commerciaux, de managers, d’encadrants… Tous ces postes sont concernés », précise-t-elle. « Quelqu’un qui fait des fautes, a tendance à apparaître comme moins compétent, moins intelligent, alors que ce n’est pas du tout le cas ». Reste que pour les employeurs, cela pose un véritable problème d’image : « Quelqu’un qui s’exprime mal, qui fait des fautes, nuit à l’image de toute son entreprise. »

Un phénomène accentué par le coronavirus

D’autant que l’arrivée du télétravail dans le sillon du coronavirus a accentué ce phénomène, même à l’oral. Car avec moins de temps informel et plus de réunions, il faut être percutant, plus succinct et maîtriser son expression. D’ailleurs, neuf employeurs sur dix estiment que la qualité de l’expression orale est désormais plus nécessaire qu’avant la crise.

JOSPIN 2022 ou 2027 ? La gauche recrute dans les maisons de retraite !

JOSPIN 2022 ou 2027? La gauche recrute dans les maisons de retraite !

Le  looser François Hollande qui en connaît un rayon en matière d’échec  présidentiel estime que les candidats de la gauche sont tous des lilliputiens. Sans doute pour tenter encore et encore un éventuel retour et incarner cette introuvable union de la gauche. Force est de constater avec Hollande que le casting de la gauche n’a guère changé.

En tête on trouve toujours l’éternel grognon Mélenchon, les mêmes candidats de l’extrême-gauche, et les fantaisistes Montebourg, égérie du slip français ou encore Anne Hidalgo qui veut en même temps doubler le salaire des fonctionnaires et réduire le temps de travail.

Résultat cette gauche-là est complètement discréditée et elle n’atteindra toutes forces comprises que de l’ordre de 25 %. Certains reviennent même à envisager de solliciter Jospin, pourtant pas un exemple de réussite politique, pour l’élection de 2022 vous-même 2027 où les chances de la gauche paraissent plus sérieuses. Bref à gauche, on va bientôt recruter des candidats à la présidentielle dans les maisons de retraite.

À 84 ans Lionel Jospin est encore vert ou plutôt rosé . En 2022, il sera âgé de seulement 85 ans. Et en 2027 de 90 ans. Peut-être l’âge de la nouvelle maturité politique pour un pays fortement déçu d’avoir misé sur la jeunesse d’un Macron qui a perdu la boussole en même temps que la raison à force de se laisser entraîner par la dictature médiatique de la mode du moment.

Près de vingt ans après la présidentielle de 2002, un groupe de trois amis va se lancer dans un périple de quelques jours à travers la France dans les pas de Lionel Jospin, dans l’espoir de le convaincre de se présenter au prochain scrutin  d’après BFM;. 

Valérie Pécresse veut supprimer 150.000 postes dans l’administration» mais ne dis pas où !

Valérie Pécresse veut supprimer 150.000 postes dans l’administration» mais ne dis pas où !

Valérie Pécresse malmenée dans les sondages sort son couplet libérale en proposant la suppression de 150 000 postes dans l’administration. Le problème c’est qu’elle n’indique pas où ces postes seront supprimées mais seulement où ils seront maintenus.

En outre Valérie Pécresse dans la gestion de la région Île-de-France n’a pas fait preuve de sa rigueur de gestion concernant ces mêmes fonctionnaires. Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer : «Mon objectif, c’est de supprimer 150.000 postes dans l’administration administrante. L’État doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires: protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser», insiste la présidente de la région Ile-de-France. «

«Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale», ajoute-t-elleénumérant «la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’État pour supprimer les doublons».

 

Notons que ce type de promesse n’est pas nouveau la plupart des candidats de droite, Macron compris, ont proposé dans leur programme la suppression de fonctionnaires. Une proposition jamais suivie d’effet.

Hausse des prix de l’électricité : dans la logique du marché

Hausse des prix de l’électricité : dans la logique du marché

 

L’économiste Anna Créti estime, dans une tribune au « Monde », que l’augmentation des tarifs de l’électricité reflète l’évolution des fondamentaux de l’offre et de la demande en Europe.

 

Tribune. 

 

Les hausses à répétition du prix de l’électricité ont créé une sorte de mystère autour du « marché européen de l’énergie ». Pourquoi un marché ouvert à la concurrence ne permet-il pas de générer des prix modérés ? Face à l’augmentation de la facture, on découvre des logiques complexes et contre-intuitives. Car l’électricité n’est pas un bien standard, en dépit de son omniprésence dans notre quotidien.

