Archive pour le Tag 'dangereux'

Poutine acculé mais dangereux

Poutine acculé mais dangereux

 

De toute évidence, la plupart des observateurs considèrent  que la dernière allocution de Poutine est un véritable aveu d’échec. La première raison sans doute c’est qu’on n’annonce pas par la presse le renforcement d’un dispositif militaire. Un renforcement d’ailleurs aléatoire puisque nombre de Russes ont décidé–pour ceux qui le peuvent–de s’affranchir de la mobilisation décidée par Poutine grâce à la corruption et-ou à l’exode.

Le problème est que le dictateur ne s’avouera jamais vaincu car il risque sa place coincée entre les ultras qui valent une guerre franche contre l’Ukraine et l’Occident et une majorité très silencieuse qui préfère la paix.

Du coup, Poutine en est réduit à utiliser les coups d’éclat comme ce référendum dans les territoires occupés dans les résultats sont évidemment déjà connus. Tout cela pour donner l’illusion que ces territoires sont bien russes.

En face d’Ukraine ne lâchera pas et le danger est que Poutine utilise l’arme nucléaire peut maintenir au pouvoir. Une  hypothèse dont  les conséquences seraient alors imprévisibles au plan mondial.

Le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, a affirmé que l’annonce de Vladimir Poutine aura « des conséquences » de la part de l’UE.

 La mobilisation partielle des réservistes russes démontre la volonté du président Vladimir Poutine de poursuivre dans « l’escalade » de la guerre contre l’Ukraine et est « un nouveau signe de son désarroi », a affirmé mercredi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« L’annonce de la mobilisation partielle des réservistes et la confirmation des référendums (dans des régions occupées en Ukraine) sont un signal clair adressé à la communauté internationale durant la semaine de l’Assemblée générale des Nations Unies de sa volonté de poursuivre sa guerre destructive qui a des conséquences négatives dans le monde entier », a déclaré le porte-parole, Peter Stano.

Les dirigeants de l’UE se réunissent pour un sommet informel les 6 et 7 octobre à Prague. Une réunion des ministres des Affaires étrangères suivra le 17 octobre et une réunion des ministres de la Défense des pays de l’Otan est prévue les 13 et 14 octobre à Bruxelles.

Un Poutine fragilisé mais encore davantage dangereux

Un Poutine fragilisé mais encore davantage dangereux

 

Les médias rapportent des prises de position surprenante en Russie condamnant la politique de Poutine. Des prises de position encore loin d’être majoritaires tellement les médias sont cadenassées et la population sous informée. Même sur la télévision cependant des interrogations naissent à propos de la pertinence de l’opération spéciale de Poutine en Ukraine. De fait Poutine subit actuellement des reculs militaires significatifs aussi bien dans l’Est que dans le Sud. Il est cependant encore trop tôt pour en tirer des conclusions quant aux possibilités de victoire de l’Ukraine. De toute évidence, Poutine est affaiblie après ses échecs militaires mais l’individu qui ne connaît que le mensonge et la terreur pourrait recourir à des armes encore davantage destructrices notamment tactiques y compris sur les populations civiles. On craint évidemment aussi un recours au nucléaire et aux armes hypersoniques.En attendant, les avancées ukrainiennes et les prises de position anti Poutine marquent un tournant même si elles sont encore très minoritairesAinsi deux groupes de députés municipaux à Saint-Pétersbourg, puis à Moscou, ont exigé, vendredi 9 septembre, que Vladimir Poutine quitte le pouvoir, sur fond de fiasco militaire en Ukraine et d’élections locales à travers le pays. Le motif invoqué par les élus est cinglant : le président russe a, selon eux, failli.

Le conseil des députés de la municipalité de Smolninskoïe (un quartier de Saint-Pétersbourg) a envoyé une missive officielle à la Douma, la chambre basse du Parlement, réclamant la destitution du chef de l’Etat. Le texte indique que les hostilités en Ukraine « nuisent à la sécurité de la Russie et de ses citoyens », ainsi qu’à l’économie, et qu’elles ne sont pas parvenues à arrêter la progression de l’OTAN vers les frontières russes. Selon ces élus municipaux, les actions du chef du Kremlin relèvent de l’article 93 de la Constitution, selon lequel le président peut être démis de ses fonctions pour « trahison ».

À la télévision officielle, pour la première fois on s’est aussi interrogé sur l’efficacité de la politique militaire de Poutine.

La fin du moteur à essence: , un virage nécessaire mais dangereux

La fin du moteur à essence: , un virage nécessaire mais dangereux

Un papier du Monde conforte les caractères indispensables virage concernant la fin du moteur à essence mais souligne que cela ne se fera pas sans conséquences. 

Le jour même où le Parlement européen a décidé de mettre fin à la voiture à moteur thermique, le prix de l’essence a battu son record en France. Cette concomitance marque la fin d’une époque, celle d’un mode de transport individuel qui pendant plus d’un siècle a reposé sur un pétrole bon marché, sans rapport avec son coût environnemental.

En votant cette mesure, mercredi 8 juin, les députés européens ont pris une décision qui va réclamer un gigantesque effort d’adaptation de la part de l’industrie, entraîner des changements des usages de l’automobile, mais qui reste essentielle pour lutter contre le changement climatique.

Afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 dans le cadre de son Pacte vert, l’UE interdira la commercialisation de véhicules neufs à essence ou diesel à partir de 2035, cent cinquante ans après l’invention du moteur à combustion. Celui-ci ne disparaîtra pas des routes instantanément : en France, sur les 40 millions d’automobiles qui circulent, 99 % fonctionnent encore à l’essence ou au diesel. Il faudra plusieurs décennies pour que le parc soit entièrement électrifié, le temps que les anciens modèles arrivent en fin de vie. Raison de plus pour accélérer le calendrier.

Le basculement ne se fera pas sans douleur. Les constructeurs doivent déjà respecter une trajectoire de réduction des émissions de CO2 de leur gamme, sous peine de lourdes amendes. La perspective d’une interdiction totale des moteurs thermiques rend le défi encore plus compliqué.

Rien qu’en France, l’extinction de la filière devrait aboutir à la disparition d’une centaine de milliers d’emplois, qui, non seulement ne seront pas entièrement compensés par les postes créés grâce au développement du véhicule électrique, mais qui feront aussi appel à des compétences différentes. Il sera indispensable d’accompagner cette transition par un ambitieux plan de formation et de reconversion.

