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Fed : réduction des achats d’actifs

Fed : réduction des achats d’actifs

La planche a billets va diminuer son activité , la Fed a en effet annoncé ce mercredi, à l’issue de son comité mensuel, qu’elle réduirait de 10 milliards d’euros le montant mensuel de ses rachats de dette américaine et de crédits titrisés. Désormais, elle n’acquerra « que » 55 milliards d’euros d’actifs par mois. Elle maintient par ailleurs ses taux inchangés. L’institution indique à ce propos qu’elle va cesser de se baser sur un seuil de taux de chômage pour déterminer sa politique monétaire. En tout cas, la référence chiffrée à cet indicateur ne sera plus un critère-clé pour apprécier la capacité de l’économie américaine à supporter une hausse des taux d’intérêt. Un tel relèvement dépendra désormais d’une batterie d’indicateurs.  Auparavant, l’institution déclarait attendre que le chômage aux Etats-Unis repasse sous le seuil des 6,5% avant ne serait-ce que d’envisager une action sur les taux. Sa nouvelle politique sur cette question ne signifie pas pour autant que « ses intentions aient changé » précise néanmoins la Réserve fédérale américaine. Pour l’année en cours, elle anticipe un taux de chômage de 6,1% à 6,3% et une inflation de base de 1,4% à 1,6%, avant un recul du chômage vers 5,6% à 5,9% en 2015 avec une inflation de base de 1,7% à 2,0%. La Fed a en outre abaissé la fourchette de ses prévisions de croissance pour 2014 et 2015. Elle prévoit désormais une hausse du produit intérieur brut comprise entre 2,8% et 3% cette année, contre 2,8% à 3,2% dans sa précédente estimation en décembre. Pour 2015, elle table sur une expansion de 3% à 3,2% en 2015 contre 3% à 3,4% auparavant. Quant au ralentissement plus fort que prévu constaté au premier trimestre, il n’est pas seulement dû au froid, estime Janet Yellen, la dirigeante de l’institution.  Ce comité de politique monétaire était son premier en tant que présidente depuis qu’elle a succédé à Ben Bernanke le mois dernier. Auditionnée par le Sénat américain en février, elle avait indiqué vouloir mettre un terme au programme de rachat d’actifs d’ici l’automne. Pour ce faire, elle devra chaque mois réduire de 10 milliards de dollars le montant alloué aux rachats de dette souveraines et de produits financiers adossés à du crédit sur le marché secondaire. Cette démarche, appelé le « tapering » outre-Atlantique, avait été enclenchée par Ben Bernanke juste avant qu’il ne quitte la présidence de la Banque centrale américaine. A l’époque, le montant de ces rachats d’actifs atteignait 85 milliards de dollars par mois.

 

Grèce : nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros

 Grèce : nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros

La troïka a confirmé son accord pour le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes. L’économie grecque « a commencé à se stabiliser et la croissance devrait reprendre progressivement », et « nous pensons que les objectifs budgétaires pour 2014 seront atteints », a indiqué les émissaires du Fonds monétaire international, de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne. Le communiqué ne reprend pas à son compte l’annonce faite par le gouvernement grec d’un excédent budgétaire primaire de plus de 1,5 milliard d’euros en 2013, mais indique que selon des estimations préliminaires, l’équilibre primaire a été atteint « avec des marges substantielles ». La répartition de cet excédent était l’un des points litigieux entre la Grèce et la troïka alors que le montant du surplus reste à confirmer en avril par Eurostat.  « Même si une petite part seulement de cette performance se répercute sur 2014, nous pensons que les objectifs budgétaires seront également atteints, en prenant en compte les mesures mises en œuvre ou prévues », précise la troïka. De plus, les autorités grecques « ont reconfirmé leur engagement à mettre en œuvre les politiques nécessaires pour atteindre l’objectif d’un excédent primaire de 3% du PIB en 2015″, poursuit le communiqué. L’accord entre Athènes et ses créanciers fait suite à six mois de négociations qualifiées de « difficiles » par le gouvernement grec, et devrait déboucher sur le déblocage de 8,5 milliards d’euros, nécessaires à la Grèce avant l’arrivée à maturité en mai de bons du Trésor.

 

Moscovici promet de préciser les 50 milliards d’économie mais quand ? Après les élections

Moscovici promet de préciser les 50 milliards d’économie mais quand ? Après les élections

 

Les 50 milliards seront précisées dit Moscovici qui ne dit pas quand. Sans doute pas avant les élections et le degré de précisions dépendra vraisemblablement des résultats. Dans une interview au Figaro qui paraîtra mercredi, le ministre de l’Economie et des Finances réaffirme la volonté du gouvernement de réduire les déficits de la France. « J’ai entendu ce que m’a dit le commissaire [européen aux Affaires économiques et monétaires] Olli Rehn: il veut une approche détaillée sur nos réformes et nos économies. Et bien les 50 milliards d’économies sur lesquels nous nous sommes engagés seront précis », dit Pierre Moscovici. Pour lui, « l’objectif est clair et impératif, il s’agit d’accompagner les économies budgétaires avec des réformes structurelles, en maintenant l’esprit de solidarité propre à cette majorité ». S’agissant des 30 milliards d’euros de baisses de charges promises par François Hollande aux entreprises, le ministre confirme la reconduction du crédit d’impôt compétitivité emploi, d’un montant de 20 milliards. La répartition des 10 milliards d’euros restant entre baisses de charges sur les bas salaires pour encourager l’emploi et sur le reste du spectre salarial pour favoriser la compétitivité des entreprises fait encore débat.  « Il est également envisageable de lisser certains effets de seuils donnant droit à des allégements, qui créent des barrières injustifiées et complexifient le système », précise Pierre Moscovici, selon qui les travailleurs indépendants ne seront pas oubliés. Selon Les Echos de lundi, les artisans et commerçants aux revenus modestes pourraient ainsi bénéficier d’une baisse de cotisations famille d’un milliard d’euros dans le cadre du pacte de responsabilité.

 

50 milliards d’économies : quelle part des fonctionnaires ?

50 milliards d’économies : quelle part des fonctionnaires ?

Le coût des fonctionnaires c’est 40% du budget de l’Etat ; or le gouvernement ne semble pas disposer à en réduire le nombre, reste alors le gel de l’indice et quelques autres prélèvements mais qui ne peuvent rapporter que quelques milliards au mieux . Autant dire que la perspective de réaliser 50 milliards d’économie va rester très virtuelle, ce que pense d’ailleurs aussi la commission européenne. C’est donc le 15 avril que le gouvernement présentera son programme d’économies budgétaires jusqu’en 2017, comme l’a rappelé Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, sur BFMTV dimanche 11 mars.  Les 5 millions de fonctionnaires de l’Etat mais aussi des collectivités locales et des hôpitaux devraient dans ce cadre être mis à contribution. Normal: les dépenses de personnel de l’Etat (salaires et pensions) représentent 132 milliards d’euros sur les 334 milliards inscrits au budget 2014, soit 39,6% du total. Toutes fonctions publiques confondues (Etat, Hôpitaux, collectivités locales), la masse salariale globale atteint 270 milliards d’euros.  Selon Les Echos de ce 11 mars, l’augmentation de la masse salariale devrait être quasiment gelée jusqu’en 2017 alors qu’il n’y a déjà plus de hausse du point d’indice depuis 2010. Une simple hausse de 1% de ce point qui sert à calculer les traitements des agents publics représente 800 millions d’euros pour les finances de l’Etat. Et autant pour les collectivités comme pour les hôpitaux.  Marylise Lebranchu, la ministre de la fonction publique, souhaite, elle, que ce gel ne soit pas uniforme et ne concerne que les hauts fonctionnaires. Elle suggère également de déplafonner la cotisation exceptionnelle de solidarité de 1% payée par les fonctionnaires pour financer les allocations de solidarité chômage. Pour faire des économies, elle propose aussi que le calcul du supplément familial versé aux fonctionnaires avec enfants (900 millions d’euros) soit revu pour en limiter le coût. Pas question en revanche de geler temporairement les avancements et les promotions des fonctionnaires comme l’avait évoqué un peu rapidement en février Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale. Devant le tollé que la proposition avait suscité, le gouvernement avait immédiatement annoncé que le projet n’était pas sa priorité. Il aura cependant permis de dégager 1,2 milliard d’euros par an.  Reste la grande question du nombre des fonctionnaires. Officiellement, les créations de postes dans les secteurs prioritaires (sécurité, éducation…) doivent être compensées par des suppressions ailleurs. Dans le budget 2014, 13.123 postes ont ainsi été supprimés mais 11.974 ont vu le jour !   Mais le gouvernement ira-t-il plus loin en réduisant carrément le nombre net de fonctionnaires entre 2015 et 2017 ? Sont en particulier dans le viseur la promesse de créer 60.000 poste dans l’Education sur le quinquennat. Plus de 20.000 ont déjà été créés. Faut-il s’arrêter là? Ce qui permettrait une baisse réelle du nombre d’agents de l’Etat.

 

Moscovici: « Les 50 milliards d’économies poison d’avril !  »

Moscovici: « Les 50 milliards d’économies poison d’avril !  »

50 milliards d’économies prévus par Hollande, c’est évidemment énorme d’autant qu’on ne voit pas le début du commencement. Pourtant ceste le 15 avril que seront précisées les décisions dixit Moscovici. Sans doute des annonces très vagues, non détaillées surtout à la veille des élections européennes. Une sorte de poison d’avril !  Pourtant Pierre Moscovici est « efficace à Bercy ». C’est lui qui le dit ! . Une réponse aux rumeurs de remaniement et de réduction du nombre de ministres à Bercy après les propos de Jean-Marc Ayrault , jeudi dernier sur BFMTV.   Invité ce dimanche 9 mars de BFM Politique, le ministre de l’Economie a cependant lancé : « J’essaie de courir plus vite que les rumeurs ». Il a toutefois insisté sur le fait « qu’à Bercy, on doit construire dans la durée. Il faut un temps pour que les partenaires européens aient confiance dans le ministre des Finances ». Une manière de dire qu’il resterait bien à Bercy. Même si un poste de commissaire européen ne lui déplairait visiblement pas.  Concernant les déficits et les craintes de dérapage pour Bruxelles, il a rappelé qu’il fallait attendre que l’Insee donne le chiffre définitif le 31 mars pour connaître son ampleur. Il a confié que le gouvernement avait mis en réserve sept milliards d’euros de crédits pour rectifier le tir au cas où il y aurait un dérapage trop important. Il a par ailleurs affirmé que le détail des 50 milliards d’euros d’économies promis par le chef de l’Etat sera rendu public le 15 avril prochain par l’exécutif, de même que la mise en œuvre du pacte de responsabilité.
 Mais il a refusé de dire comment serait fait la part des choses entre baisse des charges sur les bas salaires et mesures favorisant la compétitivité des entreprises.

Justice – trafic d’influence : le bal des faux-culs

Justice – trafic d’influence : le bal des faux-culs

Tout le monde s’offusque du trafic d’influence à légard de la justice notamment dans le cas de Sarkozy et de l’affaire Bettencourt. Certes les faits sont graves mais pour les reactions c’est le bal des faux-culs. C’est évidemment naïf de croire que la justice est indépendante. Politique, justice, business couchent dans le même lit même si ici ou là quelques juges d’instruction jouent aux francs-tireurs. Pour preuve l’affaire Tapie : 450 millions accordés dont la bagatelle de 50 millions pour préjudice moral, record du monde ! La gauche comme la droite ne s’est jamais gênée pour influencer les magistrats (au fait on en est où de l’affaire Cahuzac, le ministre exemplaire ! autre exemple la spéculation des banques : aucun patron n’a été inquiété sauf le lampiste kerviel !) ; L’influence s’applique dans les deux sens soit pour enterrer les affaires, soit au contraire pour les susciter. Dernière affaire en date celle de Sarkozy et le dossier Bettancourt.  Une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog est à l’origine d’une enquête judiciaire lancée le 26 février pour violation du secret de l’instruction et trafic d’influence, a indiqué vendredi une source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Dans cet échangé, les deux hommes évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Il y est question de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l’affaire Bettencourt. Or, la haute juridiction doit décider mardi prochain si elle valide la procédure Bettencourt, notamment la saisie des agendas de l’ancien président, dont Nicolas Sarkozy a réclamé l’annulation. Le quotidien ajoute que l’ancien chef de l’Etat a été placé sur écoute à la demande des juges enquêtant sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. Le parquet s’est refusé à confirmer le placement sur écoutes par les juges de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant et Brice Hortefeux, deux hommes de son premier cercle. « La direction des services judiciaires de la Principauté de Monaco confirme que M. Gilbert Azibert a été candidat à un poste de magistrat à la Cour de révision, équivalent à Monaco de la Cour de cassation », selon un communiqué. Mais « elle indique qu’au terme du processus de recrutement sa candidature n’a pas été retenue » et souligne « qu’aucune intervention extérieure n’est venue interférer dans cette procédure de recrutement ». Ben voyons !

 

Rencontre Le Pen-Buisson d’entre-deux-tours

Rencontre  Le Pen-Buisson d’entre-deux-tours

Patrick Buisson, alors conseiller de Nicolas Sarkozy, a rencontré Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de la présidentielle de 2007 pour « prendre la température » sur ses intentions, a déclaré jeudi sa fille, Marine Le Pen. L’actuelle dirigeante du Front national a dit avoir rencontré « une fois » Patrick Buisson, qui est au centre d’un scandale après la diffusion d’enregistrements clandestins de conversations avec Nicolas Sarkozy et son entourage. Les avocats de l’ancien président et de son épouse ont annoncé vendredi qu’ils allaient engager des poursuites judiciaires pour atteinte à l’intimité de la vie privée après la publication de ces enregistrements, dont le défenseur de Patrick Buisson a reconnu l’authenticité.   »Je l’ai rencontré une fois lors d’un déjeuner avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de la présidentielle de 2007″, a précisé Marine Le Pen à propos de Patrick Buisson lors d’une rencontre avec des journalistes. Le conseiller, qui a été directeur du journal d’extrême droite Minute, venait selon elle pour « prendre la température » auprès de Jean-Marie Le Pen, qui venait d’être exclu du second tour de la présidentielle avec 10,44% des voix. Nicolas Sarkozy l’emportera le 6 mai 2007 avec 53,06% des voix face à la socialiste Ségolène Royal après avoir capté une partie de l’électorat frontiste. « Je suppose que Nicolas Sarkozy (par l’intermédiaire de Patrick Buisson-NDLR) venait tenter de prendre la température pour savoir si, par hasard, Jean-Marie Le Pen n’envisageait pas d’appeler à voter pour lui, ce qui ne serait d’ailleurs pas scandaleux outre mesure », a ajouté la présidente du FN.

 

Ukraine : 25 milliards d’aides nécessaires pour éviter la faillite

Ukraine :  25 milliards d’aides nécessaires pour éviter la faillite

L’Ukraine au bord de la faillite ne peut plus compter sur l’aide russe et  sollicite  le FMI. Kiev a demandé, ce 26 février, au Fonds monétaire international de préparer avec elle un nouveau programme d’aide financière. En gage de bonne foi, le président de la Banque centrale ukrainienne, Stepan Koubiv, a assuré le pays prenait des mesures de son côté. Le nouveau gouvernement de Kiev prépare parallèlement un programme anticrise, qui sera bouclé incessamment, a-t-il promis. Et la Banque centrale prend des dispositions pour enrayer la fuite massive de capitaux qu’ont entraîné les manifestations contre le président Viktor Ianoukovitch déchu depuis, a continué l’argentier ukrainien. Ces marques de sérieux ont pour but de rassurer le Fonds, à qui l’Ukraine doit déjà 4 milliards d’euros au titre d’emprunts contractés en 2010. A l’époque, Kiev n’avait jamais mené les réformes économiques promises en contrepartie du soutien du FMI. Pour autant, sa directrice générale, Christine Lagarde, avait assuré ce week end, que le fonds « sera prêt à s’engager ».  Le pays est au bord de la faillite. L’Ukraine a chiffré à 35 milliards de dollars (25 milliards d’euros environ) ses besoins pour 2014-2015. Et elle aurait besoin dès cette année de 13 milliards de dollars pour rembourser ses créanciers internationaux, selon Standard & Poor’s. Or l’Union européenne, qui a réitéré son intention de l’aider en début de semaine, évoque pour l’instant un montant d’à peine 610 millions d’euros. En outre la Russie, qui lui avait promis 15 milliards de dollars, a annulé le versement d’une tranche de ce prêt de 2 milliards d’euros le 17 février, après la destitution de Viktor Ianoukovitch. La poursuite du soutien financier de Moscou est devenue plus qu’incertaine. Il pourrait reprendre après la formation d’un nouveau gouvernement, a indiqué le ministre russe des Finances. A condition que ce dernier favorise une alliance avec la Russie plutôt qu’avec l’Europe, a-t-il laissé entendre.

 

Chômage: toujours pas d’inversion en janvier, nouvel échec de Hollande

Chômage: toujours pas d’inversion en janvier, nouvel échec de Hollande

<:article>Encore un résultat décevant du chômage qui confirme l’échec total de l’inversion du chômage promis par Hollande pour fin 2013. La courbe du chômage ne s’est encore pas inversée au premier mois de 2014, selon les chiffres publiés ce mercredi 26 janvier par le ministère du Travail. 8.900 nouveaux chômeurs sans aucune activité (catégorie A) se sont inscrits à Pôle emploi en janvier, ce qui porte leur nombre à 3.316.200 personnes. Toutes catégories confondues, il y a désormais 5.597.700 demandeurs d’emploi en France. Leur nombre a crû de 0,3% par rapport au mois précédent, et de 4,4% par rapport à la même période en 2013. Une hausse que le ministère du Travail impute principalement à l’augmentation du nombre de seniors sans emploi. Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans en catégories A, B et C ont été 1,1% de plus en janvier qu’en décembre, un effectif en progression de 11,4% sur un an.  En revanche, la catégorie des jeunes reste stable en janvier, sur une tendance à la baisse qui atteint 3,5% depuis avril pour les moins de 25 ans. Les chiffres de décembre avaient déjà sévèrement acté l’échec de François Hollande, qui avait fait de la baisse du chômage à la fin de l’année 2013 son engagement phare : non seulement le nombre de demandeurs d’emploi sans activité avait augmenté (+10.200 demandeurs en métropole), mais il avait en plus atteint un record absolu (3,3 millions).  L’année dernière, 177.800 chômeurs sans activité supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi, parmi eux surtout des seniors.  En attendant que « la croissance prenne le relais mi-2014″, notamment grâce à ce pacte censé réveiller la confiance des entrepreneurs, Michel Sapin a déjà prévenu qu’il continuerait à utiliser sa « boîte à outils » : 340.000 emplois aidés classiques, 50.000 emplois d’avenir supplémentaires, 100.000 formations d’urgence pour les chômeurs et une « accélération » du contrat de génération, dont le dispositif vient d’être modifié.  Selon l’Insee, la croissance a aussi été un peu plus forte que prévu en 2013 (+0,3%). Mais « il faut aller plus loin pour (…) faire reculer le chômage », « si on veut créer plus d’emplois, il faut une croissance plus forte que 1% », reconnaît le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.  La prévision actuelle du gouvernement pour 2014 est de 0,9%, celles des organismes internationaux vont de 0,8% à 1,1%. Or, les économistes estiment généralement que 1,5% est nécessaire pour faire refluer le chômage.   »Il n’y aura pas de reprise flamboyante cette année, on pourrait donc avoir une stabilisation du chômage, mais pas de baisse. Cela n’empêchera pas qu’on puisse ponctuellement avoir des chiffres mensuels positifs », selon Marion Cochard, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).  Aucun organisme ne prédit d’embellie en 2014. La commission européenne, qui estime que le chômage devrait commencer à décroître légèrement cette année dans la zone euro, a ainsi indiqué mercredi qu’elle s’attendait pour la France à une stagnation à 11% en 2014 et 2015.  Selon l’Unédic (assurance chômage), 63.200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires devraient encore venir grossir les rangs des inscrits à Pôle emploi.

 

Croissance : le Royaume-Uni champion d’Europe

Croissance : le Royaume-Uni champion d’Europe

Pour la zone euro dans son ensemble, Bruxelles voit une réelle éclaircie, avec une croissance de 1,2% pour 2014 et 1,8% en 2015. De même, le chômage devrait enfin refluer avec 12% en 2014 et 11,7% en 2015. Par ailleurs, alors que l’inflation reste actuellement à un niveau très bas, Bruxelles ne croit pas au scénario d’une baisse des prix, tablant sur des chiffres de 1% pour 2014 et 1,4% pour 2015. La Commission européenne souligne la performance allemande, voyant sa croissance accélérer à 1,8% en 2014 (plus de double de la France) puis à 2% en 2015. Dans le même temps le chômage baisserait légèrement et le déficit se maintiendrait à 0%, selon ses projections. Néanmoins, le véritable champion  resterait le Royaume-Uni avec une croissance de 2,5% l’année prochaine, un chômage qui baisserait jusqu’à 6,5% de la population active, et un déficit qui passerait de 6,3% en 2013 à 4,2% en 2015. Enfin, la troisième économie de la zone euro, l’Italie, verrait elle sa croissance se redresser à un rythme plus lent (+0,6% en 2014 et 1,2% en 2015) et le chômage resterait au-dessus des 12% (12,4% en 2015). La bonne nouvelle est que la Commission voit le stock de dette, lourd fardeau que porte le pays, diminuer  

 

Loi « Florange » adoptée : un texte d’affichage électoral

Loi « Florange » adoptée : un texte  d’affichage électoral  

 

En faiat cette loi Florange  a été en grande partie vidée de son sens et de son contenu, ce n’est pas une obligation de vendre mais de rechercher un repreneur qui est imposé au propriétaire d’une usine qui veut fermer. Autant dire qu’il s’agit d’une obligation de moyens et non de résultats ; en clair on pourra faire semblant de rechercher mais en renonçant à vendre. Un texte finalement qui ne satisfait personne.  Ce texte visant à « reconquérir l’économie réelle », rejeté à nouveau vendredi au Sénat, a obtenu à l’Assemblée, qui avait le dernier mot, les suffrages des socialistes et écologistes, le Front de Gauche s’abstenant à nouveau pour ne pas bloquer « les modestes avancées ». UMP et UDI ont voté contre, jugeant que le texte s’exposait à une censure du Conseil constitutionnel.   »Ce n’est pas une loi de contrôle tatillon ou qui stresserait mais une loi de vertu », de « progrès économique et social », un texte « offensif et pragmatique », a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, dénonçant « jusqu’ici un grand silence des pouvoirs publics à l’égard de ces sites qui fermaient alors qu’il y avait possibilité de maintenir l’emploi ».  François Hollande avait annoncé que « quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder », elle aurait l’ »obligation » de la vendre. Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.  Devant « une logique financière dévastatrice », la majorité a « voulu réagir » pour « marquer de l’on ne peut impunément fermer un site rentable », a souligné le rapporteur, la socialiste Clotilde Valter.  Votée deux ans « jour pour jour » après l’annonce de l’engagement 35 du candidat Hollande et « au terme d’un chemin quelque peu escarpé », cette proposition de loi et son « bon équilibre » vont « changer les choses » face à la politique « de la terre brûlée » de certaines entreprises, selon le président PS de la commission des Affaires économiques François Brottes.  Outre ArcelorMittal, les noms de Petroplus, Pilpa, Goodyear, Daucy, Molex, Conti ou Fralib ont été cités dans le débat.  Ce texte, « attendu », crée « des outils juridiques dont nous avons dû nous passer dans l’Eure il y a un an », à Alizay, sur le site du papetier finlandais M-Real « qui ne voulait pas voir arriver un nouveau concurrent sur le marché européen », a observé Jean-Louis Destans (PS). La reprise par un groupe thaïlandais a finalement été possible après l’acquisition temporaire du site par le conseil général.  Vu l’ampleur de l’hémorragie d’emplois industriels et du poids de la finance, la réponse n’est « pas à la hauteur », avec seulement « une obligation de moyens » pour rechercher un repreneur et des sanctions « guère dissuasives », a déploré Marc Dolez (Front de Gauche).  Et, a-t-il assuré, seules 1.500 entreprises et pas plus de 15% des plans de sauvegarde de l’emploi seront concernés.  Très favorables, les écologistes ont voté pour, démonstration qu’ »ils peuvent aussi être en phase avec le gouvernement », a glissé Christophe Cavard dans une allusion aux tensions autour de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.  Outre une proposition de loi « d’affichage », surtout « avant les municipales », l’UMP et l’UDI ont dénoncé un texte qui « n’empêchera nullement les usines de fermer » et apparaîtra comme « un épouvantail » aux investisseurs, à rebours des « discours » pro-entreprises du président de la République.   »Vos actes restent ceux d’une gauche archaïque », a lancé le centriste Meyer Habib.  Comme l’UMP, qui a réaffirmé sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel, l’UDI s’est élevée contre une atteinte aux droits de propriété et à la liberté d’entreprendre.  Des arguments récusés par la majorité, le ministre vantant des « solutions pragmatiques avec un respect de la Constitution ».  Un second volet du texte entend favoriser l’actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d’achat hostiles.  Nombre d’orateurs de gauche ont affirmé que les entreprises françaises, « moins protégées » jusqu’alors que celles d’autres pays, se rapprocheraient ainsi notamment des allemandes.

 

Ukraine : d’énormes besoins financiers

Ukraine : d’énormes besoins financiers

Pour le court terme c’est l’Union économique qui va sans doute sauver l’Ukraine de la faillite, pour le long terme il faudra attendre les élections et la constitution d’un plan sous l’égide du FMI.   Selon le porte-parole de la Commission Olivier Bailly, l’UE travaille sur un programme de soutien économique à court, moyen et long terme. « Il est trop tôt pour privilégier une option ou un ensemble d’options, mais nous sommes prêts à aider pourvu qu’il y ait des réformes économiques en Ukraine », a-t-il dit. Olivier Bailly a minimisé la possibilité d’une conférence de donateurs, idée à laquelle a souscrit le ministre grec des Affaires étrangères Evangelos Venizelos lors d’une réunion des pays d’Europe centrale et orientale à Budapest. « Je ne suis personnellement pas au courant qu’une décision ait été prise à propos d’une telle conférence », a dit Olivier Bailly. « Mais étant donné que la haute représentante (de l’UE pour la politique étrangère) Catherine Ashton est à Kiev, je suis sûr qu’elle sera la première à s’exprimer si une telle annonce est confirmée. » Il y a trois mois, l’UE espérait signer après des années de négociations un pacte de libre-échange avec l’Ukraine mais le président Viktor Ianoukovitch a soudainement fait volte-face, rejetant l’accord pour renforcer un rapprochement avec la Russie et déclenchant la colère des partisans de l’Europe et le début des manifestations qui ont conduit samedi à sa destitution. L’UE avait alors changé son fusil d’épaule. Estimant avoir perdu l’Ukraine au profit de Moscou, elle avait commencé à examiner une perspective à plus long terme. Mais l’Histoire s’est accélérée et Bruxelles se retrouve désormais contrainte de trouver des solutions rapides pour subvenir aux besoins de financement de l’ex-république soviétique. S’il est clair que Kiev a des besoins rapides de financement, certains analystes en relativisent l’urgence et estiment que le pays pourra attendre l’issue de la présidentielle du 25 mai. « De notre point de vue », écrit cependant la banque Goldman Sachs dans une note, « les considérations politiques priment dans ce cas sur les considérations économiques ou financières et l’aide occidentale sera probablement suffisante pour prévenir un événement de crédit à court terme. »

 

Conserver le Crédit d’impôt compétitivité?

Conserver le Crédit d’impôt compétitivité?

Compte tenu du flou qui règne sur le pacte de responsabilité, après le MEDEF, c’est la CFDT qui se prononce pour le maintien du CICE.  Le CICE consiste en une réduction d’impôt calculée sur la masse salariale, soit 4% des salaires compris entre 1 et 2,5 fois le smic en 2013 et 6% les années suivantes.  Il devrait coûter 20 milliards en année pleine, financé à hauteur de 7 milliards par des hausses des taux de TVA à compter du 1er janvier 2014. On le croyait enterré, amené à être remplacé par une baisse des charges classiques des entreprises. C’est en tout cas ce qu’avait laissé entendre François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier qui a fait suite à l’annonce de la mise en place du pacte de responsabilité.  Et pourtant le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) semble avoir encore de beaux jours devant lui. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a ainsi estimé, jeudi 21 février sur Les-échos TV que « la stabilité est une question importante. Sauf si elles ont anticipé, les entreprises vont bénéficier en mai du CICE. Le remettre en cause peut être perturbant ».  Dans l’optique de la réunion entre partenaires sociaux du 28 février sur le pacte de responsabilité, le patron de la CFDT plaide plus précisément pour « mixer deux systèmes, CICE plus un transfert de cotisations vers d’autres financements ».  C’est à peu près la position du Medef. Mardi 19 février, Pierre Gattaz, le président du Medef a demandé officiellement le maintien du CICE tout en y ajoutant 10 milliards d’euros de baisses de cotisations patronales. Coïncidence, jeudi 21 février, la Poste annonçait un bénéfice en hausse de 30% à 627 millions d’euros largement tiré par le préfinancement du CICE qui lui a permis d’engranger près de 300 millions d’euros !  Toutes les entreprises ne sont pourtant pas logées à la même enseigne : 45% des patrons de très petites entreprises (TPE) n’ont pas pris connaissance des mesures annoncées par François Hollande dans le cadre du Pacte de responsabilité avec les entreprises, selon l’enquête de conjoncture trimestrielle de l’Ifop pour la société Fiducial.  De quoi s’interroger sur les effets du Cice. Dans un rapport publié en octobre, le député PS Pierre-Alain Muet constatait que le mécanisme bénéficiait à des secteurs et à des entreprises non soumises à la concurrence internationale, alors qu’il est censé favoriser la compétitivité face aux concurrents étrangers.  Les entreprises qui ne sont pas exportatrices capteraient ainsi 38% du montant du Cice alors que celles « réalisant au moins 5% de leur chiffre d’affaires à l’export ne devraient obtenir que 27% des bénéfices directs ». De plus le Cice concernera 80% de la masse salariale des entreprises non exportatrices contre 58% de celles travaillant avec l’extérieur.  De son côté, l’Insee, dans une étude de décembre, nuançait les effets sur l’emploi du Cice. A long terme, il ne favoriserait selon lui que la création de moins de 300.000 postes.

 

Air France-KLM : 10 000 suppressions d’emplois et retour des bénéfices

Air France-KLM : 10 000 suppressions d’emplois et retour des bénéfices

 

Après la purge sévère (environ 10 000 emplois en moins) c’est le retour des bénéfices d’exploitation. En 2012, la perte d’exploitation s’élevait à 336 millions d’euros. A fin 2013, son endettement, qui a manqué d’asphyxier le groupe en 2011, est revenu à 5,3 milliards contre 5,9 milliards à fin 2012, soit une diminution de 618 millions, « au-delà des objectifs initiaux », a souligné le groupe aérien dans un communiqué.  La perte nette du groupe franco-néerlandais s’est toutefois creusée à 1,83 milliard contre 1,22 milliard en 2012, mais en raison d’un motif technique, une « dépréciation d’actifs d’impôts différés », a-t-il expliqué.   »Cette dépréciation n’entraîne aucune sortie de trésorerie supplémentaire, ni présente, ni future, et n’affecte ni la liquidité, ni la solvabilité du groupe », a souligné Air France-KLM.  L’an passé, le groupe a par ailleurs bénéficié d’une baisse de 5,2% de sa facture carburant (à 6,89 milliards) grâce à un effet de change, d’une diminution du prix du carburant après couverture et d’une baisse des volumes consommés.   »L’année 2013 a marqué une étape importante dans le redressement du groupe », a commenté le PDG Alexandre de Juniac, cité dans le communiqué. « Grâce à la mobilisation de l’ensemble des personnels, Air France-KLM est en train de réaliser une transformation profonde qui nous permettra de retrouver le chemin de la croissance rentable, dès 2014″, a-t-il ajouté.  Air France-KLM indique par ailleurs qu’il maintient son objectif de réaliser un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de l’ordre de 2,5 milliards d’euros pour l’année en cours. Il vise toujours une dette ramenée à 4,5 milliards en 2015 contre 6,5 milliards début 2012, au moment du lancement de son plan Transform 2015.  Air France-KLM, malmené par les compagnies à bas coûts en Europe et par les compagnies asiatiques et les transporteurs du Golfe sur son réseau long-courrier, avait dû se résoudre à lancer des mesures d’économies drastiques il y a deux ans.  Il a en outre annoncé deux plans de départs volontaires (5.122 postes en 2012 et 2.800 départs en 2013) au sein de l’entité Air France.   »Entre 2011 et 2015, ce sont près de 10.000 postes qui auront été supprimés », a indiqué Alexandre de Juniac.  A fin 2013, le groupe comptait lui un peu moins de 97.000 personnels contre 106.000 en 2011.

 

« Le million d’emplois de Gattaz n’a pas de fondement » ( E. Leclerc)

« Le million d’emplois de Gattaz n’a pas de fondement » ( E. Leclerc)

 

Sil faut effectivement se féliciter du rejet de baisse des charges (même s’il est notoirement insuffisant), on peut par contre douter du chiffre de 1 million net d’emplois promis par Gattaz qui s’est un peu emmêlé les pieds le tapis et du coup est un peu pris au piège de contreparties illusoires. Ce que confirme Edouard Leclerc dans le JDD.

Comment percevez-vous le pacte de responsabilité. Cadeau aux patrons ou chance pour la France?
C’est une chance, car la baisse des charges diminuera le coût du travail pour faciliter les embauches. Cela va sécuriser les entrepreneurs qui recrutent plutôt que de robotiser leur activité. Si certains en profitent pour conforter leurs marges, l’État pourra percevoir plus d’impôt sur les sociétés. Autre point positif?: il n’y aura pas de report financier sur le consommateur, comme cela aurait été le cas avec de nouvelles hausses de TVA ou d’impôt. C’est très habile de la part de François Hollande de récupérer une idée du programme électoral de la droite. Ce coming out idéologique sera bénéfique au pays.

L’engagement de créer 1million d’emplois est-il crédible?
Ce chiffre lancé par Pierre Gattaz n’a pas de fondement. Le niveau d’emplois ne se négocie pas. Beaucoup d’entreprises sont prêtes à embaucher, car elles ont des projets de développement. Mais elles attendent un cadre fiscal et juridique, une impulsion de l’État, avant d’arbitrer entre CDI, CDD ou stagiaire…

 

PSA : plus de 1000 suppressions d’emplois

PSA : plus de 1000 suppressions d’emplois  

 

PSA envisage de réduire sa production sur le site de Poissy, dans les Yvelines. La direction du groupe a confirmé jeudi en comité d’établissement « son intérêt pour le passage en monoligne » sur ce site qui se traduira, en janvier 2015, par l’arrêt d’une des deux lignes de montage, « sans impact sur la main d’œuvre de production ». Résultat, une équipe de 684 employés va être supprimée mais PSA a précisé que ces 684 personnes seront reclassées ou bénéficieront de mesures volontaires, « sans licenciement ». Sauf pour les 400 intérimaires dont la mission ne sera pas renouvelée en mars. Pourquoi PSA supprime une équipe. « Il y a une nécessité d’adaptation de l’outil industriel et d’organisation de la production au regard des prévisions pour 2014 qui restent relativement basses », a justifié fin janvier le porte-parole en rappelant « la baisse des ventes du groupe de 7,3% en 2013 » et « un contexte de marché européen qui a touché son plus bas historique ». Ce qui attend les employés. Au total, 684 personnes sont concernées, « mais ce ne sont pas des suppressions de postes, il n’y aura pas de licenciement », assurait fin janvier un porte-parole du site. La production de la 208 serait transférée sur une seule ligne qui produit actuellement la C3 et la DS3 et dont la cadence augmenterait de 45 à 52 véhicules par heure pour « arriver à un taux de capacité de production de 100% » dans l’usine. Résultat, 550 personnes seront « majoritairement reclassées sur la ligne 1″, pour « augmenter la cadence » de la production de la DS3, la DS3 cabriolet et la C3, modèles pour lesquels « la demande commerciale est très forte ». Conséquence de cette annonce, « environ 400 intérimaires vont partir » – sur les 880 présents – à la fin de leur contrat d’ici à mars. Poissy va se spécialiser dans le segment « B premium » (haut de gamme) avec la production de DS3 et de 208 GTI et annoncera en 2015 un nouveau véhicule sur ce segment », a ajouté le porte-parole.

Emploi : Montebourg refait les additions et réclame 1.65 millions d’embauches avec le pacte

Emploi : Montebourg refait les additions et réclame 1.65 millions d’embauches avec le pacte

 

Montebourg, le mondain de gauche, a refait ses additions, il veut maintenant 1.65 million d’embauches avec le pacte. Lui et Hollande avaient sans doute oublié que sauf catastrophe économique, le pays allait  de toute manière créer 200 000 emplois par an. Du coup on rajoute les nouveaux candidats à l’emploi  (650 000). A la prochaine vérification des additions »Montebourgiennes», il faudra peut-être  enlever les emplois détruits. De toute manière ces chiffrages n’ont strictement aucun intérêt (sauf pour la gauche pure et dure) car tout dépendra de la compétitivité retrouvée et des commandes. Comme n’a aucun intérêt cette nouvelle charge de Montebourg contre l’euro fort qui faiat partie d’un gouvernement qui n’a jamais été capable de peser en quoi que ce soit sur la politique européenne et sur celle de la BCE.  Le ministre du Redressement productif estime, dans les Echos de ce 10 février, que les entreprises devraient créer 1,65 million d’emplois en contrepartie au plan de responsabilité. Il s’en prend aussi une nouvelle fois à l’euro fort. Dans une interview aux Echos de ce 10 février, le ministre du Redressement productif tacle de nouveau les entreprises à propos des contreparties au pacte de responsabilité alors que le PS se réunit en séminaire ce lundi pour évoquer justement ce sujet brûlant des contreparties. Et il s’en prend aussi à l’euro fort, coupable selon lui de casser la reprise en France.   »J’observe que sur ces cinq prochaines années, si la conjoncture est celle que nous prévoyons, la France créera environ un million d’emplois. Dans le même temps, nous aurons aussi 650.000 nouveaux arrivants sur le marché du travail. Du coup, le chômage ne baissera que d’un point », explique-t-il.  « Pour moi, l’objectif en termes de contreparties serait au minimum la création de 1,65 million d’emplois de manière à ce que l’effort des entreprises puisse contribuer à une baisse de 2 à 3 points du chômage », affirme-t-il. Voici quelques semaines, il parlait cependant de 2 millions d’emplois !  A propos d’éventuelles sanctions en cas d’objectif non atteint, Arnaud Montebourg se veut prudent :  » la sanction, ce sera le regard de la nation dans toutes ses composantes, y compris les salariés dans l’entreprise auxquels des promesses auront été faites. Et c’est déjà pas mal ».  Concernant l’euro fort, l’une des ses bêtes noires, le ministre du Redressement productif estime que « nous avons la zone la plus dépressive au monde et la monnaie qui s’apprécie le plus au monde. Cette situation est ubuesque ».   Il rappelle que, selon la direction du Trésor, « une dépréciation (de l’euro ndlr) de 10% permettrait d’accroître notre taux de croissance de 1,2%. Cela créerait 150.000 emplois, améliorerait la balance commerciale et réduirait notre déficit public de 12 milliards ». « L’euro pénalise l’industrie au lieu de la soutenir dans la grave crise de compétitivité que nous traversons ». Le ministre réclame donc une reprise en main de la politique de change par les Etats européens.

 

Enterrement de la grande Réforme fiscale: d’Ayrault

Enterrement de la grande Réforme fiscale: d’Ayrault

 

Ce n’est pas un enterrement mais ça y ressemble. La grande remise à plat fiscale n’aura pas lieu.  Deux raisons à cela Hollande a repris la main sur la fiscalité en fixant désormais un allégement d’abord pour les entreprises et (peut-être) pour les ménages. Ensuite l’instabilité fiscale crée un climat d’inquiétude supplémentaire qui amène les ménages à épargner au lieu de consommer. Du coup la principale mesure (injuste) d’Ayrault la fusion IR- CSG n’aura pas lieu. C’st donc aussi la fin du prélèvement à la source de revenus, un prélèvement plus indolore qui aurait permis d’ augmenter encore les prélèvements avec moins de vagues. Après avoir lancé, mercredi 29 janvier, lesAssises de la fiscalité des entreprises, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault va mettre en place, ce vendredi, un groupe de travail sur la fiscalité des ménages. Il s’agit en fait de plancher sur la remise à plat fiscale promise fin 2013. Mais avant même le début de ces travaux, le chef du gouvernement a prévenu: il n’y aura pas de « grand soir fiscal », a-t-il déclaré dans une interview au Monde du 24 janvier. « L’objectif est d’abord de rendre l’impôt plus transparent et plus juste », expliquait-il. Ajoutant: « les contestations fiscales de la fin de l’année dernière ont montré que l’acceptation de l’impôt était en jeu. Il faut garantir au citoyen la transparence sur ce qu’il paie et sur la manière dont ses impôts sont utilisés ».  De fait, l’une des principales pistes de la future remise à plat de la fiscalité, la fusion CSG-impôt sur le revenu, a déjà du plomb dans l’aile. Trop complexe et surtout trop dangereuse politiquement à mettre en place.  Selon un rapport non publié de Bercy rédigé en 2012, cette fusion pourrait faire jusqu’à 10 millions de perdants en raison des transferts de charges qu’elle entraînerait. Dix millions de Français qui verraient donc leurs prélèvements obligatoires augmenter. « La combinaison des différentes causes de transferts et la diversité inévitable des situations individuelles peuvent conduire, pour certains ménages, à des évolutions très importantes qu’il sera difficile voire impossible d’anticiper, faute d’appréhender l’intégralité des situations », lit-on dans le rapport. En fonction des scénarios retenus, les experts de Bercy estiment cependant que les perdants seraient au minimum de 9 millions de foyers sur 37 millions. « 35 à 45% des perdants disposent de moins de 26.000 euros de revenus » par an, ajoute Bercy. Et près de un million de ces perdants déclarent actuellement moins de 14.000 euros, ajoute le rapport. Les familles avec enfants seraient par ailleurs perdantes car « une partie des sommes consacrées à la famille est dirigée vers les non-imposables », ajoute Bercy. En clair, la réforme voulue par les socialistes défavoriserait aussi les classes moyennes et populaires. Le but recherché par le gouvernement?  Finalement, la remise à plat pourrait accoucher d’une mesure principale: la retenue à la source de l’IR, un mécanisme déjà appliqué dans la majorité des Etats européens.  Thierry Breton, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances UMP, invité de BFM Business, le lundi 9 décembre, assurait même que 20 à 30 milliards d’euros seraient alors directement injectés dans l’économie avec cette retenue. Cette somme correspond à l’épargne des contribuables qui sert à payer les impôts l’année suivante.  En cas de retenu à la source, le fisc se calerait sur l’année en cours. Ce qui veut dire que l’année de la mise en place de la réforme, les contribuables gagneraient un an d’imposition qu’ils avaient mis de côté. Pour l’Etat, cela ne correspondrait pas à un an de perte fiscale car, concrètement, il continuera à faire rentrer des recettes tous les mois.  Sur le papier, cela semble donc simple. Mais la mise en place d’une telle réforme soulève tout de même des difficultés. Les ménages les plus aisés étant les plus taxés, ils auraient le plus à y gagner si l’on annule une année d’imposition. Sur le plan politique, cela pourrait donc être interprété comme un cadeau fait aux plus riches.  Autre réforme qui devrait être mise en œuvre: la fusion du RSA et de la prime pour l’emploi (PPE). Jean-Marc Ayrault l’aurait assuré à l’ancien patron de la CFDT, François Chérèque, jeudi 23 janvier, à l’occasion de la remise de son rapport sur la pauvreté. Aujourd’hui, la partie du RSA « complément d’activité », touchée par les salariés à faibles revenus, s’élève en moyenne à 176 euros par mois. Mais elle vient en réduction de la PPE, faisant du RSA une simple avance de paiement. D’un montant moyen de 436 euros, la PPE a été perçu par 6,3 millions de foyers en 2013.  Cette fusion pourrait s’accompagner d’une réforme de la décote, ce mécanisme d’entrée dans le barème de l’IR qui doit éviter les « effets de seuil » pour les petits contribuables. Les députés socialistes poussent en tout cas le gouvernement à aller dans cette voie. Mais les contribuables moyens et aisés n’y gagneraient rien.