En 1996, la directive 92/CE commence le long chemin de l’ouverture à la concurrence du secteur électrique, dont l’objectif est de « garantir un marché performant offrant un accès équitable et un niveau élevé de protection des consommateurs, ainsi que des niveaux appropriés de capacité d’interconnexion et de production ». Le consommateur doit pouvoir choisir librement son fournisseur d’électricité, et les fournisseurs doivent pouvoir bénéficier d’un accès libre aux réseaux de transport et de distribution d’électricité. Les activités de production et de fourniture d’électricité doivent ainsi passer dans le domaine concurrentiel, en abandonnant les monopoles nationaux. Les activités de transport (longue distance) et de distribution (réseau local) d’électricité restent régulées. Un objectif parallèle de cette réforme est d’assurer la sécurité d’approvisionnement, c’est-à-dire de garantir que tout consommateur européen bénéficie d’une fourniture d’électricité sans black-out. Mais les textes ne mentionnent jamais un objectif de baisse de prix…

Le chemin vers la concurrence est progressif, accompagné par différentes directives et réglementations. Et il est semé d’embûches : il faut organiser un marché pour un bien qui n’est pas stockable, dont on a besoin en temps réel, qui doit traverser les frontières alors que les réseaux électriques étaient historiquement construits selon une logique nationale. Ces choix avaient privilégié des technologies très capitalistiques mais différentes : le nucléaire en France, le charbon en Allemagne, le gaz en Espagne et en Italie, l’hydroélectrique en Suède par exemple.

Dans ce parcours d’obstacles, les années 2000 ajoutent l’impératif de la décarbonation, en déclinant progressivement des objectifs de plus en plus ambitieux d’intégration des énergies renouvelables à la production d’électricité, et en imposant aux producteurs un surcoût sur leurs émissions, dans le cadre du marché européen des permis carbone.

L’architecture des marchés électriques est complexe parce qu’elle imbrique ainsi différents objectifs (libre choix des consommateurs, concurrence, sécurité de l’offre, décarbonation). Et le prix de l’électricité est censé être la pierre angulaire de cette architecture.

Énergie : un manque d’investissement dans les renouvelables ( Jean Pisani Ferry)

Énergie : un manque d’investissement dans les renouvelables ( Jean Pisani Ferry)

 

 

 

L’économiste, Jean Pisani-Ferry,  déplore, dans sa chronique au « Monde », l’insuffisance des signaux politiques qui permettraient aux marchés d’investir dans les énergies renouvelables, alors qu’ils fuient déjà les énergies fossiles, provoquant l’envolée des prix.

Tribune

 

 

A l’évidence, l’envol du prix du pétrole et du gaz, qui inquiète les ménages et affole les gouvernements, n’est pas attribuable à une seule cause. Aléas climatiques, comportements de stockage, attitude russe… Les explications contingentes s’empilent, particulièrement dans le contexte d’une économie déréglée par le choc pandémique. Mais il est une cause qui doit alerter, parce qu’elle revêt un caractère structurel : c’est l’impact de la transition écologique – ou plus exactement de la manière dont elle s’engage.

Quelque 80 % de l’énergie consommée dans le monde proviennent aujourd’hui des combustibles fossiles (plus 5 % de nucléaire). Pour limiter le réchauffement, il va falloir passer à 60 % d’ici à 2030 et à 25 % en 2050. Cette transformation va impliquer un effort considérable de recherche, de conversion des systèmes énergétiques, d’adaptation des réseaux et de construction d’infrastructures.

 

Tout compris, les estimations disponibles de l’investissement additionnel requis convergent, pour 2030, vers 2 % du produit intérieur brut mondial par an, en net. L’Agence internationale de l’énergie estime ainsi que l’investissement énergétique va devoir passer de 2 000 milliards de dollars (1 720 milliards d’euros) par an au cours des dernières années à 5 000 milliards en 2030, avant de redescendre graduellement. Et ce n’est pas tout : la transition va aussi impliquer un transfert vers les renouvelables de l’investissement dans les énergies brunes, qui représente encore une bonne moitié du total. In fine, l’investissement nouveau va devoir s’élever à quelque trois points de PIB mondial par an.

C’est considérable, et ça ne se fera pas sans accroc. L’enjeu macroéconomique est d’importance. L’enjeu énergétique aussi, car la transition va profondément perturber le délicat équilibre du marché mondial. Si la montée en régime des renouvelables ne s’accompagne pas d’un repli parallèle de l’extraction de combustibles fossiles, il y aura excès d’offre et le prix des énergies fossiles s’effondrera ; si, à l’inverse, le désinvestissement dans les énergies d’hier est plus rapide que le développement des nouvelles capacités, les prix s’envoleront.

C’est cette seconde tendance qu’on observe actuellement. Dans son rapport, l’AIE compare trois scénarios : le premier, normatif, conduit à la neutralité carbone en 2050 ; le second, moins ambitieux, correspond aux objectifs nationaux annoncés dans le cadre de l’accord de Paris ; et le troisième aux politiques effectivement en place, qui sont loin d’être en ligne avec les objectifs affichés. Or, si l’investissement dans le charbon et le gaz est aujourd’hui au niveau prévu dans le premier scénario, l’investissement en renouvelables est encore près de quatre fois inférieur à ce qu’il faudrait.

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE .

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE . 

 

L’OCDE calcule le nombre d’heures de travail du pays rapporté au nombre d’habitants tous âges confondus et pas seulement au nombre de ceux qui travaillent effectivement rappellent les Échos. Avec 628 heures par an et par Français, notre pays est tout en bas du tableau de l’OCDE. L’explication est évidente : les jeunes rentrent plus tard sur le marché du travail et les plus âgés en sortent plus tôt.

Les Français, quand ils sont au travail, sont globalement dans la moyenne, mais ils travaillent moins dans l’année et, surtout, moins au cours d’une vie (OCDE, juin 2019) . C’est un choix social et sociétal, qui a nécessairement des conséquences sur le niveau d’activité et de revenus. Pour le dire autrement, chaque actif ici fait vivre deux personnes, une qui ne travaille pas encore, et une qui ne travaille plus. Du coup, les actifs sont très productifs, mais ils en ont trop sur les épaules, du coup ils ne peuvent pas tout financer, donc on a des déficits.

Des évolutions à la baisse ou à la hausse de la durée du travail sont tout à fait normales : toute la question est de savoir si elles sont compensées au niveau salarial. 32 heures payées 35 heures auraient des effets sur la compétitivité horaire comme, il y a vingt ans, les 35 heures payées 39 heures n’ont pas été sans conséquences sur les comptes des entreprises et la modération salariale ensuite.

Présidentielle : Anne Hidalgo investie dans une cabine téléphonique

Présidentielle : Anne Hidalgo investie dans une cabine téléphonique

 

Anne Hidalgo a fêté sa désignation dans une brasserie parisienne. Un lieu plus adapté pour un nombre de plus en plus réduits de militants. En 2008 par exemple le parti socialiste compté plus de 230 000 adhérents, aujourd’hui il n’en compte même pas 20 000.

Et encore on intègre des les adhérents dont on n’est pas certain qu’ils aient payé leur cotisation ( mais au PS, c’est  la mode depuis toujours). La vérité c’est qu’on ne sait pas exactement qui est adhérent ou non au parti socialiste. Il ne reste plus qu’une sorte de club d’élus ou de candidats à l’élection et les fédérations bidouillent le nom réel d’adhérents (là encore c’est une mode depuis longtemps).

Si on fait l’hypothèse que le nombre réel d’adhérents au parti socialiste est d’environ de 10 000 avec 72 % des voix Anne Hidalgo aura été élu avec autour de 7000 militants. L’autre candidat Stéphane le Foll, combattu par la direction du parti socialiste a bien raison de contester les résultats de ce vote interne largement bidouillé (là aussi c’est une tradition au parti socialiste).

Résultat on a certainement choisi la plus mauvaise candidate et les résultats des présidentielles de 2022 seront très proches voire inférieurs à ceux de 2017 ou la lamentables candidatures de Benoît hamon  atteint le chiffre de 6 % !

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

 

Trois raisons qui expliquent l’écroulement de la gauche. D’abord son inefficacité sur le plan socio- économique, son échec notamment sur l’emploi. Ensuite son renoncement aux valeurs de la laïcité pour ne pas contrarier le courant islamiste. Enfin ses propositions irréalistes concernant l’environnement même si le sujet demeure important pour les Français. Résultat :27,5% des intentions de vote au premier tour, pour l’ensemble des sept personnalités de gauche aujourd’hui candidates à l’élection présidentielle. C’est très peu, comparativement aux 24% crédités à Emmanuel Macron, 18% à Marine Le Pen, 15% à Xavier Bertrand et 12% à Eric Zemmour, dans le dernier baromètre Ifop Fiducial pour LCI et Le Figaro publié le 4 octobre.

Dans un scénario où Eric Zemmour et Xavier Bertrand seraient candidats, les intentions de vote pour l’écologiste Yannick Jadot sont de 8% (+0,5), celles pour le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon de 7% (-2). Elles s’établissent à 5,5% (-1,5) pour la candidate PS Anne Hidalgo et à 3,5% pour Arnaud Montebourg, le candidat PCF Fabien Roussel se situant à 2%.

 

« Ce qui marque, c’est à quel point la gauche est faible – 27, 28% selon notre sondage« , a analysé Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop, sur LCI. « On est à un étiage historiquement bas. Quand on prend l’un des plus mauvais, qui était 2007, on était autour de 30%. Ça en dit long sur la dislocation de la gauche. » 

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Zemmour: Recordman d’audience dans les médias

Record d’audience du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV (3,8 millions de téléspectateurs) et sur les autres médias où passe le polémiste..