Pour les acheteurs, le passage à l’électrique ne sera pas plus évident. Prix plus élevés malgré les subventions, autonomie des batteries encore limitée, lenteur du développement du réseau de bornes de recharges : les obstacles à une adoption généralisée restent nombreux. Constructeurs et pouvoirs publics vont devoir rassurer, convaincre, innover et soutenir financièrement la demande pour éviter son effondrement. Treize ans pour y parvenir reste court.

Sur le plan de la souveraineté industrielle, la généralisation de l’électrique va également nécessiter une accélération de la localisation européenne de la fabrication des batteries. Pour optimiser l’impact environnemental, il faudra aussi disposer d’une production d’énergie décarbonée plus importante qu’aujourd’hui. Quant à la massification de l’offre électrique, elle provoque déjà des tensions sur le prix des matières premières. Celles-ci vont renchérir les coûts de fabrication et placent l’Europe dans une situation de dépendance qu’elle devra surmonter. Enfin, reste à résoudre la question du recyclage des batteries. La voiture électrique n’a donc rien d’une panacée.

Pour autant, négocier ce virage le plus rapidement possible demeure impératif. Le transport est le seul secteur dans lequel les émissions de CO2 ont continué à augmenter au cours des trois dernières décennies, la route représentant un cinquième des volumes dégagés par l’UE. Quoi qu’en disent les industriels de l’automobile, sans pression politique, la décarbonation du secteur serait encore dans les limbes. L’impulsion donnée par le Parlement européen doit être maintenant confirmée par les Etats membres de l’UE, pour que l’ère de l’après-pétrole débute enfin.

Poutine : plus dangereux battu que victorieux ?

Poutine : plus dangereux battu que victorieux ? 

À juste titre les autorités , y compris au sein de l’armée, s’interrogent sur les éventuelles conséquences d’un Poutine qui perdrait complètement la face. En effet, l’intéressé est complètement imprévisible, coupé des réalités depuis longtemps enfermé dans son bunker ,au surplus craignant la contagion Covid,  il n’écoute plus que lui-même. Pire , il sabote même sa propre économie et sans doute pour longtemps.

Acculé surtout si la guerre s’éternise, Poutine pourrait recourir à des moyens extrêmes comme le bombardement systématique des villes, l’utilisation d’armes chimiques voir même nucléaires.

Dans une lettre adressée aux officiers généraux, le chef d’état-major des armées ne dit pas autre chose. Le général Thierry Burkhard estime que Vladimir Poutine est « dans une situation stratégique qu’il n’avait sans doute pas anticipée. Alors que l’opération spéciale devait montrer la force de la Russie, c’est l’inverse qui se produit. Cela rend Vladimir Poutine d’autant plus imprévisible ».

 

Quels autres moyens ? De la guerre hybride (câbles sous-marins, cyber, spatial…) à la guerre nucléaire en passant par l’utilisation d’armes chimiques, les possibilités de Vladimir Poutine sont nombreuses et guère réjouissantes. « Nous devons prendre toutes nos dispositions à la fois de manière défensive mais aussi offensive – les sanctions donc -, pour prévenir ces risques », assure-t-on à l’Élysée. Le mot de la fin revient au général Burkhard : « En cette période extrêmement dangereuse, marquée par une très grande tension, nous devons faire preuve d’une vigilance accrue afin de faire face à toute nouvelle menace. Tout peut arriver et nous devons y être prêts ».

 

 

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Omicron : 70 % moins dangereux que Delta

Les experts britanniques confirment une observation déjà faite en Afrique du Sud qui démontrent que le variant Omicron est beaucoup plus contagieux que le variant Delta mais beaucoup moins dangereux. Les patients infectés par le variant Omicron du coronavirus ont jusqu’à 70% de risque en moins d’être hospitalisés par rapport au variant Delta, selon une analyse de l’agence de sécurité sanitaire britannique publiée jeudi. D’après l’agence britannique (UKHSA), qui se montre très prudente, notamment en raison du faible nombre des patients hospitalisés avec Omicron, les personnes contaminées par Omicron ont entre 50 et 70% moins de chances d’être hospitalisés.

Covid-Obligation vaccinale : Un attentisme dangereux

Covid-Obligation vaccinale : Un attentisme dangereux

Alors que le nouveau variant, sinon plus dangereux au moins nettement plus contaminant n’a pas encore eu d’effet significatif, la pandémie Covid  progresse de manière exponentielle par exemple avec plus de 50 000 cas samedi  4 décembre 2021 en France . Dès lors,  on se demande ce qu’attendent les pouvoirs publics. 

On peut se demander en quoi serait liberticide l’obligation vaccinale dans la mesure déjà 11 vaccins sont obligatoires en France. ;

La liste des vaccins obligatoires a été élargie en juillet 2017 par le Ministère de la Santé, du fait des circonstances et du manque en termes de vaccination constaté : la loi du 30 décembre 2017 rend obligatoires 8 vaccins supplémentaires pour les moins de 2 ans (nés après le 1er janvier 2018).

Au total, la liste compte 11 vaccins obligatoires : 

  • le vaccin contre la coqueluche est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre l’haemophilus influenza b est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre l’hépatite B est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la méningocoque C est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre le pneumocoque est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la rougeole est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre les oreillons est devenu obligatoire ;
  • le vaccin contre la rubéole est devenu obligatoire.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) redoute ainsi 700.000 morts supplémentaires sur le continent d’ici au printemps. La situation est d’autant plus préoccupante que le variant Omicron a été détecté dans plusieurs pays.

De ce fait, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé ce mercredi être favorable à une « discussion » sur la vaccination obligatoire.

Olaf Schölz, le nouveau chancelier qui succèdera prohainement à Angela Merkel, a annoncé que l’obligation vaccinale allait faire l’objet d’une proposition de loi devant le parlement avant la fin de l’année.

Dans l’Hexagone, l’idée d’une obligation vaccinale gagne également du terrain. « J’ai du mal à voir le problème pour être honnête quand on sait qu’on fait des vaccinations obligatoires pour chaque enfant qui naît », a par exemple avancé François Bayrou  au  micro de BFMTV.

Temps de travail : un discours dangereux pour Sandrine Rousseau !

Temps de travail : un discours dangereux pour Sandrine Rousseau ! 

Fidèle à sa posture radicale et gauchiste, la candidate malheureuse d’Europe écologie les Verts estime qu’un discours sur le temps de travail est dangereux. Avec des propos que ne renierait pas Martine Aubry  ou les organisations politiques d’extrême gauche qui croient encore qu’on peut partager le travail en même temps que les revenus !

« À chaque qu’on se dit qu’on laisse le temps de travail augmenter, ce qu’il se passe c’est que tout le monde ne travaille pas à temps plein », explique Sandrine Rousseau sur notre antenne, « et qui ne travaille pas à temps plein? Ce sont les salariés précaires et notamment les femmes qui choisissent de diminuer leur temps de travail pour une partie mais pour l’essentiel, les trois quarts subissent le travail à temps partiel »

Une curieuse vision pour une économiste fonctionnaire qui sans doute n’a pas prit conscience qu’on ne peut partager que la croissance et non répartir la misère. De quoi vraiment s’interroger sur les compétences économiques de l’intéressée. La qualité du travail plutôt que la quantité, c’est donc un discours dangereux », estime-t-elle, « on laisse les entreprises et le marché du travail décider de qui aura un emploi à temps plein et qui aura un emploi à temps dégradé. Et Sandrine Rousseau de militer pour les 32 heures!

Sécu : un moindre déficit très dangereux

Sécu : un moindre déficit très dangereux

Le gouvernement se félicite d’un moindre déficit de l’ordre de 10 milliards pour la sécurité sociale. En apparence une bonne nouvelle car le déséquilibre est abyssal. Ceci étant pour l’essentiel, cela résulte du fait qu’ une grande partie des pathologies objets des dépenses de la Sécu ont été orientées vers le Corona virus.

À l’inverse le traitement de nombre d’autres maladies a été reporté voir même annulé. En fait le déficit se retrouvera en 221 ou  2022 sans parler des conséquences sanitaires et humaines. Le déficit de la Sécurité sociale en 2020 s’établit finalement à 38,9 milliards d’euros, un niveau nettement moins abyssal que les 49 milliards votés en fin d’année, a annoncé mardi le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt. « Cela reste un record historique et il nous faudra sortir du ‘quoi qu’il en coûte’ avec la crise », a indiqué le ministre sur Twitter.

 

Le dangereux déni de dette (Jean Pisani-Ferry)

Le dangereux déni de dette (Jean Pisani-Ferry)

 

Ce qui est malsain, avec la proposition d’annuler la dette, c’est le déni de réalité consistant à affirmer que l’Etat peut effacer une partie de ses engagements sans que cela ne coûte à personne, estime l’économiste dans sa chronique au Monde. .

Chronique.

 

En arrivant à la Maison Blanche, Joe Biden a trouvé une dette publique de 27 000 milliards de dollars (22 380 milliards d’euros) et un déficit public de 3 600 milliards de dollars. Sa première décision a pourtant été d’engager un plan de soutien de 1 900 milliards, qui viendra s’ajouter aux 900 milliards votés en décembre 2020 à l’initiative de son prédécesseur. Au total, 13 points de produit intérieur brut (PIB), financés par endettement, vont être injectés dans l’économie américaine au cours des mois à venir.

En France, comme dans la zone euro, un soutien budgétaire de l’ordre de 4 % du PIB a permis en 2020 de maintenir le revenu moyen des ménages. En 2021, l’effort dépendra de la situation sanitaire, mais la mécanique restera la même. Le plan européen apportera peut-être un demi-point de PIB supplémentaire. Même en comptant des stabilisateurs automatiques plus puissants, on restera très en deçà des 13 points de PIB américains.

Outre-Atlantique, l’initiative Biden fait controverse : ce plan, disent les critiques, sollicite à l’excès des marges de croissance plus limitées qu’on ne le croit, et risque de déboucher sur une poussée inflationniste. Mais l’augmentation de la dette publique n’alarme personne.

En France, en revanche, où pourtant la dette est plus faible (115 % du PIB au lieu de 129 %), c’est paradoxalement sur celle-ci que se concentrent les débats. Le premier ministre Jean Castex a chargé une commission de préparer le redressement des comptes. Certains envisagent un recul de l’âge de la retraite. Les avocats de l’impôt fourbissent leurs armes. Le cantonnement a ses partisans. Et un petit groupe d’économistes mène campagne pour une annulation des 3 000 milliards d’euros d’obligations d’Etat détenues par la Banque centrale européenne (BCE).

Ces discussions sont prématurées. Avec maintenant le spectre d’une persistance de la pandémie, personne ne sait quand la situation reviendra à la normale. Dans ce contexte, l’impératif est ailleurs : amplifier la réponse sanitaire, continuer à protéger le revenu des personnes, prévenir le décrochage des plus vulnérables, préserver les entreprises.

En raison du niveau des taux, et grâce à l’action de la BCE, les Etats peuvent s’y consacrer sans se soucier de leurs conditions d’emprunt. Le premier risque pour la France n’est pas que cette crise la laisse trop endettée, c’est qu’elle la laisse industriellement et socialement anémiée.

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

Le virus britannique plus dangereux déclare Boris Johnson ?

 

Il faut évidemment se méfier des déclarations de Boris Johnson capable de tout dire et le contraire pour tenter de solidifier un peu sa situation politique relativement bousculée d’une part par les conséquences du brexit  d’autre part par les résultats catastrophiques de la pandémie au Royaume-Uni.

Boris Johnson a longtemps contesté, comme Trump  d’ailleurs, les risques du virus et il lui faut maintenant affronter les conséquences d’un laxisme qui font que le Royaume-Uni est le pays proportionnellement le plus atteint par le Coronavirus.

On sait déjà que ce Coronavirus britannique est beaucoup plus contagieux mais il n’avait pas été démontré qu’il était davantage mortel.

Tout est possible,  les études sont en cours à ce sujet mais il se pourrait aussi que Boris Johnson instrumentalise le virus britannique pour expliquer les dégâts d’une politique sanitaire complètement irresponsable.

Pour les hommes âgés d’une soixantaine d’années, le risque de mortalité est de 10 sur 1000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance. Ce qui correspond à un surplus de mortalité d’au moins 30%. Cet effet a été évalué par les scientifiques du groupe NERVTAG qui conseille Downing Street. Ils ont comparé la mortalité liées aux différentes souches du virus en Grande Bretagne, mais n’est pas encore visible en analysant les seules données hospitalières du pays, explique la BBC.

«Je tiens à souligner qu’il y a beaucoup d’incertitude autour de ces chiffres», a déclaré Vallance, soulignant une «inquiétude qu’il y ait eu une augmentation de la mortalité ainsi qu’une augmentation de la transmissibilité».

Le dangereux pari d’une seule monnaie à Cuba

Le dangereux pari d’une seule monnaie à Cuba

Janette Habel, chercheuse à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, voit dans cette nouvelle étape de libéralisation de l’économie cubaine un « processus de transition économique et générationnelle à l’issue risquée et incertaine ». (Tribune au monde)

Après plusieurs années d’atermoiements, el dia zero (le jour J) approche : le 1er janvier 2021, Cuba unifiera son système monétaire en abandonnant l’une des deux monnaies locales. La réforme monétaire prévoit l’abandon du peso convertible (CUC), aligné artificiellement sur le dollar américain et d’abord réservé au secteur touristique. Seul demeure le peso cubain (CUP), à un taux de change fixé à 24 pesos pour un dollar.

Une « refondation économique à hauts risques », estime Janette Habel, chercheuse à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine, spécialiste de Cuba. A travers cette nouvelle réforme libérale, elle explique au Monde comment l’île complète sa mue économique, politique et sociale depuis plusieurs années.

 

Beaucoup d’économistes cubains ont été surpris de la période qu’a choisie le gouvernement pour appliquer des réformes annoncées depuis des années. Mais je pense tout simplement que c’est parce qu’il n’y avait plus le choix. C’est un signe de la gravité de la situation à Cuba, assommée par une crise économique et financière profonde due, en partie, aux sanctions économiques américaines encore alourdies par l’administration Trump, et à des problèmes internes liés à la structure économique du pays. La seule référence nationale est la crise subie dans les années 1990, à la suite de la chute de l’Union soviétique et, aujourd’hui, on peut dire que certains éléments sont encore plus graves qu’à l’époque. 

Il s’agit également d’une période difficile sur le plan politique puisqu’une génération – celle des frères Castro – disparaît pour des raisons biologiques. Et, avec elle, la légitimité du révolutionnaire que le président Miguel Diaz-Canel n’aura jamais. Et même s’il prend soin d’annoncer les réformes aux côtés de l’ancien président Raul Castro, cette légitimité passée doit être remplacée par une légalité institutionnelle.

C’est ce qui a été initié avec la signature, en 2018, de la nouvelle Constitution, qui rétablit, par exemple, un poste de premier ministre. C’est aussi délicat parce que le gouvernement actuel est en proie à de grandes dissensions. Le prochain congrès du Parti communiste de Cuba [PCC], qui doit se tenir en 2021, nommera un nouveau chef de parti – logiquement l’actuel président à la place de Raul Castro – et asseoir la légitimité de M. Diaz-Canel.

Enfin, c’est donc une refonte nationale gigantesque qui intervient alors que les pénuries n’ont jamais été aussi importantes et que la population est déjà très mécontente. Notamment de l’ouverture de ces magasins d’électroménager, en 2019, où l’on ne peut payer qu’en dollar avec une carte bancaire. Cela suppose que les Cubains disposent d’un compte alimenté dans la devise, ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité d’entre eux. Et l’unification des monnaies et des taux de change ne devrait qu’aggraver ces inégalités.

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

 

 

Plus de 3000 cas du variant britannique ont déjà été identifiés au Royaume-Uni et de par le monde. Près de 300 cas d’un autre variant du coronavirus ont été enregistrés en Afrique du Sud, pour trois cas en Europe (deux au Royaume-Uni et un en Finlande) sur des personnes de retour d’Afrique du Sud.

Ce mardi 29 décembre, un cas du variant britannique du coronavirus a été détecté au Chili, le premier cas confirmé en Amérique latine, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

En Asie, les Philippines vont fermer leurs frontières aux étrangers de vingt pays et territoires, dont la France, pour tenter d’empêcher le variant du coronavirus de pénétrer sur leur sol, ont annoncé mardi les autorités.

Délit d’écocide: un projet flou et dangereux

Délit d’écocide: un projet flou et dangereux

Si la lutte contre les dégâts causés à l’environnement est légitime et même incontournable par contre toutes les activités humaines perturbent l’état initial de la planète. Par exemple, l’artificielle irisation des sols existe depuis que les hommes ont abandonné la seule ressource de la cueillette. Sauf dans des cas très manifestes,  ce délit d’écocide est surtout caractérisé par un grand flou car la limite on pourrait s’y référer pour toute activité humaine. La judiciarisation de la question environnementale n’est pas nécessairement le meilleur moyen pour réguler la question environnementale. En outre, il y a une certaine hypocrisie a autoriser  l’utilisation de matériel et de produits et à en sanctionner ensuite l’usage. Ce délit d’écocide en contiendra en réalité deux : le « délit général de pollution » et celui « de mise en danger de l’environnement ». Pour Sylvain Pelletreau, avocat en droit de l’Environnement au sein du cabinet Richelieu Avocats, le projet recèle de vrais dangers. ( dans le Figaro)

 

« Le glaive de la justice » va « enfin » s’abattre sur les « bandits de l’environnement ». C’est ainsi que Barbara Pompili justifie la création d’un « délit d’écocide ». Le droit pénal de l’environnement n’existait donc pas jusqu’ici ?

Toutes les activités et atteintes à l’environnement sont déjà pénalement sanctionnables, de peines potentielles d’un à deux ans de prison et de 75 000 à 100 000 euros d’amende. Ce droit ne demande qu’à être appliqué. L’idée est désormais de créer une poursuite unique via le « délit général de pollution », puni de dix ans d’emprisonnement et de 350 000 à 4,5 millions d’euros d’amende. La motivation de la lourdeur de ces peines est de donner des gages à la Convention citoyenne pour le climat, qui souhaitait la création « crime d’écocide ». Cela semblait difficile constitutionnellement ; on a donc choisi de rehausser à l’extrême les peines au pénal.

Les défenseurs de l’environnement regrettent la non-criminalisation des atteintes…

Dans la hiérarchie du droit, les crimes encourent les sanctions les plus élevées. Ils sont punis par dix ans de prison et plus. Criminaliser les atteintes à l’environnement revient à les comparer aux atteintes à la personne humaine. Anthropologiquement, la notion de mise en danger de l’environnement revient à personnifier l’environnement et à créer le crime envers une chose. C’est effacer l’homme face à la nature, le caractériser comme destructeur. Cela pose clairement la question de la proportionnalité de la peine, surtout ici, alors que les limites du champ d’action sont mal définies – il va falloir caractériser ce qu’est une atteinte intentionnelle ou non à l’environnement. C’est flou. Les sanctions trop lourdes créent des sentiments d’injustice. Quand on fait peur aux gens avec une telle menace, soit ils ne bougent plus, soit ils ne respectent plus la règle. L’autorité de la chose jugée tient à l’acceptabilité de la norme.

