Archive pour le Tag 'd’achat'

Ukraine : des conséquences sur le pouvoir d’achat

Ukraine : des conséquences sur le pouvoir d’achat (FMI)

 

 

La guerre en Ukraine aura notamment pour conséquence de contribuer à augmenter encore l’inflation qui va peser de manière significative sur le pouvoir d’achat des ménages, la consommation et la croissance. La guerre en Ukraine risque donc de doucher les espoirs de rattrapage des salaires amputés par la flambée de l’inflation. La reprise vigoureuse de l’économie mondiale, combinée à des tensions persistantes sur le marché du travail, devait contribuer à placer les salariés en position de force face aux employeurs pour obtenir une revalorisation de leurs rémunérations. Las, l’incertitude économique liée à la guerre «ralentira le rattrapage attendu sur les salaires», affirme Pierre-Olivier Gourinchas, au Figaro.

Le chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), Pierre-Olivier Gourinchas, prévient que la guerre se traduira par «un choc important pour l’économie mondiale, particulièrement pour l’Europe». FMI

Ce polytechnicien, ex- «meilleur jeune économiste» de France, professeur à l’université californienne de Berkeley, vient de prendre ses fonctions comme chef économiste du Fonds monétaire international (FMI). Auteur d’une thèse au MIT (Massachusetts Institute of Technology) sous la direction de son compatriote et prédécesseur au FMI, Olivier Blanchard, il planche sur les nouvelles prévisions économiques de l’organisation, attendues dans quinze jours. Des prévisions qui devraient être revu en baisse avec notamment sans doute une croissance autour de 2 % pour l’Europe au lieu des 4 % prévus.

Présidentielle : pouvoir d’achat déterminant pour 74% des Français

Présidentielle : pouvoir d’achat déterminant pour 74% des Français 

 

Selon une  enquête Ifop* du JDD. La quasi-totalité des personnes interrogées (93 %) estiment que cette question, qui recoupe « la vie chère »« l’inflation » ou « la hausse du prix des carburants »« aura un impact sur le vote des Français au premier tour de l’élection présidentielle », 54 % jugeant cette influence « certaine » et 39 % « probable ». Trois Français sur quatre (76 %) assurent que le sujet jouera également sur leur propre vote. Sans grande surprise, le niveau est encore plus élevé (81 %) auprès des catégories modestes – touchant moins de 1 300 euros par mois – et des catégories pauvres – celles qui gagnent moins de 900 euros -, mais aussi des moins de 35 ans (83 %).

La traduction de cette importance accordée par l’opinion à ce sujet n’est en revanche pas évidente. Une majorité relative des personnes interrogées (26 %) ne font confiance à aucun des candidats en lice pour améliorer la situation. Le reste colle plutôt à l’ordre des candidats dans les intentions de vote actuelles : Emmanuel Macron a la confiance de 21 % des personnes interrogées (dont 86 % de ses propres électeurs), devant Marine Le Pen à 17 %, Jean-Luc Mélenchon à 13 %, Éric Zemmour à 7 % et Valérie Pécresse à 6 %.

* Sondage Ifop pour le JDD, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mars au 1er avril 2022 auprès d’un échantillon de 1 405 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 540 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d’erreur est située entre 0,4 et 2,6 points.

Manif des retraités pour le pouvoir d’achat

Manif des retraités pour le pouvoir d’achat
La conjoncture géostratégique écrase évidemment les problématiques intérieures y compris la principale question du pouvoir d’achat en France. Pour résumer concernant les retraités, les organisations ne peuvent se satisfaire d’une augmentation de 1 % environ au 1er janvier alors que la perspective d’inflation sera supérieure à 5 % en 2022. Mais une problématique qui concerne aussi les salariés.Une  large union de syndicats de retraités a appellé à une mobilisation nationale pour le pouvoir d’achat et les droits des retraités ce jeudi 24 mars. Des rassemblements ont lieu ou sont attendus dans une vingtaine de villes françaises, dont Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux. Le groupement intersyndical appelant à la mobilisation comprend neuf membres : la CGT, l’Union confédérale des retraités FO, la CFTC, la CFE-CGC, FSU, Solidaires, Retraités de la fonction publique, LSR et Ensemble & Solidaires.

L’intersyndicale réclame l’indexation des retraites sur les salaires.

Les représentants des syndicats alertent sur l’inflation des prix qui provoque une hausse du coût de la vie pour les retraités et réclament l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

«Nous ne voulons pas de prime, mais une véritable augmentation des pensions de retraite», a déclaré plus tôt cette semaine Marc Bastide, secrétaire général de l’UCR-CGT. La revalorisation des retraites au 1er janvier 2022 n’a pas satisfait les représentants syndicaux. «Les pensions ont augmenté en début d’année de 1,1%, alors que l’inflation est à 4%», constate Marylène Cahouet, responsable de la section retraités de la FSU.

Pour une centrale européenne d’achat de gaz

Pour une centrale européenne d’achat de gaz 

 

L’économiste Christian Stoffaës préconise, dans une tribune au « Monde », de réduire la dépendance des pays de l’Union européenne vis-à-vis du gaz russe en coordonnant l’action des opérateurs privés et des Etats, quitte à s’affranchir du dogme de la libre concurrence.

 

Tribune.

 Les événements en Ukraine viennent de conférer un sens concret à la dépendance énergétique de l’Europe. La menace de couper le gaz, c’est comme la dissuasion nucléaire : on ne peut pas utiliser la bombe, mais elle est là, pesant sur les consciences et sur les comportements.

L’Europe découvre à quel point elle est devenue dépendante du gaz russe, à travers les cris d’alarme des pays de l’Europe centrale et orientale et les réticences de l’Allemagne à mécontenter son puissant fournisseur. Déjà en 2005 et 2009 les conflits gaziers russo-ukrainiens sur le transit du gaz avaient suscité l’inquiétude.

Maintenant que l’Europe a démontré sa capacité à surmonter ses divisions, c’est l’occasion de mettre au débat le projet d’une centrale d’achat de gaz pour répondre à la situation de dissymétrie qui confronte la multiplicité des importateurs au monopole d’exportation de Gazprom, qui, bien plus qu’une simple entreprise géante, est l’incarnation même de l’Etat russe, dont elle reste un des seuls attributs de sa puissance passée, l’instrument majeur de sa politique étrangère et sa principale ressource financière.

Après la première guerre mondiale, les lois de 1928 adoptées sous la IIIe République instaurant un monopole d’Etat sur l’importation de pétrole ont démontré l’efficacité d’une politique dirigiste de sécurité pétrolière.

Dépourvu de gisements sur son territoire métropolitain, l’Etat a su instaurer un régime légal soumettant les importations de pétrole à autorisation. La France, malgré son handicap géologique, a pu ainsi se doter de puissantes entreprises pétrolières et gazières, publiques et privées, qui ont pris toute leur

La réponse appropriée face à un monopole de vente est, en effet, un « monopsone » d’achat, disent les économistes, c’est-à-dire une coordination centralisée des contrats d’achat de gaz autorisant les entreprises gazières européennes à se regrouper pour négocier avec les pays fournisseurs et développer les infrastructures de diversification des routes d’accès.

Une référence utile en droit communautaire est l’agence d’approvisionnement instituée en 1960 par Euratom, l’autre « traité fondateur » de l’Europe, aujourd’hui quelque peu oublié, conclu dans le contexte des inquiétudes sur la sécurité d’approvisionnement nées de la décolonisation, qui attribuait des pouvoirs dirigistes exceptionnels délégués aux opérateurs placés sous le contrôle de l’Agence.

La problématique du pouvoir d’achat

La problématique du pouvoir d’achat

 

L’économiste Jérôme Mathis observe, dans une tribune au « Monde », que l’escalade des mesures pour « sauver » le pouvoir d’achat dissimule la nécessité d’un débat de fond sur notre façon de produire et de consommer.

 

 

Tribune. 
Les sondages indiquent que le pouvoir d’achat est devenu la première préoccupation des Français. Parmi les personnes qui expriment cette inquiétude, on trouve tout type de profil, du cadre qui renonce à offrir des vacances de ski à ses enfants au chômeur de longue durée qui éprouve des fins de mois difficile, au point de procéder à des arbitrages sur des biens de consommation courante.En réponse, nombre de candidats à la présidentielle se lancent dans un festival de surenchère électorale (doublement de la rémunération des enseignants pour Anne Hidalgo ; hausse de tous les salaires net inférieurs à 3 000 euros pour Valérie Pécresse ; revalorisation du smic à 1 500 euros net pour Yannick Jadot ; allocation de 1 000 euros pour les étudiants et les jeunes et relèvement des retraites à 1 400 euros minimum pour Jean-Luc Mélenchon ; baisse de la TVA sur les carburants, le fuel et l’électricité et remboursement des péages pour Marine Le Pen ; bourse de 10 000 euros aux nouveau-nés de la France rurale pour Eric Zemmour…).

La problématique du pouvoir d’achat est particulièrement complexe parce qu’elle lie plusieurs variables macroéconomiques. A commencer par l’inflation, qui, selon les prévisions de la Banque de France, sera de 2,5 % cette année et de 1,5 % les deux années suivantes. Promettre une hausse du pouvoir d’achat équivaut donc à s’engager au cours des trois prochaines années à hisser le revenu des Français d’au moins 5,5 %, ne serait-ce que pour contrer les effets de l’inflation.

L’impôt et les cotisations sociales jouent aussi un rôle. Certains candidats appellent à un allégement fiscal en vue d’augmenter le revenu disponible des ménages. Cela occulte la trajectoire récente de notre économie. A présent que la crise de la Covid-19 s’éloigne, nous sommes censés renflouer les caisses de l’Etat, qui ont largement financé le filet de protection sociale déployé pour amortir la chute de l’économie. Y renoncer pourrait menacer notre capacité à absorber un choc futur et, en tout état de cause, ne ferait qu’alourdir la dette publique qui pèse sur les épaules des jeunes générations.

Les salaires sont également au centre de l’attention. Le réflexe naturel est de vouloir les augmenter, en particulier les plus modestes. Il convient toutefois de ne pas renchérir le coût du travail. Car, selon l’Observatoire des inégalités, la première cause de pauvreté dans notre pays est le manque d’emploi. Revaloriser le smic améliore le quotidien des personnes peu qualifiées qui occupent actuellement un emploi, mais pénalise celles qui sont au chômage.

Election et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

Election et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

 

Les propositions des candidats à l’élection présidentielle pour améliorer instantanément les revenus des Français sont soit irréalistes, soit un jeu de dupe, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».

 

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! » Les plus âgés d’entre nous se souviennent de ce slogan publicitaire de 1974, lorsque le gouvernement d’alors voulait encourager les économies d’énergie pour surmonter le premier choc pétrolier. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de pétrole, mais on a pléthore de « candidats du pouvoir d’achat ».

Dans cette campagne présidentielle, tous cherchent à s’improviser créateur de richesses pour tenter de soulager le portefeuille des Français, qui subissent les effets de l’envolée des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.

 

Alors que la dernière ligne droite avant le scrutin se profile, les électeurs devraient prendre conscience que la capacité d’un président de la République à améliorer le pouvoir d’achat reste, somme toute, limitée.

Evidemment, quand plus d’un Français sur deux cite ce sujet comme étant sa principale préoccupation, il est électoralement impossible de faire l’impasse. A ce stade, les programmes se divisent en deux catégories. La gauche opte pour une hausse spectaculaire du salaire minimum. La droite pour une réduction des charges sociales. L’une est irréaliste, l’autre revient purement et simplement à un jeu de dupe.

Concernant la première option, notons d’abord que la France est l’un des pays où le salaire minimum corrigé des différences de niveau des prix et de durée du travail est le plus élevé. Ensuite, le groupe d’experts sur le smic, qui est chargé d’élaborer des recommandations pour le gouvernement, rappelle qu’une « hausse des salaires supérieure aux gains de productivité accroît les coûts de production des entreprises, qui doivent réduire l’emploi, ou augmenter leurs prix de vente et, partant, perdre en compétitivité-prix, ou encore réduire leurs marges, ce qui pénalise leur capacité à investir et à innover. »

En clair, les effets d’une forte revalorisation du smic ne seraient qu’un feu de paille qui pourrait même avoir des effets contre-intuitifs sur le pouvoir d’achat. A cela s’ajoute un phénomène d’écrasement de la hiérarchie des salaires au détriment des emplois plus qualifiés. Pour rappel, la France fait partie des nations dans lesquelles l’écart entre le salaire minimum et le salaire médian est le plus faible.

 

L’autre option consiste à supprimer une partie des cotisations sociales pour augmenter le salaire net. Le procédé n’est pas nouveau, mais les candidats font assaut de créativité pour le remettre au goût du jour.

La candidate du parti Les Républicains Valérie Pécresse veut, par exemple, baisser les cotisations vieillesse de 2,4 % pour augmenter les salaires nets de 3 %. Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, lui, veut réduire le taux de contribution sociale généralisée (CSG) de près de sept points pour les salaires jusqu’à 2 000 euros. Enfin, Marine Le Pen, qui porte les couleurs du Rassemblement national, envisage d’exonérer les entreprises de cotisations patronales sur les 10 % d’augmentation qu’elles accorderaient à tous leurs salariés qui gagnent jusqu’à trois fois le smic.

Politique du pouvoir d’achat de Macron : seulement 22 % des Français approuvent

Politique du pouvoir d’achat de Macron : seulement 22 % des Français approuvent

Selon un sondage Ifop réalisé pour le JDD, seuls 22% des Français jugent son bilan positif sur ce sujet. Un score en chute libre: -8 points par rapport à la précédente étude d’avril 2021. Sur les seize thématiques du sondage, le pouvoir d’achat est avant dernier du classement.

C’est d’autant plus sensible que le sujet du « relèvement des salaires et le pouvoir d’achat » reste un des premiers thèmes de la campagne électorale: 70% des Français le jugent « déterminant » pour leur vote, largement devant l’immigration clandestine (55%) ou la réduction de la dette publique (35%).

Et même si Bercy assure que les réformes du quinquennat, comme la fin programmée de la taxe d’habitation, ont avantagé les Français, le ressenti est très différent. 69% des sondés estiment que leur pouvoir d’achat a diminué au cours des 5 dernières années.

L’inflation affiche des scores qui ne s’étaient plus vus en France depuis des années. Encore une fois, c’est avant tout l’énergie qui tire les prix vers le haut.

En parallèle, la question des salaires reste un sujet sensible. Si de nombreux candidats à la présidentielle promettent une hausse du Smic, le relèvement du salaire minimum n’aura pas forcément d’impact sur le reste des salaires, raison pour laquelle Bercy s’y refuse.

Sondage Ifop réalisé pour le JDD, effectué du 16 au 18 février 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1003 personnes âgées de 18 ans et plus. Les interviews ont eu lieu par questionnaire autoadministré en ligne. La marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,1 points.

Campagne électorale et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

Campagne électorale et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

 

Les propositions des candidats à l’élection présidentielle pour améliorer instantanément les revenus des Français sont soit irréalistes, soit un jeu de dupe, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».

 

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! » Les plus âgés d’entre nous se souviennent de ce slogan publicitaire de 1974, lorsque le gouvernement d’alors voulait encourager les économies d’énergie pour surmonter le premier choc pétrolier. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de pétrole, mais on a pléthore de « candidats du pouvoir d’achat ».

Dans cette campagne présidentielle, tous cherchent à s’improviser créateur de richesses pour tenter de soulager le portefeuille des Français, qui subissent les effets de l’envolée des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.

