Archive pour le Tag 'dangereuse'

Une politique de défense dangereuse (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense dangereuse  (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Trop d’engagements, trop peu de moyens, un manque de clarté des objectifs , ce qui caractérise la stratégie militaire en ce moment. On se souvient que le Général de Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macron suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état major par le Général Lecointre. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur à savoir que les moyens français sont  sous dimensionnés par rapport aux engagements et aux objectifs. Ce qui est en cause, c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée qui ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

 

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

Croissance Chine : sur une pente dangereuse

Croissance Chine : sur une  pente dangereuse

Réduction de la croissance des exports, net tassement des importations, production manufacturière dans le rouge autant d’indicateurs qui montrent que l’économie de la Chine s’inscrit sur une pente dangereuse. Cela fait quatre mois que l’activité manufacturière est dans le rouge en Chine. Même les statistiques officielles chinoises souvent bidouillées en témoignent. C’est évidemment le signe d’un très fort tassement des échanges internationaux mais aussi d’une croissance molle en Chine. En effet, la consommation intérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse de la croissance des exportations.

 

L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est contractée en août pour un quatrième mois consécutif, alors que les Etats-Unis ont accentué les pressions commerciales et que la demande intérieure demeure faible.  La faiblesse persistante du vaste secteur manufacturier pourrait inciter Pékin à déployer des mesures de soutien à l’économie supplémentaires, plus rapidement et avec plus d’agressivité, pour contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies.

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé à 49,5 en août après 49,7 le mois précédent, montrent les statistiques gouvernementales publiées samedi, demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction moins marquée, identique à celle constatée en juillet.

Ce nouveau déclin met en exergue l’impact néfaste des tensions commerciales avec les Etats-Unis et du ralentissement de la demande mondiale sur les exportateurs chinois.

Les exportations du géant asiatique, un des piliers de son économie, ont connu un repli sur un an le mois dernier (-1,0%). Elles avaient pourtant bien résisté en juillet (+3,3%). Dans le même temps, les importations chinoises ont poursuivi leur recul en août (-5,6% sur un an), à un rythme inchangé par rapport à juillet, dans un contexte de demande intérieure en berne. Au total, l’excédent commercial chinois a fondu en août à 34,83 milliards de dollars, contre 44,58 milliards le mois précédent. Avec les seuls Etats-Unis, l’excédent, suivi de près par le président américain Donald Trump, s’est légèrement réduit sur cette période à 26,95 milliards de dollars contre 27,97 milliards en juillet.

Les exportations à destination de l’Union européenne sont restées stables à 38,2 milliards de dollars.

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Certaines entreprises domiciliées en Chine sont nombreuses à songer à délocaliser leur production – ou à le faire – dans des pays à l’abri des surtaxes américaines, notamment au Vietnam. Pour faciliter l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises (les plus dynamiques en termes d’emploi) la Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé vendredi une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres.

BTP-permis de construire : baisse dangereuse

BTP-permis de construire : baisse dangereuse

On sait évidemment que l’évolution des permis de conduire de construire nourrit  la conjoncture du BTP de demain.  De ce point de vue, la baisse récente est inquiétante. Une baisse essentiellement nourrie par la diminution des projets de construction collective. L’avenir de la construction ne génère pas l’optimisme d’autant qu’en ce moment même les mises en chantier sur une pente nettement baissière, autour de 8 %. Peut-être faut-il voir là comme facteur explicatif les errements et  les hésitations du gouvernement dans son rapport au logement

Entre mai et juillet, 115.500 nouveaux logements ont été autorisés, soit un déclin de 4,1% par rapport à la même période de 2018. Les spécialistes évoquent l’annonce de la fin de certains effets d’aubaine avec la suppression prochaine de dispositifs comme le prêt à taux zéro (PTZ)…

Les permis de construire des logements ont repris leur recul, engagé depuis près de deux ans, en juillet en France après s’être stabilisés au second trimestre, tandis que les mises en chantier poursuivaient leur déclin, selon des chiffres officiels publiés mercredi.

