Archive pour le Tag 'd’euros'

Fibre : rallonge de 570 millions d’euros

Fibre : rallonge de 570 millions d’euros

Théoriquement tout le territoire devrait être couvert par la fibre en 2025. Mais au rythme actuel le raccordement prend du retard. Aussi l’État a décidé d’une rallonge de 570 millions pour accélérer la cadence.

Il s’agit d’un soutien supplémentaire de l’État aux zones rurales, définies, en langage télécoms, comme les réseaux d’initiatives publiques (RIP). L’objectif est arrivé à 100% des locaux fibrés… y compris dans les zones les plus reculées. En 2025 l’empreinte de la fibre devrait peu ou pro être équivalente à celle de l’électricité.

Reste à savoir comment seront effectués les liaisons Terminales dans les zones très peu denses. Il est vraisemblable qu’il n’y aura pas de câble  mais un raccordement aérien sur les lignes téléphoniques qui portent actuellement le vieux réseau de cuivre en pleine décomposition. L’occasion peut-être de remettre des poteaux debout car souvent ce sont les fils de cuivre qui soutienne ces poteaux.

Ce financement supplémentaire s’inscrit dans le cadre du cahier des charges du plan France très haut débit (THD). Les montants débloqués ont été «ajustés pour coller à la réalité de chacun de ces besoins», fait savoir Matignon. Il faut déployer et généraliser la fibre optique d’ici 2025. Au total douze RIP sont concernées par cette première enveloppe de 420 millions, certaines couvrent un département, d’autres une région

La crise sanitaire a mis en avant l’importance du numérique au quotidien. Matignon met en avant quatre grandes catégories d’usages : la télémédecine, l’éducation à distance, le télétravail et les démarches administratives numériques.

À cette première enveloppe s’en ajoutera une deuxième de 150 millions d’euros « pour aller jusqu’à l’abonné isolé». Les détails de cette deuxième phase seront précisés l’été prochain

20 milliards d’euros pour les investissements….. d’avenir

20 milliards d’euros pour les investissements….. d’avenir

 

Curieuse sémantique de la part du gouvernement qui parle d’un plan de 20 milliards d’euros pour les investissements …… d’avenir. Comme si la plupart des investissements n’était pas destinée à favoriser le futur. La suite des qualificatifs employés par Matignon à propos des investissements laisse songeur compte tenu de leur banalité : « Ce programme d’investissement a pour ambition de « financer des investissements innovants et prometteurs sur le territoire, afin de permettre à la France d’augmenter son potentiel de croissance et d’emplois », selon Matignon. Concrètement le contenu de ce plan demeure très vague peut concerner compris des avances de trésorerie.

Cybercriminalité en Russie : un coût de 40 milliards d’euros

Cybercriminalité en Russie : un coût de 40 milliards d’euros

 

La Russie connaît des difficultés économiques majeures qui s’ajoutent à une crise sanitaire mal maîtrisée. Du coup ,la cybercriminalité augmente parallèlement. Les cyberattaques ont coûté jusqu’à 3,600 milliards de roubles (40 milliards d’euros) aux entreprises et aux citoyens russes cette année, a déclaré la plus grande banque du pays, la Sberbank.

La Russie a encouragé ses citoyens à utiliser les cartes bancaires pour limiter la circulation d’argent liquide et tenter de réprimer l’économie souterraine.

Les cybercriminels russophones opèrent depuis l’Allemagne, l’Ukraine et le Venezuela, ainsi que depuis la Russie, a ajouté la Sberbank, contrôlée par l’État, qui gère sa propre unité de cybersécurité pour assurer la protection informatique et la cyberdéfense de la banque et d’autres entités.

Si les banques, y compris la Sberbank, sont mieux protégées que d’autres secteurs de l’économie, la fraude téléphonique, qui implique qu’un individu se fasse passer pour un employé d’une banque pour obtenir les informations d’une carte bancaire, est de plus en plus courante, a précisé Stanislav Kuznetsov.

Rien que cette année, estime-t-il, les Russes pourraient perdre jusqu’à 10 milliards de roubles à cause de la fraude téléphonique. Il n’a pas fourni de données pour 2019.

La Banque centrale russe a enregistré plus d’un demi-million d’opérations frauduleuses sur des comptes bancaires dans le pays en 2019 et 6,4 milliards de roubles ont été dérobés sur des comptes bancaires de particuliers et d’entreprises.

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

30 milliards d’euros pour les pauvres (l’Institut Montaigne)

 

L’Institut Montaigne, think tank d’obédience libérale , propose dans le JDD un plan de 30 milliards destinés aux populations les plus pauvres et les plus fragiles, 7 millions dé ménages bénéficieraient de ces mesures. L’institut Montaigne Suggère d’en débourser 30 de plus, dès le début de l’année 2021, afin de soutenir les plus fragiles. « C’est un électrochoc de consommation », résume Julien Damon, coauteur et professeur à Sciences-Po.

 

D’après l’Insee, les 10% des ménages les plus pauvres ressentent deux fois plus fortement la dégradation de leur situation financière que les 10% les plus aisés, qui eux, ont conservé leur capacité à épargner. « Alors que l’économie ne fonctionne qu’à 90%, il n’y a pas d’autre solution que de soutenir la demande, poursuit Julien Damon. Ne rien faire, c’est prendre le risque de voir s’accroître les difficultés des plus modestes, l’activité stagner et l’endettement s’accumuler. »

Trois mesures ciblées

Pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui en ont perdu du fait du chômage partiel, de la chute de l’intérim et de la hausse des licenciements, l’Institut défend trois mesures ciblées.

  • D’abord, 12 milliards d’euros de chèques consommation pour les allocataires des aides au logement. Soit, en moyenne, près de 450 euros par trimestre, versés pendant un an aux 6,6 millions de ménages ­bénéficiaires. Les dépenses seront ciblées sur des secteurs affectés par le ralentissement conjoncturel, ou dont le redémarrage est essentiel : l’hôtellerie-restauration, la culture, les transports, l’énergie, le bâtiment, l’alimentation… ­
  • Deuxième idée : octroyer 17,4 milliards d’euros de prêts jeunes garantis par l’État. Actuellement, l’État ne soutient que les emprunts des étudiants, dans la limite de 15.000 euros. Or, la crise affecte tous les jeunes, et notamment ceux qui ne sont ni en formation, ni en études, ni en emploi. L’institut propose donc d’élargir le dispositif, en 2021 et en 2022, à tous les moins de 25 ans et de porter le plafond à 50.000 euros. Les remboursements n’interviendront qu’une fois la situation professionnelle stabilisée.
  • Troisième mesure préconisée par l’Institut Montaigne : accorder 500 millions d’euros d’aides de secours aux centres d’action sociale, qui s’adressent à un public plus large que les seuls titulaires de minima sociaux.

Sept millions de ménages bénéficieraient de ces mesures

Au total, ce programme massue toucherait sept millions de ménages, soit 25% des foyers français : ceux dont le revenu annuel disponible oscille entre 18.000 et 20.000 euros. « Distribuer de l’argent à ceux qui ont épargné n’a aucun sens, souligne Éric Chaney, ancien chef économiste d’Axa et conseiller économique de l’Institut. Il est préférable de le concentrer sur ceux dont on sait qu’ils le consommeront. »

Ce package aurait un financeur unique, « le déficit public, ce qui ne pose pas un grand problème vu notre position sur les marchés financiers », poursuit Éric Chaney. Le pari des deux experts épouse celui du gouvernement : doper la croissance. Ces 30 milliards d’euros permettraient d’accroître de 1,2% le niveau d’activité dès l’année prochaine.

Covid: Des milliards d’euros détournés ?

Covid: Des  milliards d’euros détournés  ?

 

L’économiste Maxime Combes et le journaliste Olivier Petitjean observent, dans une tribune au « Monde », qu’une grande partie des aides publiques sont allées, sans condition, aux grandes entreprises du CAC 40.

Tribune. 

 

« Le temps de la dépense publique est venu », assure Bercy. « Vous avez besoin d’argent, je vous en donne », s’est même exclamé le ministre de l’économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire, le 1er octobre, devant un parterre de chefs d’entreprise réunis par la Banque publique d’investissements. A Bercy, l’unité de compte n’est plus le million d’euros que l’on cherche à économiser, mais le milliard d’euros que l’on veut dépenser aussi vite que possible. Jusqu’à il y a peu, ces milliards n’étaient pas supposés exister. Il n’y a pas « d’argent magique », disait-on. Désormais, il coule à flots.

Pour de nombreux commentateurs, la cause est donc entendue : ces centaines de milliards d’euros débloqués par la puissance publique illustreraient à quel point le néolibéralisme ferait désormais partie d’un passé révolu. Face au coronavirus, voilà le retour de l’Etat, nous indique-t-on doctement. Convenons-en : le « quoi qu’il en coûte » a fait voler en éclats la très idéologique rigueur budgétaire érigée en dogme indépassable.

Constater que les robinets ont été ouverts est néanmoins insuffisant : encore faut-il savoir qui est arrosé, qui ne l’est pas, et dans quel but. Des milliards pleuvent en effet, mais pas partout, et pas pour tout le monde.

Les quartiers populaires, oubliés des plans d’urgence et de relance, réclament le leur. Les plus pauvres doivent se contenter de 0,8 % du financement du plan de relance. Quant aux services publics et leurs agents, ils sont servis avec parcimonie. En revanche, le secteur privé, et tout particulièrement les grandes entreprises, est servi sur un plateau d’argent : « C’est dans ces moments de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’Etat », leur a dit Bruno Le Maire.

En France, en 2020, la transparence et le contrôle démocratique sur l’usage de ces fonds publics ne sont pas assurés

A suivre à la trace ces milliards d’euros d’argent public mobilisés depuis le début de la pandémie de Covid-19 pour venir en aide aux entreprises privées, grâce aux travaux de l’Observatoire des multinationales, nous pouvons l’affirmer : plus sûrement qu’un retour de l’Etat en vue de satisfaire l’intérêt général, ces milliards transcrivent surtout la volonté de mettre l’Etat, et ses ressources, au service des intérêts du secteur privé et de l’accumulation du capital. Sans rien exiger en retour autre que des « engagements volontaires ». Sans changer les règles du jeu. Sans agir pour que le monde d’après soit fondamentalement différent du monde d’avant.

 

« Coronavirus : la culture future grande victime »

Le philosophe Guillaume Pigeard de Gurber craint  dans le Monde que la crise actuelle de la culture limite encore davantage la capacité des éditeurs, producteurs ou diffuseurs à faire exister le romancier inconnu, la cinéaste en herbe ou les comédiens en germe.

 

Tribune.

 

Mise sous perfusion par le confinement, la culture est en train d’être achevée sous nos yeux par le reconfinement. Dans l’espoir de sauver ce qui peut encore l’être, les acteurs de la culture se recroquevillent par instinct de survie sur l’existant. Le tragique de cette situation est que la culture qui existe encore tue dans l’œuf celle qui n’existe pas encore.

Quel éditeur, quel producteur, quel diffuseur, quel média, dans l’arène du tout-marchand, aura encore, sinon l’idée, ne serait-ce que les moyens de ménager le droit à l’existence du romancier inconnu, du cinéaste en herbe, du comédien en germe, du poète éclaireur, du philosophe pionnier ? C’est bel et bien à cet assassinat tragique de la culture par la culture que nous assistons.

Quand on parle du « monde de la culture », on parle de la culture au mieux comme s’il s’agissait d’un monde parmi d’autres, mais au pire et le plus souvent comme d’un département secondaire du monde réel : le monde économique, aux lois duquel celui de la culture doit se plier. Mais qu’est-ce que la culture ? Disons d’abord ce qu’elle n’est pas : la culture n’est pas le domaine des activités inutiles au regard du monde du travail. Ce n’est pas non plus un secteur économique.

On ne comprend que trop pourquoi les ministres successifs de la culture (Aurélie Filippetti, puis Roselyne Bachelot, La Tribune du 3 janvier 2014 et 1er octobre 2020) ont dû, pour défendre leur portefeuille, rappeler le poids de la culture dans le produit intérieur brut (PIB) de la France (2,3 %) en le comparant à celui, nettement moindre, de l’industrie automobile : c’est que l’hégémonie de l’économie impose sa logique à la politique.

A cet égard, réduire la culture à un « capital » payant socialement, c’est rester à l’intérieur de cet économisme ambiant qui fait d’un simple moyen – l’activité marchande rentable – une fin. La culture, tout comme la santé, l’éducation ou l’écologie, est condamnée a priori à la ruine dès lors qu’elle doit répondre à une logique qui n’est pas la sienne. Cette perversion politique qui fait de l’économie une fin en soi provoque en effet la ruine de la culture, dont l’appauvrissement n’est que le symptôme de son piétinement.

 

Ce qu’il faut bien appeler la tyrannie du manque à gagner a horreur de la dépense publique et ne jouit que de la richesse privée. Chaque parcelle de service public actuel est considérée comme une part de marché potentielle. L’appauvrissement public continu, à coups de baisses d’impôts toujours plus favorables aux contribuables les plus riches, dégage sans cesse de nouvelles parts de marché : après les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des transports, c’est le temps du marché de la santé, de l’éducation, de l’écologie.

 

 

Royaume-Uni : un emprunt de 450 milliards d’euros, record prévoit un emprunt record en 2020/2021

Royaume-Uni : un emprunt de 450 milliards d’euros, record prévoit un emprunt record en 2020/2021

 

Un emprunt record de l’ordre de 450 milliards d’euros par la Grande-Bretagne qui verra sa croissance s’écrouler de plus de 11 % en 2020. Un emprunt record parce qu’il représente près de 20 % du produit intérieur brut. Alors que sur l’exercice précédent les emprunts avaient représenté 2,5 % du PIB. (Le taux d’endettement était à 85 % du PIB). Le risque évidemment c’est de voir émerger des incertitudes sur le pari de redressement du Royaume-Uni. Un redressement forcément affecté bien sûr par la crise sanitaire mais aussi par la rupture avec l’union économique. Un risque peut être aussi calculé qui pourrait conduire à une dévaluation le moment venu qui viendrait redonner de la compétitivité à la production mais qui plomberait dans un premier temps le pouvoir d’achat des Britanniques

Cette année, les emprunts serviront à financer des mesures destinées à atténuer la crise, dont des programmes de réductions d’impôts et de chômage partiel.

L’OBR estime que l’économie ne retrouvera probablement son niveau d’avant-crise qu’à la fin de 2022.

Le ministre, de son côté, a revu à la hausse le coût de la lutte contre l’épidémie, l’estimant désormais à 280 milliards de livres par an contre environ 200 milliards précédemment.

Au cours de cette année et de la suivante, les dépenses de fonctionnement augmenteront en termes réels de 3,8%, le rythme le plus rapide depuis 15 ans, a précisé Rishi Sunak. Il a ajouté que 100 milliards de livres seraient débloqués l’an prochain pour des investissements à plus long terme, soit 27 milliards de livres de plus que l’an dernier.

Pour limiter les dépenses, la hausse des salaires de la fonction publique sera gelée, sauf pour les médecins, infirmiers et autres personnels de santé, a indiqué le ministre. Le budget consacré à l’aide à l’étranger sera également raboté.

L’épidémie de COVID-19 a fait près de 56.000 morts en Grande-Bretagne, pays d’Europe le plus endeuillé par la maladie.

La Grande-Bretagne doit également faire face au risque d’un “no-deal” avec l’Union européenne à moins de six semaines de la fin de la période de transition qui a suivi la sortie du pays du bloc.

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

871 milliards d’euros de prêts (union européenne), risque de krach bancaire

L’autorité bancaire européenne indique que 871 milliards de prêts bancaires ont été accordés jusqu’à maintenant notamment pour financer des moratoires, des reports d’échéances et des garanties publiques.

 

Le problème est de savoir si les emprunteurs auront la solvabilité nécessaire pour faire face à leurs obligations financières. En clair, il faut s’attendre à des défauts de paiement de nombre d’entreprises qui auront sollicité ces prêts. En même temps, les banques vont se retrouver avec des montagnes d’actifs plus ou moins pourris à moins évidemment que les Etats et l’Union européenne ne prennent  à leur charge partie des remboursements  .

Le secteur bancaire se trouve aujourd’hui très fragilisé d’une part parce que les taux d’intérêt rendent difficile toute perspective de rentabilité d’autre part et surtout parce qu’il faut s’attendre à une vague de faillites et donc de défauts de la part d’entreprises les plus fragilisés. La situation est tellement explosive qu’on s’attend à des restructurations dans le secteur bancaire avec des regroupements et évidemment des disparitions de certaines trop exposés au risques.

L’ABE évoque le risque d’un effet de “falaise” (“cliff edge”) à l’expiration de ces moratoires, qui pourrait se traduire par une augmentation marquée du niveau des créances à risque.

Elle note aussi que la deuxième vague de la pandémie a déjà conduit certains pays à prolonger des moratoires au-delà de la fin de l’année, mais elle avertit que “la poursuite ou la persistance des moratoires peut aussi avoir pour effet secondaire un risque systémique potentiel pour la stabilité financière” en favorisant chez les emprunteurs “une culture du non-remboursement”.

L’ABE doit publier le 11 décembre les résultats de son “exercice de transparence”, qui incluront des données détaillées banque par banque.

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

Captage et le stockage du CO2: un investissement d’1,6 milliards d’euros de la Norvège dans un procédé douteux

 

La technique du captage et stockage du CO2 est utilisée depuis des décennies, principalement en Amérique du Nord. Lors de la production et du traitement du gaz naturel par exemple, le CO2, gaz associé, est séparé pour obtenir un gaz de plus haut pouvoir calorifique. Cette technique est utile aussi dans l’extraction du pétrole: l’injection sous pression de CO2 dans le gisement permet d’améliorer le taux de récupération du pétrole.

Les procédés de séparation du CO2 dans des centrales électriques sont déjà testés dans des installations pilotes; l’utilisation commerciale d’un système CSC complet est en revanche encore à venir. Car les coûts et la consommation d’énergie sont encore très élevés, et les risques en relation avec l’ensemble du procédé, du captage au transport et au stockage à long terme, doivent encore être éclaircis et minimisés.

Le gouvernement norvégien a indiqué ce lundi vouloir investir 16,8 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros) dans le captage et stockage de carbone (abrégé CSC en français ou CCS en anglais pour « Carbon capture and storage« ), une technologie jugée prometteuse pour le climat mais extrêmement coûteuse.

L’annonce survient le jour même où le groupe Extinction Rebellion menait une action à Oslo pour protester contre la politique pétrolière de la Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest.

Baptisé « Longship » du nom des bateaux vikings, « c’est le plus grand projet climatique jamais réalisé dans l’industrie norvégienne », a déclaré la ministre du Pétrole et de l’Énergie, Tina Bru, en présentant un Livre Blanc sur le CCS.

Le gouvernement dit vouloir financer prioritairement la réalisation d’un projet de captage et stockage de CO2 sur une usine de ciment à Brevik, dans le sud du pays.

Enseignants : coup de pouce avec une enveloppe de 400 millions d’euros

Enseignants : coup de pouce avec une enveloppe de 400 millions d’euros

Le  ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’apprête à ouvrir des discussions avec les syndicats sur la mise en oeuvre de cette revalorisation, qui pourrait être annoncée en octobre. Le projet de budget du ministère de l’Education nationale pour 2021, en hausse de 1,34 milliard d’euros selon la présentation des plafonds de dépenses faite cet été, devrait y consacrer 350 à 400 millions.

