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Inflation : l’occasion d’une grande spéculation

Inflation : l’occasion d’une grande spéculation

 

 

Alors que l’inflation européenne est mesurée au mois d’août autour de 9 %, la France n’enregistrerait qu’une hausse des prix d’environ 6 % (5,8 % sur un an en août).

 

On comprend mal, à part la question de la tarification de l’électricité,  comment la France ce situe en retrait en matière d’évolution des prix. Sans doute en raison de l’obsolescence de l’indicateur de l’INSEE qui sous-estime l’évolution structurelle de la consommation. Une consommation caractérisée par une forte de l’alimentaire et des services notamment.

Un seul exemple des litres de huile autour de 1,50 € qui passe à plus de deux euros et jusqu’à cinq euros grâce au changement d’étiquette, d’emballage et de conditionnement.

En fait,  nombre de secteurs et d’entreprises profitent du climat inflationniste actuel pour augmenter sans raison objective leurs prix. C’est l’occasion d’une grande spéculation qui à terme permettra d’augmenter les profits. Aucune étude n’a été entreprise pour analyser de manière profonde les facteurs explicatifs de la hausse des prix. Certains sont structurels, d’autres conjoncturelles et d’autres enfin purement spéculatifs. Sur une hausse globale qui devrait atteindre presque 10 % d’ici la fin de l’année la moitié environ est infondée. En cause notamment les rétentions de fourniture de producteurs et de distributeurs, la valse des étiquettes et de conditionnement.

D’après l’INSEE,  Le détail des chiffres montre que l’augmentation des prix de l’énergie est revenue à 22,2 % en rythme annuel, après avoir atteint 28,5 % le mois dernier. En revanche, la hausse des prix de l’alimentation s’est encore accélérée pour atteindre 7,7 % par rapport à août 2021, après une hausse de 6,8 % un mois plus tôt, tout comme celle des prix des produits manufacturés (+3,5 % après +2,7 % avec la fin des soldes) tandis que celle des services reste stable, à 3,9 % annuel.

Au total, les prix augmentent ainsi de 0,4 % sur un mois en août, après une hausse de 0,3 % en juillet, précise l’Insee. La  hausse des prix y atteint un niveau sans précédent depuis 40 ans.

Dans la réalité, les prix alimentaires progressent au moins 10 %. Les prix des services devraient eux enregistrer une forte hausse à la rentrée notamment concernant les abonnements.

Les facteurs explicatifs de l’inflation

Inflation structurelle- Certaines mutations structurelles au sein de l’économie peuvent favoriser l’inflation. C’est le cas d’une situation de monopole caractérisée par une absence de concurrence, par exemple.

D’autres raisons, psychologiques…et spéculatives , pourraient aussi expliquer ce phénomène Imaginez qu’une entreprise vendant de la farine anticipe de très mauvaises récoltes de blé. Elle augmentera donc les prix de sa marchandise pour compenser la potentielle perte à venir.
Inflation conjoncturelle- Selon les économistes de l’école keynésienne, l’inflation s’explique par un déséquilibre entre offre et demande. Lorsque la demande excède l’offre de B&S, les prix augmentent mécaniquement afin de retrouver cet équilibre. C’est cette rareté qui entraîne la hausse des prix.
Inflation Monétaire-Lorsque la masse monétaire dépasse la richesse réellement produite ce qui conduit à une forme de dépréciation de la valeur de la monnaie donc à une inflation
Inflation par les coûts- Une hausse généralisée et persistante des prix peut se justifier par une augmentation du coût de fabrication d’un bien ou parce que les produits qui le composent sont de plus en plus chers. L’augmentation du coût de fabrication provient souvent d’une hausse des salaires, qui se répercute sur le prix des B&S. Le consommateur ressentira également la hausse du prix des matières premières au moment de son achat.
L’inflation frappe l’économie dans son ensemble, des ménages aux entreprises en passant par les administrations publiques. Celle-ci est particulièrement mal accueillie par les épargnants qui constatent une dépréciation de la valeur de l’argent amassé sur leur compte. Toute personne ayant un revenu fixe voit également l’inflation d’un mauvais œil. Alors que les prix grimpent, les salaires ne sont pas forcément revus à la hausse.Actuellement (au mois d’août, l’inflation en France a progressé de l’ordre de  6 % tandis qu’en moyenne les salaires n’ont enregistrés qu’une hausse de 3 % ). Les salariés  sont donc forcément perdants et voient leur pouvoir d’achat baisser.L’inflation pénalise également le commerce extérieur. Les prix des marchandises du pays en proie à l’inflation étant plus élevés, les autres nations seront forcément plus réticentes à les importer.

Ce phénomène entraîne aussi la hausse des taux d’intérêt, décourageant les ménages à solliciter des crédits à la consommation.

 

L’absence en France d’une écologie politique libre et indépendante

L’absence en France d’une écologie politique libre et indépendante

 

L’écologie politique, telle qu’elle est représentée en France, se réduit à un mouvement ancré à l’extrême gauche, regrettent des militants de l’environnement, dont Corinne Lepage, qui appellent, dans une tribune au « Monde », à faire émerger une écologie politique innovante.

 

Une réflexion pertinente dans la mesure où progressivement Europe écologie les Verts (EELV)  a été complètement noyautés par les gauchistes d’ailleurs plus préoccupés par les questions sociétales que par l’environnement NDLR

 

 

Le dépassement de toutes les limites de la Terre est désormais avéré. Notre pays n’est pas épargné par les effets du changement climatique, suscitant une angoisse légitime face à des phénomènes non maîtrisés.

La sous-estimation des risques et des pénuries généralisées dans les services publics nous oblige à faire émerger une écologie politique innovante ; une écologie qui dépasse les contradictions de ce monde, assume sobriété et partage plus équitable des richesses et conjure dans le même temps les tentations de « démocratures » et dictatures.

 

Le moment est venu de construire une véritable offre de l’écologie politique en France, car elle n’existe pas. Cela peut paraître paradoxal, mais c’est une réalité.

L’écologie politique, telle qu’elle est représentée aujourd’hui dans notre pays, est réduite à l’émergence d’un mouvement politique désormais clairement ancré à l’extrême gauche, une prétendue Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) qui ne répond ni aux besoins de l’écologie ni aux souhaits d’une majorité de Français, en dépit de l’angoisse écologique qu’ils expriment au regard des bouleversements que connaît notre monde. D’où l’incapacité à convaincre nos concitoyens et la sphère politique de l’urgence écologique.

Contrairement à ce qu’aurait pu laisser espérer la constitution d’un groupe écolo à l’Assemblée nationale, l’écologie politique a en fait complètement disparu des radars pour se fondre dans les obsessions exprimées de manière violente par La France insoumise (LFI), formation majoritaire au sein de la Nupes. Avec des membres qui, pour l’essentiel, n’ont rien à voir avec l’écologie voire pire, déconsidèrent les propositions écologistes aux yeux de beaucoup de nos concitoyens.

La disparition d’une écologie politique libre et indépendante, tant pour des raisons idéologiques – le triomphe d’une écologie clivante –, que financières – le besoin de se renflouer avec le financement public après l’échec de la présidentielle –, crée à l’évidence un grand vide qu’il est urgent de combler, tant les attentes et les enjeux pour notre planète et ses habitants sont importants.

 

Quant aux écologistes qui n’appartenaient pas cette mouvance, ils ne sont pas parvenus à créer au cœur de l’échiquier politique français un pôle attractif. Cette cartographie a explosé sous le double coup de boutoir de l’absorption d’Europe Ecologie-

« Le 24 avril 2022 :mort d’une certaine idée de la République »

« Le 24 avril 2022 :mort d’une certaine idée de la République »

 

 La force de l’extrême droite dans la société française est d’avoir pratiquement contaminé toute la classe politique avec ses thèses, déplore le dramaturge et écrivain Mohamed Kacimi dans le « Monde. »

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Tribune.

 

A Jérusalem, il y a quelques années, je prenais un café en terrasse, sur la Via Dolorosa. Un jeune homme barbu s’installe à ma table et engage la discussion. D’emblée, il me confie, fièrement, qu’il fait partie du Hamas. Je regarde la patrouille de soldats, armés jusqu’aux dents, qui contrôlent les passants, les drapeaux israéliens qui flottent sur les maisons palestiniennes et lui demande :
« Franchement, vous pensez qu’en niant l’existence d’Israël avec cet entêtement, vous allez libérer la Palestine ? »
Le jeune homme me regarde et me pose la question :
« Dites-moi Monsieur, vous vous souvenez du comté d’Edesse ou du royaume de Tripoli ?
– Vous parlez du royaume des Francs ? Mais c’était il y a longtemps. »
Le jeune homme sourit et lâche :
« Non, c’était hier, mais personne ne s’en souvient. Voyez-vous, ce qui nous distingue, c’est qu’Israël a le temps, mais nous, Monsieur, nous avons l’éternité. »


Durant la soirée électorale du deuxième tour de l’élection présidentielle, je n’ai pas arrêté de penser à cette histoire. Quand je suis arrivé en France, en 1982, le Front national (FN) faisait moins de 1 % aux législatives. Ceux qu’on n’appelait pas encore les « Beurs » voyaient déjà leurs parents jetés à la rue, après la fermeture des grandes usines et des mines à charbon. Ils apparaissaient de temps en temps dans les faits divers, quand un Dupont la Joie, insomniaque, tirait à coups de .22 long rifle sur les gamins arabes qui jouaient en bas de chez lui. Cela se terminait souvent par un non-lieu. Car tuer un Arabe n’était pas un crime à l’époque dans un pays à peine sorti de trente années de guerres coloniales, dont celle d’Algérie.

En 1981, François Mitterrand est élu sur un programme « d’union de la gauche ». L’ancien ministre de l’intérieur durant la guerre d’Algérie en profite pour faire fleurir chaque année la tombe de Pétain, achève l’amistie des officiers putschistes (1961) et de l’OAS en leur restituant grades et pensions, protège Maurice Papon et René Bousquet. Durant les élections de 1983, il sort du chapeau Jean-Marie Le Pen. Les historiens soutiennent que c’était pour faire exploser la droite, mais force est de reconnaître que, au-delà du calcul politique, les deux avaient en commun quelques affinités idéologiques.

Marseille: Laboratoire d’une Ville à plusieurs visages

Marseille: Laboratoire d’une Ville à  plusieurs visages

Les résultats des élections législatives ont confirmé la recomposition du paysage politique français à « trois têtes », la Nupes portée par LFI, le « centre droit » autour de l’alliance présidentielle et le RN fort de ses nouveaux élus à l’Assemblée nationale. Le premier tour des législatives a été particulièrement intéressant à observer à Marseille, alors même que les résultats n’étaient pas encore définis, au vu des campagnes politiques successives qui se sont déroulées dans la cité phocéenne. Marseille se donne en effet à voir comme un laboratoire de sociologie politique, exarcerbant les dynamiques en cours.

De façon quasi caricaturale, la cité a été coupée en trois entités que ce soit pour le 1er ou le second tour : le Nord et le Centre pour la Nupes ; l’Est pour le RN ; le Sud pour LREM. Une répartition politique qui suit très exactement la sociologie du type d’habitants.

L’abstention dans les circonscriptions marseillaises a été forte comme dans le reste de la France (environ 53% d’abstention) ; mais c’est une participation électorale marquée par des contrastes très importants entre quartiers. Pour exemple, dans le centre, du côté de la Belle de Mai non loin de la Gare Saint-Charles, un des lieux les plus pauvres de France, le taux d’abstention atteint 72%. À l’opposé dans le quartier bourgeois de la Flotte dans le 8e arrondissement l’abstention n’atteint que 45,82%. Soit, plus de 26 points d’écart.

 

La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) s’inscrit aussi dans cette dynamique de contrastes. Forte d’un socle de vote populaire, l’alliance séduit avant tout des quartiers à forte mixité culturelle et en proie à très grande pauvreté, voire extrême pauvreté, et par ailleurs des quartiers populaires en voie de gentrification ou déjà largement gentrifiés comme le 5e arrondissement.

Dans les quartiers populaires ayant connu diverses vagues d’immigrations depuis les années 60, tels les quartiers nord et certaines portions du centre, nous pouvons certainement parler, d’un vote identitaire sur fond de pauvreté.

 

Part des ménages à bas revenus, l’exemple de Marseille. Le taux de pauvreté est de 25,1 % à Marseille. La pauvreté se concentre dans les arrondissements du nord et du centre de la ville : dans les 1ᵉʳ, 2ᵉ, 3ᵉ, 14ᵉ et 15ᵉ, les taux de pauvreté sont supérieurs à 39 %. CGNET/2016CC BY-NC-ND

Les habitants de ces quartiers ont aussi clairement perçu les propos du leader de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon, autour du concept de « créolisation » ; concept proposé par Edouard Glissant, devenu mot étendard, terme fétiche pour le leader de la LFI lors de cette campagne.

Leader de la LFI et ancien député de Marseille, il est présent en 2019 à la marche contre l’islamophobie à l’appel du CCIF et du NPA à Paris ; il a fait entendre son travail pour lutter contre « la haine des musulmans » et à travaillé à un livret précis « Pour une politique migratoire, humaniste et réaliste » livret thématique de l’Avenir en commun.

Comme le montre la littérature académique et journalistique, la mixité culturelle de ces quartiers « nord » – sur fond de pauvreté, joue plutôt en faveur d’un vote LFI ou Nupes.

Ainsi, le bureau de vote de l’école Maternelle de Saint Joseph Serières dans le 15e arrondissement a porté Nupes à plus de 49% au 1er tour. Une petite remarque cependant : dans ces quartiers où la précarité est forte, le RN arrive tout de suite en deuxième position ; et ce contrairement aux quartiers votant LFI mais qui sont en voie d’embourgeoisement.

Les quartiers en voie de gentrification telle la 5e circonscription, portent aussi l’alliance Nupes en première position. Il faut comprendre, que la sociologie électorale de LFI et de Nupes est moins populaire que celle du RN qui reste le « premier parti ouvrier de France ».

Les travaux du Cevipof repris par Luc Rouban le montrent, la Nupes représente plutôt les classes moyennes, plutôt les diplômés : la proportion d’électeurs ayant au moins un bac plus 5 dans l’électorat de Jean Luc Mélenchon a l’élection présidentielle était de 16% et de 19% pour Yannick Jadot – contre 18% dans l’électorat de Macron et seulement 6% dans celui de Marine Le Pen.

Dans ces quartiers où la Nupes est en tête, on repère deux tendances : quand le quartier est gentrifié, c’est LREM qui arrive derrière la Nupes (4e et 5e circonscription), quand le quartier est nettement plus populaire, c’est le RN qui talonne la formation construite autour de J.L Melenchon.

Le Rassemblement national synthétise peut-être ici les 2 FN caractérisés : celui du nord, ancré sur les questions sociales, celui du sud, construit autour des enjeux de l’immigration.

C’est à l’est qu’il sort en tête du premier tour. Dans certains bureaux de vote le RN monte jusqu’à presque 39% (La Valbarelle) avec plus de 7% du côté de Reconquête ! ou à plus de 36 avec un R ! à plus de 8 (groupe scolaire Château Saint-Cyr). Les deux partis d’extrême droite frôlent ainsi les 45 points.

Cette zone urbaine tend à avoir les caractéristiques du périurbain : située à la périphérie de la ville, proches des grands centres commerciaux, et des axes autoroutiers menant vers l’Est du département et vers le Var, on trouve dans ces secteurs, des maisons individuelles, ou des résidences dotées d’un foncier conséquent. Dans cette circonscription, la mixité culturelle est beaucoup moins forte que dans les quartiers nord.

Mais au final, si cette circonscription de l’est de Marseille échappe in fine de très peu au RN, ce dernier gagne une place coté nord-est face à la Nupes-LFI – 3e circonscription – au second tour. C’est au final cette circonscription plus populaire et appartenant déjà en partie aux quartiers nord que le RN a gagné.

D’ailleurs, dans cette circonscription, ce sont les bureaux de vote les moins peuplés de populations immigrées qui ont permis au RN de gagner ce siège.

Le vote RN s’effectue ici via un « effet de halo » largement documenté par les sciences politiques. Cet effet a été repéré à partir de données d’enquête géolocalisées au niveau infra-communal. Il révèle l’augmentation significative et substantielle de la probabilité du vote Le Pen à distance des « épicentres » de population immigrée, indépendamment du contexte socio-économique et culturel, ainsi que des caractéristiques socio-démographiques des individus.

Des travaux qui éclairent les mécanismes qui lient les expériences subjectives de l’immigration au vote FN ; par exemple ce sont les individus qui vivent tout de suite à coté des quartiers à forte immigration qui vont le plus voter FN/RN, comme le montrent Gille Ivaldi et Jocelyn Evans.

Dans ces circonscriptions – est et nord-est -, on retrouve certainement aussi ce que d’aucuns ont montré notamment autour des transformations du monde du travail – comme le montre ce travail un terrain favorable - qui jouent un rôle prépondérant dans le vote RN. Il s’agit moins d’un déclassement, qu’un délitement des éléments liés à la valorisation du travail : quid de l’estime retirée lors du parcours professionnel, l’emploi décroché – si emploi il y a – sera-t-il à la hauteur des attentes voire des diplômes obtenus ? C’est tous ces questionnements qui créent au vote RN.

Dans la cité phocéenne, LREM confirme l’attractivité électorale qu’elle a auprès des populations les plus incluses dans la société, c’est une sociologie électorale que l’on connaît bien maintenant : des diplômés, souvent des retraités, ou, parmi les actifs, des cadres.

Le bureau de vote de la Flotte, donne quasiment 44 % au candidat LREM et n’offre à la candidate que LR 18,7%. Au bureau de vote Prado Plages c’est plus de 40% à LREM, presque 18% à Reconquête ! la candidate LR n’arrive qu’à 15%. Ce carré d’or où la bourgeoisie marseillaise est souvent enfermée dans des résidences dotés de voies privées est globalement passé d’un vote de droite classique à un vote LREM. Ces bureaux de vote sont au sud de la ville et très proches de la mer.

Par ailleurs, dans ces lieux bourgeois du 8e arrondissement, on peut faire l’hypothèse que la réconciliation des droites chère à Zemmour séduit plutôt : les résultats du bureau de vote Prado Plage : Reconquête ! devancent LR avec 17,65% ; LR est à 14,59 ; le RN à 10,8.

Bien sûr la circonscription est plus mixte que ces seuls micro bureau de vote, dans certains secteurs plus « bobo » la Nupes – vers les Goudes à l’extrême sud – peut atteindre de bons scores, mais ce secteur donne tout de même l’avantage à LREM.

Deuxième ville de France, la cité du sud-est est faite de suffisamment de contrastes et de mixités pour être un bon terrain d’observations des jeux politiques.

En effet, on y retrouve sur le même territoire de très grandes entreprises comme la la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA-CGM), armateur de porte-conteneurs français dont le patron est l’une des plus grandes fortunes françaises, mais aussi des grandes situations de précarité.

Marseille est à l’image d’une France dans tous ses aspects et tous ses contrastes : elle réunit en son sein un peu de la Seine-Saint-Denis, un peu des quartiers gentrifiés parisiens ou nantais, une bourgeoisie classique que l’on pourrait croiser à Bordeaux, mais aussi des centres universitaires ou économiques que l’on peut trouver dans le grand Paris ou le grand Lyon.

Les votes retracent ces contrastes, ils nous racontent une ville dans ces diverses composantes et in fine en disent long sur la France qui vote. La cité phocéenne finit par être une sorte de laboratoire en miniature de la France et de ce à quoi ressemble l’Assemblée nationale aujourd’hui.

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Par Virginie Martin, Docteure sciences politiques, HDR sciences de gestion, Kedge Business School.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Envol de l’ inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

Envol de l’ inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

 

Macron a reconnu lui-même qu’il y avait à l’occasion de la vague d’inflation de nombreux profiteurs. pour autant ,le gouvernement et la majorité à l’Assemblée nationale se sont opposés pour l’instant la mise en place d’une commission parlementaire pour analyser le phénomène et identifier les spéculateurs.Nombreux de productions subissent des hausses indues jusqu’à deux chiffres en profitant du climat inflationniste. Des hausses dont certaines peuvent s’expliquer par l’augmentation des matières premières mais beaucoup d’autres liés à une croissance des tarifs spéculative. Des hausses de producteurs, d’intermédiaires et de commerçants.

 

Dans  les grandes surfaces ont note par exemple  les subterfuges qui consistent à substituer une marque à une autre pour en augmenter le prix.

Dans les supermarchés, tous les produits de base flambent. La boîte de haricots, la farine, l’huile d’olive, le paquet de céréales affichent tous une hausse de plus de 5 %, et même bien au-delà pour les pâtes, le café, le sucre ou les œufs, constate 60 millions de consommateurs.

Premier constat : depuis un an, la hausse des viandes surgelées s’établit à + 4,2 %, selon l’indice des prix à la consommation dévoilée par le site 60 millions de consommateurs. Un repère déterminant dans la hausse moyenne des prix en rayons et qui constitue le panier des Français.

Parmi les autres produits qui flambent, les pâtes caracolent en tête. Leur prix a bondi de plus de 7 % en décembre 2021 par rapport à décembre 2020. Si les grandes marques restent un peu en deçà de ce chiffre, les marques de distributeur (MDD) ont flambé de 12 % et les premiers prix ont littéralement explosé : + 39 % !

Pour l’instant, l’inflation du panier alimentaire reste inférieure à l’inflation générale. Sauf qu’il y a eu plus de hausses aux rayons alimentaires dans les trois premiers mois de 2022 que durant les cinq années précédentes, relève 60 millions de consommateurs. Et surtout, la guerre en Ukraine devrait encore se répercuter sur les prix des viandes, des huiles ou des farines, entre autres.

Le président des supermarchés Leclerc estime que au moins la moitié des augmentations sont injustifiées. Il réclame la mise en place d’une commission parlementaire, en vain.

Cette commission ne pourrait que constater des hausses qui dépassent et de loin les 5,8 % d’inflation générale. Ce qui par parenthèse remettrait aussi en cause le caractère d’obsolescence de l’indice des prix à la consommation de l’INSEE aujourd’hui complètement faussé par le changement structurel de consommation.

Le pouvoir et les économistes ultra-libéraux à son service craignent une transparence de l’inflation réelle ne réveillent les revendications salariales. La plupart de ces économistes condamnent par avance les les effets de la spirale salaire prix. En même temps, le problème c’est qu’ils condamnent aussi la croissance.

En effet les revenus salariaux n’ont guère augmenté de plus de 3 % soient une perte de pouvoir d’achat de 3 % Un seul exemple, le fameux pot de moutarde qui avait disparu des étalages. Chez certains distributeurs il revient sous une autre marque mais au même prix que les plus chers; en réalité d’une moindre qualité et en provenance de Roumanie !au moins par rapport à l’inflation. Les ménages consommateurs en ont déjà tiré les conséquences en réduisant leur consommation qui va provoquer une récession.

Phénomène de l’ inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

Phénomène de l’ inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

 

Nombreux de productions subissent des hausses indues jusqu’à deux chiffres en profitant du climat inflationniste. Des hausses dont certaines peuvent s’expliquer par l’augmentation des matières premières mais beaucoup d’autres liés à une croissance des tarifs spéculative. Des hausses de producteurs, d’intermédiaires et de commerçants.

 

Ceux qui ont l’habitude par exemple d’effectuer leurs courses dans les grandes surfaces ont noté les subterfuges qui consistent à substituer une marque à une autre pour en augmenter le prix. Le président des supermarchés Leclerc estime que au moins la moitié des augmentations sont injustifiées. Il réclame la mise en place d’une commission parlementaire, en vain.

Cette commission ne pourrait que constater des hausses qui dépassent et de loin les 5,8 % d’inflation générale. Ce qui par parenthèse remettrait aussi en cause le caractère d’obsolescence de l’indice des prix à la consommation de l’INSEE aujourd’hui complètement faussé par le changement structurel de consommation.

Le pouvoir et les économistes ultra-libéraux à son service craignent une transparence de l’inflation réelle ne réveillent les revendications salariales. La plupart de ces économistes condamnent par avance les les effets de la spirale salaire prix. En même temps, le problème c’est qu’ils condamnent aussi la croissance.

En effet les revenus salariaux n’ont guère augmenté de plus de 3 % soient une perte de pouvoir d’achat de 3 % Un seul exemple, le fameux pot de moutarde qui avait disparu des étalages. Chez certains distributeurs il revient sous une autre marque mais au même prix que les plus chers; en réalité d’une moindre qualité et en provenance de Roumanie !au moins par rapport à l’inflation. Les ménages consommateurs en ont déjà tiré les conséquences en réduisant leur consommation qui va provoquer une récession.

Inflation : l’occasion d’une vague de spéculation

Inflation : l’occasion d’une vague de spéculation

 

Nombreux de productions subissent des hausses indues jusqu’à deux chiffres en profitant du climat inflationniste. Des hausses dont certaines peuvent s’expliquer par l’augmentation des matières premières mais beaucoup d’autres liés à une croissance des tarifs spéculative. Des hausses de producteurs, d’intermédiaires et de commerçants.

Ceux qui ont l’habitude par exemple d’effectuer leurs courses dans les grandes surfaces ont noté les subterfuges qui consistent à substituer une marque à une autre pour en augmenter le prix. Le président des supermarchés Leclerc estime que au moins la moitié des augmentations sont injustifiées. Il réclame la mise en place d’une commission parlementaire, en vain.

Cette commission ne pourrait que constater des hausses qui dépassent et de loin les 5,8 % d’inflation générale officielle . Ce qui par parenthèse remettrait aussi en cause le caractère d’obsolescence de l’indice des prix à la consommation de l’INSEE aujourd’hui complètement faussé par le changement structurel de consommation.

Le pouvoir et les économistes ultra-libéraux à son service craignent une transparence de l’inflation réelle ne réveillent les revendications salariales. La plupart de ces économistes condamnent par avance les les effets de la spirale salaire prix. En même temps, le problème c’est qu’ils condamnent aussi la croissance.

En effet les revenus salariaux n’ont guère augmenté de plus de 3 % soient une perte de pouvoir d’achat de 3 % au moins par rapport à l’inflation. Les ménages consommateurs en ont déjà tiré les conséquences en réduisant leur consommation qui va provoquer une récession.

Inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

Inflation : l’occasion d’une énorme spéculation

 

Nombreux de productions subissent des hausses indues jusqu’à deux chiffres en profitant du climat inflationniste. Des hausses dont certaines peuvent s’expliquer par l’augmentation des matières premières mais beaucoup d’autres liés à une croissance des tarifs spéculative. Des hausses de producteurs, d’intermédiaires et de commerçants.

Ceux qui ont l’habitude par exemple d’effectuer leurs courses dans les grandes surfaces ont noté les subterfuges qui consistent à substituer une marque à une autre pour en augmenter le prix. Le président des supermarchés Leclerc estime que au moins la moitié des augmentations sont injustifiées. Il réclame la mise en place d’une commission parlementaire, en vain.

Cette commission ne pourrait que constater des hausses qui dépassent et de loin les 5,8 % d’inflation générale. Ce qui par parenthèse remettrait aussi en cause le caractère d’obsolescence de l’indice des prix à la consommation de l’INSEE aujourd’hui complètement faussé par le changement structurel de consommation.

Le pouvoir et les économistes ultra-libéraux à son service craignent une transparence de l’inflation réelle ne réveillent les revendications salariales. La plupart de ces économistes condamnent par avance les les effets de la spirale salaire prix. En même temps, le problème c’est qu’ils condamnent aussi la croissance.

En effet les revenus salariaux n’ont guère augmenté de plus de 3 % soient une perte de pouvoir d’achat de 3 % au moins par rapport à l’inflation. Les ménages consommateurs en ont déjà tiré les conséquences en réduisant leur consommation qui va provoquer une récession.

Economie-Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

Economie-Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

 

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

 

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

Le danger d’une trop grande dépendance de l’Europe aux métaux stratégiques

Le danger d’une trop grande dépendance de l’Europe aux métaux stratégiques

 

 

Experts de l’industrie minière, Vincent Donnen, Alexandre Nominé et François Rousseau appellent, dans une tribune au « Monde », à prendre conscience de la dépendance de l’Europe aux « métaux stratégiques » indispensables à la transition énergétique.

 

L’Europe, dont l’activité minière en matériaux stratégiques est extraordinairement réduite au regard de son poids économique, n’intègre pas assez rapidement la transformation rapide et brutale du monde et de ses règles du jeu. En l’absence d’une réaction forte et rapide, sa stratégie économique pourrait être mise à mal par l’absence de souveraineté sur les nouvelles matières premières stratégiques (essentiellement des métaux comme le cobalt, nickel, néodyme, rhénium, etc.), au point d’essuyer des pénuries, de se mettre en situation de dépendance face à des puissances étrangères ou de n’avoir d’autre alternative que d’importer des produits finis.

La doctrine établie depuis des décennies en matière d’approvisionnements stratégiques est celle qui maximalise les indicateurs financiers. Les concepts de main invisible du marché, zéro stock, juste à temps, contrats à terme, se sont imposés comme un objectif dans un monde où mondialisation et libéralisme étaient synonymes de progrès. C’est une opinion toujours répandue.

L’Europe peut-elle encore s’appuyer sur ce théorème pour son développement et sa souveraineté ? Il est permis d’en douter. Car le monde doit réussir d’ici 30 ans un chantier titanesque, sans précédent dans l’histoire de l’Humanité, la transition énergétique.

Or les nouvelles énergies sont intermittentes et diluées dans l’espace : il faut stocker et mobiliser plus de matériaux pour produire et distribuer une même quantité d’énergie. Nous passons donc d’un monde intensif en hydrocarbures à un monde intensif en métaux. Les travaux scientifiques qui permettent de quantifier les implications de cette transition (comme ceux du directeur de recherche à l’Institut des sciences de la Terre de Grenoble, Olivier Vidal) font tourner la tête. Rien que d’ici 2050, il faudra extraire autant de métaux que nous l’avons fait depuis l’aube de l’Humanité. Et aucun modèle n’est soutenable jusqu’à la fin du siècle sans un taux de recyclage encore jamais atteint.

Nous avons connu un monde stable, globalisé, prédictible, dominé par le gendarme américain, un état qui a pu sembler intangible. Nous sommes entrés dans un monde multipolaire, instable, fragmenté (notamment par la rivalité sino-américaine) : les approvisionnements ne sont plus acquis, ni de façon permanente, ni indépendamment des frontières.

L’optimisation qui a jusqu’alors prévalu était une optimisation de la performance, un renoncement au coût de la résilience. Les chaînes d’approvisionnement n’étant plus garanties – comme on a pu le constater avec les semi-conducteurs et comme on peut s’y attendre pour les matières premières agricoles – l’optimum doit désormais inclure la résilience de notre économie.

L’hypothèse d’une crise financière

L’hypothèse d’une crise financière

 

La remontée des taux d’intérêt – et la fuite de capitaux qui en découle – associée à la sous-estimation par le système financier des risques climatique, « cyber » et géopolitique fait peser de graves menaces sur l’économie mondiale, alerte, dans une tribune au « Monde », l’économiste Hélène Rey.

Au moment où presque toutes les banques centrales retirent des liquidités de l’économie pour combattre l’inflation, la crainte de crises financières ressurgit avec force. Dans un environnement où les Etats et les secteurs privés sont très endettés et où les prix des actifs sont souvent surévalués, le retournement du cycle financier global est à craindre. Car, plus le resserrement des politiques monétaires est important, plus la création de crédit ralentit, et plus les flux de capitaux se tarissent et les primes de risque augmentent, parfois de façon excessive. La Réserve fédérale américaine joue un rôle particulièrement important pour le cycle financier mondial et donne le ton sur les marchés financiers internationaux : lorsqu’elle coupe les liquidités, l’aversion au risque augmente et la valeur des actifs risqués (bitcoin, actions, etc.) chute.

La situation actuelle rappelle dans une certaine mesure la période précédant la crise de la dette de l’Amérique latine des années 1980, soulignait Richard Portes, professeur à la London Business School et fondateur du Centre for Economic Policy Research (CEPR), lors du premier symposium du CEPR à Paris, le 2 juin, où ce réseau européen de 1 600 chercheurs vient d’installer son siège, auparavant situé à Londres. La montée des taux et l’augmentation des primes de risque pourraient déstabiliser les pays émergents en raison des fuites de capitaux et des crises de change. On peut ajouter que les restructurations de dette qui seront probablement nécessaires seront bien plus difficiles à gérer dans un monde où le multilatéralisme est moribond et où la Chine est un créditeur important mais n’est pas membre du Club de Paris, l’institution réunissant les créanciers publics où se négocient lesdites restructurations.

Au-delà des pays émergents, certaines économies avancées seront aussi sous pression : les risques de fragmentation de la zone euro apparaissent à nouveau avec le retrait de liquidités par la Banque centrale européenne (BCE). Il est important que des écarts de taux entre pays de la zone existent, car ils reflètent des risques de crédit hétérogènes, mais la BCE ne peut les laisser diverger car cela signalerait un risque d’éclatement de la zone euro.

A ces risques traditionnels de premier ordre se greffe une série de facteurs d’apparition de nouvelles crises. Quand les perceptions des acteurs financiers sur l’activité économique future deviennent plus pessimistes, les actifs préalablement étiquetés comme sûrs et utilisés comme garantie auprès des débiteurs deviennent soudainement douteux, rappelait dans ce même symposium du CEPR Stephen Cecchetti, ancien conseiller économique de la Banque des règlements internationaux (BRI). Leurs prix peuvent alors chuter et entraîner avec eux une partie du système financier.

Électricité : conséquences de Fessenheim réouverture d’une centrale à charbon !

Électricité : conséquences de Fessenheim réouverture d’une centrale à charbon ! 

 

Alors qu’Engie ne cesse de bassiner l’opinion publique avec son énergie électrique verte ( en faite la même énergie qu’EDF puisqu’il
n’y a qu’un seul réseau de distribution, donc de l’énergie d’origine nucléaire), le gouvernement est contraint de relancer une centrale à charbon !

Conséquence indirecte de la démagogie gouvernementale vis-à-vis de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, il faut maintenant réouvrir la centrale à charbon de Saint-Avold: La centrale à charbon  va bien redémarrer l’hiver prochain « à titre conservatoire, compte tenu de la situation ukrainienne » et des tensions sur le marché de l’énergie, a confirmé dimanche le ministère de la Transition énergétique.

 

Et le gouvernement n’hésite pas à déclarer que cette ouverture  « s’inscrit dans le plan de fermeture » et de l’engagement d’Emmanuel Macron de fermer l’ensemble des centrales à charbon en France « demeure inchangé ».

Saint-Avold fait partie des deux dernières centrales à charbon encore raccordées au réseau électrique, après les mises à l’arrêt des centrales du Havre et de Gardanne, en Provence. La seconde encore en activité est celle de Cordemais, située en Loire-Atlantique. Celle-ci aussi devait cesser son activité en 2022, afin de respecter la promesse d’Emmanuel Macron de fermer toutes les centrales à charbon de France d’ici la fin de son mandat. Mais, il y a quelques mois, sa fermeture a été reportée à 2024, voire 2026. Un projet de reconversion a été abandonné par EDF tandis que RTE estime que le soutien de la centrale au réseau est nécessaire alors que la région pâtit des onze années de retard cumulées sur le chantier de l’EPR de Flamanville.

 

 

La menace d’une crise financière

La menace d’une crise financière

 

La remontée des taux d’intérêt – et la fuite de capitaux qui en découle – associée à la sous-estimation par le système financier des risques climatique, « cyber » et géopolitique fait peser de graves menaces sur l’économie mondiale, alerte, dans une tribune au « Monde », l’économiste Hélène Rey.

Au moment où presque toutes les banques centrales retirent des liquidités de l’économie pour combattre l’inflation, la crainte de crises financières ressurgit avec force. Dans un environnement où les Etats et les secteurs privés sont très endettés et où les prix des actifs sont souvent surévalués, le retournement du cycle financier global est à craindre. Car, plus le resserrement des politiques monétaires est important, plus la création de crédit ralentit, et plus les flux de capitaux se tarissent et les primes de risque augmentent, parfois de façon excessive. La Réserve fédérale américaine joue un rôle particulièrement important pour le cycle financier mondial et donne le ton sur les marchés financiers internationaux : lorsqu’elle coupe les liquidités, l’aversion au risque augmente et la valeur des actifs risqués (bitcoin, actions, etc.) chute.

La situation actuelle rappelle dans une certaine mesure la période précédant la crise de la dette de l’Amérique latine des années 1980, soulignait Richard Portes, professeur à la London Business School et fondateur du Centre for Economic Policy Research (CEPR), lors du premier symposium du CEPR à Paris, le 2 juin, où ce réseau européen de 1 600 chercheurs vient d’installer son siège, auparavant situé à Londres. La montée des taux et l’augmentation des primes de risque pourraient déstabiliser les pays émergents en raison des fuites de capitaux et des crises de change. On peut ajouter que les restructurations de dette qui seront probablement nécessaires seront bien plus difficiles à gérer dans un monde où le multilatéralisme est moribond et où la Chine est un créditeur important mais n’est pas membre du Club de Paris, l’institution réunissant les créanciers publics où se négocient lesdites restructurations.

Au-delà des pays émergents, certaines économies avancées seront aussi sous pression : les risques de fragmentation de la zone euro apparaissent à nouveau avec le retrait de liquidités par la Banque centrale européenne (BCE). Il est important que des écarts de taux entre pays de la zone existent, car ils reflètent des risques de crédit hétérogènes, mais la BCE ne peut les laisser diverger car cela signalerait un risque d’éclatement de la zone euro.

A ces risques traditionnels de premier ordre se greffe une série de facteurs d’apparition de nouvelles crises. Quand les perceptions des acteurs financiers sur l’activité économique future deviennent plus pessimistes, les actifs préalablement étiquetés comme sûrs et utilisés comme garantie auprès des débiteurs deviennent soudainement douteux, rappelait dans ce même symposium du CEPR Stephen Cecchetti, ancien conseiller économique de la Banque des règlements internationaux (BRI). Leurs prix peuvent alors chuter et entraîner avec eux une partie du système financier.

Covid: Le danger d’une nouvelle vague

Covid: Le danger d’une nouvelle vague

Encore 50 000 contamination supplémentaire en 24 heures hier 16 juin 2022 et une moyenne journalière qui tourne autour de 30 000 de toute évidence la pandémie est encore loin d’être terminée. Pire, une nouvelle vague assez forte pourrait intervenir au début de l’automne car la plupart des indicateurs sont déjà à la hausse.

 

Le taux de positivité, soit la proportion des tests qui sont positifs parmi l’ensemble des tests, est aussi en hausse. Au 12 juin, il était à 18,33%, souligne Covid-Tracker. Tandis que du côté des hopitaux, on recensait ce mercredi en moyenne 55 admissions en soins critiques pour Covid-19 chaque jour, en hausse de 22% en une semaine.

D’après France Info,pour  le moment, pas de saturation, mais les médecins alertent sur le risque d’une nouvelle vague à l‘automne. « La courbe épidémique est exponentielle en France, cela ressemble à une nouvelle vague qui a l’air d’être menée par ces nouveaux variants BA.4 et BA.5 d’Omicron. La vague va concerner toutes les régions de France métropolitaine », alerte auprès de nos confrères de France info Antoine Flahault, épidémiologiste.

« Le véritable risque, c’est de tomber dans une espèce de complaisance, qu’en fin de compte on passe le cap de l’été et qu’on se retrouve rattrapés par une vague automnale. Il faut donc anticiper et ça, c’est inédit », prévient Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

 

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