Entre mai et juillet, 115.500 nouveaux logements ont été autorisés, soit un déclin de 4,1% par rapport à la même période de 2018, selon les chiffres mensuels du ministère de la Cohésion des Territoires, dont dépend le logement.

Du côté des mises en chantier, la construction de 99.200 logements a été entamée, soit un recul de 6,0% sur un an.

Ce recul des permis de construire marque, pour juillet, un retour à la tendance générale à la baisse observée depuis plus d’un an et demi. En effet, les permis s’étaient établis à un niveau stable, sur un an, entre avril et juin, soit le second trimestre.

Certains économistes avaient évoqué, à l’époque, un effet d’aubaine sur le marché des maisons, avant la suppression annoncée pour 2020 d’aides publiques comme le prêt à taux zéro, dans les zones les plus concernées.

De fait, pour la période mai-juillet, les permis de construire s’inscrivent toujours en hausse (+3,3%) pour les logements individuels « purs », soit le gros du marché des maisons, même s’ils reculent (-3,3%) pour leurs homologues « groupés », conçus au sein de programmes.

Pour les logements collectifs, c’est-à-dire les immeubles, le recul des permis, déjà sensible au second trimestre, s’accentue (-8,2%) pour la période mai-juillet, toujours sur un an.

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Donald Trump a critiqué à de nombreuses reprises le président de la Fed Jerome Powell, lui reprochant de ne pas faire assez pour accompagner les efforts déployés par son administration pour soutenir la croissance. La Fed “nous a laissés tomber”, a réagi Donald Trump mercredi. Le marché voulait un signal montrant qu’un “cycle de réduction des taux prolongé et énergique” était en cours, a-t-il ajouté.Un cycle “nous mettant au diapason de la Chine, de l’Union européenne et d’autres pays de par le monde”, a poursuivi Trump. “Au moins, il (Powell) met un terme à un durcissement quantitatif qui de toute façon n’aurait jamais dû avoir lieu”. Les traders du marché monétaire évaluent à 76% environ la probabilité que la Fed abaisse à nouveau les taux au terme de sa réunion des 17 et 18 septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Cette probabilité implicite était de 83% peu de temps après l’annonce de la baisse de taux.

Powell et d’autres banquiers de la Fed ont ménagé la chèvre et le chou ces dernières semaines, mettant en avant les risques liés aux tensions commerciales internationales, à une inflation faible et à une conjoncture mondiale morose, tout en rappelant néanmoins que les Etats-Unis étaient fondamentalement en bonne santé économique. La Fed considère ainsi que le marché du travail reste “vigoureux” et observe que les dépenses des ménages se sont accélérées. Mais elle dit aussi que l’investissement des entreprises est terne et que les mesures de compensation de l’inflation restent basses. La banque centrale estime que la baisse des taux intervenue aujourd’hui doit favoriser le retour de l’inflation vers l’objectif de 2% mais que les incertitudes entourant cette perspective restent bien présentes.

La Fed a enfin fait savoir qu’elle arrêterait de dégonfler ses avoirs obligataires de 3.600 milliards de dollars à partir du 1er août, soit deux mois avant la date prévue. En clair, la politique accommodante de la Fed n’est pas stoppée. Au contraire, elle ce développe et sera sans doute contagieuse. D’autres banques centrales devraient suivre à terme le même exemple. La planche à billets déjà entraînant la planche à billets des autres.