L’enveloppe globale de près de 400 millions servirait aussi à financer une prime d’équipement informatique pour les 800.000 enseignants. Sur ce point, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a indiqué qu’elle pourrait « se déclencher début 2021 », voire avant pour des professeurs sans équipement qui devraient faire de l’enseignement à distance en raison de la crise sanitaire.

Les 400 millions financeraient aussi des mesures de remplacement d’enseignants dans le second degré et des séances de formation continue rémunérées pendant les vacances scolaires. Sur ce dernier point, le ministre de l’Education y voit une revalorisation, tandis que les syndicats soulignent que c’est du travail supplémentaire.

Au-delà de ces 400 millions d’euros, le ministère promet 1,5 million d’heures supplémentaires l’an prochain pour, selon la circulaire de rentrée, « renforcer l’accompagnement personnalisé et l’aide aux devoirs et 130.000 heures d’assistants d’éducation d’ici le mois de décembre, pour accompagner le début d’année. » Il a aussi promis 1.688 postes supplémentaires dans le premier degré pour la rentrée (dont 1.248 créés dans le cadre de la crise sanitaire) et 8.000 nouveaux postes d’accompagnants en situation de handicap, dont 4.000 créations supplémentaires par rapport à la loi de Finances initiale.

Facebook : une amende ridicule de 106 millions d’euros

Facebook :  une amende ridicule de 106 millions d’euros

 

Une amende qui correspond au paiement d’arriérés fiscaux pour les périodes de 2009 à 2018 en raison du fait que Facebook a  » oublié » de déclarer les recettes publicitaires réalisées en France. Or ces recettes sont la ressource essentielle de Facebook qui en réalité ne produit pas grand-chose laissant ses abonnés faire le travail. La machine à cash est surtout fondée sur la multiplication des échanges entre abonnés dont dépendent  le volume et le prix de la publicité. L’amende pour une dizaine d’exercices annuels se chiffre à hauteur d’environ 100 millions autant dire pas grand-chose quand on sait que le chiffre d’affaire totale est de l’ordre de 1 milliard par an.

La filiale de Facebook en France a donc « accepté » de s’acquitter de 106 millions d’euros d’arriérés d’impôts et de pénalités au terme d’un contrôle fiscal approfondi portant sur les exercices 2009 à 2018, a confirmé lundi le groupe américain.

La France, qui plaide pour une refonte de la fiscalité des multinationales du numérique, estime que les grands groupes comme Facebook, Google ou Apple paient trop peu d’impôts dans l’Hexagone par rapport aux revenus et aux profits qu’ils y engrangent.

Un porte-parole de Facebook, qui a confirmé par écrit l’existence du redressement, rapportée initialement par le magazine Capital, n’a donné aucune précision sur les modalités de l’accord conclu avec le fisc. De son côté, la Direction générale des Finances publiques (DG Fip), également contactée par Reuters, n’a pas souhaité faire de commentaires, évoquant le secret fiscal.

Le porte-parole de Facebook a toutefois précisé que la société avait décidé depuis 2019 d’inclure les recettes publicitaires issues des annonceurs français dans les comptes de la filiale locale.

Le chiffre d’affaires de celle-ci a ainsi pratiquement doublé en 2019 pour atteindre 747 millions d’euros, selon un exemplaire des comptes annuels que Reuters a pu consulter.

Facebook France, qui emploie 208 personnes, mentionne l’existence du contrôle fiscal dans ses comptes annuels 2019 en précisant qu’il a abouti à un redressement d’environ 105 millions d’euros. Ce montant inclut une pénalité de quelque 22 millions d’euros, précise le document.

Le porte-parole de Facebook a ajouté que la société paierait cette année 8,46 millions d’euros d’impôt sur les bénéfices, ce qui correspond à “une augmentation de près de 50% par rapport à l’année dernière”.

“Nous prenons nos obligations fiscales au sérieux, nous payons les impôts que nous devons dans tous les marchés où nous opérons et travaillons étroitement avec les administrations fiscales à travers le monde pour assurer le respect de toutes les lois fiscales applicables et résoudre tout litige”, a-t-il poursuivi…sans rire évidemment !

Plan de relance :  » 3 milliards d’euros pour les PME-TPE », c’est un peu court !

Plan de relance :  » 3 milliards d’euros pour les PME-TPE », c’est un peu court !

 

Dans une interview à Sud Ouest, de l’économie déclarait son attention de soutenir fortement le financement des entreprises dont celui des PME. vouloir soutenir le «financement des entreprises, pour leur permettre de se développer». Une déclaration qui a suscité des interrogations compte tenu de sa faiblesse. Du coup le sou ministre M. Griset, au micro de CNews a tenté de rectifier le tir. « Naturellement, il y aura beaucoup plus pour les TPE-PME qui représentent 95% de l’économie française ». Le ministre reconnaît toutefois être encore dans l’incapacité de « totalement chiffrer » le montant de l’enveloppe dévolue aux acteurs du tissu économique national.

 

Les PME, pour avoir les fonds propres nécessaires, bénéficieront de divers instruments: «soit des obligations convertibles, soit des prêts participatifs», avec indiqué Bruno Le Maire. «Dans le plan de relance, nous mettrons trois milliards d’euros sur le soutien au financement des entreprises, pour leur permettre de se développer», indique-t-il. Alors le plan global atteint 100 milliards pour l’ensemble de l’économie.

Ce plan doit être présenté le 25 août. Le Premier ministre Jean Castex en a déjà présenté quelques grandes lignes, avec 30 milliards fléchés sur la transition écologique, dont une partie se recoupe avec 40 milliards d’euros consacrés à l’industrie.

Ce plan, qui sera adossé au budget de l’État pour 2021, comprend aussi un volet «compétences» et un volet «solidarité», pour 20 milliards chacun. Environ 40 milliards d’euros sur les 100 milliards devraient venir des 390 milliards d’euros de subventions du plan de relance européen. Un chiffrage quand même un peu confus quant aux affectations respectives.

« Aux côtés de Bruno Le Maire, on va tout faire pour que chaque entreprise puissent bénéficier de ces outils », assure maintenant M. Griset

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Le ministre de l’économie se félicite de ce plan de relance qui va permettre à la France de toucher 40 des 400 milliards de subventions prévues. Il oublie simplement de préciser que ces subventions ne sont pas financées et qu’il incombera aux Etats d’en supporter le coût. ( la perspective de taxe carbone aux frontières comme les taxes des grands numériques étant complètement illusoires comme ressources suffisantes). Or en fonction de la contribution habituelle de la France à hauteur de 22 % budget européens (30 % pour l’Allemagne) , la part de financement de ces subventions va correspondre environ 90 milliards pour la France. D’ailleurs Macron au pire moment de la négociation à clairement affirmer que les états frugaux ( rigoureux) étaient mal placés pour justifier leur réticence  » car c’est l’Allemagne et la France qui vont pour l’essentiel financer le plan », ce qui est exact et pour plus de la moitié.

Ces subventions, « ça veut dire 40 milliards d’euros de subventions pour la France (…) et surtout qui sont immédiatement disponibles », a affirmé naïvement le ministre sur Franceinfo.

« Parce que (…) la relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre », a-t-il insisté, précisant que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans. Les grandes lignes avaient été dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre Jean Castex, comprenant une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique.

Le détail du plan de relance sera présenté en conseil des ministres dans un mois. « Le dernier temps de la relance, c’est le plan de relance que je présenterai au Conseil des ministres du 24 août », a déclaré M. Le Maire sur Franceinfo.

Déjà, sur la transition écologique, le ministre a exprimé sa volonté d’y consacrer « 30% » du plan de relance, soit 30 milliards d’euros », indiquant travailler sur le sujet avec la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili. On se demande bien comment le ministre de l’économie trouve ce chiffre de 30 milliards !

 

 

Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais

  • Climat : Greta Thunberg va distribuer le million d’euros du prix portugais
  • La militante suédoise et figure du mouvement pour le climat Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait redistribuer à des associations de défense de l’environnement la dotation d’un million d’euros du prix portugais Gulbenkian qui lui a été décerné lundi.
  •  «C’est plus d’argent que je ne peux même pas commencer à imaginer, mais tout l’argent de ce prix sera donné via ma fondation à différentes organisations et différents projets, qui aident les gens sur le front de la crise climatique et écologique, notamment dans le sud de la planète», explique l’adolescente de 17 ans dans une vidéo diffusée sur son compte Twitter. Pour commencer, 100.000 euros seront versés à la campagne «SOS Amazonie» de la branche brésilienne de Fridays for Future pour répondre au Covid-19 sur ce vaste territoire. Et le même montant à la Fondation Stop Ecocide, qui vise à instaurer un crime d’«écocide» dans la législation internationale, a précisé la jeune femme.
  • La somme, supérieure à celle versée au lauréat d’un prix Nobel, est la plus importante qu’ait jamais reçue la militante suédoise, connue pour avoir popularisé depuis 2018 le mouvement de grève et de manifestations de jeunes pour le climat. Le «prix Gulbenkian pour l’humanité», remis chaque année, est le dernier-né et le plus richement doté des prix de la fondation portugaise Calouste Gulbenkian. Il vise à «reconnaître les personnes, groupes de personnes et ou organisations à travers le monde dont les contributions à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation (à celui-ci) se distinguent par leur nouveauté, leur innovation et leur impact», explique la fondation dans un communiqué. La leader écolo avait par ailleurs indiqué que l’écologie n’avait pas besoin de prix.

Renouvelables électriques : 5,7 milliards d’euros en 2021

Renouvelables électriques :  5,7 milliards d’euros en 2021

D’après la commission de régulation, le saupoudrage public destiné aux renouvelables sera un peu plus important en 2021 , il  devrait s’établir à 5,7 milliards d’euros au titre de 2021 contre 4,7 milliards attendus en 2020, selon des prévisions du régulateur publiées vendredi.( à comparer aux 9 milliards-sur plusieurs années- que met l’Allemagne sur l’hydrogène).

