Archive pour le Tag 'd’un'

Santé téléconsultation: une future économie d’un milliard ?

Santé téléconsultation: une future économie d’un milliard ?

Une étude de l’institut économique Molinari explique que le recours plus généralisé à la téléconsultation permettrait de générer une économie d’un milliard par an.

Aujourd’hui l’assurance-maladie  limite à à 20 % maximum la part de la téléconsultation dans l’activité des médecins. Pourquoi ? Personne ne le sait exactement. Peut-être pour des motifs médicaux  (nature des liens avec le patient) ou pour des motifs économiques.

Toujours est-il que cette évaluation est sans doute très approximative car il faudrait prendre en compte de façon plus massive le recours aux moyens de télé expertise qui vont se développer conjointement chez les médecins et chez les patients ( par le biais par exemple des applications de la 5G).. Aujourd’hui par exemple ,  des patients doivent presque systématiquement se rendre dans des cabinets de radiologie ou d’analyse qui se révèlent  très coûteux pour la sécurité sociale, pour les intéressés et pour l’ensemble de l’économie.

Ce sont sans doute des milliards qui sont en jeu bien avantagent que ce qu’indique l’institut économique Molinari d’autant que de nouvelles technologies utilisables à distance dont beaucoup aujourd’hui inconnu vont rendre possible les diagnostics.

Ainsi notamment le recours aux spécialistes pourrait être réduit d’autant si les généralistes pouvaient accéder à certains outils utilisables en télé consultation.

Rappelons que le budget de la Sécu tourne autour de 500 milliards, le plus gros budget de l’État. Une mine pour réaliser des économies et surtout pour permettre des diagnostics encore plus rapides et plus pertinents. De ce point de l’institut économique Molinari a raison de réclamer le déplafonnement du nombre de télés consultation.

«Plafonner les téléconsultations à 20 % de l’activité globale d’un médecin n’a pas de rationalité économique puisque la téléconsultation est un moyen qualitatif et économique de fournir des soins de santé», défend Cécile Philippe, présidente de l’Institut économique Molinari.

Affaire Djokovic: le résultat d’un ego surdimensionné et du nationalisme idiot serbe

Affaire Djokovic: le résultat d’un ego surdimensionné et du nationalisme idiot serbe,

 

Dans un entretien au Figaro, Jean-Paul Loth spécialiste du tennis résume assez bien les raisons de cette affaire invraisemblable de la non vaccination de Djokovic - Consultant pour Eurosport et ancien capitaine de Coupe Davis, Jean-Paul Loth, qui suivra dès lundi l’Open d’Australie, partage ses interrogations sur Novak Djokovic.

 

Jean-Paul LOTH. - J’ai une opinion assez tranchée qui nécessite une explication sur trois points. Le premier, il est dommage que ce bonhomme, à un Grand Chelem d’être consacré meilleur joueur de tous les temps, ne puisse pas accomplir son affaire. Le deuxième point, quand on est à l’orée d’être consacré comme le meilleur, comment peut-on ne pas accepter les lois d’un pays pour atteindre ce graal? J’ai essayé de le retourner dans tous les sens, je n’ai pas d’autre explication et ce sera mon troisième point: refuser une telle consécration avec un tel palmarès me paraît insensé pour quelqu’un de normalement constitué intellectuellement, et il a l’air de l’être.

Seuls les gens qui sont enchristés dans une secte ou une communauté à part sont capables d’être aussi entêtés. J’ai le sentiment très fort que refuser cette consécration-là ne peut être attaché qu’à une espèce de croyance qui va au-delà de sa croyance personnelle.

En fait ce qui est en jeu également c’est la position nationaliste serbe qui se manifeste une nouvelle fois mais dans le secteur sportif. On voit en effet les responsables du gouvernement faire de Djokovic le champion mondial des libertés ! Le champion se trouve prisonnier de ce nationalisme. Par ailleurs le père de Djokovic entretien ce climat détestable en comparant son fils à un héros alors qu’il ne fait en réalité que défendre le fils tirelire. Djokovic , très entêté, confirme là à la fois sa faiblesse psychologique et intellectuelle.

Covid Etats-Unis :,plus d’un million de contaminations en 24 heures

Covid Etats-Unis :,plus d’un  million de contaminations en 24 heures

 

Mardi 4 janvier 2022, les États-Unis ont franchi la barre du million de nouveaux cas quotidiens. Proportionnellement cependant les chiffres sont encore plus inquiétants en France en tenant compte de la population.( Autour de 300 000 cas en France par 24 heures pour une population de 67 millions). Les États-Unis comptent 331 millions d’habitants.

Pour rappel, depuis le début de la pandémie en mars 2020, les Etats-Unis ont fait état de plus de 826 000 morts du Covid. La France, quant à elle, en est à 122 000 décès dus au Coronavirus.

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

Covid-19 : le risque d’un écroulement du système de santé (OMS)

le risque d’écroulement du système de santé est d’autant plus grand que l’envolée des statistiques de contaminés sont aujourd’hui surtout imputables aux variants Delta dans la plupart des cas.

 

Le variant omicron beaucoup plus contagieux va rapidement prendre le dessus sur Delta et faire exploser les statistiques au point que les hôpitaux pourraient être dans l’incapacité de traiter les malades atteints. C’est y compris le cas de la France déjà proche de la saturation. Pour preuve nombreux d’opérations de pathologies autres que Covid sont décalées dans le temps.

 

Le «tsunami» des cas dus aux variants Omicron et Delta de Covid-19 va conduire les systèmes de santé au bord de l’«effondrement», a mis en garde mercredi l’Organisation mondiale de la santé. «Je suis très préoccupé par le fait qu’Omicron, plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas. Cela exerce et continuera d’exercer une immense pression sur un personnel de santé épuisé et des systèmes de santé au bord de l’effondrement», a déclaré le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse.

Hidalgo et la gauche : en recherche d’un moyen pour éviter la catastrophe

Hidalgo et la gauche : en recherche d’un moyen pour éviter la catastrophe

 

Inutile de tourner autour du pot, si Hidalgo et Montebourg- réclame désormais une candidature unique de la gauche avec une primaire c’est qu’ils sont complètement en perdition  dans les sondages. Dans l’opération, Hidalgo risque non seulement évidemment de perdre la présidentielle puisqu’on ne lui attribue que de l’ordre de 3 % dans les sondages actuellement mais aussi pour le futur la mairie de Paris.

En fait, les  forces de gauche sont en décomposition totale. Ainsi Mélenchon qui avait réalisé presque 20 % lors de la dernière élection atteint tout juste de 8 %. Les écolos qui multiplient les bavures de sorte sont autour de 7 %. Les petits partis d’extrême gauche sont autour de 1 %. Au total la gauche même unie ne pourrait guère réunir plus de 20 à 25 % des voix.

Une véritable catastrophe politique qui pourrait menacer leur existence si ensuite ces résultats devaient se confirmer lors des élections législatives. Ce sont en effet surtout les moyens des députés qui font tourner les partis politiques. De toute manière, cette union de la gauche est complètement illusoire tellement sont opposés les projets et les idéologies. Toute la gauche est en train de payer en faite le terrible bilan socialiste de François Hollande et de Mitterrand. Deux présidents qui ont trahi l’espérance de gauche et sa crédibilité pour longtemps.Et Jospin comme premier ministre n’a pas fait mieux

.Pour résumer globalement la gauche tient un discours gauchiste et révolutionnaire dans l’opposition et se laisse ensuite absorber par les contraintes de gestion et les intérêts financiers quand elle est au pouvoir.

Chômage : en hausse et maintien d’un haut niveau

Chômage : en hausse et maintien d’un haut niveau

D’après l’INSEE, le taux de chômage se maintient à  8,1 %, soit 0,1 point de plus qu’au deuxième trimestre. 

Le chômage concerne 2,4 millions de personnes en France, soit 52.000 de plus qu’au printemps.

la France se situe encore sous la moyenne européenne, mais en nette progression, d’autant qu’il faut analyser le taux d’emploi par tranche d’âge. De fait, sous l’effet du boom de l’apprentissage et sans doute aussi des autres mesures du plan « 1 jeune 1 solution », le taux d’emploi des 15-24 ans est bien orienté : à 32,8 %, il a gagné 1,2 point en trois mois, 2,9 par rapport à la fin de 2019.

La seconde bonne nouvelle porte sur l’accroissement de la population active. Il s’est avéré beaucoup plus fort qu’anticipé par l’Insee début octobre. A telle enseigne que le taux d’activité des 15-64 ans a lui aussi battu pour la deuxième fois consécutive un record depuis 1975, pour atteindre 73,5 %.

Pour le chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l’Insee, Sylvain Larrieu, cela va de pair avec l’évolution du taux d’emploi des jeunes. Mais aussi avec une baisse inédite – de 175.000 exactement – du nombre de personnes placées dans ce qu’on appelle le « halo » du chômage, c’est-à-dire des personnes qui étaient sorties du marché du travail.

La prévision d’un chômage à 7,6%, établie par l’Insee en octobre, rendait crédible l’objectif d’Emmanuel Macron d’arriver à 7 % de chômage à la fin de son quinquennat. L’objectif sera plus dur à atteindre avec un taux de chômage qui continue de dépasser la barre de 8%, même si le chef de l’Etat pourra mettre en avant le fait de l’avoir trouvé à 9,5 % en prenant ses fonctions.

Le défi sera d’autant plus difficile à relever que le rythme de création d’emploi va très probablement ralentir, malgré une croissance qui devrait rester soutenu en 2022. C’est déjà le cas au troisième trimestre . Au point que le taux de chômage pourrait rester scotché autour de 8% encore quelques temps.

Descendre d’un gros cran nécessitera que les Français puisent dans l’épargne cumulée depuis la crise, amenant ainsi l’économie à retrouver toutes ses capacités . Ou que la réforme de l’assurance-chômage et le grand plan de formation des chômeurs produisent les effets attendus.

Transplantation du rein d’un porc sur un humain

Transplantation du rein d’un porc sur un humain

 

Dans le monde entier des malades aux reins déficients attendent désespérément des transplantations d’humains à humain. En attendant ils subissent régulièrement des séances d’épuration du sang particulièrement éprouvantes mais aussi coûteuses ( dialyses).

 

En France, le plan greffe a fixé comme objectif 7800 transplantations en 2021 – tous organes confondus – contre environ 6100 en 2017, ce nombre a chuté à 5800 en 2018, « rendant quelque peu utopique » la barre visée, selon ce rapport. Les seules greffes de rein ont reculé de 5,7% à 3.567, selon l’Agence de la biomédecine.

Dans le même temps, « chaque année, le nombre des inscrits » sur le registre des patients en attente de greffes « outrepasse très largement celui des malades greffés », conduisant à une liste d’attente de 24 000 personnes en 2017.

Résultat : « 500 à 600 patients » sur listes d’attente, « meurent chaque année, faute d’avoir été greffés ». D’autres « aussi nombreux, sont retirés des listes ». Leur état s’étant aggravé, « ils sont devenus inopérables », déplore le rapport. La hausse des candidats à la greffe d’un rein est liée à l’augmentation du nombre de diabétiques en insuffisance rénale chronique.

Des scientifiques américains ont réussi à faire fonctionner sur un humain le rein d’un porc génétiquement modifié, une percée qui représente un espoir pour les très nombreuses personnes dans l’attente d’une transplantation. Si le succès se confirme, ( nombre de conditions scientifiques reste à vérifier) on pourrait en effet imaginer que les cochons puissent un jour être élevés dans le but de fournir des organes (poumons, cœurs…) aux humains qui en ont besoin. Plus de 100.000 Américains sont actuellement sur liste d’attente pour une greffe d’organe. 17 personnes meurent chaque jour dans l’attente d’un don.

Certains experts ont accueilli la nouvelle avec prudence, les résultats détaillés de l’étude menée n’ayant pas encore été publiés dans une revue scientifique. «C’est néanmoins un pas intéressant sur la route menant à l’utilisation de porcs génétiquement modifiés comme source d’organes pour les transplantations», a commenté Alan Archibald, spécialiste en génétique à l’université d’Edimbourg.

Transplantation du rein d’un porc sur un humain

Transplantation du rein d’un porc sur un humain

 

Dans le monde entier des malades aux reins déficients attendent désespérément des transplantations d’humains à humain. En attendant ils subissent régulièrement des séances d’épuration du sang particulièrement éprouvantes mais aussi coûteuses. Des scientifiques américains ont réussi à faire fonctionner sur un humain le rein d’un porc génétiquement modifié, une percée qui représente un espoir pour les très nombreuses personnes dans l’attente d’une transplantation. Si le succès se confirme, ( nombre de conditions scientifiques reste à vérifier) on pourrait en effet imaginer que les cochons puissent un jour être élevés dans le but de fournir des organes (poumons, cœurs…) aux humains qui en ont besoin. Plus de 100.000 Américains sont actuellement sur liste d’attente pour une greffe d’organe. 17 personnes meurent chaque jour dans l’attente d’un don.

Certains experts ont accueilli la nouvelle avec prudence, les résultats détaillés de l’étude menée n’ayant pas encore été publiés dans une revue scientifique. «C’est néanmoins un pas intéressant sur la route menant à l’utilisation de porcs génétiquement modifiés comme source d’organes pour les transplantations», a commenté Alan Archibald, spécialiste en génétique à l’université d’Edimbourg.

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

 

 

De l’avis  de tous les experts lors du match de gala de football auquel Macron  a participé, l’intéressé a fait la preuve de sa ténacité avec aussi une bonne vision du jeu. Le problème ,c’est qu’il mange cruellement de football.

 

Sa compétence technique esst très approximative. Un peu son problème à la tête du pays. Certes là aussi sa ténacité et sa capacité à exister n’est pas en cause, il a aussi quelques visions mais comme la plupart des énarques manque aussi cruellement de compétence.

 

Il s’agite de manière désordonnée, il se montre, est présent sur le terrain mais son efficacité est très peu douteuse. Il manque des connaissances de base. Ainsi par exemple pour meubler son ignorance des réalités sociaux économiques il parle à tout bout de champ de start-up comme si la France pouvait se réduire au seul société nouvelle de la tech oubliant sans doute qu’un pays ne peut se développer sans une industrialisation forte. Une industrialisation qu’on a préférée délocaliser ou même vendre à l’étranger ( voir par exemple la vente aux Américains de la branche énergie d’Alstom ou l’affaire Alcatel sans parler des localisations physiques de production. De marque » made in France »).

Algérie : la rente mémorielle d’un pouvoir corrompu

Algérie : la rente mémorielle  d’un pouvoir corrompu

Il est clair que les dernières déclarations de Macron  relative à la nature même du régime algérien constituent une sorte de nouvelle aubaine pour le pouvoir algérien afin de conserver son emprise sur un pays maintenu dans un état de misère économique et démocratique depuis la décolonisation.

L’essentiel des ressources de l’Algérie a en effet été dilapidé et approprié par une technostructure issue du FLN et de l’armée qui se partage les richesses du pays. Régulièrement, d’Algérie connaît des éruptions démocratiques vite muselées et récupérées par le pouvoir en place qui sort alors la rente mémorielle pour retourner la responsabilité contre la France.

Pourtant il y a 60 ans que le pays est indépendant et toute cette période n’aura servi à peu près à rien moderniser et démocratiser le pays. Ce que vient de reconnaître d’une certaine façon macro qui constate que « le système politico-militaire [algérien] s’est construit sur une rente mémorielle » et sur « une histoire officielle (…) totalement réécrite » qui « repose sur une haine de la France ». Par Emmanuel Macron n’a fait qu’exprimer une évidence, d’ailleurs largement partagée au sein même de la société algérienne.

Pour masquer ses déficiences, l’Algérie a sauté sur l’affaire de la réduction des visas dont le nombre devrait  être divisé par deux selon les déclarations de Macron. Une réduction justifiée par le faite que 10 000 délinquants algériens doivent être reconduits dans leur pays chaque année et que seulement une centaine le sont réellement par opposition de l’Algérie à ce retour.

Pour entretenir la grogne  sur ce sujet, l’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur en France et a interdit le survol aux avions militaires français.

Les dirigeants de l’appareil politico-militaire algérien entendent en même temps mettre sous le boisseau le mouvement Hirak qu’à qui avait secoué la démocratie algérienne. Un mouvement au début appuyé par le président de la république algérien mais ensuite enterrée sous de pseudos réformes démocratiques à venir.

Le pouvoir algérien ressort alors la vieille ficelle usée jusqu’à la corde de la rente mémorielle et instrumentalise la haine de certains algériens contre la France.

16 500 € mensuels : le salaire d’un patron d’une association d’insertion de SDF !

16 500 € mensuels : le salaire d’un patron d’une association d’insertion de SDF !

 

Comme malheureusement assez souvent les fonds publics qui financent certaines associations sociales ou de codéveloppement se perdent dans les sables des superstructures. Ainsi c’est un peu par hasard qu’on a découvert que le patron d’une association (Equalis ) s’était attribué une rémunération mensuelle de 16 500 €. C’est un peu beaucoup pour une association en charge de l’aide au SDF et à l’immigration.

 

Selon Le Canard Enchaîné, il se serait «octroyé» un salaire de plus de 16.500 euros bruts mensuels en 2020, ainsi que 533 euros d’aide au logement, et 2097 euros alloués par mois pour la location achat de sa voiture de fonction, un puissant SUV Audi, dans sa version 456 CV. Une puissance nécessaire pour rejoindre rapidement les différents centres d’hébergement ou d’insertion gérés par Equalis ?

Sept directeurs adjoints bénéficieraient de salaires compris entre 94.000 et 130.000 euros bruts annuels, et dix salariés auraient des voitures de fonction.

 

2022 : Macron a surtout besoin d’un projet (Dominique Reynié)

2022 : Macron a surtout besoin d’un projet (Dominique Reynié)

Macron surtout  devra miser sur sa vision de l’avenir plus que sur ses réalisations à la tête du pays, selon le politologue Dominique Reynié, invité d’Europe 1, dimanche.

ANALYSE

De quel(s) levier(s) Emmanuel Macron dispose-t-il en vue de sa probable campagne présidentielle de 2022 ? À sept mois de l’échéance, et sans avoir indiqué qu’il comptait se présenter à sa succession, le chef de l’État doit d’abord gérer une crise sanitaire du coronavirus qui n’en finit pas. Dans ce contexte difficile, le camp du président de la République a connu avec les élections régionales et départementales de juin dernier un scrutin très compliqué, n’engrangeant aucune région ni département. Pour le politologue Dominique Reynié, directeur général de la fondation Fondapol et invité d’Europe 1, dimanche, cela rebat les cartes pour la présidentielle.

« Jusqu’aux élections régionales et départementales, il y avait cette idée qu’Emmanuel Macron allait être réélu sans coup férir parce qu’il allait avoir en face de lui Marine Le Pen et qu’il lui suffirait de jouer sur le thème du barrage à la candidate du Rassemblement national », rembobine Dominique Reynié au micro de Charles Villeneuve. « Ça, c’est terminé et c’est plutôt une bonne nouvelle. »

Désormais, Emmanuel Macron devra choisir une autre stratégie pour rester à l’Élysée l’année prochaine. « Il faudra que le chef de l’Etat puisse présenter aux Français non seulement un bilan de son action qui a été difficile sur cinq ans, tout le monde en a été témoin, notamment en raison de cette pandémie, mais aussi des projets, avec un discours et une vision », insiste le politologue.

Cela pourrait-il passer par une réforme des retraites repoussée à cause du Covid-19 ? « Que la réforme des retraites ait lieu avant l’élection présidentielle, ça ne paraît pas raisonnable de l’imaginer », balaie en tout cas Dominique Reynié, pour qui la campagne à venir « restera dominée par la question sanitaire et obscurcie par le contexte économique ». Désormais indécise aux yeux de Dominique Reynié, l’élection présidentielle sera-t-elle la plus surprenante de l’histoire de la Ve République ?

 

« Ce que je crois » de Bernard-Henri Lévy , Chronique d’un mondain milliardaire !

 « Ce que je crois » de  Bernard-Henri Lévy  , Chronique d’un mondain milliardaire !

Un papier particulièrement bienveillant de l’Opinion sur BHL qui s’auto glorifie dans son dernier ouvrage « ce que je crois ». Illustration sans doute du grand vide des intellectuels dont BHL est  un exemple pour avoir remplacé la réflexion par l’exhibitionnisme médiatique et accessoirement pour ce qui le concerne pour la business. ( Sa fortune Comme businessman est évaluée à environ 150 millions). Évidemment on est loin de la posture de Diogène !

 

Le papier de l’Opinion:

 

Le philosophe et écrivain français Bernard-Henri Lévy a publié récemment Sur la route des hommes sans nom (Grasset). C’est un livre en deux parties : d’abord un essai sur le sens de son engagement personnel, puis la republication de sept grands reportages réalisés en 2020 pour Paris Match et la presse internationale.

Toute sa vie, Bernard-Henri Lévy (BHL) s’est fait « une certaine idée de la France ». Ce n’est sans doute pas exactement la « madone aux fresques des murs » décrite par le général De Gaulle, mais elle a un air de famille. On sera sans doute étonné de découvrir un BHL plus gaullien qu’il n’y paraît à la lecture de son récent Sur la route des hommes sans nom (Grasset, 2021).

A trop aimer une certaine idée de la France, on en vient cependant vite à trouver « le pays réel » – pardon pour cette référence maurrassienne – bien médiocre et, plus encore, ses habitants ordinaires. De Gaulle ne les traitait-il pas de « veaux » ? Et BHL ne se préoccupe guère, au moins publiquement, de la misère sociale qui sévit dans nos contrées.

BHL en super-patriote ? Eh oui… n’en déplaise à tous ceux qui se contentent du personnage caricatural qu’il s’est soigneusement fabriqué. Regardons de plus près, en le lisant. Avec sept de ses récents grands reportages pour Paris Match, BHL livre, dans le même volume, un « Ce que je crois » sur plus de 100 pages.

« Ce que je crois » fut naguère une belle collection d’essais, chez Grasset. Pour l’ancien « nouveau philosophe », c’est l’occasion d’expliquer « l’histoire de mes folies », comme disait Rimbaud. Est-ce intéressant ? Oui. Parce que BHL fait partie de notre paysage depuis plus de quatre décennies, presque de notre patrimoine. Et si l’on s’intéresse aux malheurs du monde, il est difficile de ne pas avoir croisé son chemin. Il agace, il séduit, il émeut, il afflige. Certes, mais il est toujours là, qui plus est, fidèle à lui-même. C’est, à 72 ans, un tour de force. D’autres sont morts – comme son compère André Glucksmann ; certains, tel Alain Finkielkraut, se sont claquemurés dans leurs peurs et sous l’habit académique ; d’aucuns, à l’image de Michel Onfray (ennemi juré de BHL) ont glissé de la gauche libertaire vers la droite réactionnaire. Avec Michel Houellebecq, BHL fait partie des rares écrivains français dont le message porte bien au-delà de nos frontières nationales.

Ce « Ce que je crois » nous laisse pourtant sur notre faim, car BHL n’a pas poussé l’exercice jusqu’à son terme. Parfois, il fend l’armure et l’on songe alors à la phrase de Michel Audiard : « Heureux les fêlés parce qu’ils laissent passer la lumière ». Mais c’est trop rare et à peine s’y risque-t-il que l’auteur court aussitôt se réfugier dans son personnage, alignant les phrases trop écrites et les références aux grands auteurs. Dommage.

 

Sida : essai d’un vaccin à ARN-messager

Sida : essai d’un vaccin à ARN-messager

 

,Moderna va lancer cette semaine un essai clinique de phase 1 pour un vaccin utilisant cette technologie pour immuniser contre le VIH, le virus responsable du sida.

Sur  le site officiel américain ClinicalTrials.gov, on apprend que 56 adultes de 18 à 50 ans, en bonne santé et des deux sexes, se verront injecter le candidat vaccin. En fonction des résultats de cette phase 1, une phase 2 d’essai pourra être menée, qui consistera alors à tester une population plus large (quelques centaines de personnes). Une troisième phase pourra alors avoir lieu, sur une population encore plus importante

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

La rupture d’un CDD sans pass sanitaire censurée par le Conseil constitutionnel

La rupture d’un CDD sans pass sanitaire censurée par le Conseil constitutionnel

Dans son avis publié ce 5 août, le conseil constitutionnel a considéré que la disposition qui envisageait la rupture de contrat d’un CDD en cas d’absence de passe sanitaire entraînait une rupture d’égalité entre les salariés en CDI et ceux en CDD.

« En prévoyant que le défaut de présentation d’un +pass sanitaire+ constitue une cause de rupture anticipée des seuls contrats à durée déterminée ou de mission, le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leurs contrats de travail qui est sans lien avec l’objectif poursuivi », indique le Conseil constitutionnel.

Curieusement ,en revanche, l’institution juge que la procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération pour les salariés concernés par l’obligation de pass sanitaire n’est pas contraire à la Constitution.

Une décision juridiquement très contestable car la suppression du salaire constitue de fait un licenciement déguisé. Le conseil constitutionnel de ce point de vue ne se grandit pas en apportant sa caution au point sans doute le plus contestable relatif à la détention du pass sanitaire.

Opérations extérieures: «Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

Opérations extérieures: «Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

Pour  Frédéric Charillon , ’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure  ( papier de l’OPINION, extrait)

 

 

La double annonce d’un retrait américain d’Afghanistan et d’une suspension par la France de sa coopération militaire avec le Mali, témoigne d’une page qui se tourne. Pendant la Guerre froide, l’intervention militaire était pratiquée par les superpuissances au sein de leurs sphères d’influence respectives. Les tentatives pour en sortir étaient difficiles (Afghanistan, Vietnam). La France avait ses interventions africaines dans son ancien « pré carré », avec la bénédiction américaine. La Grande-Bretagne restait active (à Aden, dans la région du Dhofar ou en Malaisie dans les années 1960).

Puis la disparition de l’Union soviétique laissa les Etats-Unis seuls en piste pour gérer les affaires du monde, et fut suivie d’une globalisation géographique des interventions occidentales  : Koweït, Balkans, Irak, Libye, Syrie… L’ambition d’une paix hégémonique assurée par Washington au nom de la stabilité internationale autorisait l’action militaire, supposait la reconstruction d’Etats, imposait le maintien d’une présence militaire sur place. C’est ce schéma qui arrive à son terme désormais.

Il impliquait de rebâtir des sociétés, mais les adversaires de cette reconstruction sont en passe de gagner la partie : en Afghanistan comme au Mali, ceux dont la réduction justifiait l’intervention militaire sont aux portes du pouvoir. Plus profondément, la logique expéditionnaire a montré ses limites dans un XXIe siècle où les paramètres sont trop nombreux, et les moyens, insuffisants. L’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure et de substituer de nouveaux instruments d’influence à la vieille logique de puissance.

La guerre du Koweït (1991) avait pour but de restaurer la souveraineté d’un Etat et le droit international. Mais les interventions balkaniques des années 1990 visaient un changement de régime à Belgrade, la mise en place de nouvelles cartes (avec en 1993 le plan Vance-Owen de répartition des populations en Bosnie en dix régions), la création de nouveaux Etats (au Kosovo en 1999). L’intervention afghane de 2001, lancée pour chasser les talibans du pouvoir, promit ensuite un Afghanistan démocratique, où les droits humains se rapprocheraient des normes occidentales. En 2011, la volonté de sauver les habitants de la ville de Benghazi se transforma en destitution et mort de Kadhafi : au plus fort des printemps arabes, le rêve de transformer d’anciennes dictatures en sociétés ouvertes n’avait pas quitté les esprits. Ce même esprit qui conduisit la France à souhaiter des frappes sur le régime syrien en 2013. L’échec néoconservateur, en 2003, à transformer l’Irak puis le Moyen-Orient en un nouvel eldorado libéral, prospère et pro-occidental, avait pourtant été patent.

On ne remodèle pas une société contre son gré, par la seule grâce de la force. De Gaulle en avait averti Washington à propos du Vietnam, depuis Phnom Penh en 1966 : « S’il est invraisemblable que l’appareil guerrier américain puisse jamais être anéanti sur place, d’autre part, il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions, et quelle que soit la puissance de ses armes. » Tout était dit.

« Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen »

Cette hypothèse s’impose d’autant plus aujourd’hui que les moyens alignés s’amenuisent, et que le terrain est de plus en plus complexe. Les Etats-Unis ont déployé jusqu’à 536 000 hommes au Vietnam (en 1968), autant dans le Golfe en 1991 (dans une coalition de 940 000 soldats), un maximum de 100 000 en Afghanistan (il en restait 2 500 en 2021), et de 166 000 en Irak (en 2007), ramenés à 128 000 en 2009 et 2 500 en 2021. La France projettera rarement plus de 5 000 hommes dans les années 2000 (5 000 en Côte d’Ivoire en 2005 ; 4 500 dans l’opération Serval au Mali après 2013 ; 5 100 pour Barkhane aujourd’hui). Si l’on en croit (ce qui n’est pas obligatoire…) l’adage stratégique qui veut qu’une opération de contre-insurrection ou de contrôle du terrain exige un déploiement de soldats équivalent à 4 % de la population locale, nous sommes loin du compte. Le double danger, pour les troupes ainsi projetées, est résumé par les titres de deux ouvrages de François Cailleteau : celui de Guerres inutiles (2011), et celui de Décider et perdre la guerre (2021).

Les obstacles s’accumulent. Arrivée en sauveur, la puissance extérieure prend vite les traits d’un occupant dont on réclame le départ, exigence martelée et orchestrée sur les réseaux sociaux. Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen, contrecarrant les initiatives lointaines, et interdisant qu’on en imagine d’autres dans leur sphère d’influence à nouveau revendiquée (Europe orientale, Asie…). Fin de la politique de la canonnière.

«Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?»

«Afghanistan, Mali: fin d’un paradigme ?» 

Pour  Frédéric Charillon , ’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure  ( papier de l’OPINION, extrait)

 

 

La double annonce d’un retrait américain d’Afghanistan et d’une suspension par la France de sa coopération militaire avec le Mali, témoigne d’une page qui se tourne. Pendant la Guerre froide, l’intervention militaire était pratiquée par les superpuissances au sein de leurs sphères d’influence respectives. Les tentatives pour en sortir étaient difficiles (Afghanistan, Vietnam). La France avait ses interventions africaines dans son ancien « pré carré », avec la bénédiction américaine. La Grande-Bretagne restait active (à Aden, dans la région du Dhofar ou en Malaisie dans les années 1960).

Puis la disparition de l’Union soviétique laissa les Etats-Unis seuls en piste pour gérer les affaires du monde, et fut suivie d’une globalisation géographique des interventions occidentales  : Koweït, Balkans, Irak, Libye, Syrie… L’ambition d’une paix hégémonique assurée par Washington au nom de la stabilité internationale autorisait l’action militaire, supposait la reconstruction d’Etats, imposait le maintien d’une présence militaire sur place. C’est ce schéma qui arrive à son terme désormais.

Il impliquait de rebâtir des sociétés, mais les adversaires de cette reconstruction sont en passe de gagner la partie : en Afghanistan comme au Mali, ceux dont la réduction justifiait l’intervention militaire sont aux portes du pouvoir. Plus profondément, la logique expéditionnaire a montré ses limites dans un XXIe siècle où les paramètres sont trop nombreux, et les moyens, insuffisants. L’heure est venue pour les puissances occidentales de repenser leur action extérieure et de substituer de nouveaux instruments d’influence à la vieille logique de puissance.

La guerre du Koweït (1991) avait pour but de restaurer la souveraineté d’un Etat et le droit international. Mais les interventions balkaniques des années 1990 visaient un changement de régime à Belgrade, la mise en place de nouvelles cartes (avec en 1993 le plan Vance-Owen de répartition des populations en Bosnie en dix régions), la création de nouveaux Etats (au Kosovo en 1999). L’intervention afghane de 2001, lancée pour chasser les talibans du pouvoir, promit ensuite un Afghanistan démocratique, où les droits humains se rapprocheraient des normes occidentales. En 2011, la volonté de sauver les habitants de la ville de Benghazi se transforma en destitution et mort de Kadhafi : au plus fort des printemps arabes, le rêve de transformer d’anciennes dictatures en sociétés ouvertes n’avait pas quitté les esprits. Ce même esprit qui conduisit la France à souhaiter des frappes sur le régime syrien en 2013. L’échec néoconservateur, en 2003, à transformer l’Irak puis le Moyen-Orient en un nouvel eldorado libéral, prospère et pro-occidental, avait pourtant été patent.

On ne remodèle pas une société contre son gré, par la seule grâce de la force. De Gaulle en avait averti Washington à propos du Vietnam, depuis Phnom Penh en 1966 : « S’il est invraisemblable que l’appareil guerrier américain puisse jamais être anéanti sur place, d’autre part, il n’y a aucune chance pour que les peuples de l’Asie se soumettent à la loi d’un étranger venu de l’autre rive du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions, et quelle que soit la puissance de ses armes. » Tout était dit.

« Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen »

Cette hypothèse s’impose d’autant plus aujourd’hui que les moyens alignés s’amenuisent, et que le terrain est de plus en plus complexe. Les Etats-Unis ont déployé jusqu’à 536 000 hommes au Vietnam (en 1968), autant dans le Golfe en 1991 (dans une coalition de 940 000 soldats), un maximum de 100 000 en Afghanistan (il en restait 2 500 en 2021), et de 166 000 en Irak (en 2007), ramenés à 128 000 en 2009 et 2 500 en 2021. La France projettera rarement plus de 5 000 hommes dans les années 2000 (5 000 en Côte d’Ivoire en 2005 ; 4 500 dans l’opération Serval au Mali après 2013 ; 5 100 pour Barkhane aujourd’hui). Si l’on en croit (ce qui n’est pas obligatoire…) l’adage stratégique qui veut qu’une opération de contre-insurrection ou de contrôle du terrain exige un déploiement de soldats équivalent à 4 % de la population locale, nous sommes loin du compte. Le double danger, pour les troupes ainsi projetées, est résumé par les titres de deux ouvrages de François Cailleteau : celui de Guerres inutiles (2011), et celui de Décider et perdre la guerre (2021).

Les obstacles s’accumulent. Arrivée en sauveur, la puissance extérieure prend vite les traits d’un occupant dont on réclame le départ, exigence martelée et orchestrée sur les réseaux sociaux. Les puissances opposées à ces déploiements occidentaux (Chine, Russie, Turquie) ont fait leur grand retour, galvanisées par l’échec libyen, contrecarrant les initiatives lointaines, et interdisant qu’on en imagine d’autres dans leur sphère d’influence à nouveau revendiquée (Europe orientale, Asie…). Fin de la politique de la canonnière.

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

Réforme européenne de la taxe carbone : le risque d’un retour des gilets jaunes

 

Les technocrates de Bruxelles ont décidé de réformer profondément le marché de la taxe carbone, en gros d’augmenter de manière assez considérable le coût  à polluer. Le problème c’est que désormais ce dispositif pourrait concerner deux secteurs stratégiques pour les consommateurs à savoir le transport et le chauffage. Pascal Canfin , ancien vert rallié à la république en marche s’inquiète des conséquences dans la tribune (extrait). Des conséquences susceptible de ranimer la colère des gilets jaunes

 Le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre a été présenté comme l’un des principaux outils à disposition de l’Europe pour réussir sa transition climatique. Il a été établi en 2005. Pourquoi faut-il déjà le réformer ?

Pascal Canfin - Historiquement, le prix de la tonne de CO2 s’est longtemps situé entre 5 euros et 15 euros. Cela ne changeait rien aux modèles économiques. Quand ce prix atteint 50 euros, vous impactez plus profondément la rationalité économique des industriels. Les technologies décarbonées deviennent rentables et le charbon ne l’est plus. Le prix de la tonne de CO2 va probablement se stabiliser à court terme autour de 60 euros. Dans des secteurs comme l’aluminium, le ciment, les fertilisants, la chimie ou l’électricité, on bascule alors vers un monde où les technologies décarbonées deviennent rentables. En contrepartie d’une augmentation du prix du carbone nécessaire pour atteindre nos objectifs, il est normal, en parallèle, de mettre en place un ajustement carbone aux frontières. Cela assurera une concurrence équitable vis-à-vis des industriels qui, comme les Chinois, les Indiens ou les Turcs, paient chez eux zéro euro sur le carbone.

La Commission européenne prévoit d’annoncer un nouveau marché carbone spécifique au carburant et au chauffage. Cela équivaudrait à la création d’un système pollueur-payeur pour les ménages. Une telle proposition vous semble-t-elle acceptable ?

Je soutiens très fortement le paquet climat de la Commission, mais pas cette proposition de nouveau marché contre laquelle je me bats depuis plusieurs semaines. Taxer les ménages serait une erreur politique. Il est pertinent de mettre en place un prix du carbone pour les entreprises. Elles peuvent réaliser des calculs de rentabilité à dix ans, changer de fournisseur, licencier des salariés et en embaucher d’autres. Une famille ne va pas licencier ses enfants, elle ne va pas arrêter de les mettre à la crèche même si cela implique de s’y rendre en voiture. Le raisonnement ne peut pas être le même que pour les entreprises. Le prix du carbone est donc un bon outil pour les acteurs économiques rationnels. Pour les ménages, d’autres solutions existent.

Quels freins entendez-vous activer si cette proposition est effectivement posée sur le tapis ?

Je suis persuadé qu’il n’y a pas de majorité au Parlement européen, et qu’il n’en existe pas au Conseil non plus. Cette mesure, si elle est proposée par la Commission européenne, ne verra jamais le jour. En tant que président de la commission Environnement au Parlement européen, je suis contre. La majorité du groupe Renew est contre. Les ONG environnementales et les verts y sont également opposés. Tous les pays qui sont d’habitude des amis du Green Deal sont contre, comme la France ou l’Espagne. C’est une mauvaise idée qui vient de la CDU en Allemagne et Ursula von der Leyen ne devrait pas la reprendre à son compte.

Le système actuel d’échange de quotas d’émission prévoit de nombreuses exceptions et des quotas gratuits dans certains secteurs. Faut-il faire table rase et considérer tous les secteurs industriels à égalité ?

L’extension prévue au secteur maritime et à l’aviation va dans le bon sens. Il n’y a aucune raison que ces deux secteurs ne contribuent pas à l’effort climatique. La baisse des quotas gratuits est un élément primordial de la réforme. Il ne s’agit pas de les arrêter du jour au lendemain, mais de les diminuer de manière transitoire jusqu’à les faire disparaître. Ma proposition est de conditionner le solde de quotas gratuits à la réalisation des investissements qui permettent la décarbonation de l’industrie. Par exemple, quand une entreprise comme ArcelorMittal investit dans l’acier décarboné, cet investissement vert devrait continuer de générer des quotas gratuits. Il semble logique de ne pas leur faire payer le CO2 en même temps.

Le prix élevé du carbone ne risque-t-il pas de rendre certaines industries françaises moins compétitives ?

Il y a trois éléments indissociables. Nous sommes favorables à un fonctionnement du marché carbone qui passe par un prix élevé, mais aussi à une baisse des allocations gratuites et à la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour assurer une concurrence équitable. Je n’irai pas devant les salariés de cimenteries, d’aciéries ou d’usines d’aluminium pour leur annoncer que des emplois vont être supprimés parce qu’on met un prix du carbone à 60 euros pendant que l’acier chinois ou turc arrive chez nous à zéro euro.

Le mécanisme européen d’ajustement aux frontières est-il compatible avec les règles de l’OMC ?
Oui. Même Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, défend ce mécanisme. Je tiens à envoyer un message à nos partenaires commerciaux : nous ne voulons pas rentrer dans une guerre commerciale pour le climat ! Nous ne sommes pas là pour faire des choses discriminatoires ou dérogatoires vis-à-vis des règles de l’OMC. Ce que nous voulons, c’est utiliser des règles de l’OMC qui permettent, pour des raisons environnementales et climatiques, de mettre en place des mécanismes d’ajustement. Nous serons les premiers au monde à le faire. Nous serons très probablement attaqués par quelques pays. Mais nous gagnerons à la fin parce que depuis le début, nous concevons ce dispositif pour qu’il soit compatible. On pourra dire aux Chinois, aux Indiens et aux autres que tout le monde a signé les règles de l’OMC et que notre dispositif y est conforme. Il n’y aura aucune raison de considérer qu’il s’agit de protectionnisme.

La France a défendu ce principe d’ajustement aux frontières depuis au moins deux décennies. Pourquoi l’idée ne s’est-elle pas concrétisée plus tôt ?

La France défend cette idée depuis l’époque de Jacques Chirac. On n’a jamais trouvé de majorité parce que la France était moins influente. Désormais, c’est le cas.

Pour atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe entend mettre certains secteurs de l’industrie sous pression. L’automobile est dans le viseur avec la révision des normes d’émissions pour les voitures. Les industriels sont-ils prêts ?

La réforme des standards CO2 de l’industrie automobile est un élément clé du paquet de la Commission européenne, qui pourrait conduire à la fin de la vente des voitures thermiques en 2035. L’industrie automobile m’est apparue profondément divisée à ce sujet. Des acteurs comme Volkswagen ou Renault y sont favorables parce qu’ils possèdent un temps d’avance dans leurs investissements. D’autres comme BMW sont contre. Je ne sais pas si Stellantis est pour ou contre, mais Carlos Tavares sait que cette échéance sera inéluctable. Je défends par ailleurs l’idée d’un fonds de transition juste « auto », essentiel pour accompagner les salariés des PME directement concernés, et à qui il faut proposer de nouvelles perspectives.

Venezuela: arrestation d’un leader de l’opposition

Venezuela: arrestation d’un leader de l’opposition

 

Le Venezuela n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise économique, sanitaire et démocratique. Ainsi le pouvoir vient-il de procéder à la prestation d’un leader de l’opposition. «Freddy Guevara a été arrêté par le SEBIN (Renseignement) en raison de ses liens avec des groupes extrémistes et paramilitaires associés au gouvernement colombien», écrit sur Twitter le Procureur général de la République, Tarek William Saab. «Ce citoyen qui a déjà participé à des actions violentes par le passé, sera inculpé de terrorisme, attentat contre l’ordre constitutionnel, trahison», a-t-il précisé.

Le pays est dans une impasse politique, avec un président Nicolás Maduro, non reconnu par une cinquantaine de pays dont les États-Unis qui cherchent à l’évincer du pouvoir, et un leader de l’opposition Juan Guaidó, considéré comme président intérimaire par les États-Unis, mais qui n’a aucun pouvoir.

12345...9



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol