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Santé : cri d’alarme

Santé : cri d’alarme

Le médecin anesthésiste-réanimateur Philippe Bizouarn dénonce une gestion des hôpitaux publics centrée sur la seule rentabilité financière, cause première de leur mauvaise organisation et des tensions en matière de personnel.( Le Monde)

D’où parle M. Véran quand il affirme, le 12 mai sur BFM-TV, que les problèmes du manque de soignants, entraînant la fermeture de lits et de services hospitaliers, ne résultent pas uniquement d’un problème de salaires, mais d’organisation ?

Il a raison de dire qu’il y a un réel problème d’organisation à l’hôpital public, quand les fermetures de lits et de services provoquent un chaos au sein de l’hôpital, obligeant les soignants à changer d’horaires, à revenir sur leurs congés, à prendre en charge des patients dont ils ne connaissent pas toujours très bien la pathologie. Il a raison de dire que ce problème d’organisation risque de conduire à une forme de maltraitance pour les professionnels survivants et pour les patients dans l’attente d’un lit pour être soignés convenablement.

Mais ne confond-il pas l’effet et la cause ? La désorganisation « organisée » n’est-elle pas le résultat des politiques de santé engagées depuis plusieurs dizaines d’années, centrées sur la seule rentabilité financière des hôpitaux publics ? La désorganisation – cause de toute chose – ne résulte-t-elle pas du manque de moyens que la crise du Covid-19 avait occulté en partie ? On a cru que cette crise sanitaire allait permettre une remise en question des politiques néolibérales de santé publique, or il s’avère qu’en 2022 rien n’a été fait, au contraire de ce qu’affirme le gouvernement en répétant que des milliards ont été alloués à l’hôpital public. Dans de nombreux établissements, il manque des millions pour « boucler » le Ségur – ce mantra répété par le ministre –, reportant les demandes de renforts nécessaires pour remédier au manque de personnel. Les hôpitaux ne sauraient pas organiser la pénurie ? Ne sauraient-ils plus attirer les soignants – si grassement payés maintenant ?

L’autre nom de la désorganisation est la bureaucratie. M. Véran a en effet raison quand il souligne que les charges administratives qui pèsent sur les soignants les empêchent de tenir cette main-là, de rassurer ce patient-là, quand il faut tracer, noter, entrer des données abstraites sur les ordinateurs du service, et les traiter ensuite pour le comptage. M. Véran a mille fois raison de souligner que cette lourdeur insensée ne peut que nuire à la qualité du travail. Mais cette lourdeur administrative n’est-elle pas la conséquence d’une forme de privatisation de l’hôpital dont le seul impératif catégorique serait l’équilibre des dépenses ?

Heureusement, comme l’affirme M. Véran, que « la qualité et la sécurité des soins sont au rendez-vous » ! Les patients allongés sur leur brancard pendant des heures aux urgences pourraient en témoigner. Sans oublier, hélas, les familles endeuillées après qu’un des leurs est décédé dans ces couloirs où les soignants, héros malgré eux, s’inquiètent de ne pas trouver de lit pour ce patient-là. Heureusement, comme l’affirme encore le ministre, que « tous les Français qui doivent accéder à des soins d’urgence y accèdent ». Les habitants de Senlis (Oise), de Redon (Ille-et-Vilaine), de Bailleul (Sartre) et de bien d’autres petites villes, obligés de se déplacer à plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver un service d’urgences ouvert, sauront apprécier les propos du ministre. La faute sans doute au manque de praticiens libéraux, détachés des gardes, refusant de nouveaux patients car débordés, poussant ceux-ci aux urgences de l’hôpital le plus proche. M. Véran, encore une fois, a raison, en reconnaissant l’inégal accès aux soins dans ces déserts où l’ensemble des services publics fait défaut.

Dette publique de la France : cri d’alarme !

Dette publique de la France : cri d’alarme  !

Le président d’honneur de BNP Paribas lance un nouveau cri d’alarme sur l’état des comptes de la France. L’Opinion publie en exclusivité l’intégralité de cet avertissement aux candidats de l’élection présidentielle

 

Tribune

Notre dette publique est publiée dans le cadre du média économique de l’Institut de l’Entreprise Sociétal, dont la dernière livraison est consacrée au thème « Confiance et dette globale». Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, le fondateur du premier groupe bancaire européen nous livre ici en quelque sorte son troisième rapport, après ceux – retentissants – rédigés en 2005 et en 2017. Celui qui a conseillé de nombreux Présidents et ministres de la Ve République sera-t-il enfin entendu?

L’endettement des administrations publiques représente 20 % de notre PIB en 1980, la dernière année pour laquelle elles ont, ensemble, des comptes pratiquement à l’équilibre. Il est de 30 % en 1984, 40 % en 1992. Il avoisine 60 % à la fin des années 1990, atteint 80 % à la suite de la crise financière mondiale de 2008, et il frôle 100 % de 2016 à 2019 avant la crise sanitaire. Les effets de la pandémie le portent à 115,6 % en 2020. On espère son retour à 114 % en 2021. Or depuis qu’il est au-dessus de 60 %, la limite fixée en application du traité de Maastricht que nous avons signé en 1993, les gouvernements successifs présentent aux autorités européennes des programmes triennaux ayant pour objectif de stopper sa croissance, puis de la réduire en ramenant aussi vite que possible le déficit des administrations publiques à moins de 3 % du PIB. Ils n’y sont parvenus, depuis le début du siècle, que pour trois courtes périodes : 2000-2001, 2006-2007, 2017-2018.

Que s’est-il passé ? C’est la France qui suggère de limiter à 3 % et 60 % du PIB le déficit etla dette publique dans le cadre de l’Union économique et monétaire européenne et elle s’y tient systématiquement grâce à sa politique dite de désinflation compétitive qui permet son entrée dans l’euro, de 1997 à 2001 : les déficits de 2000-2001 sont de 1,3 et 1,4% de PIB. La situation se dégrade en 2002 à la suite de l’augmentation des dépenses qui accompagnela réélection de Jacques Chirac.

Des déficits de 3,2 à 4 % du PIB se succèdent de 2002 à 2005 et rapprochent la dette publique de 60 % du PIB. C’est alors quele ministre Thierry Breton met en place la Commission sur la dette, dont il me confie la présidence, et prend les décisions qui permettent de limiter le déficit à 2,4 et 2,6 % du PIB en 2006 et 2007 et d’éviter le passage de la dette au-dessus de 60 %. Après son élection, Nicolas Sarkozy met en œuvre quelques promesses de campagne qui le portent à 3,3 % du PIB en 2008. Mais il engage alors la Revue générale des politiques publiques (la RGPP) qui a l’ambition de mettre en œuvre, une politique d’ensemble de maîtrise des dépenses pour l’Etat et les régimes sociaux, dans l’esprit des recommandations de la Commission.

Malheureusement la crise financière de 2007-2008 provoque une crise de confiance qui rend inévitable une récession économique à l’échelle mondiale. Pour en limiter l’ampleur, un groupe de vingt grands pays (dix pays avancés et dix pays émergents) – le G20 – est constitué pour organiser une concertation sur les mesures à prendre. Il décide un effort conjoint de relance keynésienne en 2009 : la substitution d’une demande publique supplémentaire à la demande privée défaillante, c’est-à-dire une augmentation des déficits budgétaires. A l’époque, certains en France militent pour une augmentation massive des dépenses sociales, d’autres pour un grand emprunt de 100 milliards d’euros pour l’investissement.

Le gouvernement décide de laisser jouer les stabilisateurs automatiques créateurs de déficit et d’engager un programme d’investissements d’avenir de 30 milliards d’euros, dont le contenu est défini, à sa demande, sous l’autorité d’Alain Juppé et de Michel Rocard. Il comporte un renforcement des moyens des universités les plus créatives et un ensemble d’investissements. Tout ceci a conduit à porter le déficit public à 7,2 % du PIB en 2009 et 6,9 % en 2010. Le programme triennal de réduction adressé aux autorités européennes prévoit de le ramener à 5,2 % en 2011, ce qui est fait, et à 4 % en 2012.

La RGPP est mise en œuvre pendant ce quinquennat. Certes, après l’alternance politique, un rapport administratif fait la critique de la recherche d’économies rapides, de l’application indifférenciée de la politique dite du « un sur deux » pour le non-remplacement des agents partant en retraite, de l’absence de concertation avec les fonctionnaires et les usagers, et des faiblesses de communication. Mais il reconnaît que la RGPP a réalisé des réformes d’ampleur : restructurations d’administrations centrales et locales et d’opérateurs, amélioration de leur efficience, simplifications et dématérialisations appréciées des usagers. L’impact est incontestable : 12 milliards d’euros d’économies et une réduction sans précédent des effectifs de fonctionnaires de l’Etat : 150 000 personnes de 2008 à 2012.

Dans un rapport de 250 pages intitulé Une perspective internationale sur la RGPP, l’OCDE estime en mars 2012 que celle-ci a constitué une « avancée importante dans la modernisation de l’Etat », a enclenché « la recherche systématique d’une meilleure efficacité dans l’administration » et a favorisé une culture de l’innovation pour améliorer les services rendus aux citoyens tout en mettant la pression sur les coûts. Aucune action d’une telle envergure n’avait jamais été engagée depuis 1980.

Compte tenu des promesses électorales, le budget de 2012 se termine avec un déficit resté à 5 % du PIB. Les mesures fiscales qui le ramènent à 4,1 % en 2013 sont considérées comme un choc fiscal insupportable par une partie de l’opinion et certains parlementaires de la majorité

L’élection présidentielle introduit de nouveau des éléments nouveaux. François Hollande prévoit le retour du déficit à moins de 3 % du PIB à terme. Mais la démarche de modernisation de l’action publique qui succède à la RGPP, sous l’autorité deJean-Marc Ayrault, a pour seules orientations la simplification de l’action, l’accélération de la transition numérique et l’évaluation de toutes les politiques. Elle n’a pas d’objectif concernant le niveau des dépenses publiques. Compte tenu des promesses électorales, le budget de 2012 se termine avec un déficit resté à 5 % du PIB. Les mesures fiscales qui le ramènent à 4,1 % en 2013 sont considérées comme un choc fiscal insupportable par une partie de l’opinion et certains parlementaires de la majorité. Une politique de rabot appliquée aux dépenses ramène le déficit à 3,9 % du PIB en 2014, et 3,6 % en 2015 et 2016. C’est Emmanuel Macron qui a réussi à limiter le déficit à 3 % en 2017, conformément à son engagement de campagne, et à 2,3 % en 2018.

Il met en place un Comité d’action publique (CAP22) en charge de s’attaquer à la dépense publique. Celui-ci part de deux convictions qui me paraissent incontestables : il est possible de réduire le poids de la dépense publique qui est devenue insoutenable tout en améliorant la qualité du service public et des conditions de travail des agents ; et une transformation radicale est la seule manière efficace pour réussir. Le titre du rapport est ambitieux : il appelle le service public à se réinventer.

Ses premières propositions dégagent les conditions du succès d’un changement de modèle : refonder l’administration sur la base de la confiance et de la responsabilisation, bâtir un nouveau contrat social envers l’administration et ses collaborateurs investis dans le numérique, et assurer « le dernier kilomètre du service public ».

–En 2005, à la demande du ministre de l’Economie Thierry Breton, Michel Pébereau rédige Rompre avec la facilité de la dette publique. Sa phrase finale: « Rompre avec des routines destructrices pour relever les défis du futur et préserver le modèle de société dynamique, fraternel et généreux auquel aspirent les Français : tel est l’enjeu décisif de la gestion des finances publiques dans les prochaines années.»

–En 20127, Michel Pébereau reprend la plume pour l’Institut de l’entreprise. C’est : Dépense publique : état d’alerte. En inbtroduction, il écrit: « Nos finances publiques sont dans un état alarmant. Ce constat, oublié par une partie de l’opinion, doit être placé au cœur du débat présidentiel de 2017. Il rend indispensable, sans délai, une révision générale de nos dépenses publiques et une réduction de leur part dans notre production nationale. »

Suivent une série de propositions de réformes structurelles économiques significatives, d’élimination des dépenses inutiles, la création d’un fonds de modernisation de l’action publique de 700 millions d’euros avec une règle : un euro investi doit susciter un euro d’économie, une méthode qui a prouvé son efficacité dans le secteur privé.

Mais la somme des économies envisagées n’est que d’une dizaine de milliards d’euros. Surtout, le rapport ne fait l’objet ni de commentaires du gouvernement ni de campagne de communication. Il est vite oublié lorsquela crise des Gilets jaunes rend indispensables d’importantes dépenses supplémentaires. Le déficit est tout de même limité à 3,1 % du PIB en 2019. La crise de la Covid-19 et la politique dite du « quoi qu’il en coûte » qu’elle rend inévitable le porte à 9,1 % de PIB en 2020, et un peu plus de 8 % en 2021. Une progression limitée à 5 % est pour l’instant prévue pour 2022.

Le « fiscal monitor » d’octobre 2021 du Fonds monétaire international permet de constater que la pandémie a des conséquences sur les dettes publiques de la quasi-totalité des pays du monde, mais d’une ampleur assez variée. Quant aux projections présentées pour les évolutions à venir à cinq ans, elles sont également assez différentes les unes des autres. Pour le groupe des pays avancés, la dette publique devrait passer en moyenne de 103,8 % du PIB en 2019 à 121,6 % en 2021 et baisser ensuite progressivement jusqu’à 118,6 % en 2026. Pour les pays émergents et de revenu moyen, elle passerait de 54,7 % du PNB à 64,3 % en 2021, et continuerait ensuite à augmenter jusqu’à 69,8 % en 2026.

Pour les pays en développement à bas revenu, elle passerait de 44,2 % du PIB en 2019 à 50,2 % en 2021 et baisserait ensuite progressivement jusqu’à 47,3 % en 2026. Le choc de la crise est donc en moyenne de près de 18 points de PIB pour les pays avancés, de 10 pour les revenus intermédiaires et de 6 pour les plus pauvres. Profitant d’une capacité plus forte d’endettement, les pays avancés ont donc réagi beaucoup plus vigoureusement que les autres. Pour les quatre années suivantes, les pays avancés ne réduiraient que légèrement leur dette (3 points de PIB). Les pays émergents continueraient à accroître la leur (de 5,5 points de PIB) alors que les pays pauvres la réduiraient de 3 points de PIB, c’est-à-dire de moitié, le surcroît d’endettement constitué.

A l’intérieur du groupe des pays avancés, les situations sont très contrastées. La zone euro passe de 83,7 % du PIB en 2019 à 98,9 % (+15 points) en 2021 et s’engagerait ensuite dans une réduction assez rapide à 92,2 en 2026 (près de 7 points). Au sein de la zone, deux grands pays tirent la moyenne vers le bas pour la hausse de la crise et vers le haut pour la décrue d’après-crise : l’Allemagne dont la dette n’augmente que de 13,3 points de 59,2 % en 2019 à 72,5 % en 2021 mais devrait ensuite se réduire très significativement de 11,6 points (60,9 % en 2026) ; et les Pays-Bas qui limitent la hausse à 10,3 points (de 47,4 % en 2019 à 58,1 % en 2021) et avec une perspective de baisse de 8,9 points à 49,2% en 2026.

En 2021, douze pays avancés dont sept de la zone euro se retrouvent avec un endettement supérieur à 100 % du PIB. Six y étaient déjà dès 2019. Quatre d’entre eux augmentent d’une vingtaine de points ou plus : la Grèce passe de 184,9 à 206,7 ; l’Italie de 134 à 154,8 ; le Japon de 235,4 à 256,9 ; les États-Unis de 108,5 à 133,3. Les deux autres augmentent de 16 et 18 points : le Portugal de 116,6 à 130,8 ; Singapour de 129 à 137,9. Six autres pays passent le niveau de 100% du PIB à la suite de la crise : la Belgique de 98,1 à 113,4 ; le Canada de 86,8 à 109,9 ; Chypre de 94 à 111 ; la France de 97,6 à 115,8 ; l’Espagne de 95,5 à 120,2 et le Royaume-Uni de 85,2 à 108,5. Pour cinq d’entre eux une réduction est prévue de 2021 à 2026 ; de 111 à 83,4 pour Chypre, de 206,7 à 179,6 pour la Grèce ; de 154,8 à 146,5 pour l’Italie ; de 130,8 à 114,7 pour le Portugal ; de 120,2 à 117,5 pour l’Espagne ; et aussi de 109,9 à 89,7 pour le Canada et de 256,9 à 251,9 pour le Japon. Deux pays stabiliseraient leur dette de 2021 à 2026 : les États-Unis à 133,5% du PIB et la France de 115,8 à 116,9. Seuls la Belgique (de 113,4% à 119,7%), le Royaume-Uni (de 108,5 à 111,6) et Singapour (de 137,9 à 143,9) l’augmenteraient significativement.

La situation est plus problématique pour l’avenir. De 2021 à 2026, notre dette augmenterait d’un point de PIB alors que la moyenne de l’OCDE diminuerait de trois, celle de la zone euro de six, et l’Allemagne reviendrait à 60 %. Cette prévision d’évolution est préoccupante

Coronavirus : cri d’alarme de l’OMS

Coronavirus : cri d’alarme de l’OMS

La  pandémie de Covid-19 ne faiblit pas, bien au contraire. Et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sonne l’alarme.

 

« Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S’il vous plaît, n’ignorez pas ce que vous disent les chiffres », a déclaré le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan, vendredi 3 juillet lors d’une conférence de presse. « Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas, a-t-il poursuivi. Il n’est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle. »

Dans une précédente conférence de presse, mercredi 1er juillet, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dressé un constat alarmant. Parmi les plus de 10 millions de cas de coronavirus détectés dans le monde jusqu’à présent, 60% ont été signalés au cours du seul mois de juin.

Alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens est resté plus ou moins stable au cours du dernier mois en Europe et au Moyen-Orient, il n’a cessé de grimper en Asie du Sud-Est, en Afrique, mais surtout sur le continent américain.

Sur le continent américain, plusieurs pays suscitent l’inquiétude. C’est bien sûr le cas des Etats-Unis, pays le plus touché au monde avec 2,8 millions de cas recensés et près de 130 000 morts, selon les chiffres de l’université Johns-Hopkins.

Logement neuf : cri d’alarme des promoteurs

Logement neuf : cri d’alarme des promoteurs

La baisse de 7 % des permis de construire et des mises en chantier en 2018 aura des effets catastrophiques sur le secteur d’après la fédération des promoteurs immobiliers. En cause d’après les promoteurs surtout l’instabilité fiscale dont le gouvernement est responsable

Ce « tassement » est notamment dû à « une cacophonie du gouvernement sur la fiscalité », estime Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI. Selon elle, « l’ambiance est assez anxiogène » « Il y a un attentisme des investisseurs car on ne sait pas où cela va nous mener ». C’est pourquoi la professionnelle du logement neuf demande à l’exécutif « une politique claire, lisible et continue ».

La chute de 7% des permis de construire et des mises en chantier en 2018 sont  »irrattrapables »se désespère la présidente François-Cuxac. « On fait clairement face à un problème d’offre ». Les raisons sont nombreuses : terrains trop chers, coûts de construction qui ont augmenté significativement et des prix de vente qui ne parviennent pas à absorber ces dépenses. « C’est une alerte plus qu’une alarme », insiste encore la patronne de la Fédération des promoteurs immobiliers.

Miel: nouveau cri d’alarme des producteurs

Miel: nouveau cri d’alarme des producteurs

Bien que réputée, la production française de miel fait face à des menaces environnementales et commerciales qui la grèvent lourdement. Elle a été divisée par plus de deux en un quart de siècle, passant de 35.000 tonnes dans les années 1990 à 16.100 en 2016. La monoculture, qui nuit à la diversité des pollens, le Varroa, parasite importé d’Asie ravageur et coûteux à traiter, l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture (dont les néonicotinoïdes massivement utilisés jusqu’à récemment), ou encore les ravages provoqués par les frelons asiatiques dans les colonies sont diverses causes pouvant expliquer l’affaiblissement des ruches en France, la disparition progressive des abeilles, et, de fait, la chute de la production. On dénombre en effet, en 2015, une mortalité moyenne dans les colonies de 30%, atteignant dans les cas extrêmes 80%. Pourtant  les abeilles ont un rôle essentiel pour la survie des végétaux depuis 50 millions d’années. Ce sont quelque 20 000 végétaux, dont 40 % de plantes cultivées comme les fruits, légumes ou oléagineux, qui ne vivent que s’ils sont pollinisés par les abeilles. Or, depuis plus de 10 ans, c’est l’hécatombe chez les abeilles du monde entier. Selon l’INRA, la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages ! Depuis 10 ans, l’apiculture traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. En France, un tiers des colonies disparait chaque année depuis 1995 et 1.500 apiculteurs, amateurs et professionnels, cessent leur activité ce qui menacerait au total 5.000 emplois. On a découvert que les abeilles sont toxico-sensibles et donc plus vulnérables que la plupart des autres insectes aux pesticides. C’est confirmé par le séquençage complet de leur génome réalisé par une équipe de chercheurs internationaux au Texas. En France on vient de trouver des traces de glysophate dans le Miel !  «Nous avons retrouvé du glyphosate dans le miel, nous ne connaissons pas encore les quantités retrouvées et ne mesurons pas encore les conséquences exactes sur la santé, mais nous ne trouvons pas cela rassurant», indique Jean-Marie Camus, président du syndicat apicole de l’Aisne, dans le nord de la France, à l’origine de cette plainte. Ce syndicat, qui réunit 200 apiculteurs pour la plupart amateurs, a reçu l’alerte d’un de ses membres qui vend ses excédents au groupe Famille Michaud Apiculteurs, le plus gros acteur du miel en France, notamment avec sa marque Lune de Miel

« Cri d’alarme » du patronat : Montebourg ne comprend toujours pas !

« Cri d’alarme » du patronat : Montebourg ne comprend  toujours pas !

 

Décidément Montebourg a du mal à comprendre l’économie, il l’avoue : il ne comprend pas l’appel au secours des patrons !  Il ne comprend sans doute pas que la fiscalité, les procédures, les politiques et les fonctionnaires étouffent complètement initiative, croissance et emploi. Il ne comprendra sans doute jamais le fantasque Ministre de la parole (et de l’économie). Pas étonnant que DSK ait déclaré que ce gouvernement était un gouvernement de brèles. Patronat et gouvernement semblaient donc être engagés dimanche dans un dialogue de sourds à une semaine de la conférence sociale des 7 et 8 juillet qui fait figure de test pour le dialogue avec les partenaires sociaux prôné par François Hollande.  Huit organisations patronales appellent le chef de l’Etat et le Premier ministre Manuel Valls à conforter les mesures en faveur des entreprises pour permettre à la France de renouer avec la croissance économique, un « cri d’alarme » qui a suscité l’incompréhension d’Arnaud Montebourg.   »Nous sommes en train de voter, et au prix de difficultés politiques, des baisses de prélèvement sur les entreprises et c’est à ce moment là que les entrepreneurs disent : ‘ce n’est pas assez’(.) Je ne comprends pas », a déclaré le ministre de l’Économie sur BFM TV.  La conférence sociale, qui réunira patronat, syndicats et membres du gouvernement les 7 et 8 juillet prochains, est perçue comme un test à l’heure où le gouvernement mise sur le dialogue social pour engager de nouvelles réformes et sortir la France de la crise. Alors que certaines organisations patronales laissent planer le doute depuis plusieurs jours sur leur participation, les dirigeants du Medef, de la CGPME, de l’UPA, de la FNSEA, de l’UNAPL, de l’Afep, de Croissance Plus et de l’Asmep-ETI poussent « un cri d’alarme de citoyens français inquiets pour l’avenir de leur pays ».  Dans un appel publié dans le Journal du Dimanche, ils demandent au gouvernement d’inscrire dans la loi la trajectoire de baisse du coût du travail et de la fiscalité sur trois ans, de modifier les décrets sur la pénibilité et les règles limitant le travail à temps partiel, ainsi qu’un moratoire sur toute nouvelle mesure législative contraignante et une baisse « rapide et durable » des dépenses publiques. « Il nous faut désormais assumer, dans l’action, une politique en faveur de la croissance et de l’emploi, donc des entreprises et de leurs salariés », écrivent-ils. « Il faut accepter de regarder enfin les blocages structurels, de toucher à des tabous ou des dogmes, de moderniser, de capitaliser sur les fonctionnaires et leur envie de faire. »

 




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