Lors du «  Grand Rendez-vous » CNews-Europe1-Les Echos, dont Eric Zemmour était l’invité dimanche dernier, l’émission, animée par Sonia Mabrouk depuis la rentrée, a rassemblé 557 000 téléspectateurs, soit deux fois plus que la semaine précédente avec Jordan Bardella (223 000), et plus de trois fois plus qu’avec la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, le 5 septembre (146 000).

 Sur LCI, Ruth Elkrief a reçu lundi soir « l’ex-chroniqueur pas encore candidat », avec à ses côtés l’essayiste Alain Minc et le journaliste économique François Lenglet, l’émission a rassemblé 460 000 téléspectateurs en moyenne entre 20 h 35 et 22 h 30, représentant 2,1 % de part d’audience auprès des 4 ans et plus. Score supérieur au premier et au second tour de la primaire écolo diffusés sur la même chaîne les 8 et 22 septembre derniers (respectivement 199 000 et 265 000 téléspectateurs), audiences pourtant honorables.

Selon les données fournies par la chaîne, l’émission « Face à l’Info »de CNews  rassemblait en moyenne 690 000 téléspectateurs (3,3 % de part d’audience) et 681 000 les deux premières semaines de septembre, quand le polémiste était encore à l’antenne. Depuis son départ, l’émission ne s’est pas écroulée, même si l’on note un léger recul avec une moyenne de 592 000 personnes devant leur écran.

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG ONU)

L’intervention dans le monde se justifie (Kofi Annan , ex SG  ONU)

Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU auprès de Kofi Annan dresse un bilan sans complaisance de vingt ans d’interventionnisme humanitaire occidental.(extrait)

 

Tribune.

La triste fin de l’aventure afghane devrait nous faire réfléchir sur les deux dernières décennies d’interventions extérieures. Avec le départ bâclé de Kaboul, on enterre les deux doctrines qui ont inspiré les démocraties occidentales depuis l’an 2000 ou qui ont été mises en avant par elles : d’abord celle de la responsabilité de protéger – au moins dans sa dimension militaire et coercitive – et de l’interventionnisme humanitaire. Le temps est loin où le portrait d’une femme afghane sur la couverture de Time Magazine aidait à vendre aux opinions occidentales ce qui au départ n’avait été qu’une expédition punitive contre les hôtes de Ben Laden. Quant à l’autre justification, « réaliste », celle d’une défense avancée contre le terrorisme au-delà des frontières nationales, grâce à des Etats amis qu’on consoliderait, beaucoup des meilleurs experts de l’Afghanistan estiment aujourd’hui que les talibans n’ont pas d’ambition globale, et seront de meilleurs alliés contre Daech que l’administration corrompue à laquelle ils succèdent…

 

Il est grand temps aussi de réfléchir à l’aléa moral de l’interventionnisme occidental : on souligne à juste titre l’horreur de la guerre asymétrique que mènent les terroristes, un petit nombre d’attaquants faisant un grand nombre de victimes (19 attaquants pour 2 977 victimes aux Etats-Unis le 11 septembre 2001, 9 attaquants pour 131 victimes le 13 novembre 2015 à Paris, 1 attaquant pour 86 victimes le 14 juillet 2016 à Nice). Mais il existe une autre asymétrie : elle n’est pas entre les victimes et les assassins, mais entre ceux pour qui la guerre reste un engagement distant et limité, et ceux qui la subissent sur leur sol : en Irak, environ 6 000 morts dans les forces américaines et alliées, et environ 150 000 morts irakiens, dont au moins 100 000 civils ; en Afghanistan, moins de 8 000 morts du côté des intervenants (Forces armées américaines et alliées, entreprises privées, travailleurs humanitaires, journalistes) et plus de 100 000 parmi les Afghans.

Ce décalage entre les pertes de ceux qui interviennent et celles que subissent les populations des territoires sur lesquels se déroule un conflit est une constante des guerres, et il existait déjà pendant les deux guerres mondiales et pendant la guerre du Vietnam. On peut même affirmer que les armes modernes, plus précises, permettent de le réduire et que la dévastation infligée par les guerres contemporaines est bien inférieure à celle des guerres passées : la guerre du Vietnam fit entre 1/2 million et 1 million de victimes en Asie du Sud-Est ! La grande différence avec les conflits passés, qui crée l’aléa moral, est la diminution massive de l’impact de ces guerres sur les pays qui lancent une intervention. Les 2 500 morts des forces armées américaines tombés en Afghanistan dans les vingt dernières années, tous engagés, sont à mettre en regard des 58 000 morts américains tombés au Vietnam en dix ans, dont beaucoup étaient des appelés.

12345...49



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol