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La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 

C’est un peu la tradition après un drame comme celui l’assassinat du chauffeur de bus de Bayonne. La presse en rend compte, des manifestations de compassion sont organisées, le ministre se déplace puis on oublie presque. Darmanin, le ministre de l’intérieur a promis de “réaffirmer l’autorité” et de protéger “les honnêtes gens” en réponse à l’émotion créée par le décès d’un chauffeur de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) violemment agressé alors qu’il travaillait. Ce n’est pas malheureusement la première est sans doute la dernière agression d’un agent assurant une mission de service public ( pompiers, agents du transport, médecin, ambulance voire  forces de l’ordre).

Ces agents assurent ces obligations de service public dans des conditions de plus en plus difficile et devraient pourtant pouvoir bénéficier d’un statut juridique plus protecteur. En clair, on pourrait aller jusqu’à des peines de prison à perpétuité pour toute agression ayant mis en danger la vie d’un de ses agents.

Aucune tolérance ne devrait être acceptée. Une échelle des peines devrait rendre compte du fait que la société n’accepte plus la moindre obstruction, contestation a fortiori agression contre un de ses représentants agissants pour le service public.

Après les déclarations du ministre de l’intérieur, la tolérance vis-à-vis des actes d’indiscipline et a fortiori agression doive être traitée juridiquement.

 

 

“C’est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares”, a déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré à Bayonne des collègues du chauffeur défunt.

“Jamais, comme ministre de l’Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable”, a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a dit son intention de mobiliser les acteurs concernés par la sécurité dans les transports en commun.

“Je sais que trop souvent les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, les contrôleurs, les citoyennes et les citoyens, les honnêtes gens, ont peur”, a-t-il dit. “Nous sommes là pour les rassurer et leur dire qu’on a bien compris que dans cette situation particulièrement dramatique, c’est en réaffirmant l’autorité qu’on arrivera de nouveau à réaffirmer la République.”

L’urgence d’un ministère de la Relance économique, écologique et sociale

 

 

L’urgence d’un ministère de la Relance économique, écologique et sociale

 

35 grands entrepreneurs insistent sur l’urgence de la mise en place d’un grand ministère de la relance économique, écologique et sociale .

 

« Au lendemain de « la vague verte » des municipales, alors que la Convention citoyenne a montré comment l’ensemble de la société pouvait prendre à bras le corps les défis de notre pays, le gouvernement français et l’Europe débloquent des milliards d’euros pour relancer l’économie, hypothéqués pour l’avenir. Nous, entrepreneurs engagés, appelons Emmanuel Macron à utiliser ce levier exceptionnel par son ampleur et son importance pour que les entreprises suivent un nouveau cap, celui de leur impact social et écologique. Le Président le déclarait lui-même le 14 juin dernier, lors de son l’allocution destinée à dessiner les contours de « l’après » :

« La reconstruction économique, écologique et solidaire sera la clé de notre indépendance. »

Nous proposons donc des mesures concrètes pour passer de la parole aux actes en utilisant tous les leviers créés autour de trois enjeux.

Une TVA réduite

Le premier enjeu est de réussir à relancer la consommation et la production en mettant au coeur la durabilité, la proximité et la solidarité. Pour un choc de consommation responsable, nous proposons de diminuer la TVA pour tous les produits socialement et écologiquement responsables afin de les rendre accessibles à tous, loin des logiques court-termistes comme celle des éco-chèques.

En parallèle, un bonus-malus social et écologique assis sur des critères clairs et transparents pour l’ensemble des entreprises françaises permettrait de moduler la participation financière des entreprises suivant leur apport à l’intérêt général, et permettrait d’inciter l’ensemble du tissu productif français à engager sa transition.

La BPI en réelle banque de la transition

Par ailleurs, le gouvernement doit se positionner comme pivot d’une relance solidaire et durable en transformant la BPI en réelle banque de la transition et en mettant dès aujourd’hui 1 milliard d’euros en fonds propres sur la table avec un fonds de relance ambitieux, structurant et de long terme. L’annonce, le 5 juin dernier, par Élisabeth Borne, d’un plan visant à accompagner à hauteur de 250 millions d’euros la transition écologique des PME-TPE est une très bonne nouvelle, mais trop peu pour engager une transition profonde de l’économie française.

 

Il faut en effet prendre le relais du dispositif de prêts garantis par l’État, qui a permis une prise en compte de l’urgence liée au confinement, mais qui a pu fragiliser la situation financière des entreprises en augmentant leur endettement. Des investissements en fonds propres représentent la seule mesure efficace pour accompagner autant la survie que la transition écologique et inclusive de notre tissu de TPE-PME, en favorisant une vision de long terme.

Des aides conditionnées

Nous proposons enfin de mettre en place la conditionnalité écologique et sociale de toutes les aides publiques accordées par le gouvernement dans le contexte post-crise. Il est logique que les pouvoirs publics débloquent des milliards pour sauver des milliers d’emplois menacés et une économie meurtrie. Mais il est incompréhensible que ces milliards dépensés aujourd’hui ne soient pas l’occasion d’accélérer la transition de notre économie. Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) propose donc que l’ensemble des entreprises aidées s’engagent durablement sur la réduction de leur empreinte écologique et sociale sur trois ans, et fassent en premier lieu la transparence sur une quinzaine d’indicateurs sociaux et environnementaux structurants, permettant à toutes leurs parties prenantes de suivre leur évolution.

Afin d’objectiver ces dispositifs, le gouvernement pourrait s’appuyer sur un outil d’évaluation de l’impact social et environnemental intitulé Impact Score, développé par tous les réseaux d’entreprises à impact en France. Il permet d’approcher de manière rationnelle l’engagement des entreprises en faveur de la transition écologique et sociale et pourrait être mis à disposition des pouvoirs publics, des entreprises, des citoyens pour accompagner cette dynamique.

Un grand ministère dédié

Pour concrétiser ces mesures et pour aller dans le sens d’Élisabeth Borne, qui a rappelé à juste titre qu’« opposer écologie et économie est totalement dépassé  », nous proposons que les sujets de transition sociale et environnementale bénéficient enfin d’une représentation politique et administrative auprès du ministre des finances à Bercy, au coeur de la machine étatique et à leur juste niveau de portage politique, au sein d’un grand portefeuille ministériel de la Relance économique, écologique et sociale. Nous mesurons le défi de concevoir une relance transformatrice, permettant de sauver l’économie d’aujourd’hui tout en préparant demain. Mais c’est la seule voie pour permettre à notre économie de prévenir et affronter les crises à venir.

Cette opportunité d’investissement massif ne se reproduira sûrement jamais. Alors, à l’heure où le déconfinement est bien entamé et où les pouvoirs publics travaillent d’arrache-pied à un plan de relance qui pourrait dessiner le destin économique de la France pour la prochaine décennie, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les ministres, les entrepreneurs vous le demandent : assez de paroles, passons aux actes!

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Signataires :

  • Jean Moreau, co-Président du Mouvement des entrepreneurs sociaux, co-fondateur et président de Phenix
  • Eva Sadoun, co-présidente du Mouvement des entrepreneurs sociaux, co-fondatrice et présidente de LITA.co
  • Amandine Albizzati, PDG d’Enercoop
  • Alice Barbe , co-fondatrice et PDG de Singa
  • Julie Chapon, co-fondatrice de Yuka
  • Luc De Gardelle , gérant de Presta’Terre et de Prodea, président de la Fédération des entreprises d’insertion
  • Pierrick De Ronne , président de Biocoop et Natexbio
  • Jean-Yves Doisy, DG de Vitamine T
  • Grégoire Ducret, directeur de Croix Rouge Innovation
  • Abdelaali El Badaoui, fondateur et président de Banlieue Santé
  • Nicolas Froissard, vice-président et porte parole du Groupe SOS
  • Hortense Harang, co-fondatrice et présidente de Fleurs d’Ici
  • Virginie Hils, fondatrice et présidente du Comptoir de Campagne
  • Thomas Huriez, fondateur et président de 1083
  • Jonathan Jérémiasz , co-fondateur de Comme les autres, Handiamo et Voix Publique
  • Loubna Ksibi, co-fondatrice de Meet my Mama
  • Sylvain Lepainteur, PDG de Conciergerie Solidaire et Monkey Monk
  • Mélanie Marcel, co-fondatrice et PDG de SoScience
  • Dafna Mouchenik, fondatrice de LogiVitae
  • Maud Sarda, co-fondatrice et directrice de Label Emmaus
  • Carole Tawema, co-fondatrice et PDG de Karethic
  • Serge Widawski directeur général d’APF Entreprise
  • Shu Zhang, co-fondatrice et PDG de Pandobac
  • Matthieu Dardaillon, fondateur et président de Ticket For Change
  • Sandra De Bailliencourt, directrice générale de Sparknews
  • Arnaud De La Taille, co-fondateur et PDG d’AssoConnect
  • Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar
  • Guillaume Gibault, fondateur et président de Le Slip Français
  • Samuel Grzybowski, fondateur de Coexister
  • Cyrielle Hariel, journaliste à BFM Business et influenceuse
  • Antoine Jouteau, DG de Le Bon Coin
  • Jean-Michel Lecuyer, DG d’INCO Investissements
  • Basile Michardière, co-directeur de MakeSense Incubateurs
  • Antoine Michel, partner d’Investir et +
  • Magali Payen, fondatrice d’On est Prêt

Quel vrai pouvoir économique d’un maire ?

Quel vrai  pouvoir économique d’un maire ?

Fabien Tastet, président de l’Association des hauts fonctionnaires territoriaux (AATF) s’interroge sur le pouvoir économique réel d’un maire mettant notamment en cause les doublons avec les administrations centrales et la superposition des superstructures politiques dernière en date l’intercommunalité qui vide de son contenu une grande partie du rôle des maires . source AFP Le Figaro)   «Quand les citoyens votent pour leur maire, il faut que ces derniers aient le pouvoir d’agir. Or, depuis quelques années, la tendance est à une perte de pouvoir fiscale des élus locaux», défend Fabien Tastet, Sur le volet fiscal, les maires ne décident pas des dépenses de collectivités locales et ne peuvent pas moduler l’assiette d’imposition des entreprises.

Après la taxe professionnelle en 2010, les communes ont perdu, en 2019, 80% de la taxe d’habitation au niveau national. Ces recettes fiscales en baisse ont contribué à réduire leur marge de manœuvre et leur autonomie financière. «Sur les 240 milliards d’euros de budgets locaux, une fois effectuée la réforme de la taxe d’habitation, il ne reste plus qu’environ 40 milliards de «vrais impôts» locaux. C’est-à-dire d’impôts sur lesquels les élus disposent d’un pouvoir de taux», explique Fabien Tastet.

Si ces impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État, financées donc par des impôts nationaux, le maire de Sceaux Philippe Laurent assure que l’évolution de ces dotations ne suit pas l’évolution qu’aurait pu suivre la fiscalité. «En général, il y a eu des pertes», soutient le maire, qui est également président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF).

Fraîchement réélu pour un quatrième mandat lors du second tour des élections municipales, le maire de Sceaux affirme que «la compétence de soutien à l’économie au niveau des mairies est finalement relativement faible. Il n’y a plus grand-chose qui se décide à l’échelle de la commune elle-même».

Depuis la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) d’août 2015, les régions se sont vues confier la compétence en matière de développement économique. Ces dernières élaborent désormais le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Un grand nombre de prérogatives ont également été transférées au niveau intercommunal. À titre d’exemple, les plans locaux d’urbanisme (PLU), votés par les maires, ont été transmis aux intercommunalités par la loi du 24 mars 2014 dite « pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ». Les intercommunalités s’occupent également des questions liées à l’implantation de technologie et au bassin d’emploi dans les territoires.

Mais les maires jouissent toutefois d’un rôle essentiel pour façonner l’aménagement de leur territoire et favoriser l’implantation d’infrastructures stratégiques. Outre l’installation et l’accompagnement des entreprises et usines dans leur commune, ils sont surtout chargés de délivrer les précieux permis de construire et de rénovation. En ce qui concerne les équipements collectifs et les travaux publics, un tiers de l’investissement public total en France est réalisé par les communes.

Par ailleurs, sur la question des logements sociaux, les organismes sont dépendants de différentes administrations, dont les mairies. Les décisions relatives aux politiques de rénovations énergétiques sont, quant à elle, généralement le fruit d’une collaboration entre les communes et l’État, où le maire se positionne bien souvent comme animateur des projets auprès des citoyens.

Les maires ont été en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. À l’instar du maire de Sceaux, de nombreux élus ont regretté l’absence «d’outils adaptés» et de «leviers d’actions concrets» pour que les élus puissent répondre de manière plus efficace sur le terrain. Dans les premières semaines de la crise économique, l’association des maires de France avait d’ailleurs proposé que les communes puissent, durant un temps limité, retrouver des capacités d’aides directes aux entreprises. Car c’est la région qui est cheffe de file sur les champs des subventions, et non les collectivités publiques.

«Le gouvernement s’est opposé à notre demande et cela a été dommageable pour les très petits acteurs économiques», explique Philippe Laurent. Pour contourner le fait que les communes n’ont pas le droit de verser des aides directes aux entreprises, les maires ont trouvé des moyens astucieux de soutenir le commerce local en obtenant par exemple auprès de la préfecture que des fonds spéciaux, financés par la ville, puissent être distribués sous forme de bons d’achat.

Par ailleurs, les maires ont conservé le pouvoir d’accorder des exonérations d’impôts aux entreprises et d’implanter diverses mesures de soutien. Dernier exemple en date: l’allongement des terrasses de cafés et restaurants pour relancer l’activité de ces entreprises. Certaines municipalités ont également réallouer l’espace public au profit des circulations douces dans des opérations d’urbanisme jugé tactique.

Enfin, si le maire n’est pas toujours légitimé dans la stratégie économique de la ville, son implication auprès des entreprises locales ne fait pas débat. Au-delà des droits qui lui sont conférés, il reste une figure influente du paysage local, jouant un rôle de fédérateur entre les différents services des départements. Fin connaisseur de son tissu d’entreprises, les maires sont également capables d’exercer une pression sur l’État et de se battre contre les fermetures d’usines.

Ces derniers mois, certains maires ont déploré le manque d’articulation entre les collectivités et l’État, lié notamment à un «fonctionnement bureaucratique des institutions», confie un élu local d’une commune. «Cela nous a empêchés d’agir rapidement à l’aube de la crise. Il aurait fallu responsabiliser tout de suite les acteurs locaux et les laisser s’organiser», affirme-t-il. Autre sujet de perplexité, la redondance des services administratifs freine parfois les prises de décisions des collectivités locales. Outre les services régaliens qui s’occupent de la gestion des risques, «le préfet a également à ses côtés des services administratifs, qui font souvent doublons avec ceux des collectivités locales», explique Fabien Tastet.

Dans un document formulant une vingtaine de propositions pour favoriser la relance, le président de l’AATF préconise de donner plus de libertés aux maires dans le champ économique. L’association, qui assure notamment une fonction de lobbying auprès des pouvoirs publics suggère par exemple que les collectivités locales puissent rentrer temporairement au capital des entreprises. «Cela permettrait de sauver les petites entreprises locales en difficulté à cause de la crise, mais dont le modèle est fiable, tout en ayant la possibilité d’imposer des contreparties si nécessaire».

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

Sondage : 25 % des Français méfiants vis-à-vis d’un vaccin contre le Covid-19

-Selon plusieurs enquêtes en ligne réalisées par des chercheurs membres du projet Coconel, près d’un quart des Français ne compteraient pas se faire vacciner contre le Covid. Une méfiance évidemment entretenue sans doute déjà par toutes les interrogations qui tournent du travail des lobbies des  industriels de la pharmacie se livrent à auprès des Etats auprès des laboratoires et des experts pour valoriser des traitements pour l’instant non scientifiquement reconnus.

Pourtant il est certain qu’à vaccin serait la meilleure protection contre la maladie reste que certaines pathologies aucun vaccin n’a pu être trouvé à ce jour. Une réaction qui peut étonner au regard de la bataille que se livrent les laboratoires du monde entier afin de créer le précieux vaccin«Un vaccin sûr et efficace pourrait être le seul outil permettant un retour du monde à un sentiment de normalité», avait ainsi estimé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en avril dernier. Si aucun vaccin n’est encore sur le marché, l’OMS a bon espoir que cette perspective aboutisse des 2021 mais rien n’est sûr en ce domaine. Pour les médias mêmes les milieux scientifiques sont très critiques sur l’efficacité des différents traitements.

 

SNCF-Brétigny-sur-Orge: mise en cause d’une politique et d’un lampiste

SNCF-Brétigny-sur-Orge: mise en cause d’une politique et d’un lampiste

Après le terrible accident de 2013 beaucoup de questions ont été posées sur les conditions d’entretien des lignes SNCF principales comme secondaire d’ailleurs. L’allégement de cet entretien a notamment été critiqué et correspondait à une volonté de faire diminuer des charges coûteuses;  finalement le tribunal a retenu de responsabilité : celle globale de la SNCF qui a pratiqué cette politique délibérée de réduction de l’entretien en même temps a choisi un lampiste chef d’équipe qui n’aurait pas décelé le risque d’un éventuel défaut de l’acier qui pouvait mettre en cause la sécurité des circulations. Tous deux sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicides et blessures involontaires. La procureure de la République d’Evry dénonce  »l’inaction ou les choix techniques ou économiques » de la société SNCF-Réseau et la société nationale SNCF qui ont notamment « conduit à l’absence de renouvellement des pièces de l’aiguillage, à l’insuffisance des effectifs ». L’affaire est évidemment loin d’être terminée car il y a sans doute encore des expertises et des contre-expertises. Malheureusement elles ne redonneront pas la vie aux nombreuses victimes pas davantage pas sans doute qu’elles ne remettront en cause les critères de sécurité qui étaient en vigueur il y a encore quelques dizaines d’années mais qui sont passés par  la trappe des économies globales. Finalement la SNCF va se défendre en tenant compte des impératifs économiques et financiers qu’on lui impose. La responsabilité de l’État sera sans doute aussi retenue et en plus on aura un lampiste à offrir à l’opinion publique. Notons que s’il fallait remettre le réseau aux normes sans doute 20 % du réseau devrait faire l’objet de ralentissements prolongés !

 

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

 

C’est presque quotidiennement qu’on nous annonce la sortie d’un nouveau traitement voire d’un nouveau vaccin.

Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm

Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes.

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares.

Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

 

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (ici, 8), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et « possiblement jusqu’à 1 milliard ».

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un besoin dun caccuin  dans les jours qui viennent !

 

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération « Warp Speed » (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

 

Allemagne: jusqu’à 9000 € d’aide pour l’achat d’un véhicule

Allemagne: jusqu’à 9000 € d’aide pour l’achat d’un véhicule

 

Encore plus qu’ailleurs la relance de l’activité de l’industrie automobile est vitale en Allemagne compte tenu du poids  de ce secteur dans l’économie et notamment vis-à-vis des exportations. En ajoutant la prime constructeur de 3.000 euros, le total des incitations à l’achat pour l’automobiliste s’élève à 9.000 euros.

Le plafond de 40.000 euros à l’achat d’un véhicule électrique va cependant rendre inéligibles de nombreux modèles de constructeurs automobiles haut de gamme comme BMW, Daimler ou Tesla.

La Model 3 du fabricant américain est commercialisée à partir de 43.990 euros en Allemagne, tandis que la Mercedes EQC démarre au tarif de 71.590 euros et l’Audi E-Tron (filiale de Volkswagen) à 69.900 euros.

Le plan de relance devrait ainsi bénéficier principalement aux modèles bon marché comme l’e-Niro du sud-coréen Kia vendu à partir de 34.290 euros ou la nouvelle ID3 de VW commercialisée à 29.990 euros. L’e-208 GT de PSA, proposée à 36.600 euros, devrait également en profiter.

Les voitures électriques en Allemagne ont représenté 1,8% des nouvelles immatriculations l’an dernier, tandis que les modèles diesel et essence ont compté pour respectivement 32% et 59,2%. Les versions hybrides ont représenté 6,6%.

A partir de janvier 2021, les véhicules émettant plus de 95 grammes de CO2 par kilomètre seront taxés graduellement, ce qui devrait pénaliser particulièrement les SUV. Un véhicule émet actuellement en Allemagne en moyenne 150,9 grammes de CO2 par km.

En France, Emmanuel Macron a présenté fin mai un plan de soutien de quelque huit milliards d’euros à la filière automobile française, comprenant notamment une hausse des primes à l’achat de véhicules électriques, la mise en place d’un bonus pour les voitures hybrides et un élargissement de la prime à la conversion.

 

« La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans »

 « La folie de l’urbanisation: l’équivalent d’un département tous les sept ans » 

Corinne Vezzoni, architecte,  propose, dans une tribune au « Monde », d’inverser la logique selon laquelle, sauf exception, tout le territoire français est constructible et de faire revenir les zones commerciales en centre-ville pour limiter l’espace bâti.(extraits)

 » la pandémie vient de nous confirmer, ce que nous avions tendance à oublier, que nous ne sommes pas maîtres de la terre et que nous devons la respecter. Et le confinement nous confirme que la réussite collective dépend souvent de la responsabilité individuelle.

Nous autres architectes avons à prendre en compte ces réalités et faire évoluer nos pratiques.

Préserver. C’est un fait douloureux mais incontestable : le bâtiment est un des secteurs de l’activité humaine les plus polluants. Il se répand en périphérie, s’évase partout à la campagne et tire la caravane sans fin des lotissements, routes, ronds-points, centres commerciaux, zones d’aménagements… Et plus on se répand en périphérie, moins on donne les moyens à ceux qui restent urbanisés de vivre correctement. Le confinement a été plus facile à vivre aux populations vivant en pavillons (mais à quel prix pour le futur), qu’aux confinés de nos villes. L’urbanisation envahit l’équivalent d’un département français tous les sept ans.

En revanche, il y a quelques pays d’Europe où le sol est par postulat fortement protégé, voire inconstructible. Les territoires sont rendus constructibles au fil des réalisations nécessaires à l’élaboration des villes. Il faut donc argumenter pour obtenir le droit à construire. La non-construction est la règle, la construction l’exception.

En France c’est tout le contraire ! Le pays, au départ, est entièrement constructible et on a progressivement classé des zones boisées, parcs régionaux, zones agricoles, etc. Intellectuellement, cela génère une attitude bien différente ! Lorsqu’on peut construire facilement, on ne va pas chercher la difficulté, on préfère s’installer sur des zones encore vierges. ( sil le faut on modifie sans complexe et sans retenue .  Le sol est considéré comme une surface alors qu’il est un écosystème complexe. Sa consommation se fait de manière aveugle, sans considérer les subtilités géographiques.

Et si cela devenait le contraire ? Et si l’on renversait la table, en un mot si tout devenait – a priori – inconstructible ? Et si pour construire il fallait donner la preuve qu’il n’y a pas d’autre solution. Rendre inconstructible ce qui est encore naturel ou agricole obligerait à voir la réalité autrement. La difficulté à construire sur les zones protégées inciterait à porter son regard sur les sites déjà construits où il serait plus facile de s’installer. On découvrirait qu’il y existe énormément de scories de l’urbanisation passée, de friches, de toits, de bâtis reconvertibles, de zones commerciales. On découvrirait qu’ils pourraient être propices à une écologie urbaine. Ces lieux seraient déjà ouverts à l’urbanisation et n’infligeraient pas au territoire une cicatrice supplémentaire. »

Relance BTP: la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

Relance BTP:  la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

 

 

 

Depuis des années, l’état de nos infrastructures routières dites secondaires ( comme l’ensemble des services publics)ne cesse de se dégrader faute d’entretien. Heureusement , le pays n’a pas connu de longues périodes de  fort dégel  depuis longtemps sinon nombre de routes secondaires se serait transformées en des sortes de pistes africaines. Dans les zones peu densifiées , la situation est catastrophique. Les bords de chaussée sur les routes secondaires sont dans un état de désagrégation avancée, les nids de poule succèdent aux nids de poule sans parler parfois d’herbes qui poussent même au milieu de la route. Témoin de la détérioration des infrastructures, l’usure prématurée notamment  des amortisseurs et des  pneus constatés par les garages.  Les territoires particulièrement concernées  constituent  des zones  largement abandonnées sur le plan économique et les services s’y font de plus en plus rare. Le seul moyen de transport pouvant être utilisé est l’automobile ou les deux-roues.

La détérioration de l’état des routes participe de la désertification de ces territoires. On sait que Bercy n’aime pas les ressources affectées.  Pourtant; il serait urgent de créer un fonds de réhabilitation routière pour une période déterminée, le temps de remettre à niveau l’état des routes. La fiscalité routière génère de l’ordre de 40 milliards de recettes annuelles pour 13 milliards de dépenses ( investissement et fonctionnement). Certes ces ressources d’origine routière ne sauraient être affectées en totalité à la route car nombre de secteurs d’activité du domaine régalien ne génèrent aucune ressource. Il faut cependant noter qu’en outre les dépenses ont diminué de l’ordre de 30 % alors  que les recettes, elles,  ont augmenté . Dans le détail, on constate que sur la période 2013-2018 les administrations locales ont vu leurs dépenses routières  diminuer de 5 %. Cette baisse est due notamment à la réduction des dépenses des départements -2,6 % et des communes et EPCI -6,3 %.

Ces réductions de dépenses pour la route sont évidemment liées à la pression à la baisse des recettes générales des collectivités. La colère des gilets jaunes est largement alimentée par la désertification économique autant que par la dégradation des services publics dont les routes constituent un élément important pour la mobilité des populations en cause. Il y a aujourd’hui urgence à réclamer un dispositif d’affectation temporaire de ressources aux dires mêmes de la ministre de l’environnement chargé aussi des transports; Une taxe additionnelle de 1cme  par litre de carburant rapporterait  de l’ordre de 500 millions par an, de quoi engager  un processus de remise en état. Notons que la France a été fortement  dégradée ces dernières années dans la classement mondial des infrastructures de transport. En  qui concerne les réseaux locaux seulement la moitié sont considérés dans un état satisfaisant.

Il convient aussi d’attirer l’ attention sur le délabrement total du réseau cuivre téléphonique complètement abandonné par Orange. Or il est clair que dans les zones peu denses, le câble n’est pas prêt de suppléer le réseau classique. Compte tenu du coût,  de nombreuses zones ne seront jamais desservies par le câble ( on utiliserait en fin de réseau le vieux réseau cuivre déjà délabré!). De la même manière que la technologie 5 G n’est pas prête d’assurer une éventuelle suppléance;  c’est tout juste si la 3G et la 4G sont opérationnelles dans certaines régions éloignées. Les équipements évoqués participent de la désertification des territoires et renforcent  ainsi les inégalités territoriales.  le contexte des élections municipales pourraient être favorable au rappel de cette problématique.  

 

Brexit : menace réciproque d’un « no deal »

Brexit : menace réciproque d’un « no deal »

Des deux côtés, on agite le spectre d’un brexit  dur, c’est-à-dire sans aucun accord. C’est en partie dans cette hypothèse que Boris Johnson a pu être élu. Par ailleurs,  il s’est très peu impliqué dans les négociations en cours avec l’union européenne. Le Royaume-Uni pour peser sur les discussions n’a cessé de rappeler que le risque d’une rupture totale des négociations était de plus en plus vraisemblable. Maintenant c’est aussi une hypothèse qui n’est pas exclue par l’union européenne qui constate les blocages réitérés des Britanniques. Cependant rien n’est encore joué car on a l’habitude des coups de théâtre leur des discussions européennes, on peut aussi imaginer que chacun pousse ses pions pour obtenir le maximum de concessions .

“Nous avons fait très peu de progrès vers un accord sur les questions en suspens les plus importantes entre nous”, a déclaré le négociateur en chef britannique David Frost après une semaine de discussions.

Des divergences fondamentales persistent sur plusieurs points essentiels, comme la pêche et la sécurité, ce qui pourrait compromettre la conclusion d’un accord avant le 31 décembre, selon des sources européennes.

Le principal point d’achoppement porte sur la définition de “règles du jeu équitables”, destinées à harmoniser la réglementation entre les deux parties. Pour l’UE, une telle harmonisation est indispensable pour que la Grande-Bretagne n’adopte pas de normes moins contraignantes pour ses entreprises. Les Britanniques, eux, refusent de se soumettre à des règles décidées par l’UE.

Pour David Frost, le principal obstacle à un accord est l’insistance de l’UE pour intégrer à ces règles un ensemble de propositions “nouvelles et non équilibrées”.

“Dès que l’UE reconnaîtra que nous ne conclurons pas d’accord sur cette base, nous pourrons progresser”, a-t-il déclaré. “ Nous avons grandement besoin d’un changement d’approche de l’UE pour le prochain cycle débutant le 1er juin”, a-t-il ajouté.

Michel Barnier, le chef des négociateurs européens, a déclaré pour sa part que les discussions avaient été décevantes, la Grande-Bretagne refusant d’engager des discussions détaillées sur les thèmes de la concurrence équitable et de la pêche.

“Il n’y aura pas d’accord avec le Royaume-Uni sans un accord équilibré sur la pêche”, a-t-il dit, ajoutant: “Nous n’allons pas brader nos valeurs pour le bien de l’économie britannique.”

Selon lui, Londres devrait revoir sa position au risque de se diriger vers une “impasse”.

Londres et Bruxelles devront évaluer fin juin les progrès accomplis et convenir ou non d’une prolongation des discussions au-delà de la période de transition, hypothèse pour le moment exclue à Londres.

Pour l’UE, les pourparlers doivent s’achever aux alentours d’octobre afin que l’accord puisse être ratifié dans les temps par le Parlement européen et les Etats membres.

Coronavirus : la veuve d’un médecin mort du coronavirus porte plainte

Coronavirus : la veuve d’un médecin mort du coronavirus porte plainte

Le 23 avril, le médecin urgentiste Eric Loupiac décédait à l’hôpital de Lons-le-Saunier dans le Jura après avoir contracté le coronavirus. Sa femme, Claire Loupiac, a décidé de porter plainte pour négligence et mise en danger de la vie d’autrui. Invité d’Europe 1, mardi, elle décrit les derniers départs de son mari à l’hôpital : « Ce qui s’est passé est injuste [...] il savait que l’hôpital n’était pas près. »

Chômage partiel: près d’un million d’entreprises et plus de 11 millions de salariés

Chômage partiel: près d’un million d’entreprises et plus de 11 millions de salariés

Près de 900.000 entreprises qui ont fait des demandes depuis le début de la crise. Le dispositif mis en oeuvre par le gouvernement pour limiter la casse sociale dans les entreprises tournent à plein régime.

La perspective d’un déconfinement progressif le 11 mai prochain devrait permettre à un grand nombre d’établissements de reprendre leur activité, sauf les restaurants, les cafés et les hôtels. « Le dispositif d’activité partielle, qui est l’un des plus généreux d’Europe, restera en place jusqu’au premier juin. Il nous faudra ensuite l’adapter progressivement, afin d’accompagner la reprise d’activité si l’épidémie est maîtrisée. Bien sûr, nous continuerons à protéger les personnes vulnérables et les secteurs professionnels qui demeureraient fermés » a expliqué, le Premier ministre.

 

Coronavirus Italie : 431 décès en 24 heures, la marque d’un tassement ?

Coronavirus Italie : 431 décès en 24 heures, la marque d’un tassement ?

431 décès supplémentaires ont été recensés dimanche contre 619 la veille, soit le bilan le plus bas depuis le 19 mars, a annoncé l’agence de la protection civile.

Le nombre de nouveaux cas de contamination est lui aussi en baisse, de 4.092 contre 4.694 samedi, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Depuis le 21 février, l’épidémie a fait 19.899 morts en Italie, faisant de la péninsule le deuxième pays le plus endeuillé dans le monde par le coronavirus derrière les Etats-Unis, et a contaminé 156.363 personnes.

Dimanche, 3.343 people se trouvaient en soins intensifs contre 3.381 samedi, un chiffre en baisse depuis neuf jours consécutifs.

Coronavirus: la conséquence d’un type de développement

Coronavirus: la conséquence d’un type de développement 

Face aux pandémies deux attitudes sont possibles, un peu comme face à la crise climatique. On peut considérer que les grandes épidémies ont toujours existé dans l’histoire de l’humanité, qu’elles se produiront encore et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter particulièrement. Les épidémies existent depuis l’Antiquité par exemple la grande peste d’Athènes en 428 av. J.-C., la peste du Moyen Âge qui a tué à peu près la moitié de la population européenne et a fait des dégâts considérables aussi en Asie;  plus près de nous en 1918, la grippe espagnole qui a causé la mort de 50 à 100 millions de personnes.

Une autre attitude consiste à essayer de comprendre les facteurs explicatifs nouveaux qui favorisent le développement d’agents pathogènes. Bien sûr il est toujours difficile de faire des comparaisons avec le passé dans la mesure où les conditions de vie ont beaucoup évolué notamment les systèmes sanitaires et l’hygiène. Nombre de maladies ont pu être combattues avec succès au point qu’on a pu considérer dans les années 70 que les grandes pandémies n’étaient plus à l’ordre du jour et remplacées notamment par les maladies dégénératives dites de civilisation. Force est de constater cependant que depuis une cinquantaine d’années les pandémies se succèdent à un rythme accéléré et prennent des ampleurs plus en plus grandes au plan mondial.

Dans le passé ( et encore aujourd’hui dans certains pays en développement) certaines épidémies comme le paludisme, le choléra on fait des dégâts souvent inexpliqués. Depuis 50 ans, la science a fait de nombreux progrès pour analyser l’origine des maladies ainsi 1500 nouveaux agents pathogènes -dont certains très dangereux- ont été identifiés. À noter que 70 % sont d’origine animale et ont émergé en raison des perturbations liées à la biodiversité. D’une certaine manière, on peut considérer que les pandémies sont favorisées par les bouleversements  de l’environnement en général dont la biodiversité.

Parmi les facteurs qui soutiennent les pandémies, il faut citer la concentration urbaine, les bouleversements écologiques, les comportements collectifs et individuels et la mondialisation.

Comme pour les animaux, l’extrême concentration des populations favorise  l’émergence et la diffusion d’agents pathogènes dangereux. On s’inquiète à juste titre des élevages concentrationnaires d’animaux qui ne peuvent subsister qu’ à coups d’antibiotiques mais on s’inquiète moins de ces villes  surhumaines devenues elles aussi des sortes d’élevages humains. À l’occasion du Coronavirus, on a pu vérifier que la contamination visait surtout ces populations ultra concentrées. Le résultat d’  une politique d’aménagement du territoire et d’un type de croissance qui a transformé une grande partie de la géographie en quasi désert démographique et économique au profit de villes dans l’objectif est d’atteindre 1 million d’habitants et davantage pour les grandes métropoles. La dimension des grandes métropoles est devenue un objectif en soi. Ce qui provoque un déséquilibre dans le rapport homme nature.

Le problème est d’autant  plus grave que cette mode concentrationnaire est à l’échelle mondiale avec des villes de plusieurs dizaines de millions d’habitants devenus ingérables à tous les  points de vue ( sanitaire bien sûr mais aussi sécurité et environnement). La compétition est même devenue officielle à l’échelle internationale notamment au nom d’une croissance dite exogène ( plus la ville est grande plus elle génère des besoins qui ne peuvent être satisfaits que par le marché), ce qui alimente la croissance .

La concentration urbaine bouleverse évidemment les équilibres écologiques et la biodiversité quand le béton et le goudron se substitue à la terre, aux plantes et aux arbres. Malheureusement d’autres bouleversements modifient aussi les équilibres écologiques en zone rurale avec l’utilisation intensive de pesticides, engrais et autres produits chimiques sans parler du remodelage du paysage. Un seul exemple en 50 ans, 80%  des insectes disparus et avec eux une grande partie des espèces animales et du nombre d’oiseaux notamment. Bref les rapports entre l’homme, les animaux et la nature ont été bouleversés. La faune ne dispose plus de l’espace nécessaire pour réguler à l’intérieur d’elle-même les épidémies et sa proximité avec l’humain  facilite la transmission des agents pathogènes dangereux.

Les comportements individuels et collectifs sont aussi des éléments de diffusion des épidémies. Il y a la modification des régimes alimentaires, on devrait dire de la chimie alimentaire qui affecte notamment les capacités d’autodéfense . Les produits chimiques, les additifs, les bricolages génétiques sont en cause. Sans parler des nano particules présentes partout et dans tous les aliments y compris dans l’eau. Des nanoparticules dans les effets commencent à peine d’être étudiés.

La mobilité de masse est aussi un facteur défavorable d’abord parce qu’elle est responsable d’une grande partie des émissions polluantes, ensuite qu’elle favorise les concentrations aussi bien pour les déplacements domicile travail que pour les loisirs. De ce point de vue, on peut  s’interroger ce tourisme de masse qui perturbe à la fois l’environnement et les équilibres des populations locales. D’une façon plus générale,  c’est le volume de mobilité de biens  et de personnes qui méritent d’être en cause. Est-il autant nécessaire que cela pour l’humanité de déplacer aussi loin des biens et des personnes.

Certes on ne reviendra pas à une économie auto suffisante du type de celle du début du XXe siècle où la mobilité se limitait au maximum au territoire du département pour la masse des individus. On ne reviendra pas à l’époque où chacun faisait son pain. Pour autant, est-il  nécessaire d’accepter autant de gaspillages de matières premières, de transport et de logistique pour des produits par ailleurs pas toujours essentiels  qui pourraient être fabriqués plus près des motifs stratégiques, sanitaires voire économiques. Un seul exemple: un simple yaourt  , résultat de lait caillé,  exige pour ses composants de faire 1000 km. Ne parlons pas du papier toilette qui en fait des milliers. Bref, la multiplication et l’ampleur des pandémies n’est pas le fait du hasard, elle résulte de nombreux déséquilibres liés à des politiques environnementales et sociétales suicidaires.

 

Coronavirus: l’Académie de médecine pour le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

Coronavirus: l’Académie de médecine pour  le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

 

L’Académie de médecine recommande de rendre obligatoire le port d’un masque lors des sorties pendant la période de confinement. Alors que la France est en pénurie, elle invite à utiliser des masques « alternatifs ». 

Porter un masque « grand public », ou « alternatif », devrait être obligatoire pour tous lors des sorties autorisées pendant la période de confinement, a recommandé ce vendredi l’Académie de médecine. Elle souhaite même que cette exigence soit maintenue lors de la levée du confinement.

« Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur », estime l’Académie, dans un communiqué.

Selon l’Académie, pour que la levée du confinement soit la   »plus précoce et la moins risquée possible », l’obligation de porter un masque devra être maintenue, ainsi que toutes les mesures barrières déjà préconisées.

Coronavirus: d’un million d’infectés ciel dans le monde

Coronavirus: d’un million d’infectés ciel dans le monde

 

Le nombre de personnes concernées est impressionnant mais plus inquiétant encore est le taux de progression de la pandémie qui fait apparaître un doublement de la population infectée  en une semaine.  Environ 1 million d’infectés officiels et 50 000 décès selon l’Université Johns-Hopkins aux Etats-Unis, dont les données sont réputées parmi les plus fiables au monde. Il s’agit cependant d’un chiffre d’infectés officiels c’est-à-dire de personnes reconnues comme telles. Le nombre d’infectés est sans doute 10 voir une fois supérieure compte tenu du caractère asymptomatique de certains porteurs. En outre il faut sans doute douter très sérieusement des chiffres annoncés par le gouvernement chinois.

Le plus grand nombre officiel de décès a été comptabilisé en Italie, l’Espagne et les Etats-Unis étant les deux autres pays les plus touchés, précise le Center for System Science and Engineering de l’université de Baltimore.

Plus de 200.000 personnes ont guéri de la maladie, dont plus de 75.000 en Chine où le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est apparu en décembre dernier.

La barre des 100.000 premiers cas de contamination avait été franchie au bout de 55 jours environ, celle des 500.000 après 76 jours, selon les calculs de Reuters à partir des statistiques officielles. Au-delà des chiffres plus ou moins discutables, ce qui est particulièrement inquiétant c’est la progression du taux de contamination à méthode de comptabilisation constante. Le nombre de cas a en effet doublé pour atteindre un million au cours des huit derniers jours.

Coronavirus : « le risque irréparable d’une économie au ralenti au-delà d’un mois»

Coronavirus : « le risque irréparable d’une économie au ralenti au-delà d’un mois»

Un ralentissement économique pourrait créer au-delà d’un mois des dommages irréparables d’après Alain Trannoy, économiste, directeur d’Etudes à l’EHESS dans une tribune du Monde. La première conséquence sera la dérive de l’ordre  de 5 % du budget. La seconde,  le plongeon de la croissance. Au total une crise qui pourrait bien être ingérable sur le plan financier si l’économie continue de ralentir au-delà d’un mois environ.

 

Tribune.

 

 » Nous n’avons pas eu le choix de livrer bataille dans cette guerre contre le virus. Mais nous avons encore le choix des armes qui peut avoir un impact considérable sur le coût économique de la lutte contre cette pandémie. La strangulation de l’économie sur une courte période est une réponse au défi épidémiologique qui a du sens et reste encore supportable pour les finances publiques de notre pays. L’Etat va jouer le rôle du prêteur en dernier ressort pour l’ensemble de l’économie.

Si, cette stratégie peut être actionnée pour une courte période, au-delà, on rentrera dans une terra incognita potentiellement très dangereuse pour la stabilité de notre système économique. L’argent ne tombe pas de nulle part. La France peut continuer à s’endetter à bas coût pour un certain temps. Mais, la capacité des marchés financiers à nous faire confiance dans le contexte actuel, les yeux fermés, risque de s’évanouir très vite, quel que soit le soutien de la Banque centrale européenne (BCE).

La strangulation de courte durée de l’économie a du sens pour gagner du temps sur deux plans. D’une part, pour casser la montée très rapide de l’épidémie qui menaçait de déborder notre système hospitalier et d’entraîner des décès simplement par incapacité de prise en charge médicale, comme c’est le cas dans certaines zones du nord de l’Italie. D’autre part, pour trouver un traitement raisonnablement efficace contre le coronavirus. Cette seconde raison n’est pas suffisamment explicitée aux Français.

Un confinement qui fonctionnerait à 100 % pendant une durée égale à la période de contagion d’une personne infectée permettrait d’enrayer totalement l’épidémie sur le territoire national. Les dernières révélations de la recherche médicale indiquent que la charge virale du Covid-19 demeure pendant trois semaines chez l’individu détecté positif. Au bout d’un confinement strict de trois semaines, le nombre de personnes nouvellement atteintes du covid-19 devrait être très réduit mais pas nul.

Du fait qu’un confinement ne marche jamais à 100 %, et qu’on ne peut espérer que toute la population française soit immunisée, en raison justement de la distanciation sociale opérée grâce au confinement. La bonne question est donc de savoir que faire ensuite. Le confinement n’a été envisagé comme une solution de secours qu’en raison de l’absence de traitement à proprement dit pour enrayer la montée de la charge virale du coronavirus chez un patient.

Aujourd’hui, la médecine ne fait qu’aider le patient à contrer les effets du coronavirus sur l’organisme. Ces trois semaines de confinement doivent être mises à profit pour trouver une stratégie post-confinement pour traiter les nouveaux cas de coronavirus et les cas encore pendants. Elle devra être basée sur un traitement curatif qui ne sera pas encore un vaccin. »

 

Politique sanitaire : toujours en retard d’un mois

Politique sanitaire : toujours en retard d’un mois

Si on tente de faire l’historique des orientations de la politique sanitaire du gouvernement on constate une évolution particulièrement contradictoire du discours. On pourrait distinguer quatre phases. Dans un premier temps avec la découverte et la diffusion du virus en Chine, les pouvoirs publics soutenus par les milieux économiques ont adopté une attitude condescendante vis-à-vis de la Chine. Ils ont clairement sous-estimé l’importance de la catastrophe sanitaire qui pourtant se préparait. Notons aussi que certains chapeaux à plumes de la médecine ont complaisamment apportée leur soutien à cette sous-estimation. Quand le virus est sorti de Chine, le pouvoir a consenti à admettre l’existence d’un danger mais a affirmé avec force que la situation était sous contrôle. Une affirmation vite démentie avec la propagation de la maladie. Une stratégie s’est alors mise en place consistant non pas à stopper brutalement la pandémie mais à essayer de l’étaler pour ne pas surcharger le système sanitaire. Une stratégie tout à fait théorique rapidement remise en cause par l’ampleur de l’épidémie. Devant les dégâts sanitaires mais aussi économiques, ce pouvoir déclare dans une quatrième phase une situation de guerre. Mais une situation de guerre sans les moyens. Ainsi alors que l’OMS recommande maintenant le dépistage généralisé, la France,  d’ailleurs comme d’autre pays, est bien incapable de systématiser ce dépistage. Elle n’est même pas capable de fournir des masques en nombre suffisant y compris au corps médical ( déclaration hier du secrétaire de SOS médecins en région parisienne). Dans une situation de guerre, il faudrait évidemment réquisitionner et imposer une reconversion de certains productions pour les mettre au service de la lutte contre la maladie. Comme l’affirment les responsables sanitaires de la région de l’Est en particulier on manque de tout, d’appareils respiratoires, de personnel, de lits équipés et même de masques. Comment dans une pays aussi développé que la France où l’industrie pharmaceutique est aussi forte peut-on constater de telles carences. Même les mesures de confinement annoncées hier par le président de la république sont encore insuffisantes comme sont surtout insuffisantes les moyens et équipements mis à la disposition du système sanitaire. Bref, la France depuis le début a toujours près d’un mois de retard en matière de stratégie contre le Coronavirus.

Ghosn: victime d’un complot japonais …et français

Ghosn: victime d’un complot japonais …et français

 

 

Deux  journalistes du Figaro Bertille Bayart et Emmanuel Egloff qui ont mené une enquête approfondie estiment que Carlos Ghosn a été victime d’un complot japonais. Il apparaît en effet que l’arrestation de l’ancien président visait surtout à écarter Renault de la gérance de Nissan. La France n’est pas non plus innocente dans cette affaire car il y a longtemps que Macon s’oppose à la recomposition capitalistique envisagée pour le groupe Renault. Une recapitalisation qui mécaniquement aurait dilué la participation française. En outre, Macon sous le gouvernement Hollande s’est affronté à Carlos Ghosn à propos de l’affaire des rémunérations des dirigeants du groupe et notamment de son président.. Le Japon a empile  les accusations de Carlos Ghosn pour le maintenir en prison et pour l’empêcher de réunir l’assemblée générale qui permettrait de désigner le nouveau conseil d’administration. de Nissan.  Et pour continuer d’enfoncer Carlos Ghosn et surtout pour écarter Renault, Nissan a mis en place un comité spécial pour juger de la gouvernance de son entreprise.. Or on sait que Renault est l’actionnaire dominant. Nissan cherchait  donc le moyen d’empêcher que Renault ne désigne un président représentant de cet actionnaire. En clair, il fallait  japoniser et Nissan mais aussi l’alliance Renault. Il est évident que la gouvernance de Nissan n’était peut-être pas idéale pour contrôler les rémunérations excessives de ses dirigeants. Reste que cette gouvernance a quand même permis de sauver Nissan grâce à l’intervention de Renault et de Carlos Ghosn.

Notons que depuis l’arrestation de Carlos Ghosn  le directeur général Nissan principal accusateur de Carlos Ghosn a été pris aussi la main dans le sac des combines financières pour améliorer sa rémunération. N’empêche qu’il a été longtemps soutenu par le gouvernement japonais pour exclure Ghosn  de Nissan et même le mettre en prison. Dans l’affaire, il y a deux dimensions sans doute indiscutablement de la part de l’ancien président une confusion entre son portefeuille et les finances de son entreprise ( à sa décharge il n’est pas le seul ! Par exemple à s’attribuer des stock-options injustifiés, des rémunérations excessives ou des retraites chapeaux).

 

. Mais l’enjeu principal était autour de l’évolution capitalistique du groupe Renault ce à quoi s’opposait  le Japon qui voulait au contraire rôle rejaponiser Nissan. Le plus curieux dans l’affaire ,  c’est que la France ( actionnaire à hauteur de 20 %)  était aussi opposée à cette évolution capitalistique et que la mollesse de la France pour soutenir Ghosn en prison s’explique aussi par cette autre opposition. En fait, cette  arrestation a bien sûr été orchestrée par des dirigeants de Nissan et le gouvernement japonais mais la France n’était pas mécontente d’écarter un président un peu trop autonome à ses yeux. D’où la très grande mollesse de Macron pour soutenir Carlos Ghosn. Si son arrestation arrangeait finalement tout le monde, sa fuite-peut-être d’ailleurs facilitée- n’est pas forcément pour déplaire au Japon qui se débarrasse d’un sparadrap très collant qui aurait démontré le caractère archaïque de la justice japonaise et le décalage entre la sanction et l’accusation. La France n’est pas mécontente non plus surtout de n’avoir pas à recevoir Carlos Ghosn pour le juger car cela serait de nature à détériorer un peu plus les relations entre la France et le Japon. Résultat de cette affaire le groupe Renault est actuellement dans une position particulièrement difficile. Pas vraiment un succès diplomatique et économique pour Macron.

Vœux de Macron : confirmation du sermon d’un jeune curé de campagne coincé

Vœux de Macron : confirmation du sermon d’un jeune curé de campagne coincé

Le moins qu’on puisse dire c’est que le discours de Macron n’était hier enthousiasmant, guère novateur encore moins mobilisateur. Un schéma ultra classique d’abord pour se féliciter de l’action menée jusque-là, ensuite la description d’un environnement socio-économique idyllique qui n’existe que dans la tête de Macron, enfin l’affirmation de la poursuite des grandes réformes. À peine une petite ouverture sur les retraites où  Macron était attendu.  Il faudra faire vite a-t-il seulement indiqué renvoyant ainsi la patate chaude à Édouard Philippe.

Macron  se réserve sans doute ainsi une porte de sortie en ne s’impliquant pas trop dans une situation complètement bloquée. Si le climat devait se durcir et si l’opinion , comme ses probable, fait plonger la popularité de Macron, il sera toujours temps de se séparer de ce premier ministre qui il faut bien le dire à créé une véritable pagaille avec son idée d’âge pivot transformant ainsi la réforme d’un système en mesure financière punitive pour tous.

Une bavure qui s’ajoute au manque de préparation d’une réforme qui révèle par exemple tout d’un coup qu’l il faudrait augmenter les enseignants pour un montant de 10 milliards par an, si on ne veut pas les léser en matière de retraite. Si on ajoute à cette somme le coût des exceptions déjà accordées et de celles qui sont prévisibles on doit sans doute atteindre ainsi de 20 milliards. Bref finalement la réforme de retraite de Macron serait comme celle de Sarkozy, elle coûtera plus cher que le système actuel.

Visiblement, Macron paraissait très coincé dans le climat actuel. Sans doute pourquoi il  s’est limité pour les vœux à un exercice ultra traditionnel sans originalité et sans grande dimension. Une sorte de discours évangélique de jeune curé de campagne un peu coincé .

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