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Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

Japon : le rachat d’actifs par la Boj en discussion

 

Il paraît évident que la politique accommodante de la banque centrale du Japon va continuer surtout avec les récents indicateurs économiques qui montrent un tassement par rapport aux objectifs fixés. En cause évidemment l’épidémie mondiale qui affaiblit les exportations. Reste que la banque centrale fait quand même savoir que ce soutien pour lutter notamment contre la déflation ne pourra pas être éternel car il peut aussi constituer un élément déstabilisateur des marchés. Nakamura, un ancien dirigeant d’entreprise qui a rejoint le conseil d’administration en juillet, a déclaré que les achats par la BOJ de fonds négociés en bourse (ETF) avaient aidé à éradiquer l’état d’esprit déflationniste du Japon en maintenant les marchés boursiers stables.

Mais il a déclaré que le programme d’achat d’actifs fera partie des outils que la banque centrale examinera dans une revue de mars, visant à rendre son programme de relance massif plus durable.

« Les achats d’ETF de la BOJ … resteront un outil nécessaire », a déclaré Nakamura dans un discours lors d’une réunion en ligne avec des chefs d’entreprise mercredi.

«Mais en achetant d’énormes quantités d’actifs et en les conservant pendant une période prolongée, la BOJ pourrait affecter les fonctions du marché. C’est quelque chose dont nous devons garder à l’esprit », a-t-il déclaré.

La pandémie de coronavirus étant susceptible de prolonger sa bataille pour ramener l’inflation à son objectif de 2%, la BOJ a dévoilé un plan visant à mener en mars un examen de ses outils politiques pour les rendre plus «durables et efficaces».

Des sources ont déclaré à Reuters que la BOJ discuterait des moyens de réduire son programme controversé d’achat d’ETF et de permettre aux rendements de se déplacer plus largement autour de son objectif, en partie pour faire face au coût croissant d’un assouplissement prolongé.

«En raison de l’impact du COVID-19, il est inévitable que notre assouplissement monétaire se prolonge davantage. S’il y a quelque chose que nous pouvons faire de plus pour rendre notre assouplissement monétaire plus efficace et durable, nous en tiendrons compte », a déclaré Nakamura.

Crise et gestion d’actifs

Crise et gestion d’actifs

 

Un article de Réjane Reibaud  dans l’Opinion aborde la  question de la gestion d’actifs dans un environnement de crise(Extrait)

 La grande différence, entre l’avant et l’après-crise, repose en fait sur les anticipations de hausse des taux. Un élément fondamental pour le secteur qui reste majoritairement exposé à des produits de taux (entendez par là de dette), qu’ils soient obligataires ou monétaires. Les mesures de soutien par les banques centrales et les gouvernements ont certes permis de relancer les marchés financiers, et donc les performances financières des sociétés de gestion, mais elles ont eu pour corollaire de repousser aux calendes grecques la perspective d’une remontée des taux. Or, sous réserve qu’elle se fasse de manière contrôlée, cette remontée aurait apporté une bouffée d’oxygène bienvenue au secteur pour redresser une rentabilité mise à mal par la compression des marges et la rude concurrence d’un style de gestion monopolisé pendant des années par les acteurs anglo-saxons : la gestion passive.

Cette dernière, moins chère pour les investisseurs, mais qui ne leur permet pas d’espérer des gains plus élevés que les sous-jacents dans lesquels les fonds passifs investissent, est devenue en quelques années l’outil favori des investisseurs privés américains. Elle a créé des mastodontes tels que BlackRock ou Vanguard, présents désormais au capital de presque toutes les grandes entreprises françaises cotées.

La réponse des acteurs français à la baisse de la rentabilité est toutefois timide. Certains se sont lancés dans la gestion passive en misant sur les économies d’échelle liées à la taille, comme Lyxor, une filiale de la Société Générale et pionnier il y a 20 ans des ETF (fonds qui suivent des indices et cotés en Bourse), ou encore Amundi, filiale du Crédit Agricole.

Mais les Français ont surtout choisi de diversifier leurs actifs et de s’orienter vers des produits plus rémunérateurs, situés dans ce que l’on appelle le non coté. Dans cet univers, ils font feu de tout bois, par exemple dans la gestion des fonds d’infrastructures, la France disposant d’un écosystème performant, allant des constructeurs du BTP, en passant par les ingénieurs, les gérants et les conseils.

« La demande pour les actifs réels avait déjà commencé avant la crise car ils apportent de plus grandes perspectives de rendement. Cela va continuersurtout dans la mesure où les autorités veulent favoriser le développement des infrastructures durables », promet Alastair Sewell, senior director de l’agence de notation Fitch.

La diversification s’oriente aussi vers la dette privée, pour compenser un retrait progressif des banques sur plusieurs segments après la crise de 2007 et la mise en place de réglementations plus contraignantes, ou encore vers le capital-investissement qui consiste à entrer au capital d’une entreprise non cotée en Bourse. Cela permet aussi aux sociétés de gestion de répondre aux contraintes prudentielles imposées à l’un de leurs principaux clients, les compagnies d’assurances, elles-mêmes bridées dans leurs investissements en actions cotées par la directive européenne Solvabilité 2.

 

Mais la  crise de 2020, qui a touché de plein fouet certains secteurs comme l’immobilier commercial ou les infrastructures les plus lourdes comme les aéroports, n’aidera certainement pas les clients à aller plus vite vers le non coté. Et là encore, des défis se poseront sur la liquidité des fonds.

La seule façon pour les sociétés de gestion de capter les flux d’épargne, outre leur participation à la relance, réside dans deux éléments : apporter du service de haute qualité aux investisseurs à défaut de rendement, et donner un sens aux placements pour se conformer à une nouvelle norme, celle de l’ISR (investissements socialement responsables).

Dans sa dernière lettre aux dirigeants des plus grandes entreprises, qui date du 26 janvier, Larry Fink, le patron de BlackRock, longtemps en retard sur la question, constate lui-même que la réaffectation des capitaux liée à la prise en compte du risque climatique s’est accélérée « encore plus vite » qu’il ne l’avait pensé en raison de la pandémie. Pour lui, « nous sommes à l’aube d’une longue phase de transition qui s’accélère rapidement, se déploiera sur de nombreuses années et bouleversera les prix des actifs de tous types ».

« De plus en plus d’études ont montré que l’on pouvait arriver à générer un rendement supérieur aux attentes au travers d’une stratégie ISR, et cela particulièrement en 2020 », note d’ailleurs Yoan Chazal. Face aux défis que représentent le changement climatique ou la protection de l’environnement et de la biodiversité, les réglementations européenne et internationale promettent d’être plus favorables.

 

Veolia dit non à des cessions d’actifs de Suez mais Veolia n’aura pas son mot à dire !

Veolia dit non à des cessions d’actifs de Suez mais Veolia n’aura pas son mot à dire !

 

 

Sans doute pour rassurer certains observateurs ou certains décideurs, Veolia affirme de façon un peu gratuite qu’elle s’opposera à toute cession d’actifs stratégiques de Suez contraire à son projet industriel, annonce mardi le groupe dans un communiqué. Le seul problème c’est que Veolia n’aura pas son mot à dire en matière de cession d’actifs puisque c’est la commission européenne qui jugera de l’opportunité de se débarrasser d’actifs pour éviter que le nouvel ensemble éventuel Veolia Suez ne soit en position hégémonique.

Pour Veolia les actifs intéresséssont les activités de Suez en Espagne, au Chili, aux Etats-Unis dans l’eau, et au Royaume-Uni et en Australie dans les déchets, précise Veolia. Mais ce n’est pas forcément le point de vue de la commission économique européenne qui pourrait être amenée par exemple à imposer la vente des actifs dans l’activité eau dans certains des autres pays dont la France.

 

Veolia fait surtout à travers cette annonce une nouvelle opération de communication douteuse semant encore un peu plus de confusion dans les perspectives stratégiques des deux sociétés surtout à l’étranger. On voit mal en effet un donneur d’ordre notamment étranger s’engager avec le nouvel ensemble s’il plane des menaces de cession d’actifs sur des activités qui pourraient faire l’objet de contrats avec le nouveau groupe.

“Veolia considère que la cession de l’un de ces actifs serait expressément contraire au contexte amical dans lequel Suez s’est déclaré prêt à ouvrir un dialogue (…), portant ainsi atteinte à l’intérêt social des deux groupes ainsi qu’aux intérêts de tous les actionnaires de Suez, dont Veolia”, peut-on y lire.

Veolia promet de s’y opposer “par tous les moyens de droit”.

D’une certaine manière aussi bien du côté Veolia que du côté Suez chacun poursuit sa stratégie contradictoire d’d'éventuels développements des deux sociétés. Mais Veolia rajoute toujours une couche dans la confusion.

Le 17 janvier dernier, Suez a annoncé que son conseil d’administration avait reçu une lettre d’intention des fonds Ardian et Global Infrastructure Partners (GIP) ouvrant la voie à plusieurs scénarios possibles, dont celui d’une offre d’achat sur les actions de Suez, au prix de 18 euros par action, coupon attaché.

Les banques face à une montagne d’actifs pourris

Les banques face à une montagne d’actifs pourris

 

 

 

La commission européenne est consciente que les banques vont se retrouver face à une montagne d’actifs pourris appelés pudiquement les prêts non performants (PNP); ce sont des prêts pour lesquels il y a un retard de remboursement ou qui sont peu susceptibles d’être remboursés par exemple car l’emprunteur est confronté à des difficultés financières.

Selon la Commission européenne, une augmentation du volume de ces créances douteuses est attendue dans l’ensemble de l’UE, sans que l’on sache « dans quels délais ni dans quelles proportions », ce qui pourrait entraîner une détérioration de « la capacité » des banques « à prêter ».

Bruxelles suggère aussi de « soutenir au niveau de l’UE la création de sociétés nationales de gestion de portefeuille (SGP) » pour venir en aide aux banques en difficulté en leur permettant d’éliminer les PNP de leur bilan. Notons cependant que la même problématique se pose pour les Etats mêmes si ces dernier ne peuvent théoriquement faire faillite.

Autre piste avancée: une réforme de la législation de l’UE en matière d’insolvabilité et de recouvrement des créances des entreprises, pour aider à faire converger les différents cadres existant dans l’UE.

Le plan de la Commission s’appuie sur un ensemble de mesures déjà mises en place en 2017. À la fin du deuxième trimestre de 2020, le ratio de prêts non performants pour l’ensemble des banques de l’UE s’est établi à 2,8%.

Gérants d’actifs : ne pas regarder que la rentabilité financière à court terme

Gérants d’actifs : ne pas regarder que la rentabilité financière à court terme

Olivier de Guerre, cofondateur avec Denis Branche, de la Sicav Phitrust, réagit pour La Tribune à la volonté du géant américain de la gestion d’actifs BlackRock d’être un actionnaire plus engagé auprès des entreprises.

 

LA TRIBUNE – BlackRock a publié un nouveau rapport détaillant ses priorités en matière d’engagement actionnarial. Cette annonce du plus grand gestionnaire d’actifs du monde marque-t-elle, selon vous, un tournant ?

OLIVIER DE GUERRE - C’est effectivement un tournant très important. L’initiative de BlackRock confirme que les grands gérants d’actifs ne peuvent plus regarder que la rentabilité financière à court terme. Et le moteur de ce changement, c’est l’Accord de Paris de 2015 qui a incité les grands investisseurs institutionnels américains et européens à prendre des engagements vis-à-vis de la transition énergétique.

BCE: Rachats d’actifs dès juin

BCE: Rachats d’actifs dès juin

 

En clair, la BCE va continuer et amplifier ses rachats d’actifs y compris des actifs douteux voire pourris pour redonner de l’oxygène aux Etats et à leur politique budgétaire. Une politique par ailleurs très critiquée par les orthodoxes de Berlin qui estiment  que la banque centrale européenne outrepasse ses responsabilités. Il est vrai qu’il s’agit ni plus ni moins que de faire tourner la planche à billets mais c’est ce que font à peu près toutes les banques centrales. Le moment venu le gonflement des bilans et leur  fragilité opéreront  un réajustement monétaire avec l’inflation qui l’accompagne. Pour le moment, la demande est trop faible pour déclencher un phénomène inflationniste significatif mais le réajustement se produira nécessairement le moment venu. Le Conseil des gouverneurs est “totalement préparé à augmenter la taille du PEPP et à ajuster sa composition, et éventuellement ses autres instruments, si, à la lumière des informations qui lui parviendront avant sa réunion de juin, il juge l’ampleur de la stimulation mise en œuvre inférieure à ce qui serait nécessaire”, lit-on dans ces “minutes” publiées vendredi.

La BCE n’a modifié qu’à la marge lors de sa réunion du 30 avril les moyens mis en œuvre face à la crise sans précédent déclenchée par la pandémie de coronavirus mais elle n’a pas exclu d’en faire davantage.

De nombreux observateurs s’attendent à ce qu’elle annonce à l’issue de sa réunion du 4 juin une augmentation de 500 milliards d’euros de ses achats dans le cadre du PEPP, initialement fixés à 750 milliards.

BCE : un achat encore plus important d’actifs pourris

BCE : un achat encore plus important d’actifs pourris

En termes techno, la Banque centrale européenne (BCE) a demandé d’étudier  la possibilité pour l’institut d’émission d’acheter des obligations d’entreprises à haut rendement dans le cadre de ses efforts pour protéger les économies de la zone euro des dégâts provoqués par la pandémie de coronavirus, a appris Reuters auprès de quatre sources. En clair ,il s’agit d’acheter davantage d’actifs pourris qui relèvent de la catégorie spéculative.

Ajouter de la dette d’entreprises récemment dégradées en catégorie spéculative par les agences de notation à ses achats, dont le montant atteint déjà 1.100 milliards euros pour cette année, aiderait la BCE à baisser les coûts de financement pour les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire.

Mais cela augmenterait également le risque de pertes en cas de défauts des émetteurs et pourrait valoir de nouvelles critiques à l’institution de Francfort, dont un programme d’achat de dette souveraine vient d’être jugé partiellement anticonstitutionnel par un tribunal allemand.

Des membres des équipes de la BCE ont été chargés d’étudier le pour et le contre d’éventuels achats de dette privée à haut rendement et de présenter leurs conclusions aux décideurs monétaires de la banque centrale, ont précisé les sources.

De nombreux décideurs de la BCE sont réticents mais une majorité pourrait se dégager sous la pression grandissante des marchés après la récente décision de la Réserve fédérale américaine, selon les sources.

La Fed a en effet annoncé le mois dernier qu’elle achèterait de la dette d’émetteurs ayant récemment quitté la catégorie investissement (“investment grade”) pour atterrir dans l’univers du “high yield”.

L’un des arguments en faveur d’achat de “high yield” par la BCE est le fait que le stock des obligations “investment grade”, que la banque centrale peut déjà acheter dans le cadre de programmes existants, est appelé à se réduire, la récession pesant sur le bilan des entreprises, notamment dans des pays comme l’Italie. Le problème évidemment et c’est que cela risque avec les autres mesures d’augmenter considérablement la taille du bilan de la banque centrale et à terme de créer des inquiétudes sur la parité de l’euro.

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs € 750 mds, insuffisant !

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs  € 750 mds, insuffisant ! 

Un programme de rachat d’actifs de 750 milliards annoncé mercredi par la BCE qui vienne s’ajouter aux 120 milliards déjà décidés la semaine dernière. Des sommes en apparence importantes mais qui ne sont pas encore à la hauteur des enjeux. Un enjeu d’abord sanitaire car le coût social de l’épidémie sera énorme surtout si comme l’indique le ministère de la santé de l’Allemagne la pandémie durait jusqu’à deux ans.

Un enjeu évidemment économique. La croissance va s’écrouler et non pas se limiter par exemple à une baisse de 1 % comme indiqué récemment le ministre français de l’économie Bruno Lemaire. Les experts commencent à parler d’une baisse de 3 % du PIB pour la croissance européenne. En fait on pourrait bien atteindre 5 % voire davantage en fonction de la durée de la pandémie. Ce sont sans doute 2 à 3000 milliards qu’il faudrait mettre sur la table rapidement pour  sauver ce qui peut encore l’être. D’abord sauver les entreprises;  en particulier celles qui n’ont pas de réserve de trésorerie dont les PME. Donner aussi les moyens financiers aux Etats qui vont enregistrer une nette baisse des recettes fiscales alors que les dépenses sociales et économiques vont s’envoler. Soutenir aussi les ménages dont le pouvoir d’achat va être affecté avec les mises en chômage partiel notamment.  Comme d’habitude compte-tenu des contradictions à l’intérieur même de la zone euro, la politique de la BCE est celle des petits pas. Une réunion des gouverneurs de la BCE se tiendra aujourd’hui jeudi mais elle ne fera sans doute qu’entériner les orientations évoquées. Autant dire qu’elle devra sans doute se réunir à nouveau très prochainement.

La BCE : reprise des rachats d’actifs….. et planches à billets

La BCE : reprise des rachats d’actifs….. et planches à billets

 

 

Devant l’inertie de la croissance, il semble bien que les banques centrales se soient engagées dans la voie dangereuse de la planche à billets. Du côté de la banque centrale américaine (FED) on attend en effet une nouvelle baisse des taux d’intérêt. On imagine même d’autres mesures pour faire baisser artificiellement le cours du dollar. Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), on devait procéder à une hausse des taux qui est maintenant renvoyée aux calendes grecques compte tenu de la faiblesse de l’activité, aussi de la stratégie monétaire américaine. La BCE veut aussi reprendre les rachats d’obligations souveraines d’ici au mois de novembre pour soutenir la fragile économie de la zone euro, rapporte vendredi Der Spiegel qui cite des sources de la banque centrale.Vendredi dernier, Ignazio Visco, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, avait déclaré que la banque centrale devrait agir faute de reprise de la croissance en zone euro et qu’elle étudierait ses différentes options “dans les semaines à venir». Lors de leur réunion des 5 et 6 juin, les responsables de la BCE ont repoussé au deuxième semestre 2020 au plus tôt une première hausse de taux, mais ils se sont mis d’accord sur la nécessité de se préparer à apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte actuel d’”incertitude accrue”. Une politique monétaire qui ne correspond pas à la culture allemande pourtant bien obligée d’évaluer car la croissance outre-Rhin ne dépassera pas 0,5 % en 2019. Par ailleurs en moyenne, la zone euro aura du mal à atteindre 1 %. La France, pour ce qui la concerne, pourrait parvenir à une croissance de 1,2 %. L’objectif est donc de doper les demandes intérieures puisque les échanges extérieurs connaissent un net tassement. Reste que la baisse des taux, comme le rachat d’actifs, sont des manières de faire tourner la planche à billets et d’accroître de manière dangereuse l’endettement notamment des Etats mais aussi des entreprises en fragilité financière. Une sorte de fuite en avant qui prépare les bulles qui pourraient éclater comme en 2007.

BCE : rachats d’actifs si !

BCE : rachats d’actifs  si !

Draghi a toujours le cul entre deux chaises (l’une allemande, l’autre française  aussi multiplie (t- il  les déclarations  d’éventuels  rachats d’actifs (sous entendu dettes d’Etat).  Rachats que ne veut pas l’Allemagne et que souhaite la France. En attendant il ne peut que constater la forte dégradation de la croissance en dessous de 1% en 2014 et à peine supérieure en 2015. La faute en incomberait auusi au pétrole (mais on pourrait affirmer le contraire), du coup le rachat de dette souveraine n’est encore pas pour demain et la croissance attendra … sans doute 2016. Les marchés s’y attendaient : jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation. L’institution n’a toutefois pas écarté le scénario d’une « reprise économique modeste ». Son président Mario Draghi a une fois de plus nourri les espoirs d’achat de dette souveraine en affirmant que cela était « compatible » avec le mandat. Mais il s’est refusé à annoncer de nouvelles mesures avant de pouvoir observer les effets de la récente dégringolade des cours du pétrole .  La BCE a prévu une croissance de 0,8 % en 2014, 1 % en 2015 et 1,5 % en 2016. Elle a également revu à la baisse son taux d’inflation sur l’année 2015 à 0,7 % contre 1,1 % prévu initialement. En 2016, la BCE prévoit tout de même une augmentation de ce taux à 1,3 %, lui aussi abaissé par rapport aux précédentes prévisions (1,4 %).  « Les risques entourant les perspectives économiques pour la zone euro sont orientés à la baisse, a expliqué Mario Draghi. En particulier, la faible dynamique de croissance au sein de la zone euro, couplée à des risques géopolitiques élevés, peut affaiblir la confiance et en particulier l’investissement privé. » Le président du régulateur européen a tout de même insisté sur le fait que ces prévisions confirment la « perspective de reprise économique modeste» bien que « les dernières données et enquêtes disponibles jusqu’à la fin novembre confirment le scénario d’un profil de croissance plus faible dans la période à venir ». D’après les analystes, la chute du pétrole a également assombri les perspectives économiques de la zone euro. « Le point bas d’inflation sera selon nous atteint en février – mars. Si le prix du pétrole se maintient autour de 70 dollars le baril, l’indice des prix devrait être à -0,1 ou -0,2% à ce moment là », estimait l’équipe de Natixis juste avant la conférence. A ce sujet, Mario Draghi a indiqué que c’est justement à cause des fortes variations récentes des cours du pétrole que de nouvelles décisions n’ont pas été prises jeudi. L’institution souhaite attendre d’observer l’effet de la chute des cours et surtout de constater d’éventuels «effets de second tour ». En réponse aux espoirs des marchés que la BCE achètera de la dette souveraine pour soutenir la reprise, Mario Draghi a répondu que « plusieurs options d’assouplissement quantitatif» avaient été étudiées par le conseil des gouverneurs. « Mais il y a encore du travail à faire », a-t-il modéré. Le Conseil des gouverneurs devrait procéder à une nouvelle évaluation générale du « soutien monétaire, de l’expansion du bilan et des perspectives de stabilité et d’évolution des prix» au début de l’an prochain.

 

BCE- Rachats d’actifs : Noyer contre Mario Draghi

BCE- Rachats d’actifs : Noyer contre  Mario Draghi

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Ce n’est pas sur le principe que s’opposent Noyer et Draghi mais sur les modalités. Le gouverneur de la Banque de France,. Christian Noyer, craint les déviances financières ( type « subprimes ») et s’est opposé au programme de rachats d’actifs annoncé par la Banque centrale européenne (BCE) en raison de modalités qui excluent les banques centrales nationales, rapporte vendredi Bloomberg. Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le rachat d’ABS dès le quatrième trimestre 2014, ainsi que d’obligations sécurisées à partir de mi-octobre, et ce pendant au moins deux ans. Selon Bloomberg, qui s’appuie sur deux responsables de la zone euro ayant requis l’anonymat, le déroulement de ces opérations prévoit notamment un recours à des intervenants de marchés extérieurs alors que la Banque de France a une longue expertise en matière d’évaluation de la qualité des titres adossés à des prêts bancaires, les fameux ABS ou « asset-backed securities ». La Banque de France a refusé de commenter ces informations. Christian Noyer rejoint ainsi le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, défavorable au principe même du programme de rachats, dans son opposition à Mario Draghi. L’achat prochain d’ABS notamment est controversé. Ces produits financiers complexes avaient été rendus en partie responsables de la crise financière de 2008. Leur mécanisme est similaire à celui des « subprimes » (titres adossés à des prêts immobiliers) américains. Mario Draghi s’était néanmoins voulu rassurant jeudi, affirmant que les ABS sur lesquels la BCE allait se concentrer seraient « simples et transparents ». Le rachat d’ABS est une des mesures de la BCE destinée à fluidifier le crédit et donc à soutenir l’activité, alors que la zone est engluée dans une croissance très faible et des menaces de déflation.

 

BCE : rachat de 1000 milliards d’actifs mais quand ?

BCE : rachat de 1000 milliards d’actifs mais quand ?

 

Comme la Banque d’Angleterre, la FED ou encore la Banque du Japon, la BCE va peut-être enfin se déboutonner et se lancer vraiment dans une politique accommodante (soutien d’actifs et taux très bas. Il serait temps car contrairement à ce que dit la BCE la reprise n’est pas au rendez –vous en Europe qui compte 10 millions de chômeurs. La Banque centrale européenne (BCE) a modélisé les retombées économiques d’un rachat de 1.000 milliards d’euros de valeurs mobilières dans le cadre d’un programme d’assouplissement quantitatif (QE), écrit vendredi la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Le président de la BCE Mario Draghi a dit jeudi, au terme de la réunion du Conseil des gouverneurs, qu’il y avait unanimité au sein de l’institution pour envisager de faire fonctionner la planche à billets afin de stimuler l’économie de la zone euro dans le cas où l’inflation resterait très faible très longtemps. Le vice-président de la BCE Vitor Constancio a déclaré pour sa part vendredi que la BCE n’avait pas encore débattu des modalités de mise en oeuvre de mesures d’assouplissement quantitatif. Le principal acquis de la réunion de jeudi a été d’obtenir l’unanimité du conseil sur le principe d’un recours à de telles mesures si l’inflation demeurait durablement inférieure à 1%, un niveau que Mario Draghi qualifie de « zone dangereuse », a-t-il ajouté. La BCE estime que racheter pour 1.000 milliards d’euros d’actifs sur un an ajouterait 0,2 à 0,8 point au taux d’inflation, en fonction du modèle économique suivi, rapporte la FAZ. « La question qui se pose est de savoir si le marché de la dette privée en Europe est suffisamment important pour un QE », observe le quotidien, citant une source proche de la banque centrale. Un banquier central se dit très préoccupé par les éventuelles distorsions de marché qu’une telle initiative entraînerait, redoutant en particulier l’émergence d’une bulle spéculative sur le marché des emprunts de sociétés, ajoute la FAZ. La BCE se tient prête mais estime qu’elle n’a pas pour le moment à utiliser des instruments non conventionnels car elle juge le faible niveau de l’inflation dû en partie à des facteurs temporaires, déclare pour sa part Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, dans une interview accordée au Figaro. « L’inflation devrait donc remonter mais nous continuerons à suivre les évolutions très attentivement et agirons si nécessaire », dit-il. L’assouplissement quantitatif ne garantit pas à lui seul la reprise du crédit, ajoute Benoît Coeuré. « Même si le QE se traduit par plus de liquidités dans le bilan des banques, il n’est pas sûr que cela crée du crédit », dit-il. « La BCE ne peut se substituer à l’assainissement des banques. La revue des bilans bancaires que nous menons en 2014 y contribuera. C’est pourquoi un QE à l’européenne sera nécessairement différent de ce qui se pratique aux États-Unis », ajoute le membre du directoire de la BCE. Si elle se tient prête à s’éloigner de son orthodoxie pour avoir recours à l’assouplissement quantitatif, la BCE estime que la reprise se dessine et veut l’accompagner avec des taux d’intérêt bas sur une période prolongée. « Les marchés anticipent une reprise économique. C’est bon signe, et nous pensons qu’ils ont raison », dit Benoît Coeuré au Figaro. « Nous voulons donc l’accompagner avec des taux d’intérêt bas, voire plus bas, sur une période prolongée », ajoute-t-il.

 




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