 

 

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Eric Heyer, directeur adjoint du département analyses et prévisions de l’OFCE, était l’invité de RTL Midi, ce mardi 21 janvier. Selon lui, il est impossible de dire quel sera l’impact exact du pacte de responsabilité voulu par François Hollande sur l’emploi.  « Ce serait croire que rien ne bouge en économie, explique-t-il. Si la conjoncture décélère ou si le gouvernement prend de nouvelles mesures pour financer cette baisse de charges les conséquences seront différentes pour les entreprises ». Bien qu’il soit impossible de savoir exactement si le pacte de responsabilité va créer de l’emploi, l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estime toutefois que la baisse de charges peut avoir un impact positif : « Quand vous baissez les charges, vous faites un double cadeau à l’emploi : vous rendez plus attractif le travail par rapport au capital et vous baissez le coût de production donc augmentez la compétitivité », argumente Eric Heyer. Mais la situation économique actuelle est telle que « rien ne dit que cette mesure ait un impact massif (…). Les entreprises ne peuvent pas embaucher car il y a, en France, un sureffectif ». Concrètement, l’OFCE estime que si le chômage correspondait à la réalité économique, il y aurait 250.000 salariés de moins – et donc autant de chômeurs supplémentaires. Le pacte de responsabilité pourrait donc « sauvegarder quelques emplois » avant d’en créer de nouveaux. Même son de cloche chez Sandra Le Grand, vice-présidente de Croissance Plus, une association professionnelle d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprises en forte croissance. « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance, estime-t-elle. Il faut d’abord maintenir l’emploi ».  Si les entreprises ne demandent qu’à embaucher, Sandra Le Grand rappelle que les avantages que le Président veut accorder aux entreprises sont appréciables mais pas « révolutionnaires » : « J’ai activé le CICE pour mon entreprise, ça ne s’élève qu’à 160.000 euros sur une masse salariale totale de 9 millions d’euros ». Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera Sandra Le Grand « Lorsque vous faites des baisses de charges, vous ne savez pas ce que le chef d’entreprise va en faire », rappelle Eric Heyer. Selon lui, les sociétés peuvent en effet choisir de restaurer leurs marges ou assainir leurs finances avant de songer à créer de l’emploi. C’est notamment ce qui était arrivé lorsque la TVA avait été abaissée à 5,5% pour la restauration. L’objectif de création de 40.000 postes n’avait pas été atteint – seuls 10.000 emplois avaient été créés. Comme le rappelle Sandra Le Grand, plus que les baisses de charges, c’est donc de la croissance qu’attendent les entreprises : « Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera ».

 

Gattaz veut 100 milliards de baisse d’impôts

Gattaz veut  100 milliards de baisse d’impôts

 

Ayrault avait promis de réaliser 50 milliards d’économie sur 5 ans, or ces économies ne sont destinées qu’à réduire les déficits ; pas à diminuer la fiscalité. Ayrault a d’ailleurs indiqué que la fameuse réforme fiscale se ferait à prélèvements obligatoires constants.  Gattaz réclame donc la même somme 50 milliards sur 5 ans pour alléger la fiscalité sur les entreprises et cela  pour rebondir sur la proposition de Hollande concernant le pacte de responsabilité.  Lors de ses vœux, mardi 31 décembre, François Hollande a annoncé un « pacte de responsabilité pour les entreprises« . Ce pacte « est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social ». Le tout afin de remporter « la bataille de l’emploi». Une nouvelle fois donc, l’exécutif promet une baisse des charges, en particulier des entreprises, pour relancer la croissance et créer des emplois. Dans une interview au Monde daté du 5 janvier, Pierre Gattaz prend le chef de l’Etat au mot. Le président du Medef ne réclame pas moins de 100 milliards d’euros de baisse des prélèvements. Cette baisse se décompose « en 50 milliards sur le coût du travail et 50 milliards sur les impôts », précise le président du Medef. Il ajoute:  » Il y a 50 milliards de trop sur l’ensemble des taxes qui pèsent sur la production » (..) « Idéalement, il faudrait qu’on arrive à baisser en cinq ans de 10 milliards par an la fiscalité des entreprises ». Mais comment y arriver ?  Mis à part le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) qui va permettre 10 milliards de baisse de charges en 2014 et 20 milliards en 2015, il n’y a guère que deux pistes vraiment sérieuses pour alléger le fardeau des entreprises: transférer les cotisations familles vers le budget, et revoir l’impôt sur les sociétés.  Le transfert des cotisations familiales, actuellement 36 milliards par an payées exclusivement par les employeurs, vers le budget de l’Etat ou de la sécurité sociale a déjà été envisagé en 2013 par le gouvernement. Le 18 septembre sur BFMTV, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, affirmait ainsi : « nous allons diminuer la part des cotisations des entreprises », précisant toutefois :  » ce sera de l’ordre d’un milliard au total ». Très loin donc des attentes du Medef. Au bout du compte, rien ne s’est passé.  La seconde grande piste de baisse des charges réside dans la réforme de l’impôt sur les sociétés (IS) qui rapporte actuellement environ 36 milliards d’euros par an. Le Medef réclame une baisse du son taux. Ce dernier est de 33,3% mais il faut ajouter pour les grandes entreprises une surtaxe de 10,7% votée dans le budget 2014.  La baisse des taux devrait être l’un des points essentiels des Assises de la fiscalité des entreprises qui vont s’engager dans quelques semaines. Début septembre, Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie recevant une délégation du Medef, n’avait pas semblé hostile à une révision du taux. Le 11 décembre, le ministre a encore affirmé que l’IS « cumule à peu près la totalité des inconvénients ».  Mais c’est oublier que François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle la mise en place de trois taux d’IS : un plus élevé qu’aujourd’hui pour les grandes entreprises, et deux plus faibles pour les ETI et les petites sociétés. Pour le candidat socialiste, les entreprises qui pratiquent de l’optimisation fiscale devaient être frappées d’un IS plus élevé. Là aussi, les divergences entre exécutif et patronat paraissent insurmontables.  Reste la question centrale du financement de ces baisses de charges. Sur ce point, Hollande et Gattaz semblent sur la même ligne : par des économies budgétaires. Mais immédiatement, ils divergent sur leur montant.  » Les 50 milliards d’effort déjà annoncés par Jean-Marc Ayrault ne font que modérer la progression (des dépenses publiques ndlr) et réduire le déficit. Ils ne permettent pas de baisser les prélèvements obligatoires », lance Pierre Gattaz.  Selon lui, il faut faire 20 milliards d’euros par an d’économies pour attendre 100 milliards en cinq ans. Largement plus que les projets de l’exécutif.

 

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