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Le danger de la dérégulation financière de Trump : une nouvelle crise financière

Le danger de la dérégulation financière de Trump : une nouvelle crise financière

À juste titre, Mario Draghi, président de la BCE dénonce le projet de dérégulation financière du nouveau président des États-Unis. « L’idée de retrouver les conditions qui étaient en place avant la crise est préoccupante », a-t-il dit, soulignant le rôle positif joué selon lui par l’environnement prudentiel créé depuis la crise financière de 2008. Par  décret, le président américain met la pression sur Janet Yellen, l’homologue de Mario Draghi à la tête de la Réserve fédérale américaine, priée de prendre ses distances avec les efforts internationaux en matière de réglementation. Pour Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank, assouplir la régulation bancaire serait une « grave erreur » qui augmenterait le risque d’une nouvelle crise financière. « C’est pourquoi je considère d’un oeil critique l’éventuel relâchement de la régulation aux Etats-Unis qui est en cours de discussion », a dit le banquier central allemand qui siège par ailleurs au comité de Bâle chargé de définir les règles prudentielles.  Les financiers de Wall Street se réjouissent de cette orientation qui pourrait produire à court terme des effets bénéfiques sur la rentabilité de l’activité mais qui pourrait mettre en danger à plus long terme l’ensemble du système. Dans un communiqué, la sénatrice Elizabeth Warren, du Parti démocrate qui avait fortement milité pour que la loi Dodd-Frank crée le CFPB, une agence fédérale de protection des consommateurs dans le domaine de la finance, a accusé Trump d’avoir cédé à Wall Street. « Les banquiers et les lobbyistes de Wall Street dont la cupidité et l’inconscience ont failli détruire notre pays doivent trinquer au champagne, mais le peuple américain n’a pas oublié la crise financière de 2008 et il n’oubliera pas ce qui s’est produit aujourd’hui », écrit-elle. De toute manière le décret de trame ne change rien dans l’immédiat car seul le congrès pourra décider d’une nouvelle régulation.  L’ordre exécutif signé par le nouveau président américain donne 120 jours au secrétaire au Trésor pour préparer ses recommandations en vue d’une réforme, a-t-on appris de source proche de la présidence. Même si ce nouvel « executive order » comporte peu de détails précis, il a été salué par les marchés financiers. « C’est du tout bon pour le marché financier parce que cette réglementation a provoqué une forte hausse des charges des grandes banques et sociétés de courtage », a commenté Robert Pavlik, de la firme Boston Private Wealth. Promulguée en 2010 par Barack Obama dans la foulée de la crise financière, la loi Dodd-Frank qui encadre le secteur bancaire a notamment relevé les exigences en fonds propres des banques et mis en place des tests de résistance annuels. Donald Trump avait exprimé son intention de « démanteler » un texte qu’il juge pénalisant pour l’économie, lui reprochant de restreindre la capacité des banques à faire crédit aux entreprises et aux ménages, et de la remplacer par une législation soutenant la croissance. Charles Evans, le président de la Réserve fédérale de Chicago, a pris la défense de ces régulations, estimant lors d’un déplacement à Olympia Fields, dans l’Illinois, qu’elles avaient « largement contribué » à la stabilisation du secteur financier. L’ancien élu démocrate Barney Frank, co-auteur de la loi de 2010, a rappelé que Trump « ne peut pas apporter de changement de fond à la loi de réforme financière sans le Congrès ». « La formulation de ce décret n’y fait rien. Il demande seulement au secrétaire au Trésor de leur donner quelque chose à lire. Mais le ton vise à affaiblir cette loi », a-t-il dit à Reuters. Le risque évidemment c’est de recréer les conditions d’une crise du type de celle de 2008.

 

Immobilier : le danger de la révision des valeurs locatives

Immobilier : le danger de la révision des valeurs locatives

 

La révision des valeurs locatives est entrée en application pour les locaux à usage commerciaux. Devrait suivre la révision des valeurs locatives des biens immobiliers des particuliers. 33 millions de biens  sont concernés. Or on sait que la fiscalité locale constitue l’impôt direct le plus important pour nombre de couches moyennes et populaires. En moyenne la taxe foncière actuelle représente 1000 € et la taxe d’habitation autant. Mais il y a beaucoup de dispersion  autour de cette moyenne. Certains propriétaires et certains locataires payent plusieurs milliers d’euros dans les grands centres urbains pour chacune de ces taxes. Pour les professionnels dans la majoration entre en vigueur en 2017 l’objectif est d’augmenter la fiscalité de 50 % d’ici 2027. Il faudra donc s’attendre à une augmentation du même ordre pour les particuliers à partir de 2000 18 août 2019. L’objectif est clair : compenser la baisse des dotations de l’État par une sur fiscalité locale. Nul doute qu’il y aura conjonction des volontés fiscaliste sur ce point et du gouvernement et des collectivités locales. . Annoncée dès 2009 et reportée à trois reprises, la réforme des valeurs locatives cadastrales entre en vigueur cette année, mais pas pour tout le monde. Ces valeurs, qui servent de base au calcul de la taxe foncière et de la taxe d’habitation, restent aujourd’hui définies selon des règles datant de 1970 et ne prennent plus suffisamment en compte la réalité du marché immobilier. Actuellement le centre des finances publiques détermine la valeur d’une propriété, qui correspond aux loyers théoriques applicables que percevrait le propriétaire sur un an s’il mettait son bien en location dans des conditions normales. Ainsi, chaque logement se voit attribuer une valeur locative et cela sert de base ensuite au calcul de la taxe d’habitation pour les locataires et au calcul de la taxe foncière pour les propriétaires. Reconsidère que ces valeurs locatives sont très sous-estimées en raison de leurs critères de confort d’aujourd’hui et de leur localisation géographique. Point du coup taxe foncière et taxe d’habitation sont susceptibles d’augmenter de manière notoire dans les prochaines années. L’objectif de cette réforme serait  de rétablir davantage d’équité. Mais pour l’heure, seuls les propriétaires des locaux commerciaux sont concernés. Les habitants, eux, attendront encore un peu avant de voir leurs impôts locaux refléter davantage le standing du logement qu’ils occupent. Cette révision – qui devrait rapporter quelque 70 milliards d’euros de recettes fiscales à l’État – va en tout cas se traduire dès cette année par une hausse des taxes pour 85% des locaux professionnels. Ainsi, les commerçants dont les boutiques sont implantées dans un centre commercial ou une galerie marchande verront leur taxe foncière progresser chaque année pendant dix ans de 47% en moyenne d’ici à 2026, rappelle le quotidien d’information en ligne Localtis.info consacré aux collectivités territoriales (Caisse des Dépôts). Plus curieux, les maisons de retraite subiront une hausse de 37% en moyenne, les déchetteries et les parkings de 35% et les crèches et centres médicaux de 25%. Des augmentations qui devraient être répercutées par les gestionnaires et propriétaires de ces biens immobiliers dans les factures des clients, des résidents et des patients.

Andrew Wyckoff : « Le numérique, pas un danger si on anticipe »

Andrew Wyckoff :  »Le numérique, pas un danger si on anticipe »

Andrew Wyckoff,  directeur de la science, de la technologie et de l’innovation de l’OCDE décode les enjeux du numérique et milite pour une anticipation de ses conséquences dans  uen interview au JDD.

 

Avec l’émergence de plateformes comme Uber, le mot « uberisation » s’est imposé. Est-il le symptôme d’un mouvement de fond?
Uber comme d’autres plateformes reflète la logique propre à Internet. Mais il n’est que la pointe émergée de l’iceberg numérique. Quand le téléphone était le réseau de communication dominant, toute l’intelligence était centralisée dans le système. Avec l’Internet et l’arrivée des smartphones, toute l’intelligence est dans l’appareil sur lequel on pianote. Cette intelligence décentralisée est ce qui donne à des plateformes comme Uber un pouvoir économique. Celui de rapprocher les clients des chauffeurs et de remplacer les intermédiaires traditionnels. Ces désintermédiations et réintermédiations  par le biais des plateformes font surgir de nouveaux acteurs. Le meilleur exemple est Google et son système d’exploitation mobile, Android. Grâce à lui, vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à votre mobile de vous trouver un café à 50 m.

 

 

L’emprise du numérique alimente tous les fantasmes. Que doit-on craindre?
Les données et leur traitement sont un déterminant économique clé. Le problème est qu’elles sont souvent mal comprises. Beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’informations personnelles, comme celles partagées sur Facebook ou les éléments de géolocalisation communiqués par le smartphone. Les données personnelles devraient être traitées avec soin et la protection de la vie privée devrait être renforcée. Mais de plus en plus de données ne sont pas d’ordre personnel. Ce sont des informations sur les performances d’un avion ou une chaîne d’approvisionnement. Elles sont essentielles pour le bon fonctionnement d’une économie moderne et méritent d’être traitées autrement. Il faut dépasser les peurs et définir des politiques publiques différenciées.

A-t-on raison de redouter l’émergence d’un chômage technologique de masse?
Le sujet est anxiogène. Mes collègues qui travaillent sur le futur de l’emploi sont loin d’être alarmistes. Quand les distributeurs automatiques de billets sont apparus dans les banques, on a entendu que les guichetiers allaient disparaître. Cela ne s’est pas produit. Aujourd’hui, un radiologue a peut-être plus de souci à se faire qu’un technicien d’usine. Ce qui risque de disparaître ce sont les tâches répétitives et automatisables. Beaucoup de tâches et de compétences vont être supprimées mais d’autres vont apparaître. Pour gérer cette mutation, il faut que les politiques publiques fassent preuve de vision, anticipent.

 

Tous les secteurs économiques vont-ils muter?
Dans beaucoup de secteurs, des pure players numériques commencent à se confronter aux acteurs en place et suscitent des conflits. C’est là-dessus que les gouvernements vont devoir travailler en ajustant leur système de normes. Tout n’est pas négatif dans les plateformes. Elles font baisser les prix, créent des emplois, introduisent de la gratuité, désenclavent des populations isolées.

 

La numérisation peut-elle resserrer l’écart entre les pays matures et émergents?
La technologie défie pas mal de traditions et coutumes dans les pays émergents. Elle a aussi permis aux Africains, par exemple, de faire un bond en avant de plusieurs décennies pour communiquer et effectuer des paiements routiniers en l’absence d’infrastructures bancaires et ce grâce à un smartphone. L’Inde est en train de créer un système d’identification numérique pour sa population.

Quels seront les indicateurs de l’économie de demain?
On va regarder le nombre d’objets connectés rapporté au nombre d’habitants d’un pays, la part de la fibre dans les infrastructures, la part des habitants digitalisés sur une population donnée et leurs compétences.

 

Quelles réformes doit-on mettre en œuvre pour affronter cette transformation?
Les États doivent réfléchir à de nouvelles régulations sur le marché du travail et des compétences, revoir leurs dispositifs en matière de concurrence et de protection des consommateurs, fixer des normes sur le droit de propriété des entreprises et leur fiscalité. Les firmes numériques fonctionnent en réseau et croissent de façon exponentielle grâce à lui. Il faut des lois pour garantir l’inclusion digitale des populations les plus fragiles. Dernier élément, les gouvernements doivent évaluer l’efficacité de leurs politiques publiques en utilisant des outils numériques et en créant à leur tour des plateformes pour diffuser leurs services.

 

Les politiques français sont-ils aptes à faire face à ces enjeux?
Tous les politiques ont tendance à se caler sur des cycles électoraux peu propices à une planification de long terme. Mais beaucoup de dirigeants politiques se sentent concernés. En Suède et en Nouvelle-Zélande, l’attention des administrations à ces sujets est incroyable. Tous les gouvernements vont avoir besoin de geeks pour les aider à piloter cette transformation. En France, il y a eu quelques ministres geeks comme Emmanuel Macron ou Axelle Lemaire. De manière générale, je suis impressionné par la qualité des fonctionnaires de la haute administration.

 

Pensez-vous que les Gafa* sont en train de coloniser l’Union européenne et le monde?
Grâce à leurs réseaux, ils sont devenus de vraies puissances économiques. S’ils sont tous américains, ce n’est pas un hasard. Ils bénéficient d’un marché de 330 millions de consommateurs ouverts à l’innovation. L’Europe aurait tout à gagner à créer un marché numérique unique. D’autant que d’autres pays mettent les bouchées doubles comme la Chine, avec des géants tels Tencent, Baidu ou Alibaba.

Acronyme (Google, Apple, Facebook, Amazon) désignant les géants du Web.

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

 

 

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Le propos de François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS est sans doute excessif mais l’analyse des finances d’EDF parait quand même pertinente. Témoins l’action qui  valait 32 € en 2005 et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la prolongation de la durée de vie des centrales  pour un de  coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. , la dette de 40 milliards, les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Sans parler des coûts de démantèlement.  

 

« On a accumulé les dettes et (on) a devant nous un mur d’investissements (…) à 100 milliards d’euros, si l’on veut prolonger les centrales nucléaires. Donc moi je propose au contraire que ces 100 milliards d’euros, on les investisse dans le développement des énergies renouvelables », a expliqué le député de Loire-Atlantique, qui vise dans son programme d’arriver à 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2050.   Il faut donc dire aux salariés d’EDF, oui on va fermer les centrales, on ne va pas vous mentir, on va le faire ensemble, vous serez tous reconvertis, vous serez tous gardés au sein de l’entreprise EDF », a-t-il ajouté.  Selon François de Rugy, « c’est d’ailleurs en faisant ce virage qu’on sauvera EDF, sans quoi (l’entreprise) risque de mourir à cause des boulets financiers qu’elle a aux pieds à cause du nucléaire ».       François de Rugy a aussi estimé que la fermeture de la centrale de Fessenheim, une promesse de campagne de François Hollande, était « tout à fait possible » d’ici la fin du quinquennat. « Il est encore temps de le faire avant la fin du mandat », a-t-il déclaré.

Le piratage de Yahoo : le danger qui menace

Le piratage de Yahoo :le danger qui menace

 

Le piratage massif des données détenues par Yahoo illustre la fragilité des données informatisées. Sans doute ce piratage est-il motivé par des considérations commerciales puisque les noms, adresses et numéros de téléphones sont concernés. (Au dire de Yahoo les numéros de cartes bancaires n’o nt pas été affectés mais cela reste à vérifier). Au delà de préoccupations commerciales,  d’autres motivations  pourraient apporter de graves préjudices, le piratage terroriste ou géopolitique. On a vu récemment par exemple que Moscou était intervenu pour pirater des sites américains pour favoriser l’élection de Trump. Des données sensibles pourraient être visées et des systèmes entiers pourraient même être mis en danger. Se pose évidemment la question de la sécurité et de la confidentialité d’informations stratégiques et ou personnelles. Autre exemple celui des centrales nucléaires dont la sécurité informatique ne semble pas totalement assurée. Le phénomène de la numérisation de toutes les données est sans doute irréversible pour autant cela appelle d’une part une régulation plus sévère par les Pouvoirs publics avec notamment  l’exigence de pare feux  pour éviter des catastrophe techniques, économiques, sociales ou encore géopolitiques.  Le groupe américain a donc annoncé, mercredi 14 décembre, avoir été victime d’une cyberattaque en août 2013 ayant frappé « plus d’un milliard » d’utilisateurs et qui vient s’ajouter à un précédent piratage de 500 millions de ses comptes« Yahoo pense qu’une tierce partie non autorisée a volé, en août 2013, des données liées à plus d’un milliard de comptes d’utilisateurs », écrit le groupe pionnier d’internet dans un communiqué. Les noms, numéros de téléphone ou dates de naissance des clients de Yahoo ont pu être dérobés par les pirates même si Yahoo affirme que les informations relatives à leurs cartes de crédit ou à leurs comptes bancaires n’ont pas été affectées. Selon le groupe qui traverse de grandes difficultés financières, ce nouvel incident est « probablement » distinct de la vaste cyberattaque révélée fin septembre.

 

Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Ce pourrait bien être la prochaine révolution dans l’e-commerce avec la venue d’Amazon à Paris pour les produits alimentaires. Un sondage de Toluna pour LSA montre que les consommateurs  déjà très enthousiastes à l’annonce de ce nouveau service. Selon cette étude, 26% des Franciliens se déclarent intéressés par le nouveau service Amazon Prime Now, dont 6,6% très intéressés. Si on resserre à la capitale et à la petite couronne, cette proportion monte même à 30,4% (dont 7,6% de très intéressés). Si ces mêmes consommateurs venaient à avoir une utilisation régulière d’Amazon Prime Now, l’américain pourrait effectivement faire très mal aux commerces de la capitale.   Et c’est le service « gratuit » qui intéresse particulièrement les Franciliens. Amazon Prime Now se décline en effet en deux formules: une livraison en moins d’une heure moyennant des frais de 5,90 euros. Une autre en deux heures sans supplément. Pour rappel, pour y accéder, les clients devront disposer d’un compte Amazon Premium à 49 euros par an. C’est donc la livraison en deux heures qui prédomine. 29,4% des habitants d’Ile-de-France interrogés veulent tester cette formule contre seulement 1,5% pour la version payante.  Quels sont les produits qui intéressent particulièrement ces consommateurs? Principalement des articles de grande consommation standardisés comme les boissons (52,7%), l’épicerie (43,7%), l’entretien (43%) et l’hygiène-beauté (40,4%). L’appétit est moindre pour les produits frais comme les légumes (36,7%), la viande (29%) et le poisson (23,5%) ou même les surgelés (37,4%). Les consommateurs préfèrent en général choisir eux-mêmes leurs produits frais (les fruits et légumes notamment) et n’ont peut-être qu’une confiance limitée dans le service de livraison d’Amazon (respect de la chaîne du froid, etc.).

Europe : la démocratie en danger ?

Europe : la démocratie en danger ?

 

 

La montée de différentes formes de nationalisme et des extrémismes radicaux fait craindre aux Conseil de l’Europe un affaiblissement de la démocratie. Depuis trois ans que l’organisation paneuropéenne publie cet état des lieux de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, ses principes fondateurs, c’est la troisième fois qu’elle constate une détérioration de la situation au sein des 47 Etats membres « L’Europe est dans une situation très dangereuse », a affirmé son secrétaire général, Thorbjorn Jagland, lors d’une conférence de presse à Strasbourg « Nous sommes confrontés à plusieurs crises simultanées, celle des réfugiés, le terrorisme, l’extrémisme, en même temps qu’à plusieurs conflits militaires sur le continent, tout ceci faisant monter les forces politiques les plus extrêmes dans de nombreux pays », a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre norvégien s’inquiète, dans ce contexte, du développement d’un « nationalisme législatif » par lequel les Etats s’affranchissent des conventions européennes et des règles de droit. Le rapport évoque à ce chapitre tant des pays d’Europe de l’Est comme la Russie, la Pologne et la Hongrie sur des questions constitutionnelles ou de droits de l’homme que d’autres, en Europe du Nord, qui tentent, par la modification des lois, de juguler le flot des réfugiés.  Clé de voûte de toute société démocratique, l’indépendance de la justice n’est jugée satisfaisante par les organes de surveillance du Conseil de l’Europe que dans 27 Etats sur 47, et l’indépendance des médias, dans 14 Etats sur 32 (la situation n’a pas pu être évaluée dans les quinze autres). Dans treize pays sur 44, la sécurité physique ou juridique des journalistes n’est pas garantie. C’est le cas notamment en Turquie et en Azerbaïdjan, cités dans le rapport,

(Reuters)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

Personne ne peut nier la très forte percée électorale du front national lors de toutes les élections. Cependant à l’occasion des régionales, le Front National a démontré son incapacité à dépasser un certain seuil pour emporter les élections. L’exemple le plus significatif étant celui du Nord où au premier tour Marine Le Pen a fait un score exceptionnel qui normalement la mettait en position de devenir présidente de la région et qui finalement s’est nettement fait battre au second tour. En cause la défiance que suscite ce parti qui certes a réussi en partie sa  diabolisations mais semble avoir atteint ses limites. En clair par exemple Marine Le Pen pourrait faire un score très satisfaisant au premier tour des élections présidentielles de 2017, il est même fort possible qu’elle se qualifie pour le second tour. Mais il est vraisemblable qu’elle n’aura aucune chance de l’emporter et qu’elle sera nettement battue autant face à un candidat de droite que le gauche. Parmi les facteurs explicatifs des limites électorales du front national  une image particulièrement anxiogène aussi bien concernant les questions sociétales que les questions économiques. Sur le plan économique, les propositions du Front National par ailleurs très contradictoire mèneraient tout droit à la faillite du pays (croissance, chômage, déficit) ;  sur le plan sociétal le Front national fait peur et la tonalité toujours agressive et provocatrice de Marine Le Pen n’y est pas pour rien. Cinquante-six pour cent des Français (+2) considèrent que le Front national représente « un danger pour la démocratie », un niveau de défiance inédit depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti (2011), selon le baromètre annuel TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+ diffusé vendredi. « Un coup d’arrêt semble porté au phénomène de ‘dédiabolisation’ du FN », malgré des scores électoraux en hausse, relève l’institut. Les personnes interrogées estiment a contrario à 38% (inchangé par rapport à février 2015) que le FN n’est pas un danger pour la démocratie, six pour cent ne se prononcent pas. L’image de Marine Le Pen se détériore aussi par rapport à 2015 : seuls 28% des Français (-6 par rapport à février 2015) jugent que la dirigeante d’extrême droite est « honnête » et « inspire confiance », contre 62% (+5) qui pensent le contraire. Dix pour cent ne se prononcent pas. En outre, 67% (-2) des personnes interrogées considèrent qu’elle n’est pas capable de prendre des décisions, 59% (inchangé) qu’elle n’est ni sympathique ni chaleureuse, 66% qu’elle ne ferait pas une bonne présidente de la République. Vingt-trois pour cent (-6) souhaitent lui voir jouer un rôle dans les mois ou les années à venir. Soixante-trois pour cent (+1) des Français se disent en désaccord avec les idées du FN, 31% en accord. Six pour cent n’expriment pas d’opinion. Comme en février 2015, 62% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais voté FN et ne pas l’envisager à l’avenir, 19% (+1) qui l’ont fait projettent de le faire à nouveau, 6% (+2) n’entendent pas voter FN à nouveau, 9% (-2) qui n’ont jamais mis un bulletin FN dans l’urne envisagent de le faire. Quatre pour cent ne se prononcent pas. Une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 est jugée probable par 31% des Français contre 65% qui pensent le contraire. Quatre pour cent sont sans opinion.

Laïcité en danger (81% des Français)

Laïcité en danger (81% des Français)

Plus de huit personnes interrogées sur dix (81%) estiment que la laïcité est plutôt ou tout à fait en danger en France (+23 points en dix ans). Alors que la République fête mercredi le 110e anniversaire de la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat, seuls 48% des sondés jugent ce texte « équitable » (-6 points en dix ans) tandis que 38% l’estiment dépassé (-8 points). Ils sont 59% à le trouver « utile » (-6 points). A noter que seule la moitié des sondés (51%) sait que les relations entre l’Etat et les cultes sont régies par une loi, proportion qui progresse néanmoins de 12 points en dix ans. Une large majorité (87%, +8 points) considère que la laïcité à l’école est quelque chose d’assez ou de très important.  Ils sont 85% à être plutôt ou tout à fait favorables à la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles par les élèves dans les établissements scolaires publics, un chiffre en hausse de 30 points par rapport à octobre 2003. Parmi ces sondés, 43% (+3 points) justifient leur réponse en affirmant qu’ »il y a de plus en plus de personnes qui portent des signes religieux ostensibles » et 34% (+13 points) « parce que certains veulent que l’Etat subventionne la construction de mosquées » (deux réponses possibles). Plus de huit sondés sur dix également (81%) considèrent que ce serait une bonne chose « d’interdire le port de signes religieux ostensibles aux accompagnateurs bénévoles de sorties scolaires » et 64% de « proposer des menus diversifiés dans les cantines publiques, sans céder aux revendications communautaires ».

Tuerie de San Bernardino : le danger des terroristes « indépendants »

Tuerie de San Bernardino : le danger des terroristes « indépendants »

 

 

Le FBI a été contraint de requalifier la nature de la tuerie compte tenu des liens entre les tueurs et l’État islamique. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un attentat commandé et dirigé par l’État islamique mais d’une initiative personnelle des auteurs. Des auteurs qui se sont convertis aux thèses de l’État islamique mais non  intégrés  dans l’organisation. Une sorte de terroriste indépendant. Cette catégorie d’attentats constitue une très grande menace car elle est difficilement détectable avant le passage à l’acte. D’une certaine manière l’État islamique donne une légitimité à la radicalisation de tous les marginaux fous. Lesquels sont d’autant plus dangereux quand ils résident dans des pays comme les États-Unis dont nombre d’habitants sont surarmés. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a attribué samedi à deux de ses « partisans » la responsabilité de la tuerie de San Bernardino, qui a fait 14 morts mercredi en Californie.  Le massacre a été perpétré par un couple marié, Syed Farook et Tashfeen Malik, cette dernière ayant peut-être prêté allégeance à l’EI sur une page Facebook ouverte sous un nom d’emprunt, a déclaré le FBI, ce qui a conduit la police fédérale à requalifier la fusillade en « acte de terrorisme ». Les deux tireurs ont été tués par la police. « Deux partisans de l’Etat islamique ont attaqué il y a plusieurs jours un centre à San Bernardino en Californie, ouvrant le feu à l’intérieur, ce qui a entraîné la mort de 14 personnes et fait plus de 20 blessés », a déclaré l’organisation djihadiste dans son bulletin radiophonique quotidien Al Bayan, mentionnant des informations parues dans toute la presse. Une agence de presse liée à l’EI, Aamaq, a affirmé dès vendredi soir que l’attaque de San Bernardino avait été menée par des partisans du groupe djihadiste mais cette revendication est intervenue après que la prestation d’allégeance de Tashfeen Malik a été publiquement évoquée.  De sources gouvernementales américaines, on souligne que rien ne permet de dire que l’attaque a été dirigée par le groupe djihadiste, ni même que l’organisation était au courant des projets du couple meurtrier. Le serment d’allégeance attribué à Tashfeen Malik n’est pas non plus tenu pour certain par les enquêteurs fédéraux, qui n’excluent pas qu’un tiers ait pu l’envoyer à sa place. Il a été retiré par Facebook jeudi car il violait les règles du réseau social concernant la promotion d’ »actes de terreur ». Le FBI juge en revanche que la quantité d’armes et munitions retrouvées sur les tireurs ou à leur domicile (deux fusils d’assaut, deux pistolets semi-automatiques, 6.100 cartouches et douze bombes artisanales) ainsi que le fait qu’ils aient tenté d’effacer leurs empreintes digitales a fait pencher l’enquête du côté d’un acte terroriste.

Vivendi dans les médias : danger !

Vivendi  dans les médias : danger !   

Vivendi dans le premier actionnaire est Bolloré à décidé de s’investir massivement dans les médias. De quoi s’inquiéter quand on connaît la manière dont Bolloré gère les lignes éditoriales notamment à Canal+. Canal+ qui justement enregistre une baisse de fréquentation après la reprise en main musclée de la chaîne par Bolloré. Vivendi compte donc  mettre le pied sur l’accélérateur en termes d’investissements au cours des deux prochaines années afin de concrétiser son ambition de bâtir un groupe international de médias et de divertissement après son désengagement des télécoms. La maison-mère de Canal+ et d’Universal Music Group a confirmé mardi ses objectifs financiers pour 2015 en dépit d’un recul de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel au troisième trimestre.   »Dans son ambition de construire un groupe international de médias ainsi que de production et de distribution de contenus, Vivendi prévoit une période d’investissements potentiellement élevés de deux ans, en 2016 et 2017″, déclare la société dans un communiqué, sans préciser la nature de ces investissements. Interrogé sur leur ampleur, le président du directoire Arnaud de Puyfontaine a déclaré lors d’une conférence téléphonique avec des analystes qu’il était trop tôt pour évoquer un montant. Plus d’un an après avoir achevé un vaste programme de cessions d’actifs qui a gonflé sa trésorerie à hauteur de plus de huit milliards d’euros, le groupe piloté par l’entrepreneur Vincent Bolloré, son premier actionnaire, s’est jusqu’à présent montré frugal dans ses acquisitions. Vivendi a déboursé autour de trois milliards d’euros pour détenir plus de 20% du premier opérateur italien Telecom Italia dont il est le premier actionnaire.  A plus petite échelle, il va notamment débourser près de 300 millions d’euros pour prendre une participation d’environ 26% dans le producteur et distributeur de programmes télévisuels qui naîtra du rapprochement des sociétés Banijay et Zodiak. Le groupe a également dépensé une somme similaire pour s’inviter au capital des éditeurs de jeux vidéos Ubisoft et Gameloft dans lesquels il compte encore accroître ses participations malgré l’hostilité affichée par leurs dirigeants. Victime de la concurrence de BeINSport et de l’essor des offres de vidéo à la demande sur internet dans le sillage de l’américain Netflix, la chaîne cryptée a perdu des abonnés au troisième trimestre dans l’Hexagone. « Les chiffres du troisième trimestre apparaissent très faibles. Des révisions à la baisse du consensus sont probables », estime Charles Bedouelle d’Exane BNP Paribas, dans une note.

Changement d’heure : danger pour la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé r le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

antioxydants : danger

antioxydants : danger

.Une récente étude menée par les chercheurs de l’Université Southwestern Medical Center, au Texas, témoigne du danger qu’ils pourraient représenter.

Les chercheurs de l’Université du Texas Southwestern Medical Center viennent de révéler que les antioxydants ont pour effet d’augmenter le processus de prolifération des cellules cancéreuses.

Roland Moreau : Le titre du Washinghton Post qui relate la publication de ces chercheurs dans la revue Nature est particulièrement édifiant : « La dernière étude sur les antioxydants est terrifiante ». Les antioxydants sont connus du public depuis les années 1990 à la suite de publications scientifiques qui démontraient leur utilité dans la lutte contre le stress oxydatif qui intervient dans la formation des cancers. Dans l’article de Nature, Morrison a comparé un groupe de souris atteintes de mélanomes non traité et un groupe traité par un antioxydant (le NAC). Les résultats sont alarmants : les souris sous antioxydant ont un nombre beaucoup plus important de cellules, de tumeurs et de métastases que le groupe non traité. Des études similaires ont montré que les antioxydants favorisent également les cancers de la prostate. Pour le cancer du poumon, plusieurs études ont établi que des compléments à base de vitamine E ou d’acétyle cystéine entrainaient une augmentation importante du nombre des tumeurs. Morrison conclut : « Personnellement, si j’avais un cancer, je ne prendrais pas d’antioxydants ».

Le « stress oxydatif » est avancé comme explication de ce phénomène. Pouvez-vous nous expliquer cette notion ?

Le stress oxydatif résulte de l’action de molécules très réactives appelées « radicaux libres » qui agressent et détruisent des composants des cellules et en particulier l’ADN. En l’absence de tabagisme, d’excès d’alcool, de soleil, de sucre ou de sédentarité, ces radicaux libres sont neutralisés dans l’organisme par des antioxydants naturels fournis par l’alimentation (vitamines C et E, carotène, oligo-éléments divers, etc). Mais dès que les radicaux libres envahissent massivement les cellules, le combat devient inégal. Les antioxydants naturels de l’organisme sont débordés. Les radicaux libres font alors des ravages sur l’ADN en provoquant des mutations sur les gènes qui entraînent l’apparition de cancers. Au cours des années 1980-1990, des médecins se sont dit qu’il suffisait de fournir des suppléments alimentaires à base de vitamines A, C, E, de sélénium et de folates puisque les antioxydants étaient débordés. Mais ils n’avaient pas prévu que l’effet bénéfique des antioxydants sur les cellules saines était aussi bénéfique sur les cellules cancéreuses. Résultat : les antioxydants favorisent les cellules cancéreuses qui ont la propriété de se développer plus rapidement que les cellules saines. Le bilan est globalement négatif. Les suppléments alimentaires à base d’antioxydants favorisent donc l’apparition des cancers et augmentent leur dissémination et cela explique les résultats des travaux de Morrison.

 

( article Atlantico)

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

Sapin pour une fois n’a pas tort  quand il prédit que l’entreprise risque d’être menacée dans son existence même si les pilotes persistent dans leur opposition à toute évolution en matière de compétitivité de l’entreprise. Une entreprise menacée d’une part sur les relations long-courriers classiques par les compagnies du Moyen-Orient et asiatiques, sur les autres relations par les compagnies Low Cost. Par rapport aux compagnies concurrentes équivalentes les coûts d’Air France sont supérieurs d’environ 25 %. Sans parler de la qualité qui n’est pas toujours à la hauteur des prix excessifs. Air France est menacée par une minorité et tout son personnel doit être conscient que si rien n’est fait la compagnie sera en très grande difficulté, a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin. La compagnie doit présenter lundi à ses organisations représentatives la restructuration qu’elle compte engager après l’échec des négociations avec ses syndicats de pilotes, pointés du doigt pour ne pas avoir accepté le plan de compétitivité proposé par la direction. « Quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui ça peut mettre en danger l’ensemble », a déclaré Michel Sapin dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » sur Europe 1, i-Télé et Le Monde. « J’espère que tout le monde est bien conscient, y compris tout le monde dans le personnel d’Air France, que si rien n’est fait, Air France est en très grande difficulté », a-t-il ajouté, disant soutenir les « réformes nécessaires ». « On vit sur cette image d’une compagnie belle, conquérante, grande référence mondiale, elle l’est toujours, mais tout a bougé autour », a poursuivi le ministre des Finances, citant le développement du low-cost et des compagnies de très grande qualité, notamment orientales et dans les pays du Golfe.   »Air France s’est fait écraser, pris en tenaille entre deux évolutions (…) il faut donc regagner sur les deux bouts. » Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a appelé vendredi direction et syndicats à mettre à profit le comité central d’entreprise (CCE) de lundi matin pour renouer le dialogue, et estimé qu’il appartenait aux syndicats de faire des contre-propositions pour améliorer le plan.  Avant lui, le Premier ministre, Manuel Valls, avait demandé aux pilotes de « faire un effort ». Le maire LR de Bordeaux, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, a également appelé les pilotes à prendre leurs responsabilités.

Des grands sites naturels en danger par l’exploitation minière et pétrolière (Unesco)

Des grands sites naturels en danger par l’exploitation minière et pétrolière (Unesco)

L’Unesco et le WWF ont fait les comptes : sur 170 sites naturels classés 70 sont sous la menace d’une marée noire, d’une pollution de forages pétroliers, gaziers mais aussi des rejets des mines.   Chaque année, 5.000 bateaux chargés de bauxite très toxique passent au-dessus de la grande barrière de corail au nord-est de l’Australie. Bientôt, ils seront 2.000 de plus par an tant les mines de charbon dans la région se développent. Une menace croissante pour cet écosystème unique au monde classé au patrimoine mondial de l’Humanité. Aux Etats-Unis, le Grand Canyon et ses réserves d’uranium sont toujours l’objet de convoitises de la part des entreprises du secteur. Certaines grandes entreprises françaises, comme Areva, se sont engagées à ne pas aller exploiter des ressources dans les sites classés. Mais le WWF reste vigilant. Total, par exemple, a toujours une concession pétrolière à proximité du parc des Virunga (République démocratique du Congo), le plus vieux parc naturel du continent dans la région des Grands Lacs. Une zone unique où se trouvent les derniers gorilles d’Afrique.  L’ONG rappelle que ces sites attirent beaucoup de touristes et demande aux investisseurs d’être vigilants.

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

 

Titulaire d’un doctorat à l’université Harvard et professeure d’économie à Sciences-Po Paris, Julia Cagé pointe les dangers d’une concentration de médias autour d’industriels multimillionnaires. L’auteur du livre Sauver les médias (Seuil, 2015), appelle à une réforme des lois encadrant le pluralisme de l’information dans une interview à la Tribune.

 

Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information sur Internet à l’époque ! Il faut donc une nouvelle loi qui devrait s’attaquer à plusieurs problèmes.

D’une part, éviter une concentration excessive pour garantir le pluralisme de l’information. D’autre part, garantir, à l’avenir, la propriété des médias par des groupes de presse indépendants plutôt que par des industriels qui sont souvent sous contrat avec l’État.

Enfin, il faudrait limiter, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays, la pratique du cross-ownership, c’est-à-dire le fait de posséder tout à la fois des journaux, des radios et des chaînes de télévision. Or il semble que plus l’on tarde à réguler, plus la recomposition du paysage médiatique s’accélère, donnant chaque jour un peu plus de poids à ces nouveaux acteurs qui utilisent leur influence pour convaincre le législateur que le mieux est de ne rien faire.

Quel rôle joue la proximité de l’élection présidentielle de 2017 dans les mouvements d’acquisitions récents ?

Les différents propriétaires des médias n’ont pas les mêmes motivations. La situation de crise dont souffrent en particulier les titres de presse écrite a avant tout déterminé l’agenda. Patrick Drahi a pu racheter Libération d’abord parce que le titre était en 2014 au bord du dépôt de bilan et représentait pour lui un levier d’influence et de pression auprès de l’État, car le secteur des télécoms dépend beaucoup de la régulation.

Le cas qui semble avoir été le plus influencé par la proximité de l’élection présidentielle est clairement le rachat du Parisien par Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe LVMH. Au moment de son rachat, le quotidien n’était plus à vendre. Or, on connaît les préférences politiques très marquées de Bernard Arnault et tout laisse à penser qu’il ait pu vouloir s’acheter un cheval de bataille en vue des élections. Reste à savoir si une telle stratégie peut être couronnée de succès car les journalistes du Parisien feront sans doute tout pour préserver leur indépendance.

Un homme suscite beaucoup d’interrogations en ce moment : Patrick Drahi. Pensez-vous que sa frénésie d’acquisitions s’explique aussi par la rivalité qui l’oppose au patron de Free, Xavier Niel ?

La psychologie des hommes d’affaires est toujours difficile à comprendre. Beaucoup disent que la stratégie de Drahi est déterminée par celle de Niel : Niel achète Le Monde, Drahi acquiert Libération ; le scénario se répète à l’identique pour Le Nouvel Observateur – (qui va être racheté par le Monde NDLR) et L’Express

Enfin, Niel évoque son intérêt pour LCI, Drahi fait pour une fois la course en tête en étendant son empire à BFM-TV. Reste que, jusqu’à présent, on observe une différence fondamentale entre les deux hommes. Niel a investi dans les médias dont il est devenu actionnaire. Ainsi, au Monde comme au Nouvel Observateur, le nombre de journalistes n’a pas diminué. Au contraire, Drahi a fait fondre les effectifs de Libération et s’est engagé dans la même voie à L’Express. Un peu comme s’il n’avait fait le choix d’acquérir ces « marques » que pour les vider de leur coquille.

Vous attendez-vous à d’autres mouvements dans les mois qui viennent ? Dans cette nouvelle configuration, certains titres deviennent isolés, à l’image du Point. Les petits groupes et les titres indépendants deviennent-ils des cibles potentielles ?

Oui, je m’attends à d’autres mouvements. Lesquels, c’est difficile à prévoir. La question du Point est intéressante : on a longtemps cru à des synergies avec L’Express, mais maintenant que celui-ci est passé sous la coupe de Drahi, c’est moins évident. D’autant qu’Artémis (Pinault) n’a pas besoin de s’en défaire. Quoi qu’il en soit, il y a de moins en moins de groupes indépendants des grands industriels, et c’est inquiétant pour la pluralité de l’information.

- Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information

Terrorisme : le danger peut venir de partout

Terrorisme : le danger peut venir de partout

 

 

Ce que dit Guéant interrogé ce matin sur France Info, il n’a pas tort .  on peut simplement regretter que Sarkozy n’ait  pas davantage tenu compte de cet avertissement que Hollande. Certes il faut prendre des mesures dans les différents lieux accueillants du public et de ce point de vue de sérieux progrès sont encore  à réaliser,  pas simplement pendant les moments de crise.  Mais on ne peut cependant réagir de manière isolée et partielle à chaque fois qu’il y aura un acte de terrorisme dans le transport aérien dans le train, dans le métro dans les magasins ou ailleurs. On peut et on doit évidemment muscler les forces de l’ordre mais il faut surtout compter sur la vigilance et la mobilisation de la population comme cela se pratique déjà dans certains pays à fort potentiel de risque terroriste.  » Cela signifie qu’indépendamment de la sécurité dans les transports, Il faut changer d’approche de la question de la sécurité au regard du risque terroriste » a déclaré Claude Guéant. Le gouvernement hier a fait un communiqué sous la signature de monsieur Valls et de monsieur Cazeneuve pour nous dire que les forces de l’ordre étaient vigilantes (…) Je ne doute pas un instant de leur vigilance, de leur détermination, de leur préparation. Mais ce qu’il faut c’est que le pays soit mis en situation de vigilance. C’est la nation toute entière qui doit être en situation de vigilance. Partout il faut avoir un minimum de réflexes, de précautions élémentaires préalables qui permettent de prendre en compte le risque terroriste.«   Et l’ancien ministre de l’Intérieur de citer l’exemple d’Israël qui « vit depuis des années sous la menace d’attentats. Et les Israéliens vivent de façon tout à fait normale. Ils n’empêchent qu’ils prennent des précautions élémentaires. Je crois qu’il faut que les exploitants de cinéma, de théâtre, de magasins, les directeurs d’établissements scolaires prennent des précautions élémentaires... » Et il revient sur le cas de la SNCF : « Il est très difficile de faire un contrôle systématique des voyageurs mais il faut quand même faire un minimum. On peut avoir des installations de contrôle des bagages et des personnes de manière aléatoire ». Ajoutons qu’une formation minimum à la gestion du risque serait nécessaire pour le personnel en charge de la sécurité du public et des clients  à la SNCF comme ailleurs.

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

 

La baisse du moral des investisseurs en Allemagne constitue une très mauvaise nouvelle pour la zone euro qui s’englue chaque jour un peu plus dans la croissance molle. Certes l’excédent commercial de l’Allemagne devrait atteindre des records en 2015 mais ce résultats est essentiellement dû à la baisse des cours des matières premières. En effet la production industrielle a régressé en juin. Par ailleurs les commandes extérieures sont en retrait comme c’est le cas dans d’autres pays exportateurs notamment la Chine et le Japon. En fait l’Allemagne comme la plupart des autres pays est victimes de la tendance baissière de la croissance mondiale. Croissance mondiale dont la baisse est illustrée en particulier par la diminution de l’industrie manufacturière en Chine. Quand l’usine du monde est en panne l’économie mondiale se porte mal. Cela démontre à l’évidence les limites des politiques d’austérité excessive qui vise à restreindre la consommation extérieure au profit des exportations. Or  les commandes extérieures régressent du fait en particulier d’une demande intérieure insuffisant. En quelque sorte c’est un cercle vicieux qui affecte toute l’économie mondiale. La confiance des milieux financiers allemands s’est donc nettement dégradée en août, le baromètre ZEW qui la mesure ayant reculé à 25 points, contrairement aux attentes, selon les chiffres publiés mardi. A 29,7 points en juillet, cet indicateur, calculé par l’institut économique du même nom, affiche ainsi une cinquième baisse mensuelle d’affilée et reste à son plus bas niveau depuis novembre 2014. Cette baisse de confiance pourrait rapidement être  contagieuse pour toute la zone euro.  Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient au contraire sur un rebond à 31,5 points. « Le moteur de la conjoncture allemande continue de tourner. Mais ce qui obscurcit les attentes (des milieux financiers) en matière de conjoncture doit être le fait que, vu les conditions géopolitiques et économiques mondiales, des améliorations majeures de la situation économique en Allemagne sont improbables à moyen terme », a expliqué, dans un communiqué, Clemens Fuest, président de l’institut ZEW. Pour James Howat, économiste chez Capital Economics, ce nouveau recul du baromètre ZEW est le signe que « les investisseurs sont de plus en plus inquiets concernant la reprise en Allemagne » et ce malgré les progrès enregistrés dans les négociations pour aider la Grèce à éviter la faillite. L’économiste souligne tout de même que l’indice reste « largement en territoire positif, ce qui implique quand même que les investisseurs tablent toujours sur une amélioration des conditions économiques ». La composante du baromètre mesurant l’évaluation par les investisseurs de la situation actuelle en Allemagne a d’ailleurs continué de remonter, atteignant 65,7 points en août, contre 63,9 points en juillet. La première estimation de la croissance allemande au deuxième trimestre sera publiée vendredi. Le premier trimestre avait affiché une croissance de 0,3%. Pour les trois mois suivants, les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers FactSet tablent sur une accélération, à 0,5%, même si le repli inattendu de la production industrielle en juin, dévoilé vendredi dernier, a quelque peu tempéré les attentes.

 

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

Selon la revue scientifique britannique The Lancet, la civilisation humaine a prospéré mais s’expose désormais à des risques importants en matière de santé », peut-on lire dans le rapport. Le changement climatique, l’acidification des océans, l’épuisement des sources, les sols pollués, la surpêche, la perte de biodiversité posent de sérieux problèmes en matière de santé publique, en particulier dans les pays pauvres, alerte le rapport de 60 pages.  Si les « services de pollinisation » devaient s’arrêter demain, les approvisionnements mondiaux en fruits pourraient réduire de 22,9%, ceux des légumes de 16,3% et ceux des noix et graines de 22,9%. Cette situation entraînerait des carences en vitamine A chez 71 millions de personnes dans les pays en voie de développement. On enregistrerait 1,4 millions de morts en plus dans le monde.

 

 

Interview de François Lasserre dans Atlantico

Aux Etats-Unis, la disparition des colonies d’abeilles s’accroît. Entre 2014 et 2015, leur population aurait décru de 42%. En France, la situation est-elle aussi grave?

François Lasserre : En France, la situation est moins grave, mais on note, quand même, une forte baisse du nombre d’abeilles domestiques (abeille de ruches). Cette baisse est relativement récente. Elle tourne autour des 30% dans certains endroits mais dans d’autres, les colonies se portent mieux. Globalement, on remarque une sérieuse baisse du nombre d’abeilles. A titre d’exemple, avant les reines vivaient entre 3 et 5 ans et maintenant, si elles dépassent un an de vie, l’apiculteur sera ravi. Si aux Etats-Unis les abeilles des ruches disparaissent rapidement c’est parce qu’elles sont plus exploitées.  Que ce soit en Amérique du Nord ou en France, l’intensification du business de l’agroalimentaire (celui des entreprises d’apiculture qui en vivent) explique leur raréfaction. Un grand rendement avec les abeilles domestiques ne s’obtient pas seul (par exemple, on utilise des antibiotiques) ce qui explique que les maladies circulent d’avantage. De ce fait, les abeilles sont moins promptes à se défendre et meurent plus facilement. D’autre part, les abeilles libres ingurgitent des produits chimiques du fait de l’actuelle, très large, utilisation des pesticides. Enfin, la nourriture des abeilles s’est également appauvrie, les fleurs sauvages ont, par exemple disparues, ainsi ces insectes s’affaiblissent. Le fond de l’histoire est simple : la nature est de plus en plus exploitée ! L’abeille est une sorte de signal d’alerte, cela nous indique que nous faisons n’importe quoi avec la nature !

Ce qui semble inquiéter principalement c’est la disparition des abeilles domestiques. Quel serait son impact? 

L’abeille domestique est importante car elle nous apporte du miel, du pollen, de la propolice (utilisée comme antibiotique) et de la cire. Pour ces activités, elles participent à la pollinisation des végétaux. Là où elles sont très importantes, c’est lorsqu’il y a des hectares et des hectares où une seule plante est cultivée : les pollinisateurs sauvages ne sont pas assez nombreux pour les polliniser. C’est là le rôle des apiculteurs : leurs abeilles (en grand nombres) peuvent polliniser ces immenses espaces industriels. Leur disparition entraînera donc un certain nombre de changements importants! Du point de vue de la pollinisation, l’impact serait relatif, l’abeille domestique n’est pas la seule à le faire, de nombreux pollinisateurs existent (les abeilles sauvages ou solitaires dont font partis les bourdons, les mouches, les guêpes, les punaises…). Aujourd’hui en France, l’abeille domestique n’est indispensable que pour la production de miel. En revanche, aux Etats-Unis –dans certaines cultures- elles sont devenues totalement obligatoires (par exemple, la culture des amandes en Californie). En France, cette même situation est en chemin. En revanche, si l’on revenait à des exploitations à taille humaine, avec plus de nature sauvage et spontanée autour et dans les champs, l’abeille domestique serait moins indispensable.

Qu’en est-il des autres espèces d’abeilles? Leur nombre diminue-t-il aussi?

Les types d’abeilles sont divers : les bourdons, les abeilles (on compte 900 espèces d’abeilles solitaires quand l’abeille solitaire ne représente qu’une espèce). En France, il y a 1000 espèce d’abeilles et seulement une vie en ruche. Elles sont aussi touchées par l’extinction. Comme pour les abeilles domestiques, il leur faut de la diversité en fleurs, des espaces tranquilles, un sol peu exploité en vue de les nourrir, du bois mort à l’intérieur duquel elles peuvent se nicher… De plus, elles ingurgitent aussi des pesticides dans la nature. Par contre,  elles sont très rarement exploitées. Sauf aux Etats-Unis ou elles peuvent l’être puisqu’elles sont meilleures pollinisatrices. Quelques mesures, encore symboliques, sont prises pour leur venir en aide. En ville par exemple, le nombre d’habitats pour insectes se multiplie. Ca ne les sauvera pas, mais c’est une démarche positive, une façon de tenter de les sauver.

La disparition des abeilles (toutes espèces confondues) serait-elle désastreuse pour l’écosystème? Leur disparition aurait-elle aussi une incidence sur l’économie?

Les abeilles sont hyper spécialisées en fleurs, leur disparition entraînerait donc également celle de certaines fleurs. Les fleurs n’existeraient pas sans les insectes et inversement. C’est allé jusqu’au point que certains insectes ne colonisent qu’une fleur, si cet insecte disparaît, la fleur également. La disparition des abeilles accompagnée par celle d’autres insectes causerait la disparition de fruits qui nécessitent la polonisation. Disparaîtraient de la même façon : les courgettes, les carottes, les melons,…. Pour qu’il y est diversité de fleurs et donc de fruits, il faut qu’il y ait une diversité d’insectes. Il n’y aurait pas de fleur, ni de fruits sans insectes polinisateurs! En outre, la disparition des abeilles causerait bien sur des coups économiques (moins de pollinisation, de miel…) : on parle de 100 milliards de dollars.

A quoi peut-être due la raréfaction des abeilles?  Comment résoudre ce problème?

Les abeilles ne sont pas les seuls insectes dont la disparition s’accroit, il en va de même pour les papillons par  exemple. Ces disparitions sont révélatrices d’une exploitation hallucinante de la nature ! On pourrait résoudre le problème en laissant de la diversité, ne pas surexploiter les abeilles -ce qui entraînerait une baisse de la production en miel- en respectant d’avantage la nature. C’est l’obsession du rendement et de la croissance qui porte atteinte à la nature ! D’une certaine façon, il faut décroître du côté de l’agriculture. Pour améliorer la situation il faudrait revenir en arrière ce qui paraît improbable. Les hommes politiques ont du mal à changer de voie, mais les mouvements citoyens prennent de l’ampleur : on note la naissance du bio, la therma culture, l’agro foresterie.. Demain, ces nouvelles techniques ne seront pas suffisantes pour nourrir le monde mais ceci permet de changer les choses. C’est une période de transition, ce sont des essais prometteurs.

 

 

 

 

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

 

 

Deux pays qui ne pèsent pas le même poids mais qui influencent actuellement les marchés. La Chine d’abord parce que son industrie este en panne du fait de l’atonie de la demande mondiale. Du coup les cours des matières premières baissent dangereusement. La Grèce, elle, est la petite goutte qui pourraiat faire déborder les taux. Or cette remontée des taux (déjà en cours mais qui pourrait s’accentuer en cas de Grexit) porterait un coup supplémentaire aux investissements tant des ménages que des entreprises.  Le pétrole Brent a ainsi  perdu près de 15% sa valeur en 15 jours, (-10% en cinq jours), chutant encore de 2,6% ce mardi. A 55,2 dollars le baril, il n’est pas encore à son plus bas des dernières années (47,7 dollars le 15 janvier 2015), mais s’en rapproche. Le prix du fer s’est effondré dans des proportions encore plus élevées, passant de près de 66 dollars la tonne à 52 dollars hier (-21%). Le cuivre, lui, a perdu 20% en cinq jours ! Une contagion a bien sûr lieu de marché à marché. Quand les prix des actions baissent, des arbitrages conduisent les investisseurs à vendre d’autres titres. Il y a donc bien un effet grec. Mais ce n’est pas tout. Les marchés raisonnent, logiquement, en termes d’offre et de demande. Côté offre, pas de bouleversement ces derniers jours. Mais s’agissant de la demande, le premier facteur de baisse des cours des matières premières industrielles et du pétrole, c’est l’évolution de l’économie chinoise, qui en est la première consommatrice au monde. Le krach de la bourse de Shanghai (-30%) inquiète les investisseurs. On savait l’économie de la Chine sur la voie du ralentissement, le taux de croissance prévu (+7%) étant peut être surestimé. La production industrielle chinoise est l’arrêt depuis plusieurs mois, souligne le directeur des études économiques de Natixis, Patrick Artus. La chute des actions chinoises ne peut qu’accentuer le mouvement, en déprimant l’investissement. D’où l’inquiétude des marchés.

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