Le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie – qui financent également le biogaz et les installations des zones non interconnectées au réseau métropolitain notamment – est estimé au total à 9,1 milliards d’euros au titre de l’année prochaine, a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans une délibération.

Cette hausse de 12% par rapport au montant constaté au titre de 2019 s’explique en particulier par le développement continu du parc de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables en métropole (+17% attendus), principalement solaires et éoliennes, et par celui des installations d’injection de biométhane.

Le financement du soutien aux énergies renouvelables en France est intégré au budget de l’État par l’intermédiaire d’un compte d’affectation spéciale “transition énergétique”, principalement financé depuis début 2017 par une partie des recettes des taxes intérieures de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et le charbon (TICC).

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

 

 

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

Les banques remboursent 214 milliards d’euros!

Les banques remboursent 214 milliards d’euros!

Pour profiter de meilleurs conditions par anticipation- et surtout par intérêt- les banques vont rembourser 214 milliards à la BCE afin de bénéficier de conditions de prêts encore plus avantageuses , d’ayant que la croissance interne va  surtout reposer sur la demande interne que le commerce international qui, lui, devrait dans le même temps diminue pour l’année de l’ordre de 20 % et que les investissements sont plutôt sur une pente glissante de -15 %. Il convient donc de soutenir d’urgence l’existant – avec des taux encore plus intéressants- et se préparer à une reprise dont l’échéance n’est pas prévue avant 2021. Voire au-delà.

La BCE lancera en effet le 18 juin de nouveaux prêts à trois ans dans le cadre de ses opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO), à un taux de -1% à condition que les banques prêtent effectivement les liquidités empruntées aux entreprises et aux ménages.

 

Les marchés s’attendent à ce que ces “TLTRO III” suscitent une demande estimée autour de 1.400 milliards d’euros, a déclaré cette semaine Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE. Un tel montant ferait de cette opération la plus importante jamais réalisée en une seule fois par l’institution de Francfort. Notons cependant qu’une grande partie de cette opération financière correspondra à des refinancements de banque attirée par les conditions de prêt plus avantageuse encore

15 milliards d’euros pour l’aéronautique ?

15 milliards d’euros pour l’aéronautique ?

 

Les effets d’annonce politique peuvent être parfois aussi importants que les faits réels quand ils permettent de rétablir la confiance qui manque.

C’est le cas pour ce plan spectaculaire de 15 milliards annoncé par le ministre de l’économie concernant l’aéronautique. En fait, un plan qui reprend les mesures déjà annoncées notamment les 7 milliards destinés à Air France, les prêts spéciaux et autres aides. Il est vrai que le plan doit être à la hauteur du danger car le secteur spatial aéronautique emploi directement environ 100 000 emplois mais en fait vivre 3 à 4 fois plus  compte tenu de l’extrême complexification des processus de sous-traitance.

La réalité aujourd’hui c’est que nombre de compagnies aériennes connaissent  les pires difficultés certaines ,ne vont exister que grâce au soutien notamment des pouvoirs publics, d’autres vont disparaître. Au total , la plupart des commandes vont être différées. Autant dire que le secteur aéronautique risque de travailler pendant plusieurs années sans commande très ferme. D’après ,les experts les véritables commandes ne pourront recommencer qu’à partir du redressement des compagnies aériennes c’est-à-dire vers 2023-2025.

Encore une fois, ce vaste plan de 15 milliards reprend de nombreuses mesures déjà décidées. Ce plan de relance sectoriel, dont le montant intègre l’aide de sept milliards d’euros déjà accordée à Air France, représente “un effort total de 15 milliards d’euros”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l’occasion d’une conférence de presse à Bercy.

Il comprend deux fonds dédiés au soutien des PME et ETI de la filière: un fonds d’investissement, doté de 500 millions d’euros dès cet été et qui atteindra un milliard d’euros à terme, pour favoriser leur développement et un fonds de 300 millions d’euros pour la robotisation et la numérisation.

Le premier fonds, auquel Airbus, Safran, Dassault et Thales ont accepté d’apporter 200 millions d’euros, après d’”âpres” discussions selon Bruno Le Maire, permettra notamment de “prendre des participations majoritaires si nécessaire”, est-il précisé dans les documents de présentation du plan.

Soucieux de maintenir le rang de la France et de l’Europe, à travers Airbus, face à ses concurrents américain Boeing et chinois Comac, le gouvernement a décrété “l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique, pour lui permettre d’être plus compétitive, (…) plus décarbonée”, a souligné Bruno Le Maire.

Le plan pour le secteur aéronautique français, qui vise aussi à “accélérer sa transformation écologique pour en faire un leader mondial de l’aviation zéro carbone”, prévoit 1,5 milliard d’euros d’aides publiques d’ici 2022 pour soutenir la recherche, a expliqué la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne.

UN AVION ZÉRO ÉMISSION EN 2035 !

“Ce plan vise notamment à préparer le successeur de l’A320 (…) en développant pour le début de la décennie 2030 un avion court et moyen courrier ultrasobre en consommation de carburant (…) et en préparant pour 2035 le passage à l’hydrogène pour un avion zéro émission”, a-t-elle précisé, évoquant “une accélération de dix ans par rapport aux objectifs initiaux”. On peut évidemment imaginer que des efforts importants seront faits par la filière aéronautique pour  économiser davantage encore le carburant et donc les émissions polluantes. Un objectif réalisable en quelques années. Par contre pour l’hypothèse d’un n’avion à hydrogène, il faudra compter sur un délai beaucoup plus considérable sans doute au moins une bonne dizaine supplémentaire  sinon davantage

Pour soutenir un secteur crucial pour l’économie française – avec 300.000 emplois, 1.300 entreprises et 34 milliards d’euros d’excédents commerciaux par an -( les chiffres diffèrent selon qu’on intègre la totalité du secteur aéronautique ou seulement l’aviation civile) la France prévoit aussi de recourir à la commande publique, pour plus de 800 millions d’euros.

Sur ce montant, 600 millions correspondent à une accélération du calendrier de commandes déjà prévues de ravitailleurs et d’hélicoptères pour l’armée de l’air, le reste recouvrant du matériel pour la gendarmerie et la sécurité civile.

Côté trésorerie, un moratoire a été instauré pour permettre aux compagnies aériennes de reporter de 12 mois le remboursement de leurs crédits à l’export (environ 1,5 milliard d’euros).

La France a par ailleurs proposé à la Commission européenne de porter au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) une proposition visant à assouplir temporairement les modalités de remboursement des crédits à l’export pour les nouveaux achats d’Airbus, ce qui représente au moins deux milliards d’euros.

Le secteur aéronautique bénéficiera par ailleurs du dispositif d’activité partielle de longue durée en cours de discussions entre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et les partenaires sociaux, afin d’éviter les licenciements et la perte de

L’avionneur européen indique qu’il conservera son “rôle moteur” dans l’objectif de présenter d’ici 2035 le premier appareil commercial à “zéro émission”. Un objectif qu’il fera sans doute décalé dans le temps d’une bonne dizaine d’années en raison des risques liés à l’utilisation de l’hydrogène comme carburant dans l’aéronautique. En attendant les commandes publiques qui pourraient faire une certaine transition avec les commandes civiles il faudra évidemment développer de façon considérable la recherche, en même temps la qualification et aussi trouver des solutions pour amortir les situations de chômage partiel qui vont s’imposer à une grande partie du personnel ( les grands constructeurs comme les sous les sous-traitants)

Du coté des syndicats, Force Ouvrière, majoritaire chez Airbus, a également bien accueilli ce plan, qui selon Jean-François Knepper, délégué syndical central FO du groupe, “va faire un bien fou à toute la filière aéronautique, notamment les sous-traitants qui sont en grande difficulté” et “permettre de passer cette crise conjoncturelle jusqu’à ce que l’activité revienne”.

Du côté de la CGT, le délégué Xavier Petrachi s’est montré plus critique, dénonçant l’absence de “volonté politique” sur la question du maintien de la chaîne d’assemblage de l’A321 à Toulouse par exemple.

Il a également fait part de ses doutes sur “les investissements pour l’avion vert”. “On ne sait pas à quoi va servir exactement cet argent et qui va en bénéficier”, a-t-indiqué

Un plan milliard d’euros pour l’ aéronautique surtout pour les sous-traitants

Un plan  milliard d’euros pour l’ aéronautique surtout pour les sous-traitants

 

 

Un fonds d’environ 1 milliard destiné à la filière aéronautique et qui va bénéficier en particulier aux nombreux équipementiers qui participent au processus de production. Sollicités à hauteur de 200 millions, les grands noms français du secteur aideraient à soulager une industrie durement touchée par la crise du coronavirus, qui a quasiment stoppé la production d’avions.

L’enjeu est grand pour Airbus et une myriade d’équipementiers, souvent de petite taille, qui emploient quelque 200.000 personnes. S’il est adopté, le plan “Aerofund 4” succédera aux plans similaires lancés depuis 2004 pour soutenir un secteur essentiel aux exportations tricolores. Selon des sources interrogées par Reuters, Airbus, Dassault Aviation, le motoriste Safran et l’équipementier Thales contribueraient ensemble à un cinquième du milliard d’euros prévu.

Les différents acteurs ne se sont toutefois pas encore mis d’accord et aucun montant n’a été décidé. “C’est en cours de discussion, ce n’est pas encore fait”, a dit une source. Selon un parlementaire français au fait du dossier, le fonds pourrait “potentiellement” contenir un milliard d’euros. BPI n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat. L’argent serait utilisé pour investir dans des PME et consolider de petits fournisseurs.

“L’idée est d’aider la ‘supply chain’ à tenir le choc durant les 18 prochains mois. C’est une course contre la montre jusqu’à ce qu’il y ait des perspectives meilleures”, a dit à Reuters la députée socialiste Valérie Rabault.

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