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Pouvoir d’achat: Principal enjeu de 2022

Pouvoir d’achat: Principal enjeu de 2022 

 

Les deux experts en communication Robert Zarader et Samuel Jequier observent, dans une tribune « au Monde », que la hausse des salaires est la question taboue qui fait trébucher les candidats à l’élection présidentielle depuis le début des années 2000.

 

Tribune.

 

 Une communication qui ne rencontre pas les expériences et les représentations individuelles peut-elle être efficace ? Dans un contexte de défiance généralisée, brandir les statistiques « rationnelles légales » de l’Insee peut-il véritablement modifier un ressenti, une perception ?

Sur la question du pouvoir d’achat, la parole présidentielle et gouvernementale n’est pas performative : il ne suffit pas de dire qu’il a augmenté pour que cela le soit dans l’esprit des Français. Le président de la République se trouve en conséquence confronté à l’ombre menaçante d’une insatisfaction qui a déjà fait plusieurs victimes par le passé. Le pouvoir d’achat peut être un vrai serial killer électoral.

Il a tué Lionel Jospin, en 2002. On a souvent mis en avant la question de l’insécurité pour expliquer la déroute de la gauche. On a oublié combien la question du pouvoir d’achat, peut-être de manière plus insidieuse et souterraine, avait aussi fragilisé la candidature du leader du Parti socialiste (PS). Premier ministre, Lionel Jospin perd 20 points de popularité avant l’échec électoral des municipales de 2001, à la suite (déjà !) d’une hausse du prix des carburants exaspérant l’opinion. Il ne s’en remettra plus, jusqu’au crash du 21 avril.

La chute de Sarkozy et de Hollande

La gauche paie, ce jour-là, d’avoir donné la priorité au temps contre l’argent dans la mise en œuvre des trente-cinq heures. L’arbitrage est gagnant pour les cadres, et leur forfait réduction du temps de travail (RTT) qui allonge leurs congés, perdant pour les ouvriers et employés, qui, pour quelques inutiles minutes de pause en plus, voient leurs salaires gelés. La « modération salariale » est mal vécue par ceux qui subissent le plus fortement la contrainte financière : les classes populaires se détournent du candidat du PS lors du premier tour de l’élection présidentielle, le menant à sa perte.

Il a tué Nicolas Sarkozy, en 2012. Elu sur la promesse du « travailler plus pour gagner plus », le président sortant est battu sur sa non ou sur sa mauvaise concrétisation. L’austérité post-crise financière et la hausse des impôts ont eu raison, dans les perceptions des Français, de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Il a contribué à l’empêchement de François Hollande en 2017, l’alourdissement de la fiscalité ayant largement participé à grever définitivement la popularité du président socialiste. Il a continué son parcours depuis. Porté par un mouvement inédit et spontané, il a surgi vêtu de « gilets jaunes » sur les ronds-points et fait trembler le pouvoir.

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Prix de l’énergie et pouvoir d’achat

Prix de l’énergie et  pouvoir d’achat

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019.

 

Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Le prix de l’énergie plombe le pouvoir d’achat

 

 

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019. Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Présidentielle: Le pouvoir d’achat thème central ( enquête Odoxa)

 Présidentielle: Le pouvoir d’achat thème central ( enquête Odoxa)

D’après une enquête au Odoxa, Le thème du pouvoir d’achat sera nettement prioritaire lors des élections présidentielles notamment.
  »on est à un niveau de réoccupations deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et trois fois plus élevé qu’en Allemagne ». Les Français sont donc champions d’Europe du pessimisme selon l’institut de sondage. Huit personnes sur dix pensent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé ces 12 derniers mois avec la crise sanitaire et quatre sur dix se disent actuellement en difficulté financière. Les raisons principales : la hausse des prix de l’énergie, de l’essence et de certains biens de consommation.

Le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français, et de loin ! C’est l’enseignement principal du premier baromètre Odoxa – FG2A pour Europe 1, publié lundi matin. 45% des Français le placent tout en haut de leurs priorités, à tel point que le pouvoir d’achat apparaît déjà comme un enjeu clé de la présidentielle 2022.

Une thématique qui devance largement toutes les autres. Il y a cinq ans, le chômage était au cœur des préoccupations des Français. Il arrive aujourd’hui en sixième position, et c’est donc le pouvoir d’achat qui écrase tout avec 45% des Français qui le placent tout en haut de leurs priorités. Au total, cela représente onze points de plus qu’avant l’élection présidentielle de 2017.

 

 

 

En Europe, c’est même une spécificité, voire une obsession française.  »Par rapport aux autres grands pays européens, on a 15 points de plus en France de personnes qui considèrent que le pouvoir d’achat est un sujet de préoccupation très important », souligne Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

Huit Français sur dix considèrent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé

Et d’ajouter qu’en comparaison, « on est à un niveau deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et trois fois plus élevé qu’en Allemagne ». Les Français sont donc champions d’Europe du pessimisme selon l’institut de sondage. Huit personnes sur dix pensent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé ces 12 derniers mois avec la crise sanitaire et quatre sur dix se disent actuellement en difficulté financière. Les raisons principales : la hausse des prix de l’énergie, de l’essence et de certains biens de consommation.

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les patrons 

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Social- Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. Jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%. 

 

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

Pouvoir d’achat : une promesse de hausse et report des hausses de l’électricité après les élections

On ne peut pas dire que Jean Castex se soit beaucoup engagé en matière de progression du pouvoir d’achat. Face à la hausse notamment de certains services et de l’énergie, le premier ministre a seulement promis une progression des salaires de 1,5 à 2 %. A jusqu’à maintenant l’inflation est précisément sur un an sur une pente de 2 %. La fourchette promise par Jean Castex est d’ores et déjà inférieur à l’inflation prévisible d’autant que cette inflation devrait monter sous l’effet de l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie, sans parler des dysfonctionnements logistiques.
Il faut aussi notez que l’indicateur INSEE qui mesure la hausse des prix a été largement déformé par la crise sanitaire et qu’il n’est plus représentatif de ce que dépensent les ménages.( Juste un exemple dépense de logement ne sont pas prises en compte)?
Jean Castex a annoncé,nauusi  jeudi l’instauration d’un « bouclier tarifaire » en France pour préserver les ménages de la flambée des prix de l’énergie, qui se traduira par un blocage des prix du gaz et de l’électricité jusqu’au printemps.En gros jusqu’aux élections présidentielles!
 Cependant prix du gaz va augmenter comme prévu vendredi mais il n’évoluera plus ensuite jusqu’à une chute des cours mondiaux attendue en mars ou avril. La hausse des prix de l’électricité prévue en février sera pour sa part empêchée par une baisse de taxe qui sera intégrée dans le projet de loi de finances. Enfin, Jean Castex table pour 2021 sur une hausse du pouvoir d’achat des Français comprise entre 1,5 et 2%.

 

Sondage Pouvoir d’achat : 56 % des Français perdant depuis cinq ans

 

 

56% des sondés estiment qu’il a plutôt diminué depuis cinq ans selon un sondage* OpinionWay-Square pour Les Echos et Radio Classique.

 Ce sentiment est le plus fort au sein des catégories populaires, des employés et des sympathisants du Rassemblement national comme de La France Insoumise.

A l’inverse, les catégories aisées et les habitants de l’Île-de-France pensent que leur pouvoir d’achat a augmenté.

Dans le détail des mesures phare prises pendant le quinquennat, les aides aux entreprises pendant la crise sont jugées comme une bonne chose pour 87% des sondés. La suppression de la taxe d’habitation est considérée comme une bonne mesure par 80% des sondés. Cette exonération bénéficiera à tous les contribuables sur la résidence principale à partir de 2021.

Même bilan pour le prélèvement à la source. La réforme de l’assurance-chômage est bien perçue par 58% des sondés. Par contre, ils ne sont que 31% à soutenir la suppression de l’ISF, remplacée par l’impôt sur la fortune immobilière en 2018.

 

À propos du bilan économique du quinquennat Macron, les Français le juge négatif pour 58% comme négatif, selon un sondage* OpinionWay-Square pour Les Echos et Radio Classique.

Rien de surprenant. Emmanuel Macron fait même mieux que ses prédécesseurs puisque le bilan de François Hollande était jugé négatif par 78% des Français, et celui de Nicolas Sarkozy, par 70%. Et ce, malgré la crise sanitaire qui a entraîné une crise économique.

Macron, « président des riches »

Le sondage met en lumière une fracture entre les différentes catégories sociales. Les classes moyennes et populaires sont les plus sévères: elles jugent à 64% et à 56% que les actions économiques du gouvernement ont eu un impact négatif. Les catégories aisées ne sont que 19% à le penser mais sont 50% à considérer qu’elles ont eu un impact positif.

 

Les contradictions de l’écologie et du pouvoir d’achat

Les contradictions de l’écologie et du pouvoir d’achat

 

Vincent Charlet, délégué général de La Fabrique de l’industrie, observe dans une tribune au « Monde » que les critiques sur les insuffisances de la loi Climat et résilience oublient que les « efforts » demandés ponctionneront plus les portefeuilles des consommateurs que les entreprises

Tribune.

 

Trois dirigeants d’entreprises mondialisées et directement concernées par la réduction des émissions de CO2 commentaient récemment, pour la Fabrique de l’industrie, les injonctions de la société civile sur la loi Climat et résilience. Pour Philippe Darmayan (ArcelorMittal France) : « Nous suivons une feuille de route – la stratégie nationale bas carbone – sans admettre qu’elle n’est qu’une liste d’objectifs technologiques pour l’instant hors d’atteinte. »

 

Plus optimiste, Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain) affirmait : « Il suffit que le prix du carbone atteigne 200 € la tonne pour viabiliser toutes les technologies dont nous avons besoin pour décarboner l’industrie. » Et Louis Gallois (PSA, devenu Stellantis) de tempérer : « Quand la réglementation les y contraint, les industries s’adaptent et décarbonent. Mais cela a, à court terme, un coût et il faut savoir qui le paie : l’emploi, le consommateur ou l’Etat à travers les aides ? » 

 

Trois témoignages dignes de foi, trois manières de décrire l’histoire qui se joue jusqu’à fin mars à l’Assemblée nationale. On a lu beaucoup de critiques sur le projet de loi Climat et résilience. Intellectuels, politiques et corps constitués (Haut conseil pour le climat – HCC, Conseil économique social et environnemental – CESE, Conseil national de la transition écologique – CNTE…) lui ont vertement reproché de manquer d’ambition, de ne pas être à la hauteur des efforts nécessaires. 

Mais une loi ne fait pas d’efforts : elle les impose aux justiciables. La nuance n’est pas mince. Quelles qu’aient été les intentions du gouvernement quand il a traduit les conclusions de la convention citoyenne en projet de loi, personne ne peut nier que nombre d’entre elles auront des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des ménages (remplacement des véhicules, nourriture bio et locale à la cantine, etc.), alors même que l’exécutif est encore pétrifié par le souvenir de la révolte des « gilets jaunes ».

