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Danger de l’enlisement de l’armée française au Sahel

danger de  l’enlisement de l’armée française  au Sahel

 

La question que pose Serge Michailof, chercheur à l’Iris et enseignant à Sciences Po, ancien  directeur des opérations à l’Agence française de développement (AFD). Ce spécialiste de l’Afrique, et plus précisément du Sahel, s’ explique  dans une interview à France info

L’armée française risque-t-elle un enlisement au Sahel ?

Serge Michailof : L’armée française se trouve dans une impasse. Elle a brillamment arrêté le rezzou (l’attaque NDLR) inorganisé lancé en janvier 2013, par trois groupements armés qui ont alors menacé le sud du pays et en particulier Bamako; elle a alors détruit une série de bases logistiques des djihadistes au nord du Mali. L’armée française a empêché la constitution de katibas (cellule armée NDLR) structurées susceptibles de menacer les centres urbains.

Mais la guerre s’est déplacée, comme on pouvait le craindre, vers le centre, puis le sud du pays, régions très peuplées. A cet égard, le terme de « terroriste » pour désigner l’ennemi est parfaitement inapproprié, puisque nous n’avons pas en face de nous des fous de Dieu exclusivement soucieux de semer le chaos, mais des hommes réfléchis qui ont arrêté une stratégie asymétrique classique assez proche de celle adoptée en Afghanistan par les Taliban. Or il suffit de regarder les cartes des incidents et actions conduites par les jihadistes de 2017 à 2019, pour constater l’expansion géographique et la multiplication de ces actions.

Nous constatons ainsi que l’ennemi déroule sa stratégie et que Barkhane, quelles que soient les victoires tactiques qu’elle remporte, n’a pas pu arrêter la dégradation de la situation sécuritaire. En outre, l’armée malienne subit défaite sur défaite. Elle a perdu 150 hommes en deux mois. Les jihadistes ont récemment fait une démonstration de leurs capacités en prenant le poste de Indelimane, à proximité de la frontière avec le Niger et en tuant 40 soldats. Défendant un pays très fragile, aux institutions gangrénées par le népotisme et la corruption, nous sommes en train de perdre la guerre même si Barkhane gagne toutes les batailles.

Comme en Afghanistan, la géographie du Sahel est-elle un obstacle au rétablissement de la sécurité ?

C’est plus l’immensité de l’espace et le mauvais état des routes qui pose problème, plutôt que la géographie par elle-même. Les pays du G5 Sahel représentent environ 6 à 7 fois la superficie de la France. Il n’y a pas de zones montagneuses comparables réellement à l’Indu Kush d’Afghanistan, même si l’Aïr, que j’ai souvent parcouru et l’Adrar des Ifoghas, sont des zones difficiles. Ceci dit maintenant que la guerre s’est aussi déplacée au Burkina et y prend une coloration ethnique : agriculteurs Mossis contre pasteurs Peuls, elle devient extrêmement difficile, car l’enjeu est le contrôle des populations dans un contexte où les deux Etats sont défaillants. La guerre se déplace donc vers les villages dans un contexte de mosaïque ethnique très complexe, de crise environnementale, de tensions et conflits anciens qui sont ravivés délibérément par les jihadistes.

 

Pourquoi les armées africaines ne semblent-elles pas à la hauteur du défi ?

 

Il y a de grandes différences entre les armées du G5-Sahel. La Mauritanie a découragé les jihadistes qui ont pris la peignée à chaque fois qu’ils sont intervenus dans ce pays, qui se rouvre même au tourisme (!). L’armée tchadienne a considérablement aidé Serval en 2013 et est d’ailleurs très redoutée dans la sous-région. Mais elle est au four et au moulin, combattant les jihadistes de Boko Haram repliés dans le bassin du Lac Tchad, intervenant en Centrafrique, et répondant aux menaces multiples provenant du Darfour et de Libye.

L’armée nigérienne bien commandée “fait le boulot” et tient le coup pour l’instant, mais elle manque cruellement de moyens. Il suffirait que la France ou l’Union Européenne acceptent de mettre le paquet en formation, équipement, financement etc. pour en faire une armée capable de tenir le pays, Si le Niger recevait le tiers du milliard de dollars que coûte la force des Nations unies, la Minusma, en dotation annuelle pour sa sécurité, le Niger serait fort capable de se défendre.

Le vrai problème, ce sont les armées du Mali et du Burkina. Le problème est ici avant tout politique. Vous connaissez le dicton chinois ”le poisson pourrit par la tête”. En fait, il ne sert à rien d’entraîner ces deux armées et de les équiper si en particulier une gestion des ressources humaine rénovée ne permet pas de réintroduire un système méritocratique dans les chaînes de commandement et de sortir du népotisme.

 

Comme l’Afghanistan, le Sahel est-il gangréné par les trafics en tous genres et notamment armes et drogue ?

 

De tout temps le Sahel et le Sahara ont été des zones de trafic historiquement d’esclaves, d’or, d’ivoire et de sel. Aujourd’hui c’est plutôt la cocaïne, les armes et les migrants avec aussi un peu de gasoil et de produits alimentaires pour profiter des différences de prix avec l’Algérie. Ces trafics ont eu un impact désastreux au Mali en gangrénant une partie des élites dirigeantes dès la fin des années 1990 et le début des années 2000.

Maintenant ces trafics sont pour partie entre les mains des différents groupes djihadistes et contribuent à leur financement. Les ressources financières de ces groupes viennent aussi du contrôle des mines d’or artisanales, qui sont très importantes au Mali et au Burkina et de la taxation du coton, qui est l’une des richesses de ces pays et le racket sur les marchandises et les voyageurs sur les routes qu’ils contrôlent.

Comment expliquer la montée du jihad et la force de l’islam politique dans cette région autrefois réputée pour une certaine tolérance ?

 

L’islam soufi, historiquement propre à cette région, était extrêmement tolérant. Le salafisme n’est toutefois pas arrivé hier. Son implantation méthodique est l’œuvre de l’Arabie Saoudite, qui est très active au Sahel depuis la fin des années 70 et l’enrichissement des pays pétroliers. Depuis cette époque, on a vu surgir dans tout le Sahel francophone des mosquées financées par des fondations saoudiennes et cet effort méthodique sur plus de 40 ans a entraîné une modification radicale des comportements religieux. Pour ceux qui, comme moi, suivent le Sahel depuis 50 ans, on a vu apparaître les voiles des femmes depuis la fin des années 1990.

A ceci s’est conjugué un effondrement des systèmes d’éducation publique en zone rurale, ceci pour des raisons multiples : crises budgétaires, programme économique du FMI mal construit, mais surtout le choc démographique et la focalisation des donateurs sur les constructions d’écoles, alors que la formation et l’encadrement des enseignants ont été largement oubliés. Résultat, les écoles coraniques ont fréquemment été le seul lieu d’apprentissage des enfants et ces écoles ont été tenues par des convertis au salafisme. Ce n’est pas sans rappeler le rôle des madrassas du Pakistan dans la formation du mouvement Taliban.

Pourquoi ces états n’arrivent-ils pas à répondre aux besoins sociaux, éducatifs, de leur population ?

 

Ces pays sahéliens ont une population extrêmement pauvre et le taux de fiscalisation qui est de l’ordre de 20 % du PIB ne leur laisse pas de marges budgétaires bien conséquentes. Or ils sont soumis à un double choc : un choc démographique colossal avec des taux de croissance de la population supérieurs à 3%, 4% pour le Niger dont la population est passée de 3 millions à l’indépendance à 20 millions actuellement et dépassera 60 millions en 2050. Le deuxième choc est un choc sécuritaire, car les dépenses de sécurité qui atteignent ou dépassent 6% des PIB sont en train d’évincer les dépenses de développement et les dépenses sociales. Ces pays ne peuvent pas acheter des hélicoptères de combat et apporter une éducation de qualité à leurs enfants.

Sahel – Niger : danger croissant

Sahel – Niger : danger croissant

Mathieu Pellerin, analyste Sahel chez Crisis Group, souligne le danger croissant Niger et au Sahel sur France Info alors qu’une attaque a eu lieu dimanche autour de Kouré, au sud-est de la capitale nigérienne Niamey, faisant huit morts, dont des Français et deux Nigériens – le chauffeur du véhicule pris d’assaut et le président de l’association des guides touristiques de la réserve de girafes de Kouré.

 

Cette attaque a eu lieu dans une zone déconseillée, une zone orange. C’est la première fois qu’une attaque a lieu à cet endroit, que doit-on en déduire ?

On doit en déduire qu’il y a une expansion territoriale des groupes jihadistes, a priori, c’est plutôt vers les groupes djihadistes que la responsabilité se tourne. Il y a une expansion, qui vient à la fois de la partie ouest de Niamey, c’est-à-dire la frontière Mali-Niger, mais aussi au niveau de la frontière Burkina-Niger, avec des groupes qui se développent depuis 2019 jusqu’à la frontière du Nigeria, en passant par la zone de Kouré, mais plus au sud. Il y a une stratégie d’encerclement progressif de Niamey de la part de ces groupes.

La zone de Kouré n’avait jamais été, de près ou de loin, visée par une attaque. Toutefois, en janvier 2020, il y a eu des tirs de roquettes à proximité de Niamey, et un petit peu au nord de Kouré. Donc ce n’est pas non plus complètement nouveau.

La mobilité de ces groupes fait qu’on ne peut plus aujourd’hui exclure que des attaques surviennent dans des espaces qui sont considérés comme des zones déconseillées, dites zones oranges. La menace est extrêmement étendue et généralisée.

Le gouvernement nigérien peut-il être déstabilisé par ce genre d’attaques ?

Je ne pense pas, car il y a déjà eu des attaques extrêmement lourdes, qui ont essentiellement ciblé les forces armées du Niger, mais fin 2019 ça a été extrêmement éprouvant pour les autorités nigériennes. Plusieurs centaines de soldats nigériens ont été tués. Depuis 2010, il y a déjà eu des enlèvements de Français sur le territoire nigérien. Récemment, il y en a eu un. Ce qui est certain, c’est que ça va alerter de plus en plus la communauté internationale, ça va remobiliser une partie des effectifs des forces armées nigériennes sur le versant sud-est de Niamey. Ca va rendre la lutte contre ces groupes encore plus compliquée.

Le risque djihadiste ne faiblit pas malgré les efforts du G5 Sahel, le territoire est-il trop étendu pour pouvoir tout contrôler ?

Oui, tout à fait, et ça correspond à la stratégie de ces groupes, qui ont bien compris qu’il fallait étirer la ligne de front le plus loin possible, justement pour déstabiliser le dispositif du G5 Sahel. La zone concernée par cette terrible attaque n’est pas du tout une zone couverte par le G5 Sahel. C’est un vrai défi de s’adapter de manière continuelle à une menace qui ne cesse d’évoluer.

Ce qu’il faut bien regarder, et ça va sans doute être l’actualité de la prochaine année, c’est le risque que les différents fronts djihadistes se connectent. Il y a déjà des connexions établies, entre ceux qui sont établis au Lac Tchad et ceux qui sont établis au Sahel, et dont la zone dont on parle est un peu un point de jonction naturel. La zone qui va du nord-Bénin jusqu’au nord de la région de Tahoua, c’est une zone naturelle de rencontre entre les différents groupes qui évoluent entre le lac Tchad et le Sahara. Ca va rendre la lutte encore plus compliquée, d’autant plus que le G5 n’a aucune visibilité sur ce qui se passe au Nigeria.

« La filière betteravière en danger »

« La filière betteravière en danger »

 

Une centaine d’élus –soulignent l’urgence de redonner à la filière betterave (sucre-alcool-bioénergie…), les moyens de protéger ses cultures et d’exister. Sans cela, elle est promise à une destruction programmée avec des conséquences graves pour la souveraineté alimentaire énergétique et sanitaire de la France. Leur lettre au président de la république :

« Monsieur le Président,

La France est le premier pays agricole européen et un leader mondial pour l’exportation de produits agricoles et agroalimentaires. L’agriculture française est internationalement reconnue comme étant le « modèle le plus durable du monde ». Néanmoins à un moment de l’histoire de notre pays où nos filières alimentaires et bioénergie ont fait la preuve de leur résilience face aux difficultés sanitaires, économiques et sociales engendrées par la pandémie de Covid-19, de nombreux indicateurs économiques se dégradent : érosion des revenus des agriculteurs, investissements dans les exploitations agricoles en berne et effondrement de notre excédent commercial agroalimentaire.

Dans ce contexte, la filière betterave-sucre-bioénergie française fait encore office de porte-drapeau de l’excellence à l’international : 26 000 betteraviers et 21 sucreries dans nos territoires ruraux, 45 000 emplois directs, premier producteur européen de sucre et de bioéthanol pour plus d’un milliard d’euros d’excédent commercial…

Une excellence alimentaire en danger. A la crise sanitaire dont nous sortons progressivement, vous avez, monsieur le Président, dès le 13 avril dernier, répondu en affirmant qu’il nous fallait à présent « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ». Nous ne pouvons que partager une telle ambition et la filière betterave-sucre-bioénergie répond à tous ces enjeux : souveraineté alimentaire, agricole, industrielle, énergétique, sanitaire, pour une économie décarbonée d’excellence. Elle répond aux attentes des citoyens au cœur des territoires ruraux, en appliquant les meilleurs standards dans ses champs ou dans ses usines.

Mais cette excellence agro industrielle est en danger vital : quatre fermetures de sucreries en un an et plus du tiers de la production de betteraves en péril à cause du virus de la jaunisse faute, pour les agriculteurs, d’avoir pu protéger efficacement les plantes.

Historiquement leader au niveau européen, la filière est aujourd’hui la plus fragilisée d’Europe. La question de la lutte contre les insectes et parasites laisse nos agriculteurs aujourd’hui sans solution viable. Or, sans protection contre le puceron vecteur de la jaunisse, plus de betteraves, sans betteraves plus de sucreries, sans sucreries plus de sucre, de gel hydroalcoolique, de bioéthanol ou même de pulpes pour nos élevages, moins d’activité économique dans nos territoires ruraux et 45 000 emplois supprimés !

N’ajoutons pas un drame économique aux difficultés majeures que connaît notre pays avec les impacts de la Covid-19, alors même que cela peut être évité, comme dans les autres pays européens !

Les planteurs français qui connaissent des niveaux de pertes financières jamais atteints, ne replanteront pas sans avoir la certitude de pouvoir protéger leurs cultures dès la prochaine campagne !

Vers une dépendance alimentaire. Monsieur le Président : il y a urgence à agir. Quelques jours. Quelques semaines tout au plus, et si vous ne décidez rien, alors la filière s’affaissera par manque de surfaces cultivées. Elle entraînera irrémédiablement la perte des efforts de recherche et d’innovation investis depuis des années, le recul d’une activité économique créatrice d’emploi dans nos territoires ruraux et un accroissement de notre dépendance alimentaire.

Monsieur le président de la République, vous nous expliquez que vous croyez à cette écologie positive, cette écologie du « mieux », et pas à l’écologie punitive, celle du « moins ». Comme vous, nous sommes résolument mobilisés par l’enjeu environnemental de la production agricole. C’est la raison pour laquelle, si vous souhaitez placer l’écologie au cœur de la reconstruction de notre modèle économique, cela doit se transcrire avec pragmatisme et en proposant des solutions concrètes, réalistes et efficaces pour les agriculteurs dans nos territoires et au plus près de nos filières.

Une filière sur le point de disparaître. A l’heure où l’Europe renforce son unité en s’engageant en faveur d’un plan de relance commun, comment comprendre que la filière betteravière fasse l’objet d’un traitement radicalement différent de part et d’autre des frontières des Etats européens ? Quand nos voisins, Allemands, Belges, Néerlandais ont réagi de manière pragmatique et sans délai en obtenant des dérogations temporaires pour faire face à l’épidémie (jaunisse), la France, entravée par une réglementation trop rigide, prendra-t-elle le risque de faire disparaître, à leur profit, son industrie sucrière et éthanolière?

Monsieur le Président, stoppons d’urgence ce virus de la décroissance agricole ! Rétablissez les moyens de protection indispensables à cette filière ! »

Le grand danger de la propagation chez les jeunes asymptomatiques

Le grand danger de la propagation chez les jeunes asymptomatiques

 

 

Les jeunes sont beaucoup plus asymptomatiques que la moyenne de la population, ils sont porteurs du virus et le transmettent d’autant plus facilement qu’ils n’ont aucune affection. L’accélération de la propagation souterraine est encouragée par la multiplication des contacts à l’occasion notamment des vacances. «La circulation du virus s’intensifie chez les jeunes dans certaines régions, reflétant un probable relâchement dans l’application des mesures de distanciation sociale et du respect des mesures barrières, confirme la Direction générale de la Santé (DGS). Cette tendance, pour le moment limitée, est suivie très attentivement par les autorités sanitaires.»

Le même phénomène est observé dans tous les pays. L’augmentation de l’incidence (nombre de cas positifs pour 100.000 habitants) concerne certes toutes les tranches d’âge. Mais elle reste en effet presque deux fois plus importante pour les 15-44 ans (près de 8 cas pour 100.000) par rapport aux autres classes d’âge, selon le dernier point hebdomadaire de Santé publique France pour la semaine du 13 au 19 juillet. Ce taux monte même à 11 chez les 20-29 ans! Conséquence de ce rajeunissement, les personnes asymptomatiques représentent 54% des cas positifs. Si ce chiffre montre que le dépistage est efficace, il n’est pas non plus exclu qu’une bonne partie passe encore sous les radars. Auquel cas des personnes infectées pourraient sans le savoir contaminer des proches plus vulnérables. La seule réponse qui casse à limiter les grands rassemblements surtout ceux en milieu clos voir à fermer certains établissements où le respect des gestes barrières ne peut être respecté.

Pause

Le danger des dettes à long terme ( DWS)

Le danger des dettes à long terme ( DWS)

Le géant d’actifs allemands DWS s’inquiète à juste titre des conséquences des dettes massives qui vont être consenties pour tenter de relancer l’économie à long terme. Pour le spécialiste financier, il n’y a que deux moyens pour y remédier  soit faire d’énormes efforts de croissance pour ramener la richesse mondiale au niveau de sa représentation monétaire soit reprendre dans la poche de l’épargnant ou du salarié l’impôt volontaire que constitue l’inflation. La dévalorisation monétaire permettrait en fait de reprendre d’une main ce c qu’on a accordé de l’autre ou plus exactement de financer  en réduisant le pouvoir d’achat. Ce que craint le spécialiste financier c’est  que cet énorme plan  de dettes ne soutienne une masse d’entreprises qui ne sont plus aujourd’hui compétitives et contribuent à faire tomber la productivité.

Ces programmes vont faire exploser la dette publique qu’il faudra réduire et rien ne garantit que la croissance ou l’inflation le permettront, écrit Martin Moryson, chef économiste Europe de la société de gestion allemande, dans une note publiée jeudi.

“Ces programmes étaient sans aucun doute inévitables face à la gravité de la situation mais il est également certain qu’ils auront des effets collatéraux considérables à long terme”, écrit-il.

“L’intervention des gouvernements dans l’économie comporte le risque d’importantes distorsions qui pourraient peser à terme sur la croissance de la productivité”, argumente-t-il. Il faudra rembourser, l’annulation de la dette n’étant pas une solution en raison des risques économiques et sociaux qu’elle comporte, selon Martin Moryson.

Si la croissance et l’inflation n’apportaient pas de réponse à l’endettement, il faudrait envisager de recourir à l’excédent budgétaire par le biais de politiques de rigueur, une solution loin d’être idéale, ajoute l’économiste.“La discipline budgétaire, souvent appelée austérité par ses adversaires, a été très impopulaire, a affaibli la cohésion de sociétés et pèse sur le soutien de la population aux gouvernements qui la mettent en place”, écrit-il. Les plans de relance menacent à terme de fausser la concurrence en maintenant artificiellement en vie des entreprises non compétitives, poursuit-il.

Plus généralement, la crise du coronavirus pourrait favoriser une poussée du protectionnisme avec le rôle renforcé des Etats dans l’économie.

“Le capitalisme, qui était déjà dans une situation inconfortable avant le coronavirus, pourrait l’être encore davantage après l’épidémie”, conclut Martin Moryson. Tout cela n’est sans doute pas complètement faux et en vérité il faudra trouver le bon mixte qui permettra de combiner la rigueur, la fiscalité et l’inflation et cela sur une assez longue période car on ne peut amortir un tel choc en quelques années. Le climat social dégradé pourrait favoriser l’acceptation tacite d’un environnement économique et financier dégradé.

Chine : le danger majeur

Chine : le danger majeur

 

. Par Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières (*). Évoque dans la Tribune les dangers que représente la Chine, des dangers économiques évidemment mais aussi politiques car le pouvoir se trouve en position de faiblesse et pourrait s’arc-bouter davantage sur un nationalisme aventureux. En effet, la croissance s’est écroulée et le nombre de chômeurs, lui ,s’est envolé. D’où la nécessité de trouver des boucs émissaires et de raidir les relations économiques et diplomatiques.

 

 

« Inutile d’épiloguer sur l’origine du coronavirus. Si son origine est le marché de Wuhan, la Chine est une puissance dangereuse incapable de maîtriser la relation délicate entre tradition (un marché d’échoppes traditionnelles) et modernité (la mondialisation); si la pandémie à pour origine la fuite accidentelle d’un laboratoire de Wuhan, la Chine est une puissance biotechnologique dangereuse ne maîtrisant pas les protocoles de base de la recherche scientifique ; d’où que vienne l’improbable créateur d’un imaginaire complot armé du coronavirus, Pékin dirige une puissance dangereuse s’il n’a pas décelé l’origine de cette conjuration qui ressemblerait à « la machination Voronov ».

Où que soit la vérité, le vecteur de la mauvaise nouvelle est surtout dangereux pour lui-même tant le retour de flamme contre le bouc émissaire qu’est Pékin sera pour longtemps présent dans la psychologie terrienne. C’est-à-dire que la Chine est perdante car responsable des morts et qu’ils sont plus nombreux à l’étranger ; perdante dans les médias ; perdante car ses ennemis naturels profitent de l’aubaine pour l’affaiblir ; perdante car la crise lui coûte beaucoup d’argent ; perdante parce que la crise révèle des faiblesses et de futures failles dans ses accès aux ressources naturelles dans les pays qu’elle a involontairement contaminés ; perdante car sa culture millénaire, par exemple celle de ses croyances médicinales, a perdu du respect, la Chine moderne a fait perdre la face de la tradition de ses propres ancêtres ; perdante car si elle veut  les mêmes jouets que les autres pays, elle va devoir regagner la confiance de la terre entière par une exigence intérieure supérieure sans provoquer d’implosion ; perdante parce que le monde veut désormais être plus souverain et moins dépendant de la Chine.

Ce dernier aspect résonne en France par la prise de conscience que ce sont la DGSE, la CIA et d’autres services de renseignement qui avaient raison de souligner la trahison de la bourgeoisie d’État, la trahison des clercs. Celle qui a entre autres provoqué la pénurie de masques. Celle-là même qui d’une manière plus large a traité les experts de l’intelligence économique qui témoignaient de la désindustrialisation de l’Hexagone de manipulateurs d’une bêtise coûteuse, et les tenants d’un capitalisme souverain d’agitateurs d’une illusoire guerre économique. A l’heure du bilan, la vérité est offensive : ils avaient tort, nous avions raison, mais aujourd’hui le pays tout entier paye cash la forfaiture.

De fait, si en France des voix s’élèvent pour un nouveau Conseil national de la résistance, ce n’est pas tant parce que ces gens ont des idées de réforme, mais en premier lieu parce qu’ils pensent que la libération de ce régime asphyxiant est proche.  Si le monde d’après réclame un changement c’est celui-là : réparer les erreurs, retrouver une indépendance d’esprit dans le choix d’objectifs simples, sans greenwashing et une préférence donnée à une autonomie industrielle européenne en vue d’assurer une autosuffisance à la chinoise, quoiqu’il en coûte.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux.

Vivendi : danger pour l’avenir de Lagardère?

Vivendi : danger pour l’avenir de Lagardère?

 

Il est clair que l’entrée assez massive de Vivendi a permis à Vincent Bolloré de sauver son groupe. Reste maintenant interrogation car ce sauvetage pourrait aussi constituer un danger si Vivendi décidait  de se montrer davantage présent chez Bolloré. Pour l’instant en tout cas Lagardère a réussi à s’arracher des griffes du fonds spéculatif Ambert qui envisageait de prendre le pouvoir . Restent de nombreuses incertitudes qui pèsent sur l’avenir du groupe quant à l’orientation de ses activités. La question centrale est de savoir si Arnaud Lagardère pourra conserver le pouvoir avec seulement 7 % du capital alors que Vivendi en possède 10,6 %.

Or Vincent Bolloré se contente rarement d’un strapontin de sage minoritaire. Sous sa coupe, Vivendi a notamment tenté de mettre la main sur le champion des jeux vidéo Ubisoft, avant d’en sortir. Il a aussi pris le contrôle de l’opérateur historique Telecom Italia, avant de perdre les rênes du conseil au profit du fonds activiste américain Elliott au terme d’un féroce bras de fer.

Coronavirus et compléments alimentaires : danger

Coronavirus et compléments alimentaires : danger

 

L’avertissement compréhensible de la part de l’agence de sécurité sanitaire vis-à-vis de certains compléments alimentaires qui agissent comme des anti inflammatoires. Des anti inflammatoires particulièrement déconseillés face au Coronavirus.. «Certaines plantes (…) peuvent perturber les défenses naturelles de l’organisme en interférant notamment avec les mécanismes de défense inflammatoires utiles pour lutter contre les infections et, en particulier, contre le COVID-19», explique l’agence.

Les plantes visées par l’avis de l’Anses, qui se base sur des «travaux d’expertises», sont :
- le saule
- la reine des prés
- l’harpagophytum
- le curcuma
- les échinacées
- le bouleau
- le peuplier
- la réglisse
- la verge d’or
- les polygalas
- la griffe du chat (appelée aussi liane du Pérou)
- les plantes des genres Boswellia et Commiphora (connues pour leurs gommes-oléorésines appelées respectivement «encens» et «myrrhe»)

L’Anses recommande «aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un but préventif de suspendre immédiatement la consommation de compléments alimentaires contenant ces plantes dès l’apparition des premiers symptômes du COVID-19». Et pour celles qui en prendraient dans un «contexte de pathologies inflammatoires chroniques de discuter impérativement avec leur médecin de la pertinence de poursuivre ou non leur consommation».

Déconfinement flou: danger pour l’Inserm

Déconfinement flou: danger pour  l’Inserm

Une étude de l’Inserm mais l’accent sur les dangers d’un déconfinement mal organisé. En gros pour l’Inserm, le déconfinement devrait passer en particulier par un dépistage massif-, la mise en isolement des personnes contaminées, la poursuite du confinement pour les écoliers et les personnes âgées. Lever le confinement sans avoir mis au point une stratégie de sortie entraînerait une deuxième vague d’épidémie de coronavirus qui submergerait le système de santé, selon une étude de l’Inserm publiée dimanche et portant sur la région Ile-de-France.

Selon les chercheurs, qui ont modélisé l’impact du confinement dans la région, seules une recherche intensive des porteurs du virus, la mise en place de tests et le placement en isolement des personnes contaminées permettront de relâcher un peu les mesures de confinement et de “distanciation sociale” en vigueur depuis le 17 mars.

Ils citent parmi les premiers assouplissements possibles un retour au travail d’un plus grand nombre de salariés et un redémarrage progressif de certaines activités tout en maintenant dans ce premier temps les écoles fermées et les personnes âgées confinées.

Dans leur étude, révélée par Le Monde, les chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique et de Sorbonne Université estiment par ailleurs à “entre 1 et 6%” la proportion de population dans la région contaminée au 5 avril.

KLM en grand danger

KLM en grand danger

C’est sans doute le paradoxe, il y a encore quelques semaines les Pays-Bas revendiquaient  une plus grande indépendance de KLM vis-à-vis d’Air France voire même une séparation . En gros, on assistait au même phénomène qu’entre Nissan et Renault. Air France avait sauvé KLM mais la bonne santé économique retrouvée l’entreprise appuyée par son gouvernement souhaitait en quelque sorte se détachait  de cette alliance Air France KLM. Aujourd’hui le discours est très différent puisque ce qui est en question c’est l’existence même de KLM et même de l’aéroport Schiphol d’Amsterdam .

Dans la crise globale du transport aérien à dimension mondiale, les plus petites compagnies n’ont pas forcément la surface financière visant pour résister au choc. Preuve,KLM, branche néerlandaise d’Air France-KLM, a dévoilé vendredi un ensemble de mesures censé lui permettre de passer la crise sanitaire avec jusqu’à 2.000 suppressions d’emploi et l’annulation d’au moins 40% de ses vols dans les mois à venir.

La compagnie veut réduire ses dépenses d’un montant susceptible d’atteindre les 400 millions d’euros.

Wobke Hoekstra n’a pas détaillé les conditions d’un possible renflouement mais a souligné qu’Air France-KLM était “vitale pour l’économe néerlandaise.

Il a ajouté qu’il était en contact étroit avec ses collègues en France et avec la direction de la compagnie aérienne.

Une source au ministère français des Finances a déclaré samedi qu’une montée de l’Etat français au capital d’Air France-KLM “n’est pas d’actualité aujourd’hui”.

Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), les compagnies aériennes mondiales pourraient enregistrer cette année jusqu’à 113 milliards de dollars de pertes de revenus en raison de cette épidémie.

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

 

La prolongation voir l’amplification de la crise du Coronavirus risque de provoquer une crise financière grave des entreprises les plus fragiles en Chine comme ailleurs d’après Sébastien Jean, directeur du Cepii, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.( Interview de la tribune)

 

 

Quelles sont les conséquences du coronavirus sur l’économie chinoise ?

SÉBASTIEN JEAN - Les conséquences découlent des mesures prises pour endiguer la maladie plus que de la maladie elle-même, parce qu’elles paralysent partiellement l’activité. Fait assez rare, cela affecte à assez grande échelle aussi bien la production que la consommation. Les gens restent chez eux ou ont une mobilité limitée, même dans les grandes villes. Au-delà des transports eux-mêmes, cela provoque une chute drastique de la demande dans l’hôtellerie-restauration et le tourisme, mais aussi une baisse marquée de la consommation, réduite aux produits de première nécessité dans les zones affectées et souvent très au-delà.

En parallèle, la limitation des déplacements entrave la production aussi bien en empêchant les salariés d’aller travailler, qu’en perturbant l’acheminement des marchandises, et donc l’approvisionnement en pièces et composants ainsi que la possibilité de livrer la production. L’activité économique a été perturbée à partir de la mi-janvier, il est trop tôt pour avoir des indicateurs solides. Malgré tout, on perçoit déjà des signes tangibles, comme la baisse de la consommation de charbon de près de 40%. Beaucoup d’entreprises ont signalé une chute drastique de leur production et la grande majorité des régions sont fortement impactées, même si l’immense majorité des cas reste localisée dans le Hubei.

Quels sont les principaux risques pour les entreprises en Chine ?

L’impact va beaucoup dépendre de la durée. Si cette paralysie soudaine de l’activité perdure, elle peut être très dangereuse pour les entreprises qui manquent de liquidités. Une récente enquête sur les PME chinoises montre que 85% d’entre elles n’ont pas de liquidités suffisantes pour couvrir leurs charges pendant plus de trois mois. Il y a un risque de faillite pour les petites et moyennes entreprises.

Pour les autorités, cette situation est inédite. D’habitude, les outils de réponse à une crise sont budgétaires ou monétaires. La Banque centrale a d’ailleurs déjà assoupli les conditions du crédit de différentes manières. Mais les outils habituels ne seront guère efficaces pour contrer la paralysie actuelle.

Quelles sont les mesures les plus adaptées à court terme pour répondre à cette crise ?

Les mesures les plus efficaces à court terme et les plus indispensables sont celles qui soulagent la trésorerie des entreprises en proposant un différé de paiement des cotisations sociales, en faisant pression sur les banques pour renouveler les crédits par exemple. Mais si la crise se prolonge, cela peut renforcer la fragilité des petites banques.

Quelles sont les répercussions sur l’économie mondiale ?

À ce stade, l’épidémie a essentiellement frappé la Chine. 95% des cas mondiaux sont en Chine. Le premier scénario est que les autorités arrivent à contenir ou limiter la contagion et l’impact économique hors de Chine. Comment ce choc se répercute-t-il à l’extérieur ? En France, la moindre consommation des Chinois va avoir des répercussions principalement sur l’industrie du luxe, l’agroalimentaire et le tourisme. Dans les autres secteurs, il devrait y avoir une baisse de la demande mais elle sera moins significative qu’en Allemagne, parce que nos exportations vers la Chine sont moins importantes. La première économie de la zone euro est fragilisée par son plus grand succès à l’exportation. Les premières répercussions ont d’abord concerné les pays voisins de la Chine. Le choc est d’abord important en Asie. La Chine représente près d’un tiers de la croissance mondiale et cela va avoir un effet sur la demande qui est non négligeable. L’impact va dépendre aussi de la capacité des autres économies à se fournir ailleurs qu’en Chine.

 

Santé 5G : danger pour des associations

Santé 5G : danger pour des associations

Les  associations Agir pour l’environnement et PRIARTEM estiment qu’il existe des incertitudes en matière de santé  et demandent l’application du principe de précaution.

« On sait que ces ondes ont un impact sur notre cerveau, que des personnes manifestent des troubles d’électro-sensibilité », a déclaré Sophie Pelletier, la présidente de PRIARTEM-Electro-sensible de France.

 

Des  articles intéressant de scienceetavenir et du Cerfi font  le point sur la question. (Extraits)

 

« La 5G doit arriver en France début 2020 et permettre de nouveaux usages dans bien des domaines. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à la 4G. Mais beaucoup de questions se posent quant au rayonnement magnétique que cette nouvelle technologie devrait entraîner.

Un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule. Son intensité varie selon la consommation d’électricité. Il existe des champs électromagnétiques partout autour de nous. Certains naissent de façon naturelle, comme lors d’un orage. D’autres sont le fruit de l’activité humaine. C’est par exemple grâce au champ électromagnétique que l’on peut observer des fractures avec les rayons X à l’hôpital.

Pour le mesurer, il faut observer sa fréquence ou sa longueur d’ondes. « On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte« , explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m) et l’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m) ou encore en microteslas (μT). (Sciencesetavenir)

 

La 5G représente donc la cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile, et promet la transmission de données par seconde de l’ordre du gigabit et l’entrée définitive dans le monde de l’IoT (Internet of Things, Internet des Objets). Plus de 80 pays s’activent déjà à mettre en place l’infrastructure pour la généraliser.

 

Depuis que l’humain est conscient d’être entouré d’ondes, la crainte des conséquences néfastes d’une surexposition existe. La généralisation de la téléphonie mobile au niveau mondial a augmenté la dimension de la crainte, tandis que le tsunami de Wi-Fi de l’ère du Web n’a fait que l’accroître encore et encore.

Le problème, c’est le manque de recul.

Les conséquences sur la santé ne seront peut-être effectives qu’après 5 ou 10 ans, voire plus tard au niveau d’une éventuelle réduction de l’espérance de vie.

Faut-il avoir une confiance aveugle dans les opérateurs de téléphonie mobile et dans les acteurs du Web, dont les intérêts sont avant tout commerciaux? Faut-il se réfugier sur une île déserte loin de tout réseau de télécommunications?

Il faut plutôt faire confiance aux régulateurs (entités gouvernementales) et avoir l’œil ouvert sur les recherches scientifiques en la matière.

 

Le Wi-Fi nuit-il gravement à la santé, comme le tabac? Rien n’est moins sûr en l’état des recherches actuelles. Mais rien n’est à exclure non plus…

Côté 5G, avec une transmission de données annoncée 100 fois plus rapide qu’avec la 4G actuelle, qui mise sur des fréquences de transmissions plus hautes (3-30 GHz), c’est peu dire que nous serons submergés de données, et donc d’ondes.

Le problème majeur vient de la portée plus courte de ces nouvelles ondes. Et qui dit portée plus courte, dit besoin accru d’antennes de transmission. Selon le reportage de Nouvo (RTS), qui cite l’OFCOM (Office fédéral de la communication), ce sont plusieurs milliers d’antennes qui vont devoir être rajoutées en Suisse à l’infrastructure actuelle pour permettre la mise en place de la 5G, dont bon nombre de petites antennes-relai.

Cette prolifération d’antennes a provoqué une levée de boucliers de la part de nombreux scientifiques.

Plus de 200 scientifiques et médecins ont d’ailleurs demandé un moratoire sur la 5G. Risques élevés de cancers, dommages génétiques et désordres neurologiques sont notamment mis en avant par ces savants.

L’association Robin des Toits considère même que nous allons tous devenir des rats de laboratoire, étant donné que l’impact de la 5G n’aura pas été mesuré et que celui-ci ne peut vraiment l’être qu’au bout de plusieurs années (mesure de l’augmentation des cancers dans un environnement 5G, par exemple).

Virus chinois : danger mondial (OMS)

Virus chinois : danger mondial (OMS)

 

 

 

Il est clair que depuis le début de cette affaire, l’OMS se caractérise par une certaine mollesse dans ses prises de position. L’organisation mondiale de la santé a d’abord tenté de minimiser l’impact de cette maladie affirmant même que la situation était contrôle.

Progressivement, compte tenu du nombre croissant de personnes infectées et du nombre de décès, l’OMS a bien été contrainte de prendre la mesure de ce qui constitue en fait une véritable pandémie qui menace le monde entier. Certes pour l’instant,  le virus affecte surtout la population chinoise mais ce qui inquiète, c’est sa vitesse de transmission. C’est donc un peu résignée- pour ne pas déplaire à la Chine– que l’OMS déclare enfin que le virus chinois rebaptisé Covid-19 constituent le danger numéro un au plan mondial.

 

“Avec 99% des cas recensés en Chine, cela reste essentiellement une urgence pour ce pays mais qui représente une très grave menace pour le reste du monde”, a-t-il souligné.

“Nous espérons que l’un des résultats de cette réunion sera une feuille de route sur laquelle chercheurs et donateurs pourront s’aligner”, a-t-il ajouté, précisant qu’un vaccin pourrait être découvert d’ici 18 mois.

Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’impact de cette épidémie, partie d’un marché de la ville de Wuhan en décembre, pourrait être encore plus important que celui provoqué par un attentat terroriste.

“Un virus peut provoquer plus de bouleversements politiques, économiques et sociaux que n’importe quelle attaque terroriste”, a-t-il souligné, appelant le monde à “se réveiller” et à “considérer ce virus ennemi comme l’ennemi public numéro un.”

Au total, l’OMS a activé un réseau de 15 laboratoires de référence et identifié 168 autres laboratoires dans le monde disposant de la technologie nécessaire pour dépister le Covid-19, en accentuant ses efforts sur les pays en développement.

Il y a une semaine, seuls deux laboratoires en Afrique étaient en mesure de détecter le nouveau virus, mais dimanche, l’OMS prévoyait que chaque pays africain soit capable de diagnostiquer la pneumonie virale.

Le bilan de l’épidémie de coronavirus en Chine a franchi le cap des 1.000 morts et des analystes redoutent que l’impact des perturbations liées à la maladie sur l’économie chinoise soit grandement sous-estimé.

Lundi, le directeur général de l’OMS s’était inquiété de l’augmentation de cas de contamination hors de Chine. “Cela pourrait être l’étincelle qui devient un gros incendie”, avait-il déclaré à des journalistes à Genève.

“Pour l’instant c’est juste une étincelle et notre objectif reste de la circonscrire”, avait-il ajouté. “Nous devons vraiment unir nos forces pour combattre ce virus avant que la situation n’échappe à tout contrôle.”

 

Le pire évidemment serait que ce virus atteigne des pays en développement dans le système sanitaire serait complètement incapable de contrôler la diffusion du virus.

Réchauffement climatique : l’économie de la neige en danger

Réchauffement climatique : l’économie de la neige en danger

 

Le phénomène n’est pas nouveau, il y a déjà des dizaines d’années que l’enneigement se fait plus en plus rare à basse et même moyenne altitude. Cette année, le phénomène s’amplifie compte tenu des températures exceptionnellement douces, les plus douces depuis le début des relevé, c’est-à-dire vers 1900. En janvier, environ 170 stations de ski ont fermé, soit un peu plus d’une sur quatre. Un phénomène à l’effet boule de neige, qui se répercute sur une grande partie du marché du ski. Pour résumer cette année pour skier , il faut aller entre 1300 et 400 m dans les Alpes trouver de la neige, au moins 1800 m dans les Pyrénées. La neige se fait rare dans les Vosges et le Massif central. Ce phénomène structurel affecte évidemment l’économie des stations qui tentent bien sûr de proposer d’autres activités mais qui ne compensent  pas celles du ski traditionnel.

En trente ans, l’enneigement a diminué de 30 % dans les Alpes. Pour ne rien arranger, la pluie se substitue de plus en plus au manteau blanc en basse et moyenne montagnes. La limite pluie-neige, qui était autrefois à 1.200 mètres, remonte en effet à 1.500 mètres.

La hausse des températures n’est pas seulement un signe alarmant du réchauffement climatique, elle a également des conséquences économiques sur le marché du ski. Comme nombre de stations manquent de neige de façon chronique, beaucoup de pistes de basse et moyenne montagne ferment, comme celle de Céüze, dans les Hautes-Alpes. La Cour des Comptes estime que, pour être rentable, une station de ski doit être ouverte au minimum 100 jours dans la saison, typiquement du 1er décembre au 15 avril. Pour skier, il faut donc aller toujours plus haut, dans les stations de haute montagne.

Haute montagne ou non, le secteur du ski fait face à plusieurs défis. Car ce sport devient de plus en plus élitiste. À cause de ces températures élevées, les stations doivent, par exemple, investir dans de la neige artificielle pour garantir un bon domaine skiable. C’est indispensable. Pour ceux qui ne sont pas équipés, la saison est irrattrapable.

La France en triple danger de Souveraineté

La France en triple  danger de Souveraineté

a France subit une triple crise de souveraineté. D’abord de fait,  elle se soumet aux velléités d’extra territorialité du droit américain, ensuite elle laisse filer les fleurons industriels enfin elle est menacée par la domination numérique d’une part par les  Gafa,  d’autre part par  la technologie chinoise notamment de Huwei. La question est de savoir si cette perte de souveraineté est encouragée  pas et si le pays n’a pas simplement décidé d’obéir totalement à la logique de financiarisation internationale de l’économie. Force d’abord est de constater que depuis quelques temps le pays ne compte plus de ministère de l’industrie.

Le pouvoir objecterait sans doute que les responsabilités ont été transférée à Bercy. Ce n’est pas totalement faux mais cela s’inscrit toutefois surtout dans une problématique de gestion financière à court terme. Or si seule cette dimension avait été retenue , les fleurons de l’industrie française n’aurait jamais existé. Pourquoi alors pour faudrait-il maintenir un ministère de l’agriculture quand l’industrie représente des enjeux tout aussi importants. En tout cas beaucoup plus importants sur le plan économique. De tels secteurs économiques content tenu de leur complexité et des enjeux justifient des ministères. La France depuis longtemps  laissé filer des fleurons nationaux comme Alstom bradait aux Américains ou encore Alcatel sans parler des nombreuses start-ups régulièrement rachetées par les Gafa. Des Américains surtout et chinois qui se sont appropriés l’essence même du business à savoir les informations commerciales et qui écrasent nos modes de  commercialisation actuels et demain progressivement toute l’économie. L’exemple d’Alstom est assez significatif ,c’est au nom de l’extra territorialité du droit américain qu’Alstom a été contraint de se soumettre à la justice américaine et  lui de se vendre dans des conditions sulfureuses et lamentables.

Il se trouve que l’opération a été entièrement autorisée par Macron alors qu’il était ministre de l’économie sous  Hollande. De plus que ce montage a largement facilité le financement de sa campagne. Pas étonnant quand on sait que le rachat de la branche électrique d’Alstom par GE a coûté la bagatelle de 300 millions de dollars en frais d’avocats et de banques d’affaires. L’ancien conseiller de Macron qui suivait l’opération est devenu d’abord le lobbyiste  de GE  puis le patron de la branche française. Globalement, le secteur  industriel de la France s’est complètement écroulé et a démembré l’aménagement du territoire.

Ensuite, la France n’a pas pris à temps la mesure du rôle stratégique des Gafa qui sont en train de mettre l’économie en tutelle grâce à la supériorité de leur maîtrise des données. Enfin, la France est mise en dépendant de la technologie numérique notamment 5G. Elle risque même d’une manière ou d’une autre d’être contraint d’accepter la technologie chinoise pour ne pas être en retard vis-à-vis des nouvelles applications qu’elle permet. La seule vision financière à court terme du pouvoir actuel est catastrophique pour l’avenir industriel du pays. Et la réduction de l’avenir de la France aux startups numériques constitue une caricature tout autant que les fusions acquisitions. Certes des start-ups sont nécessaires, des fusions acquisitions aussi mais elles ne doivent  pas masquer les 90% du reste de l’économie.

Renault: une entreprise en grand danger

Renault: une entreprise en grand danger

 

Il est clair que les grands médias en pleine déconfiture économique se contentent d’aborder la plupart des questions de manière très superficielle, c’est le cas pour cette affaire Renault Nissan et la fuite de Carlos Ghosn du Japon. La plupart de ces grands médias veulent savoir Carlos Ghosn s’est enfui dans une malle ou autrement. Ce qui est certain, c’est qu’effectivement il s’est fait la malle et peu importe la manière. Là n’est pas le sujet. L’affaire est celle d’un pays le Japon qui a voulu empêcher un rapprochement plus significatif avec Renault et même qui a tenté de ce réapproprier Nissan après le redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn comme nombre  d’autres patrons a pioché dans la caisse de l’entreprise ( rémunérations excessives, des stock-options et des retraites chapeaux avec des montages juridiques ad hoc en plus pour éviter la fiscalité).

Reste que Carlos Ghosn a démontré qu’il était un exceptionnel patron, qu’on lui doit le redressement de Renault en quasi faillite, le redressement de Nissan et la constitution d’un des premiers groupes automobiles mondiales. Aujourd’hui, le groupe Renault est particulièrement fragilisé notamment du fait de latitude nationaliste et même confiscatoire. Curieux pour un pays dont l’économie a surtout reposé longtemps sur sa capacité d’exportation mais qui refuse les règles juridiques et financières internationales. Le bilan de cette affaire Carlos Ghosn sur le plan économique est catastrophique. Ce qu’a indiqué Carlos Ghosn dans sa récente confession en conférence de presse : La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté.Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

 

 

Le  Franc CFA va sans doute devenir l’Eco. La différence pourrait apparaître minime : simplement un changement de nom pour satisfaire les anticolonialistes. Le problème, c’est que les réserves de change ne seraient plus déposées (pour moitié) à la Banque de France mais dans la nouvelle banque africaine. L’Eco serait toujours amarré à l’euro avec une parité fixe (au départ!)  . Première observation, il n’y a pas vraiment d’indépendance économique et financière avec une parité fixe. Seconde observation de taille celle-là : quelle sera la parité à terme. En effet, le risque est grand que l’ancien Franc CFA appelé désormais éco  soit dévalué rapidement d’au moins 50 % si ce n’est davantage eu égard aux fondamentaux économiques de la région africaine concernée. Un drame évidemment pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat serait brutalement affecté. À l’inverse, certains considèrent qu’une monnaie nettement plus faible favoriserait la compétitivité des économies locales. Le problème c’est que les balances commerciales sont très déséquilibrées en partie en raison de la valeur franc CFA mais aussi du manque de production exportée et de la faiblesse de leur valeur ajoutée. Le choc économique et surtout social pourrait être très dur pour les ménages africains déjà affrontés à de dures difficultés sociales. Cette modification est demandée par certains économistes africains. Mais il en est de certains  économistes africains comme de certains économistes français, , des sortes de médecins de Molière qui ignorent  un peu tout des réalités sociales des plus défavorisés et proposent  des saignées en guise de remède pour mieux tuer les malades. Cette affaire de changement de monnaie est à gérer avec la plus grande prudence dans la mesure où on peut faire la comparaison entre le pouvoir d’achat de la zone du CFA et celui des monnaies africaines autonomes. En outre, le changement de monnaie avec inévitablement sa dévaluation va créer un énorme phénomène d’inflation qui va déstabiliser non seulement les ménages mais aussi les entreprises et les investisseurs. L’inflation en zone CFA est de 1% , à comparer à d’autres zones comme le Nigéria entre 10 et  20% . Sans parler du manque de convergences des autres fondamentaux économiques et financiers.  Il y avait sans doute besoin de revoir et d’autonomiser le français CFA. Mais il convient de le faire très progressivement et avec la plus grande prudence. En effet, on sait que certains  partisans de cette réforme espèrent  en réalité obtenir les postes de gouvernance monétaire particulièrement bien rémunérés sans parler aussi des risques de mauvaise gestion voire de détournement de fonds. La culture de corruption n’affecte malheureusement pas seulement certains dirigeants africains mais aussi nombre de responsables des superstructures économiques et financières. Et c’est cette culture de corruption qui constitue sans doute le cancer économique et social d’une grande partie du continent.

 

La fin du Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

La fin du Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

L e  Franc CFA va sans doute devenir l’Eco. La différence pourrait apparaître minime : simplement un changement de nom pour satisfaire les anticolonialistes. Le problème, c’est que les réserves de change ne seraient plus déposées (pour moitié) à la Banque de France mais dans la nouvelle banque africaine. L’Eco serait toujours amarré à l’euro avec une parité fixe ( au départ!)  . Première observation il n’y a pas vraiment d’indépendance économique et financière avec une parité fixe. Seconde observation de taille celle-là : quelle sera la parité à terme. En effet, le risque est grand que l’ancien Franc CFA appelé désormais éco  soit dévalué rapidement d’au moins 50 % si ce n’est davantage eu égard aux fondamentaux économiques de la région africaine concernée. Un drame évidemment pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat serait brutalement affecté. À l’inverse, certains considèrent qu’une monnaie nettement plus faible favoriserait la compétitivité des économies locales. Le problème c’est que les balances commerciales sont très déséquilibrées en partie en raison de la valeur franc CFA mais aussi du manque de production exportée et de la faiblesse de leur valeur ajoutée. Le choc économique et surtout social pourrait être très dur pour les ménages africains déjà affrontés à de dures difficultés sociales. Cette modification est demandée par certains économistes africains. Mais il en est de certains  économistes africains comme de certains économistes français, , des sortes de médecins de Molière qui ignorent  un peu tout des réalités sociales les plus défavorisées et proposent  des saignées en guise de remède pour mieux tuer les malades. Cette affaire de changement de monnaie est à gérer avec la plus grande prudence dans la mesure où on peut faire la comparaison entre le pouvoir d’achat de la zone du CFA et celui des monnaies africaines autonomes. En outre, le changement de monnaie avec inévitablement sa dévaluation va créer un énorme phénomène d’inflation qui va déstabiliser non seulement les ménages mais aussi les entreprises et les investisseurs. L’inflation en zone CFA est de 1% , à comparer à d’autres zones comme le Nigéria entre 10 et  20% . Sans parler du manque de convergences des autres fondamentaux économiques et financiers.  Il y avait sans doute besoin de revoir et d’autonomiser le français CFA. Mais il convient de le faire très progressivement et avec la plus grande prudence. En effet, on sait que certains  partisans de cette réforme espèrent  en réalité obtenir les postes de gouvernance monétaire particulièrement bien rémunérés sans parler aussi des risques de mauvaise gestion voire de détournement de fonds. La culture de corruption n’affecte malheureusement pas seulement certains dirigeants africains mais aussi nombre de responsables des superstructures économiques et financières. Et c’est cette culture de corruption qui constitue sans doute le cancer économique et social d’une grande partie du continent.

Charcuterie : le danger nitrite vis à vis du cancer

Charcuterie : le danger nitrite vis à vis du cancer 

Pour le  Centre international de recherche sur le cancer (Circ) chaque portion de 50 grammes de charcuterie par jour fait augmenter de 18 % le risque d’avoir un cancer colorectal (le deuxième le plus répandu en France et en Europe).

Le livre de Guillaume Coudray intitulé Cochonnerie, comment la charcuterie est devenue un poison (La Découverte), en librairie ce jeudi 14 septembre, vient rappeler que ce sont les nitrites présents dans la charcuterie industrielle qui sont à l’origine de la maladie, relate ce mercredi L’Obs.

L’auteur du livre confirme en tout cas qu’il ne faut pas mettre toutes les charcutailles dans le même panier d’infamie et que toutes ne sont pas cancérogènes. La nocivité ne vient pas des produits charcutiers eux-mêmes mais de deux additifs ajoutés par l’industrie agro-alimentaire : le nitrate de potassium ou salpêtre (E 252) et le nitrite de sodium (E 250).

La raison officielle de leur utilisation est la lutte contre le botulisme, affection neurologique grave provoquée par une bactérie présente dans les aliments non-conservés. Celle-ci se développe notamment dans les aliments mal conservés. Mais aujourd’hui, il existe d’autres moyens de prévention – non cancérogènes – contre cette maladie. Les nitrites servent surtout à colorer les chairs pour leur donner ce joli rose que l’on connaît tous. Sans nitrite, le jambon serait plutôt d’un blanc grisâtre peu appétissant. Quant à leur utilisation dans le jambon cru, elle permet d’accélérer la maturation de la viande à bas coût. Un procédé que l’industrie refuse d’abandonner.

Aiguillonné par le député Richard Ramos, qui vient d’arracher la création d’une mission d’enquête parlementaire sur leur dangerosité après avoir proposé une taxe en octobre, le professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, se donne « trois à quatre ans » pour obtenir leur éradication. En 2015, l’OMS avait levé le voile sur un scandale sanitaire en classant la viande transformée parmi les cancérogènes avérés. Les scientifiques savaient que la consommation de charcuterie augmentait – certes modérément – le risque de souffrir d’un cancer ­colorectal.

Fongicides agricoles: danger pour la santé

Fongicides agricoles:  danger pour la santé

L’Inserm  confirme ce que l’on sait depuis longtemps, les fongicides sont très dangereux. Les produits fongicides sont des substances qui tuent ou inhibent la croissance de champignons microscopiques responsables des maladies cryptogamiques détruisant les végétaux, semences, semis, cultures vivrières et fruitières, les grains, mais aussi altérant les matériaux non vivants organiques tels que le bois, le cuir et les produits fibreux comme le papier et les tissus. Ils sont aussi utilisés en désinfection des locaux et en médecine humaine et animale pour traiter les maladies mycosiques. Les fongicides comprennent une grande variété de composés chimiques dont la toxicité varie considérablement d’une substance à l’autre. Si les fongicides sont moins toxiques que les insecticides, ils sont néanmoins très souvent à la base d’un certain nombre de troubles cutanés, ORL, ophtalmologiques ou respiratoires et beaucoup sont allergisants. Mais ils peuvent aussi provoquer des troubles digestifs et neurologiques (maux de tête, nausées, altération de la vision …). En outre, parfois, ils peuvent être sources de cancers, de troubles génétiques, voire même d’une altération des fonctions de reproduction.

Ces pesticides contiennent des substances nommées SDHI (pour inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) qui ont pour principe de bloquer une enzyme impliquée dans la respiration cellulaire des champignons. « Nous montrons que huit des onze SDHI actuellement autorisés en France sont toxiques pour les cellules humaines », explique Pierre Rustin, chercheur à l’Inserm et membre du CNRS, qui a participé à cette étude.

En 2018, des chercheurs avaient déjà alerté sur la dangerosité de cette molécule mais en janvier 2019, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), avait conclu qu’il n’y avait pas d’éléments pour justifier une alerte sanitaire. Cette fois, c’est l’Inserm, un organisme de recherche public, dont certains chercheurs sont eux-mêmes membres de l’Anses, qui remet en cause l’autorisation des SDHI.

Selon Pierre Rustin, ces substances augmentent le risque de maladies neurologiques « telles que Parkinson ou Alzheimer », en particulier pour les agriculteurs utilisateurs de ces produits. Le fongicide a également des effets délétères sur les vers de terre et les abeilles.

Le SDHI est autorisé en France et en Europe. Il entre dans la préparation de nombreux fongicides. Il est utilisé dans l’agriculture, dans onze produits autorisés en France pour le blé, le colza mais aussi les fraises, les carottes ou la vigne. Et sur des terrains de football.

 

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