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Le piratage de Yahoo : le danger qui menace

Le piratage de Yahoo :le danger qui menace

 

Le piratage massif des données détenues par Yahoo illustre la fragilité des données informatisées. Sans doute ce piratage est-il motivé par des considérations commerciales puisque les noms, adresses et numéros de téléphones sont concernés. (Au dire de Yahoo les numéros de cartes bancaires n’o nt pas été affectés mais cela reste à vérifier). Au delà de préoccupations commerciales,  d’autres motivations  pourraient apporter de graves préjudices, le piratage terroriste ou géopolitique. On a vu récemment par exemple que Moscou était intervenu pour pirater des sites américains pour favoriser l’élection de Trump. Des données sensibles pourraient être visées et des systèmes entiers pourraient même être mis en danger. Se pose évidemment la question de la sécurité et de la confidentialité d’informations stratégiques et ou personnelles. Autre exemple celui des centrales nucléaires dont la sécurité informatique ne semble pas totalement assurée. Le phénomène de la numérisation de toutes les données est sans doute irréversible pour autant cela appelle d’une part une régulation plus sévère par les Pouvoirs publics avec notamment  l’exigence de pare feux  pour éviter des catastrophe techniques, économiques, sociales ou encore géopolitiques.  Le groupe américain a donc annoncé, mercredi 14 décembre, avoir été victime d’une cyberattaque en août 2013 ayant frappé « plus d’un milliard » d’utilisateurs et qui vient s’ajouter à un précédent piratage de 500 millions de ses comptes« Yahoo pense qu’une tierce partie non autorisée a volé, en août 2013, des données liées à plus d’un milliard de comptes d’utilisateurs », écrit le groupe pionnier d’internet dans un communiqué. Les noms, numéros de téléphone ou dates de naissance des clients de Yahoo ont pu être dérobés par les pirates même si Yahoo affirme que les informations relatives à leurs cartes de crédit ou à leurs comptes bancaires n’ont pas été affectées. Selon le groupe qui traverse de grandes difficultés financières, ce nouvel incident est « probablement » distinct de la vaste cyberattaque révélée fin septembre.

 

Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Amazon: danger pour le commerce traditionnel

Ce pourrait bien être la prochaine révolution dans l’e-commerce avec la venue d’Amazon à Paris pour les produits alimentaires. Un sondage de Toluna pour LSA montre que les consommateurs  déjà très enthousiastes à l’annonce de ce nouveau service. Selon cette étude, 26% des Franciliens se déclarent intéressés par le nouveau service Amazon Prime Now, dont 6,6% très intéressés. Si on resserre à la capitale et à la petite couronne, cette proportion monte même à 30,4% (dont 7,6% de très intéressés). Si ces mêmes consommateurs venaient à avoir une utilisation régulière d’Amazon Prime Now, l’américain pourrait effectivement faire très mal aux commerces de la capitale.   Et c’est le service « gratuit » qui intéresse particulièrement les Franciliens. Amazon Prime Now se décline en effet en deux formules: une livraison en moins d’une heure moyennant des frais de 5,90 euros. Une autre en deux heures sans supplément. Pour rappel, pour y accéder, les clients devront disposer d’un compte Amazon Premium à 49 euros par an. C’est donc la livraison en deux heures qui prédomine. 29,4% des habitants d’Ile-de-France interrogés veulent tester cette formule contre seulement 1,5% pour la version payante.  Quels sont les produits qui intéressent particulièrement ces consommateurs? Principalement des articles de grande consommation standardisés comme les boissons (52,7%), l’épicerie (43,7%), l’entretien (43%) et l’hygiène-beauté (40,4%). L’appétit est moindre pour les produits frais comme les légumes (36,7%), la viande (29%) et le poisson (23,5%) ou même les surgelés (37,4%). Les consommateurs préfèrent en général choisir eux-mêmes leurs produits frais (les fruits et légumes notamment) et n’ont peut-être qu’une confiance limitée dans le service de livraison d’Amazon (respect de la chaîne du froid, etc.).

Europe : la démocratie en danger ?

Europe : la démocratie en danger ?

 

 

La montée de différentes formes de nationalisme et des extrémismes radicaux fait craindre aux Conseil de l’Europe un affaiblissement de la démocratie. Depuis trois ans que l’organisation paneuropéenne publie cet état des lieux de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, ses principes fondateurs, c’est la troisième fois qu’elle constate une détérioration de la situation au sein des 47 Etats membres « L’Europe est dans une situation très dangereuse », a affirmé son secrétaire général, Thorbjorn Jagland, lors d’une conférence de presse à Strasbourg « Nous sommes confrontés à plusieurs crises simultanées, celle des réfugiés, le terrorisme, l’extrémisme, en même temps qu’à plusieurs conflits militaires sur le continent, tout ceci faisant monter les forces politiques les plus extrêmes dans de nombreux pays », a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre norvégien s’inquiète, dans ce contexte, du développement d’un « nationalisme législatif » par lequel les Etats s’affranchissent des conventions européennes et des règles de droit. Le rapport évoque à ce chapitre tant des pays d’Europe de l’Est comme la Russie, la Pologne et la Hongrie sur des questions constitutionnelles ou de droits de l’homme que d’autres, en Europe du Nord, qui tentent, par la modification des lois, de juguler le flot des réfugiés.  Clé de voûte de toute société démocratique, l’indépendance de la justice n’est jugée satisfaisante par les organes de surveillance du Conseil de l’Europe que dans 27 Etats sur 47, et l’indépendance des médias, dans 14 Etats sur 32 (la situation n’a pas pu être évaluée dans les quinze autres). Dans treize pays sur 44, la sécurité physique ou juridique des journalistes n’est pas garantie. C’est le cas notamment en Turquie et en Azerbaïdjan, cités dans le rapport,

(Reuters)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

Personne ne peut nier la très forte percée électorale du front national lors de toutes les élections. Cependant à l’occasion des régionales, le Front National a démontré son incapacité à dépasser un certain seuil pour emporter les élections. L’exemple le plus significatif étant celui du Nord où au premier tour Marine Le Pen a fait un score exceptionnel qui normalement la mettait en position de devenir présidente de la région et qui finalement s’est nettement fait battre au second tour. En cause la défiance que suscite ce parti qui certes a réussi en partie sa  diabolisations mais semble avoir atteint ses limites. En clair par exemple Marine Le Pen pourrait faire un score très satisfaisant au premier tour des élections présidentielles de 2017, il est même fort possible qu’elle se qualifie pour le second tour. Mais il est vraisemblable qu’elle n’aura aucune chance de l’emporter et qu’elle sera nettement battue autant face à un candidat de droite que le gauche. Parmi les facteurs explicatifs des limites électorales du front national  une image particulièrement anxiogène aussi bien concernant les questions sociétales que les questions économiques. Sur le plan économique, les propositions du Front National par ailleurs très contradictoire mèneraient tout droit à la faillite du pays (croissance, chômage, déficit) ;  sur le plan sociétal le Front national fait peur et la tonalité toujours agressive et provocatrice de Marine Le Pen n’y est pas pour rien. Cinquante-six pour cent des Français (+2) considèrent que le Front national représente « un danger pour la démocratie », un niveau de défiance inédit depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti (2011), selon le baromètre annuel TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+ diffusé vendredi. « Un coup d’arrêt semble porté au phénomène de ‘dédiabolisation’ du FN », malgré des scores électoraux en hausse, relève l’institut. Les personnes interrogées estiment a contrario à 38% (inchangé par rapport à février 2015) que le FN n’est pas un danger pour la démocratie, six pour cent ne se prononcent pas. L’image de Marine Le Pen se détériore aussi par rapport à 2015 : seuls 28% des Français (-6 par rapport à février 2015) jugent que la dirigeante d’extrême droite est « honnête » et « inspire confiance », contre 62% (+5) qui pensent le contraire. Dix pour cent ne se prononcent pas. En outre, 67% (-2) des personnes interrogées considèrent qu’elle n’est pas capable de prendre des décisions, 59% (inchangé) qu’elle n’est ni sympathique ni chaleureuse, 66% qu’elle ne ferait pas une bonne présidente de la République. Vingt-trois pour cent (-6) souhaitent lui voir jouer un rôle dans les mois ou les années à venir. Soixante-trois pour cent (+1) des Français se disent en désaccord avec les idées du FN, 31% en accord. Six pour cent n’expriment pas d’opinion. Comme en février 2015, 62% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais voté FN et ne pas l’envisager à l’avenir, 19% (+1) qui l’ont fait projettent de le faire à nouveau, 6% (+2) n’entendent pas voter FN à nouveau, 9% (-2) qui n’ont jamais mis un bulletin FN dans l’urne envisagent de le faire. Quatre pour cent ne se prononcent pas. Une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 est jugée probable par 31% des Français contre 65% qui pensent le contraire. Quatre pour cent sont sans opinion.

Laïcité en danger (81% des Français)

Laïcité en danger (81% des Français)

Plus de huit personnes interrogées sur dix (81%) estiment que la laïcité est plutôt ou tout à fait en danger en France (+23 points en dix ans). Alors que la République fête mercredi le 110e anniversaire de la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat, seuls 48% des sondés jugent ce texte « équitable » (-6 points en dix ans) tandis que 38% l’estiment dépassé (-8 points). Ils sont 59% à le trouver « utile » (-6 points). A noter que seule la moitié des sondés (51%) sait que les relations entre l’Etat et les cultes sont régies par une loi, proportion qui progresse néanmoins de 12 points en dix ans. Une large majorité (87%, +8 points) considère que la laïcité à l’école est quelque chose d’assez ou de très important.  Ils sont 85% à être plutôt ou tout à fait favorables à la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles par les élèves dans les établissements scolaires publics, un chiffre en hausse de 30 points par rapport à octobre 2003. Parmi ces sondés, 43% (+3 points) justifient leur réponse en affirmant qu’ »il y a de plus en plus de personnes qui portent des signes religieux ostensibles » et 34% (+13 points) « parce que certains veulent que l’Etat subventionne la construction de mosquées » (deux réponses possibles). Plus de huit sondés sur dix également (81%) considèrent que ce serait une bonne chose « d’interdire le port de signes religieux ostensibles aux accompagnateurs bénévoles de sorties scolaires » et 64% de « proposer des menus diversifiés dans les cantines publiques, sans céder aux revendications communautaires ».

Tuerie de San Bernardino : le danger des terroristes « indépendants »

Tuerie de San Bernardino : le danger des terroristes « indépendants »

 

 

Le FBI a été contraint de requalifier la nature de la tuerie compte tenu des liens entre les tueurs et l’État islamique. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un attentat commandé et dirigé par l’État islamique mais d’une initiative personnelle des auteurs. Des auteurs qui se sont convertis aux thèses de l’État islamique mais non  intégrés  dans l’organisation. Une sorte de terroriste indépendant. Cette catégorie d’attentats constitue une très grande menace car elle est difficilement détectable avant le passage à l’acte. D’une certaine manière l’État islamique donne une légitimité à la radicalisation de tous les marginaux fous. Lesquels sont d’autant plus dangereux quand ils résident dans des pays comme les États-Unis dont nombre d’habitants sont surarmés. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a attribué samedi à deux de ses « partisans » la responsabilité de la tuerie de San Bernardino, qui a fait 14 morts mercredi en Californie.  Le massacre a été perpétré par un couple marié, Syed Farook et Tashfeen Malik, cette dernière ayant peut-être prêté allégeance à l’EI sur une page Facebook ouverte sous un nom d’emprunt, a déclaré le FBI, ce qui a conduit la police fédérale à requalifier la fusillade en « acte de terrorisme ». Les deux tireurs ont été tués par la police. « Deux partisans de l’Etat islamique ont attaqué il y a plusieurs jours un centre à San Bernardino en Californie, ouvrant le feu à l’intérieur, ce qui a entraîné la mort de 14 personnes et fait plus de 20 blessés », a déclaré l’organisation djihadiste dans son bulletin radiophonique quotidien Al Bayan, mentionnant des informations parues dans toute la presse. Une agence de presse liée à l’EI, Aamaq, a affirmé dès vendredi soir que l’attaque de San Bernardino avait été menée par des partisans du groupe djihadiste mais cette revendication est intervenue après que la prestation d’allégeance de Tashfeen Malik a été publiquement évoquée.  De sources gouvernementales américaines, on souligne que rien ne permet de dire que l’attaque a été dirigée par le groupe djihadiste, ni même que l’organisation était au courant des projets du couple meurtrier. Le serment d’allégeance attribué à Tashfeen Malik n’est pas non plus tenu pour certain par les enquêteurs fédéraux, qui n’excluent pas qu’un tiers ait pu l’envoyer à sa place. Il a été retiré par Facebook jeudi car il violait les règles du réseau social concernant la promotion d’ »actes de terreur ». Le FBI juge en revanche que la quantité d’armes et munitions retrouvées sur les tireurs ou à leur domicile (deux fusils d’assaut, deux pistolets semi-automatiques, 6.100 cartouches et douze bombes artisanales) ainsi que le fait qu’ils aient tenté d’effacer leurs empreintes digitales a fait pencher l’enquête du côté d’un acte terroriste.

Vivendi dans les médias : danger !

Vivendi  dans les médias : danger !   

Vivendi dans le premier actionnaire est Bolloré à décidé de s’investir massivement dans les médias. De quoi s’inquiéter quand on connaît la manière dont Bolloré gère les lignes éditoriales notamment à Canal+. Canal+ qui justement enregistre une baisse de fréquentation après la reprise en main musclée de la chaîne par Bolloré. Vivendi compte donc  mettre le pied sur l’accélérateur en termes d’investissements au cours des deux prochaines années afin de concrétiser son ambition de bâtir un groupe international de médias et de divertissement après son désengagement des télécoms. La maison-mère de Canal+ et d’Universal Music Group a confirmé mardi ses objectifs financiers pour 2015 en dépit d’un recul de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel au troisième trimestre.   »Dans son ambition de construire un groupe international de médias ainsi que de production et de distribution de contenus, Vivendi prévoit une période d’investissements potentiellement élevés de deux ans, en 2016 et 2017″, déclare la société dans un communiqué, sans préciser la nature de ces investissements. Interrogé sur leur ampleur, le président du directoire Arnaud de Puyfontaine a déclaré lors d’une conférence téléphonique avec des analystes qu’il était trop tôt pour évoquer un montant. Plus d’un an après avoir achevé un vaste programme de cessions d’actifs qui a gonflé sa trésorerie à hauteur de plus de huit milliards d’euros, le groupe piloté par l’entrepreneur Vincent Bolloré, son premier actionnaire, s’est jusqu’à présent montré frugal dans ses acquisitions. Vivendi a déboursé autour de trois milliards d’euros pour détenir plus de 20% du premier opérateur italien Telecom Italia dont il est le premier actionnaire.  A plus petite échelle, il va notamment débourser près de 300 millions d’euros pour prendre une participation d’environ 26% dans le producteur et distributeur de programmes télévisuels qui naîtra du rapprochement des sociétés Banijay et Zodiak. Le groupe a également dépensé une somme similaire pour s’inviter au capital des éditeurs de jeux vidéos Ubisoft et Gameloft dans lesquels il compte encore accroître ses participations malgré l’hostilité affichée par leurs dirigeants. Victime de la concurrence de BeINSport et de l’essor des offres de vidéo à la demande sur internet dans le sillage de l’américain Netflix, la chaîne cryptée a perdu des abonnés au troisième trimestre dans l’Hexagone. « Les chiffres du troisième trimestre apparaissent très faibles. Des révisions à la baisse du consensus sont probables », estime Charles Bedouelle d’Exane BNP Paribas, dans une note.

Changement d’heure : danger pour la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé r le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

antioxydants : danger

antioxydants : danger

.Une récente étude menée par les chercheurs de l’Université Southwestern Medical Center, au Texas, témoigne du danger qu’ils pourraient représenter.

Les chercheurs de l’Université du Texas Southwestern Medical Center viennent de révéler que les antioxydants ont pour effet d’augmenter le processus de prolifération des cellules cancéreuses.

Roland Moreau : Le titre du Washinghton Post qui relate la publication de ces chercheurs dans la revue Nature est particulièrement édifiant : « La dernière étude sur les antioxydants est terrifiante ». Les antioxydants sont connus du public depuis les années 1990 à la suite de publications scientifiques qui démontraient leur utilité dans la lutte contre le stress oxydatif qui intervient dans la formation des cancers. Dans l’article de Nature, Morrison a comparé un groupe de souris atteintes de mélanomes non traité et un groupe traité par un antioxydant (le NAC). Les résultats sont alarmants : les souris sous antioxydant ont un nombre beaucoup plus important de cellules, de tumeurs et de métastases que le groupe non traité. Des études similaires ont montré que les antioxydants favorisent également les cancers de la prostate. Pour le cancer du poumon, plusieurs études ont établi que des compléments à base de vitamine E ou d’acétyle cystéine entrainaient une augmentation importante du nombre des tumeurs. Morrison conclut : « Personnellement, si j’avais un cancer, je ne prendrais pas d’antioxydants ».

Le « stress oxydatif » est avancé comme explication de ce phénomène. Pouvez-vous nous expliquer cette notion ?

Le stress oxydatif résulte de l’action de molécules très réactives appelées « radicaux libres » qui agressent et détruisent des composants des cellules et en particulier l’ADN. En l’absence de tabagisme, d’excès d’alcool, de soleil, de sucre ou de sédentarité, ces radicaux libres sont neutralisés dans l’organisme par des antioxydants naturels fournis par l’alimentation (vitamines C et E, carotène, oligo-éléments divers, etc). Mais dès que les radicaux libres envahissent massivement les cellules, le combat devient inégal. Les antioxydants naturels de l’organisme sont débordés. Les radicaux libres font alors des ravages sur l’ADN en provoquant des mutations sur les gènes qui entraînent l’apparition de cancers. Au cours des années 1980-1990, des médecins se sont dit qu’il suffisait de fournir des suppléments alimentaires à base de vitamines A, C, E, de sélénium et de folates puisque les antioxydants étaient débordés. Mais ils n’avaient pas prévu que l’effet bénéfique des antioxydants sur les cellules saines était aussi bénéfique sur les cellules cancéreuses. Résultat : les antioxydants favorisent les cellules cancéreuses qui ont la propriété de se développer plus rapidement que les cellules saines. Le bilan est globalement négatif. Les suppléments alimentaires à base d’antioxydants favorisent donc l’apparition des cancers et augmentent leur dissémination et cela explique les résultats des travaux de Morrison.

 

( article Atlantico)

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

L’existence d’Air France mise en danger (Sapin)

Sapin pour une fois n’a pas tort  quand il prédit que l’entreprise risque d’être menacée dans son existence même si les pilotes persistent dans leur opposition à toute évolution en matière de compétitivité de l’entreprise. Une entreprise menacée d’une part sur les relations long-courriers classiques par les compagnies du Moyen-Orient et asiatiques, sur les autres relations par les compagnies Low Cost. Par rapport aux compagnies concurrentes équivalentes les coûts d’Air France sont supérieurs d’environ 25 %. Sans parler de la qualité qui n’est pas toujours à la hauteur des prix excessifs. Air France est menacée par une minorité et tout son personnel doit être conscient que si rien n’est fait la compagnie sera en très grande difficulté, a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin. La compagnie doit présenter lundi à ses organisations représentatives la restructuration qu’elle compte engager après l’échec des négociations avec ses syndicats de pilotes, pointés du doigt pour ne pas avoir accepté le plan de compétitivité proposé par la direction. « Quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui ça peut mettre en danger l’ensemble », a déclaré Michel Sapin dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » sur Europe 1, i-Télé et Le Monde. « J’espère que tout le monde est bien conscient, y compris tout le monde dans le personnel d’Air France, que si rien n’est fait, Air France est en très grande difficulté », a-t-il ajouté, disant soutenir les « réformes nécessaires ». « On vit sur cette image d’une compagnie belle, conquérante, grande référence mondiale, elle l’est toujours, mais tout a bougé autour », a poursuivi le ministre des Finances, citant le développement du low-cost et des compagnies de très grande qualité, notamment orientales et dans les pays du Golfe.   »Air France s’est fait écraser, pris en tenaille entre deux évolutions (…) il faut donc regagner sur les deux bouts. » Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a appelé vendredi direction et syndicats à mettre à profit le comité central d’entreprise (CCE) de lundi matin pour renouer le dialogue, et estimé qu’il appartenait aux syndicats de faire des contre-propositions pour améliorer le plan.  Avant lui, le Premier ministre, Manuel Valls, avait demandé aux pilotes de « faire un effort ». Le maire LR de Bordeaux, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, a également appelé les pilotes à prendre leurs responsabilités.

Des grands sites naturels en danger par l’exploitation minière et pétrolière (Unesco)

Des grands sites naturels en danger par l’exploitation minière et pétrolière (Unesco)

L’Unesco et le WWF ont fait les comptes : sur 170 sites naturels classés 70 sont sous la menace d’une marée noire, d’une pollution de forages pétroliers, gaziers mais aussi des rejets des mines.   Chaque année, 5.000 bateaux chargés de bauxite très toxique passent au-dessus de la grande barrière de corail au nord-est de l’Australie. Bientôt, ils seront 2.000 de plus par an tant les mines de charbon dans la région se développent. Une menace croissante pour cet écosystème unique au monde classé au patrimoine mondial de l’Humanité. Aux Etats-Unis, le Grand Canyon et ses réserves d’uranium sont toujours l’objet de convoitises de la part des entreprises du secteur. Certaines grandes entreprises françaises, comme Areva, se sont engagées à ne pas aller exploiter des ressources dans les sites classés. Mais le WWF reste vigilant. Total, par exemple, a toujours une concession pétrolière à proximité du parc des Virunga (République démocratique du Congo), le plus vieux parc naturel du continent dans la région des Grands Lacs. Une zone unique où se trouvent les derniers gorilles d’Afrique.  L’ONG rappelle que ces sites attirent beaucoup de touristes et demande aux investisseurs d’être vigilants.

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

 

Titulaire d’un doctorat à l’université Harvard et professeure d’économie à Sciences-Po Paris, Julia Cagé pointe les dangers d’une concentration de médias autour d’industriels multimillionnaires. L’auteur du livre Sauver les médias (Seuil, 2015), appelle à une réforme des lois encadrant le pluralisme de l’information dans une interview à la Tribune.

 

Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information sur Internet à l’époque ! Il faut donc une nouvelle loi qui devrait s’attaquer à plusieurs problèmes.

D’une part, éviter une concentration excessive pour garantir le pluralisme de l’information. D’autre part, garantir, à l’avenir, la propriété des médias par des groupes de presse indépendants plutôt que par des industriels qui sont souvent sous contrat avec l’État.

Enfin, il faudrait limiter, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays, la pratique du cross-ownership, c’est-à-dire le fait de posséder tout à la fois des journaux, des radios et des chaînes de télévision. Or il semble que plus l’on tarde à réguler, plus la recomposition du paysage médiatique s’accélère, donnant chaque jour un peu plus de poids à ces nouveaux acteurs qui utilisent leur influence pour convaincre le législateur que le mieux est de ne rien faire.

Quel rôle joue la proximité de l’élection présidentielle de 2017 dans les mouvements d’acquisitions récents ?

Les différents propriétaires des médias n’ont pas les mêmes motivations. La situation de crise dont souffrent en particulier les titres de presse écrite a avant tout déterminé l’agenda. Patrick Drahi a pu racheter Libération d’abord parce que le titre était en 2014 au bord du dépôt de bilan et représentait pour lui un levier d’influence et de pression auprès de l’État, car le secteur des télécoms dépend beaucoup de la régulation.

Le cas qui semble avoir été le plus influencé par la proximité de l’élection présidentielle est clairement le rachat du Parisien par Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe LVMH. Au moment de son rachat, le quotidien n’était plus à vendre. Or, on connaît les préférences politiques très marquées de Bernard Arnault et tout laisse à penser qu’il ait pu vouloir s’acheter un cheval de bataille en vue des élections. Reste à savoir si une telle stratégie peut être couronnée de succès car les journalistes du Parisien feront sans doute tout pour préserver leur indépendance.

Un homme suscite beaucoup d’interrogations en ce moment : Patrick Drahi. Pensez-vous que sa frénésie d’acquisitions s’explique aussi par la rivalité qui l’oppose au patron de Free, Xavier Niel ?

La psychologie des hommes d’affaires est toujours difficile à comprendre. Beaucoup disent que la stratégie de Drahi est déterminée par celle de Niel : Niel achète Le Monde, Drahi acquiert Libération ; le scénario se répète à l’identique pour Le Nouvel Observateur – (qui va être racheté par le Monde NDLR) et L’Express

Enfin, Niel évoque son intérêt pour LCI, Drahi fait pour une fois la course en tête en étendant son empire à BFM-TV. Reste que, jusqu’à présent, on observe une différence fondamentale entre les deux hommes. Niel a investi dans les médias dont il est devenu actionnaire. Ainsi, au Monde comme au Nouvel Observateur, le nombre de journalistes n’a pas diminué. Au contraire, Drahi a fait fondre les effectifs de Libération et s’est engagé dans la même voie à L’Express. Un peu comme s’il n’avait fait le choix d’acquérir ces « marques » que pour les vider de leur coquille.

Vous attendez-vous à d’autres mouvements dans les mois qui viennent ? Dans cette nouvelle configuration, certains titres deviennent isolés, à l’image du Point. Les petits groupes et les titres indépendants deviennent-ils des cibles potentielles ?

Oui, je m’attends à d’autres mouvements. Lesquels, c’est difficile à prévoir. La question du Point est intéressante : on a longtemps cru à des synergies avec L’Express, mais maintenant que celui-ci est passé sous la coupe de Drahi, c’est moins évident. D’autant qu’Artémis (Pinault) n’a pas besoin de s’en défaire. Quoi qu’il en soit, il y a de moins en moins de groupes indépendants des grands industriels, et c’est inquiétant pour la pluralité de l’information.

- Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information

Terrorisme : le danger peut venir de partout

Terrorisme : le danger peut venir de partout

 

 

Ce que dit Guéant interrogé ce matin sur France Info, il n’a pas tort .  on peut simplement regretter que Sarkozy n’ait  pas davantage tenu compte de cet avertissement que Hollande. Certes il faut prendre des mesures dans les différents lieux accueillants du public et de ce point de vue de sérieux progrès sont encore  à réaliser,  pas simplement pendant les moments de crise.  Mais on ne peut cependant réagir de manière isolée et partielle à chaque fois qu’il y aura un acte de terrorisme dans le transport aérien dans le train, dans le métro dans les magasins ou ailleurs. On peut et on doit évidemment muscler les forces de l’ordre mais il faut surtout compter sur la vigilance et la mobilisation de la population comme cela se pratique déjà dans certains pays à fort potentiel de risque terroriste.  » Cela signifie qu’indépendamment de la sécurité dans les transports, Il faut changer d’approche de la question de la sécurité au regard du risque terroriste » a déclaré Claude Guéant. Le gouvernement hier a fait un communiqué sous la signature de monsieur Valls et de monsieur Cazeneuve pour nous dire que les forces de l’ordre étaient vigilantes (…) Je ne doute pas un instant de leur vigilance, de leur détermination, de leur préparation. Mais ce qu’il faut c’est que le pays soit mis en situation de vigilance. C’est la nation toute entière qui doit être en situation de vigilance. Partout il faut avoir un minimum de réflexes, de précautions élémentaires préalables qui permettent de prendre en compte le risque terroriste.«   Et l’ancien ministre de l’Intérieur de citer l’exemple d’Israël qui « vit depuis des années sous la menace d’attentats. Et les Israéliens vivent de façon tout à fait normale. Ils n’empêchent qu’ils prennent des précautions élémentaires. Je crois qu’il faut que les exploitants de cinéma, de théâtre, de magasins, les directeurs d’établissements scolaires prennent des précautions élémentaires... » Et il revient sur le cas de la SNCF : « Il est très difficile de faire un contrôle systématique des voyageurs mais il faut quand même faire un minimum. On peut avoir des installations de contrôle des bagages et des personnes de manière aléatoire ». Ajoutons qu’une formation minimum à la gestion du risque serait nécessaire pour le personnel en charge de la sécurité du public et des clients  à la SNCF comme ailleurs.

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

Croissance Allemagne : moral des investisseurs en baisse, danger pour la zone euro

 

La baisse du moral des investisseurs en Allemagne constitue une très mauvaise nouvelle pour la zone euro qui s’englue chaque jour un peu plus dans la croissance molle. Certes l’excédent commercial de l’Allemagne devrait atteindre des records en 2015 mais ce résultats est essentiellement dû à la baisse des cours des matières premières. En effet la production industrielle a régressé en juin. Par ailleurs les commandes extérieures sont en retrait comme c’est le cas dans d’autres pays exportateurs notamment la Chine et le Japon. En fait l’Allemagne comme la plupart des autres pays est victimes de la tendance baissière de la croissance mondiale. Croissance mondiale dont la baisse est illustrée en particulier par la diminution de l’industrie manufacturière en Chine. Quand l’usine du monde est en panne l’économie mondiale se porte mal. Cela démontre à l’évidence les limites des politiques d’austérité excessive qui vise à restreindre la consommation extérieure au profit des exportations. Or  les commandes extérieures régressent du fait en particulier d’une demande intérieure insuffisant. En quelque sorte c’est un cercle vicieux qui affecte toute l’économie mondiale. La confiance des milieux financiers allemands s’est donc nettement dégradée en août, le baromètre ZEW qui la mesure ayant reculé à 25 points, contrairement aux attentes, selon les chiffres publiés mardi. A 29,7 points en juillet, cet indicateur, calculé par l’institut économique du même nom, affiche ainsi une cinquième baisse mensuelle d’affilée et reste à son plus bas niveau depuis novembre 2014. Cette baisse de confiance pourrait rapidement être  contagieuse pour toute la zone euro.  Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient au contraire sur un rebond à 31,5 points. « Le moteur de la conjoncture allemande continue de tourner. Mais ce qui obscurcit les attentes (des milieux financiers) en matière de conjoncture doit être le fait que, vu les conditions géopolitiques et économiques mondiales, des améliorations majeures de la situation économique en Allemagne sont improbables à moyen terme », a expliqué, dans un communiqué, Clemens Fuest, président de l’institut ZEW. Pour James Howat, économiste chez Capital Economics, ce nouveau recul du baromètre ZEW est le signe que « les investisseurs sont de plus en plus inquiets concernant la reprise en Allemagne » et ce malgré les progrès enregistrés dans les négociations pour aider la Grèce à éviter la faillite. L’économiste souligne tout de même que l’indice reste « largement en territoire positif, ce qui implique quand même que les investisseurs tablent toujours sur une amélioration des conditions économiques ». La composante du baromètre mesurant l’évaluation par les investisseurs de la situation actuelle en Allemagne a d’ailleurs continué de remonter, atteignant 65,7 points en août, contre 63,9 points en juillet. La première estimation de la croissance allemande au deuxième trimestre sera publiée vendredi. Le premier trimestre avait affiché une croissance de 0,3%. Pour les trois mois suivants, les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers FactSet tablent sur une accélération, à 0,5%, même si le repli inattendu de la production industrielle en juin, dévoilé vendredi dernier, a quelque peu tempéré les attentes.

 

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

La disparition des abeilles : danger pour la santé mondiale

Selon la revue scientifique britannique The Lancet, la civilisation humaine a prospéré mais s’expose désormais à des risques importants en matière de santé », peut-on lire dans le rapport. Le changement climatique, l’acidification des océans, l’épuisement des sources, les sols pollués, la surpêche, la perte de biodiversité posent de sérieux problèmes en matière de santé publique, en particulier dans les pays pauvres, alerte le rapport de 60 pages.  Si les « services de pollinisation » devaient s’arrêter demain, les approvisionnements mondiaux en fruits pourraient réduire de 22,9%, ceux des légumes de 16,3% et ceux des noix et graines de 22,9%. Cette situation entraînerait des carences en vitamine A chez 71 millions de personnes dans les pays en voie de développement. On enregistrerait 1,4 millions de morts en plus dans le monde.

 

 

Interview de François Lasserre dans Atlantico

Aux Etats-Unis, la disparition des colonies d’abeilles s’accroît. Entre 2014 et 2015, leur population aurait décru de 42%. En France, la situation est-elle aussi grave?

François Lasserre : En France, la situation est moins grave, mais on note, quand même, une forte baisse du nombre d’abeilles domestiques (abeille de ruches). Cette baisse est relativement récente. Elle tourne autour des 30% dans certains endroits mais dans d’autres, les colonies se portent mieux. Globalement, on remarque une sérieuse baisse du nombre d’abeilles. A titre d’exemple, avant les reines vivaient entre 3 et 5 ans et maintenant, si elles dépassent un an de vie, l’apiculteur sera ravi. Si aux Etats-Unis les abeilles des ruches disparaissent rapidement c’est parce qu’elles sont plus exploitées.  Que ce soit en Amérique du Nord ou en France, l’intensification du business de l’agroalimentaire (celui des entreprises d’apiculture qui en vivent) explique leur raréfaction. Un grand rendement avec les abeilles domestiques ne s’obtient pas seul (par exemple, on utilise des antibiotiques) ce qui explique que les maladies circulent d’avantage. De ce fait, les abeilles sont moins promptes à se défendre et meurent plus facilement. D’autre part, les abeilles libres ingurgitent des produits chimiques du fait de l’actuelle, très large, utilisation des pesticides. Enfin, la nourriture des abeilles s’est également appauvrie, les fleurs sauvages ont, par exemple disparues, ainsi ces insectes s’affaiblissent. Le fond de l’histoire est simple : la nature est de plus en plus exploitée ! L’abeille est une sorte de signal d’alerte, cela nous indique que nous faisons n’importe quoi avec la nature !

Ce qui semble inquiéter principalement c’est la disparition des abeilles domestiques. Quel serait son impact? 

L’abeille domestique est importante car elle nous apporte du miel, du pollen, de la propolice (utilisée comme antibiotique) et de la cire. Pour ces activités, elles participent à la pollinisation des végétaux. Là où elles sont très importantes, c’est lorsqu’il y a des hectares et des hectares où une seule plante est cultivée : les pollinisateurs sauvages ne sont pas assez nombreux pour les polliniser. C’est là le rôle des apiculteurs : leurs abeilles (en grand nombres) peuvent polliniser ces immenses espaces industriels. Leur disparition entraînera donc un certain nombre de changements importants! Du point de vue de la pollinisation, l’impact serait relatif, l’abeille domestique n’est pas la seule à le faire, de nombreux pollinisateurs existent (les abeilles sauvages ou solitaires dont font partis les bourdons, les mouches, les guêpes, les punaises…). Aujourd’hui en France, l’abeille domestique n’est indispensable que pour la production de miel. En revanche, aux Etats-Unis –dans certaines cultures- elles sont devenues totalement obligatoires (par exemple, la culture des amandes en Californie). En France, cette même situation est en chemin. En revanche, si l’on revenait à des exploitations à taille humaine, avec plus de nature sauvage et spontanée autour et dans les champs, l’abeille domestique serait moins indispensable.

Qu’en est-il des autres espèces d’abeilles? Leur nombre diminue-t-il aussi?

Les types d’abeilles sont divers : les bourdons, les abeilles (on compte 900 espèces d’abeilles solitaires quand l’abeille solitaire ne représente qu’une espèce). En France, il y a 1000 espèce d’abeilles et seulement une vie en ruche. Elles sont aussi touchées par l’extinction. Comme pour les abeilles domestiques, il leur faut de la diversité en fleurs, des espaces tranquilles, un sol peu exploité en vue de les nourrir, du bois mort à l’intérieur duquel elles peuvent se nicher… De plus, elles ingurgitent aussi des pesticides dans la nature. Par contre,  elles sont très rarement exploitées. Sauf aux Etats-Unis ou elles peuvent l’être puisqu’elles sont meilleures pollinisatrices. Quelques mesures, encore symboliques, sont prises pour leur venir en aide. En ville par exemple, le nombre d’habitats pour insectes se multiplie. Ca ne les sauvera pas, mais c’est une démarche positive, une façon de tenter de les sauver.

La disparition des abeilles (toutes espèces confondues) serait-elle désastreuse pour l’écosystème? Leur disparition aurait-elle aussi une incidence sur l’économie?

Les abeilles sont hyper spécialisées en fleurs, leur disparition entraînerait donc également celle de certaines fleurs. Les fleurs n’existeraient pas sans les insectes et inversement. C’est allé jusqu’au point que certains insectes ne colonisent qu’une fleur, si cet insecte disparaît, la fleur également. La disparition des abeilles accompagnée par celle d’autres insectes causerait la disparition de fruits qui nécessitent la polonisation. Disparaîtraient de la même façon : les courgettes, les carottes, les melons,…. Pour qu’il y est diversité de fleurs et donc de fruits, il faut qu’il y ait une diversité d’insectes. Il n’y aurait pas de fleur, ni de fruits sans insectes polinisateurs! En outre, la disparition des abeilles causerait bien sur des coups économiques (moins de pollinisation, de miel…) : on parle de 100 milliards de dollars.

A quoi peut-être due la raréfaction des abeilles?  Comment résoudre ce problème?

Les abeilles ne sont pas les seuls insectes dont la disparition s’accroit, il en va de même pour les papillons par  exemple. Ces disparitions sont révélatrices d’une exploitation hallucinante de la nature ! On pourrait résoudre le problème en laissant de la diversité, ne pas surexploiter les abeilles -ce qui entraînerait une baisse de la production en miel- en respectant d’avantage la nature. C’est l’obsession du rendement et de la croissance qui porte atteinte à la nature ! D’une certaine façon, il faut décroître du côté de l’agriculture. Pour améliorer la situation il faudrait revenir en arrière ce qui paraît improbable. Les hommes politiques ont du mal à changer de voie, mais les mouvements citoyens prennent de l’ampleur : on note la naissance du bio, la therma culture, l’agro foresterie.. Demain, ces nouvelles techniques ne seront pas suffisantes pour nourrir le monde mais ceci permet de changer les choses. C’est une période de transition, ce sont des essais prometteurs.

 

 

 

 

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

Grèce plus Chine : danger pour la croissance mondiale

 

 

Deux pays qui ne pèsent pas le même poids mais qui influencent actuellement les marchés. La Chine d’abord parce que son industrie este en panne du fait de l’atonie de la demande mondiale. Du coup les cours des matières premières baissent dangereusement. La Grèce, elle, est la petite goutte qui pourraiat faire déborder les taux. Or cette remontée des taux (déjà en cours mais qui pourrait s’accentuer en cas de Grexit) porterait un coup supplémentaire aux investissements tant des ménages que des entreprises.  Le pétrole Brent a ainsi  perdu près de 15% sa valeur en 15 jours, (-10% en cinq jours), chutant encore de 2,6% ce mardi. A 55,2 dollars le baril, il n’est pas encore à son plus bas des dernières années (47,7 dollars le 15 janvier 2015), mais s’en rapproche. Le prix du fer s’est effondré dans des proportions encore plus élevées, passant de près de 66 dollars la tonne à 52 dollars hier (-21%). Le cuivre, lui, a perdu 20% en cinq jours ! Une contagion a bien sûr lieu de marché à marché. Quand les prix des actions baissent, des arbitrages conduisent les investisseurs à vendre d’autres titres. Il y a donc bien un effet grec. Mais ce n’est pas tout. Les marchés raisonnent, logiquement, en termes d’offre et de demande. Côté offre, pas de bouleversement ces derniers jours. Mais s’agissant de la demande, le premier facteur de baisse des cours des matières premières industrielles et du pétrole, c’est l’évolution de l’économie chinoise, qui en est la première consommatrice au monde. Le krach de la bourse de Shanghai (-30%) inquiète les investisseurs. On savait l’économie de la Chine sur la voie du ralentissement, le taux de croissance prévu (+7%) étant peut être surestimé. La production industrielle chinoise est l’arrêt depuis plusieurs mois, souligne le directeur des études économiques de Natixis, Patrick Artus. La chute des actions chinoises ne peut qu’accentuer le mouvement, en déprimant l’investissement. D’où l’inquiétude des marchés.

Réchauffement climatique : la santé en danger

Réchauffement climatique : la santé en danger

 

 

C’est bine connu en France il n’ya pas eu de véritable hiver depuis une trentaine d’années. Pour preuve les stations de sport d’hiver de 1000 à 15000 m ne sont pratiquement plus skiable faute de neige. Quand il gèle ( sauf pour  certaines régions) , c’est seulement quelques jours . par ailleurs les étés sont de plus en plus secs et chaud. Une évolution de la température très néfaste à la santé largement due à la pollution.  Le Haut conseil de la santé publique, organe consultatif du ministère de la Santé, a mené une étude  depuis 2013 sur les impacts sanitaires liés au réchauffement du climat (dont les résultats sont diffusés par le Figaro). Les résultats, présentés lundi en conférence de presse par le professeur Jean-François Toussaint, sont alarmants: selon le rapport, c’est tout l’environnement sanitaire humain qui sera modifié par le changement climatique. Les premiers bouleversement sont déjà visibles et pourraient vite s’amplifier, estiment les experts. Le réchauffement climatique a tout d’abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Selon le rapport, le nombre de morts augmente dès que la température moyenne dépasse les 25°C. Le réchauffement favoriserait aussi l’apparition de phénomènes extrêmes, en particulier des canicules, et ferait des ravages dans une population toujours plus vieillissante. Enfin le rayonnement solaire provoquerait aussi, par sa composante UV, l’apparition de cancers ou de mélanomes cutanés: ceux-ci ont augmenté de 45 % chez les hommes et de 19% chez les femmes entre 1990 et 2010. Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d’espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l’étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. Si son implantation est le fruit de l’intensification des échanges internationaux et de l’usage massif d’antibactériens induisant des résistances accrues, le réchauffement climatique y a aussi contribué, estime le Haut conseil de la santé publique. Mais certains dangers sanitaires sont aussi imprévisibles. Le rapport recommande de ne pas «réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples de cause à effet». En effet, le réchauffement augmente les risques d’incendie et de submersion/inondation des littoraux très concentrés en population, et selon le rapport, il faudrait «dès à présent envisager certaines relocalisations». Les effets sur la biodiversité pourraient se répercuter sur l’économie et la production agricole, posant de sérieux problèmes de nutrition. Si le Haut conseil de la santé publique recommande d’intégrer ces notions de complexité et de vision à long terme dans les réflexions politiques, il préconise surtout d’agir en amont afin d’éviter un tel scénario. Cela nécessite de réduire drastiquement les émissions de gaz carbonique, en renonçant totalement aux énergies fossiles d’ici 2100. Quand on lui demande quelles sont les chances que l’humanité suive ces directives, le président du Haut conseil de la santé publique Roger Salamon affirme, fataliste: «infimes, entre 3 et 5%».

Immobilier-réévaluation valeurs locatives: danger

 

Sous prétexte d’obsolescence des valeurs locatives, les technocrates du ministère des finances  veulenet revoir la méthodologie , en réalité c’est pour permettre une augmentation générale des impôts locaux. D’après ces experts en fiscalité,  les taxes actuelles ne correspondraoeient plus à la valuer locative réelle. Actuellement uen expérimentation est en cours  sur 5 départements, elle sera ensuite étendue à toute la France. Mais derrière ces arguties méthodologiques  se cache  bien autre chose. Le gouvernemenet actuel ( et ceux sans doute qui le suivront) veulent  réduire de manière assez drastique la dotation aux collectivités locales, ce qui ajouté à la situation dramatique de l’endettemenet des  dites collectivités va se traduire par une augmentation très sensible de la taxe d’habitation et de l’impôt fioncier. Aujourd’hui en moyenne cela représente  de ‘lodre de 2000 euros par logement ( avec de de très fortes disparités entre les ves zones). C’est l’impôt le plus important compte tenu du faiat que plus de  la moitié des Français ne payet pas d’impôt sur les revenus. Les valeurs locatives cadastrales date  1970 exactement. Elles n’ont été révisées qu’une seule fois en 1980 et depuis, tous les ans, elles sont réévaluées à l’aide d’un coefficient identique pour toute la France.  Autant dire qu’elles ne veulent plus dire grand-chose, compte tenu du changement de l’urbanisme, du tissu bâti, et des travaux qui ont été réalisés sur les immeubles, sans toujours être déclarés. Mais réviser les valeurs locatives cadastrales, c’est une entreprise difficile et complexe. On en parle depuis longtemps mais personne ne veut s’y mettre !  Pourtant, le ministre des Finances et du Budget vient de choisir cinq départements pour expérimenter, en 2015, une nouvelle méthode d’évaluation des valeurs locatives des locaux d’habitation. Les habitants de Charente-Maritime, du Nord, de l’Orne, de Paris et du Val-de-Marne reçoivent donc, en ce moment, une demande de renseignements relative aux caractéristiques de son immeuble.  Avant, en 1970, l’évaluation se faisait en tenant compte du degré de confort du logement. Par exemple, la salle de bains était beaucoup moins répandue qu’aujourd’hui, et donc, on prenait en compte la surface de votre logement, à laquelle on ajoutait 5 mètres carrés lorsque le logement disposait d’une baignoire. On appelait une équivalence superficielle. Ce système est d’ailleurs inspiré de la loi de 1948 et servait à calculer la fameuse « surface corrigée ». Aujourd’hui c’est dépassé. Le ministère estime que l’évaluation peut être basée sur un prix au mètre carré, sur un loyer, si l’on différencie les appartements des maisons individuelles et si l’on tient compte des annexes. La nouvelle méthode d’évaluation est donc plus simple et plus moderne. Mais il ne s’agit que d’une expérimentation. Si tout va bien, que la première expérimentation est positive, que l’on arrive à établir les nouvelles valeurs locatives pour tous les départements, sans retard, on devrait payer l’impôt de 2018 sur cette base.

 

Changement d’heure : danger pour la santé

  • Changement d’heure : danger pour la santé
  • Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé r le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’uen journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travailet de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Réchauffement climatique : la santé en danger

Réchauffement climatique : la santé en danger

 

 

C’est bine connu en France il n’ya pas eu de véritable hiver depuis une trentaine d’années. Pour preuve les stations de sport d’hiver de 1000 à 15000 m ne sont pratiquement plus skiable faute de neige. Quand il gèle ( sauf pour  certaines régions) , c’est seulement quelques jours . par ailleurs les étés sont de plus en plus secs et chaud. Une évolution de la température très néfaste à la santé Le Haut conseil de la santé publique, organe consultatif du ministère de la Santé, a mené une étude  depuis 2013 sur les impacts sanitaires liés au réchauffement du climat (dont les résultats sont diffusés par le Figaro). Les résultats, présentés lundi en conférence de presse par le professeur Jean-François Toussaint, sont alarmants: selon le rapport, c’est tout l’environnement sanitaire humain qui sera modifié par le changement climatique. Les premiers bouleversement sont déjà visibles et pourraient vite s’amplifier, estiment les experts. Le réchauffement climatique a tout d’abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Selon le rapport, le nombre de morts augmente dès que la température moyenne dépasse les 25°C. Le réchauffement favoriserait aussi l’apparition de phénomènes extrêmes, en particulier des canicules, et ferait des ravages dans une population toujours plus vieillissante. Enfin le rayonnement solaire provoquerait aussi, par sa composante UV, l’apparition de cancers ou de mélanomes cutanés: ceux-ci ont augmenté de 45 % chez les hommes et de 19% chez les femmes entre 1990 et 2010. Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d’espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l’étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. Si son implantation est le fruit de l’intensification des échanges internationaux et de l’usage massif d’antibactériens induisant des résistances accrues, le réchauffement climatique y a aussi contribué, estime le Haut conseil de la santé publique. Mais certains dangers sanitaires sont aussi imprévisibles. Le rapport recommande de ne pas «réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples de cause à effet». En effet, le réchauffement augmente les risques d’incendie et de submersion/inondation des littoraux très concentrés en population, et selon le rapport, il faudrait «dès à présent envisager certaines relocalisations». Les effets sur la biodiversité pourraient se répercuter sur l’économie et la production agricole, posant de sérieux problèmes de nutrition. Si le Haut conseil de la santé publique recommande d’intégrer ces notions de complexité et de vision à long terme dans les réflexions politiques, il préconise surtout d’agir en amont afin d’éviter un tel scénario. Cela nécessite de réduire drastiquement les émissions de gaz carbonique, en renonçant totalement aux énergies fossiles d’ici 2100. Quand on lui demande quelles sont les chances que l’humanité suive ces directives, le président du Haut conseil de la santé publique Roger Salamon affirme, fataliste: «infimes, entre 3 et 5%».

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