Un exemple pour s’en convaincre : le sujet de la taxe carbone aux frontières. Voilà un projet que l’on évoque depuis longtemps pour lutter contre le dumping environnemental. Mettre d’accord les 27 États membres, entre eux puis avec l’Organisation mondiale du commerce, n’a rien d’évident. Mais la Commission y étant résolue, tout le monde y travaille.

 

La France aurait pu faciliter la négociation en s’alignant dès le début sur la proposition d’une taxe carbone à la consommation, sur le principe de la TVA, qui avait la faveur de l’Allemagne et de l’OMC. Elle a préféré explorer d’autres voies, non pas sous la pression des industriels – qui sont en désaccord, comme chacun peut le vérifier dans les résultats publics de la consultation – mais dans la crainte d’embraser les ronds-points une deuxième fois. Dans cette bataille, la réaction du consommateur est plus que redoutée. 

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

La BCE et Christine Lagarde en particulier préparent  l’opinion à une politique encore plus accommodante passant notamment par une augmentation du programme de rachat d’obligations. En fait ,un transfert de la dette  d’État sur la banque centrale. À juste titre, Christine Lagarde a attiré l’attention sur l’excès d’euphorie suite à l’annonce d’un possible vaccin très rapidement. De fait, ce vaccin ne sera pas aussi opérationnel qu’espéré et au mieux il ne pourra avoir d’effet qu’à partir du second semestre 2021. D’ici là, la conjoncture économique européenne aura du mal à ce redresser. Il faudra sans doute encaisser des vagues de faillite et de chômage.

La mission de la BCE consiste à maintenir les coûts de financement des ménages, des entreprises et des Etats suffisamment bas tout en soutenant le secteur bancaire afin d’éviter un assèchement du crédit, a donc  expliqué en mettant en avant le programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) et les opérations de refinancement à plus long terme ciblées (plus connues sous l’acronyme TLTRO).

“Si toutes les options sont sur la table, le PEPP et les TLTRO ont prouvé leur efficacité dans le contexte actuel et peuvent être ajustés de manière dynamique pour réagir à l’évolution de la pandémie”, a-t-elle dit.

“Ils resteront donc probablement les principaux instruments d’ajustement de notre politique monétaire.”

Ses propos confirment les informations obtenues par Reuters de plusieurs sources depuis la réunion de politique monétaire du 10 octobre.

Christine Lagarde a aussi insisté sur l’importance de “la durée du soutien de la politique monétaire” afin d’assurer que tous les pans de l’économie puissent compter sur le maintien de conditions de financement “exceptionnellement favorables”, des propos qui suggère que le PEPP et les TLTRO pourraient être prolongés.

Sur les marchés, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour les marchés obligataires de la zone euro, et la monnaie unique ont amplifié leur recul après ces propos, l’euro revenant autour de 1,1750 dollar.

Dans son discours, la présidente de la BCE a mis en garde contre un optimisme excessif lié à la perspective d’un vaccin contre le COVID-19, deux jours après les annonces spectaculaires de Pfizer et BioNTech sur l’efficacité de leur candidat vaccin.

“Si les dernières informations en date sur un vaccin semblent encourageantes, nous pouvons encore connaître des cycles récurrents d’accélération virale et de durcissement des restrictions jusqu’à ce qu’une large immunité soit atteinte”, a-t-elle dit.

Christine Lagarde s’exprimait à l’occasion de l’ouverture du Forum des banques centrales organisé par la BCE, qui se tient en ligne cette année à cause de la pandémie.

Pouvoir d’achat : rien en 2020 et sans doute en 2021

Pouvoir d’achat :  rien en 2020 et sans doute en 2021

 

Si l’on tient compte de l’inflation probable en 2020 envisagées à + 0,5 % , le pouvoir d’achat pourrait être à peu près nul encore s’agit-il d’un calcul sur des revenus théoriques car dans la pratique avec le chômage partiel il y aura  souvent une baisse plus importante d’au moins 5%. Pour l’année 2021, on attend une inflation de 0,7 % et on espère une augmentation du pouvoir d’achat de 1,5 %.  Rien n’est sûr dans ces deux domaines. Il y a d’abord la situation de l’emploi très dégradé qui va peser sur le pouvoir d’achat. Une conséquence d’une croissance qui devrait se redresser à plus 8 % mais encore inférieure au niveau de fin 2009.

 

Avec au moins 1 million de chômeurs en plus il ne faut guère espérer un environnement favorable à la hausse salariale. Au mieux en 2021, la création nette d’emplois atteindra 400 à 500 000 emplois à condition évidemment que la croissance enregistre une progression de 8 %. Reste à savoir aussi si l’inflation sera aussi sage que prévu. Pour l’instant ,rien n’indique une reprise de la hausse des prix, l’Europe  est plutôt sur une tendance déflationniste. On ne peut cependant écarter l’hypothèse d’une crise financière qui ferait flamber l’inflation car le décalage entre l’ampleur de la masse monétaire et la richesse réelle devra un jour se payer par une perte de valeur du pouvoir d’achat. Peut-être pas en 2021, peut-être en 2022 ou plus tard mais l’échéances est incontournable.

Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

D’après l’INSEE au cours du second trimestre, le revenu disponible des Français a diminué, accusant même la baisse trimestrielle de pouvoir d’achat « la plus forte depuis 1949 » (-2,3 %). « Avec le recours au dispositif d’activité partielle et la baisse de l’emploi, la masse salariale reçue par les ménages diminue très nettement (–10 %, après –2,4 %). Une baisse toutefois amortie par la hausse des aides sociales (+7,9 %), au premier rang desquelles l’activité partielle et l’aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire pour les ménages les plus précaires.

Le paradoxe, c’est qu’en dépit de ce choc inédit depuis plus de soixante-dix ans, les Français qui n’ont rien pu acheter pendant le confinement (-11,5 % de la consommation au deuxième trimestre) ont en réalité épargné. Plus de 100 milliards d’euros en six mois, ce qui a projeté fin juin le taux d’épargne des ménages à un niveau de 27,4 %, contre 14,9 % en moyenne l’année précédente

.Au total environ 450 milliards sur le livret d’épargne et environ autant sur le compte courant puisque les livrets d’épargne ne rapportent plus grand-chose et même sont érodés par l’inflation content tenu de la quasi absence de rémunération.

Cette montée en flèche de l’épargne est sans doute l’indicateur le plus inquiétant. C’est en effet l’instrument qui permet de mesurer le niveau de confiance. Or cette confiance est fortement affectée. Un manque de confiance politique et économique. Ainsi dans un dernier sondage, les Français à 80 % sont tout autant inquiets de la situation sanitaire que de la situation économique. Or la croissance repose essentiellement sur la consommation des ménages. En dépit de l’optimisme de façade affichée par le gouvernement et les institutions, les Français dans leur grande majorité ne croient pas au redressement avant longtemps.

 

« Modification des comportements d’achat» (Philippe Moati)

« Modification  des comportements d’achat» (Philippe Moati)

L’économiste et coprésident de l’Observatoire société et consommation analyse le  comportements des ménages pendant le confinement et les évolutions possibles ( interview le Figaro)

Le confinement a bouleversé nos habitudes de consommation. Qu’avez-vous constaté de plus flagrant dans vos enquêtes au début du confinement ?

PHILIPPE MOATI. - Nous avons tous consommé sous contrainte. Le plus notable au début du confinement, c’est bien sûr la baisse brutale de la consommation : nous étions sidérés, tout s’est arrêté. Celle-ci a entraîné un déficit de l’ordre de 33%, selon l’Insee, par rapport à une période normale. La consommation s’est recentrée sur un petit nombre de postes budgétaires, comme l’alimentaire, avec une grosse déformation de notre structure de dépense. Les Français sont allés au plus près de leurs besoins, à l’essentiel et à l’utile. Il est compliqué d’avoir un discours homogène, car tous les foyers sont différents, mais globalement nous avons tous été contraints de moins consommer parce que nous n’avions plus accès à l’offre.

Quelles habitudes se sont installées par la suite ?

Les Français ont accumulé beaucoup d’épargne, 55 à 60 milliards d’euros qui n’ont pas pu être dépensés, même si durant les deux dernières semaines, 17% des Français nous ont indiqué avoir pioché dedans. C’est logique, puisque 37% des personnes interrogées mi-avril nous on dit avoir subi une baisse de revenus, en moyenne de 25%. Durant le confinement, les Français ont réalloué leur budget essentiellement à l’alimentaire, puisqu’il a fallu assurer plusieurs repas par jour à la maison, et donc dépenser plus. Les Français ont dû s’occuper : la consommation numérique a fortement augmenté, les achats se sont concentrés sur le streaming. Certains ont découvert ou redécouvert l’e-commerce alimentaire qui a littéralement explosé. D’autres ont fréquenté assidûment des réseaux de producteurs locaux, d’où le délaissement important des hypermarchés.

Et puis au milieu du confinement, on a vu le retour de pulsions consuméristes

Je pense que les Français ont découvert surtout le «faire soi-même». Cela revient souvent dans nos enquêtes. Ils ont eu plus de temps pour s’adonner à leur passion, le bricolage, la peinture, le jardinage… Beaucoup d’activités manuelles. Et puis au milieu du confinement, on a vu le retour de pulsions consuméristes, avec une fraction de personnes qui a renoué avec le shopping, je l’appelle le «lèche-écran» à défaut de lèche-vitrines. Mais reste à savoir ce qui va perdurer après.

Justement, comment imaginer la reprise de la consommation quelques jours à peine après le déconfinement ?

N’oublions pas l’hétérogénéité de la population, notamment au niveau du choc budgétaire : tout le monde ne va pas être touché de la même manière, et les inégalités vont s’exacerber. Il faut savoir aussi que les comportements observés pendant le confinement ne permettent en rien de prédire ceux des prochaines semaines. Cependant, on peut formuler plusieurs hypothèses. Ce qui a le plus de chances de perdurer, ce sont les tendances entretenues par le contexte de la crise sanitaire, notamment les idéologies écologiques dont la dynamique est montée bien avant le confinement. Pour une fraction de la population, le confinement a encouragé à aller plus loin dans cette trajectoire déjà amorcée : remettre la consommation à sa place, consommer moins mais mieux, et plus intelligemment. L’année dernière il y a eu une forte prise de conscience écologique, et les indicateurs de lien entre la consommation et les enjeux environnementaux ont décollé.

Le confinement a entraîné une réflexion chez une petite partie des Français. Qu’est-ce qui est vraiment important ? En achetant moins, avons-nous vraiment manqué de quelque chose ? Cette déconsommation sous contrainte les a amenés – et convaincu ? – à passer à autre chose. La mise en accusation de tout un système néocapitaliste et la fronde contre ce système global étaient déjà en train de monter, il est fort probable que le phénomène perdure.

Et les autres ? Vont-ils renouer avec l’hyperconsommation d’avant ?

Encore une fois, ce n’est pas une réponse exhaustive. Globalement les Français ont envie de continuer à faire plus de choses par eux-mêmes, comme je vous l’ai expliqué, le fameux «faire soi-même». Le télétravail va faire perdurer ces habitudes, par la transformation radicale du jeu des contraintes pendulaires et ce rapport au temps qui va être modifié. La question est de savoir comment cette crise va changer nos idéaux. Les changements seront-ils durables ? Nous allons forcément reprendre des habitudes. Le retour à la vie sociale modifie les comportements. On ne s’habille pas par ce qu’on a besoin de se couvrir… mais pour s’affirmer. Un retraité, par exemple, peut être amené à modifier sa garde-robe parce que l’ancienne était liée à sa vie sociale. Autre fait significatif, on a vu les ventes de cosmétiques s’effondrer durant le confinement.

Le jour du déconfinement, on a pu observer des images de Français faisant la queue devant des magasins non-alimentaires avant l’ouverture. Cela vous surprend-il ?

Non. Nous sommes dans un système économique qui nous pousse vers l’hyperconsommation, avec un matraquage publicitaire, des injonctions à consommer. Cette logique ne s’en va pas comme ça. Il ne faut pas s’étonner d’avoir en soi la fibre consumériste. Maintenant qu’on est sorti, on se fait plaisir… Nous sommes des consommateurs, après tout. Ce qui est plus étonnant, c’est cette fraction de la population qui a envie de sortir de la logique du système, justement.

Beaucoup d’enseignes tentent de se renflouer à coups de promotions. Cela répond-il aussi à une attente des consommateurs ?

L’incitation à acheter est au cœur de l’économie, arriver à s’en défaire est difficile. Nous sommes conditionnés pour acheter. Il faut bien faire repartir la machine et le plus simple c’est de la faire repartir en l’état avec les mêmes recettes. Le désamour pour le consumérisme que j’ai évoqué ne touche qu’une fraction de la population. La seule chose que je peux dire avec certitude, c’est que nous ne sommes pas dans un déconfinement entier. Il est compliqué d’acheter en ce moment, compte tenu de l’incertitude des prochaines semaines. Il s’agit toujours de consommation sous contrainte. Cela dit, je ne suis pas sûr, d’un point de vue psychologique, que tout le monde ait envie de consommer, il faudrait voir comment se déroulent les prochains jours. On peut imaginer que ceux qui se sont précipités dans les magasins ont pu vivre une mauvaise expérience client et qu’ils ne vont pas y revenir de sitôt.

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs € 750 mds, insuffisant !

La BCE annonce un programme d’achat d’actifs  € 750 mds, insuffisant ! 

Un programme de rachat d’actifs de 750 milliards annoncé mercredi par la BCE qui vienne s’ajouter aux 120 milliards déjà décidés la semaine dernière. Des sommes en apparence importantes mais qui ne sont pas encore à la hauteur des enjeux. Un enjeu d’abord sanitaire car le coût social de l’épidémie sera énorme surtout si comme l’indique le ministère de la santé de l’Allemagne la pandémie durait jusqu’à deux ans.

Un enjeu évidemment économique. La croissance va s’écrouler et non pas se limiter par exemple à une baisse de 1 % comme indiqué récemment le ministre français de l’économie Bruno Lemaire. Les experts commencent à parler d’une baisse de 3 % du PIB pour la croissance européenne. En fait on pourrait bien atteindre 5 % voire davantage en fonction de la durée de la pandémie. Ce sont sans doute 2 à 3000 milliards qu’il faudrait mettre sur la table rapidement pour  sauver ce qui peut encore l’être. D’abord sauver les entreprises;  en particulier celles qui n’ont pas de réserve de trésorerie dont les PME. Donner aussi les moyens financiers aux Etats qui vont enregistrer une nette baisse des recettes fiscales alors que les dépenses sociales et économiques vont s’envoler. Soutenir aussi les ménages dont le pouvoir d’achat va être affecté avec les mises en chômage partiel notamment.  Comme d’habitude compte-tenu des contradictions à l’intérieur même de la zone euro, la politique de la BCE est celle des petits pas. Une réunion des gouverneurs de la BCE se tiendra aujourd’hui jeudi mais elle ne fera sans doute qu’entériner les orientations évoquées. Autant dire qu’elle devra sans doute se réunir à nouveau très prochainement.

Coronavirus :  » Une urgence: soutenir le pouvoir d’achat des ménages » Christophe Blot (OFCE)

Coronavirus :  » Une urgence: soutenir le pouvoir d’achat des ménages » Christophe Blot (OFCE)

L ‘économiste Christophe Blot (OFCE) estime dans une interview à la tribune que « le choc actuel sera probablement très fort compte tenu des mesures qui sont prises »

 

Quel regard portez-vous sur les mesures annoncées par Christine Lagarde jeudi dernier pour faire face à la crise du coronavirus ?

Les mesures n’ont pas apaisé la crise et l’inquiétude des marchés. Il faut néanmoins tenir compte du contexte dans lequel cette crise intervient en matière de politique monétaire européenne. La BCE a engagé une politique de taux très bas. Le taux principal de refinancement est à zéro depuis 2016 et le taux de facilité de dépôt est déjà négatif. Il y a également des politiques d’achats d’actifs avec des programmes de soutien à l’activité. La politique monétaire est déjà très expansionniste. Dans ce contexte, les marges de manœuvre étaient limitées. La BCE pouvait baisser les taux mais cette baisse aurait eu surtout un effet de signal.

Il y a quand même eu des mesures annoncées de refinancement aux banques en contrepartie des crédits qu’elles vont accorder aux entreprises. Il y a un biais par lequel la banque centrale peut soutenir l’activité de crédit bancaire afin de ne pas pénaliser les entreprises de plus petite taille. Certaines mesures signifient que les banques doivent soutenir l’activité des entreprises pour leur éviter des problèmes de trésorerie. Sur le volet des achats d’actifs, il y a eu également des annonces. Jusqu’à maintenant, la BCE achetait 20 milliards d’euros de titres par mois pour une durée indéterminée. Là, elle a annoncé qu’elle allait racheter 120 milliards sur l’année en se focalisant sur les marchés d’entreprises.

 

Pourquoi les mesures annoncées par Christine Lagarde ont-elles provoqué des déceptions ?

Ce qui a pu provoquer des déceptions est l’absence de mesures relatives aux écarts de taux sur la zone euro. Avant la réunion du 12 mars, le taux italien commençait à remonter et le taux allemand commençait à baisser. Sur les marchés, les investisseurs qui souhaitaient garder des liquidités en euros se désengageaient de la dette italienne pour acheter de la dette allemande. Ce comportement peut se comprendre par le fait que l’Italie est le premier pays de la zone euro à prendre des mesures de confinement. La péninsule devrait donc être le premier pays à subir les conséquences macroéconomiques du coronavirus. L’Italie est un pays dans lequel la dette publique est déjà élevée. Cette situation devrait se traduire par une augmentation de dette italienne. Cette pression-là n’est pas du tout liée aux mesures budgétaires. Elle est liée au fait que l’activité va fortement se contracter au moins à court terme. Cet effondrement devrait avoir une incidence sur la dette. Le gouvernement italien va mettre en place un certain nombre de mesures de soutien à l’activité qui vont contribuer à faire croître la dette publique. Les marchés se disent que les risques sur la dette italienne vont s’accroître. Sur ce point, la BCE aurait pu annoncer une mesure pour que les écarts de taux dans la zone euro restent contenus à un certain niveau. Autrement, si le gouvernement adopte un plan de relance, ces effets peuvent être annihilés par une possible remontée des taux.

En revanche, Christine Lagarde a eu raison de rappeler que la politique monétaire ne peut pas tout faire mais une décision sur les écarts de taux aurait permis une coordination implicite de la politique monétaire et des politiques budgétaires. Elle a appelé les gouvernements à prendre leur responsabilité de coordination à l’échelle européenne. Il faut rappeler qu’il y a beaucoup d’autres annonces qui ont perturbé les marchés comme les annonces de Trump sur la fermeture des frontières américaines pour les Européens par exemple.

Existe-il un risque pour le secteur bancaire en Europe ?

Sur l’ensemble de la zone euro, la profitabilité des banques n’était pas dégradée avant la crise du coronavirus. Les banques ont bénéficié d’un certain nombre de mesures de la Banque centrale européenne qui leur permettent d’avoir des refinancements à très bas coût. Globalement, la situation s’est améliorée depuis la crise financière de 2008. Pour l’Italie, les créances douteuses avaient tendance à diminuer mais il est possible que certains établissements bancaires italiens soient encore dans une situation fragile. Un nouveau choc macroéconomique peut accentuer cette fragilité là. Un certain nombre d’entreprises qui ont une faible rentabilité et un haut niveau d’endettement pourraient subir les dégâts de cette crise.

Comment évaluez-vous l’ampleur de ce choc ?

Le choc actuel sera probablement très fort compte tenu des mesures qui sont prises. Ce choc, lié aux mesures de confinement, d’arrêt de l’activité, pourrait être limité dans le temps. À l’heure actuelle, il est difficile de se prononcer sur la durée de la crise. Cette crise n’est pas comparable à une crise financière. La crise financière va laisser des dégâts importants dans le système financier. Elle va provoquer par la suite un désendettement des agents. Après la crise de 2008 aux Etats-Unis, les ménages se sont fortement désendettés. Cela a pesé sur la consommation. Les banques ont réduit les crédits, compensant ainsi les prises de risque excessives précédentes. Aujourd’hui, la situation n’est pas la même. Ce n’est pas une crise financière. C’est une crise sanitaire qui a des effets économiques.

Une fois que la crise sanitaire s’estompe, le retour à une activité économique devrait se faire plus rapidement que lors d’une crise financière. Certains secteurs vont être plus touchés que d’autres comme le tourisme par exemple. L’effet sur le long terme de la crise du coronavirus devrait être moins fort que celui d’une crise financière. Sur ce point, les mesures temporaires vont permettre de faire du soutien aux revenus des ménages par des mesures de chômage partiel, de garanties de droits au chômage assouplies, des mesures de soutien pour la trésorerie des entreprises qui devraient permettre d’atténuer les liquidations et les faillites et donc éviter in fine de fragiliser le système bancaire.

La Commission européenne a annoncé récemment la mise en place d’un fonds d’investissement en réponse à l’épidémie allant jusqu’à 25 milliards d’euros. Est-ce suffisant ?

Les moyens dont disposent l’Europe en tant qu’institution sont actuellement limités. Le budget européen est très restreint. Il dépend de la contribution des Etats et il s’élève à environ un point de PIB de la zone euro. Ce n’est pas le levier principal par lequel l’Europe peut agir. L’enveloppe de 25 milliards d’euros peut sembler ridicule. Le Royaume-Uni a par exemple annoncé un plan de 30 milliards de livres. En l’absence de budget européen, il ne faut pas s’attendre à de fortes mesures de soutien de l’économie de la part de la Commission au vu de ses moyens. Il reste que la Commission peut jouer un rôle dans sa capacité à inciter les pays Etats membres à prendre les mesures nécessaires. Dit autrement, la Commission doit faire en sorte que les pays agissent de façon coordonnée.

Le deuxième levier est l’assouplissement des règles budgétaires en vigueur pour permettre aux pays d’avoir des actions suffisantes. Le soutien budgétaire viendra principalement des pays européens. Les décisions seront d’abord prises par la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne… pour faire face à la crise. Si ces pays sont contraints par les règles budgétaires, ils vont voir leurs marges de manœuvre réduites. Il semble logique de dire que les règles budgétaires ne doivent pas être la priorité. Dans les règles, il y a néanmoins des clauses de sortie prévues qui prévoient un assouplissement des règles en cas de récession. L’un des dangers sera d’éviter de reproduire l’erreur commise en 2011 en demandant aux Etats Membres de respecter les règles alors même que la situation économique n’était pas encore rétablie. Il faut faire en sorte de ne pas casser le rebond au moment de la sortie de crise.

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé lors de son allocution que l’ensemble des gouvernements européens devait prendre les décisions de soutien de l’activité puis de relance quoi qu’il en coûte ». Quel regard portez vous sur cette position ?

Pour l’instant, il n’y a pas eu de mesures coordonnées. Chaque pays prend des mesures de façon indépendante. Comme le levier n’est pas européen, ce sont les Etats membres qui définissent leur programme de relance et le montant de ces programmes. Il faut éviter des phénomènes de « passager clandestin ». Au regard des situations en Italie, en Espagne ou en Allemagne, il est probable que ces pays mettent en place des mesures de relance similaires mais peut-être pas avec la même ampleur.

Quelles sont les mesures prioritaires à mettre en place pour éviter le marasme économique ?

À court terme, il faut absolument soutenir la trésorerie des entreprises en priorité et mettre en place des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages par des dispositifs de chômage partiel. Il faut également garantir l’accès aux allocations chômage pour les individus qui n’arrivent pas à retrouver rapidement un emploi. Il peut y avoir des mécanismes de soutien à l’emploi. Il faut s’assurer également que le système de santé est capable de tenir le choc. Il faut lui donner tous les moyens nécessaires pour face à la crise sanitaire. À moyen terme, il faut absolument avoir une réflexion sur les moyens alloués à la recherche sur ce type de risque et les vaccins.

 

Hausse du pouvoir d’achat ?

Hausse du  pouvoir d’achat ?

 

Le pouvoir d’achat n’aurait jamais autant augmenté depuis 2007, les salaires progressant même de 2.6% en 2018. IL faut évidemment tenir compte de l’inflation (prévue à 1.9%) ; en outre le pouvoir d’achat d’achat progresse moins. Pour relativiser encore, il y aurait une augmentation qui tourne autour de 1% en termes réels. Effectivement le taux d’épargne progresse aussi à un peu plus de 15%. L’amélioration devrait se poursuivre en 2020 mais là rien n’est sûr surtout concernant la croissance. Les économistes de l’OFCE se sont penchés sur les mesures fiscales afin de chiffrer l’évolution du pouvoir d’achat moyen des ménages.

A noter toutefois l’accroissement des inégalités.

 Le détail de l’analyse de l’OFCE :

 

■ En 2019, un rééquilibrage rapide et massif en faveur des ménages moins aisés sera opéré, sous

L’effet notamment des mesures pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».

■ Du côté des entreprises, l’année 2019 sera marquée par la transformation du CICE en baisse de

Cotisations sociales. Cette transformation occasionnera en 2019 un surcoût ponctuel pour les

Finances publiques de l’ordre de 20 milliards d’euros. A contrario, de nouvelles mesures sont apparues, comme la hausse du dernier acompte d’IS pour les grandes entreprises et la taxe GAFA

Nationale.

■ Afin de financer, partiellement, la baisse des prélèvements obligatoires, un effort significatif

d’économies structurelles sur la dépense publique sera maintenu en 2019. Cet effort ciblera en

priorité la masse salariale non marchande (incluant les contrats aidés) et la politique du logement.

À cela s’ajoute la non indexation sur l’inflation des pensions de retraite et de la plupart des prestations sociales. En revanche, le budget alloué à la prime d’activité devrait fortement augmenter.

■ Dans ce contexte, la baisse du déficit ininterrompue depuis 2010 marquera une pause, il devrait

repasser au-dessus du seuil des 3 %. Malgré tout, la dette publique au sens de Maastricht resterait

quasiment stable, en points de PIB.

■ En 2019, la politique budgétaire nationale aurait un impact élevé sur la croissance du PIB, de

0,5 point, grâce en particulier aux mesures issues de la crise des « gilets jaunes » qui à elles seules

améliorent le taux de croissance du PIB de 0,3 point en 2019.

■ Les mesures budgétaires soutiendraient le pouvoir d’achat des ménages à hauteur de

11,7 milliards d’euros en 2019. Plus de 88 % du montant global, soit 10,3 milliards, provient des

décisions prises en décembre.

■ Selon nos calculs, ces mesures représentent un gain moyen de 440 euros par ménage. Les

ménages du milieu de la distribution seront particulièrement ciblés. Ils bénéficieront de la baisse

de la taxe d’habitation, des cotisations salariées, de la défiscalisation des heures supplémentaires

et de la baisse de CSG pour certains retraités. Une partie des ménages modestes verront en

moyenne leur niveau de vie soutenu par la forte revalorisation de la prime d’activité, la mise en

place du zéro reste à charge et l’augmentation du chèque énergie. Les ménages parmi les 5 % les

plus aisés, grands gagnants de la réforme de la fiscalité du capital de 2018, verront également leur

revenu soutenu par certaines mesures socio-fiscales de 2019. Au final, trois ménages sur quatre

bénéficieraient d’un gain de pouvoir d’achat.

■ Près d’un quart des ménages subirait tout de même un impact négatif sur leur revenu disponible

en lien avec les nouvelles mesures. C’est le cas notamment des inactifs. Près de la moitié des

retraités serait perdante avec l’entrée en vigueur des nouvelles mesures en 2019.

■ Si le budget 2019 opère un rééquilibrage certain, l’effet cumulé des mesures socio-fiscales de

l’année passée et de l’année en cours reste marqué par la réforme de la fiscalité du patrimoine. Fin

2019, les 5 % des ménages les plus aisés enregistreront encore en moyenne un gain de pouvoir

d’achat supérieur en euros à celui du milieu de la distribution des revenus.

Une mesure faussée de l’évolution du pouvoir d’achat

Une mesure faussée de l’évolution du pouvoir d’achat

Alors que certaines instituions liées au pouvoir affirme que le pouvoir d’achat augmenterait de 950 euros en moyenne par ménage pour l’ensemble de 2019, se pose évidemment la pertinence de la mesure de l’évolution réelle des pris.  C’est aussi l ‘interrogation  de  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

Pouvoir d’achat hausse de 850 euros en 2019 en moyenne

 

Selon l ‘Observatoire français des conjonctures économiques  (OFCE), l’augmentation de pouvoir d’achat moyenne serait de l’ordre de 850 € en 2019. À peu près la moitié de cette somme serait imputable aux décisions prises après le mouvement des gilets jaunes, les autres découlant de mesures précédentes. C’est évidemment une bonne nouvelle, pour preuve le fait que le tout petit regain de croissance en France comparée à celui de la zone euro provient justement de ce soutien à la consommation. De quoi remettre en cause une certaine conception de la rigueur surtout en période de faiblesse de croissance. Ceci étant il convient de relativiser cette augmentation. D’abord parce qu’il faut la mettre en relation avec l’augmentation réelle du coup de la vie. Une augmentation des prix structurellement sous-évalués en raison de la modification de la structure de consommation. Aussi du fait que les ménages modestes utilisent la totalité de leur pouvoir d’achat en consommation et dépenses contraintes. Dépenses contraintes notoirement sous-évaluées. Enfin il s’agit d’une moyenne ce qui signifie que le pouvoir d’achat de certains ménages aura augmenté beaucoup plus que 850 € et qu’à l’inverse d’autres toucheront beaucoup moins. C’est le problème général de la dispersion autour de moyenne. Il s’agirait de la plus forte augmentation du pouvoir d’achat depuis 2007.

SONDAGE. Grand débat : pouvoir d’achat, priorité des Français

SONDAGE. Grand débat : pouvoir d’achat, priorité des Français

 

Un sondage du JDD démontre que la priorité des priorités et comme au début du mouvement des gilets jaunes la question du pouvoir d’achat. S’y ajoute la question conjointe de la justice sociale. Certes depuis le début du grand débat nombre d’autres questions ont été abordées  parfois même discutées avec une certaine pertinence notamment le problème des services publics, de la politique énergétique ou encore du fonctionnement démocratique. Pour autant, c’est surtout le problème des salaires et des pensions qui dominent, c’est-à-dire une juste répartition des richesses et aussi des impôts. Paradoxalement, les instituts d’études sont en train de montrer que le petit regain de croissance de la France par rapport à la moyenne des pays de la zone euro serait lié aux fameux 10 milliards accordés dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Une évidence pourtant car avec un très net affaiblissement des échanges internationaux,  les croissances des pays sont surtout dépendantes du soutien de la consommation interne. Mais pour des questions idéologiques,  pouvoir et les lobbys financiers s’opposent à cette augmentation du revenu. Sans doute n’est-il pas possible d’augmenter la totalité des salaires et pensions de manière significative mais un rattrapage des petits revenus et des revenus moyens est indispensable pour des questions d’équité mais aussi d’efficacité économique. Avec la crise immobilière qui fait flamber les prix du logement il n’est plus possible de vivre avec un revenu de de1200 € et c’est pire avec moins. De ce point de vue, la situation des femmes ou des hommes seuls est t intenable. Ces préoccupations sont confirmées par le sondage Ifop pour le JDD, 88% des personnes interrogées souhaitent la réindexation des petites retraites sur l’inflation et 82% veulent une baisse générale de l’impôt sur le revenu. Ce que les Français veulent avant tout, ce sont des mesures en faveur du pouvoir d’achat. C’est ce que montre notre enquête Ifop testant neuf décisions que pourrait annoncer Emmanuel Macron la semaine prochaine. La proposition la plus populaire, plébiscitée à 88% par les sondés, est la réindexation des petites retraites sur l’inflation. Dans la même veine, les interrogés adhèrent à la baisse générale de l’impôt sur le revenu (à 82%) et à la suppression de la redevance audiovisuelle (à 80%).…

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