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Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

 

Ce qui caractérise les catastrophes climatiques, c’est la croissance de leur nombre et l’ampleur de leurs conséquences. Des conséquences très difficiles à évaluer en effet certains effets peuvent être spectaculaires quand d’autres sont à long terme ;  par exemple à propos des maladies et des exodes. La plupart de ces catastrophes sont liés à l’activité humaine du fait  du réchauffement climatique. « Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude.

 

Sept des plus grandes  catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros): les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun); l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards); les inondations de juin à août en Chine (12 milliards); les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards); le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).sans parler de l’Australie.

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’oeuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’ »en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les Etats-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait dans une première estimation annuelle évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

 

 

Retour à 90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

Retour à  90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

 

Dominique Bussereau,  président de l’Assemblée des Départements de France, a raison de ne pas se précipiter tête baissée vers un retour généralisé 90 km/h désormais permis par la loi. Il ne veut pas commettre la même erreur que le gouvernement qui a pris une mesure très globale ne tenant pas compte du caractère accidentogène des différentes portions de route. Dominique Bussereau propose donc un retour prudent et surtout adapté aux caractéristiques plus ou moins dangereux des routes. Ce qu’il a déclaré dans une interview à sur Europe 1  

La loi mobilité, promulguée la semaine dernière, permet désormais aux départements de choisir s’ils veulent ou non revenir à une limitation de vitesse de 90 km/h sur certaines routes du réseau secondaire, après la tentative avortée du gouvernement de généraliser les 80 km/h. Mais même après cela, l’éventuel retour aux 90 km/h s’annonce périlleux. « La loi a été promulguée, on n’attend pas de décret d’application. Mais c’est assez compliqué », a prévenu Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime et président de l’Assemblée des Départements de France, samedi soir sur Europe 1.

Chaque département va pouvoir choisir une solution qui lui convient, et Dominique Bussereau anticipe d’ores et déjà trois cas de figure. D’abord, « ceux qui vont rester aux 80 km/h, parce qu’ils estiment que c’est compliqué, qu’il faut remettre les panneaux, que ça va coûter de l’argent, ou parfois par conviction personnelle de leurs exécutifs ». Ensuite, « ceux qui vont essayer de repasser au maximum à 90 km/h », notamment les territoires ruraux comme le Cantal ou la Corrèze. Et enfin, « une autre catégorie, à laquelle appartient mon département, la Charente-Maritime, où on va faire du coup par coup. »

Et Dominique Bussereau de détailler cette fameuse méthode : « On va consulter les pompiers, les gendarmes, la police, les maires, la préfecture et on va remettre du 90 km/h là où on aura de bonnes statistiques d’accidentologie, on va laisser beaucoup à 80 km/h et on pourra mettre de courts tronçons à 70 km/h. » Selon lui, c’est d’ailleurs ce que l’exécutif aurait dû faire depuis le début, en réunissant tous les acteurs autour de la table. « Cela aurait évité la colère, la démagogie et peut-être certaines exactions comme ce qui se passe actuellement [avec] de nouveaux radars incendiés régulièrement sur toutes les routes de France », analyse le président de l’ADF.

Quant à savoir si toutes ces limitations de vitesse différentes vont perturber les automobilistes, Dominique Bussereau n’y voit pas vraiment de difficulté. « Tout cela est compliqué mais dans une ville, vous avez du 50, du 30, du 20… l’automobiliste français est habitué tous les jours à des vitesses différentes. »

72 000 euros reçus d’Auchan en 2019 par L. Pietraszewski !

Le nouveau secrétaire d’Etat en charge des Retraites est député depuis début 2017;  pourtant d’après France Info et l’AFP,  il a reçu la somme de 71 872 euros perçus en août-septembre 2019. Soit plus de deux ans après son départ. Cette somme correspondrait à une indemnité de licenciement, sans doute un arrangement entre Auchan et le député. Reste qu’on peut s’interroger sur le faite que cette régularisation salariale intervienne plus de deux ans après les faits.

 

Le groupe Auchan explique que le député était  »en congé sabbatique depuis le 8 juillet 2017″ et que cette rémunération  »correspond à son indemnité de licenciement économique » intervenu en 2019. L’information est confirmée par le cabinet du nouveau secrétaire d’Etat : « Entre 2017 et 2019, il y a eu des réorganisations au sein de l’entreprise Auchan, qui a souhaité transférer son contrat dans une autre entité du groupe, ce que Laurent Pietraszewski a refusé. » Le montant de 71 872 euros a été calculé en fonction « de son ancienneté et de sa rémunération », ajoute son cabinet.

L’indemnité correspond à environ quatorze mois de salaire. Dans sa déclaration de 2017, lors de son entrée au Palais-Bourbon, l’ancien responsable des ressources humaines du groupe de grande distribution a déclaré des revenus annuels oscillant autour de 60 000 euros net entre 2012 et 2016. Il avait ensuite rempli une déclaration rectificative en octobre, précisant l’indemnité consécutive à son licenciement.

Nouvelles technologies: la menace d’un contrôle social généralisé

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): la menace d’un contrôle social généralisé

On sait que les Chinois ont déjà développé un système d’information qui permet de contrôler la population, ce qu’elle fait et ce qu’elle pense.  Grâce aux nouveaux outils technologiques, la Chine développe des systèmes encore plus sophistiqués pour suivre encore de plus près le comportement de chacun et l’influencer. En partant d’un banal outil de scoring financier, les chinois bâtissent un puissant système pour noter le comportement citoyen tous les habitants du pays. Le contrôle social sera un enjeu majeur des prochaines décennies. Et pas seulement en Chine. On sait que la technologie type G5 notamment ou encore les consoles permettront de recueillir une masse d’informations personnelles sur les activités de chacun ,les déplacements, les goûts, les affinités, les engagements et les personnalités. Il s’agira en retour de nourrir, grâce à la puissance des nouveaux outils, les facteurs qui influencent la personnalité.

En clair, s’agira de peser sur les comportements et la pensée des citoyens désormais plus ou moins télécommandés sans même qu’ils en soient très conscients . Déjà avec les études marketing actuelles et les outils d’information commerciale, il est possible d’orienter de manière assez significative le choix des ménages. Les produits qu’ils achètent ne se retrouvent pas par hasard chez les consommateurs. On peut le vérifier à travers la modification  des modes de consommation largement influencés par la publicité, les lobbys et les influenceurs à leur service. Mais demain, il ne s’agira pas simplement d’une intervention de la technologie dans le domaine marchand mais comme en Chine d’intervenir sur les comportements et le contenu même de la pensée. Avec de tels outils, la démocratie pourrait être gravement mise en danger;  si les nouvelles technologies  ne sont pas régulées, de nouvelles formes de dictatures pourraient apparaître. Justement ce que recherche la Chine pour pérenniser son système de domination et d’aliénation par le parti communiste. Mais un risque qui pourrait affecter d’autres pays comme les États-Unis ou même l’Europe. Et ce ne sont pas les opinions révélés par les sondages qui s’y opposeront comme le déclarait déjà Bourdieu en 1972 :

« On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible. »

Chine: Un million d’ Ouïghours en détention

Chine: Un million d’ Ouïghours en détention

 

 

La dictature communiste chinoise se rapproche de plus en plus du modèle maoïste  avec d’une part son système dévaluation civique de chaque citoyen,  d’autre part la répression de tous les opposants. Par exemple ,  d’après des organisations de défense des droits de l’homme, plus d’un million de musulmans sont détenus au Xinjiang dans des camps de rééducation politique.

Pékin récuse ce chiffre et évoque des « centres de formation professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste, en réaction à une série d’attentats sanglants attribués ces dernières années à des militants ouïghours.

La France a appelé ce mercredi la Chine à cesser ses « détentions arbitraires de masse » au Xinjiang (nord-ouest), où plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, seraient détenus dans ce que Pékin présente comme des « centres de formation professionnelle ».

« Nous appelons les autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères au point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay.

« Nous invitons la Chine, outre la fermeture des camps d’internement, à inviter la Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme (de l’ONU, Michelle Bachelet) et les experts des procédures spéciales dans les meilleurs délais afin de rendre compte de manière impartiale de la situation », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fuite de documents officiels chinois a jeté une lumière crue sur les « centres de formation professionnelle » où seraient détenus plus d’un million de musulmans. Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés dimanche par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens régissant les sites de détention installés au Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane.

 

Mort d’al-Baghdadi: Trump a menti

Mort d’al-Baghdadi: Trump a menti

 

 

Avec des détail scabreux relevant davantage de l’exhibitionnisme que de la vérité, Trump a mis en scène le récit de la mort de Baghdadi , le chef de Daesh. Une mise en scène par ailleurs idiote avec des propos excessifs qui ne peuvent qu’attiser le velléités meurtrières  de déséquilibrés. Comme d’habitude , l’expression de Trump n’a pas de finalité diplomatique mais vise seulement à renforcer les convictions de ses fans en interne. En tout ce que Trump a dit de la fin du chef des terroristes est en grande partie faux.

D’après la presse américaine, les images auxquelles le chef d’Etat a eu accès en temps réel étaient en fait une captation aérienne du site, offrant plusieurs angles de vue, colorée par les signatures thermiques des protagonistes, le tout retransmis sur plusieurs écrans. Les militaires déployés au sol étaient bien équipés de caméras arrimées à leur torse mais elles ne faisaient qu’enregistrer sans diffuser aussitôt. Pour les visionner, il fallait les télécharger a posteriori. Ni le Pentagone ni la Maison Blanche n’avaient donc pu consulter ces images, selon le New York Times, au moment où Donald Trump s’est installé derrière les micros.

De surcroît, Donald Trump n’a rien pu entendre des échanges sur place. S’il était bien renseigné par des rapports in vivo, à l’instar de Barack Obama, abreuvé d’informations livrées par Leon Panetta, alors directeur de la CIA, lors de l’intervention ayant conduit à l’élimination d’Oussama Ben Laden au Pakistan en 2011, il n’existait pas de communication audio en direct entre le site syrien et la Maison Blanche.  Un dernier obstacle, bien qu’hypothétique à ce stade, vient gêner le récit de Donald Trump et sa faculté à avoir eu connaissance des derniers instants d’Abou Bakr al-Baghdadi : on ne sait pas si le chien qui a suivi al-Baghdadi dans le tunnel - dont l’action a été saluée sur Twitter par Donald Trump lundi - portait une caméra.

 

Offres d’électricité verte : l’arnaque

Offres d’électricité verte : l’arnaque

 

 

La grande fiction de l’électricité verte a été confirmée par une enquête du 20 Heures de France 2 ; Ce que les personnes informées savent  évidemment car il n’existe qu’un seul réseau de distribution où toutes les origines d’électricité sont mélangées. Pire, il faut systématiquement compenser l’intermittence des éoliennes par exemple par des centrales le plus souvent à charbon !

Mais la promesse de fourniture d’électricité vertes  semble impossible à tenir, car dans le réseau, tout est mélangé, que ce soit le nucléaire ou le renouvelable. En fait, la trentaine de fournisseurs qui proposent ces contrats financent, avec l’argent des consommateurs, les producteurs d’énergies renouvelables en leur proposant des certificats d’origine. Il y en a ainsi des dizaines de milliers référencés sur internet, mais on retrouve au milieu des barrages hydroélectriques ou des parcs éoliens en Europe, une centrale à charbon en Allemagne où se sont fournis deux entreprises d’énergie.

La centrale de Jänschewalde est surnommée « tueuse de climat », mais elle a réussi à figurer sur la liste grâce à une activité mineure, qui représente 3% de sa production, et classée comme verte. C’est autorisé, mais cela choque des militants écologistes, et rend sceptique le médiateur de l’énergie en France.

 

En France, on promet de vendre de électricité vertes, en fait on ne vend que ce qui est dans le réseau de distribution où notamment la nucléaire produit 75% du volume total ;

Climat-Greta Thunberg : victime d’un tombereau d’injures lamentables

Climat-Greta Thunberg : victime d’un  tombereau d’injures lamentables

 

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Suite  à son intervention musclée devant l’ONU,  Greta Thunberg   a reçu  un torrent de boues et d’injures de la part de politicards et de réacs. Elle a été traitée de tyran, de nazi, de folle, de gauchiste et d’irresponsable par des politiques, des journalistes et autres vieux chapeau à plumes. On lui reproche d’abord son jeune âge, en lui conseillant d’aller à l’école plutôt que de donner des leçons d’environnement aux aînés. La critique   la plus courant vise l’insuffisance de ses propositions comme si elle était une responsable politique. Notons que  c’est le type d’argument qui a même été employé hier par plusieurs responsables du gouvernement notamment la transparente secrétaire d’État à l’environnement, Pierson, qui hier se félicitait de l’action de Greta Thunberg.  Les plus climato- sceptiques en mal d’argument dénoncent ce qui serait le caractère totalitaire de son discours.

Enfin les plus réacs voudraient voir Greta Thunberg  entrer dans un asile psychiatrique. Tout cela révèle qu’en définitive les propos écologiques de certains ne sont qu’un vernis pour cacher l’irresponsabilité et le renoncement de ceux  qui n’ont rien compris à l’urgence de la problématique environnementale.  Même Macron qui parle haut et fort  mais agit peu n’a pu s’empêcher d’adresser une pique à Greta Thunberg  suite à la plainte déposée contre cinq pays dont la France. Macron qui ne sert pas grandit en déclarant que les manifestants écolos feraient mieux d’aller défiler en Pologne ! Comme quoi la condescendance et le mépris de Macon sont constitutifs de sa conception du débat.  Greta  Thunberg a le  mérite de dénoncer justement les contradictions entre les discours tonitruants de Macron et des autres et leurs pratiques concrètes en matière de politique environnementale. Il n’est pas étonnant que Macron n’est pas apprécié la dénonciation de cette contradiction

“Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles”, a réagi, sur Europe 1, le président français depuis New York, où il assiste à l’Assemblée générale des Nations unies. Mais “maintenant on a besoin qu’on ait une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ceux qui bloquent.”

“Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand sont en train de bloquer”, a ajouté le chef de l’Etat, en mentionnant, dans le cas de la France, la fermeture programmée des centrales à charbon et la fin annoncée de l’exploitation des hydrocarbures.

“Là, des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés”, a encore dit Emmanuel Macron.

Sur BFM TV, le ministre français de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a dit regarder la militante avec “un mélange de sympathie et de vigilance”, le risque étant selon lui d’élever une “génération de déprimés”. Un argument vraiment lamentable de la part de celui qui est en charge de la formation des esprits de la jeunesse. Bref, toutes ces attaques constituent une véritable honte et montre la duplicité et l’irresponsabilité de nombre de personnalités

Economie mondiale : alarme d’économistes internationaux

Economie mondiale : alarme d’économistes internationaux  

 

C’est un véritable cri d’alarme que lancent les économistes internationaux du CEPII et dont rend compte la Tribune. . Ils considèrent en effet qu’on n’a pas tiré les leçons de la crise de 2007 et que s’y ajoutent des facteurs d’instabilité découlant des tensions commerciales et des conséquences du dérèglement climatique notamment.

« Le bilan de santé n’est pas très encourageant. L’économie mondiale manque de tonus. Les principaux moteurs de l’économie mondiale sont en panne. Aujourd’hui, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Aux Etats-Unis, on note une dégradation des anticipations pour un futur proche. En zone euro, il y a également une dégradation des indicateurs. Le Brexit est source de tensions pour les perspectives en Europe. Entre la Chine et les Etats-Unis, les tensions perdurent. L’incertitude est là pour durer au delà de l’administration Trump », a déclaré, le directeur du CEPII, Sébastien Jean lors d’une présentation des perspectives pour 2020.

 

Et dans son introduction, il cite l’intellectuel italien Antonio Gramsci qui décrivait la situation de l’entre deux-guerres.  »Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître [...] dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Le document des chercheurs met l’accent sur la crise du commerce international.  »En une décennie, les recommandations d’ouverture convenues ont fait place à la revendication du protectionnisme comme argument électoral [...] Ce renversement saisissant illustre l’ampleur du chamboulement du contexte institutionnel et politique du commerce international », notent les auteurs. « Depuis la crise de 2007-2009, le commerce a sérieusement changé de rythme par rapport aux années 90. Il suit le rythme de l’activité mondiale. Le commerce mondial en volume est au même niveau que début 2018″, a poursuivi l’économiste. En cause la régulation du commerce international. « Ce n’est pas juste les droits de douanes de Trump. C’est plus ancien », tient à préciser le responsable du centre de recherches.  »La situation actuelle reflète un changement profond des relations économiques internationales qui ne sont pas suivies d’un changement institutionnel des relations internationales. Les institutions sont périmées. Nous n’arrivons pas à définir ce nouveau cadre. C’est un contexte propice aux crises de tout ordre », ajoute-t-il.

S’ajoutent à cela un risque encore plus grave celui du dérèglement climatique.

« Aujourd’hui, il y a un consensus chez les économistes américains et européens pour expliquer que le changement climatique est un problème grave qui appelle une action immédiate et ambitieuse [...] Si l’on ne fait rien, il faut s’attendre à une élévation du niveau des mers avec des conséquences économiques sur toutes les zones côtières, des menaces sur les gains de productivité avec la multiplication des vagues de chaleur ». Pour le spécialiste des questions climatiques, « le risque climatique est un problème de dépendance du passé avec les énergies fossiles. En dépit d’avancées positives, l’accord de Paris est décevant. Le dilemme entre le développement économique et l’enjeu climatique perdure…. On peut décorréler la croissance économique des émissions ». Les chercheurs mettent en cause aussi la politique de fuite en avant des banques centrales

Les politiques monétaires accommodantes sont du pain béni pour les marchés. Cela pousse aux risques. Les marchés restent suspendus aux décisions des banques centrales. La dépendance des marchés à cette perfusion monétaire? Comment les banques centrales peuvent-elles dompter la finance ? ».

De son côté, l’universitaire, Jézabel Couppey Soubeyran ajoute que « les effets sur l’économie réelle sont incertains et inégalement distribués [...] Il existe des effets potentiellement dangereux au niveau financier. Les taux bas sont facteurs d’instabilité financière en l’absence de mesures d’accompagnement macroprudentielles. On continue d’en attendre trop alors que ces effets sont assez mal transmis et assez mal répartis ».

Sur le plan financier, La question fondamentale est de restructurer le modèle financier pour réorienter l’épargne vers le financement à long terme.

 

 En conclusion,  l’année 2020 s’annonce sous les pires auspices, une année charnière qui pourrait aussi bien basculer vers une vraie  régulation internationale ou vers une crise structurelle.

 

 

Taxe carbone : une escroquerie d’ « experts» et de politiques

Taxe carbone : une escroquerie d’ « experts» et de politiques

 

Les écolos, les socialos, des « experts » de tout poil (historien, géographe, économiste, psychologue, sociologue, climatologue etc.) resservent le plat  de la taxe carbone notamment à l’occasion de la canicule. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux et environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures sur le carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

Pour un boycott d’Amazon

Pour un boycott d’Amazon

 

Il est clair que la bataille qui se conduit en ce moment entre les gaffa  et certains pays porte sur l’enjeu de la souveraineté. Les géants de l’informatique ne tolèrent plus les régulations nationales notamment fiscales. Pire, comme Facebook, elles envisagent même de créer leur propre monnaie. Des géants du numérique, la France a décidé d’une taxe sur le chiffre d’affaires dès 2019. La réplique des GAFFA a été immédiate. Il y a d’abord eu la vive réaction du président américain traitant au passage Macron d’idiot. Ensuite la décision d’Amazon de répercuter intégralement la taxe française sur les  entreprises françaises utilisant sa plate-forme de vente en ligne. Des entreprises françaises qui sont en quelque sorte prise au piège par Amazon qui impose en fête ses conditions de vente et de prix. Sans parler des risques de déréférencement brutal. Pour résumer Amazon ne veut pas payer les impôts que payent les autres sociétés implantées en France. La seule riposte consisterait donc à boycotter cette plate-forme au moins pour les particuliers. À noter qu’Amazon ne fait pas dans la dentelle avec son argumentation : Amazon menace tout simplement de substituer aux producteurs français des entreprises étrangères

 

«Cette taxe visant directement les services de la «marketplace» (plateforme de mise en relation entre des commerçants tiers et les consommateurs, NDLR) que nous mettons à disposition des entreprises avec lesquelles nous travaillons, nous n’avons pas d’autre choix que de la leur répercuter«, a confirmé Amazon, interrogé par l’AFP.

Le groupe a d’ores et déjà commencé à en informer les vendeurs utilisant la « marketplace », qui s’en plaignent sur les réseaux sociaux. Le groupe leur a annoncé une hausse de ses commissions de quelques dixièmes de pourcentage, en fonction des services utilisés par les vendeurs.

« Etant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d’outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d’absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d’affaires », a justifié le géant du numérique pour expliquer sa décision.

 

Blanchiment d’argent : hausse en 2018

Blanchiment d’argent : hausse en 2018

Sur l’ensemble de l’année dernière,Tracfin, organe rattaché à Bercy, signale une nette montée du blanchiment et du trafic frauduleux pour l’année 2018. Tracfin a collecté et analysé 79 376 informations.  Cela représente une hausse de 12 % par rapport à 2017 et de 75 % par rapport à 2015, précise dans un communiqué le ministère, qui attribue cette hausse à la « vigilance pérenne » des professionnels assujettis au dispositif de lutte contre le blanchiment. Le problème c’est qu’on ne sait pas exactement si ce sont les signalements qui augmentent ou la fraude elle-même !

En 2018, 96 % des informations reçues par Tracfin ont ainsi émané des « professionnels déclarants », précise le communiqué. Parmi elles, le secteur financier représente « 94 % du nombre de déclarations de soupçon reçues », ajoute-t-il.

Une quarantaine de professions ont l’obligation de déclarer à l’agence les sommes ou opérations qui leur semblent litigieuses, parmi lesquelles les banques, les assurances, les notaires, les agents immobiliers ou encore les cercles de jeux.

Au sein du secteur financier, les établissements de paiement se sont distingués l’an dernier avec une hausse de 40 % des transmissions de déclarations. La progression a été marquante chez les intermédiaires en financement participatif (+213 %) et en monnaies virtuelles (+54 %).

En matière de lutte contre le financement du terrorisme, 1038 notes de renseignement ont été rédigées. « Cela constitue une augmentation de 51 % par rapport à 2017″, précise le ministère, qui insiste sur « l’explosion des demandes d’information » en provenance de l’étranger.

Conforama : la conséquence d’Amazon !! (secrétaire d’Etat au commerce)

Conforama : la conséquence d’Amazon !!  (secrétaire d’Etat au commerce)

 

Une  idiotie de plus en provenance du gouvernement, cette fois de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Cette dernière considère en effet que les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont la conséquence de la création de 1800 autres emplois qui vont être créés par Amazon. Première observation les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont effectives  depuis hier alors  que les créations chez Amazon sont encore au stade de projet. La secrétaire d’État oublie aussi que la direction de Conforama est responsable d’erreurs stratégiques fondamentales qui lui ont fait accumuler les déficits. Il y a aussi le fait que la clientèle de Conforama n’est pas le cœur de cible d’Amazon (qui par contre va détruite nombre de secteurs d’autres activités). Il faudrait aussi ajouter que la crise n’est pas pour rien dans les difficultés que traversent certains magasins. En effet face aux incertitudes nombre de Français préfèrent épargner plutôt que d’investir notamment dans les équipements de ménage. “Les magasins traditionnels font face effectivement à une transformation très profonde”, a déclaré Agnès Pannier-Runacher à Sud-Radio. “Et c’est vrai que la coïncidence des deux chiffres, 1.800 recrutements chez Amazon, 1.900 suppressions d’emplois chez Conforama, montre bien cette transformation.” D’une manière aussi de dédouaner la politique gouvernementale. Dans un communiqué publié mardi, Conforama confirme “la fermeture de magasins déficitaires et sans espoir de redressement : 32 magasins Conforama et 10 magasins Maison Dépôt”, assortie de la suppression de 1.900 emplois. L’enseigne ajoute que ses “164 autres magasins permettraient de conserver un fort maillage du territoire français”.

Après sept mois d’anarchie, Castaner réfléchi au contenu du maintien de l’ordre

Après sept mois d’anarchie, Castaner  réfléchi au contenu du maintien de l’ordre

On pourrait sourire si ce n’était pas aussi triste voire aussi dramatique ;  en effet  il aura fallu attendre sept mois pour que Christophe Castaner, le sulfureux ministre de l’intérieur organise un séminaire largement médiatisé concernant l’évolution de la politique de maintien de l’ordre. Il avait pour cela convoqué un certain nombre d’experts et de courtisans qui évidemment ont confirmé par exemple le bienfait de l’utilisateur de l’utilisation des balles de défense que bien peu d’autres pays connaissent. On peut d’abord se tenait que ce séminaire était est rendu public. Nombreux de ce type de réunion se développe un peu partout dans les ministères sans qu’il soit nécessaire pour autant d’ameuter les journalistes. Castaner comme Macron confond sans doute la communication avec l’action politique. Ensuite pourquoi une quinzaine d’experts dont on sait que certains entretiennent directement ou indirectement des liens avec le pouvoir.  En ouverture du séminaire, rapporte le journal Le Monde, Christophe Castaner a appelé les participants aux tables rondes à apporter « une liberté de ton totale, de la franchise, des idées, surtout si elles sont disruptives ou audacieuses ». Cependant, le quotidien national note un certain manque de « voix dissonantes » autour des tables. D’autant que lors de ce séminaire, le ministre de l’Intérieur a continué de récuser le terme de « violences policières ».

« On ne répond pas à des cocktails Molotov avec des bons sentiments, on ne protège pas l’ordre républicain avec des mots doux », a-t-il défendu face aux experts, comme le rapporte Le Monde. « On peut faire croire que tirer au LBD serait une violence policière, que lancer une grenade de désencerclement serait une violence policière, utiliser une matraque serait encore une violence policière, mais ce serait oublier les circonstances et le cadre d’emploi », a-t-il ajouté.  Bref du Castaner pur jus au profil caractéristique des de ces ancien social au

Idéologie très fluctuante et qui aurait pu tout aussi bien œuvrer ou RPR que chez les républicains. Bref ceux qui ont justement tué le parti socialiste pour leur absence de colonne vertébrale théorique et leurs pratiques douteuses

Annonces d’Édouard Philippe : inaudibles et confuses

Annonces d’Édouard Philippe : inaudibles et confuses

Finalement le discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe aura surtout été écouté par les observateurs politiques. Une grande majorité de français reconnait ignorer la déclaration gouvernementale qui constitue l’acte 2 de la politique de Macron. La première raison est sans doute comme d’habitude que  le discours d’Édouard Philippe manque sérieusement de charisme mais aussi de contenu. Finalement, on ne sait pas très bien quelles sont les orientations précises du gouvernement. D’après un sondage Odoxa 52 % des personnes interrogées approuveraient les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon. Cependant quand on examine chaque mesure de façon détaillée les résultats sont assez différents. Évidemment les français à 75 % approuvent par exemple la baisse de l’impôt sur le revenu mais ils sont environ 66 % à critiquer la réforme des retraites. La vérité c’est que ce discours du Premier ministre était à la fois inaudible par l’opinion publique st confus. Un discours pas assez précis pour convaincre. Notons par exemple que pas un moment (sauf pour la suppression de quelques niches fiscales) il n’a été question des conditions de financement des mesures ou de la dérive de la dette. Le Premier ministre a entretenu un certain flou artistique sur nombre de chantiers comme par exemple les retraites avec ce nouveau concept d’âge d’équilibre qui vise tout simplement à se débarrasser de l’âge légal. En outre forcément un âge d’équilibre qui repose sur des considérations financières du rapport actif retraité, donc forcément mobile. Sur le plan social,  on notera un souci de rééquilibrer la politique gouvernementale mais un rééquilibrage limité au discours. C’est pire encore pour l’environnement qui visiblement n’est pas la tasse de thé du Premier ministre qui s’est contenté de donner une petite couche de peinture verte à son propos. Si l’on devait retenir une seule orientation un peu significative, ce serait celle concernant le dépôt en septembre d’une loi concernant la PMA (adhésion d’environ 56 % des Français). Le premier ministre n’a donc pas réussi son exercice d’éclairage de la seconde phase du quinquennat de Macron faute de pédagogie mais aussi de crédibilité technique. (Sur le plan du financement en particulier).

 

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin, la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

Le recul de l’emploi à domicile, pourquoi ?

Le recul  de l’emploi à domicile, pourquoi ?

 

 

C’est le paradoxe de l’emploi ; alors qu’on annonce à grand renfort de tambours l’emploi à domicile comme le principal vecteur de création d’emplois, dans les faits il ne joue guère son rôle. Des raisons à cela, un pouvoir d’achat globalement insuffisant de certains  employeurs pour recourir à des aides à domicile, du coup le nombre d’employeurs se réduit . Aussi les difficultés de recrutement dans le secteur qui, elles découlent de conditions de travail et salariales notoirement  insuffisantes. Il n’est pas facile par exemple de recruter du personnel à temps partiel pour des rémunérations de 700 à 800 €, surtout avec des horaires décalés.  A l ‘évidence, ce secteur mériterait une analyse particulière pour parvenir à des prix acceptables par les demandeurs et à des conditions sociales attirantes pour le personnel. L’emploi à domicile a poursuivi son recul au quatrième trimestre 2018 avec un nombre d’employeurs qui est repassé sous la barre de 1,9 million pour la première fois depuis début 2007, selon les données CVS-CJO publiées vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Il s’élevait à 1,896 million au 31 décembre, soit un recul de 0,8% sur un trimestre, après une baisse de 0,2% les trois mois précédents, et une diminution de 1,5% sur un an. Mais les hausses en parallèle de 0,6% du volume horaire moyen déclaré par employeur et de 1,5% du salaire moyen versé, sur fond de baisse des cotisations sociales, se sont traduites par une progression de 0,6% de la masse salariale nette, à 1,21 milliard d’euros, au quatrième trimestre. Sur un an, le salaire moyen versé par employeur bondit de 2,3% et la masse salariale progresse de 0,8%. Pour la seule garde d’enfant, le nombre d’employeurs a diminué de 0,4% au 4e trimestre 2018 mais les heures qu’ils ont déclarées ont augmenté dans le même temps de 1% en moyenne. Si l’on ajoute la hausse des salaires, la masse salariale de cette activité a progressé de 1,5% sur le trimestre (+2,4% sur un an). S’agissant du champ distinct des assistantes maternelles, le nombre de comptes a reflué de 1,5% au cours du 4e trimestre 2018, à 828.000, et le volume d’heures déclaré s’est replié de 1,0%. La masse salariale nette est restée quasi stable (-0,1%) à 975 millions d’euros.

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie 

C’est ‘interrogation  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

Renationalisation d’EDF ?

Renationalisation d’EDF ? 

Ce projet, révélé lundi par Le Parisien, porte  un nom, « Hercule », et dispose déjà d’un calendrier : une première présentation en interne en juin, une autre au gouvernement d’ici la fin de l’année, une proposition de validation auprès de Bruxelles en 2020, pour une mise en œuvre en 2021. »Le président de la République y tient. Il considère que le nucléaire est une activité régalienne qui ne doit pas subir les sursauts des Bourses ou des marchés », confie au quotidien une source bien informée. Mais quelle forme pourrait prendre cette « renationalisation » ? Que changerait-elle pour EDF et les consommateurs ? Aujourd’hui, EDF est déjà détenue à 83,7% par l’Etat. Monter la part de la puissance publique à hauteur de 100% coûterait 6 à 8 milliards d’euros, une somme jugée trop élevée à l’heure actuelle, selon Le Parisien. L’objectif du projet Hercule est plutôt d’augmenter progressivement les parts de l’Etat uniquement dans les activités nucléaires du groupe, ce qui nécessiterait une profonde réorganisation. Concrètement, l’idée serait de diviser EDF en deux entités : d’un côté, les activités nucléaires, qui seraient donc détenues par l’Etat (intégralement ou presque, tout n’est pas tranché), de l’autre, les énergies renouvelables et les activités commerciales, qui resteraient en Bourse. . Le géant de l’électricité est accablé par une dette de 37 milliards d’euros. Et il doit surtout trouver, à court terme, près de 100 milliards d’euros pour faire face à ses dépenses d’entretien et d’investissement, nécessaires à la sécurité des centrales. On est devant ce qu’on appelle ‘un mur d’investissement’ qui effraie les milieux boursiers « Pour les marchés, le nucléaire est trop dangereux, trop compliqué, trop long et surtout beaucoup trop coûteux. Le nouveau réacteur EPR de Flamanville (qui n’a toujours pas démarré) aura coûté 11 milliards soit le prix d’une entreprise comme Accor ou Dassault Aviation pour un seul réacteur. On est devant ce qu’on appelle ‘un mur d’investissement’ qui effraie les milieux boursiers », décrypte notre éditorialiste. L’Etat viendrait donc palier la frilosité des marchés. Le deuxième enjeu concerne les consommateurs. Selon Le Parisien, « le souhait du président » est aussi d’instaurer davantage de régulation des prix. Aujourd’hui, les prix de l’électricité dépendent grandement des prix du marché mondial du secteur. L’exécutif veut donc profiter de cette réforme pour « décorréler » les prix de la production nucléaire de ceux du marché, en instaurant un plafond que ces prix ne pourront pas dépasser, mais aussi un prix plancher pour assurer des revenus stables à EDF. Un système similaire a été instauré en Angleterre, où les seuils sont fixés pour 35 ans.

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