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Saga du Dallas français : La fille Bettencourt mise en examen

Saga du Dallas français : La fille Bettencourt mise en examen

 

Faute de puissance économique comparable à celle des États-Unis, la France peut quand même s’honorer  du feuilleton quotidien concernant les Bettencourt. Cette fois il s’agit de la mise en examen de la fille soupçonnée de subornation de témoins. Tous les ingrédients du succès de cette saga. D’abord et surtout le fric avec une fortune de plus de 30 milliards en jeu, des amitiés sulfureuses, des trahisons, des vérités, des mensonges, des coups fourrés des revirements sur le mode : « je t’aime moi non plus ». Évidemment le bas peuple ne peut qu’être ému et intéressé par cette tragique comédie humaine. Que reproche-t-on à la comptable de Liliane Bettencourt ? D’avoir touché environ 700 000 € de la part de la fille pour témoigner et accuser des proches de Liliane Bettencourt d’avoir touché encore davantage. Mais qu’est-ce que 700 000 € pour les Bettencourt ?  C’est à peu près l’équivalent d’un euro pour celui qui touche le SMIC. Pas vraiment de quoi s’émouvoir et encore moins de mobiliser la justice républicaine La fille de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt a donc été mise en examen jeudi pour subornation de témoin dans une enquête portant sur un prêt à Claire Thibout, ex-comptable de sa mère, a-t-on appris auprès de ses avocats. Françoise Bettencourt-Meyers a été entendue durant l’après-midi par le juge Roger Le Loire, saisi à l’origine d’une plainte de l’artiste François-Marie Banier. Elle conteste totalement les faits, passibles de trois ans de prison et de 45.000 euros d’amende en cas de procès et de condamnation. « Elle a prêté de l’argent avec intérêts et cette somme sera remboursée, donc ce n’est pas un paiement », a déclaré l’un de ses avocats, Jean Veil, à des journalistes à son arrivée au pôle financier. Jean Veil et Nicolas Huc-Morel, qui défend également Françoise Bettencourt-Meyers, ont fait savoir à Reuters qu’ils comptaient former un recours auprès de la chambre de l’instruction. François-Marie Banier, qui fut le confident de Liliane Bettencourt, soupçonne Françoise Bettencourt-Meyers d’avoir payé des témoins pour qu’ils l’accusent d’avoir abusé de la faiblesse de la femme la plus riche de France, selon le classement du magazine économique Challenges paru jeudi. François-Marie Banier a été condamné en première instance à Bordeaux pour abus de faiblesse à trois ans de prison dont six mois avec sursis, 350.000 euros d’amende et 158 millions d’euros de dommages et intérêts à Liliane Bettencourt. Il a été rejugé en mai dernier en appel à Bordeaux avec trois autres prévenus et la cour doit rendre son arrêt le 24 août. A la suite de la plainte de l’artiste, cinq anciennes employées de Liliane Bettencourt ont été mises en examen pour faux témoignage. Parmi elles, l’ancienne comptable Claire Thibout, qui se voit reprocher d’avoir obtenu de Françoise Bettencourt-Meyers un prêt de 300.000 euros fin 2012 et un don 400.000 euros qu’elle assure avoir reçu en raison de son licenciement. La convocation de la fille de l’héritière concernait uniquement sa relation avec Claire Thibout, et non les autres employées. Lorsque le prêt avait été consenti, Françoise Bettencourt-Meyers s’était déjà désistée de ses poursuites pour abus de faiblesse visant François-Marie Banier après avoir conclu une transaction avec lui en 2010, a souligné Jean Veil. Selon lui, la fille de Liliane Bettencourt n’avait donc aucun intérêt à « suborner » le témoignage de Claire Thibout. « Pour elle, le dossier était terminé à ce moment-là. C’est absurde de penser qu’elle aurait pu acheter des témoins », a-t-il dit.

(Avec Reuters et Gala)

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

L’affaire de gros sous continue ( plus de 30 milliards d’héritage en jeu!). François-Marie Banier a décidé de contre-attaquer. Le photographe a été condamné à trois ans de prison (dont six avec sursis), 350.000 euros d’amende et surtout 158 millions d’euros de dommages et intérêts pour avoir abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt. Mais il a fait appel et a porté plainte contre la fille de Liliane Bettencourt, François Bettencourt-Meyers. Il l’accuse d’avoir recueilli de faux témoignages contre lui. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une information judiciaire pour subornation de témoin. La première instruction, conduite à Bordeaux, avait conclu à la crédibilité des témoignages accablants de Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt, et avait abouti à la condamnation en juin dernier de ceux qui avaient abusé la milliardaire. François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, l’avocat Pascal Wilhelm… Mais depuis 2012, une seconde enquête est ouverte à Paris. Elle remet en cause le scénario retenu à Bordeaux. Pour le juge Le Loire, Claire Thibout aurait menti et il l’a d’ailleurs mis en examen pour faux témoignage aggravé.  Maintenant, le juge soupçonne Françoise Meyers-Bettencourt d’avoir versé, à la comptable, 400.000 euros de dons ainsi que 300.000 euros sous forme de prêt pour la remercier d’avoir fourni ce faux témoignage. Les juges de Bordeaux connaissaient l’existence de ces versements, mais avaient écarté la thèse de la subornation de témoin. Le juge parisien lui considère l’inverse, il devrait donc logiquement engagé des poursuites contre François Meyers-Bettencourt. Dans cet imbroglio judiciaire, on finit par se demander si la justice n’est pas en train de juger deux fois la même affaire.

Bettencourt : Dallas à la française

Bettencourt : Dallas à la française

 

Stéphane Courbit a passé une mauvaise semaine. Lundi, il a appris qu’il était renvoyé devant le tribunal correctionnel dans l’affaire Bettencourt. Il sera jugé pour « abus de faiblesse », et risque donc jusqu’à 3 ans de prison et 375.000 euros d’amende. Certes, les juges d’instruction, qui l’avaient mis en examen, en février, pour « escroquerie aggravée », ont finalement abandonné cette accusation infâmante. Mais ils ont été plus sévères que le procureur, qui avait requis un non lieu. Les juges contestent les conditions dans lesquelles Liliane Bettencourt a investi 143,7 millions d’euros pour prendre 20% du groupe de Stéphane Courbit, Lov Group Industrie, qui est actif dans l’électricité (Direct Energie), les jeux en ligne (Betclic) et l’audiovisuel (Banijay et Euro Media). L’ordonnance de renvoi apporte plusieurs révélations sur les conditions de cet investissement.  Liliane Bettencourt, avant d’investir chez Stéphane Courbit, ne l’a rencontré qu’une fois, le 15 décembre 2010. Le rendez-vous a duré une demi-heure. L’homme d’affaires expliquera lors de l’enquête qu’il « a préféré se présenter avec des BD, des disques et des livres, pour lui montrer ce qu’il faisait ». Résultat: l’octogénaire le prend… pour un chanteur, comme le lui explique quelques heures plus tard Pascal Wilhelm, avocat de la milliardaire, dans un email: « Mme Bettencourt aurait bien aimé avoir une bande de tes dernières chansons, mais je lui ai dit que tu étais parti justement enregistrer… ». Selon les juges, « l’entretien n’a porté que sur des mondanités et civilités, alors que Pascal Wilhelm, sachant que Liliane Bettencourt était en état de faiblesse, et Stéphane Courbit auraient dû diriger la discussion sur les éléments de la transaction, afin que Liliane Bettencourt comprenne bien ses enjeux financiers. Ils se sont contentés de la maintenir, en dehors de cette transaction ». Les juges accusent: « Stéphane Courbit a placé très bas le curseur du niveau de compréhension de Liliane Bettencourt, et très haut celui de son comportement délictueux. » Pour sa défense, Stéphane Courbit a rétorqué que ce genre de « visite de courtoisie » n’est pas destiné à rentrer dans les détails d’un investissement, détails qui sont réglés « habituellement entre banquiers et avocats ». Deux jours après, l’investissement est entériné via la signature d’un protocole d’accord. Mais le même jour, un des médecins de Liliane Bettencourt, le docteur de Jaeger, rédige un certificat médical estimant qu’elle est dans « l’impossibilité de gérer seule ses affaires ». Après cela, un mandat de protection est mis en œuvre un mois plus tard, et confié à Pascal Wilhelm. « Pascal Wilhelm aurait dû au moins attendre d’avoir le certificat du Dr de Jaeger avant de signer avec Stéphane Courbit », estiment les juges.  Pour les juges, Pascal Wilhelm était « en conflit d’intérêt manifeste ». En effet, il était « l’ami de Stéphane Courbit et son avocat privilégié », notamment dans un procès contre Endemol, mais aussi depuis 2008 pour une de ses sociétés, Betclic. Mais ce n’est pas tout. Lorsqu’il a fallu choisir un banquier pour conseiller Liliane Bettencourt dans cet investissement, Pascal Wilhelm « a décidé de faire appel à Jean-Marie Messier », qui rédigera donc un rapport d’évaluation de LG Industrie. Or Pascal Wilhelm était l’avocat de J2M à titre personnel depuis 2009, et celui de sa banque d’affaires depuis 2006. Enfin, selon les juges, « il existait des liens de sympathie, pour ne pas dire d’amitié anciens, entre Stéphane Courbit et Jean-Marie Messier ». J2M conseillera notamment une de ses sociétés, Banijay, au printemps 2011. Ce à quoi les mis en cause ont répondu que ce type de situation se produit souvent, pointant par exemple les multiples casquettes du cabinet d’avocat Bredin Prat, qui a pour clients à la fois Françoise Bettencourt-Meyers (fille de Liliane), plusieurs sociétés de Stéphane Courbit (Betclic, Direct Energie, Euro Media…), et Jean-Marie Messier (du temps de Vivendi notamment).  Les juges émettent moult critiques contre l’investissement dans LG Industrie, dont « l’intérêt financier ou social de cet investissement n’est pas démontré ». Stéphane Courbit répondra lors de l’enquête que « la famille Bettencourt Meyers ne subit pas le moindre préjudice. Si cet investissement est risqué, il l’est comme tout investissement industriel ». Précisément, l’accord prévoit que la milliardaire peut sortir en exerçant une « clause de liquidité » – au bout de 8 ans selon l’ordonnance de renvoi, ou de 6 ans selon Stéphane Courbit. Si cette clause est activée par Stéphane Courbit, alors un prix plancher est garanti, qui correspond au prix d’achat plus 12% par an. Mais les juges estiment que c’est « une très longue période », surtout vu l’âge de la milliardaire (88 ans), et regrettent qu’elle n’ait pas la possibilité de se désengager plutôt. Pourtant, l’ordonnance de renvoi révèle qu’une sortie plus rapide avait été prévue un temps. En effet, l’accord initial de décembre 2010 prévoyait que Liliane Bettancourt pouvait sortir dès la fin 2012 sous certaines conditions. Mais cette possibilité a disparu de l’accord final du printemps 2011. Pour les juges, Liliane Bettencourt a donc « renoncé unilatéralement » à cette porte de sortie, « perdant ainsi ses garanties financières ». L’accord final « a annihilé toute possibilité de désengagement à court terme », et donc « occasionne un préjudice financier par l’impossibilité de recouvrer, depuis, le montant de l’investissement ».  L’entrée au capital de Liliane Bettencourt s’est fait sur une valorisation de LG Industrie de 575 millions d’euros (avant augmentation de capital). Cette valorisation s’appuyait notamment sur le rapport de Jean-Marie Messier, qui estimait l’empire Courbit entre 490 et 660 millions d’euros. »Ce rapport est établi sur les seules données fournies par le groupe de Stéphane Courbit, sans études extérieures objectives », pointent les juges. Surtout, « les prévisions économiques établies dans le rapport Messier étaient fondées sur des données optimistes et projections économiques favorables, et donc incertaines, voire incomplètes, expliquant les difficultés financières consécutives », estiment les juges, qui se demandent pourquoi le fonds Axa Private Equity, qui avait regardé le dossier au même moment, y a renoncé.Ils ont donc interrogé une responsable de l’assureur, qui leur a répondu que la valorisation reposait sur « des hypothèses, s’adossant uniquement sur des projections du management, qui étaient trop risquées car il y avait des incertitudes financières ».Pour sa part, Stéphane Courbit a répété que le prix finalement retenu était dans la fourchette basse des évaluations de son groupe.L’ordonnance de renvoi révèle que Stéphane Courbit avait déjà tenté, en mai 2010, une première approche des Bettencourt. Leur fortune était alors gérée par Patrice de Maistre. Un rendez-vous est alors organisé entre les deux hommes par Pascal Wilhelm. Mais Patrice de Maistre répond quelques jours après ne pas être intéressé, car un tel investissement « n’entre pas dans la stratégie du family office » des Bettencourt.A l’automne 2010, Patrice de Maistre est remercié au profit de Pascal Wilhelm. Ce dernier accepte donc l’investissement « précédemment refusé par Patrice de Maistre » – qui plus est, dans « des domaines assurément étrangers au domaine habituel des investissements » des Bettencourt, pointent les juges.Surtout, « Stéphane Courbit ne peut ni ignorer le refus de Patrice de Maistre, ni omettre que ce projet ne pouvait prospérer, sauf à profiter de l’éviction ultérieure de Patrice de Maistre, et des nouveaux pouvoirs consentis à Pascal Wilhelm, pour amener une femme très âgée à investir dans sa société ».En outre, l’ordonnance de renvoi révèle que Liliane Bettencourt ne devait initialement investir que 75 millions d’euros – c’est ce que prévoyait l’accord initial de décembre 2010. Charge à Stéphane Courbit de trouver ailleurs 75 autres millions. L’homme d’affaires approche alors trois fonds: outre Axa Private Equity, l’américain General Atlantic et Pamplona Capital de l’oligarque russe Mikhail Fridman. Mais ces trois négociations échouent en février-mars 2011. Cela « relancera aussitôt la reprise des contacts avec Pascal Wilhelm et Liliane Bettencourt pour trouver très rapidement des fonds ». Finalement, Liliane Bettencourt apportera donc le reste de l’argent, doublant ainsi sa mise. La thèse des juges est que Stéphane Courbit « était à la recherche, de façon urgente, de liquidités importantes. Le versement [des fonds] intervenant avec une extrême rapidité laisse suspecter l’existence de difficultés financières naissantes importantes, voire même déjà réalisées ». Mais Stéphane Courbit a toujours nié être acculé à cette époque, ou avoir un besoin urgent d’argent, affirmant que « la situation financière de son groupe était saine ». En pratique, il dépensera en six mois au moins la moitié des 143 millions pour rembourser des prêts et financer l’achat de Poweo…  Contactés, les avocats de Stéphane Courbit n’ont pas répondu. De son côté, Pascal Wilhelm s’est refusé à tout commentaire. L’avocat est aussi renvoyé pour « abus de faiblesse », mais l’accusation d’ »escroquerie aggravée » a été abandonnée.

 

Saga Bettencourt- Dallas français : dernier épisode : Woerth et de Maistre en correctionnelle

Saga Bettencourt- Dallas français : dernier épisode : Woerth et de Maistre  en correctionnelle

Univers vraimenet impitoyable dans les milieux de l’argent, encore deux victimes en correctionnel. Ce volet ne concerne que MM. de Maistre, ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt mis en examen le 12 juin 2012 pour trafic d’influence actif, et Eric Woerth, ex-ministre mis en examen le 8 février 2012 pour trafic d’influence passif, le premier étant soupçonné d’avoir fourni un travail à l’épouse du second dans une société de Liliane Bettencourt, en échange d’une Légion d’honneur.  Ils sont tous deux renvoyés devant le tribunal correctionnel, décision des juges d’instruction annoncée le 4 juillet, dont le parquet, qui avait pourtant requis un non-lieu, ne compte pas faire appel.  Six non-lieux, dont un au bénéfice de Nicolas Sarkozy, et six renvois devant le tribunal ont été requis le 28 juin dans ce volet concernant principalement les abus de faiblesse commis aux dépens de Liliane Bettencourt par son entourage.  Les juges d’instruction ne pourront dire qui ils renvoient devant le tribunal, et qui doit bénéficier d’un non-lieu, qu’après le 24 septembre, le temps que la cour d’appel se prononce sur les nullités du dossier.  François-Marie Banier, l’ami photographe de Mme Bettencourt, à l’origine de toute cette affaire après la plainte pour abus de faiblesse déposée contre lui fin 2007 par Françoise Bettencourt Meyers, fille de la milliardaire. Il a été mis en examen, le 14 décembre 2011, pour abus de faiblesse, abus de confiance, escroquerie aggravés et blanchiment. Le parquet demande son renvoi pour abus de faiblesse et blanchiment d’abus de faiblesse.

. Martin d’Orgeval, compagnon de M. Banier, a été mis en examen le 14 décembre 2011 pour abus de faiblesse, blanchiment et recel de ces délits. Le parquet souhaite son renvoi pour ces chefs.

. Patrice de Maistre a été mis en examen le 15 décembre 2011 pour abus de faiblesse, complicité d’abus de confiance et d’escroquerie aggravés, et pour blanchiment et le 22 mars 2012 pour abus de biens sociaux. Le parquet souhaite son renvoi pour abus de faiblesse et blanchiment de fraude fiscale.

. Carlos Cassina Vejarano, l’ancien gestionnaire de l’île seychelloise de Liliane Bettencourt, a été mis en examen le 26 octobre 2012 pour abus de faiblesse et escroquerie. Son renvoi est demandé pour abus de faiblesse et abus de confiance aggravé.

. Jean-Michel Normand, un notaire de Mme Bettencourt, a été mis en examen le 15 janvier 2013 et le parquet veut le voir juger pour complicité d’abus de faiblesse.

. Fabrice Goguel, l’avocat fiscaliste de Mme Bettencourt a été mis en examen le 6 septembre 2012 pour abus de faiblesse, escroquerie et abus de confiance. Il devrait être jugé pour blanchiment de fraude fiscale, selon le parquet.

— Les réquisitions de non-lieu concernent :

. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse le 21 mars 2013.

. Eric Woerth : l’ancien trésorier de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen le 9 février 2012 pour recel d’une somme remise par Patrice de Maistre.

. Pascal Wilhelm : l’avocat, successeur de Patrice de Maistre comme homme de confiance de Mme Bettencourt, a été mis en examen le 13 juin 2012 pour abus de faiblesse, et le 11 février 2013 pour escroquerie.

Dallas UMP : dernier épisode ?

Dallas UMP : dernier épisode ?

Possible dernier épisode du feuilleton UMP aujourd’hui. Fillon et Copé se rencontrent à nouveau. Ils sont en désaccord sur l’essentiel. Pour contourner l’ultimatum de Sarkozy ( également en concurrence avec eux pour 2017), ils risquent  de faire semblant de se mettre d’accord.  De toute manière la scission sera entérinée aujourd’hui avec la création du groupe parlementaire de Fillon. . François Fillon et Jean-François Copé vont donc poursuivre mardi leurs discussions pour tenter de trouver une solution à la crise qui mine l’UMP, alors qu’arrive à échéance l’ultimatum que leur a fixé Nicolas Sarkozy pour s’entendre.  Mardi était la date-butoir fixé par l’ex-président Nicolas Sarkozy pour que les deux hommes trouvent un accord, plus de deux semaines après le scrutin militant contesté pour la présidence de l’UMP du 18 novembre.  A 10H00, l’ex-Premier ministre représentera son groupe R-UMP (72 députés) à la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, qui fixe chaque semaine l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. L’existence même de ce groupe, qualifié de « dissident » par M. Copé, est l’un des points durs qui les oppose.  François Fillon côtoiera les six autres présidents de groupe, dont le président de groupe UMP Christian Jacob, un ami de Jean-François Copé.   »François Fillon assistera demain (mardi) à la conférence des présidents: pour valider le R-UMP ou pour ajourner sa création? », s’interroge un filloniste, Lionel Tardy.  Par la suite, l’ex-Premier ministre doit rencontrer les députés qui lui sont fidèles à 11H30, indique l’un d’eux.  Les discussions entre les deux hommes butent principalement sur la date d’un nouveau vote des militants pour désigner leur président.  M. Copé, proclamé deux fois de suite président élu du mouvement, notamment par sa Commission nationale des recours (considérée comme copéiste par les fillonistes), a proposé, dimanche de revoter en 2014, après les élections municipales, proposition qu’il envisage de soumettre aux militants lors d’un référendum en janvier prochain.  Lors de ce référendum, les militants se prononceraient également sur un changements de statuts de leur parti.

 

Dallas-UMP : l’épisode de lundi

Dallas-UMP : l’épisode de lundi

• Copé déclaré (de nouveau) vainqueur. La commission nationale des recours de l’UMP a confirmé lundi la victoire de Jean-François Copé sur son rival François Fillon par 952 voix d’écart. La CONARE a notamment annulé les résultats contestés de Nouvelle-Calédonie et ceux des premier et troisième bureaux des Alpes-Maritimes. Quelques minutes après cette annonce, Jean-François Copé a estimé qu’il « appartient en conscience de choisir le pardon plutôt que la division » et a affirmé que l’UMP avait « besoin » de François Fillon.

• Fillon dénonce un « coup de force ». François Fillon a récusé ces résultats. « Une nouvelle fois Jean-François Copé se fait proclamer président par un coup de force », a écrit François Fillon dans un communiqué, pour qui la décision de la Commission nationale de recours de l’UMP « est illégale », cette commission n’offrant « aucune garantie d’impartialité ».

• Sarkozy aurait estimé préférable de revoter. L’ancien chef de l’État serait partisan de l’organisation d’un nouveau vote, selon plusieurs sources concordantes citées par l’AFP. Nicolas Sarkozy déconseillerait par ailleurs à François Fillon de saisir la justice, pour contester les résultats de l’élection de Jean-François Copé à la présidence de l’UMP, selon ces mêmes sources. Il aurait prodigué ses conseils durant le déjeuner de lundi avec l’ancien Premier ministre.

• Un recours en justice ? Sur Europe 1, Éric Ciotti a de nouveau évoqué un recours en justice. Quand ? « François Fillon rassemblera demain (mardi) ses amis pour décider » des recours et d’une éventuelle constitution d’un groupe de parlementaires autour de lui. Rendez-vous mardi à 9h30.

 

Copé pour remplacer JR dans Dallas

Copé pour remplacer JR dans Dallas

 

 

Un bon feuilleton pour durer doit présenter de nombreux rebondissements. C’est le cas à l’UMP ou Copé pourrait remplacer JR dans la série Dallas. Le méchant, c’est lui ; séducteur, cynique, affabulateur (le pain au chocolat), il a tout pour tenir le rôle. Il est d’accord avec la médiation Juppé mais souhaite que celui ne change rein au résultat ; Du coup le sheriff Juppé s’interroge : Fillon est-il victime ou a-t-il aussi une part de responsabilité ? Dans un sondage du JDD, les téléspectateurs ont choisi Fillon. Après une journée de trêve médiatique samedi, le feuilleton né il y a une semaine du vote des militants pour désigner un nouveau président à leur formation va sans nul doute connaître de nouveaux rebondissements.  Premier rendez-vous: à 09h30 au siège du parti démarre une réunion de la Commission des recours. Censée dire le droit en cas de contentieux électoral, celle-ci se trouve au centre d’une bagarre entre fillonistes et copéistes.  Les partisans de l’ancien Premier ministre jugent qu’elle est aux mains de leurs adversaires et ne veulent pas prendre ses décisions pour argent comptant, préférant s’en remettre à Alain Juppé pour arbitrer.  Les amis de Jean-François Copé jouent au contraire le légalisme à fond: de leur point de vue cette commission est la seule valable au vu des statuts du parti et son jugement sera souverain. Ils émettent en revanche les plus grandes réserves sur la proposition d’arbitrage d’Alain Juppé.  De ce qu’il dira dépendra beaucoup de la suite: qu’il désigne un gagnant sans autre forme de procès et c’en est aussitôt fini de la médiation Juppé, indique-t-on dans l’entourage du maire de Bordeaux. Derrière les deux prétendants pour 2017, l’ancien président Nicolas Sarkozy « suit l’affaire de très près », selon un proche de l’ancien chef de l’Etat. Soucieux de se ménager la possibilité de revenir sur le devant de la scène, ce dernier « n’acceptera jamais qu’Alain Juppé s’empare des rênes de l’UMP », selon le même. Un scénario de remise en selle du maire de Bordeaux qui en inquiète plus d’un dans le parti.  Le suspens est insoutenable. On attend avec impatience ‘épisode de dimanche. Le spectacle de la politique continue.

 




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