La création de juridictions spécialisées est-elle une bonne idée ?

C’est une bonne chose, esquissée en janvier 2020 par Nicole Belloubet. De mon point de vue, les juridictions « généralistes » sont souvent perdues. Spécialiser les magistrats est un moyen d’avoir des décisions mieux fondées, plus fines que lorsqu’elles sont noyées au milieu du droit commun et donc mieux acceptées. Le faire dans le seul espoir que les condamnations soient plus sévères – en disant que les « bandits » ne sont pas assez punis –, c’est pervers. Il faut le faire pour que les condamnations soient plus justes.

Un des promoteurs du délit d’écocide explique qu’« on ne va pas attendre la réalisation de la faute pour sanctionner »

Dans la philosophie du projet, le simple fait d’exposer l’environnement à un risque qui ne se concrétiserait pas pourrait entraîner des poursuites au titre de sa mise en danger. Une boîte de Pandore ! Où commence la mise en danger ? Toute activité de l’homme ayant un impact sur l’environnement, cela revient à faire entrer dans le champ du pénal un nombre phénoménal de situations et à nous mettre tous, en permanence, en état d’infraction. C’est un cousinage effrayant avec le principe de précaution, mais sanctionnable lourdement.

 

Trump , le fou dangereux, refuse toujours la défaite

Trump , le fou dangereux, refuse toujours la défaite

 

Il est clair que Trump  mériterait de passer en jugement soit devant la justice américaine, soit -même devant le tribunal pénal international tellement son attitude est susceptible de créer en tout cas de favoriser une situation conflictuelle voire criminelle aux États-Unis comme ailleurs dans le monde.

Ce président complètement mégalo et inculte ne veut pour l’instant pas reconnaître sa défaite alors qu’il a été largement battu puisqu’il n’a réussi à obtenir que 232 électeurs pour 306 à son adversaire Joe Biden. Heureusement que les États-Unis demeurent quand même une grande démocratie et que l’État notamment la police et armée demeurent  fidèles aux principes constitutionnels sinon les plus radicaux se livreraient aux pires exactions y compris de nature criminelle. De ce point de vue,  la posture de l’actuel président des États-Unis est une sorte d’invitation à la mobilisation des sectes et des organisations les plus radicales et les plus racistes.

Cette attitude ne renforce pas l’image de la démocratie américaine et pourrait encourager nombre de présidents à moitié fous qui règnent sur certains pays de contester la démocratie et de créer des conditions d’affrontement voire de guerre.

Il ne manque pas de présidents déséquilibrés actuellement dans le monde. Parmi eux, il faut citer évidemment peut-être sans doute la Chine avec son président désormais élu à vie qui a tué toute vie démocratique, aussi Erdogan l’agitateur permanent de l’islamisme, le président du Venezuela, le président Poutine qui lui aussi s’apprête à conserver pouvoir contre la constitution, le président biélorusse qui lui a bien truqué le résultat de la consultation électorale. On pourrait citer encore d’autres exemples comme le président de la Corée du Nord une sorte de psychopathe. Bref autant de personnages psychologiquement très dérangés qui pourraient s’inspirer de l’attitude de Trump  pour légitimer et où créer les pires désordres y compris criminels à l’échelle de leur pays et même au plan international.

Donald Trump affirme en effet de nouveau dans son tweet que le parti républicain n’a pas pu déployer de scrutateurs dans certains bureaux de vote et d’observateurs au moment du dépouillement, notamment en Pennsylvanie, une accusation restée sans preuve jusqu’à présent.

Il accuse aussi la société qui a fourni le logiciel servant à comptabiliser les voix d’appartenir à la “gauche radicale”, ou encore les médias d’être complices de la fraude.

Dans un autre tweet envoyé un peu plus tard, Donald Trump a d’ailleurs précisé que Joe Biden n’avait gagné selon lui “qu’aux yeux des MÉDIAS FAKE NEWS”. “Je ne concède RIEN. Le combat n’est pas terminé. C’était une ELECTION TRUQUÉE!”

La France un peu seule face au populiste et dangereux Erdogan

 La France un peu seule face au populiste et dangereux  Erdogan

 

L’essayiste, Hadrien Desuin, essayiste*, analyse dans une interview au Figaro les raisons qui poussent Erdogan conflits notamment face à la France qui se trouve un peu isolé à l’intérieur de l’union européenne et de l’OTAN

Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.


La France a-t-elle raison de soutenir résolument la Grèce et Chypre face à la Turquie, au risque de compromettre ses relations avec l’Allemagne?

Hardien DESUIN.- En ces temps difficiles, nous avons la flatteuse impression que la France sauve l’honneur de l’Europe. Les pays du nord et de l’est du continent sont aux abonnés absents, obnubilés qu’ils sont par leur désir de refouler la Russie avec l’aide des États-Unis. Dans cette traditionnelle rivalité américano-russe, la Turquie se situe habilement entre les deux. Forte de cette position centrale, elle se permet de jouer les matamores en Méditerranée avec une arrogance vis-à-vis de la France inédite. Elle devrait toutefois se rappeler que, si ses forces conventionnelles sont peut-être quantitativement supérieures aux nôtres, la France est une puissance nucléaire qui ne supportera pas d’être agressée.

La Turquie viole régulièrement et systématiquement la souveraineté maritime et terrestre de la Grèce et de Chypre, exactement comme la Chine viole la souveraineté de ses voisins en mer de Chine orientale. L’Asie du Sud-est peut nous paraître légitimement éloignée, mais la Méditerranée nous concerne directement. Si la France et ses alliés méditerranéens n’agissaient pas maintenant, on laisserait progressivement la Turquie s’autoproclamer gardienne de nos frontières maritimes. Or la liberté et le droit en Méditerranée ne peuvent pas être concédées à un autocrate islamiste en pleine dérive nationaliste et religieuse.

L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité.

L’Allemagne est depuis 1945, une puissance pacifiste et c’est heureux. Ne cherchons pas à tout prix à la remilitariser. Elle est malheureusement otage de sa forte minorité turque. Si d’aventure, elle s’alignait sur la diplomatie militaire française, Angela Merkel mettrait le feu à ses propres terres. Il se trouve que Berlin préside pour six mois l’Union européenne et que la présidente de la commission européenne est une ancienne ministre de la défense allemande, très proche de Merkel. C’est un autre élément à prendre en compte. L’Allemagne cherche une position d’arbitre qui n’est d’aucune utilité dans ces moments de tensions extrêmes où l’Europe joue sa survie et sa crédibilité. Au contraire, renvoyer dos à dos la France et la Turquie est un mauvais coup de la part de nos alliés allemands. Mais au moins cette crise permet-elle de reconnaître qui sont nos vrais amis et sur qui on peut compter en cas de coup dur. Certainement pas l’OTAN, dont la Turquie est membre.

Est-ce un nouveau coup porté au projet d’une diplomatie européenne?

Il n’y a jamais eu de diplomatie européenne proprement dite. Il ne peut d’ailleurs pas en avoir. Des coalitions ad hoc sur tel ou tel sujet ou tel ou tel programme sont possibles et souhaitables comme l’excellente initiative française Med 7 l’a montré samedi à Ajaccio. Mais n’oublions jamais que la construction européenne a renoncé à toute ambition stratégique dès sa fondation. Elle s’est même construite pour cela. Son objectif, dès la fin des années 40, est de maintenir la puissance américaine sur son sol, justement pour ne plus jamais avoir à connaître ou faire la guerre. Hormis la France du général de Gaulle, les autres pays européens se sont mis d’accord pour déléguer leur direction politique et militaire à leur envahissant protecteur américain. L’impensée de l’Union européenne, c’est que les États-Unis puissent nous laisser à notre sort comme ils l’avaient fait en 1914 et en 1940. Or l’Amérique se lasse depuis des décennies d’assurer sa coûteuse tutelle en Europe. Bien qu’elle en profite pour refouler la puissance militaire russe, elle voudrait plus d’argent et moins de discussions avec les alliés.

Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

Faut-il prendre au sérieux les menaces d’Erdogan?

Erdogan est un pur populiste. Il a toujours fonctionné à l’invective et à l’outrance publique pour conserver sa popularité dans les classes populaires. Or il se trouve en difficulté sur à peu près tous les fronts, 20 ans après son arrivée au pouvoir. Ses conquêtes en Syrie et ses opérations en Libye sont un défouloir, plus ou moins réussi, qui a pour but de détourner l’opinion publique des échecs économiques et politiques de son président. Au passage, Erdogan fait miroiter un destin grandiose à son peuple , celui de lui redonner le poids qu’il avait à son apogée, au XVIème siècle. Or la livre turc est au plus bas, il a perdu la municipalité d’Istanbul, son ancien premier ministre et conseiller diplomatique, Ahmet Davutoglu attaque son bilan et son hégémonie.

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents « Loups gris ».

Erdogan est donc de plus en plus dépendant de la frange la plus nationaliste et la plus extrémiste de la politique turque, le MHP, et en arrière plan, les très influents «Loups gris». Cet islamo-nationalisme turc qui exalte à la fois la grandeur du califat ottoman mais aussi l’unité et la centralisation militaire construite sous Mustafa Kemal, est évidemment à prendre avec le plus grand sérieux. Il ne faut pas minimiser ce que le président turc a fait de Sainte-Sophie et de Saint-Sauveur. L’islamisation de l’Europe est son programme. L’épuration ethnique et religieuse en Turquie a connu des précédents avec les Arméniens, les Grecs et les Kurdes. Si nous laissions Erdogan avancer, ne serait-ce que de quelques kilomètres, c’est toute la Méditerranée et les Balkans qui pourraient basculer.

*Hadrien Desuin est responsable des questions internationales à la fondation du pont-neuf.

Contagion : Les asymptomatiques aussi dangereux que les symptomatiques ?

Contagion : Les asymptomatiques aussi dangereux que les symptomatiques ?

Une étude détaillée portant sur 303 personnes en Corée du Sud montre que 29% des personnes contaminées par le coronavirus n’ont jamais développé de symptômes, mais qu’elles portaient en elles autant de virus que les personnes symptomatiques. Il ne semble toutefois pas prouvé que les asymptomatiques soient des vecteurs de transmission autant que contaminées malade.

L’étude, dirigée par Seungjae Lee de l’université de Soonchunhyang et publiée jeudi dans la revue américaine Jama Internal Medicine, a porté sur un foyer de contaminations dans un groupe religieux sud-coréen à Daegu, en février. Les autorités avaient décidé de placer à l’isolement les cas positifs avec peu ou pas de symptômes, dans un bâtiment de dortoirs du gouvernement où des médecins et infirmières ont méticuleusement surveillé l’évolution de leurs symptômes, et testé leur charge virale régulièrement. Le groupe était jeune, 25 ans en moyenne.

L’enseignement principal est que les concentrations de virus chez les asymptomatiques étaient «similaires à celles des patients symptomatiques», rapportent les auteurs. Mais trouver des particules virales résiduelles dans le nez, la gorge ou les poumons ne signifie pas forcément que ces gens étaient contagieux. C’est l’une des grandes questions de la pandémie: à quel point les nombreux cas asymptomatiques sont-ils des vecteurs du virus? D’une part ils ne toussent pas, mais d’autre part ils ne se placent pas à l’isolement et sont donc en contact avec d’autres personnes. «Il est important de souligner que la détection d’ARN viral n’est pas synonyme de présence d’un virus infectieux et transmissible», avertissent les auteurs de l’étude. De grandes études épidémiologiques et expérimentales sont nécessaires pour le comprendre.

 

Déconfinement: un débat hors sujet et dangereux

 

Parler officiellement de déconfinement aujourd’hui peut paraître assez surréaliste et particulièrement irresponsable dans la mesure où l’enjeu prioritaire consiste à persuader le maximum de populations à rester chez eux. Une recommandation déjà insuffisamment suivie notamment dans certaines zones urbaines. La problématique du déconfinement supposerait que déjà les pouvoirs publics sont en mesure d’imaginer la sortie de crise sanitaire. On en est encore loin, en France comme dans le monde. Au plan international , on a en effet un doublement des infectés officiels en une semaine. Le temps n’est donc pas venu de donner de faux espoirs et d’encourager un relâchement vis-à-vis du confinement.

Le confinement dépendra évidemment de l’évolution des chiffres de personnes concernées par la maladie mais surtout des progrès qui seront faits en matière de tests, de traitement et de vaccin. Pour l’instant la France est bien incapable comme en Allemagne -ou mieux-  en Corée d’envisager un dépistage massif qui permettrait d’identifier davantage ceux qui sont infectés. Par ailleurs, la question du traitement fait encore polémique, aucun ne s’est encore vraiment imposé. Plusieurs pistes sont étudiées notamment celle de la chloroquine. Enfin le vaccin, lui, ne pourra pas mais être mis au point avant des mois voire une année. Il faut aussi tenir compte du fait que ce virus montre des résistances particulières. Certains experts pensent que ces effets pourraient encore se faire sentir pendant un voire deux ans. Du coup, toute hypothèse de déconfinement paraît discréditée tant que les incertitudes évoquées ci-dessus n’auront pas été levées

Le gouvernement, poussé par des responsables politiques en mal existentiel, a d profité de la toute première séance d’audition de la mission d’information parlementaire, mercredi soir, pour esquisser la suite. «Plusieurs équipes y travaillent», a indiqué le premier ministre devant les députés. Édouard Philippe a exclu une sortie du dispositif en «une fois, partout, pour tout le monde», laissant comprendre que la solution serait graduelle et sans doute différenciée selon les territoires ou l’âge, sans en dire davantage. «Je comprends l’impatience des Français, mais cela ne sera pas pour demain matin», a-t-il martelé, jeudi soir, sur TF1.

Un peu plus tôt, devant les chefs de parti réunis pour une visioconférence, Édouard Philippe a promis de leur présenter les différents scénarios possibles, une fois qu’ils seront définis. «La science travaille», a-t-il lâché, cachant mal son embarras.«On aurait préféré ne pas aborder dès maintenant ce sujet», reconnaît un membre du gouvernement, pour qui évoquer le déconfinement, dans cette période, porte le risque une nouvelle fois d’envoyer des messages contradictoires.«Le déconfinement, cela n’a jamais été fait, sauf par les Chinois, mais leur cas est difficile à interpréter, résume un conseiller de poids. On ne sait pas comment faire, ni si on le fera dans quelques longues journées ou dans plusieurs semaines.». Notons enfin qu’on ne peut exclure l’arrivée d’une deuxième vague de contamination avec un déconfinement massif.

Duration 3:55

Loaded: 4.25%

 

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

 

 

 Économiquement, il faut évidemment se féliciter de l’excédent commercial de l’union européenne vis-à-vis notamment des États-Unis. Le problème, c’est que cet excédent s’est envolé de l’année passé. Sur un an, l’excédent commercial des 27 a grimpé de 48,3 milliards d’euros. L’Union tire un bilan particulièrement positif de ses échanges avec les États-Unis, avec un excédent de 150 milliards. C’est précisément un autre énorme excédent entre les États-Unis et la Chine qui avait provoqué la crise commerciale entre ces deux derniers pays. Du coup , Trump avait  décidé de lourdes taxes douanières et imposé un accord commercial qui ont  permis de réduire de façon significative le déficit pour le ramener à une cinquantaine  de milliards.

Sur les 11 premiers mois de l’année écoulée, le déficit commercial des Etats-Unis aves la Chine  a diminué de 0,7% et il pourrait afficher sur l’ensemble de 2019 sa première baisse depuis 2013. La révision des chiffres d’octobre ramène le déficit commercial à 46,9 milliards de dollars contre 47,2 milliards annoncé initialement. Le déficit commercial avec la Chine a chuté de 15,7% en novembre à 26,4 milliards de dollars, les importations de produits chinois diminuant de 9,2% tandis que les exportations vers la République populaire augmentaient de 13,7%.

Parallèlement, le déficit commercial américain avec l’Union européenne a baissé de 20,2% à 13,1 milliards de dollars. Au total, le bloc européen a tiré cependant encore  un excédent de 152,6 milliards d’euros de ses échanges outre-Atlantique, en hausse de près de 15 milliards (soit 11%) sur un an

Trump considère qu’il s’agit de 150 milliards perdus et que l’Europe freine les importations américaines avec une incroyable réglementation. Il faut donc s’attendre nécessairement à des réactions très virulentes de la part de l’administration américaine. La plus récente concerne la taxation des avions Airbus. Devront suivre la taxation des voitures allemandes et de certains produits alimentaires français comme le vin et les fromages. Au-delà Trump  comme pour la Chine va sans doute imposer un accord commercial avec l’union européenne qui forcément n’est pas en position de force compte tenu d’une balance commerciale très en sa faveur.

Sur un an, les exportations de la zone euro vers le reste du monde ont augmenté de 2,7%, quand les importations n’ont progressé que de 1,5%. Résultat: l’excédent commercial de la zone vis-à-vis du reste du globe est monté à 225,7 milliards d’euros, contre 194,6 milliards fin 2018.

L’écart est encore plus massif à l’échelle des 27 États membres: les exportations de biens ont atteint 2132,3 milliards d’euros, en hausse de 3,5% sur un an, quand les importations n’ont augmenté que de 1,3% sur la même période, atteignant 1932 milliards d’euros. In fine, l’excédent de l’Union grimpe donc à 200,3 milliards d’euros en 2019, soit 48,5 milliards de plus que l’année précédente.

Sans surprise, les pays membres tirent la majeure partie de leur excédent de leurs exportations de produits manufacturés (423 milliards d’euros d’excédent commercial), dont les produits chimiques et machines ou véhicules. À l’inverse, les importations de matières premières énergétiques viennent considérablement réduire l’excédent, en ajoutant 256,7 milliards d’euros à la facture.

Les nations ne sont pas toutes égales dans le domaine commercial: de fortes disparités subsistent entre leurs bilans. Du côté des bons élèves, l’Allemagne présente un excédent insolent de plus de 227 milliards d’euros en 2019, suivie, loin derrière, par les Pays-Bas (65,9 milliards), l’Irlande (63,9) et l’Italie (52,9). À l’inverse, la France garde le déficit le plus élevé, de l’ordre de 73,1 milliards d’euros, et reste en queue de peloton derrière l’Espagne (-34,2), la Grèce (-21,7), le Portugal (-20,4) et la Roumanie (-17,6).

En décembre dernier, peu de temps avant la signature d’un accord de «phase 1» avec la Chine, le président américain avait estimé qu’il était temps de négocier «très sérieusement» un traité commercial avec Bruxelles. Pour l’heure, toutefois, les discussions patinent, malgré l’optimisme affiché par la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen. En cas d’échec des négociations, l’arme douanière a d’ores et déjà été brandie par Trump: «Il est plus difficile de négocier avec l’Union européenne qu’avec quiconque. Ils ont profité de notre pays pendant tant d’années»avait-il commenté lors d’un entretien accordé à Fox News. «Au final ce sera très simple parce que si nous ne pouvons pas faire un accord commercial (avec l’UE), nous devrons mettre une taxe de 25% sur leurs voitures», avait-il ensuite mis en garde. Une menace prise particulièrement au sérieux en Allemagne.

Darwinisme social : le dangereux retour ! (collectif chercheurs)

Darwinisme social : le dangereux retour ! (collectif chercheurs)

La politique de la science est de plus en plus conduite par la compétition « au détriment de la coopération », s’indigne un collectif de 16 chercheurs qui protestent dans une tribune au Monde contre les propos du patron du   CNRS qui préconise un retour du darwinisme social, un retour approuvé par Macron. Jamais depuis Alexis Carrel un intellectuel n’avait osé reprendre ces thèses eugénistes; Alexis Carrel avait une excuse en quelque sorte, il appartenait au parti français pro nazi et soutenait ses idées. Pour preuve cette citation de Carrel:

« En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l’augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s’est montré dangereux »

La référence au darwinisme social s’appuie peut-être sur une conviction mais découle aussi d’  une volonté assez lamentable de certaines élites de plaire au prince pour un maintien en poste voire une promotion. Bref une attitude de courtisan. Le darwinisme social est bien entendu une théorie particulièrement fumeuse dans le domaine de la recherche car  les champs et les compétences se complètent au lieu de se concurrencer et ont peu à voir avec les évolutions aléatoires. Lors de la cérémonie des 80 ans du CNRS en présence de Macron, le patron du CNRS, Antoine Petit, résumait ainsi l’idéologie qui sous-tend la future loi de programmation de la recherche, dont la présentation est prévue pour février 2020 : « Il faut une loi ambitieuse, inégalitaire – oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à l’échelle internationale, une loi qui mobilise les énergies. »

 

De son coté Macron a assuré  que les innombrables évaluations auxquelles sont soumis les chercheurs (annuelle, biennale, quinquennale, et lors de chaque publication et projet évalué par les pairs) pourraient diminuer à condition qu’elles permettent une « différenciation » et que les « mauvais » en « assument les conséquences ». Emmanuel Macron a également cité, parmi les « chantiers » de la future loi, la création, à côté des modes de travail statutaires de plus en plus rares, de « CDI de projets », nouvel oxymore désignant des contrats voués à durer le temps d’un projet. Une sorte d’ubérisation de la recherche qui pourrait faire école dans toute l’économie pour éliminer les « mauvais ».

« La dévalorisation des « mauvais » chercheurs fait ainsi écho à l’éloge des « plus performants » par le PDG du CNRS. Une « loi inégalitaire » ? Mesurons la charge : on propose ici de poser comme principe légal la négation d’un des piliers de notre devise républicaine. Mais, au-delà, un « darwinisme » dans la recherche, qu’est-ce à dire ?

En 1859, Charles Darwin a montré que les espèces biologiques descendent d’espèces antérieures, et sont soumises à la « sélection naturelle » : génération après génération, l’effet cumulé de la reproduction différentielle des individus les plus ajustés à leur environnement grâce à certains traits héritables entraîne la généralisation de ces propriétés dans la population. Pour Darwin, c’est dans la concurrence générée par la rareté des ressources que ces traits prouvent qu’ils sont adaptatifs, en entraînant un taux de reproduction plus élevé pour leur porteur. » répliquent les chercheurs.

 

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

« Le dangereux bourbier du Sahel» (Bruno Clément-Bollée)

Bruno Clément-Bollée, Ancien directeur de la coopération de sécurité et de défense au ministère des affaires étrangères plaide pour une autre implication des acteurs locaux dans le bourbier du Sahel (tribune le Monde)

 

 

« … Au Sahel, égrener les dramatiques événements qui s’enchaînent – à l’exemple de la toute dernière attaque du poste d’Indelimane, au Mali, au bilan humain effroyable –, et, parallèlement, constater le degré d’impuissance d’une communauté internationale pourtant massivement présente, est devenu, hélas, d’une désespérante banalité, tant ces malheurs sont aujourd’hui la triste réalité du quotidien sahélien.

Le constat est, il est vrai, sans appel. Sur le plan sécuritaire, la montée en force des djihadistes est une réalité qu’on ne peut plus nier. Aujourd’hui, ce sont eux qui, sur le terrain, ont l’initiative du moment, du lieu et de la forme des affrontements. Les forces nationales et internationales qui les combattent, pourtant en nombre, sont cantonnées dans une posture de réaction. Les communiqués officiels masquent mal la réalité d’une situation de terrain qui n’est plus maîtrisée. Or, perdre l’initiative est la pire chose qui soit pour une armée ; c’est le début du doute, qui s’insinue sournoisement dans les têtes.

Mais le pire est peut-être ailleurs. Le ras-le-bol des populations crève les yeux face au vide des Etats et à l’inefficacité de « l’action » internationale. Progressivement, l’incompréhension entre populations et dirigeants s’est installée. La décrédibilisation de la classe politique, jugée globalement irresponsable et corrompue, atteint des sommets. Conséquence : face à l’incurie d’un système sécuritaire censé les protéger, les communautés villageoises n’ont d’autres choix que de confier leur sort à des milices recrutées en leur sein, incontrôlées, surajoutant un problème à une situation déjà très compliquée.

 

Sur le sujet du Sahel, la France a de quoi s’inquiéter. L’opération « Barkhane » semble dans l’impasse. Sa discrétion, son silence même, étonnent. La superbe de 2013 a laissé place à une morosité surprenante. Le malaise tient surtout à la perception locale de sa présence. Aujourd’hui, chaque événement dramatique est l’occasion de conspuer « Barkhane », qu’elle soit liée ou non à l’affaire en cours. La force est taxée d’inefficacité, d’inutilité, voire, parfois, de complicité avec certains mouvements rebelles. A ce train, notre contingent ne sera-t-il pas obligé de quitter le théâtre un jour prochain sous une pression populaire, et non sécuritaire, simplement parce que l’idée même de sa présence au Sahel sera devenue insupportable ? » 

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol