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Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Sondage Attal: Une bonne image mais un manque d’action

Le premier ministre bénéficie encore d’une relative bonne image de marque mais il est un peu plus critiqué sur l’efficacité de son action d’après un sondage au Odoxa pour le Figaro. Près d’un Français sur deux (48%) le qualifie de «bon premier ministre». Soit deux points de plus qu’Édouard Philippe (46%), treize points de plus que Jean Castex (35%), et sept points de plus qu’Élisabeth Borne (41%) au même moment.  Pour les présidentielles de 2027, Gabriel Attal fait désormais jeu égal avec Édouard Philippe

 

Une majorité le trouve «dynamique» (68%), «sympathique» (62%), «ouvert au dialogue» (59%) mais surtout «compétent» (53%). Dans une France en quête d’incarnations fortes, 45% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement est «charismatique». Et fait preuve d’«autorité». Seule ombre au tableau de sa personnalité, 62% des sondés doutent qu’il puisse tenir tête à Emmanuel Macron.

Le premier ministre a beau être apprécié, son action, elle, n’obtient pas les mêmes faveurs. Odoxa qualifie d’ailleurs les Français d’«un peu schizophrènes en se montrant extrêmement critiques avec la politique qu’il conduit». Dans le détail, 69% d’entre eux jugent négativement le bilan de Gabriel Attal sur les huit grands domaines testés. Y compris sur la «jeunesse» (59%) et l’«école» (64%), alors même qu’il avait construit sa renommé sur ces questions. Quant à la «sécurité», 67% des sondés se montrent insatisfaits. Mais c’est surtout sur l’«immigration» (75%) et la priorité du «pouvoir d’achat» (78%) que les Français se montrent les plus mécontents.

Dans l’optique de la présidentielle de 2027, 44% des Français pensent que Gabriel Attal ferait un bon candidat pour représenter la majorité. Juste en dessous de celui qui était jusqu’à présent l’unique favori au sein de la macronie dans l’opinion : Édouard Philippe (45%).
Comment expliquer alors cette dichotomie entre la bonne d’image que renvoie Gabriel Attal et le mauvais jugement que suscite son action ? Selon l’institut de sondage, «nos concitoyens estiment que c’est le président et pas le premier ministre qui, en réalité, est le seul réellement comptable du bilan de l’action du gouvernement.» «C’est sans doute ce qui explique aussi à quel point Gabriel Attal est plus populaire qu’Emmanuel Macron, 65% des Français disant le préférer à “son” président», précise Odoxa. Qui évoque le «paradoxe du quinquennat» : «Désormais, l’impopularité des présidents protège la popularité de leurs premiers ministres.»

Retraite : 14e journée d’action contre la réforme

Retraite : 14e journée d’action contre la réforme


Il est probable que la participation à cette 14e journée d’action contre la réforme des retraites connaisse une certaine baisse de participation. En effet juridiquement la réforme est maintenant adoptée et même la proposition de loi du groupe LIOT n’a aucune chance d’être voté à l’Assemblée nationale du fait du tripatouillage juridique du gouvernement. Il ne restera sûrement pas grand-chose du bilan de Macron mais on retiendra surtout qu’il a réalisé l’exploit de favoriser l’unité de tous les syndicats contre sa réforme et pendant des mois. Une réforme d’ailleurs bien vaine car il sera nécessaire de la reprendre d’ici quelques mois ou quelques années et en commençant par le bon bout à savoir la question globale du travail.

Cette loi aura peut-être permis à l’agence de notation Standard and Poor de ne pas punir davantage la France. Un répit toutefois de courte durée car vers la fin de l’année une nouvelle évaluation pourrait conduire à une dégradation de la note française compte tenu de l’envolée globale de la dette publique et de la dérive du déficit budgétaire.

Côté perturbations pour les usagers :

- La circulation sur le réseau SNCF sera « très légèrement perturbée », a annoncé la compagnie ferroviaire, anticipant neuf trains sur dix en circulation en moyenne au niveau national et « quelques adaptations possibles sur certaines lignes ».

- pour les transports franciliens, la SNCF prévoit trois trains sur quatre sur le RER C, deux trains sur trois sur le RER D et sur la ligne H. A la RATP, « le trafic sera normal » sur l’ensemble du réseau souterrain et de surface, a déclaré l’entreprise auprès de l’AFP.

- Des perturbations sont également attendues dans les transports aériens. Un tiers des vols sont supprimés au départ de Paris-Orly. . Le premier aéroport français, Roissy-Charles-de-Gaulle, n’est pas concerné.

- Des appels à la grève dans l’Education nationale et dans le secteur de l’énergie
Les syndicats d’enseignants, dont le Snes-FSU, SUD Education ou CGT-Educ’action, ont appelé à la grève dans l’Education nationale. Du côté des hôpitaux, la CGT santé action sociale a également relayé un appel à la grève. Dans le secteur de l’énergie, la FNME-CGT (Mines-Energie) invite les électriciens, les gaziers, les salariés du nucléaire et des mines à se mobiliser.

Quelque 250 actions sont prévues en France et devraient réunir 400 000 à 600 000 personnes, selon les autorités. Une prévision loin du record du 7 mars, qui avait rassemblé 1,28 million de participants, selon le ministère de l’Intérieur, mais encore élevée, après un 1er-Mai mobilisateur.

Nouvelles journées d’action les 7 et 11 février

Syndicats: Nouvelles journées d’action les 7 et 11 février

Devant le nouveau succès de la manifestation du 31 janvier pour la participation a encore été supérieur à celle du 31 janvier, les syndicats ont décidé d’accentuer encore la pression. Deux positions s’affrontaient: celle qui consiste à durcir le mouvement sous forme de grèves y compris reconductibles, proposition surtout de la CGT et de Sud face à l’autre proposition des syndicats réformistes de privilégier les manifestations dans la rue moins contraignante financièrement pour les participants.

• La CFDT, qui militait pour fixer un jour de mobilisation durant un week-end afin de brasser encore plus large, a donc été entendue. «On a demandé assez tôt à avoir un samedi», confirme Marylise Léon, secrétaire générale adjointe du principal syndicat réformiste.

• Comme d’habitude, il y a les jusqu’au-boutistes font de la grève l’objet final de l’action syndicale et de l’autre ceux qui jouent sur la mobilisation de masse pour obtenir des résultats. Toutefois face au succès incontestable de l’unité syndicale, aucun syndicat n’a voulu prendre la responsabilité d’une rupture. Le succès de la participation doit en effet beaucoup à l’unité.

Retraites: Laurent Berger , CFDT, déjà pour une troisième phase d’action

Retraites: Laurent Berger , CFDT, déjà pour une troisième phase d’action

Le leader de l’organisation réformiste CFDT réaffirme sa détermination à faire céder le gouvernement sur la question centrale des 64 ans. Pour lui, ce n’est pas le problème majeur car la question centrale est celle de l’emploi des seniors et des inégalités. Rappelons que la CFDT était pourtant favorable à une réforme plus large dite universelle mais beaucoup plus juste, plus efficace et plus progressive.

S’adressant à la Première ministre, le secrétaire général de la CFDT a déclaré : « Il faut écouter ce qui est en train de se passer ». Pour lui, « l’énorme mobilisation » du 19 janvier, qui a réuni plus d’un million de personnes dans les rues de France selon le ministère de l’Intérieur, est la preuve d’un « rejet de cet âge légal de départ à la retraite à 64 ans qui est, finalement, la base de toutes les inégalités, de toutes les injustices qu’on voit, jour après jour, émerger dans ce projet de réforme ».

« Autant de monde » « La Première ministre ne peut pas rester sourde à cette formidable mobilisation qui s’est créée le 19 [janvier, ndlr] », a-t-il martelé. Interrogé sur l’affluence attendue pour la journée de grève et de manifestations de mardi, Laurent Berger « pense qu’il y aura largement autant de monde » que lors de la précédente journée de contestation.
Laurent Berger souhaite une forte mobilisation ce mardi de façon à ce qu’elle devienne « un élément de rapport de force pour rediscuter » avec l’exécutif, même s’il estime que ce dernier doit « d’abord écouter ce mécontentement » autour du report de l’âge légal de départ à la retraite. D’ailleurs, pour le secrétaire général de la CFDT, le « sujet fondamental » de la réforme des retraites n’est pas la mesure d’âge, mais bien « l’emploi des seniors ».

Au-delà de la brutalité du gouvernement, la CFDT dénonce aussi la méthode Macron qui consiste à s’asseoir complètement sur les organisations et institutions intermédiaires pour imposer une sorte de volonté monarchique. Laurent Berger met aussi en garde le gouvernement sur les conséquences politiques de son entêtement. Le risque économique est également grand car le mouvement pourrait dévier dans des formes de révoltes corporatistes dures incluant aussi la jeunesse qui seraient alors difficilement maîtrisables.

«La population est très défavorable au projet, et cet avis tend à prendre de l’ampleur», affirme le leader du premier syndicat français, à trois jours d’une nouvelle journée de manifestations partout en France contre la réforme des retraites et le report de l’âge légal à 64 ans. Après les «mobilisations d’ampleur» du 19 janvier (1,12 million de participants selon la police, plus de 2 millions d’après les organisateurs), avec notamment «des gros cortèges dans des villes moyennes», le patron de la CFDT souligne que «l’opinion constitue un élément du rapport de force».

«Il faut que le gouvernement l’écoute, que le Parlement se préoccupe de ce qui se passe partout», ajoute-t-il, alors que le projet de loi sera examiné à l’Assemblée à partir de lundi. Ne pas tenir compte de ce contexte «serait une faute», prévient Laurent Berger, inquiet des conséquences «si le texte passait tel quel, sans aucune inflexion», au risque de générer du «ressentiment» et de favoriser l’extrême droite. «On n’a pas besoin de chaos démocratique», insiste-t-il.

Soucieux de «garder l’opinion» de son côté, il n’appuie pas la stratégie de blocage préconisée par d’autres organisations, jugeant que «le niveau d’efficacité syndicale ne se mesure pas au niveau d’emmerdements concrets pour les citoyens». Pas non plus favorable à une multiplication des journées d’action, car «de nombreux travailleurs ne peuvent pas tenir sur un rythme aussi intense», il estime qu’il «faut encore une ou deux démonstrations de force» pour que l’exécutif «prenne conscience du puissant rejet que son texte suscite».

Journée d’action 19 JANVIER: 70 % de grévistes dans les écoles

Journée d’action 19 JANVIER: 70 % de grévistes dans les écoles

Beaucoup d’écoles seront fermées le 19 janvier avec une prévision de 70 % de grévistes. Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu en effet mardi que 70% des enseignants du premier degré seraient grévistes jeudi, dans le cadre de la mobilisation nationale intersyndicale contre la réforme des retraites.

 

« Ce chiffre de 70% de grévistes n’est pas une surprise car on sent que la question de la retraite est une préoccupation majeure pour les enseignants », explique Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

Selon la syndicaliste, « c’est à peu près les mêmes chiffres que le 5 décembre 2019″. Lors de la dernière mobilisation d’ampleur contre la réforme des retraites il y a plus de trois ans, le monde de l’éducation s’était fortement mobilisé, avec un taux de grévistes atteignant 70% dans le primaire selon le Snuipp-FSU, contre 55% selon le ministère.

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Globalement, la participation à la journée d’action décidée unilatéralement par la CGT le 10 novembre a été encore assez anecdotique. Plusieurs raisons à cela, d’une part une action décidée sans concertation avec les autres organisations syndicales, d’autre part la multiplication de journées qui usent la mobilisation.

Une stratégie qui ne sert pas la cause des salariés quand les organisations syndicales affichent une telle faiblesse. À noter que la participation a surtout concerné des fonctionnaires et assimilés ( secteurs nationalisés).

Selon la CGT, la mobilisation a rassemblé, jeudi, quelque 10.000 personnes dans la capitale, et «plus de 100.000» dans l’Hexagone. Des chiffres bien plus élevés que ceux des autorités : à Paris, les forces de l’ordre ont dénombré 2400 manifestants, contre 300 à Bordeaux, 650 à Lille, un millier à Lyon et 30.400 dans tout le pays. Des chiffres, là aussi, faibles, alors que les autorités s’attendaient à un léger regain du nombre de participants, entre 40.000 et 50.000 manifestants au niveau national, et «moins de 5000 à Paris», selon l’AFP. Le bilan est tout de même en légère hausse par rapport à la mobilisation du 27 octobre, lors des vacances scolaires : ce jour-là, selon la police, les défilés avaient rassemblé 14.000 manifestants en province et 1360 à Paris. La CGT, quant à elle, n’avait pas donné de chiffre.

Cet activisme de nature un peu gauchiste de la CGT s’inscrit dans la perspective du remplacement de Bruno Martinez avec une lutte entre la ligne radicale et la ligne plus modérée

Secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot a récemment fustigé la multiplication des journées de manifestation «saute-mouton», estimant que cette stratégie «non seulement c’est contre-productif, deuxièmement ça fait peu bouger les choses, troisièmement ça use les troupes».Quant aux syndicats réformistes ils considèrent ces actions comme de l’agitation.

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il fallait s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.C’est à peine si les médias mentionnent cette journée qui en faitn’a mobilisé que 15 000 personnes dans toute la France !

Un échec lamentable qui hypothèque par ailleurs les suites alors que paradoxalement les difficultés sociales s’amplifient face à l’inflation. En cause évidemment une stratégie complètement suicidaire de la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU n’étaient pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise adonc organisé une nouvelle journée d’action en faveur des salaires en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il faut s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU ne seront pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise ce jeudi une nouvelle journée d’action en faveur des salaires, qui s’annonce peu mobilisatrice en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Un gouvernement « d’action »…… provisoire (Macron)

Un gouvernement d’action…… provisoire (Macron)

Macron en quelque sorte a confirmé Élisabeth Barnes au poste de première ministre mais sans doute de manière provisoire que le gouvernement sera revu au mois de juillet. Cette hypothèse d’un nouveau gouvernement n’est pas exclue car à peine en fonction, le gouvernement subit déjà une crise de popularité.

Selon le dernier baromètre Ifop pour le JDD, avec seulement 38 % de Français satisfaits (- 3 points) contre 61 % qui ne le sont pas (+ 3), le Président affiche en juin une cote de popularité qui n’est plus que la moitié de celle qu’il enregistrait au début de son premier quinquennat, à l’été 2017. Pis, pour la première fois, « il est minoritaire dans les catégories qui constituent son socle électoral », relève ­Frédéric Dabi, directeur général du département Opinion de l’Ifop.

 

Un « nouveau gouvernement d’action » sera formé dans  »les premiers jours du mois de juillet », a affirmé le président. D’ici là, Elisabeth Borne est chargée de sonder les différents groupes de l’Assemblée nationale, notamment sur leur volonté de participer au gouvernement, de voter la confiance en la Première ministre et le projet de budget.

On voit mal comment cette première ministre qui n’a aucune expérience politique et ne dégage pas un grand charisme pourrait convaincre les oppositions à se rallier à la république en marche au Parlement.

 « la Première ministre me soumettra des propositions pour une feuille de route pour le gouvernement de la France sur les prochains mois et les prochaines années, et également pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action au service de la France », détaille Emmanuel Macron dans cet entretien.

Ce gouvernement pourra aller « des communistes aux LR », mais pas au-delà, prévient Emmanuel Macron, qui exclut la participation du Rassemblement national et de La France insoumise : « Je ne confonds pas les extrêmes, mais par leur expression, leur positionnement, (…) ces formations ne s’inscrivent pas comme des partis de gouvernement ». En fait,  chaque courant de l’opposition a déjà en tête la perspective d’une dissolution le moment venu évidemment et  ne voudra pas porter le chapeau de l’échec politique de Macron. 

Bref on pourra éventuellement se diriger vers des alliances au cas par cas mais certainement pas de ralliements (saufs quelques débauchages) à la politique de la République en marche.

L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que ce gouvernement ne durera pas davantage que quelques mois voire quelques semaines compte tenu d’une part de la baisse de la popularité du pouvoir et de la détérioration de la conjoncture (baisse de croissance, inflation, retour du covid etc).

 

Environnement–« Décarboner : Les limites d’action des gouvernements

Environnement« Décarboner : Les limites d’action des gouvernements

 

L’historienne Frédérique Laget se demande dans le Monde  si les gouvernements des principaux pays ont encore les moyens de limiter le dérèglement climatique.

 

 

Tribune.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié, lundi 9 août, un premier volet extrêmement pessimiste de son sixième rapport d’évaluation. Dans ce contexte, opposants politiques et citoyens impliqués n’ont pas manqué de rappeler au chef de l’Etat sa timidité en matière environnementale, sans oublier la décision récente du Conseil d’Etat, condamnant les pouvoirs publics à une amende de 10 millions d’euros pour ne pas avoir lutté efficacement contre la pollution atmosphérique.

Pourquoi les gouvernements – non seulement le nôtre, mais ses homologues également – n’agissent-ils pas plus frontalement contre le dérèglement climatique, dont nous savons tous aujourd’hui le degré de dangerosité et de déstabilisation profonde qu’il entraînera dans le monde ? De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la soumission des gouvernants aux « lobbys », aux « industriels » et aux « puissants », ce qui n’est évidemment pas faux, mais qui reste une réponse simpliste.

Quel que soit son bord politique, le nœud du problème pour l’Etat est triple : d’abord, il lui faudrait prendre, pour décarboner l’économie, des mesures extrêmement dures, voire liberticides ; on pourrait évoquer une « économie de guerre » ; ensuite, il ne peut agir seul dans ce domaine, il faut nécessairement une coordination à l’échelle mondiale ; enfin, il lui faut lutter contre l’atomisation croissante des sociétés, où les intérêts particuliers tendent à empiéter sur l’intérêt commun qui présiderait à de telles mesures.

 

Comment, concrètement, décarboner l’économie française, si nous restons à l’échelle de notre pays ? Bien sûr, la question pourrait ne pas se poser en ces termes, puisque ce mouvement devrait s’accompagner dans un proche avenir des entreprises de captation de CO2, que le GIEC évoquera dans le second volet de son rapport.

Interdictions et obligations

Envisageons toutefois la décarbonation seule. L’objectif pour la France serait d’atteindre une empreinte carbone par habitant de 3,7 tonnes de CO2e (équivalent CO2) en 2030, soit le tiers de ce qu’elle était en 2017.

Pour ce faire, les mesures à prendre toucheraient aussi bien le bâtiment (résidentiel ou tertiaire) que les mobilités, l’agriculture, l’énergie, la consommation ou encore l’aménagement du territoire.

Il faudrait que l’Etat prenne, pour décarboner l’économie, des mesures extrêmement dures, voire liberticides

Elles concerneraient la vie quotidienne de chacun d’entre nous : augmentation du renouvellement des équipements de chauffage, interdiction de construction de nouvelles maisons individuelles (toute construction neuve étant réservée à l’habitat collectif), mise en place d’un couvre-feu thermique dès 2025, interdiction des voitures thermiques dans les centres urbains dès 2024 (les villes devenant dédiées au vélo et aux transports en commun), limitation généralisée des températures dans les logements et les bureaux, obligation pour toute parcelle de jardin de devenir productive, fin de l’artificialisation des sols, interdiction de tout vol hors Europe non justifié (donc de confort ou non nécessaire), division par trois du flux vidéo consommé (moins de vidéos en ligne, jeux vidéo, réseaux sociaux), limitation à 1 kg du nombre de vêtements neufs mis sur le marché par personne et par an (contre 40 kg en 2017), limitation drastique de la consommation de viande, instauration de quotas sur les produits importés (chocolat, café, thé…), et bien entendu, reconversions et créations massives de nouveaux emplois.

« Décarboner : Les limites d’action des gouvernements

« Décarboner : Les limites d’action des gouvernements

 

L’historienne Frédérique Laget se demande dans le Monde  si les gouvernements des principaux pays ont encore les moyens de limiter le dérèglement climatique.

 

 

Tribune.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié, lundi 9 août, un premier volet extrêmement pessimiste de son sixième rapport d’évaluation. Dans ce contexte, opposants politiques et citoyens impliqués n’ont pas manqué de rappeler au chef de l’Etat sa timidité en matière environnementale, sans oublier la décision récente du Conseil d’Etat, condamnant les pouvoirs publics à une amende de 10 millions d’euros pour ne pas avoir lutté efficacement contre la pollution atmosphérique.

Pourquoi les gouvernements – non seulement le nôtre, mais ses homologues également – n’agissent-ils pas plus frontalement contre le dérèglement climatique, dont nous savons tous aujourd’hui le degré de dangerosité et de déstabilisation profonde qu’il entraînera dans le monde ? De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la soumission des gouvernants aux « lobbys », aux « industriels » et aux « puissants », ce qui n’est évidemment pas faux, mais qui reste une réponse simpliste.

Quel que soit son bord politique, le nœud du problème pour l’Etat est triple : d’abord, il lui faudrait prendre, pour décarboner l’économie, des mesures extrêmement dures, voire liberticides ; on pourrait évoquer une « économie de guerre » ; ensuite, il ne peut agir seul dans ce domaine, il faut nécessairement une coordination à l’échelle mondiale ; enfin, il lui faut lutter contre l’atomisation croissante des sociétés, où les intérêts particuliers tendent à empiéter sur l’intérêt commun qui présiderait à de telles mesures.

 

Comment, concrètement, décarboner l’économie française, si nous restons à l’échelle de notre pays ? Bien sûr, la question pourrait ne pas se poser en ces termes, puisque ce mouvement devrait s’accompagner dans un proche avenir des entreprises de captation de CO2, que le GIEC évoquera dans le second volet de son rapport.

Interdictions et obligations

Envisageons toutefois la décarbonation seule. L’objectif pour la France serait d’atteindre une empreinte carbone par habitant de 3,7 tonnes de CO2e (équivalent CO2) en 2030, soit le tiers de ce qu’elle était en 2017.

Pour ce faire, les mesures à prendre toucheraient aussi bien le bâtiment (résidentiel ou tertiaire) que les mobilités, l’agriculture, l’énergie, la consommation ou encore l’aménagement du territoire.

Il faudrait que l’Etat prenne, pour décarboner l’économie, des mesures extrêmement dures, voire liberticides

Elles concerneraient la vie quotidienne de chacun d’entre nous : augmentation du renouvellement des équipements de chauffage, interdiction de construction de nouvelles maisons individuelles (toute construction neuve étant réservée à l’habitat collectif), mise en place d’un couvre-feu thermique dès 2025, interdiction des voitures thermiques dans les centres urbains dès 2024 (les villes devenant dédiées au vélo et aux transports en commun), limitation généralisée des températures dans les logements et les bureaux, obligation pour toute parcelle de jardin de devenir productive, fin de l’artificialisation des sols, interdiction de tout vol hors Europe non justifié (donc de confort ou non nécessaire), division par trois du flux vidéo consommé (moins de vidéos en ligne, jeux vidéo, réseaux sociaux), limitation à 1 kg du nombre de vêtements neufs mis sur le marché par personne et par an (contre 40 kg en 2017), limitation drastique de la consommation de viande, instauration de quotas sur les produits importés (chocolat, café, thé…), et bien entendu, reconversions et créations massives de nouveaux emplois.

« Démocratie : Pour un Plan d’action européen « ( Dacian Ciolos)

« Démocratie : Pour un Plan d’action européen « ( Dacian Ciolos)

 

Dacian Ciolos député européen, président du groupe centriste estime dans l’Opinion que la démocratie en Europe est malade.

 

Tribune

 

 

Pour rester en bonne santé, nos démocraties doivent s’adapter : intégrer le numérique sans devenir virtuelles, encourager la participation et l’implication citoyenne sans devenir populiste, défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression sans laisser le chaos prendre le pas sur l’information vérifiée, préserver un débat transparent et respectueux.

L’urgence à rénover nos pratiques démocratiques est pressante pour l’ensemble de nos démocraties, mais elle l’est encore plus pour l’Union européenne. Echelon le plus éloigné de la plupart de nos citoyens, plus que tout autre collectivité, elle doit apporter la preuve permanente de la légitimité de ses décisions, et éclairer le lien entre ses décisions et la vision d’un avenir commun à l’ensemble des Européens.

Quand l’Europe échoue, ses choix sont vite tournés en dérision ou accusés d’être non démocratiques, y compris au terme d’années de débat – parfois difficilement lisibles pour les citoyens

Quand elle échoue, ses choix sont vite tournés en dérision ici et là, ou accusés d’être non démocratiques, y compris au terme d’années de débat certes minutieux et prenant en compte les équilibres complexes d’une Europe diverse, mais aussi parfois opaques et difficilement lisibles pour les citoyens.

Le sursaut de participation aux dernières élections européennes montre l’intérêt grandissant pour l’Europe, en particulier celui de la jeune génération. Il montre à quel point le plan d’action pour la démocratie que vient de présenter la Commission est une opportunité de construire une nouvelle dynamique autour du projet européen, une dynamique alliant une grande démocratie représentative, s’appuyant pleinement sur le Parlement européen, à un engagement citoyen renforcé. C’est d’ailleurs pour cela que nous portons la Conférence sur l’avenir de l’Union européenne. Son succès dépendra de sa capacité à être largement ouverte à la participation citoyenne.

Les chantiers à ouvrir sont multiples. Bien entendu il faut se prémunir face à la Chine, la Russie, la Turquie, et malheureusement aussi à des forces politiques au sein même notre Union qui ont depuis longtemps intégré le potentiel des nouveaux outils du débat public pour affirmer des projets autoritaires. Ils sont passés maîtres dans l’organisation, chez eux, de simulacres de démocratie, et chez nous, maîtres de l’influence et de la manipulation de l’opinion. Le Brexit en est un triste exemple dont l’Europe, y compris le Royaume-Uni, se mordra les doigts encore longtemps.

Mais notre agenda pour la démocratie européenne ne doit pas être seulement défensif. Lutter contre la manipulation de l’information est absolument fondamental, mais se limiter à cela reviendrait à construire une digue fragile face à l’océan et à alimenter la défiance. Il convient au contraire de façon audacieuse d’affirmer dans notre société le rôle et la voix de chaque citoyen. Ne nous limitons pas à lutter contre la propagande, bâtissons aussi la démocratie de demain.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie. Sa chronique «Europa» est publiée en alternance avec celle de Manfred Weber, président du groupe PPE, chaque dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans le journal.

États-Unis : « des marges d’action réduite pour Biden ? »

États-Unis : « des marges d’action réduite pour Biden ? »

 

Plusieurs experts anticipent que Biden, élu comme président, disposerait de marges d’action réduites en matière économique. Cela en raison du fait qu’il aura un Sénat composé en majorité de républicains. Certes politiquement, Biden ne disposera pas d’un environnement forcément favorable. C’est cependant oublier  que l’économie américaine n’est pas comme en France par exemple orientée en permanence par le président de la république. Certes des mesures budgétaires massives par exemple pour financer les infrastructures seront contraintes par les oppositions. Mais l’atout majeur de Biden sera de contribuer à rétablir la confiance des opérateurs avec une ligne beaucoup plus claire tant vis-à-vis de la Chine que l’Europe ou d’autres zones. C’est cette confiance qui sera  l’atout majeur du soutien à une économie qui par parenthèse a toujours des assises assez solides. Enfin, il est toujours dangereux d’hypothéquer la stratégie à venir de responsables politiques jugés faibles mais qui peuvent se révéler très efficaces une fois pouvoir (et inversement !). Ce que peut apporter Biden, c’est une stabilité interne et internationale qui manque pour la confiance des acteurs économiques et des consommateurs. Tout n’est pas macro-économique et peut dépendre aussi largement de comportements micro-économiques .

 

 

Trois économistes décryptent pour Le Figaro les conséquences d’une possible victoire de Joe Biden sur l’économie américaine, les marchés et les relations avec l’Europe.

Paul Jackson, directeur de la recherche multi-Asset EMEA ETF chez Invesco Asset Management

«La probable victoire de Joe Biden risque de laisser des traces. Sa victoire risque d’être beaucoup plus discutée. Donald Trump va faire appel devant les cours de justice. Cela peut être un processus assez long. Dans tous les cas, les marchés retiendront qu’au final, le Sénat restera républicain donc il y aura une sorte d’équilibrage dans le système politique, comme aujourd’hui. Cela veut dire beaucoup moins de risques de législations qui créeraient des dégâts pour des secteurs comme la pharmaceutique ou la Tech.

S’il est élu, Joe Biden souhaite remonter les taux d’imposition sur les entreprises et les grandes fortunes et doubler le salaire minimum à 15 dollars. Cela soutiendra la consommation des ménages qui n’ont pas d’épargne. Ceci dit, un Sénat républicain compromet tout cela. Joe Biden aura moins de marge de manœuvre. En revanche, les exportations globales pourraient profiter de son élection avec une possible levée des tarifs douaniers contre la Chine, l’Europe ou la Turquie. Plus généralement, son comportement sera beaucoup plus stable, ses actions plus faciles à prévoir, donc cela baissera les tensions géopolitiques. Les relations commerciales seront apaisées.

À court terme, la question est de savoir de quelle ampleur sera le plan de relance que le futur président présentera pour soutenir l’économie. Avec un Sénat républicain, qui est très conservateur au niveau fiscal, ce plan risque d’être moins élevé que prévu. Cela veut dire que l’économie sera moins dynamique dans un contexte de hausse du nombre de cas de Covid 19. Toutefois, si Biden est élu, je pense qu’il apportera, d’un point de vue économique, plus de stabilité et de calme. De cette manière, on peut envisager plus d’investissements de la part du secteur privé, qui avec Donald Trump ne sait pas sur quel pied danser.

À plus long terme, je pense que la dette sera le vrai problème du prochain président. Ce problème d’endettement s’est aggravé avec la récession de 2020. Pire encore, vers la fin de la décennie, même s’il n’y avait pas eu la crise de cette année, l’endettement aurait augmenté à cause des problèmes démographiques. Et ce taux d’endettement qui ne cesse de grimper signifie que le président aura dans tous les cas moins de flexibilité.»

Véronique Riches-Flores, économiste indépendante, fondatrice de RichesFlores Research

 «C’est au moins une conclusion que nous pouvons formuler sans grand risque d’erreur : la probabilité que l’un ou l’autre des partis gagne à la fois la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat apparaît très réduite à ce stade. Joe Biden semble en passe de rassembler une majorité à la Chambre mais pas le Sénat et le schéma serait l’inverse pour Donald Trump. La conséquence première d’une telle situation est de réduire les chances de réformes d’ampleur dont l’économie américaine aurait besoin pour retrouver le chemin d’une croissance structurelle plus solide. Cette conclusion, si elle se confirme, devrait conduire à une révision à la baisse des perspectives de croissance pour les quatre années à venir. Il est indiscutable qu’en l’absence de majorité au Sénat, la latitude de Joe Biden, s’il est élu, sera réduite et les réformes souhaitées beaucoup plus compliquées et plus longues à mettre en place que généralement considéré dans les scénarios chiffrés ces derniers mois. Dans ce cas, le scénario de reprise plébiscité par les marchés ces derniers jours risque d’être mis à mal.

Cela concerne bien entendu les perspectives des secteurs les plus cycliques, lesquels auraient été, de loin, les plus favorablement exposés à une large victoire du candidat démocrate, en particulier aux aspects les plus structurels de son programme : infrastructures, environnement, consommation. Le changement de perspectives d’inflation, dont les anticipations semblent dorénavant exposées à un risque de baisse non négligeable, fragilise le secteur bancaire dans un contexte déjà impacté par les effets de la crise sanitaire, en particulier par la dégradation de la solvabilité des ménages et entreprises.

Sauf énorme surprise de dernière minute dont on voit mal d’où elle pourrait émaner, les résultats de ce scrutin n’incitent pas à penser que l’élan de confiance des marchés boursiers de ces derniers jours puisse aller bien loin. Il y a un risque évident d’avoir une administration trop ligotée pour réellement être en mesure de changer la donne, tout au moins à brève échéance.»

Antoine Lesné, responsable de la recherche et de la stratégie de SPDR

 «En cas de victoire, Joe Biden aura probablement moins de possibilités de mettre en place un projet purement démocrate. Il proposait de faire un package de soutien à l’économie de quelque 3000 milliards de dollars avec un programme plus clair sur l’infrastructure et un effort demandé aux entreprises et aux familles plus aisées. Mais tout cela risque d’être plus compliqué à faire passer. Aujourd’hui, c’est plus le statu quo qui prévaut. Dans cette optique, il y a beaucoup d’incertitudes.

Si Joe Biden l’emporte, l’une des réformes qui pourrait passer concerne la partie sur les infrastructures, qui peut relancer l’économie. Elle ne passera pas de façon aussi ambitieuse, ça prendra plus de temps, mais c’est déjà amorcé. Et ce qui est intéressant, c’est qu’avec Joe Biden, on peut s’attendre à un rapprochement avec l’Europe. À noter toutefois que le point de contentieux concernant les géants de la Tech va perdurer. Aux États-Unis, ces derniers craignaient de nouvelles réglementations avec des législations antitrust. Mais ces dernières pourraient ne pas passer dans un congrès divisé, ce qui est positif pour les Gafa.

En attendant, sur les marchés, l’attentisme prévaut. Mais on peut envisager que cet environnement va favoriser les actifs risqués et de qualité comme la Tech dans les prochains mois. Peut-être que s’il gagne, Joe Biden réussira aussi à convaincre le Sénat de faire passer un important stimulus économique ! Mais c’est mal engagé. Le Congrès trouvera un juste milieu mais ça sera un stimulus plus mesuré. Du coup, les marchés obligataires anticipent une bonne croissance en 2021 mais pas aussi élevée qu’espérée.»

G7: « coalition d’action pour le textile » ?

G7: « coalition d’action pour le textile » ?

 Macron qui n’économise pas sa parole a proposé le lancement « d’une coalition d’action pour le textile, [...] le deuxième secteur le plus polluant au monde, après les hydrocarbures ». Et d’ajouter:

« En émissions de Co2, c’est 8% de la pollution mondiale », tandis qu’ »un tiers de la pollution des océans est dû au secteur textile. » Le problème se Macron comme toujours, c’est le décalage entre les intentions et la pratique. En effet, il invite les industriels à modifier leurs processus de production mais finalement concrètement propose seulement de réduire la vitesse des bateaux qui transportent la production. Voire de modifier les routes maritimes. la question ne se pose pas en ces termes. D’abord il y a la nature des matières premières utilisées dans le textile qui utilise s notamment le pétrole. Ensuite il y a la question de la sous tarification du transport qui permet de commercialiser des vêtements confectionnés en Asie pour les consommateurs français ou américains. En cause,  le fait que le transport ne coûte rien pour des marchandises à relative haute valeur ajoutée. Ainsi un container de Hong Kong ou Shanghai en direction de Rotterdam coûtera autour de 1000 $ c’est-à-dire le même prix que le transport du même container de Paris à Marseille. Le prix du transport ne coûte rien. Mais là,  c’est remettre en cause le rôle du marché dans les processus de production et surtout de distribution. De ce point de vue, les grands accords commerciaux déjà signés à l’étude participent au gâchis du transport et de la logistique. Du coup,  le discours de Macron paraît surréaliste en tout cas nettement théorique. Macron quand il dit :

« Qu’il engage les grandes marques à réduire leur impact sur le climat, la biodiversité et les océans. Elles vont complètement modifier leurs pratiques pour avoir des pratiques responsables et réduire la pollution », a assuré le président de la République.

De leur côté, les grands transporteurs maritimes vont également « s’engager à réduire la vitesse », la façon la « plus efficace pour moins émettre », selon le chef de l’État. Enfin, ces mêmes transporteurs ont promis de « ne pas utiliser la route du Nord » qui s’ouvre avec la fonte des glaces. « Cette route, elle nous tuera à terme. Elle est la conséquence de notre responsabilité passée », a conclu Emmanuel Macron.

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