Marché financier italien : une communication contradictoire dangereuse

Marché financier italien : une communication contradictoire dangereuse

 

La peur n’évite pas le danger pourtant les  responsables politiques italiens  font preuve d’une grande fébrilité qui pourrait encourager la spéculation ; en cause ; les incertitudes budgétaires entretenues par cette curieuse alliance entre extrême droite et anarchos populistes. Autre incertitude celle qui consiste qui concerne les rapports avec la monnaie unique.  certains dans cette alliance se félicite de l’appartenance à l’euro tandis que d’autres la mettent en cause. Pas étonnant qu’on craigne les attaques du marché. Bien entendu, comme en Turquie,on désignr les forces étrangères comme éventuel responsable des attaques financières. Le véritable enjeu c’est de savoir si l’Italie veut nous demeurer dans la zone euro avec les contraintes que cela impose mais aussi ses avantages. S’ils devaient se confirmer que les forces reforment prennent le dessus en Italie à leur une crise financière pourraient être inévitable. “Je prévois une attaque en août”, dit Giancarlo Giorgetti, sous-secrétaire des services de la présidence du Conseil, et l’une des éminences grises de la Ligue, dans un entretien publié dimanche par Libero, ajoutant que les faibles volumes estivaux autorisent de telles attaques. “Si la tempête arrive, nous ouvrirons le parapluie. L’Italie est un grand pays qui a les moyens de réagir grâce, en particulier, à une grande épargne privée”, poursuit Giorgetti, considéré comme une force de modération au sein de la formation d’extrême-droite. Citant un rapport de la fédération bancaire Fabi, la presse italienne rapporte dimanche que l’épargne des ménages italiens totalise 4.400 milliards d’euros contre 2.200 milliards en 1998.

Les messages divergents émanant de divers ministres et membres de la coalition au pouvoir contribuent à désorienter l’investisseur et ne font qu’exacerber les craintes du marché quant au projet économique de Rome.

Alors que le ministre des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanese déclarait samedi, dans les colonnes du journal Foglio, que la chute de la livre turque soulignait combien il était important que l’Italie reste dans l’euro, Claudio Borghi, chef économiste de la Ligue et président de la commission budgétaire de la chambre des députés, déclarait lui que Moavero ne savait pas de quoi il parlait.“Il y a de quoi s’inquiéter de l’euro et non pas de célébrer sa stabilité présumée”, dit-il au quotidien La Verita, soulignant que le projet de la Banque centrale européenne (BCE) de mettre un terme à son programme d’assouplissement quantitatif pourrait se révéler très préjudiciable pour l’Italie. Pour Giorgetti, le gouvernement ne peut peut-être pas se permettre des erreurs de communication. “Mes collègues doivent comprendre que l’ancienne classe dirigeante en Italie et en Europe veut voir ce gouvernement tomber (…) l’UE redoute que nous réussissions en Italie car d’autres pays alors nous imiteraient”, explique-t-il. En vérité l’UE redoute encore davantage que l’Italie échoue. En effet gérer en m^me temps le Brexit et uen rupture de l’Italie serait difficilement gérable.

 

 

Loi « fake news » : inutile et dangereuse

Loi  « fake news » : inutile et dangereuse

 

  • La loi dite fake News a été rejetée par le Sénat. Une loi pour empêcher la diffusion de fausses nouvelles en période électorale, encore un texte inutile et dangereux. Inutile car il existe déjà un arsenal juridique pour sanctionner les auteurs de tels faits. Dangereux car toute la question est de savoir ce qui est faux et ce ne l’est pas. Ce qui est faux à un moment donné faute d’éléments de preuve peut se révéler vrai avec le temps et inversement. En outre la véracité en politique est un concept très approximatif. Exemple le financement de la campagne de Macron par les milieux économiques. Macron a bénéficié de ristourne jusqu’à 90% pour la location des salles de réunions de la campagne ; ristourne ou financement occulte ? On pourrait trouver des exemples concernant des partis non majoritaires.  Les députés français , eux avaient  propositions de loi (PPL) controversées relatives à la “manipulation de l’information” destinées à empêcher la diffusion artificielle de fausses nouvelles en période électorale. “L’objet n’est pas de sanctionner l’auteur mais d’endiguer la propagation” en période électorale, avait  déclaré la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, à propos de ce texte demandé par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse en janvier. Une déclaration quine change rien sur la complexifier à qualifier de faux ou de vraies une information. En outre dangereuse.  “Ce texte ne crée aucune interdiction nouvelle” mais il vise à “mieux faire respecter les règles existantes en les adaptant aux nouvelles réalités caractérisées par le poids croissant des réseaux sociaux, la viralité de l’information et le développement du sponsoring”, Si ce texte ne change rien pourquoi l’adopter ? Deuxièmement Macron largemenet soutenu par les milieux financiers  aurait intérêt à faire profil bas sur cette question.

La loi fake news : floue, dangereuse et inutile

La loi fake news : floue, dangereuse et inutile

 

 

 

La loi dite s’est fake news suscite actuellement la plus grande fusion. D’une manière générale, on la considère comme particulièrement floue, dangereuse et inutile. Floue parce qu’il est particulièrement impossible de caractériser ce qui est faux par rapport à ce qui serait vrai. La vérité en matière d’information politique notamment est souvent relative. En outre, le temps ce charge de réguler le concept de vérité. Un événement peut paraître faux à un moment donné peut ultérieurement devenir vrais et inversement. Le recours à la justice via le  juge des référés dans un délai de 48 heures paraît complètement irréaliste. Certaines informations en effet demandent des  vérifications approfondies qui exigent parfois des jours, des semaines voire des mois. Exemple le financement de certaines campagnes électorales par l’étranger. Cette loi est dangereuse car c’est un texte de circonstance qui s’appuie essentiellement sur la fausse information d’un compte de Macon à l’étranger. Or les dispositions législatives ne manquent pas pour lutter contre les choses information. Le dispositif a même été régulièrement complété. Une  loi de circonstance car  la loi ne s’appliquera qu’aux fausses informations qui sont  »de nature à altérer le scrutin », puisqu’elle ne concerne que les périodes électorales.  La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse apporte déjà des mesures pour contrôler ce qu’elle nomme les « fausses nouvelles ». L’article 27 condamne « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers ». La loi précise également que « porter atteinte à l’honneur ou à la considération » d’une personne relève de la diffamation.  Selon Basile Ader   le vice-bâtonnier de Paris, « on a une loi très ancienne qui a été régulièrement corrigée, on y a ajouté des incriminations. Elle fait ses preuves. » Et de conclure, cinglant : « C’est pour moi, vraiment, une loi de circonstance. (…) Au mieux, c’est une loi inutile. »

Fécondité en France : baisse dangereuse

Fécondité en France : baisse dangereuse  

 

Le taux de natalité est satisfaisant au regard d’autres pays comparables économiquement  mais de plus en plus insuffisant pour simplement remplacer la population. D’où un déséquilibre qui posera des problèmes économiques, sociaux et financiers (financement de la sante ou des retraites par exemple).  Le seuil de renouvellement (ou de remplacement) des générations, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour que chaque génération en engendre une suivante de même effectif, est au minimum de 2,05 enfants par femme, Un pays dont le taux de fécondité se maintient durablement en dessous de ce seuil verra sa population diminuer (en l’absence d’immigration).

 

L’indice de fécondité varie beaucoup selon les différentes régions du monde :

Région

Taux de fécondité
(2017)

Taux de fécondité
(2007)

Afrique subsaharienne

5,0

5,5

Afrique

4,6

5,0

Afrique du Nord

3,3

3,1

Asie de l’Ouest

2,8

3,4

Asie centrale

2,8

3,0

Moyenne mondiale

2,5

2,7

Asie du Sud

2,4

3,0

Asie du Sud-Est

2,3

2,5

Océanie

2,3

2,1

Asie

2,2

2,4

Amérique latine

2,1

2,5

Amérique

2,0

2,3

Amérique du Nord

1,8

2,0

Asie de l’Est

1,8

1,6

Europe

1,6

1,5

 

Selon des chiffres publiés par l’Office européen des statistiques Eurostat. Il y a « de fortes chances que cette baisse continue dans les prochaines années », a estimé jeudi 29 mars sur franceinfo Laurent Chalard, géographe et membre du think-tank European centre for international affairs. Il a rappelé qu’on avait atteint « un pic » en 2010, « le plus haut niveau depuis la fin du baby-boom dans les années 1970″. Cette baisse est « problématique », selon le géographe, car  »cela crée des déséquilibres dans la pyramide des âges » et,  »pour un État, ce n’est jamais bien bon ».

Catalogne : l’humiliation que veut infliger Madrid est particulièrement dangereuse

Catalogne : l’humiliation que veut infliger Madrid est particulièrement dangereuse

S’il est clair que la perspective d’indépendance de la Catalogne paraît assez illusoire et que les indépendantistes se sont engagés dans une voie sans issue, par contre l’humiliation que veut imposer Madrid au gouvernement régional de Catalogne paraît particulièrement irresponsable. Pourquoi en effet suspendre l’autonomie de la Catalogne, éliminer maintenant les responsables régionaux alors que le principe d’une élection est décidé. Seule cette élections permettra de mesurer le poids réel des indépendantistes aujourd’hui minoritaires (autour de 40 %) mais dans le poids  pourrait augmenter avec les mesures répressives inutiles du gouvernement espagnol. On chercherait l’incident qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Le problème c’est que la situation risque leurs d’être ingérable. De ce point de vue,  l’appel du ministre espagnol des affaires étrangères paraît particulièrement inconséquent. En effet, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a invité dimanche les Catalans à accepter l‘autorité de Madrid et à ignorer les instructions des dirigeants indépendantistes de la région. Derrière cette affaire il faut bien voir que le parti du Premier ministre espagnol cherche à se reconstruire une virginité et se sert aussi de la catalogne pour étouffer les affaires de corruption. Notamment une affaire de marchés publics truqués implique de nombreux élus locaux dont l’ex-secrétaire général du PP à Madrid, Francisco Granados. L’« opération Punica » a conduit à l’interpellation d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles nombre de responsables du PP, à Madrid et dans plusieurs mairies et régions autonomes. Ils auraient perçu des pots-de-vin en échange de l’attribution de contrats d’une valeur d’environ 250 millions d’euros. Des scandales à répétition qui ont nettement affaibli le parti en place mais aussi les socialistes également impliqué. D’après les derniers sondages, Podemos (« Nous pouvons »), une formation politique de la gauche radicale issue du mouvement des indignados (« les indignés »), se situerait désormais en tête des intentions de vote. Selon l’institut Metroscopia, la jeune formation recueillerait 27,7 % des voix, presque 14 points de plus qu’il y a un mois, face au PSOE (26,2 %) et au PP, qui s’effondrerait avec seulement 20,7 %. Dès lors on comprend mieux l’acharnement de Madrid contre les dirigeants catalans. Un acharnement incompréhensible sans cela car il est clair que les gens indépendantistes sont maintenant tellement acculés qu’ils ne peuvent qu’accepter les sélections. Inutile donc de prendre des mesures répressives pour les humilier davantage. .

« Trump : une politique économique stupide et dangereuse »

« Trump : une politique économique stupide et dangereuse »

Deirdre McCloskey, économiste américaine,  dans une interview à  La Tribune justifie  sa critique du réductionnisme économique et considère par ailleurs que Trump mène le pays vers la catastrophe économique.

 

Dans votre livre, vous exposez les « péchés » des économistes. Quels sont-ils ?

DEIRDRE McCLOSKEY - Le problème avec les économistes est qu’ils sont très fermés et trop techniques. Dans mon livre, j’essaie d’élargir l’économie aux sciences humaines : la littérature, la philosophie, le théâtre… à l’ensemble de la culture. C’est ce que j’appelle les « humanomics » consistant à tenir compte de l’ensemble de la culture pour parler d’économie. Il s’agit d’une question de méthodologie qui est très utile pour comprendre comment nous vivons.

Rejetez-vous l’approche de l’économie par les mathématiques ?

Quand j’étais jeune j’étais marxiste, puis je suis devenue keynésienne, en fait, j’ai été tout ce qu’on peut être! Je ne suis pas contre les modèles mathématiques que j’ai étudiés et utilisés. Le problème n’est pas là, mais dans la résistance des économistes à prendre en compte la culture, à ne pas considérer le contexte global dans lequel les êtres humains vivent. Dans mon livre, je parle du sacré et du profane. L’être humain possède ces deux faces. Il y a les éléments relevant du sacré : la famille, la nation, dieu… et ceux du profane : louer un appartement, boire du thé… Certains pensent qu’il est simple d’appliquer les mathématiques au profane. L’économiste Gary Becker tentait d’ailleurs d’expliquer que tout relève du profane, que tout n’est qu’une question de prix, de revenu… Sa théorie n’intégrait pas cette dimension du sacré. C’est une erreur non seulement scientifique mais également éthique. Je peux d’autant plus le dire que moi-même j’y ai cru.

Au moment où l’on parle désormais de « faits alternatifs » – comme l’a fait la conseillère de Donald Trump après la polémique créée sur l’importance de la foule qui a assisté à l’investiture du nouveau président -, pensez-vous que la manière dont les économistes produisent des faits, des statistiques est contestable ?

Les faits sont les faits. Et je leur prête un intérêt particulier. Sur ce point, je pense que la foule était moindre à l’investiture de Donald Trump qu’à la première de Barack Obama, et même la seconde. Donald Trump est un homme terriblement dangereux et fou. En revanche, je ne pense pas que l’on puisse prouver quoi que ce soit avec des statistiques. Ce qui compte c’est le point de vue. Par exemple, je trouve que l’obsession de l’égalité qui parcourt le livre de Thomas Piketty, « Le Capital au XXIe siècle », est particulièrement contre-productive. Le coefficient de Gini [mesure de la distribution des revenus, ndlr] est un fait, on peut le calculer, mais ce n’est pas un fait important. Ce qui l’est en revanche, c’est la condition de la classe ouvrière, et ça n’a rien à voir avec le coefficient de Gini.

 

À l’heure de la post-vérité, la bataille porterait davantage sur le plan culturel ?

Je pense que c’est vrai. Ce que nous devons faire par dessus tout est de nous battre pour le libéralisme. C’est l’idée que la liberté est fondamentale et que le gouvernement ne doit pas interférer. Protéger les emplois est une mauvaise idée, car cela crée du chômage et pèse sur la croissance économique. Je suis sûre que l’administration Trump va nous conduire à une récession. Après huit années de croissance, soit l’une des plus grandes périodes d’expansion dans l’histoire de l’Amérique, il est plus que probable qu’il y aura une récession dans les quatre années à venir. Nous verrons à ce moment-là comment réagit l’administration Trump.

Ses choix politiques vont-ils aggraver la situation?

Pas nécessairement, mais il sera blâmé par ses électeurs à cause de la récession. Ceux de Pennsylvanie vont perdre leurs emplois et vont se dire:  »J’ai voté pour Trump pour sauver mon emploi et voilà ce que ça a donné ». C’est une façon naïve de voir les choses, mais ça se passera probablement ainsi.

Existe-t-il une mesure du programme de Donald Trump que vous jugez utile ?

Oui, la baisse de l’impôt sur les sociétés. Le problème de cet impôt est que personne ne sait qui le paie. Est-ce les employés, les actionnaires, les clients ? Une société n’est pas une personne, c’est une entreprise. Cela fait 60 ans qu’on en débat et aucun économiste n’est capable de dire précisément qui le paie. Il n’y a pas de consensus. Les Etats-Unis ont le niveau d’impôt sur les sociétés le plus fort du monde, 35%, c’est ridicule. Mis à part ça, la plupart des mesures que Donald Trump propose sont stupides, en particulier en ce qui concerne le commerce international.

Agroalimentaire : une guerre des prix dangereuse ? (Valls)

Agroalimentaire : une guerre des prix dangereuse ?  (Valls)

 

Certes la guerre des prix est dangereuse pour les producteurs en particulier mais pour autant elle participe de la réforme structurelle de nos réseaux de distribution. En outre avec la politique d’austérité et le blocage des salaires, le peu d’inflation redonne du pouvoir de consommation aux ménages. Par ailleurs une baisse des prix redonne un peu de compétitivité par rapport aux producteurs étrangers. Les choses ne sont donc pas aussi simple que ce que pense Valls qui hurle avec les loups au salon de l’industrie alimentaire. « Il y a actuellement un risque de spirale perdant-perdant-perdant », a dit le Premier ministre, selon qui les industriels, les consommateurs et les grandes surfaces sortiraient perdants d’une guerre des prix et d’une déchirure du « tissu économique. »   »Ce risque (…) menace l’activité économique, il menace aussi l’emploi », a dit le chef du gouvernement. Le rythme annuel de l’inflation en France est tombé en septembre à 0,3%, soit son plus bas niveau depuis cinq ans, une évolution particulièrement sensible dans l’agroalimentaire. « La guerre des prix, c’est l’enfer, ce n’est plus possible, il faut que l’on sorte par le haut de tout cela », a estimé de son côté le président du Sial, Jean-Philippe Girard. Face à des consommateurs inquiets des perspectives d’emploi, les grandes surfaces tentent de contenir le plus possible les prix afin de protéger leurs parts de marchés.  Des industriels et des agriculteurs les accusent d’exiger des rabais pour répercuter à leur profit les baisses de charges accordées par le gouvernement via le pacte de responsabilité.

BCE : l’inflation dans la zone dangereuse

BCE : l’inflation dans la zone dangereuse  

Une faible inflation, une croissance atone pourrait contraindre la BCE à bouger enfin pour éviter le danger de la déflation. D’autant que l’inflation a fléchi contre toute attente ce mois-ci en Allemagne, une incitation de plus pour la Banque centrale européenne (BCE) à couper court à toute dérive déflationniste dans la zone euro. L’inflation IPCH, soit harmonisée aux normes européennes, a été de 0,3% sur le mois et de 0,9% annuellement au lieu d’un consensus donnant respectivement +0,4% et +1,0%.  En Espagne, l’inflation – également publiée vendredi – a fléchi en mars à un rythme sans précédent depuis près de quatre ans et demi. Les deux statistiques laissent penser que l’inflation de l’ensemble de la zone euro, attendue lundi, risque de tomber en deçà du consensus Reuters qui la donne seulement à 0,6%, alors que l’objectif de la BCE en la matière est d’un petit peu moins de 2,0%. L’inflation annuelle de la zone euro est depuis cinq mois dans la « zone dangereuse » – selon les propres termes du président de la BCE Mario Draghi – située en deçà de 1%. La BCE s’attend toutefois à la voir remonter dans les années à venir. « Même si on a une inflation annuelle de la zone euro de 0,6% annoncée lundi il ne faut pas en déduire que ce sera le déclencheur d’une baisse des taux dès la semaine prochaine », commente Frederik Ducrozet, économiste de Crédit Agricole CIB. Pour l’instant, le risque de déflation est limité, estime la BCE, qui surveille toutefois plus attentivement le taux de change de l’euro et ses répercussions sur l’évolution des prix. Si l’euro se renforce encore contre le dollar, cela réduit l’inflation importée, ce qui par contrecoup risque d’affaiblir encore l’inflation locale

 




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