 

Alors que la dernière ligne droite avant le scrutin se profile, les électeurs devraient prendre conscience que la capacité d’un président de la République à améliorer le pouvoir d’achat reste, somme toute, limitée.

Evidemment, quand plus d’un Français sur deux cite ce sujet comme étant sa principale préoccupation, il est électoralement impossible de faire l’impasse. A ce stade, les programmes se divisent en deux catégories. La gauche opte pour une hausse spectaculaire du salaire minimum. La droite pour une réduction des charges sociales. L’une est irréaliste, l’autre revient purement et simplement à un jeu de dupe.

Concernant la première option, notons d’abord que la France est l’un des pays où le salaire minimum corrigé des différences de niveau des prix et de durée du travail est le plus élevé. Ensuite, le groupe d’experts sur le smic, qui est chargé d’élaborer des recommandations pour le gouvernement, rappelle qu’une « hausse des salaires supérieure aux gains de productivité accroît les coûts de production des entreprises, qui doivent réduire l’emploi, ou augmenter leurs prix de vente et, partant, perdre en compétitivité-prix, ou encore réduire leurs marges, ce qui pénalise leur capacité à investir et à innover. »

En clair, les effets d’une forte revalorisation du smic ne seraient qu’un feu de paille qui pourrait même avoir des effets contre-intuitifs sur le pouvoir d’achat. A cela s’ajoute un phénomène d’écrasement de la hiérarchie des salaires au détriment des emplois plus qualifiés. Pour rappel, la France fait partie des nations dans lesquelles l’écart entre le salaire minimum et le salaire médian est le plus faible.

 

L’autre option consiste à supprimer une partie des cotisations sociales pour augmenter le salaire net. Le procédé n’est pas nouveau, mais les candidats font assaut de créativité pour le remettre au goût du jour.

La candidate du parti Les Républicains Valérie Pécresse veut, par exemple, baisser les cotisations vieillesse de 2,4 % pour augmenter les salaires nets de 3 %. Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, lui, veut réduire le taux de contribution sociale généralisée (CSG) de près de sept points pour les salaires jusqu’à 2 000 euros. Enfin, Marine Le Pen, qui porte les couleurs du Rassemblement national, envisage d’exonérer les entreprises de cotisations patronales sur les 10 % d’augmentation qu’elles accorderaient à tous leurs salariés qui gagnent jusqu’à trois fois le smic.

Pouvoir d’achat: les candidats à la présidentielle à côté du problème

Pouvoir d’achat: les candidats à la présidentielle à côté du problème

 

Contrairement aux affirmations du gouvernement et d’experts complaisants, l’inflation n’aura certainement pas un caractère très provisoire. Elle s’installe au contraire dans le paysage économique de manière durable. Ainsi en 2021 sur un an elle a déjà atteint 3 %. Pour 2022, l’INSEE prévoit un dérapage en milieu d’année de l’art de 3,5 % sur un an. Des votations qui évidemment se cumulent et sont loin d’être compensées par les augmentations de revenus.

Du coup les Français estiment que cette question n’est pas suffisamment prise en compte par les candidats à la présidentielle

Le retour en boomerang de l’inflation depuis quelques mois donne des sueurs froides au gouvernement, dont l’obsession première, en pleine campagne présidentielle, est d’éviter coûte que coûte que tous les efforts consentis pour améliorer le niveau de vie des Français soient anéantis.

La crainte des ménages est, il est vrai, réelle. Certes, selon une récente note de la direction générale du Trésor, le pouvoir d’achat a en réalité augmenté de façon significative, entre 4 % et 6 %, selon le profil des foyers, au cours des cinq dernières années. Et ce, principalement grâce aux massives baisses d’impôts engagées à l’instar de la suppression progressive de la taxe d’habitation pour tous d’ici 2023. Toutefois, les prix à la consommation, déjà en hausse de 2,9 % en janvier sur un an, devraient encore fortement augmenter de plus de 3 % ces prochains mois, selon l’Insee. Outre l’explosion des prix de l’énergie observée depuis le mois de septembre, ceux des produits alimentaires et des produits manufacturés. Il y a aussi et surtout peut-être l’augmentation des dépenses contraintes qui représentent au moins 40 % du budget des ménages les moins favorisés. Une augmentation insidieuse notamment des services qui discrètement se glissent dans les prélèvements automatiques des factures.

Le pouvoir d’achat apparaît comme le sujet le plus important pour une nette majorité d’électeurs de la France insoumise (74%), mais également pour ceux du Parti socialiste (55%) et du Rassemblement national (57%). Chez les sympathisants d’Europe Écologie Les Verts, c’est néanmoins l’environnement qui est plébiscité à 73%, et c’est l’immigration pour les partisans de Reconquête! (75%).

Par ailleurs, 67% des Français interrogés estiment que l’élection présidentielle de 2022 pourrait avoir un impact sur leur pouvoir d’achat. Un constat partagé par une majorité des sympathisants de tous les bords politiques. Cependant, aucun candidat n’est jugé suffisamment crédible.

Le pouvoir d’achat apparaît comme le sujet le plus important pour une nette majorité d’électeurs de la France insoumise (74%), mais également pour ceux du Parti socialiste (55%) et du Rassemblement national (57%). Chez les sympathisants d’Europe Écologie Les Verts, c’est néanmoins l’environnement qui est plébiscité à 73%, et c’est l’immigration pour les partisans de Reconquête! (75%).

Par ailleurs, 67% des Français interrogés estiment que l’élection présidentielle de 2022 pourrait avoir un impact sur leur pouvoir d’achat. Un constat partagé par une majorité des sympathisants de tous les bords politiques. Cependant, aucun candidat n’est jugé suffisamment crédible. L’élection de Marine Le Pen est perçue comme pouvant avoir l’impact le plus positif sur le pouvoir d’achat, pour 26% des sondés, devant Jean-Luc Mélenchon (23%), Valérie Pécresse (18%) et Emmanuel Macron (17%).

La mesure jugée la plus efficace dans l’amélioration du pouvoir d’achat (89%) est celle portée à la fois par Marine Le Pen et Anne Hidalgo, qui consiste à baisser la TVA sur l’électricité, le gaz et les carburants. Vient ensuite la proposition de Jean-Luc Mélenchon de baisser la TVA et de bloquer les prix des produits de première nécessité (88%), puis celle d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse de défiscaliser les heures supplémentaires (83%).

. Vient ensuite la proposition de Jean-Luc Mélenchon de baisser la TVA et de bloquer les prix des produits de première nécessité (88%), puis celle d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse de défiscaliser les heures supplémentaires (83%).

Thème du pouvoir d’achat : en hausse et nettement thème prioritaire

· Thème du pouvoir d’achat : en hausse et nettement  thème prioritaire

 

D’après un étude que révèle les Echos, parmi les enjeux prioritaires, la question du pouvoir d’achat a connu cette semaine une forte hausse (+ 4 points, 57 %). Il s’agit désormais du seul enjeu cité par une majorité de Français. La protection sociale (49 %, -1 point) reste en deuxième position.( Des chiffres cohérents avec d’autres sondages mêmes s’ils diffèrent en valeur absolue).

Le pouvoir d’achat est avant tout cité par des personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles populaires (64 % contre 53 % dans les catégories plus aisées). A noter que la protection sociale est la principale préoccupation des retraités dans cette campagne (57 %).

Les thèmes de la sécurité et l’immigration, qui ont connu une forte hausse la semaine dernière , se stabilisent cette semaine. La sécurité est citée par 45 % des Français (+1 point) et l’immigration par 38 % (-1 point).

Inflation: La question du pouvoir d’achat devient prioritaire

Inflation: La question du pouvoir d’achat devient prioritaire

 

Un papier des « Echos » souligne le sujet particulièrement brûlant du rapport entre l’inflation et les salaires.

En décembre, elle a atteint un niveau très élevé de 2,8 % en glissement annuel, selon les estimations provisoires de l’Insee. Le sujet prenant une tournure politique, la commission des Finances du Sénat a décidé de se pencher sur « les perspectives et les conséquences à moyen terme » du phénomène en auditionnant mercredi les économistes.

Selon eux, le phénomène est parti pour durer encore plusieurs mois. « Après une évolution des prix de 0,9 % par an sur la période 2015-2020, nous prévoyons que l’inflation se maintiendrait au-dessus de 2,5 % à horizon de la mi 2022 », a indiqué le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier. Charles-Henri Colombier chez Rexecode a estimé, lui, qu’il fallait réévaluer les prévisions réalisées à la fin de l’an dernier. « En décembre, nous anticipions une inflation un peu supérieure à 2,5 % en 2022. Aujourd’hui, on ne serait pas loin de 3 % », a-t-il indiqué.

Dans ce concert, la Banque de France a de nouveau fait entendre une voix un peu différente. L’institution monétaire table toujours sur le scénario d’une « bosse » de l’inflation suivie d’un recul lui permettant de revenir sous les 2 %, en données harmonisées, – un indicateur différent de celui de l’Insee -, d’ici à la fin de l’année (contre 3,4 % en décembre 2021).

L’année passée, c’est d’abord la flambée des cours de l’énergie qui avait nourri la hausse des prix. Se sont ajoutées l’envolée des coûts du transport, les pénuries et les désorganisations des chaînes de production qui ont suivi.

En 2022, tout va encore dépendre des soubresauts de la pandémie. Pour autant, « le consensus global est que ce choc d’offre devrait se résorber, probablement au premier semestre », a relevé Christophe Blot, directeur adjoint de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Au cours des prochains mois, l’inflation devrait plutôt être portée par la hausse des prix des biens manufacturés et alimentaires, selon Jean-Luc Tavernier. Et pour cause : les prix de production dans l’industrie ont bondi de 16 % sur un an en novembre 2021, et les prix agricoles à la production se sont eux aussi envolés.

Désormais les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir répercuter sur le consommateur les augmentations de coûts subies. Cette situation risque d’attiser les revendications salariales. D’ores et déjà la Banque de France anticipe une hausse annuelle de l’ordre de 3 % des salaires, contre 2 % avant la crise sanitaire.

Le pouvoir d’achat, priorité des Français

Face aux poussées inflationnistes resurgit la question du pouvoir d’achat des ménages , touchés au portefeuille par l’augmentation des dépenses contraintes (énergie, alimentation etc.). Sur ce sujet politiquement très sensible, les projections de Rexecode sont pessimistes : « Le pouvoir d’achat par ménage devrait se dégrader en 2022 et 2023 », a prévenu Charles-Henri Colombier. L’Insee anticipe aussi un repli au premier semestre. La banque centrale n’est toutefois pas sur la même ligne et s’attend à une progression cette année (+ 0,6 % prévu), mais moindre qu’en 2021 (+1,7 %).

Le pouvoir d’achat s’impose comme la première préoccupation des Français dans la campagne présidentielle. L’exécutif a pris les devants en dégainant une série de mesures pour contrer les effets de l’envolée des cours de l’énergie. Tous les candidats affûtent leurs propositions pour répondre aux inquiétudes des électeurs.

Inflation et Pouvoir d’achat : prochain sujet prioritaire et brûlant

Inflation et Pouvoir d’achat : prochain sujet prioritaire et brûlant

 

Un papier des échos souligne le sujet particulièrement brûlant du rapport entre l’inflation et les salaires.

En décembre, elle a atteint un niveau très élevé de 2,8 % en glissement annuel, selon les estimations provisoires de l’Insee. Le sujet prenant une tournure politique, la commission des Finances du Sénat a décidé de se pencher sur « les perspectives et les conséquences à moyen terme » du phénomène en auditionnant mercredi les économistes.

Selon eux, le phénomène est parti pour durer encore plusieurs mois. « Après une évolution des prix de 0,9 % par an sur la période 2015-2020, nous prévoyons que l’inflation se maintiendrait au-dessus de 2,5 % à horizon de la mi 2022 », a indiqué le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier. Charles-Henri Colombier chez Rexecode a estimé, lui, qu’il fallait réévaluer les prévisions réalisées à la fin de l’an dernier. « En décembre, nous anticipions une inflation un peu supérieure à 2,5 % en 2022. Aujourd’hui, on ne serait pas loin de 3 % », a-t-il indiqué.

Dans ce concert, la Banque de France a de nouveau fait entendre une voix un peu différente. L’institution monétaire table toujours sur le scénario d’une « bosse » de l’inflation suivie d’un recul lui permettant de revenir sous les 2 %, en données harmonisées, – un indicateur différent de celui de l’Insee -, d’ici à la fin de l’année (contre 3,4 % en décembre 2021).

L’année passée, c’est d’abord la flambée des cours de l’énergie qui avait nourri la hausse des prix. Se sont ajoutées l’envolée des coûts du transport, les pénuries et les désorganisations des chaînes de production qui ont suivi.

En 2022, tout va encore dépendre des soubresauts de la pandémie. Pour autant, « le consensus global est que ce choc d’offre devrait se résorber, probablement au premier semestre », a relevé Christophe Blot, directeur adjoint de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Au cours des prochains mois, l’inflation devrait plutôt être portée par la hausse des prix des biens manufacturés et alimentaires, selon Jean-Luc Tavernier. Et pour cause : les prix de production dans l’industrie ont bondi de 16 % sur un an en novembre 2021, et les prix agricoles à la production se sont eux aussi envolés.

Désormais les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir répercuter sur le consommateur les augmentations de coûts subies. Cette situation risque d’attiser les revendications salariales. D’ores et déjà la Banque de France anticipe une hausse annuelle de l’ordre de 3 % des salaires, contre 2 % avant la crise sanitaire.

Le pouvoir d’achat, priorité des Français

Face aux poussées inflationnistes resurgit la question du pouvoir d’achat des ménages , touchés au portefeuille par l’augmentation des dépenses contraintes (énergie, alimentation etc.). Sur ce sujet politiquement très sensible, les projections de Rexecode sont pessimistes : « Le pouvoir d’achat par ménage devrait se dégrader en 2022 et 2023 », a prévenu Charles-Henri Colombier. L’Insee anticipe aussi un repli au premier semestre. La banque centrale n’est toutefois pas sur la même ligne et s’attend à une progression cette année (+ 0,6 % prévu), mais moindre qu’en 2021 (+1,7 %).

Le pouvoir d’achat s’impose comme la première préoccupation des Français dans la campagne présidentielle. L’exécutif a pris les devants en dégainant une série de mesures pour contrer les effets de l’envolée des cours de l’énergie. Tous les candidats affûtent leurs propositions pour répondre aux inquiétudes des électeurs.

Pouvoir d’achat : les Chinois toujours sous-développés

Pouvoir d’achat : les Chinois toujours sous-développés

À l’évidence, les progrès de l’économie chinoise sont spectaculaires et, de ce point de vue, les 14.000 milliards de dollars que représente la production agrégée chinoise relèvent quasiment du miracle en comparaison de l’état où se trouvait ce pays il y a encore 20 ans. Mais en fait, quel est le niveau de vie des Chinois par rapport aux citoyens des autres pays ? Si le PIB chinois en valeur absolue est en soi impressionnant, d’autres mesures indiquent une situation nettement plus contrastée, voire carrément déprimée.(Tribune deMichel Santi, Économiste  dans la tribune). 

Le PIB nominal, mesuré face à la monnaie de réserve mondiale qu’est le dollar, classe la Chine au 60e rang mondial derrière les Seychelles et les Maldives.

Quant au PIB calculé en regard de la parité du pouvoir d’achat, c’est-à-dire de ce qui peut être acheté d’équivalent entre nations pour une quantité donnée d’argent, il indique que la Chine est reléguée au 73e rang mondial derrière la Guinée.

Les États-Unis, eux, sont respectivement 5e dans le premier classement (derrière le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande et la Norvège) et 7e en parité du pouvoir d’achat. En réalité, les performances américaines sont proprement exceptionnelles, car cette nation se situe 5e d’un classement où se distinguent de petites économies homogènes et stables socialement, tandis qu’eux – les USA – sont une puissance économique massive, très diversifiée et caractérisée par une forte diversité sociale. En comparaison, les 60e et 73e places de la Chine la placent derrière les pays du Tiers-Monde les plus pauvres, alors même que son PIB agrégé la propulse à la seconde place mondiale derrière les États-Unis.

La chasse menée en Chine contre les plus riches

Cette contradiction flagrante, autorisant de considérer la Chine à la fois comme une superpuissance économique et comme un pays sous-développé, se manifeste nationalement par les Chinois les plus riches parvenant à mener le même train de vie que les Occidentaux les plus aisés quand, au même moment, l’écrasante majorité de leurs concitoyens vivotent pires que des Guinéens. Bien sûr, les inégalités sont un phénomène et un malheur mondiaux existant dans chaque pays. Il n’en reste pas moins que même au sein du pays occidental le plus inégalitaire du monde – à savoir les États-Unis – les plus pauvres ont un niveau de vie incomparable aux Guinéens.

Xi Jinping connaît parfaitement l’histoire de son pays et notamment la Longue Marche entreprise par Mao qui a fédéré les laissés pour compte, les paysans et les miséreux de l’époque constitués en armée ayant renversé le régime en place accusé de promouvoir injustices et inégalités. C’est à ce prisme qu’il faut voir la chasse menée aujourd’hui en Chine contre les plus riches et qui a pour objectif affiché de démontrer que le Parti communiste se préoccupe des pauvres. Pour autant, les actions de Xi Jinping et de ses fidèles sont susceptibles de nuire à la machine à produire chinoise, et donc au PIB facial de leur pays. Les dirigeants chinois se retrouvent donc en quelque sorte à la croisée des chemins. Confrontés à une pauvreté au sein de leurs territoires comparables à celle des nations les plus miséreuses du globe, contraints d’adopter des mesures spectaculaires – souvent théâtrales – destinées à montrer à leurs citoyens qu’ils sont bien décidés à lutter contre ce fléau, ils sont bien conscients que leurs actions volatilisent la confiance du milieu des affaires en leur économie et fragilise donc ce PIB qui les rend (à juste titre) si fiers.

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

UE-Marché carbone étendu: pour plomber encore la compétitivité et le pouvoir d’achat ?

 

UE-Marché carbone étendu: pour plomber encore la compétitivité et le pouvoir d’achat ?

Avec ses nouvelles propositions  (application du plan climat), l ‘union européenne vise un double objectif d’une part diminuer d’au moins la moitié des émissions carbone d’ici 2030 d’autre part assurer la sécurité des approvisionnements. Et pour cela on compte en particulier sur la taxe carbone qui va s’appliquer aux frontières de l’Europe. La commission européenne espère jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l’UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats. Le seul problème c’est qu’il faudrait évaluer en même temps les pertes de compétitivité car la taxe carbone va renchérir les produits destinés aux entreprises et aux particuliers.

Finalement les écolos ont réussi à convaincre nombre d’économistes d’internaliser la problématique environnementale via les prix du marché. La taxe carbone en très forte augmentation et progressivement applicable est supposée constituer le signal prix qui fera diminuer la consommation de produits à fort contenu de carbone.

 

Un pari un peu fou relevant le plus souvent d’analyse très théorique car la régulation pour atteindre des objectifs d’intérêt général ne saurait se limiter aux mécanismes de marché. Les économistes, la plupart très libéraux du fait de la formation se réjouissnte de la récupération par leur activité de la thématique environnementale. Les écologistes de leur côté sautent de joie à chaque augmentation de fiscalité qui limite, interdit et sanctionne.

La vraie régulation ne passe pas seulement par les prix mais par les progrès technologiques, par la normalisation aussi par le changement de comportement.

En l’absence d’alternative, le client final, entrepris ou particuliers subira tout simplement une taxe de plus qui viendra amputer la compétitivité et le pouvoir d’achat. Nombre de produits objets de la taxe carbone sont par ailleurs  réexportés et subiront donc un handicap de charge fiscale.
Longtemps envisagée, souvent repoussé, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été finalement adopté en juillet. L’idée ? Faire payer aux importateurs de marchandises en Europe les émissions polluantes liées à la fabrication de celles-ci, afin de mettre sur un pied d’égalité les entreprises de l’UE – soumises à des normes climatiques strictes – et leurs concurrents étrangers fortement émetteurs.

Mercredi, la Commission a notamment détaillé sa proposition qui se concentre finalement sur cinq secteurs (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) selon les émissions carbone liées à leur production et le prix européen de la tonne de CO2. Après une période transitoire en 2023-2026, cette « taxe carbone » aux frontières apporterait 1 milliard d’euros de recettes par an au budget de l’UE. Un raisonnement totalement technocratique, ce qui n’est guère étonnant puisque la quasi-totalité des personnels de l’union économique sont des fonctionnaires.

Pouvoir d’achat: Principal enjeu de 2022

Pouvoir d’achat: Principal enjeu de 2022 

 

Les deux experts en communication Robert Zarader et Samuel Jequier observent, dans une tribune « au Monde », que la hausse des salaires est la question taboue qui fait trébucher les candidats à l’élection présidentielle depuis le début des années 2000.

 

Tribune.

 

 Une communication qui ne rencontre pas les expériences et les représentations individuelles peut-elle être efficace ? Dans un contexte de défiance généralisée, brandir les statistiques « rationnelles légales » de l’Insee peut-il véritablement modifier un ressenti, une perception ?

Sur la question du pouvoir d’achat, la parole présidentielle et gouvernementale n’est pas performative : il ne suffit pas de dire qu’il a augmenté pour que cela le soit dans l’esprit des Français. Le président de la République se trouve en conséquence confronté à l’ombre menaçante d’une insatisfaction qui a déjà fait plusieurs victimes par le passé. Le pouvoir d’achat peut être un vrai serial killer électoral.

Il a tué Lionel Jospin, en 2002. On a souvent mis en avant la question de l’insécurité pour expliquer la déroute de la gauche. On a oublié combien la question du pouvoir d’achat, peut-être de manière plus insidieuse et souterraine, avait aussi fragilisé la candidature du leader du Parti socialiste (PS). Premier ministre, Lionel Jospin perd 20 points de popularité avant l’échec électoral des municipales de 2001, à la suite (déjà !) d’une hausse du prix des carburants exaspérant l’opinion. Il ne s’en remettra plus, jusqu’au crash du 21 avril.

La chute de Sarkozy et de Hollande

La gauche paie, ce jour-là, d’avoir donné la priorité au temps contre l’argent dans la mise en œuvre des trente-cinq heures. L’arbitrage est gagnant pour les cadres, et leur forfait réduction du temps de travail (RTT) qui allonge leurs congés, perdant pour les ouvriers et employés, qui, pour quelques inutiles minutes de pause en plus, voient leurs salaires gelés. La « modération salariale » est mal vécue par ceux qui subissent le plus fortement la contrainte financière : les classes populaires se détournent du candidat du PS lors du premier tour de l’élection présidentielle, le menant à sa perte.

Il a tué Nicolas Sarkozy, en 2012. Elu sur la promesse du « travailler plus pour gagner plus », le président sortant est battu sur sa non ou sur sa mauvaise concrétisation. L’austérité post-crise financière et la hausse des impôts ont eu raison, dans les perceptions des Français, de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Il a contribué à l’empêchement de François Hollande en 2017, l’alourdissement de la fiscalité ayant largement participé à grever définitivement la popularité du président socialiste. Il a continué son parcours depuis. Porté par un mouvement inédit et spontané, il a surgi vêtu de « gilets jaunes » sur les ronds-points et fait trembler le pouvoir.

Il vous reste 60.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Prix de l’énergie et pouvoir d’achat

Prix de l’énergie et  pouvoir d’achat

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019.

 

Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Le prix de l’énergie plombe le pouvoir d’achat

 

 

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019. Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Présidentielle: Le pouvoir d’achat thème central ( enquête Odoxa)

 Présidentielle: Le pouvoir d’achat thème central ( enquête Odoxa)

D’après une enquête au Odoxa, Le thème du pouvoir d’achat sera nettement prioritaire lors des élections présidentielles notamment.
  »on est à un niveau de réoccupations deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et trois fois plus élevé qu’en Allemagne ». Les Français sont donc champions d’Europe du pessimisme selon l’institut de sondage. Huit personnes sur dix pensent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé ces 12 derniers mois avec la crise sanitaire et quatre sur dix se disent actuellement en difficulté financière. Les raisons principales : la hausse des prix de l’énergie, de l’essence et de certains biens de consommation.

Le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français, et de loin ! C’est l’enseignement principal du premier baromètre Odoxa – FG2A pour Europe 1, publié lundi matin. 45% des Français le placent tout en haut de leurs priorités, à tel point que le pouvoir d’achat apparaît déjà comme un enjeu clé de la présidentielle 2022.

Une thématique qui devance largement toutes les autres. Il y a cinq ans, le chômage était au cœur des préoccupations des Français. Il arrive aujourd’hui en sixième position, et c’est donc le pouvoir d’achat qui écrase tout avec 45% des Français qui le placent tout en haut de leurs priorités. Au total, cela représente onze points de plus qu’avant l’élection présidentielle de 2017.

 

 

 

En Europe, c’est même une spécificité, voire une obsession française.  »Par rapport aux autres grands pays européens, on a 15 points de plus en France de personnes qui considèrent que le pouvoir d’achat est un sujet de préoccupation très important », souligne Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

Huit Français sur dix considèrent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé

Et d’ajouter qu’en comparaison, « on est à un niveau deux fois plus élevé qu’au Royaume-Uni et trois fois plus élevé qu’en Allemagne ». Les Français sont donc champions d’Europe du pessimisme selon l’institut de sondage. Huit personnes sur dix pensent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé ces 12 derniers mois avec la crise sanitaire et quatre sur dix se disent actuellement en difficulté financière. Les raisons principales : la hausse des prix de l’énergie, de l’essence et de certains biens de consommation.

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les patrons 

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol